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urgences
12 février 2012

[#Ozmarathon] 4x09, dans l'oeil de la camera

On pourrait penser qu'après 4 saisons, notre Ozmarathon se serait engagé dans une certaine routine, capable de nous plaire (ô combien) mais plus de nous surprendre. C'est bien mal connaître la série, et cet épisode, en adoptant exceptionnellement une forme différente, va nous le prouver.

Ozmarathon_4x09

Des cameras de télévision se sont introduites dans les univers de plusieurs séries par le passé, permettant une certaine mise en abime. L'un des exemples qui à mon sens aura été le plus marquant dans cette catégorie est celui de l'épisode en live d'Urgences, qui présente les caractéristiques de ce type d'initiatives. Il s'agit avant tout de rafraîchir notre regard.
On a intégré depuis longtemps que, bien qu'elle se veuille réaliste, Oz est une série de fiction, sans nul doute possible. La gestion des différentes intrigues (par exemple la façon dont la saison 4 a procédé à une réorientation, mais aussi un resserrement sur un nombre plus restreint d'axes) en est la preuve. Paradoxalement, les journalistes qui débarquent à Oswald dans cet épisode réussissent à rendre la série plus réelle, pourtant. Les interviews avec les personnages centraux, les séquences camera au poing, font partie de la grammaire de ce type d'épisodes, et permettent de créer une impression de réalisme de façon artificielle. Les interviews, comme toujours dans ces cas-là (on le voit bien dans les mockumentaries), sous prétexte d'essayer d'extirper la vérité aux personnages, souligne au contraire leurs hypocrisies, alors qu'on a l'habitude de trouver ces mêmes personnages plutôt francs et clairs d'ordinaire. En définitive, on bascule totalement nos points de repères, ce qui est incroyablement vivifiant quand la routine s'installe avec une série.

C'est aussi là une opportunité incroyable de (re)découvrir l'univers carcéral avec un regard neuf. Dans le champs de la camera, soudain on réalise à quel point les personnages sont vulgaires, violents, dénués de scrupules. On a passé tant de temps à en rire, en pleurer et en frissonner qu'on oublie à quel point les protagonistes sont en réalité des humains effrayants. Bien que la journaliste présente dans la majeure partie de l'épisode prenne le parti d'en rire ou d'ignorer la plupart de ces comportements, on les voit soudainement avec les yeux des futurs spectateurs (imaginaires, donc) du documentaire.

Peu d'intrigues vont être abordées ici, pourtant. Moins encore que dans la première partie de la saison.
Ainsi, l'équipe de télévision s'intéresse en priorité à Beecher et Keller, la journaliste chargée de faire passer les interview préliminaires s'évertuant à essayer de tirer de leur histoire quelque chose de savoureux. Elle ne trouvera rien mais nous rappelle que la ballade de Beecher et Schillinger n'est pas finie, qu'elle ne trouvera probablement jamais de conclusion, et que la série ne veut surtout pas laisser mourir cet angle qui a apporté tant de confrontations incroyable. En résumant les plus importants évènements de cette histoire, l'épisode n'apporte pas grand'chose mais nous replonge, via des dialogues avec chacun des trois protagonistes de cette tragédie en constant développement, qu'on a affaire à des personnages denses, complexes, et qu'aucun n'est plus ni moins sympathique que les autres au bout du compte. L'angle sera pourtant abandonné, probablement parce qu'on est dans une phase creuse de cette triple confrontation, une phase de guerre froide. Ca ne durera pas mais les cameras seront loin d'ici là.

Le plus surprenant au début de l'épisode est probablement de voir le peu de répercussions de la mort d'Adebisi. C'est une affaire entendue : cette seconde partie de la saison 4 débute plusieurs mois après les évènements qui ont provoqué la déchéance d'Adebisi et de Querns, mais que Saïd soit déjà parvenu à la conclusion de son procès est un peu surprenant tout de même et on a clairement manqué ici une étape qui était décisive.
Là encore, l'équipe tentera de creuser l'histoire avant de la lâcher par excès de scrupules... je sais, ça surprend.

Pendant que l'émission se cherche laborieusement un angle sensationnel à adopter, l'intrigue O'Riley, qui était en apparence mineure, monte en puissance. L'épisode est parsemé de petites séquences dans lesquelles Ryan échaffaude lentement mais sûrement un plan de vengeance à l'adresse du journaliste principal et présentateur. Fidèle à lui-même, il va aller saluer sa proie et manipuler un pauvre hère, profitant qu'il n'y a plus de shérif en ville depuis la disparition d'Adebisi. C'en est presque trop facile... sauf que malgré ses efforts, au dernier moment, tout foire. Et c'est Cyril qui en fait les frais, dans une scène qui, pour la première fois depuis le début de l'épisode, remue les tripes. Ryan est enfermé, incapable d'empêcher son frère de faire une connerie, et quand la connerie se produit, il ne peut se porter à son secours. Il avait pourtant essayé de le tenir éloigné de tout ça à chaque étape, et tout a foiré. Les hurlements, la confusion, tout nous rappelle le désespoir et l'impuissance, ce qu'Oz sait si bien, ponctuellement, retranscrire.

