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reba
21 septembre 2008

The Big Empty Theory

La nature et mon écran ont ceci en commun que tous deux ont horreur du vide.
Après les adieux larmoyants faits à Reba il y a quelques heures, je me retrouve dans cette situation difficile où on se cherche quelque chose à regarder en sachant qu'on va mettre du temps à être aussi enthousiaste pour une autre série.

Déjà, je sais qu'en ce moment, je suis plus encline à regarder des comédies ou disons, au moins, des séries plutôt légères. Ce qui, attention, ne me prive nullement du plaisir d'entendre parler de 4 viols à la suite en un seul épisode de New York SVU, ne confondons pas, simplement je suis en quête d'un remplacement, en ce moment ; je n'ai pas encore atteint le stade où je suis totalement sevrée de mon obsession précédente et j'en suis encore au moment où on cherche la même série que celle qu'on vient d'achever, mais en inédit.
Inutile de dire que c'est pas un défi, c'est une utopie.

C'est exactement la raison pour laquelle j'ai excavé la première saison de The Big Bang Theory, dont le pilote ne m'avait pas fait rire outre mesure lorsque je l'ai regardé il y a des mois de ça. J'ai choisi cette série parce que je sais qu'elle ne comblera pas le vide laissé par mon obsession précédente, et que je ne vais donc pas bêtement passer à côté de quelque chose de bien juste parce que j'ai un déficit en accent texan à combler. D'accord, c'est tordu, mais vous devez bien admettre que ça se tient.
C'est un sitcom, cela dit, et c'est donc ce qui lui donne trois longueurs d'avance sur les quelques autres séries que j'ai à ma portée, qui me semblent trop sombres en ce moment, bien que de toute évidence, nombre d'entre elles soient de bien meilleure qualité. C'est tout le paradoxe de la chose...

Je sais que plein de monde en dit du bien, de cette série ; il y a une semaine encore ma soeur s'exclamait "bah quoi ? c'est super drôle ! toi qui est une geekette tu devrais adorer !". GG, frangine...

Mais au fait, pourquoi je ne trouve pas The Big Bang Theory drôle ?
D'une... oui bon bah ça va, effectivement, je suis téléphage ascendant geekette (mon thème astral n'est pas écrit en 1337 mais presque). Donc ces blagues-là, permettez, sont ultra-éculées.
De deux... Kaley Cuoco. Ne fait sans doute rire que ceux qui sont forcés de la regarder à moins de 50cm de distance, avec sa bille de clown.
De trois... oh je vous en prie ! C'est d'un convenu tout ça ! La blondinette un peu simple, au grand coeur, qui se heurte au monde étrange de tout un tas de nerds, geeks et autres scienteux aux moeurs et tics ridicules... mais combien de fois faudra-t-il voir ça, encore et encore ?
De quatre... même avec un pitch éculé, on peut faire des gags originaux. A condition d'y mettre du sien. D'employer un dialoguiste de talent. De ne pas lire uniquement les blagues Carembar. Mais non, rien à faire, la moitié des gags sont usés jusqu'à la corde.
De cinq... d'épisode en épisode, ce sont toujours les mêmes scènes, interminablement. Cette montée d'escaliers, je la vomis. Je sais pas qui a trouvé le gimmick hilarant dans l'équipe de production mais je veux sa tête sur un plateau.
On va ptet s'arrêter à cinq, vous ne croyez pas ?

Si The Big Bang Theory avait été mon premier sitcom, je ne dis pas, j'aurais peut-être ri aux éclats. Peut-être. Enfin faut voir.
Mais là, rien à faire. Quand un épisode m'a tiré un sourire, c'est déjà énorme. La prévisibilité des gags comme des situations fait peine à voir.
Mais en même temps, c'est ce que j'ai pour le moment sous la main côté comédie, en attendant que ma normalement grasse paie de septembre m'autorise à faire main basse sur la suite de Roseanne, que j'ai en ligne de mire (et la transition avec The Big Bang Theory est finalement toute trouvée !). J'aurai alors juste le temps de m'enfourner une poignée d'épisodes pour faire la transition jusqu'à l'arrivée de la seconde saison de Samantha Who?, début octobre, et on pourra ainsi dire que je suis prémunie contre les effets de manque pour un bon bout de temps, du moins en matière de comédies. Après quoi je ne suis pas à l'abri d'un nouveau coup de coeur qui me permettrait d'aller à nouveau de l'avant, et ainsi de suite.

Reste que The Big Bang Theory n'est pas de ces séries qu'on suit amoureusement : on les regarde, parce qu'on n'a rien d'autre sous la main, parce que ça passait pendant qu'on zappait, qu'importe. Rien d'addictif sur le long terme et, vous me connaissez, je cherche au contraire à remplacer une came par une autre.
Et si je me permets ce jugement aussi tranché, c'est parce que j'ai passé les dernières 24h à m'envoyer l'intégralité de la première saison. Comment ça, ça démolit entièrement ma belle démonstration ? Et alors ? Je suis une téléphage tendance geek, moi, pas une physicienne !

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche The Big Bang Theory de SeriesLive.

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20 septembre 2008

The fear of being alone

Nous y voilà.
Nous avons passé ensemble des semaines de complicité, de rires et de tendresse. On se connaissait bien. Ça marchait du tonnerre ! Mais nous sommes arrivés au bout de la route.

Je me rappelle notre rencontre, il y a 20 mois de ça. Au premier regard je n'ai pas été conquise, soyons honnêtes. J'ai préféré qu'on s'apprivoise mutuellement tout doucement. Et progressivement je n'ai plus su me passer de toi.
Mais si je veux être tout-à-fait sincère, même si j'ai tout fait pour prolonger la sensation que ça durerait toujours, je savais très bien que notre histoire aurait une fin.

