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ladytelephagy
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action!
18 août 2008

Silence... Moteur...

Parce qu'en ce moment ma vie est pleine de bouleversements (tenez, par exemple maintenant je regarde mes séries sur un écran LCD !), je me suis lancée dans des fouilles archéologiques, il y a quelques jours, et je suis retombée sur mon cahier vert.
Ah, je ne vous ai pas encore parlé de mon cahier vert, et pourtant cette brave bête me suit depuis 2001, et c'est mon petit trésor à moi.
Mon cahier vert, je l'ai commencé quelque part pendant le premier semestre 2001, et de déménagement en déménagement, il m'a accompagnée, m'a fait rire, m'a un peu émue aussi, et puis très souvent, il m'a donné envie de revoir de bons vieux épisodes que j'avais un peu laissés de côté, ce qui, vous êtes d'accord, est plutôt bête lorsqu'on a une copieuse téléphage-o-thèque comme la mienne qui ne demande qu'à être vue, revue, et rerevue. Et rererevue.
Je crois qu'il n'y a pas une personne de mon entourage, parmi les non-téléphages, qui n'ait pas eu droit à mon cahier vert lors d'une conversation. Quand je sors mon cahier vert, c'est que la contagion a déjà commencé, mais vous ne le savez pas encore ; ça fait longtemps d'ailleurs, que j'ai pas eu à contaminer quelqu'un... c'en est presque triste de m'entourer de toujours plus de téléphages.

Bref, mon cahier vert, c'est mon cahier à citations de séries télé.
Il y a des citations courtes. Celles-là, permettez que je les garde dans ma manche, si ça ne vous fait rien, je pense que nombre d'entre elles trouveront leur utilité... quelque part. Nan, j'ai pas envie d'en dire plus pour le moment !
Et puis il y a les citations longues... et il faut bien le dire, en ce qui me concerne, il en va dans les citations de séries télé comme du sexe : plus c'est long plus c'est bon (c'est vrai des éclairs au chocolat, également).

Bon, tous les téléphages en ont un, donc je ne vous fais pas un dessin.
...
Hein ?! Vous n'en avez pas ? Mes pauvres amis, je ne sais plus que faire de vous. Je veux bien essayer de vous éduquer mais on part de loin, quand même.
Bon, ça tombe bien, aujourd'hui j'ai décidé de vous inculquer les mauvaises manières à propos d'une série qui me tient à cœur depuis un peu moins de 10 ans maintenant. Pour tout dire, je n'aurais jamais osé rêver qu'elle pourrait sortir un jour en DVD, ni en France ni ailleurs, et pourtant c'est bel et bien le cas.

Donc comme vous m'êtes sympathiques, que j'ai passé deux bonnes heures à rigoler nostalgiquement dans mon coin (en attendant le mec des urgences vétérinaires... mais je sens que ça vous intéresse pas, hein) et que j'aime bien partager (si mes diverses activités sur le net ne l'avaient pas encore démontré), j'ai décidé de choisir UNE citation de cette série, et de vous l'offrir pour le plaisir des yeux.
Mais rien qu'une, parce que je sais pas si vous en avez mérité plus. Avec la participation déclinante à la Pitchenette, laquelle ne passera pas le cap de la rentrée comme c'est parti, je ne suis pas vraiment convaincue de votre enthousiasme... Hm ? Vous me suivez ?

La citation que j'ai choisie est idéale, parce qu'elle peut se prendre tout-à-fait hors contexte, mais qu'elle donne envie de s'intéresser à la série quand même. Enfin c'est mon opinion biaisée mais elle n'est pas moins valable qu'une autre, après tout.

Et puis ça me donne, ENFIN, l'occasion de parler d'une série que je cherche à aborder depuis plusieurs semaines (en l'espace d'environ deux mois, je me suis tapé l'unique saison deux fois...), et que, comme je n'arrivais pas à venir à bout du DVD (qui a un petit bug) pour vous offrir l'épisode en section La preuve par trois (et pourtant mes collègues de Teruki Paradise qui m'ont aidée sur l'aspect technique des choses m'en sont témoins, j'ai vraiment essayé), je vais quand même pouvoir partager ma séquence préférée de toute la série... j'ai nommée : Action!.