Du fait de la narration un peu bousculée et de cette équipe qui vient fouiller Oswald plus profondément que pendant un shakedown, ce lancement de demi-saison nous offre une opportunité unique de nous replonger dans les éléments caractéristique de la série, tout en nous incitant à prendre du recul. Tout ça avec un coryphée plus efficace que jamais, capable de parler de medias sans incriminer la série ou le système télévisuel dans son ensemble, un écueil que peu de séries parviennent à éviter. L'épisode est donc réussi aussi bien de par le fond que la forme, et ce sera un plaisir d'aller au bout de cette 4e saison si elle tient toujours pareille forme.

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6 décembre 2011

Top 5 des génériques à jouer avec les ongles

La fin de l'année arrive et avec elle, ses incontournables classements.
Sur l'air de : "les 5 séries annulées en cette rentrée qu'on regrette au mois de décembre (mais qu'on ne mentionnera plus jamais dés janvier)", "10 séries incontournables (parce que tout le monde en parle mais pas parce qu'elles sont bonnes)", etc... Sans parler du malheureusement inévitable "Top 25 de mes séries préférées de l'année (comportant 80% des séries qui figuraient au top de l'année dernière)".
Dans la même veine, je vous propose aujourd'hui un classement des génériques à jouer avec les ongles. Oui m'sieurs-dames.
A ridicule, ridicule et demi.

Pour tous ceux qui se demandent comment manifester leur impatience tout en revendiquant leur goût pour les séries, le générique à jouer avec les ongles est un classique : il permet non seulement de marteler finement des génériques auprès du péquin moyen, ce qui est une magnifique opportunité de contagion, mais aussi de faire ce que les Français font le mieux, c'est-à-dire râler, ici avec une touche non-négligeable d'aggressivité passive qui vous couve de sa rassurante aile protectrice.
La petite mémé qui met trois plombes à choisir sa baguette à la boulangerie ? Symphonie d'ongles sur la vitre des pâtisseries. Le collègue ou prof qui vous tient la jambe alors qu'il est l'heure de rentrer ? Hymne à la laque L'Oréal sur le bureau. L'odieux connard qui parle hyper fort au téléphone dans le métro bondé ? Concerto en kératine mineure sur la barre métallique. Les possibilités sont infinies et vous avez un luxe d'opportunités dans la vie de tous les jours.

Cependant, il faut se rendre à l'évidence : certains génériques sont particulièrement difficiles à interpréter, même quand on leur porte une grande affection sur un plan téléphagique et qu'on s'y entraine nuit et jour. Essayez de jouer la mélodie du générique d'A la Maison Blanche ou de Twin Peaks, le résultat est méconnaissable. A cela il faut encore ajouter votre niveau de dextérité et les conditions dans lequelles vous vous décidez à pianoter nerveusement...

Alors voici donc le Top 5 des génériques à jouer avec les ongles. Parce que c'était vital, de toute évidence.

game_of_thrones_mea 1

Game of Thrones


Niveau de difficulté : 2
Intérêt téléphagique : 5
Il mène notre classement tout simplement parce que le tapoter une fois, c'est le tapoter toute la journée, d'autant qu'il se prête parfaitement à des manifestations d'impatience. Nul ne saurait se montrer imperméable à son rythme parfait, et l'aspect plus mélodique de ce générique, avec ses cordes enivrantes, parvient à ne pas vraiment manquer. Mais si vraiment vous le souhaitez, il n'est pas impossible d'utiliser un grattement prolongé de l'ongle pour tenter de reproduire toutes les sonorités de ce générique d'excellence.
 
Oz-MEA 2

Oz


Niveau de difficulté : 3
Intérêt téléphagique : 5
Le générique de la série carcérale est basé sur des percussions et c'est ce qui lui vaut d'être si bien classé. Cependant, il demande une véritable pratique et un entrainement soutenu, sans lequel le tapotement d'ongles vire à la cacophonie. L'idéal reste quand même d'avoir deux mains de libres pour interpréter à la fois le rythme de fond, répétitif, et le thème principal. Ou bien d'être particulièrement dextre et de réussir à avoir une coordination index/majeur permettant d'interpréter les deux avec une seule main.
 
PresidioMed-MEA 3

Presidio Med

Niveau de difficulté : 1
Intérêt téléphagique : 2
Un générique d'une interprétation simple, pourvu d'avoir un bon sens du rythme. Les répétitions sont toutefois quasiment inutiles tant le générique de Presidio Med est parfaitement conçu pour les situations stressantes (comme le sont beaucoup de génériques de séries médicales ; par contre, Urgences est d'un niveau de difficulté au moins équivalent à 5 du fait de sa mélodie lente). Le véritable inconvénient du générique de Presidio Med réside en réalité dans sa confidentialité, à laquelle, fort heureusement, les tags de ce blog peuvent vous aider à remédier.
 
Treme-MEA 4

Treme


Niveau de difficulté : 2
Intérêt téléphagique : 3
Extrêmement satisfaisant du point de vue de l'aura téléphagique qu'il confère instantanément, le générique de Treme n'est pourtant pas très difficile à interpréter, notamment sur la fin. Outre son extrême maniabilité, il se montre également parfait dans les situations de frustration intense puisqu'il monde crescendo.
 
six_feet_under 5

Six Feet Under


Niveau de difficulté : 4
Intérêt téléphagique : 5
Car qui n'a pas rêvé un jour d'envoyer ad patres le coupable d'un contretemps ? Six Feet Under se montre une fois de plus digne de sa réputation d'excellence en proposant ici un outil merveilleux pour dire le fond de votre pensée sans le dire, par mesure de sécurité. Il y a toutefois un "mais", et c'est ce qui vaut à ce générique de n'être que 5e de notre classement : l'intro du générique est particulièrement ardue à rendre de façon reconnaissable, et l'ensemble nécessite forcément deux mains pour un rendu optimal, ce que toutes les situations ne permettent pas.

