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ladytelephagy
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flash forward
15 novembre 2009

Un épisode vous manque, et votre canapé est dépeuplé

Aujourd'hui, une fois n'est pas coutume, ce n'est pas de dorama que je vais vous entretenir. Cachez votre déception.
Il faut dire que le post de mercredi sur My Tele is Rich m'a un peu foutu le cafard (j'en profite pour glisser un lien vers ce blog encore jeune, mais déjà nécessaire). Non pour la crise de foi en elle-même, mais pour la mention faite à Flash Forward, abandonnée dés son automnale nouveauté.

Depuis l'apparition du pilote dans ces colonnes, je n'ai eu de cesse d'aller dire à qui voulait l'entendre que Flash Forward, ce n'est pas aussi décevant (pour ceux qui en attendaient quelque chose) qu'on veut bien le dire. Qu'il faut donner une chance à cette série, surtout qu'on est certains qu'elle a tout le temps qu'elle veut pour aller jusqu'au bout de son concept.

Pourtant, à la vérité, je n'ai regardé que 3 épisodes de Flash Forward, et je ne me presse pas tellement pour en regarder d'autres. Je les cagoule, mais je n'y touche pas.
Et ma fringale nippone n'a que très peu de rapport avec cet état de fait, ne désignons pas les faux coupables.

Le post de My Tele is Rich sus-cité m'a fait prendre conscience, moi aussi, que cela m'arrivait avec de plus en plus de séries : ne pas poursuivre l'aventure. Alors que, soyons clairs, je le pourrais. Mais il y a toujours un petit grain de sable qui grippe la machine pour une raison bête. Quelques exemples :
- Flash Forward : je faisais partie des enthousiastes, après le pilote. On aurait presque pu penser que c'était la série que j'avais le moins détestée en cette rentrée, entre ma passion pour Joe Fiennes, les quelques personnages vraiment touchants, les petites énigmes posées par les flash forwards... Et pourtant, un jour, j'ai cagoulé le 4e épisode, je l'ai rangé dans le bon dossier, et je n'y ai plus jamais retouché. Pire, il a été très vite rejoint par l'épisode suivant. Je ne suis même pas fâchée, ni rien ! C'est juste comme ça.
- Sons of Anarchy : c'est à n'y rien comprendre, avec cette série. Lorsque le pilote était sorti il y a des mois de ça, j'étais ravie (sans trop savoir pourquoi). Je me léchais les babines en me disant que j'allais adorer. J'avais découpé le générique avec empressement (voir les tags), m'en était régalée, et me réjouissais de me bloquer un moment pour attaquer le pilote. Puis, plus rien. Mais rien de rien. Pendant des mois. Quand enfin M6 m'a prise par la peau du... cou pour m'y mettre, effectivement, le pilote, et les épisodes suivants, m'ont plu. Mais absentez-vous un vendredi soir, et tout bascule. Je n'ai pas cherché à rattraper mon retard (j'ai du mal à cagouler quelque chose que j'ai commencé à suivre à la télé, j'avoue), et je ne pense pas m'y remettre. Désormais tous mes espoirs sont dans le DVD...
- Dexter : de pire en pire, ces exemples. C'en est déprimant. J'étais super enthousiaste sur Dexter au début. Encore une rencontre donc ce blog a été témoin. Et puis plus rien. Pour une raison des plus mauvaises (hélas), j'avais arrêté. Mais, aha ! Je me suis procurée le DVD en import belge, et j'étais repartie de plus belle. Patatras, voilà que se déclare mon aversion pour les coffrets qu'on finit sans avoir une autre saison à dévorer, et j'ai arrêté, à quelques mètres de la ligne d'arrivée de la saison 1. Au début ça m'agaçait. J'en parlais. Aujourd'hui plus du tout. La saison 2 ? Oui, oh, un jour, ça viendra forcément.

Telephanarchy

Ce ne sont que trois des nombreux exemples d'abandons malheureux que j'ai expérimentés ces trois ou peut-être quatre dernières saisons. Il y a évidemment une constellation de raisons à cela : ma passion pour les pilotes, mon envie de découvertes incessantes, mes fringales ponctuelles (deux saisons de The Tudors ici, une intégrale de Reba par-là...), ma tendresse envers les séries plus vieilles que moi (faut vraiment que je me bloque un moment pour vous parler de That Girl), et évidemment, mon engagement chaque fois plus intense sur la voie du dorama asiatique (parce que si vous croyez que je ne regarde que ce dont je vous parle ici...!).
Mais il y a aussi des raisons plus étranges. Dés qu'un petit quelque chose dse passe (ne pas être le vendredi devant la télé, ne pas avoir le DVD, cagouler l'épisode avec 48h de retard sur sa publication), l'envie s'est envolée.