Nan parce que, Action!, comment vous dire ? C'est un peu la série que si tu lui dis de faire un truc, elle va forcément le prendre par le bout auquel tu ne pensais pas (un peu comme le génie dans l'épisode Je souhaite de X-Files).
Exemple : tu lui dis qu'il faut que ça se passe à Hollywood, alors du coup, la série se lance dans un portrait au vitriol de l'industrie du film. Tu lui dis qu'un des personnages principaux doit être une pute, alors du coup ça devient le personnage le plus intelligent de la série. Tu lui dis de rester légère, alors du coup ça frise la satire politique par moments...
Une seule constante rassurante : l'humour trash.
Parce que le bon goût, on laisse ça aux autres, vous comprenez ? Non monsieur, nous ne mangeons pas de ce pain-là !

Donc avec des persos ni aimables ni détestables, des intrigues à la mords-moi-le-nœud, des répliques au hachoir et une bonne louche de mauvais esprit par-dessus, je ne peux qu'être fan, forcément.
Oh, et ai-je mentionné Jay Mohr ? (qui depuis, et c'est l'un des drames de ma vie, s'est commis à se marier avec ça ; les sacs en papier sont sous vos sièges... et comme si Ghost Whisperer n'était pas une série suffisamment navrante où aller compromettre son don, il a fallu qu'il y ramène son épouse pour que le musée de horreurs soit à son comble... mais passons vite sur cette page sombre, une de plus, de l'histoire de la télévision)
Sans Jay Mohr, ce serait déjà drôle, mais avec Jay Mohr et son sourire de requin, la série vaut cent sous de plus. Je crois que peu d'acteurs parviennent à dégager la même dose équilibrée d'antipathique sympathie. Et cela en sachant parfaitement se montrer d'un cynisme ravageur, tout en ayant l'air tellement pitoyable qu'on n'a qu'une envie, c'est entretenir une relation d'amour-haine avec ce type. Si je devais le rencontrer un jour dans la rue, je ne sais pas encore si je commencerais par me pendre à son cou ou par le gifler. Espérons que si un jour ça arrive, je serai suffisamment habile pour faire les deux à la fois, et résoudre ainsi mon dilemme !

Ah, je pourrais aussi mentionner les seconds couteaux, les guests, et tout et tout, mais franchement non, je suis de ceux qui trouvent que ça fait partie des petits plaisirs de la vie que de reconnaître tel acteur (avec des cheveux !) ou telle actrice (avec trois répliques !).
Mais comme personne d'autre ne vous le dira, et que vu votre cas, vous ne le verrez pas vous-même, je vais quand même vous confier qu'on y retrouve Jack Plotnick, dans un rôle assez proche de celui qu'il tenait dans Rude Awakening... en pire, évidemment, puisque tout est pire dans Action!.

Le dialogue que je vais vous livrer, évidemment, ne s'apprécie pleinement que devant la série.
On sait tous ici que sans l'intonation, le jeu des acteurs, et bien-sûr les compétences techniques du staff de la série (cadrage, éclairage, montage, photographiage... plein de mots en -age, quoi), on n'a que la moitié de l'intérêt d'un dialogue... mais comme ce fichu DVD ne me permet pas de vous offrir l'épisode en vrai, hein, faudra faire avec ce que je peux vous donner.
Bon, dernier point de détail, en 2001, j'avais pris le dialogue directement à partir des sous-titres de la VO sous-titrée, mais j'ai pas le courage d'aller vous rechercher les dialogues en VO pour essayer de voir si je peux faire une traduction plus meilleure... pas pousser non plus.