Pensez-vous qu'un autre générique aurait trouvé sa place dans le classement ? Faites-le savoir en commentaire !

26 juin 2011

L'été meurtrier

Il ne fait pas bon être diffusée en été : toute série qui démarre à l'arrivée des beaux jours se voit systématiquement accusée d'être forcément d'une exigence inférieure. Si elle débutait à l'automne, on parlerait de ses qualités et ses défauts, mais puisqu'elle débute en été, alors ce facteur est forcément plus pris en compte que n'importe quel autre. Séries estivales, telle est votre malédiction : une série lancée en été est forcément soupçonnée de l'être parce qu'elle est indigne d'un lancement automnal (et très confortablement on oublie alors de préciser que Mad Men a été lancée par un bel été) ; au Japon, il n'y a pas de saison meilleure qu'une autre par définition, une série est commandée pour ce qu'elle est et pas pour sa date de diffusion ; en Amérique du Nord, si.

Ainsi donc, Combat Hospital démarre avec ce genre de boulet que seuls quelques Emmys font oublier. Si la série n'est pas excellente, elle sera forcément tout juste bonne à être diffusée l'été, il n'y a pas de place pour la demi-mesure.

CombatHospital
Les noms sont immédiatement lancés, avec une certaine nonchalance, souvent feinte, qui consiste à avoir l'air d'être experts. Dans le cas de Combat Hospital, ces noms sont forcément M*A*S*H et China Beach. Je vais être honnête avec vous : même si en général j'aime beaucoup (pas toujours, certes) les séries de guerre, je n'ai jamais voulu tenter M*A*S*H, peut-être à cause de sa réputation, certainement parce que l'angle de l'humour me semble incongru. Quant au pilote de China Beach, je m'y suis frottée quelque part pendant le 2e semestre 2010 et je n'arrive pas à me souvenir avec précision de la totalité, il ne m'en est resté que deux ou trois scènes, même pas forcément épatantes. Telle est mon expertise en comparaison, de pilote à pilote, dans le cas qui nous préoccupe. Je ne sais pas si je suis passée à côté de quelque chose de fondamental avec M*A*S*H, mais China Beach ne m'a, vous le voyez, laissé aucune impression impérissable. Alors je n'attendais pas de miracle de la part de Combat Hospital.

Il ne me semble pas non plus que l'héritage d'Urgences ait été balayé d'un revers de la main. D'autres séries médicales ont bien plus méprisé l'apport de cette série au genre, parmi lesquelles Trauma, Three Rivers ou Miami Medical, bien plus insultantes envers le spectateur que Combat Hospital.

Le rythme est bon, ni trop agité ni trop saccadé, les personnages attirent notre attention (pas tellement l'héroïne, le Dr Gordon, mais les Dr Treng et Marks) sans en rajouter des tartines dans le background sirupeux souvent à l'ordre du jour (le syndrome du background artificiel exposé dés le pilote sera exploré dans un prochain post, d'ailleurs), et pour finir quelques intéressantes problématiques sont effleurées, propres à l'environnement de la série.
Qu'attendre de plus de ce pilote ?

Exactement. Au juste j'aimerais vraiment qu'on me dise ce qu'il y a à attendre de plus de la part du pilote d'une série médicale. Je n'ai à vrai dire jamais vu une série médicale démarrer autrement (à moins de considérer Dr House comme autre chose qu'une série d'enquêtes médicales, et encore) qu'en présentant les particularités du contexte choisi, l'équipe de soignants et des cas médicaux. Le pilote d'Urgences n'a rien fait d'autre.

Mais Combat Hospital a démarré en été. Je soupçonne que ce soit, en fait, la seule raison pour laquelle je n'ai pas lu une seule critique positive à ce jour à son sujet.

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Combat Hospital de SeriesLive.

8 mai 2011

Plus loin que la nuit et le jour

Cet aprem, flânant dans les méandres d'adsltv, j'ai pu voir un épisode (incomplet : je suis arrivée vers le milieu) de Lahazat Harega, la série égyptienne mentionnée récemment sur SeriesLive. Niveau dialogues je n'ai évidemment rien compris, mais niveau production c'était décent. La grosse différence entre Lahazat Harega et Urgences, en gros, c'est le rythme. Et un peu le fait qu'on n'y voit pas de sang (mais je le répète, ce n'était que la deuxième moitié de l'épisode, la patiente du jour était déjà allongée sous perf quand je suis arrivée). Et puis, c'est un peu plus bavard, mais pas au point de tomber dans le soapesque Grey's Anatomy. Nan ça avait l'air pas mal. Je veux pas vous spoiler, mais à la fin, la patiente est morte. Ca s'est fait sans grande démonstration de sang ou de machin mais ça m'a un peu choquée parce que tout d'un coup, vlan, le médecin arrête de réanimer et rabat le drap sur le visage de la patiente juste devant son gamin de 5 ou 6 ans, c'était un peu dur comme scène. Mais j'ai pas vu une goutte de sang.
Bon, c'était le follow-up du jour.