Combien de fois ai-je parlé de toi dans mon entourage ! Je crois que j'ai seriné pas mal de monde avec notre histoire. Mais c'est toujours comme ça, en fait, quand on vit une belle histoire, on a envie de la partager avec le monde entier. Quitte à le faire copieusement chier.

C'était beau, le temps que ça a duré, toi et moi.

Je me rappelle de ces nuits passées ensemble, parfois au détriment de ma santé ou de la décence, je me rappelle des quelques fois où j'ai préféré finir ce qu'on faisait plutôt que d'être à l'heure à mes rendez-vous ! C'était vraiment l'amour fou, toi et moi.

Et en fait, je n'avais plus ressenti ça depuis des années. Cette fièvre dévorante, cette obsession constante ! La dernière comédie à m'avoir inspiré cela était celle de Fran !

Aujourd'hui je regarde en arrière, je vois tous les bons moments que nous avons passés ensemble... et force est de constater que ce temps-là est révolu. Tu n'as plus rien à m'offrir. Dans le cas contraire, d'ailleurs, je t'aurais peut-être suivi encore quelques mois, mais pas beaucoup plus, ça se trouve. C'est mieux que ça s'arrête ainsi, en fait. Que ça s'arrête tant que c'est encore beau.

Je chérirai ces mois passés à t'attendre, à te regarder avancer progressivement, te voir arriver chez moi, petit à petit, pour enfin te découvrir, par délicieuses tranches de 20 minutes !

Un grand sentiment de vide m'envahit. Serai-je jamais capable de te remplacer ? Trouverai-je quelqu'un qui me fasse rire à nouveau ? Soudain j'ai un doute. Et puis, entamer une nouvelle relation, je ne sais pas, c'est compliqué, comment faire confiance à nouveau, s'engager sur plusieurs saisons, tout ça, non je ne suis pas à l'aise.

Merci pour ces six saisons, Reba. Et à très bientôt.

Reba_Bloopers
Knock knock ! Who's there ? Bloopers, that's who's there !

PS : juste avant que nous ne nous séparions, et parce que je veux être totalement honnête, il faut que je te dise que depuis quelques jours, je te trompe avec Roseanne, The Big Bang Theory, et Miss/Guided. Mais c'est juste parce que je me cherche une nouvelle comédie, ils ne représentent strictement rien pour moi, je le jure !!!

16 septembre 2008

Télé guidée...

C'est dur à admettre, mais même avec tous les moyens qui sont à ma disposition et la ferme volonté de vouloir donner leur chance à un maximum de séries, nouvelles et moins récentes, j'arrive quand même à me débrouiller pour passer au travers d'un certain nombre d'entre elles. C'est d'autant plus énervant que depuis quatre ou cinq saisons, je m'attache à essayer de tout voir. Alors quand je m'aperçois que j'ai loupé une série sympathique de 2007, mon sang se met à bouillir de rage envers moi-même.
Je suis une téléphage acharnée, ça s'est vu ?

Ainsi donc, merci à Ben pour avoir attiré mon attention sur Miss/Guided, que vraiment, j'ai laissée passer entre les mailles du filet. Quand on pense que j'ai trouvé le moyen de perdre mon temps devant des East Bound and Down et consorts, ça me rend dingue...

En apparence, Miss/Guided n'est pas un show révolutionnaire. Pensée comme une comédie en single caméra prenant pour décor le lycée d'une petite ville tranquille, elle ne paie pas de mine. Son héroïne, Becky, est une petite blonde frêle, une sorte de Jennifer Finnigan en plus moche, mal assurée, nerveuse et un peu coincée pour couronner le tout. C'est vrai qu'en même temps, on partait de loin, puisqu'elle avait fait partie des vilains petits canards quand elle était elle-même lycéenne. Globalement il y a quand même eu du progrès. Bref, peu d'arguments sur le papier.
C'est parce qu'il ne faut pas se fier à ce qu'il y a sur le papier !

Le principal point fort de Miss/Guided, c'est son utilisation des apartés. Dans la plupart des séries (je pense par exemple à Once and Again ou, pour rester dans le registre des comédies, à Malcolm), ces apartés serviraient à donner la possibilité aux personnages de dire leur vérité, d'une certaine façon. Ici, ça sert surtout à leur permettre de se montrer tels qu'ils ne sont pas, à se mentir. Tout le monde se raconte des histoires, là-dedans ! Il y a Bruce, totalement imbu de sa personne, qui pense que c'est ce qui lui donne une sorte d'autorité naturelle... il y a le beau Tim qui pense qu'on lui a proposé le boulot de prof d'espagnol par choix alors qu'on avait proposé au type de la maintenance au préalable... et évidemment il y a Becky, notre blondinette héroîne, certaine d'avoir le contrôle total de son existence. Eh bien, pas vraiment, et le contraste entre ce qui se passe, et le discours des personnages, est absolument délicieux. C'est un peu comme s'ils étaient en représentation pendant ces apartés : au lieu de se confier, ils tentent de donner une image reluisante de leur existence ; un peu comme s'il s'agissait d'une interview pour un reportage.
La seule qui semble être la même dans les deux circonstances, c'est Lisa, la nouvelle prof bien carossée.

Becky fait un peu penser à Ally McBeal. En mieux. Sans rire ! Déjà, elle se nourrit, elle. Et ensuite, elle n'est pathétique qu'en apparence. On développe bien plus facilement de la tendresse pour elle que pour l'avocate rachitique. Elle est nerveuse et peu sûre d'elle, mais elle y travaille d'arrache-pied, tout en assumant sa différence. Elle se raconte peut-être des histoires sur sa vie d'adulte, mais dans le fond, elle sait très bien ce qu'elle veut et les progrès qu'elle a encore à accomplir.
C'est vers la fin du pilote que, grâce au personnage de Tim dont on pensait depuis le début qu'il n'était qu'une belle gueule inaccessible, on prend la mesure du charme de la blondinette. Toute gauche et fragile soit-elle... elle est, d'une certaine façon, totalement pure. Et vraie. Et honnête. Et positive.