[Intérieur jour. Le producteur Peter Dragon, ainsi que ses deux assistants Wendy et Stuart, sont convoqués par une commission du Sénat pour s'expliquer quant à la teneur des films des productions Dragon, devant un parterre de journalistes.]
Peter Dragon (finissant son témoignage) : Je dirai pour conclure, Monsieur le Sénateur, qu'en montrant la violence brute, Hollywood espère promouvoir la tolérance. On peut ne pas aimer mes films, mais leur droit d'exister fait la grandeur de cette nation.
Le Sénateur : Beau ramassis d'âneries, Monsieur Dragon. Vous osez, dans un costume à 3000$, affirmer devant ce comité que la violence n'y est pas excessive ?
Dragon : Mes films ne font que refléter la culture dominante... Je n'incite pas à la violence, je ne fais que décrire la réalité quotidienne de ce pays.
Le Sénateur : Oh, vraiment ? Dans votre film intitulé "Mère de sang", vous présentez l'histoire d'une jeune femme qui couche avec ses domestiques, avant de les assassiner et de les dévorer ! Est-ce le genre de choses que les Américains vivent à longueur de journée ?
Dragon : Chez mon ex-femme, oui... Héhé !
Le Sénateur : . . .
Dragon : Un peu d'humour ! Les journalistes se marr- ah non, pardon.
Le Sénateur : Vous ne devriez pas prendre ça à la légère ! Votre industrie toute entière est également accusée de discrimination raciale.
Dragon : Hollywood est très sensible à ce problème. Stuart ! [Stuart lui tend un document en tremblant] Relax ! ...Ecoutez-moi ces chiffres : en 1987, Monsieur le Sénateur, 95% des tueurs maniaques à l'écran étaient des hommes blancs, et déjà l'an dernier, 50% de ces mêmes tueurs étaient des Noirs, des femmes ou des Porto-Ricains. C'est un progrès dont je me réjouis !
Le Sénateur : Vous êtes papa d'une petite fille, non ?
Dragon : Ça n'a rien à voir.
Le Sénateur : Elle s'appelle Georgia. Elle a 10 ans, je crois...?
Dragon (entre ses dents) : Ne faites pas ça.
Le Sénateur : A-t-elle vu votre film intitulé "S.O.S. Paras" ?
Dragon : Il est interdit aux enfants !
Le Sénateur : Il contient 357 actes violents, 175 mots grossiers et 4 scènes d'amour entre lesbiennes. Est-elle fière de son papa ?
Wendy (à l'oreille de Dragon) : On ferait mieux de partir...
Le Sénateur : Comment pouvez-vous la regarder en face ?!
Dragon : Je m'arrange. Je ne subventionne pas la culture du tabac au détriment du Fonds contre la Faim. Je ne suis pas pro-armes. Toutes les miennes sont fausses, Sénateur ! Je ne défends pas le pétrole koweïtien tout en ignorant le génocide en Afrique dont se foutent les groupes pétroliers qui me financent. Les voilà vos productions ! A vous tous !
Le Sénateur : Vous frisez dangereusement l'outrage !
Dragon : Moi, je suis outragé par vous, vieilles putes hypocrites ! Moi, je contente le public !
Le Sénateur : Et que croyez-vous qu'il veuille, exactement ?!
Dragon : Je vais vous dire ce qu'il veut. Il veut des poursuites, des carambolages, des nichons et des latinos sexys. Des cow-boys virils et muets, des flics qui contournent la loi, des happy ends, des extraterrestres zigouillés, sauf s'ils sont mignons, des héros qui gagnent, des méchants pulvérisés dans une explosion, et surtout, Sénateur, ils veulent aller au cinéma pendant une heure et demie pour oublier le bordel que vous foutez.

Laissez-moi prendre un instant pour terminer de jouir, voulez-vous ? La première fois que j'ai vu cette scène, j'ai eu un orgasme téléphagique.
Les cinquante fois suivantes, aussi.

Donc maintenant, la seule chose que je peux ajouter, c'est : Action!, l'unique saison en DVD, 20€ bien dépensés, dans toutes les bonnes crèmeries.

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Action! de SeriesLive.   

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11 août 2008

Newly Edition

J'ai passé tout un week end avec Sam...
Pas Samantha Jones...
Pas Samantha Micelli...!
Pas Samantha Oups !!!
Ohlala, mais vous n'y êtes pas du tout ! J'ai passé le week end avec Samantha Newly ! De Samantha Who?, si vous préférez. J'avais déjà tout englouti quelques mois plus tôt (je sais plus si on a abordé ce sujet ? rafraîchissez-moi la mémoire...), et puis là ça m'a repris, et c'est toujours aussi drôle. Oui, même si les histoires avec Todd sont un peu irritantes (virez-moi ce clown !), c'est drôle.

Et pourquoi c'est drôle ? Parce que nom d'un chien, Christina Appelgate est la comédienne par excellence pour ce genre de rôles, avec des dizaines de mimiques, d'expressions, un regard captivant, une diction parfaite, et surtout un excellent sens du rythme, bref tout ce qui fait que ce qui est écrit pour être drôle l'est vraiment.
Vraiment, au point que... j'habite au 5e étage, vous voyez ? Bah le gardien qui bosse au rez-de-chaussée me dit qu'il m'a entendu rire ce week end.
Drôle comme ça.

En général, je suis plutôt bonne cliente avec ce genre de séries, c'est vrai. Je suis moyennement adepte des sitcoms en plateau (disons que je souris sur le moment mais que je reste très rarement en adoration devant... Une Nounou d'Enfer étant bien évidemment l'exception qui confirme la règle), mais je suis une adoratrice des séries comiques en single camera. Mettez-moi devant un Malcolm vu dix fois, et je ris quand même. Je ne sais pas résister. Physiquement, je ne peux pas. Un épisode d'Action! est au programme ? Je suis acquise à la cause. Je revois le pilote de Manhattan, AZ et je suis pliée en deux. C'est comme ça.