Ah, si, après ça Dubai TV diffusait Deniz Yildizi, un genre de primetime soap turc doublé en arabe, pas franchement génial. C'étaient surtout des histoires d'étudiants à l'université : deux filles qui sortent et qui reviennent malades (l'une est revenue avec un piercing, mais je sais pas si c'est ça qui les avait rendues malades), une autre qui réalise qu'un gars aux beaux yeux bleus craque pour elle mais se laisse draguer par le "méchant"... rien d'affolant, vraiment. J'ai pas été jusqu'au bout de l'épisode en dépit de ma soif de découverte, c'est vous dire.
Enfin bon, je me suis dit que j'allais jamais en faire un post à part entière, alors voilà.

Ce qui me fait penser que, pour l'instant, je commence à dégoter des pistes pour ficher des séries turques, mais point encore de news à l'horizon. Je renouvelle mon appel : si vous connaissez des pistes, faut vraiment pas hésiter à me donner des liens. C'est pas juste pour Séries du Monde, d'ailleurs, c'est aussi parce que je voudrais vraiment en savoir plus.

Pour revenir à notre sujet, voici comme chaque dimanche le récapitulatif de ce qui s'est passé cette semaine dans le monde...

Lundi DonganMinyeo_MEA Ce soir en Corée : jeunesse éternelle
KBS donne le coup d'envoi des nombreuses nouveautés sud-coréennes de ce mois de mai.
Mardi DerletzteBulle_MEA Audiences allemandes : pourquoi Sat.1 renouvelle son lundi soir
La soirée du lundi fait le bonheur de Sat.1, alors pourquoi s'arrêter là ?

AshitanoHikariwoTsukame_MEA Une deuxième saison pour Asu no Hikari wo Tsukame
La série va cependant changer de personnage principal.
Mercredi ChoegouiSarang_MEA Ce soir en Corée : amour et feux de la rampe
Le showbiz et l'amour font-ils bon ménage ?

World En bref : l'actu des télés du monde
Que s'est-il passé sur les petits écrans de la planète ? Comme chaque mercredi, un petit tour d'horizon.
Jeudi BuenAgente_MEA Ce soir en Espagne : le prestige de l'uniforme prend un coup
La chaîne numérique laSexta propose une nouvelle comédie ce soir...

Cellen_MEA SBS TV dit non aux terroristes
Après trois ans de développement, le groupe SBS TV vient de donner son dernier mot sur le sort de Cellen.
Vendredi MarumonoOkite_MEA Audiences japonaises : coup dur
Offrez une semaine de congés aux spectateurs japonais, et c'est la catastrophe.
Samedi ABC1 ABC prépare une série de science-fiction pour enfants
La chaîne publique vient d'obtenir une aide pour le financement de ce projet.

JiMinYoon_1 Deux actrices rejoignent Musa Baek Dong Soo
Qui seront les ravissants minois qui pareront la prochaine série historique de SBS ?
Dimanche AlmostHeroes_MEA Showcase prépare un été sous le signe de l'humour
Les rediffusions en été ? Showcase laisse ça à la concurrence !

Le compteur kilométrique de cette semaine nous indique que nous avons visité la Corée du Sud, bon, classique, le Japon, bon, normal, l'Australie et le Canada, bien, la routine, le Danemark, c'est bien, toujours sympa, et... oh ! Mais qu'est-ce ? L'Allemagne ? Eh bien, demandez, et vous serez servis.

Bon, c'est donc vrai que, encouragée par vos retours ici (et ailleurs), j'ai réussi à trouver des infos en allemand, mais je suis pour l'instant un peu limitée en sources : la plupart des sites allemands sur les séries que je trouve parlent essentiellement des séries américaines (en Allemagne ou non), et/ou d'émissions de divertissement, mais assez peu de séries locales. Par exemple, ce n'est sur aucun de ces sites que j'ai découvert l'existence ce samedi d'une série... dont la 2e saison s'achèvera la semaine prochaine, vous parlez d'une tuile ! Ca s'appelle Flemming et c'est ouvertement inspiré de Lie to Me... Considérez-vous aussi instruits à ce sujet que je le suis. En tous cas pour le moment je tâtonne encore, mais je continue de chercher.

Si vous avez d'autres envies, et si vous avez envie de faire de cette rubrique quelque chose qui vous plait, n'hésitez pas à réagir sur les destinations, la formule des news, etc...
Par exemple, en ce mois de mai, nouveautés obligent, nous verrons de nombreuses news "Ce soir", comme les deux sud-coréennes de cette semaine. Ces news vous plaisent-elles en l'état ? Verriez-vous quelque chose de moins rédigé, de plus illustré, de...? A vous de me dire, l'idée de cette rubrique, c'est de vous donner envie d'être curieux avant tout !

Et je voudrais pas teaser, mais demain, sur SeriesLive... on va parler espagnol.