D'une certaine façon, tout l'attrait de Becky réside justement dans le fait qu'elle ne voit pas ses propres qualités, mais qu'elle fait de gros efforts pour se perfectionner et se voir comme quelqu'un qui n'est pas dans l'échec. Elle ne se croit pas arrivée, mais elle espère voir le bout du tunnel. C'est ce qui la rend touchante, et ce qui fait qu'elle inspire une pointe d'admiration, même dans ses scènes les moins glorieuses.

Je vous ai parlé il y a quelques semaines d'Une Maman Formidable, Reba et Une Nounou d'Enfer, eh bien on est en plein dans le sujet. Il y a d'autres séries que je pourrais citer aussi, comme Rude Awakening. Qu'on-elles en commun, ces séries qui comptent parmi mes préférées ? (en même temps je vous l'accorde, j'en ai au moins 25, des séries préférées, mais côté comédies elles sont dans le Top5 en tous cas).
D'abord, leur personnage central est une femme. La trentaine passée, voire même pour certaines, flirtant avec la quarantaine (ou 29 ans en années Fran). Dans mon cas, on ne peut donc pas tellement parler d'identification que de projection.
Chacune, du fait de son parcours, se trouve au début de la série à une étape charnière, découlant d'une à plusieurs échecs, et c'est aussi ça qui me plaît : des personnages marqués par leurs erreurs, se trouvant dans une situation où il faut aller de l'avant.

Prenez Fran : elle a perdu 3 ans de sa vie avec un mec médiocre parce qu'elle subissait l'influence de sa marieuse de mère. En choisissant de quitter son boulot avec Danny, et se lancer dans un nouveau job au sein d'un milieu social plus élevé, en cherchant à tout prix le grand amour, sans transiger sur son sindépendance ni sa personnalité, elle s'efforce de s'améliorer. Lorsque Danny revient lui demander de l'épouser, déjà, à la fin de la première saison, elle peut constater le chemin parcouru.
C'est encore plus évident pour Reba qui soit se remettre de son divorce et qui devient progressivement moins bornée, moins autoritaire, qui cesse de se focaliser sur l'échec de son mariage ou ses enfants, et commence une carrière... pour finir par devenir la meilleure amie de celle qui lui a ravi son mari !
Quant à Grace, l'ex-alcoolique qui cherche à s'accomplir même si être une mère célibataire n'est pas de tout repos, elle veut tout à la fois : la famille, le travail, les amis, les amours, la stimulation intellectuelle (elle se cultive, va pour la première fois à l'opéra...) ; elle est en quête d'elle-même et d'un équilibre.
Et puis, dois-je vraiment aborder une fois de plus le cas Billie ? La belle a une addiction à combattre, une mère castratrice dont se libérer, sa vie professionnelle et sentimentale à remettre sur des rails, et pour couronner le tout, elle est en lutte permanente avec cette facette d'elle-même qui couche à droite et à gauche, et multiplie les tentatives d'autodestruction...

En fait, le rire naît précisément de là : de ce que ces femmes vont faire pour s'améliorer elles-mêmes, et donc pour améliorer leur existence. Avec ce que ça comportera, inévitablement, sur la route, de maladresse, d'échec, d'épuisement. Ce qui est justement drôle c'est que même quand la situation directe est surréaliste, le personnage et ses aspirations sont bien ancrées dans le réel, légitimes, et humains.
La confrontation de ces deux éléments, dos a dos, fait que les dialogues et les quiproquos sont drôles. Les autres types de personnages de séries humoristiques, ceux de type toonesque, ne jouent pas du tout sur le même registre ; ici, clairement, les gags fonctionnent parce qu'on investit les personnages, parce qu'ils semblent vrais.
Du coup, ceux qui ne ressentiront pas d'atomes crochus avec Fran, Reba, Grace ou Billie ne sauront pas vraiment rire avec elles.

D'aucuns diront que c'est ma préférence pour les séries dramatiques qui parle finalement à travers ces arguments, et ils auront peut-être raison, après tout... Mais bon, chacun vit sa téléphagie comme il lui plaît !

Si je m'apprête effectivement à continuer à suivre les aventures de Becky (le cagoulage se fait en tous cas dans ce sens pour le moment) pour ces mêmes arguments que ceux qui m'ont séduite dans les séries sus-citées, je dois dire que l'investissement est moindre parce que je sais que la série est courte. Ca me retient un peu, je dois dire. Comment s'installer confortablement auprès d'un personnage si on sait qu'on devra le quitter avant de pouvoir juger de lui sur le long terme ?
J'avoue qu'une série dramatique courte (genre une saison ou moins), ça ne me dérange pas tellement, mais une série comique courte ? Je suis moins sûre.

Donc finalement, au lieu de remercier Ben pour cette découverte, je vais peut-être plutôt lui en vouloir...

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture, attention attention, attachez vos ceintures : les fiches Une Nounou d'Enfer, Reba, Une Maman Formidable, Rude Awakening et, bien-sûr, Miss/Guided de SeriesLive.

11 septembre 2008

La Meglodie du bonheur

En cette rentrée télévisuelle, tout le monde vous parle de True Blood, Fringe ou 90210. Il parait que ce sont les séries les plus attendues (et comme tout bon commercial le sait : la demande, ça se crée) de la saison, en-dehors de Dollhouse qui arrivera plus tard. Bah, moi, comme série de la rentrée, j'attendais notamment Privileged. C'est comme ça.
Et je ne l'attendais pas simplement parce qu'en ce moment, je m'envoie trois épisodes de Reba par jour et que l'actrice Joanna Garcia avait obtenu le rôle principal de Privileged. C'est sûr que ça ne gâche rien mais ça ne se limitait pas à ça. Non, c'est juste que je me suis dit qu'on aurait peut-être droit à, enfin, un peu de maltraitance sur tous ces gamins riches qui pullulent à la télé en ce moment. Qu'on allait mater tous ces petits péteux et les remettre à leur place d'ados pas finis.