Du coup maintenant, j'ai encore plus envie d'être à la rentrée. Enfin, en octobre (que le temps va être long d'ici là)...
Je ne sais pas trop comment on peut tenir plusieurs saisons avec une amnésie (après tout, plus le temps passe plus il y a de nouveaux souvenirs, on ne peut pas passer 3 ou 4 saisons à déterrer de vieilles histoires), mais pour le moment ça fonctionne bien, ça fonctionne même très bien.
Et puis il reste encore quelques flous qu'il serait bon d'éclaircir. Par exemple, c'est peut-être moi hein, mais je n'ai toujours pas compris ce qui a fait que Samantha n'a plus adressé la parole à ses parents pendant deux ans (enfin, si, quand on voit la mère qu'elle a, ça se conçoit : mais quel a été l'évènement déclencheur ?).

Enfin bref, si en ce mois d'août vous manquez de raisons de vous marrer (par exemple parce qu'il pleut quasiment un jour sur deux, ou que vous êtes un juilletiste, ou encore parce que vous avez reçu la liste des fournitures scolaires pour la rentrée, ou que sais-je), allez-y de ma part, un bon Samantha Who? vaut un bon bifteck, et ça, sans le choléstérol.
Quoique, à force de les voir manger dans chaque épisode, j'ai pris dix kilos rien que samedi, moi...

Et pour ceux qui manquent désespérément de culture : la fiche Samantha Who? de SeriesLive.

8 août 2008

Rediffusion

C'est l'été, et donc c'est aussi la période des rediffusions. Comme à chaque fois qu'il y a des vacances, et donc qu'il y a du temps qu'on pourrait passer devant la télé, la moitié des programmes font pitié. Ça doit répondre à une certaine logique, mais laquelle ?
Estime-t-on qu'on est trop occupés à bronzer pour regarder la télé ?
Estime-t-on qu'en été, on a moins besoin de décompresser devant la télé ?

Enfin bref, toujours est-il qu'étrangement, je suis d'instinct plongée moi aussi dans une période de rediffs. Mes rediffs.
C'est ce qui explique certainement qu'il y a pas si longtemps, je regardais Les Routes du Paradis ou Notre Belle Famille de mon plein gré. DE MON PLEIN GRE !!!
C'est ce qui explique mon attirance pour le coffret DVD d'Action!, que je vais finir par connaître sur le bout des doigts.
C'est ce qui explique aussi que, moitié pour tester mon aptitude à regarder une série sur la guerre, moitié par plaisir, j'ai revu le pilote de Band of Brothers.
C'est ce qui explique que je me suis enfilé toute la seconde saison de NERDZ... alors que je l'ai déjà regardée intégralement il y a deux ou trois semaines !
C'est ce qui explique que mes projets téléphagiques pour ce weekend incluent une rétrospective Samantha Who? (je veux être au top pour la rentrée ; la semaine prochaine ce devrait être Pushing Daisies).

Et vous, vous rediffusez quoi ?

C'est quand même fou, non ? On a des séries qui nous prennent déjà quelque chose comme 18h de notre temps (j'exagère pas, c'est ce que j'ai calculé pour une saison de 24 épisodes de 45 mn ; une seule série, vous vous rendez compte ? combien vous suivez de séries chaque saison, hm ?) et on trouve le moyen de quand même regarder des rediffs, ou d'acheter des DVD, ou de ressortir des perles de notre telephage-o-theque !!! Alors que, franchement, de vous à moi, vous êtes sûrs qu'on n'aurait pas mieux à faire ? Je sais pas moi, des trucs comme... regarder des séries qu'on ne connaît pas encore (qui a dit "éteindre la télé et sortir ?", mais quel genre de téléphage de basse fosse êtes-vous ?)...

C'est vrai que les rediffs, ça a parfois du bon. On redécouvre une série qu'on n'avait plus vue depuis un bail, on aperçoit des détails et subtilités qui nous avaient échappé les premières fois, on prend du recul sur ce qu'on voit, on réalisé que nos goûts ont évolué... et ainsi de suite.

Mais admettez tout de même qu'il faut qu'il y ait quelque chose de déviant chez nous pour qu'on regarde, encore et encore, des épisodes qu'on connaît déjà... Déviant, certes, mais qui peut lutter contre la joie de voir sa série préférée sortir en DVD ? En tous cas, pas moi...

D'ailleurs, message personnel : à quand la 3e saison d'Une Nounou d'Enfer ?! D'accord, j'ai tous les épisodes en VHS (certains même, deux fois... ahem), je connais tous les épisodes par coeur... mais merde ! N'y a-t-il plus d'éditeur DVD prêt à profiter de ma téléphagique faiblesse ? Il pue, mon argent ? Après faudra pas venir se plaindre que les gens cagoulent, hein...