1 février 2011

[DL] The Practice

Il devait être écrit, quelque part, que j'aurais envie de revoir The Practice en ce moment. Déjà parce que... eh bien, vous verrez. Ensuite, parce que le 3e épisode de Harry's Law (le premier à vraiment m'intéresser ET m'émouvoir) m'a rappelé à quel point je pouvais adorer le colossal Steve Harris. Pun intended.
En revoyant ce générique, tout m'est revenu : la claque que je me suis prise devant M6 il y a des années, en regardant les premiers épisodes avec ma mère et ma sœur. Le méchant crush que j'avais pour Dylan McDermott avant qu'il n'aille se commettre dans Dark Blue. L'immense vertige ressenti devant certains épisodes, depuis restés mes préférés, comme L'Esprit de l'Amérique et Instinct de Survie. Un autre genre de vertige devant le prix de la première saison en DVD...

ThePractice
Note : lien valable 30 jours minimum. Je reuploaderai si le lien est mort, mais seulement si vous postez un commentaire pour me prévenir !

Oui, devant ce générique, c'est tout ça qui me revient. Et plus encore. Car pour moi, le générique de The Practice, c'est aussi un résumé de tout ce qu'il faut ne pas faire avec un générique. Les séries de Kelley ont cet incroyable trait commun d'avoir systématiquement un générique raté. C'est une constante, illustrée notamment par un travers (que j'assimile à un héritage de L.A.Law), qui est de montrer les personnages en train de parler en marchant, de marcher en parlant, d'ouvrir des portes, de passer des portes, de se retourner dans un couloir, bref tout ce qui peut avoir l'air absolument nullissime et pas du tout glamour, les personnages des séries de Kelley le font à qui mieux-mieux dans le générique. Généralement sur une bonne musique (il a pas des goûts de chiottes en musique, le Kelley), mais avec une mise en images laissant largement à désirer. Dans le générique de The Practice, les personnages parlent (surtout s'ils sont des hommes...), mais en plus, la musique est truffée, voire saturée, d'effets sonores qui semblent de prime abord parasites. Tout n'est que bruit d'ambiance avec vaguement une petite mélodie derrière. Ici, il faut encore y ajouter une image sale, une accumulation de plans rapides et pas toujours très clairs d'objets parfois éminemment quelconques...
Tout ce qu'il ne faut pas faire avec un générique... et quand même le réussir. Car ce sont justement ces éléments cumulés, dont on aurait pu jurer qu'ils donneraient un résultat médiocre, qui permettent de parvenir à ce résultat, qui est certainement le meilleur générique d'une série de Kelley. Une perfection faite de dureté et de froideur.

Mon Dieu, vous n'avez pas idée des frissons qui sont les miens alors que je fouille avec animation dans ma telephage-o-thèque pour en ressortir mon précieux coffret qui y a pris la poussière depuis un bon bout de temps. Pas glop : je venais de me remettre à Urgences, et me voilà attirée par une autre série de plusieurs saisons que j'ai envie de rattraper. Glop : ça veut dire que la motivation revient, peu à peu.

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche The Practice de SeriesLive.

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27 janvier 2011

Séquence émotion

Eh non, désolée, toujours pas de changement. Je suis désolée mais parfois on ne trouve pas l'inspiration, vraiment pas, on n'a envie de rien regarder et...
Rien ? Non, pas tout-à-fait rien. Merci à dylanesque pour m'avoir inspirée, car j'ai revu aujourd'hui le pilote d'une "vieille" série... La nostalgie fera-t-elle son effet ? La suite au prochain épisode.

UrgencesNostalgie

13 janvier 2011

Carte du (pas) tendre

OfftheMap

Comme j'ai décidé de vous pourrir tout de suite la vie, il n'y aura pas de suspense : oui, comme on pouvait le craindre, Off the Map est un Grey's Anatomy dans la jungle. Voilà, donc ça c'est fait, on peut plier les gaules et rentrer chacun chez soi. Non ? Faut que je détaille ? Vraiment ? Bon, c'est bien parce que c'est vous.

Tout commence déjà avec le casting : les deux personnages principaux (interprétés par Caroline "Wonderfalls" Dhavernas et Martin Henderson) nous font absolument la totale : les grands yeux clairs candides face à la crinière brune qui boucle parfaitement sur la barbe de trois jours, c'est devenu quasiment une marque de fabrique de la série médicale made in Seattle, et de ce côté-là, on n'est pas dépaysés, ce qui est un comble. Et les œillades que se lancent les deux futurs tourtereaux (ainsi que la présence d'une jolie rouquine aux côtés du mâle médecin émérite) ne font que confirmer que la parenté est non seulement décomplexée mais aussi totalement assumée : "oui, oui, on aurait pu innover et faire semblant de changer deux ou trois trucs, genre l'héroïne aurait été blonde au lieu de brune, mais bon, tant qu'à faire une copie autant y aller carrément". C'est visiblement le processus intellectuel qui a présidé à la plupart des choix dans la série. On retrouve d'ailleurs une Izzie, un Karev (mais pas de George ni de Christina ?) dans cette série franchement peu imaginative.

Et puis, il semble aussi qu'on signe avec Off the Map pour une série qui ne va pas plus se donner la peine que Grey's Anatomy de chercher à nous épater sur le plan médical, mais juste sur le plan du spectaculaire. Là où des classiques médicaux comme St. Elsewhere et Urgences ont su trouver l'équilibre entre "merde, ça pisse le sang !", et "ça c'est du cas médical qui a quelque chose à dire", Grey's Anatomy avait choisi en ne s'intéressant qu'à l'aspect superficiel et spectaculaire des choses (j'ai encore en mémoire les épisodes sur les deux personnes empalées par la même barre de fer, et bien-sûr le naufrage du ferry), eh bien Off the Map, c'est la même. Beaucoup de sang et pas beaucoup de fond.