C'est assez effrayant. Et le post de My Tele is Rich a réveillé ces inquiétude. Je n'ai, au fond, rien contre ces séries. Vraiment rien. Mais c'est comme si leur heure était passée. C'est en fait le plus triste de l'histoire : je les aime bien, mais elles ne me manquent pas. Il y a vraiment quelque chose de pourri au royaume de la téléphagie...

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9 octobre 2009

Dépit amoureux

Séries, je vous aime. Voilà, c'est dit. Je vous aime toutes, et chacune séparément. Bon d'accord peut-être pas toutes, mais je vous aime. Sauf que l'amour est une chose bien compliquée. Ce n'est pas toujours facile d'aimer.

Et en cette rentrée, chères et belles séries, mes sentiments pour vous sont mis à rude épreuve... Suite à une déception sentimentale, je pressentais vaguement que les choses ne seraient pas faciles en cet automne, mais je ne pensais pas que ce serait à ce point ! Car le problème, c'est qu'il n'y a pas grand'chose pour faire battre mon cœur. Il n'y a pas de coup de foudre. Je crois beaucoup au coup de foudre téléphagique, pourtant ; c'est un évènement magique qui, lorsqu'il s'est produit, m'a apporté beaucoup de bonheur par le passé.

Mais voilà : la chair est triste, hélas ! et j'ai vu tous les pilotes. Si j'ai entrepris de faire un bout de chemin avec The Good Wife, ou Flash Forward, c'est essentiellement par dépit amoureux.

Je me demande d'ailleurs si je suis bien la seule. Je soupçonne que les audiences de The Good Wife (à l'instar, l'an passé, de celles de The Mentalist, dont la stratégie rodée et proprette est assez proche) soient essentiellement dues à un report d'intérêt. Je suis avec toi par défaut. S'il y avait mieux je serais ailleurs, mais il n'y a pas mieux. Je pourrais trouver pire, franchement... mais le coeur n'y est pas.

Le téléphage a beaucoup d'amour à donner. Parfois, il ne sait juste pas à qui s'offrir... Alors il se présente devant une série qu'on ne peut, décemment, pas qualifier de mauvaise, il lui offre un bouquet de fleurs sans conviction, et la sort pendant quelques semaines, sans flamme. Il garde à l'esprit que si jamais se présente un coup de coeur soudain, il partira sans crier gare. Une histoire triste dont personne ne ressort grandi...

"Sympathique", "efficace", "divertissante"... autant de qualificatifs qui, ne nous y trompons pas, ne veulent pas dire "je t'aime". Et pourquoi pas "gentille" aussi ? Qualifier une série qu'on regarde de la sorte, c'est pire que de ne lui accorder aucun regard. Mais que serait un téléphage découvrant qu'il n'a plus de série à aimer avec passion ? Une âme en peine ? Une télécommande solitaire ? Un nostalgique bloqué ? Un passéiste déçu ?

Alors, voilà, pour le moment, je me contente de dire : "je t'aime bien". Pour le moment. Mais sache qu'à tout instant, je me réserve le droit de te plaquer et de m'enfuir loin avec la prochaine série qui saura ravir mon coeur. C'est la dure loi de la téléphagie. Le téléphage ne sait pas rester seul. Il aurait peut-être dû mieux guérir de la rupture avec son ex, aussi...?

En attendant mieux, donc, je flirte avec The Good Wife et Flash Forward. Fort heureusement, l'amour est aveugle, je ferai donc mine, encore pour quelques semaines, de ne pas voir que nous ne sommes pas faits l'un pour l'autre...

4 octobre 2009

I knew it !

J'avais quelques appréhensions quant à Flash Forward. De toutes les séries que je n'attendais pas spécialement en cette rentrée, c'était certainement celle que j'attendais le plus, en fait.
Et soyons honnêtes, la raison principale était la suivante :

Idhitit
I'd hit it...