Je ressors de ce pilote avec une vision beaucoup moins tranchée du sujet. Pas vraiment refroidie, mais pas complètement extatique non plus. Et, comme j'ai pitié de vos bourriques virtuelles qui doivent avoir les paniers pleins de True Blood, Fringe ou 90210, justement, bah je vous en parle en rubrique La preuve par trois, comme ça vous n'aurez pas d'excuse pour ne pas avoir jeté un œil à cette série dont assez peu de monde a parlé. Si vous n'avez pas encore compris l'astuce de cette rubrique, j'ai un email, ok ? Allez, on y va.

Privileged_1
Première impression : bonne. L'intro était gentille et picotait un peu, ce n'était pas extraordinaire mais ça faisait une entrée en matière honnête. Seconde impression : excellente !!! Debi Mazar et Joanna Garcia dans la même scène ?! Faites entrer Fran Drescher et je suis une téléphage comblée ! Troisième impression : mais au fait, Debi et Joanna ont-elles vraiment tourné cette scène ensemble ? Regardez la façon dont c'est filmé : à aucun moment il n'y a de vraie scène avec ces deux-là. Comme si Debi avait été obtenue au dernier moment (en fait ce n'est probablement pas le cas, toutes les scènes de ce type sont, dans le pilote, filmées de cette façon scolaire, c'est même un peu irritant à la longue). Et puis quel est ce personnage horriblement larmoyant qu'est devenue Megan subitement, elle qui semblait si intelligente et sympa dans la première scène ? J'attendais un personnage sûr de lui, pas misérable et maladroit !
C'est en voyant cette scène affligeante que j'ai compris que Privileged n'allait pas juste être la bonne partie de rigolade que je m'étais imaginée. Mais notez que ça ne m'a pas découragée pour autant, ce n'est donc pas tragique.

Privileged_2
Et c'est là, un peu avant la 9e minute, qu'est arrivé mon premier fou-rire. Déjà la chambre des filles est au-delà du descriptible, kitschissime comme dans mes cauchemars les plus fous, mais en plus, que Sage tire au taser, avec son bandeau sur les yeux, pour se rendormir pendant que Meg agonise sur le tapis angora, c'était divin. On sent d'ailleurs très bien, dés ce pilote, qu'on tient avec les frangines un duo bien pensé : j'ai trouvé Rose délicieuse, et Sage formidablement vénéneuse, et pour autant, ça ne les empêche pas d'être très dépendantes l'une de l'autre et d'avoir une relation intéressante. A ce titre, deux scènes-clés : quand Megan et Rose discutent de la fac, et quand Sage vient épingler Megan avec son sourire de pire garce de l'année (dans une scène qui a vraisemblablement été refaite si on en croit le trailer). Chacune des deux le fait pour une bonne raison, et la raison, c'est la relation entre les deux sœurs. Ce pourrait être intéressant de voir comment les deux vont évoluer, à la fois ensemble et séparément.

Privileged_3
Le rôle d'Anne Archer semblait de prime abord purement anecdotique, un peu comme celui de Debi Mazar, à ceci près que c'est quand même Anne Archer et qu'on ne va pas la sous-employer, ce ne serait pas rentable vu qu'on a réussi à la booker, probablement à prix d'or, à la dernière minute (cf. trailer). Et puis, comme la majorité des personnages de la série, on s'aperçoit assez rapidement qu'elle est plus intelligente qu'il n'y parait. Et j'ai beaucoup aimé cette scène pendant laquelle Laurel et Megan semblent commencer à tisser un lien grâce à ce qui les unit : leur souhait de faire ce qu'il y a de mieux pour les deux sœurs, autant que possible. D'une façon générale et à l'exception notable de deux des personnages masculins (avec en tête, Marco le quota coloré, cuisinier de son état qui, comble du cliché, est forcément gay, sinon c'est pas drôle), tout le monde s'avère bien moins simpliste qu'on ne l'aurait pensé au départ. A commencer par Megan, qui se montre sous un jour moins optimiste lors d'une discussion sur la plage, puis ferme avec Sage Baker alors qu'on aurait juré qu'elle se laisserait impressionner. Il y a aussi les deux frangines, qui en dépit d'une superficialité affichée, et même revendiquée, sont toutes les deux très futées, Rose étant plus sensible mais aussi d'un tempérament curieux et ouvert, et Sage ayant ce type d'intelligence qui fait qu'on n'a pas envie de se la mettre à dos. Laurel, elle aussi, bien qu'elle clame n'accorder d'importance qu'aux apparences (et Megan en a pris bonne note : serait-elle également un peu vicieuse, notre petite prof ?), parvient à se montrer sous un jour complexe. Bref, c'est pas pour rien que Privileged n'est pas une comédie de 20mn : la série, sous ses dehors badins, a vraiment la possibilité d'offrir de bons personnages et peut-être même de bonnes intrigues.

Disons que je suis contente à 80% de ce que j'ai vu, ce qui n'est déjà pas si mal. Vous me direz où vous vous situez ; mais vu que vous attendiez probablement moins que moi de ce pilote, votre appréciation sera probablement plus clémente, non ?

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Privileged de SeriesLive.
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7 septembre 2008

Encore, oh oui, encore !

J'ai fait un test, vendredi soir. Ou plutôt le test a commencé le vendredi précédent : M6 diffusant l'avant-dernier épisode de Sex & the City, et moi n'ayant aucune sorte de patience, j'ai embrayé directement sur l'épisode final grâce à mon précieux DVD (c'est curieux, il était déjà à côté du lecteur DVD, comme s'il faisait partie des 40 dernières videos que j'ai regardées ces dernier temps... on dirait presque que j'aime cette saison 6, pour un peu).
J'ai évidemment tressailli pendant tout le temps qu'a duré cet épisode final qui, je l'ai déjà dit mais c'est pas une raison, est d'une perfection sans nom.
Le but de l'expérience était donc, ce vendredi, donc une semaine à peine plus tard, de regarder tout de même la diffusion de ce même final sur M6.