Alors au final, pourquoi regarder Off the Map plutôt que Grey's Anatomy ? Parce que c'est quand même bel et bien ce que je vais vous conseiller. D'abord parce que Off the Map a l'attrait de la nouveauté, et que tant qu'à regarder un primetime soap médical, autant regarder le plus récent des deux, celui qui ne donne pas encore l'impression d'avoir épuisé ses trames scénaristiques, même s'il épuise celles des autres. Pardon pour mon cynisme mais si on veut être honnêtes, il faut quand même bien admettre qu'une nouvelle série chasse l'autre sans forcément faire mieux, ça arrive quasiment à chaque saison. Donc voilà, Grey's Anatomy est mort, longue vie à Off the Map... jusqu'à la prochaine filouterie d'ABC et Shonda. Et puis, l'illusion de nouveauté est maintenue par les cas rencontrés dans la jungle, entre les touristes qui chopent des trucs pas possibles et les locaux qui crèvent de trucs qu'on peut soigner facilement dans le Nord, au moins on a l'impression, fut-elle faussée, d'assister à des cas médicaux uniques. Mais surtout Off the Map décide de nous faire voyager un peu et franchement, on en a marre du climat pluvieux de Seattle. Regardez-moi toute cette verdure, ces espaces colorés, et cette clinique au cœur de la jungle ? On a l'impression de voyager même en restant bloqués sur les mêmes recettes !

Alors évidemment, ça va être dur pour ceux qui se sont attachés à Grey's Anatomy. Mais enfin, soyons sérieux un instant, vous n'imaginez quand même pas que votre série sera éternelle, n'est-ce pas ? Commencez à penser au plan B. Et puis, pour les autres... bah, si déjà vous n'aimiez pas Grey's Anatomy, vous pouvez certainement vous éviter la peine de vous engager sur Off the Map.

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Off the Map de SeriesLive.

21 décembre 2010

Just a gleempse

Lasses de dépenser tous nos sous, ma sœur et moi avons interrompu notre journée shopping en rentrant chez elle tout en parlant de séries. C'est là qu'elle me dit : "ah, tu sais ce que j'ai depuis hier ? Le jeu Glee sur wii". Huh ? Il y a un jeu video Glee ? Heu, mais faut faire quoi, slalomer entre les lanceurs de slushies dans les couloirs du lycée ?
Bon, je cherchais vraiment la complication : le jeu Glee consiste tout simplement à chanter les titres interprétés dans la série devant un micro en ayant l'air de savoir ce qu'on fait. Le micro étant réglé pour que, s'il y a un son en même temps que les paroles, que ce son soit juste ou dissonant, les points sont tout de même attribués. De sorte que vous êtes en fait encouragé à faire n'importe quoi pourvu de souffler dans le micro. Je sais pas à quoi je m'attendais mais en tous cas c'est franchement bas de gamme.

Mais l'objet de mon post ne sera pas le jeu lui-même, en fait, mais ce qu'il dit de Glee, à son échelle.

Gleempse

En tout, j'ai vu la première saison de Glee 1,5 fois : j'ai vu la première partie en double, dont une pour me rafraîchir la mémoire à peu près lorsque la seconde devait commencer. Pour ce qui est de la saison 2, je me suis arrêtée avant le Rocky Horror Picture Show, ma patience ayant ses limites.
En dépit de ça, quand il s'est agi de choisir ne serait-ce que les chansons, j'étais complètement là en aveugle : "euh, ils l'ont chantée quand ça ? Je vois vraiment pas ce que c'est... Ah c'est pas quand ils vo-... ah bah non".

Le phénomène est devenu immense et pourtant, qu'a-t-il vraiment laissé ? A force de se gorger de popculture et de jouer avec des phénomènes déjà existants, Glee est devenu une sorte d'agglomérateur de trucs qui attirent le regard. Mais n'a rien su laisser, n'a rien su inventer, n'a rien su créer. On regarde Glee parce que c'est sympa, que ça fait de la musique, que ça bouge, qu'il y a des répliques drôles (plus ou moins exprès), et qu'on y voit tout ce qui est populaire par ailleurs. C'est une magnifique vitrine finalement : des comédies musicales à Lady Gaga, tout y passe, tout ce qu'il faut plus ou moins connaître pour ne pas donner l'impression qu'on vit dans une grotte.
Et pourtant la série n'impose jamais vraiment sa griffe, se refuse à apporter un enjeu créatif.

On a dit en riant l'autre jour dans The SeriesLive Show que Glee, ironiquement, n'a pas de générique. C'est finalement assez révélateur de l'état d'esprit de la série : plutôt que d'avoir un générique propre, qui lui confère une identité, elle se contente de piocher un peu partout ce qui lui servira de carburant. Mais tout cela est de l'énergie fossile...

Que laissera Glee derrière elle ?