30 mai 2008

Des inconvénients de n'avoir pas cédé à la facilité

Car voilà bien le problème.
Le concept de ce blog, ça a toujours été de ne pas faire de reviews. Je dirais bien que je n'ai aucun talent pour les reviews si je pouvais dire que j'ai essayé d'en faire par le passé, mais ce n'est pas le cas. Simplement ça n'est pas mon truc, voilà.

Du coup, comment fonctionne ce blog (quand il fonctionne diront les mauvaises langues, et elles auront relativement raison), depuis son ouverture ? J'y parle très rarement deux fois de la même série.

Quand mes confrères (et ça n'ôte rien à leur mérite) choisissent quelques séries qu'ils suivront une saison durant, et vous racontent leur expérience épisode après épisode, ils ont un contenu tout trouvé pour les posts, de sorte que, s'ils ne publient pas récemment, on leur en veut un peu puisqu'en dehors d'une grève tous les 20 ans, ils n'ont que peu d'excuses.
Mais quant à moi (et ça n'ajoute rien à mon rachitique mérite), j'ai choisi de ne pas vous raconter UN épisode, et surtout pas ceux qui suivent, mais bien de vous parler d'une série. Ou de plusieurs en même temps. Ou de ma façon de vivre ma téléphagie. Et du coup, il arrive cycliquement, comme là, cette semaine (puisque j'ai promis un post par semaine. Minimum.), du fait de raisons plus ou moins bonnes (c'est facile de se décharger sur un boulot très prenant, mais j'ai quand même 15 heures de transports en commun par semaine, où je pourrais m'atteler à la tâche, et ça s'est déjà produit, de vous concocter un post à peu près digne), eh bien je n'ai regardé aucune série. Rien. Pas l'ombre d'une.
Cette semaine, mon écran de télé est resté aussi vide qu'un épisode de Bones, dont j'ai l'immense vacuité sous les yeux en cet instant même où je vous parle. Mais on a déjà abordé le sujet...

Je ne dirais pas que je n'ai pas pensé à vous, au contraire.
En fait j'avais même une piste d'un post pour la catégorie "Série de valeurs", une fois n'est pas coutume. il était vaguement question des genres de séries, enfin, bon, j'avais l'impression de tenir quelque chose... mais je me suis endormie, réveillée trois villes trop loin, et j'ai un peu laissé échapper le filon. Je suis sincèrement désolée.
J'avais aussi envie de vous faire un post sur le déplorable Mop Girl, découvert quasi-simultanément avec Hokaben et Last Friends dont je vous ai parlé précédemment (et un peu plus précédemment encore). Mais justement, j'aurais dû écrire tout de suite mon post, parce que du coup je n'ai plus les idées très fraîches, embrouillée que je suis par de vilaines contingences imposées par mon tortionnaire de patron.
Ah et puis, il y a aussi ce post sur le coffret DVD d'Action que j'ai commencé et qui me semble plus compliqué à finir dignement que prévu. C'est que la dignité, dans Action, faut bien la chercher, quand même...

Bon, bref, je suis pitoyable et je ne mérite que vos sifflets.
Evidemment, tout serait plus facile, tellement plus facile, si je me contentais de vous parler uniquement de ce dont je vous ai déjà parlé. Bah oui, si j'ai su le faire une fois, les chances sont immenses que ce soit très facile de recommencer. Qui veut un post sur Rude Awakening ? Oh, je peux en distribuer quasiment à volonté, pas de problème. Vous voulez un résumé de mon expérience OZée d'il y a deux semaines ? Un petit compte-rendu, épisode par épisode ? Hein, dites ? Simplissime, ça, en plus yen a que huit dans la saison que j'ai achetée.
Oh, ou alors, je peux aussi vous faire un truc avec plein de captures, vous savez, je prends 200 captures, et je divise par 10 pour décider du nombre de mots que j'écris en-dessous. Genre "trop mignon" ou "je le voyais carrément venir", vous voyez ? Ca serait facile ! Je peux, si vous voulez ! Surtout si par exemple je prenais pour cible une série un peu simplette.

Mais je ne serais pas très satisfaite, et je pense que vous non plus.

Bon, vous savez quoi ? On va faire un deal, vous et moi. On dit que le post du vendredi, cette semaine... bah je vais le faire la semaine prochaine. Juste une fois.