Résultat de ce test scientifique : même à une semaine d'écart, les émotions sont les mêmes.

On est quand même foutrement irrécupérables, nous autres les téléphages, non ? Non seulement on regarde volontiers ce qu'on a déjà vu, nous préparant nos propres rediffusions comme s'il n'y en avait pas assez dans les grilles des chaînes, mais en plus sommes-nous incurablement capables de ressentir, revisionnage après revisionnage, les mêmes émotions, ou quasiment.

Comment expliquer que ne nous désensibilisions pas ? Comment déchiffrer cette propension à rester attachés, dans la plupart des cas, à ce que nous avons déjà vu ?
J'ai en fait des dizaines d'anecdotes sur ce modèle ! Et sans doute que vous aussi ! Certes, il y a les quelques contre-exemples qui confirment la règle, mais globalement, non seulement nous regardons encore et encore les même épisodes qui nous ont plu, mais encore continuent-ils de nous plaire.

C'est à n'y rien comprendre.

Et le pire c'est que ça m'aurait presque donné envie de m'enfiler la saison 6 à nouveau, si seulement je n'étais pas en train... de me rediffuser du Reba. Consternant...

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture (eh bah ! vous êtes de sacrés cas quand même !) : la fiche Sex & the City de SeriesLive.

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7 septembre 2008

L'éducation sentimentale

Faisons ensemble un petit tour d'horizon des séries que ma sœur regarde et apprécie spontanément, si vous le voulez bien...

Il y a eu Los Angeles Heat qu'on regardait le soir, je crois, en semaine. Ou peut-être le samedi. Ou certainement les deux.

Il y a eu, oh mon Dieu oui il y a eu, les épisodes d'Agence Acapulco, elle en était parfaitement dingue. Pour vous en assurer, il y a un test infaillible : vous la lancez sur sa réplique culte ! Prononcez la première phrase de ce dialogue et imparablement elle enchaînera sur la suivante :
Ashley - Mike, mais tu ne penses qu'à "ça" !
Mike - Mais à quoi peut-on penser d'autre ?
Comme ça, là, ça n'a l'air de rien, mais ma main au feu qu'elle battra des deux mains, extatique, et vous parlera ensuite de Cat avec une lueur étrange dans les yeux.

Il y a eu Sunset Beach. Je crois même qu'elle en a enregistré. Ce qui est au moins aussi absurde que quand un soap sort en DVD.

Vers la fin des années 90, on a eu une lueur d'espoir avec Buffy. A vrai dire, c'est ma frangine qui m'a vraiment mis le pied à l'étrier en la matière, elle m'a montré de bons moments qu'elle enregistrait, alors que le premier épisode que j'en avais vu ne m'avait pas du tout convaincue. On peut dire qu'on tenait le bon bout, à cette époque.

Las, j'ai quitté la maison en cours de route et l'éducation téléphagique de ma soeur s'est arrêtée là. Tout au plus avait-elle fait l'acquisition de quelques coffrets VHS (oui, ça date) de saisons d'Urgences qu'elle avait trouvées çà et là, ou bien regardait-elle avec moi, à l'occasion, quelques Friends, Rude Awakening ou The War Next Door lorsque je rentrais le week end et que je regardais ce que ma mère avait enregistré en mon absence. Mais sans grande conviction.

Il faut dire que ma soeur est un public sacrément difficile. L'émotion, déjà, ce n'est pas son truc. Sitôt qu'une série s'emploie à essayer de jouer sur la corde sensible, elle se referme immédiatement, et dans ces cas-là au lieu de regarder l'écran, c'est moi qu'elle surveille pour me voir réagir, et se délecte de mes émotions. Pour le rire, elle est meilleur public mais reste toujours maîtresse d'elle-même et ne rit jamais complètement.
Elle manifeste toutefois beaucoup d'intérêt pour les séries, aussi nous retrouvons-nous régulièrement devant un écran pour que j'essaye de lui élargir ses horizons.

Fort heureusement, j'ai atteint quelques objectifs par le passé : Sex & the City, Desperate Housewives, Lost, KYLE XY, Eureka...
Plus récemment, elle a bien réagi à Samantha Who?, et m'a même emprunté la première saison de Battlestar Galactica qu'elle avale à une cadence plus que louable quand on connaît son emploi du temps.

Du coup, quand cet après-midi, nous avons fixé un rendez-vous à samedi prochain, qu'elle m'a confirmé qu'elle n'avait pas fini la 1e saison de Battlestar Galactica, et que donc il nous fallait trouver un programme téléphagique pour cette occasion.
Ce qui d'une part me réjouit, puisque j'aime contaminer mon prochain et disséminer le virus de la téléphagie, mais aussi m'effraye car devant ce public particulier, je ne sais pas trop que proposer. J'essaye autant que possible d'éviter de simplement transférer mes propres préférences (par exemple en ce moment, bien que ce soit mon obsession, je ne lui soumettrai pas Reba) et de m'adapter à ses goûts, mais quand on voit ce qu'elle regarde, il est assez difficile de dessiner une tendance : il n'y a pas de genre, pas de forme, pas de sujet qui semble l'attirer plus particulièrement qu'un autre. Les séries "grand public" semblent a priori fonctionner mais il y en a aussi de nombreuses autres qui glissent sur elle.
Ouais, c'est pas facile de transmettre la téléphagie.

D'où ma question : je lui montre quoi ?

26 août 2008

[DL] Reba

Oui parce que, franchement, je vous ai déjà proposé le générique de la première version (il suffit de consulter le flacon pour vous en assurer), mais j'aime mieux celui des saisons suivantes, réarrangé et réinterprété, avec en plus une mise en images moins lisse.