Oui, je pense déjà à l'après ; j'ai pour ma part la conviction qu'elle n'ira pas au-delà de 3 saisons : la série brûle ses cartouches trop vite, le phénomène est énorme mais à mesure que le succès a pris de l'ampleur, la série s'est essentiellement recentrée sur un public volatil qui passera à autre chose si une série plus opportuniste débarque, et il en débarque toujours une à un moment ou à un autre. A force de recycler, Glee n'a pas su imposer sa marque, et ce sera pire quand arrivera la série de malédictions qui s'annoncent, comme le changement de casting. Le fait de l'assumer très tôt n'implique pas nécessairement que ça prendra. Et on parle, je le répète, d'un public qui préfère se lier aux personnages que les voir tourner (déjà les amateurs d'Urgences ont parfois eu du mal avec le turn-over, alors le public de Glee...).
Pour commencer, qui repensera encore à Glee quand cette série sera finie ? Une autre prendra sa place dans le cœur du public-cible, pour ceux qui n'auront pas simplement grandi et tourné leur regard vers autre chose. En se débarrassant de certains de ses personnages emblématiques, la série se sera transformée en franchise mais aura, aux yeux de ses fans de la première heure, perdu de sa substance (même quand ce n'est pas vrai, c'est ce que la plupart des fans pensent, quelle que soit la série). Les acteurs partis vers d'autres verts pâturages emmèneront souvent leur public avec eux, car le phénomène d'identification est fort (ils sont littéralement les petits outsiders qui réussiront dans le showbiz, et non leurs personnages). Au milieu de tout ça, la série aura continué à reprendre des chansons sans jamais imposer les siennes, sans jamais s'imposer une ligne claire. Sans même d'aller jusqu'à dire que la série aurait pu être une œuvre grandiose et marquante, elle aurait au moins pu camper sur ses positions quand le succès est venu au lieu de se laisser aller à ces guests et ces épisodes spéciaux destinés uniquement à attirer l'attention. Glee ne cherche pas vraiment à garder l'attention qu'elle capte, elle considère essentiellement que c'est un dû. Quand le vent tournera, je repartira...

Que tout cela est triste. Un an après avoir entendu certaines de ces chansons, je ne me souviens déjà plus de rien des épisodes vus avant l'été. Ma sœur à peine plus (et elle les a vus plus récemment). Oui, c'est ça, ça m'a rendue un peu mélancolique de constater que l'un des plus grands succès populaires de ces derniers temps ne laisse pas d'autre trace que les sillons de l'encre dans les rouleaux des comptables de la FOX.

Glee a loupé son occasion d'être une série importante pour se borner à être un phénomène marketing. J'aurais aimé penser qu'on pouvait avoir les deux. C'est ce qui aurait justifié sa longévité.

15 décembre 2010

Tout un cinéma

C'est l'angoisse. Si j'en crois mon planning (voir le Pilot Watch ci-contre), aujourd'hui a été diffusé en Corée du Sud le tout dernier pilote de l'année, celui de President. Ça me met à l'envers. Le prochain pilote (qui sera d'ailleurs également coréen) est pour le 1er janvier 2011. Permettez que je me répète, pour m'assurer que tout le monde a bien compris la portée de ce que je viens de dire : les pilotes, pour 2010, c'est fini.

Alors bon, délais de sous-titrage aidant, je n'ai pas vu mon dernier pilote de l'année. Plutôt crever !!! Mais n'empêche que là, j'ai un méchant coup de blues. Pas de pilote. Vivre dans un monde sans pilote pendant 15 jours, sérieusement, ça me déprime.

Et si j'ai du mal à le vivre, c'est parce que je n'ai rien sur le feu. Je veux dire que je suis à jour de mes visionnages hebdos pour les séries que je suis, et que côté intégrales, bah, j'ai fini tout ce que j'étais en train de m'envoyer derrière la cravate, comme Party Animals par exemple. Bien-sûr j'ai un épisode de la seconde saison de The Circuit qui cagoule (honteux qu'elle n'ait pas gagné aux AFI Awards, cette série, d'ailleurs), mais j'en ai encore pour un jour ou deux, à vue de nez et si tout se passe bien. Donc là, bah... c'est le néant. Rien.
Je m'emmerde, en fait, pour tout vous dire.

On va pas revenir sur le fait que c'est votre faute, parce qu'on a épuisé le sujet avant-hier. Mais c'est quand même votre faute pour ne m'avoir pas recommandé jusqu'à présent de série suffisamment longue pour me faire, chais pas moi, une ou deux semaines, c'est pas trop demander, quand même ?!

Arrivée à ce stade, je vous avoue que j'ai les fils qui se touchent. A un tel point que, quand quelqu'un a mentionné devant moi, l'autre jour, une intégrale d'Urgences, j'ai presque été tentée. C'est vous dire l'ampleur du court-circuit.

Nan pis franchement, Noël est pourri. Mes parents m'ont spécifiquement indiqué qu'ils refusaient que je mette des DVD, CD ou livres sur ma liste de Noël. J'ai comme l'impression que je n'aurai pas le DVD de Borgen, du coup. C'est pas que je comptais dessus mais un peu quand même (je l'ai jouée cette année comme je l'avais jouée il y a deux ans avec la première saison de Pushing Daisies, la subtilité en moins pour que ça marche... eh bah ça marche toujours pas). Ça veut dire que même les inédits de Borgen sont hors de question cet hiver. C'est l'angoisse.