La raison n'est pas aussi crapuleuse que la capture le laisse penser, c'est le regard de Joseph Fiennes qui m'avait conquise à l'époque de Pretty Handsome. Mais la conclusion était la même et me voilà, un dimanche midi, une fourchette dans une main, un couteau à steak dans l'autre, prête à déguster du Joseph Fiennes. Un peu tremblante, parce que j'espère que la cuisson est à mon goût.

Fidèle à mon habitude, je n'ai pas lu (pour le moment) les reviews d'autres téléphages sur la série. Mais je suis prête à parier que tout le monde a déjà largement commenté la paternité évidente, dés les premières images, avec Lost. L'atmosphère post-apocalyptique, les cris de douleurs, le héros qui court parmi les décombres et tente d'aider son prochain... sans parler du flashback, devenu un incontournable du genre (quand on a une intro un peu convenue, rien de tel que de s'amuser avec la chronologie de l'épisode, ça fait cache-misère). Et arrivée là, je pense que j'en avais un peu lourd sur l'estomac tant la redite était frappante. D'un autre côté, je t'échange Joseph Fiennes contre Matthew Fox anytime. Mais ça faisait un peu léger dans la colonne des bons côtés.

Mais petit-à-petit, le pilote se détend un peu. Oh, c'est sûr que Joseph au ralenti dans les rues de L.A., ça m'a plus que fait tiquer, mais vous me connaissez, j'ai rapidement surmonté ce type d'inconvénients quand j'ai vu la désolation un peu partout en ville... j'étais encore bloquée sur la comparaison avec Lost, mais c'était pas grave. Je n'arrêtais pas de me répéter : "attention lady, c'est comme ça que ça a commencé avec Lost, et tu as vu comment ça a fini, ne t'emballe pas !". Mais bien que sachant que Lost m'a fait effet une dizaine d'épisodes, grand max, je ne pouvais m'empêcher de trouver tout ça de bonne augure.

Et puis, de temps à autres, il y avait une scène un peu plus fine que les autres, notamment autour du médecin suicidaire Bryce, dont le flash forward est traité très différemment des autres. Tandis que pour Mark ou Olivia, le flash forward est une source d'angoisse, avec des images brouillées, rapides, faites de scènes qui se mélangent sans raison, pour Bryce, on ne connait pas le flash forward mais on a au contraire une vue calme, lente, contemplative, de son regard nouveau sur le monde après s'être réveillé. D'une façon générale j'aime la façon dont est traité le personnage de Bryce. Il y a quelque chose de quasiment poétique dans cette direction que la série n'a pas totalement snobé, et il m'a semblé que ce genre de détails donnaient une profondeur, certes réduite, mais tout de même résolument existante, à la série. Il ne s'agit pas juste de faire du mystère, pas complètement, on aborde aussi quelque chose d'un tout petit peu moins cartésien que la recherche de la vérité sur l'avenir ou sur ce qui a causé ce flash forward, et c'était très appréciable.

agift
A gift

Sans éviter quelques clichés par ailleurs, mais avec une volonté nette de bien faire son boulot, Flash Forward oscille ainsi entre action, émotion un peu facile, mystère, et une pointe de mysticisme, qu'on retrouve dans l'esthétique recherchée de la série. On peut trouver qu'à un moment il faut lâcher l'outil "lens flare", mais ça reste quand même du beau boulot, avec un travail sur les lumières et les couleurs qui dépasse le cadre de ce que beaucoup de séries de ce genre offrent déjà. J'ajoute qu'une ou deux fois, je me suis dit que la musique aussi avait son charme, ce qui de la part de quelqu'un qui ne prête qu'assez peu attention aux musiques de background, est une sorte de compliment ultime, si vous voulez.

Il ressort de ce pilote une impression de compétence. Ceux qui sont derrière ce projet, à toutes les étapes, maîtrisent clairement l'intégralité des outils techniques, ils connaissent aussi les rouages de l'industrie, et concrètement ils me semblent avoir trouvé, au regard de ce seul pilote en tous cas, un bon compromis entre les impératifs pour une série de network, et les ingrédients pour en faire quelque chose d'un peu plus grand que le frisson du jeudi soir.

Donc vous vous doutez bien que je vais m'attaquer au second épisode sans plus trainer. Je n'ai peut-être pas encore eu de pilote coup de cœur en cette rentrée, mais Flash Forward est ce qui s'en rapproche le plus, même si à l'instar de Lost je devais plier bagages dans quelques semaines.
Et puis, il y aura toujours Joseph Fiennes...

Idhitit
I'd hit it...

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Flash Forward de SeriesLive.

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