Reba_generique_s4_580
Note : lien valable 30 jours minimum. Je reuploaderai si le lien est mort, mais seulement si vous postez un commentaire pour me prévenir !

J'ai pensé à mentionner que j'adore cette série ? Je sais plus trop...

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture (c'est un coup à vous faire prendre en grippe, ça) : la fiche Reba de SeriesLive.

26 août 2008

I'm a survivor

Si Reba était de la morphine, en ce moment je planerais complètement. Pendant mes rangements récents, je suis en effet retombée sur la saison 3... et, vous comprenez, comme je ne me rappelais plus trop à quel épisode je m'étais arrêtée, j'ai préféré, par sécurité, me l'enfiler intégralement. Une fois cette précaution prise et ma mémoire rafraîchie, j'ai évidemment embrayé sur la saison 4. Et c'est là que je suis devenue un peu monomaniaque, je dois dire.

J'ai commencé par ressortir le best of de Reba McEntire « I'm a survivor » que j'avais cagoulé lorsque j'avais découvert la série, et dans la foulée je me suis mise à jour sur la discographie de Reba, avec notamment Every Other Weekend qui tourne en boucle depuis hier, puisqu'il s'avère qu'en plus je suis à l'occasion une amatrice de country. Mais bon, c'est pas pour ça que vous êtes là, pas vrai ?

Bref, depuis environ une semaine, Reba me satisfait télévisuellement, musicalement... si en plus elle pouvait me préparer des milk shakes à la fraise dans ma cuisine, je l'épouserais (parce qu'en plus elle est rousse, ce qui n'arrange rien à mon obsession).

Je cagoule donc la saison 4 (même pas honte) par couple de deux épisodes, et comme je suis en pleine fringale, j'ai même ressorti mes épisodes de la saison 2 pour m'occuper en attendant (disons qu'au départ je cherchais la saison 1 pour tout reprendre depuis le début, mais j'ai pas réussi à remettre la main dessus ; ne vous inquiétez pas, je n'abandonne pas).
C'est marrant que, pas loin d'un an et demi après avoir découvert la série (j'avais arrêté pour de bêtes raisons de place), je me retrouve à présent dans une telle frénésie. Comme au premier jour, en fait... mais avec plein de place cette fois !!!  Merci moua pour ce rangement !

Ce qui me plaît dans cette charmante série (ne me faites pas dire ce que je n'ai pas dit : elle ne révolutionnera pas la télévision ; c'est juste mon obsession du moment, pas une révélation), outre essayer d'imiter l'accent de Reba McEntire, par exemple quand elle prononce « Cheyenne » (oui ça me fait marrer, mais qu'est-ce que j'y peux si je m'amuse d'un rien ?), ce sont les personnages foufous comme Barbara Jean et Van, associés au côté finalement assez tendu, émotionnellement, de la série.

La saison 1 a établi les bases, comme il se doit : Reba, qui jusque là se pensait heureuse en ménage comme en famille, a appris que son mari Brock la plaquait pour son assistante Barbara Jean après l'avoir mise enceinte ; pendant ce temps, sa fille Cheyenne, folle amoureuse de son crétin de copain Van, lui a annoncé être enceinte. Ouch. Le réajustement n'a pas été facile, mais en saison 2, déjà, un certain équilibre s'était installé. Certes, l'animosité de Reba envers Barbara Jean n'était un secret pour personne, et source de répliques... assassines, mais la cohabitation (puisque le couple s'est installé à deux portes de la maison familiale) se passait relativement bien, et Cheyenne et Van commençaient à prendre un peu de plomb dans le crâne, devenant des parents responsables, ou à peu près. Le vrai évènement perturbateur de cette saison a surtout été la rébellion de Kyra, partie vivre avec Brock et BJ (encore une douloureuse scission pour Reba, mais elle a géré).

Mais avec la saison 3, qui a vu le couple Brock/Barbara Jean prendre l'eau, et la saison 4 où ces deux-là tentent la réconciliation maladroitement, pendant que Cheyenne et Van commencent à manquer d'air, je n'arrive cependant pas à me dire qu'il ne s'agit que d'une comédie. Les saisons passées ont su tisser une réelle tendresse avec tout ce petit monde, qui fait qu'on ne se contente pas de trouver ça drôle. Non, évidemment, ce n'est pas une série dramatique, et d'ailleurs sans les gags ça manquerait aussi de charme, mais... les relations fonctionnent parfaitement, elles sont écrites avec beaucoup de crédibilité. Elles se développent sur le long terme, lentement, s'étiolent ou se tissent, mais elles restent compréhensibles, elles n'ont presque pas l'air d'être des ressorts scénaristiques. Ce ne sont pas des prétextes pour caser des blagues, c'est un ensemble cohérent. Un peu comme la vraie vie, mais avec un dialoguiste.

Au point où j'en suis, l'épisode le plus intéressant de la saison 4 est celui où Barbara Jean pousse Reba à aller voir le thérapeute qui s'occupe de rabibocher BJ et Brock. Alors que Barbara Jean s'était montrée plus ou moins réticente aux incursions involontaires de Reba dans son couple, c'est déjà un départ intéressant... quant à Reba n'en parlons pas, elle n'a cessé d'essayer de se dégager de la relation la liant à Brock depuis qu'à la fin de la saison 3, il lui a confessé qu'il pensait que la quitter pour BJ avait peut-être été une erreur (comment ça, « peut-être ? »). Mais, en apprenant que BJ et Brock la tiennent pour responsable de l'échec de leur couple (un comble), et surtout qu'ils y sont encouragés par leur psy, Reba se rend chez celui-ci folle de rage et prête à mettre les points sur les « i ». C'est là que l'épisode glisse de la structure habituelle avec délice.