Le problème c'est que j'ai pas trop d'idée de truc à commencer. En fait je suis un peu démotivée.

CommeauCinema

Et du coup, j'ai repris mon Secret Diary of a Cinephile dont l'activité était au ralenti depuis quelques temps. J'avais vu des films, mais essentiellement tirés de ma videothèque (A Chorus Line, Soldier's Girl...), ou même pas de film du tout, notamment cet été où je crois que j'ai dû en voir deux à tout casser, vu que mon énergie a été un peu consacrée à autre chose.
Avec un peu de bol, ça va ptet me motiver pour un post Comme au cinéma, d'ailleurs. Ya eu quelques films sympas ces derniers temps, mais le temps libre vient à manquer pour ces posts qui demandent pas mal de boulot supplémentaire.
Naturellement je commence aussi à songer au bilan de cette expérience d'un an.

Ouais, c'est pas la grande forme aujourd'hui. Heureusement dans une heure, je vais aller voir ce que vous avez choisi comme cadeau de Noël, et je suis sûre que ça va me remonter le moral.
Ça va me remonter le moral, hein, dites ?

2 octobre 2010

Le crime ne paye pas assez

De Vegas, on pensait tout connaître. Est-ce que ça ne fait pas 10 ans que Bruckheimer squatte les lieux ? Pourtant, la cité du vice a toujours une espèce de lustre glamour à la télévision, que pas une série portant son nom n'a su entacher pendant cette dernière décennie.
C'est peut-être en passe de changer avec The Defenders. A la vue de son seul pilote, je n'en suis pas certaine, mais c'est en tous cas une option pour la série. A l'inverse de The Whole Truth qui cherche visiblement à combler le vide laissé par Law & Order (mais sans donner le mal d'en avoir la qualité, comme ça nous l'a fait avec les séries médicales qui ont cru pouvoir remplacer Urgences sans se fouler), The Defenders a décidé d'avoir son propre ton, son univers bien à elle, et tant pis si ça ne fait pas très sérieux de prime abord.

Les premières minutes du pilote œuvrent précisément dans ce but : placer l'ambiance de joyeuse déconnade virile entre nos deux avocats, interprétés par un O'Connell fidèle à lui-même, et un Belushi encore étonnamment en forme. Ils forment un duo qui fonctionne bien, et ne donne pas l'impression d'être là par simple volonté des scénaristes, avec une excellente alchimie. C'est primordial : la série joue plus sur leurs échanges qu'autre chose.

Avec leurs noms pas très sex, leurs tronches d'avocats de seconde zone qui dorment dans leur costard et/ou s'habillent de façon ringarde, ils ressemblent plus à des vendeurs de voiture qu'autre chose. Et ça me plaît. Car pour autant que j'adore les avocats de télévision, il faut quand même admettre que ceux-ci semblent le plus souvent être des personnages raffinés, représentant souvent une certaine élite, alors qu'on sait tous qu'aux USA il y a des pubs à la télé pour des avocats à 10$ de l'heure qui vous proposent d'attaquer en justice le fast food qui vous a servi un café trop chaud. Ces avocats-là, bizarrement, la télévision passe la majeure partie de son temps à faire semblant de ne pas les voir, ou les traite avec mépris quand un de nos valeureux soldats de la Justice se trouve confronté à eux. C'est dommage de fermer une porte sur tout un univers ! Le pilote de The Defenders montre justement le tandem inaugurant un panneau publicitaire dans cet esprit, et ce côté miteux/crapuleux n'a que plus de saveur à Las Vegas, une ville en toc où même l'oxygène est artificiel ! On imagine déjà les affaires "typiques" (sinon pourquoi situer la série précisément ici ?) qu'ils pourraient avoir à traiter ; gain de cause me sera donné furtivement quand le panneau amènera des clients aux cas tous les plus savoureux les uns que les autres.
Ce sont ces affaires-là que j'ai envie de suivre. Pour les crimes "normaux", il y a déjà plein d'autres séries judiciaires, après tout.

Defenders

A ce stade, et bien que certaines petites choses m'agacent légèrement, je dois bien avouer que ma curiosité a été piquée. Le meilleur reste toutefois à venir.
Je vous l'ai dit : l'impératif d'une série judiciaire, c'est d'être intelligente, quelle que soit la façon qu'elle choisisse de l'être. The Defenders y parvient en proposant une série où les avocats obtiennent gain de cause... sans avoir recours à des arguments légaux. Ou si peu. Bluff, effets de manche et coups tordus sont au programme (et si ça implique de se taper une procureur dotée de lèvres de cauchemar, qu'il en soit ainsi). Sur ce plan, c'est vraiment Belushi qui est le roi (il a été à bonne école), et il a toute latitude pour cabotiner à mort, ce qui est juste parfait.

The Defenders est un divertissement futé et taquin sur le côté poisseux du métier d'avocat, et le pilote en est à un stade où, en tous cas, ça peut devenir franchement jouissif pourvu de lâcher la bride. Exit le glamour, exit les visages graves, exit le decorum : ce duo de rascals emprunte aux classiques des buddy series pour nous parler de quelque chose de tout aussi vrai que ne le ferait une série plus sérieuse, mais sur un mode nouveau. Ça fait du bien, non ?

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche The Defenders de SeriesLive.

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