Comme ça, vous ne serez pas obligés de vous contenter d'un post débile aussi débile qu'un épisode avec plein de flashbacks.

18 juin 2007

Rude Rendormissement

On va être clairs : Rude Awakening est sans conteste l'une des séries figurant dans mon Top10 perso (au fil des posts vous allez finir par être capables le reconstituer tous seuls, ce top, d'ailleurs !). Toutes catégories confondues. C'est dire si je suis prête à bien des choses pour la (re)découvrir. J'ai toujours vu qu'un seul épisode de la saison 1, chose qui ne manque pas de m'irriter beaucoup, et de surcroît, c'est quand même la seule série dudit Top10 perso dont je n'ai JAMAIS vu le pilote. Un peu la honte, surtout lorsque comme moi on a des tendances pilotovores.

Les choses n'ont que peu de chances de s'arranger, évidemment. Déjà, pour le coffret DVD, faut pas rêver. Mais j'en avais fait mon deuil, après tout, ya plein de séries qui ne sont pas sorties en DVD ou ont mis près d'une décennie à le faire, et qui sont rediffusées, nonobstant.

La visite à peu près régulière du site officiel de Jimmy, estampillé officieusement "fournisseur officiel de formats courts excellentissimes des années 90", et par qui j'ai eu cette révélation, il y a quelques années maintenant, que Sherilyn Fenn est l'une des plus adorables actrices du petit (et grand ?) écran, abat par contre en plein vol mes maigres espoirs.

Serait-ce du déni ? Rude Awakening n'apparaît même pas dans la liste des séries ayant été diffusées sur la chaîne. J'ai bien eu quelques secondes de délectation en me disant que, peut-être, la série était listée comme étant en cours de diffusion, mais il m'a suffit d'actionner un menu déroulant pour revenir sur Terre. Ainsi donc Rude Awakening est retrounée dans un carton et ne reviendra pas. Le pire c'est que je me suis fait cette réflexion il y a 6 mois, et plusieurs mois avant ça, depuis que le monde est monde et le site de Jimmy ce qu'il est. M'enfin, ça coûtait rien de vérifier. A part d'être terriblement désespérée.

Pourtant cette série, comme tant d'autres, ne dure que 20 irrévérentieuses minutes, 20 petites et malheureuses minutes qui, je suis sûre, pourraient trouver leur place tard dans la nuit, au pire. Certes, j'ai pas Jimmy, mais pour du Rude Awakening, je vous prie de me croire, je suis capable de bien des bassesses pour réussir à faire en sorte que quelqu'un me l'enregistre. Pour cela, encore faut-il que la série soit diffusée, mais c'est apparemment trop demander. Et pourtant, c'est pas si difficile de trouver 20 minutes dans les multi-rediffusions en matinée ou le téléachat ? Je veux pas avoir l'air prétentieuse mais, moi, je vous les trouve les 20 minutes par semaine !

Intéressant de constater que des séries diffusées à peu près à la même époque, soit Manhattan, AZ ou The War Next Door, figurent encore au tableau de chasse de la chaîne, tandis qu'Action!, elle aussi, est passée à la trappe. Il y a sûrement une explication derrière tout cela et une impénétrable logique, genre "on n'a plus les droits photographiques pour mettre ces séries sur notre site" ou bien "SérieClub a kidnappé nos bobines et refuse de les rendre tant qu'on leur aura pas expliqué comment bâtir une grille décente". Oui, quelque chose en moi persiste à croire en la bonne foi de cette chaîne, et je n'ai aucun doute sur le fait que je retournerai vérifier ce qu'il en est sur leur site d'ici quelques mois, lorsqu'à nouveau je tournerai en rond avec mes quelques enregistrements.

Mais, merde, je vais quand même avoir besoin d'un bon verre d'ici là.

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture (si vous voulez qu'on reste en bons termes, fendez-vous d'un clic) : la fiche Rude Awakening de SeriesLive.

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12 mars 2007

Easy to love... hard to kill

Comment faire de moi une véritable fangirl prête à se faire tatouer le nom de son idole à même la peau ? Faites-moi voir un épisode (oh, n'importe lequel, pas de problème) de The War Next Door. Avec l'irrésistible Damian Young... alias Alian Kriegman. Maintenant, encore plus fort : hier, j'en ai regardé deux (on compte ensemble ? Un, deux).