Depuis des semaines qu'elle encourageait son ex-mari à se réconcilier avec sa seconde épouse, soudain Reba exprime des choses qu'on n'avait pas du tout perçues, du moins certainement pas aussi franchement (quand elle s'était énervée après la révélation de Brock, on se doutait bien qu'elle avait été touchée, mais elle n'en avait rien laissé paraître). Tout dérape, Reba montre des signes de faiblesses, et l'épisode met le doigt sur l'ambigüité de la situation : ce n'est pas si simple de vivre à deux pas de chez son ex et sa nouvelle femme. On comprend mieux pourquoi elle ne semble pas faire d'effort pour faire de nouvelles rencontres : l'omniprésence de Brock l'en empêche.

En véritable furie, volcanique de colère, Reba montre en fait à quel point elle est terrifiée à la fois à l'idée d'avancer et de revenir en arrière. Jusque là, elle avait fait de grands progrès, se montrant moins psychorigide que pendant la première saison, plus ouverte, plus calme (ça se voyait même au niveau de son look, il suffit de regarder son vilain tailleur strict dans le pilote)... mais on la sent bel et bien torturée par la situation. Etant une psychorigide moi-même, je la comprends bien : depuis que Brock a commencé à subir sa crise de la quarantaine (la seconde, selon Reba, puisque la première c'était de la quitter... « tu n'as droit qu'à une seule ! »), la famille avec toutes ses pièces rapportées vit dans le flou ! A commencer par Kyra qui en fait les frais en première ligne. Et ça, l'instinct protecteur de Reba surdéveloppé a forcément encore plus de mal à l'admettre !

Et ce que j'aime avec ce personnage, c'est sa façon de couvrir son trouble par une tempête colérique. Au final, l'épisode permet simplement de poser les choses à plat, et de terminer de remettre Brock sur les rails, sans prêter à autre conséquence (j'imagine assez bien la réaction de Barbara Jean dans le cas contraire !). Mais on comprend bien que les liens entre ex-époux sont plus complexes qu'il n'y parait (et je ne dis pas ça que parce que je regarde le clip de Every Other Weekend en boucle, promis !). Reste que l'épisode a permis au personnage de Reba de gagner en profondeur, avec en prime une excellente scène (où cette chiffe molle de Patrick Duffy fait tâche, mon Dieu, il est encore plus énervant en VO avec sa voix de fausset) finement écrite, loin des poncifs de la comédie, bref comme je les aime.

Heureusement, dés l'épisode suivant, les loufoqueries de Barbara Jean, les moues improbables de Van, la blondeur de Cheyenne et le cynisme perfide de Kyra ont repris de plus belle. Ouf ! Ca reste quand même l'intérêt d'un sitcom... pourvu qu'il y ait encore de la place pour un peu de crise de temps à autres. Mais, vu le méchant spoiler que je me suis pris en me renseignant sur les DVD de la série (bah oui, ya pas que le cagoulage dans la vie), et ne serait-ce qu'au vu de la tournure que prennent les choses pour Van, je ne me fais pas de soucis.

Et aujourd'hui, comme mot de la fin, j'ai envie de vous donner DEUX liens et non pas un :
Pour ceux qui manquent cruellement de culture télévisuelle : la fiche Reba de SeriesLive.
Pour ceux qui manquent cruellement de culture musicale : le clip de Every Other Weekend de Reba McEntire (en duo avec Kenny Chesney), où jouent deux des acteurs de Reba (mais, je l'espère, sans rapport avec la série... pourvu que je ne me sois pas pris un gros spoiler avec cette video !!!)

19 août 2008

Six degrès et deux ans de séparation

Pour diverses raisons toutes imbriquées les unes dans les autres et donc d'une complexité effarante (que je vous épargne dans ma grande bonté), cela fait plus de deux ans que je n'ai rien pu graver. Ce qui, du strict point de vue du stockage, et considérant à la fois que je suis une téléphage pilotovore, et une Jfan exhaustiviste, a posé des mois durant des problèmes de type casse-tête assez irritants. En contrepartie, je suis devenue une reine dans ce que j'appelle personnellement le Tétris des Octets !
Mais aujourd'hui je suis fière d'annoncer que j'ai des CD vierges ET un graveur fonctionnel ! Plus rien ne peut m'arrêter à présent !!! Enfin, sauf les contraintes de temps.

Donc, depuis quelques jours, je fais du tri dans mon chez moi informatique.
Il y a deux jours, par voie de conséquence, je suis retombée, sur un disque dur gavé jusqu'à la gorge et donc laissé un peu de côté ces derniers temps, sur des dossiers datant d'une à deux saisons, parfois plus. Et ajoutez à cela quelques vieilleries que j'avais collectées et dont l'âge se compterait plutôt en décennies.

Inutile de préciser que depuis que j'ai commence à faire ces excavations d'octets, j'ai un peu perdu la notion du temps. Je trouve des séries que j'ai regardées dans un passé flou et lointain, d'en dégote même que j'avais cagoulées et reportées à plus tard (donc que fatalement je n'ai jamais regardées...), tout ça au point que je commence à ne plus trop savoir quelle série a commencé quand, quelle série est encore en vie, ce genre de choses. Ça me rappelle lorsque j'ai eu la mauvaise idée de lire Angélique Marquise des Anges en même temps que La cicatrice au collège, et que j'ai commencé à penser que Le Roi Soleil était mort pendant la Seconde Guerre Mondiale... ouais, j'ai jamais été très douée en Histoire... ENFIN BREF ! C'est pas l'sujet.

Du coup, la conséquence de tout ça, c'est que j'ai commencé à découvrir ou redécouvrir des séries qui moisissaient dans un coin de disque dur en attendant d'être archivées sur de jolis CD, et comme je suis pas du genre contrariante, bah je les ai regardées.
Mentionnons à titre d'exemple les pilotes de Greg the Bunny (que j'ai déjà brièvement évoquée) toujours aussi drôle, Titus (dont j'ai mentionné un épisode, aussi), Les Rues de San Francisco, la saison 3 de Reba (je vous ai parlé de la première il y a des lunes de ça), et, là où je voulais en venir (ces intros sont de plus en plus longues, ça peut pas continuer comme ça), le pilote de Six Degrees.
Et le second épisode de Six Degrees.
Et le troisième épisode de Six Degrees !
...Et dans ma lancée, je suis allée jusqu'au sixième, mais seulement parce qu'à l'époque je n'avais pas cagoulé plus loin. Vous vous doutez bien à présent que je suis prise d'une furieuse envie d'essayer de remédier à ça !

Le plus incroyable c'est qu'au moment où Six Degrees débarquait, je n'avais regardé que le pilote, qui m'avait juste amusée ; je me rappelle vaguement l'avoir trouvé mignon, mais sans plus. Vu l'effet que m'avait fait le pilote, c'est même très surprenant que j'aie cagoulé le reste.
Mais ils étaient là, juste là, pendant deux ans, à portée de main, et je ne les ai découverts que maintenant, et en fait j'adore. Le côté chassé-croisé, imbrications diverses et variées, et évidemment un certain nombre de personnages sympathiques (avec en tête Laura et Steven) sont en fait des aspects très engageants. Je ne dis pas que dans 10 ans, je parlerai de Six Degrees avec des trémolos dans la voix comme je le fais de certaines autres séries aujourd'hui, mais la série, finalement, a su me charmer.

Peut-être aussi que c'est une question de bon moment.
Il y a deux ans, je n'étais pas spécialement d'humeur à regarder des séries de ce genre. J'ai en fait cagoulé la suite en me disant simplement que, quand les choses auraient changé pour moi, quand l'humeur reviendrait de regarder des séries moins tragiques, je serais contente d'avoir ces épisodes sous la main. Et ma prévenance me touche parce que c'est précisément ce qui s'est produit ! En ce moment, les choses un peu moins tragiques, un peu plus gentillettes (mais pas niaises, attention), me dérangent moins. J'y suis plus réceptive.

Six Degrees parle de quoi, en fait ? D'opportunités. Et c'est ça qui me séduit aujourd'hui. Peut-être parce que je sais y croire à présent.

En somme, Six Degrees vient de me faire réaliser qu'on regarde une série non seulement pour ce qu'elle est, mais pour ce qu'on est au moment où on la regarde.

Et c'est intéressant de se demander, avec le temps, deux ans, ou trois, ou dix, ou plus, quelles séries m'apparaîtraient sous un jour nouveau. Lesquelles trouveraient une résonance en moi qu'il n'y avait pas la première fois que je les ai vues.

Dans mon chez moi informatique, le pilote de Six Degrees date du 29 septembre 2006. Oui, ça fait deux ans, quasiment. Et mon regard a changé en deux ans, parce que ma vie a changé. C'est toujours fascinant quand une passion, comme ici la téléphagie, vous fait réaliser des choses sur vous-même.

Oh et, comble de l'ironie cosmique, aujourd'hui, il s'avère justement que c'est l'anniversaire d'Erika Christensen, l'une des héroïnes de la série... Comme quoi c'est vrai que la vie est faite de petits hasards !

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture (mais comme je viens de le démontrer, il n'est jamais trop tard pour bien faire) : la fiche Six Degrees de SeriesLive.

5 mai 2008

Adios Captain

Bon, ça faisait longtemps que je ne vous avais pas proposé de pilote dans la rubrique "La preuve par trois", laissez-moi donc réparer mon erreur avant que je ne me débarrasse de la série ici présente : Welcome to The Captain. Ma collectionnite aigüe ayant ses limites.

Voici donc les trois captures qui retiennent le plus l'attention dans ce pilote, et croyez-moi ç'a été difficile d'en trouver trois vu la qualité de la chose, mais ça fait aussi partie de l'exercice.

WelcometoTheCaptain_1
Le personnage est con, mais au moins le comédien a une bonne bouille. Et puis ça fonctionne toujours, ce genre de personnage qui est toujours victime des circonstances, des autres, etc... bref un bon dindon de la farce. Ce petit discours plein de bons sentiments finit évidemment en humiliation pour Josh, et s'il en avait été autrement, j'aurais été surprise.

WelcometoTheCaptain_2
Je vous présente ici en une seule capture la raison pour laquelle j'ai testé Welcome to The Captain, et la raison pour laquelle j'ai pas aimé. La radieuse Joanna Garcia, que j'avais appris à trouver délicieuse dans Reba, démontre ici que l'humour de la série va être pitoyable, si jamais ça vous avait échappé jusque là évidemment. En soi sa performance n'est pas très différente de ce qu'elle nous a offert précédemment dans la série sus-citée, mais en même temps pourquoi se donner du mal quand on a un gag aussi facile et miteux ? Rien ne me fait aussi peur rire qu'une blague éculée tournant autour d'une érection.

WelcometoTheCaptain_3
Rrrrrrraw, Raquel, toujours aussi sexy qu'il y a 10 20 30 40 ans !!! Raquel Welsh devrait probablement être la vétérante qui ramène du monde dans la série, mais quand on la voit on a plutôt envie de tourner les talons et aller se laver les yeux au savon (voire au détergent). Et je ne suis même pas sûre qu'il y ait du second degré dans son personnage...

Bon, vous l'avez compris, ce pilote n'est à tester que si vous avez 22 minutes de votre vie à perdre, et, chevillée au corps, l'envie de vous rappeler ce qu'est un très mauvais sitcom. Le pitch est miteux, et l'exploitation en est plus ras-des-pâquerettes encore, mais les amateurs de navet (et je sais qu'il y en a) trouveront là un bel énergumène dont dire du mal pendant une ou deux semaines... jusqu'à ce que tout naturellement vous ayez réussi à l'occulter de votre mémoire, bien entendu.

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Welcome to The Captain de SeriesLive.
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