Depuis que j'ai découvert la série sur Jimmy  il y a quelques années (ah, les merveilleux Black Sundays, je leur dois aussi Rude Awakening, et puis c'est aussi pour moi l'époque d'Action! et Manhattan, AZ... Ah, Jimmy, mon tendre amour...), j'en suis folle. Je me rappelle qu'à l'époque je faisais enregistrer la série par ma mère (qui a loupé plusieurs épisodes mais bon, quand on peut pas faire les choses soi-même...) et lorsque je revenais le week end suivant, je m'enfilais les deux épisodes avec délice (me faisant engueuler pour le niveau sonore de mes rires, d'ailleurs).
Mais cette série est une vraie tuerie. Et je pense chacun de mes mots.

De toutes façons, moi, vous savez, dés qu'on a un peu d'humour caustique, je suis preneuse ! Un peu de politiquement incorrect, de bons gags (oui-oui, visuels, ça marche aussi), des personnages hauts en couleurs, des acteurs charismatiques (Damiaaaaaaan) et vogue la galère ! Et avec The War Next Door, j'ai tout ça et même en prime, de la baston à mourir de rire. Tenez, rien qu'un exemple : hier soir, voir Alan attaquer Kennedy avec une plante en pot m'a achevée. Ouais, c'est bien gras, mais c'est bon.

Ce que cette série a en plus, c'est effectivement cette relation Alan/Kennedy. Pour rappel et pour les néophytes (mon Dieu, dites-moi que quand même quelques uns d'entre vous connaissent, au moins de nom ? que je ne désespère pas encore tout-à-fait du genre humain ?) on a quand même un beau héros, Kennedy Smith, agent de la CIA, qui se reconvertit en desperate husband avant la lettre pour s'occuper un peu plus de sa famille, et notamment de sa ravissante femme qui voudrait bien un peu le voir, de temps en temps, si c'est pas trop demander. Hélas dés le pilote, Alan Kriegman, génie du mal (en fait, super génie du mal, il a eu son examen), ne peut supporter l'idée que leurs luttes sont finies. C'est ce qu'il appelle leur "éternelle danse de la mort". Et il est bien résolu à la poursuivre, même si pour cela, il doit mettre un temps de côté sa carrière de super génie du mal, et habiter dans une cossue banlieue de province ! Il s'installe donc dans la maison voisine de celle de Kennedy, avec comme idée derrière la tête (et croyez-moi, il ne l'a pas ailleurs !) de tuer Kennedy Smith. Mais à la fin de chaque épisode, et en dépit des ruses et efforts déployés, c'est toujours Kriegman qui meurt... et qui revient mystérieusement à la vie à l'épisode suivant (le pilote nous le montre, les autres épisodes font l'impasse dessus, du coup si on prend en cours de route on a du mal à comprendre pourquoi cet espèce de toon vivant est encore là).

Tiens, le voilà le bon mot : toon. C'est exactement ça. Lorsqu'ils se battent, Alan et Kennedy utilisent une batterie d'armes assez impressionnante (ce qui inclut les rayons lasers et les petites cuillers... si-si), se prennent des coups pas possibles, et même meurent, mais jamais, au grand jamais, cela ne les empêche de continuer leur éternelle danse de la mort. Je me demande, si la série avait survécu plus d'une saison, si ce sujet aurait été développé ou si on avait simplement gardé ce fait pour acquis ? Cela reste quand même un des ressorts de la série qui lui permet de ne jamais être redondante, tout en nous proposant de multiples rixtes entre Kennedy et Alan, toujours très inventives.

Si le nom d'Alan Kriegman a tendance à revenir régulièrement dans ce post, vous l'aurez compris, c'est parce qu'il porte le show sur ses épaules. En tant que personnage parfait (même si souvent il se trouve en porte-à-faux vis-à-vis de sa femme et lui ment sur l'identité de Kriegman), Kennedy est en effet quelqu'un de très propre sur lui, beau, jeune, fringant, séduisant même... que ce type soit agent secret est un peu un bonus, mais il avait tout pour être élu père de l'année à l'école primaire du coin de toutes façons. Mais Alan, lui, c'est le personnage qui fait tout ! Son esprit malfaisant, son humour incroyablement noir et mesquin, mais aussi son petit coeur (car on apprend vite que danse de la mort ou pas, il ne peut pas vivre sans Kennedy), et le charisme incroyable de Damian Young (relooké à la perfection) font de lui le personnage central de notre affaire. Le reste du monde tourne autour de Kriegman pour lui permettre d'être méchant et drôle... et il adore ça.

Le genre de personnage qu'on ne peut qu'aduler !

Bon bah, comme j'ai regardé hier un épisode qui est à suivre, je vais être obligée de regarder un troisième épisode aujourd'hui, hein, vous êtes d'accord... j'ai pas tellement le choix.

Quelqu'un sait pourquoi aucun éditeur video n'a jamais eu l'idée de sortir une collection avec toutes ces séries super-courtes en DVD ? Ca ne doit pas coûter cher et on n'est même pas obligés de les tirer à de larges exemplaires, il suffirait de faire un peu de pub dans les magazines spécialisés ou pendant une soirée série en prime, ça suffirait. Oh, je suis sûre que, au pire, les éditions Atlas pourraient faire quelque chose pour nous : "cette semaine, retrouvez le pilote de The War Next Door, ainsi que celui de Century City, pour 6,99 euros seulement chez votre marchand de journeaux. Et en cadeau, un coussin avec votre couleur-refuge (existe en vert ou rouge) !". Je ne plaisante pas, ce serait une super idée. Songez que même aux USA, apparemment, cette série n'est pas sortie à la vente ?!
Ya des trésors qu'on laisse perdre, comme ça, et moi, ça me donne des envies de meurtre. Kill Kill Kill !

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche The War Next Door de SeriesLive.

J'offre une petite cuiller à qui arrivera à me dégoter le générique video de la série en plutôt bonne qualité.

20 janvier 2007

Petite liste

Ca ne coûte rien de rêver. Et puis on sait jamais...
Mon anniversaire tombe dans maintenant 5 jours, je serai vieille, je mérite une compensation. Ayez pitié, c'est l'année des Catherinettes.

Donc, j'ai décidé de me faire une petite liste des DVD que je rêve d'avoir... Je sais qu'ils existent ! Mais ptet pas tous dans notre pays. Peu m'importe. De toutes façons pingres comme vous êtes, vous allez sans doute ne rien m'offrir. Je tente quand même :
- A la Maison Blanche : je n'ai toujours pas trouvé le temps ni les moyens de faire main basse sur la saison 6. C'est emmerdant. J'ai aussi la 1e saison en vieilles VHS et elles gagneraient à trouver du repos en étant remplacées par des DVD.
- Action! : cette épatante série d'humour trash, vitriolant Hollywood et nous permettant de mater Jay Mohr (maintenant qu'il est marié à Nikki Cox de Las Vegas, vaut mieux faire une croix dessus et se rabattre sur les DVD) n'a pas son égale... et hélas peu de chances d'atteindre un jour un quelconque créneau d'une chaîne hertzienne. Une seule saison, c'est quand même pas la mort.
- Farscape : j'ai bien la première partie de la première saison (soit un centième de huitième de la série... non attendez, un dixième de la moitié... non c'est pas ça...) mais franchement, je suis bien plus tentée par l'acquisition rapide et la moins coûteuse possible de la série dans sa totalité. Si vous arrivez à faire ça, je vous offre la première partie de la première saison pour votre peine.
- NY Unité Spéciale : de vous à moi, même si la série devient lisse avec l'âge (comme la peau de Mariska Hargitay : hasard ou coincidence ?), ça reste une formidable série ! Ca me fera gagner une place folle sur mes diverses VHS de mauvaise qualité, où en plus je suis loin d'avoir réussi à avoir tous les épisodes. Il me manque même celui où Sherilyn Fenn est une belle-mère incestueuse, imaginez mon désarroi.

Liste non exhaustive.
Bon, si vous n'avez vraiment pas les moyens, vous n'avez qu'à prétendre que je n'ai pas communiqué mon adresse postale sur ce blog, et que tout ce que vous pouvez faire, c'est me montrer une photo de la cover de l'un ou l'autre des coffrets sus-cités. Je vous en voudrais pas. Pas trop...

Sinon en Belgique, la première saison de Oz est sortie cette semaine, aussi. Pour pas cher... J'dis ça... j'dis rien.

17 janvier 2007

Grosse Poisse

Peut-on réellement apprécier l'humour de Grosse Pointe sans :
- savoir que le créateur en est Darren Star
- savoir que ce dernier a travaillé sur Beverly Hills et Melrose Place
- avoir vu un seul épisode de l'une ou l'autre de ces deux séries ?
Bon, le verdict tendrait à être, selon mon homme : "plutôt oui mais sans plus". Avec un sourire qui signifie quelque chose comme : "une fois ça va, j'ai même franchement ri à deux reprises, mais passons à autre chose".

Dommage, car le pilote est sans doute un des meilleurs épisodes de tout le show. Mais quand dans la même semaine (et on n'est que mercredi matin) on a déjà tenté un Rude Awakening, les deux premiers épisodes d'Action!, et deux Firefly, n'est-on pas forcé de revoir à la hausse ses standards en termes d'humour ?
Bah quand même un peu, si.

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Grosse Pointe de SeriesLive.

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