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ladytelephagy
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the walking dead
2 septembre 2011

Vallée de la mort qui tue

Dépasser les appréhensions. Surmonter les obstacles. Repousser les limites.
Tenter Death Valley.

DeathValley
Ha ha ha, même pas peur.
Si, un peu.
Faut dire que là c'est quand même le jackpot : une série policière, un mockumentary, des zombies et des vampires. Que des trucs bien à la mode mais qui me font hurler d'horreur, quoi. C'est même étonnant qu'il n'y ait pas d'ado tellement la formule semble concentrer tout ce que je n'aime pas à la télévision.

Et pourtant Death Valley n'est pas si mal. Pour une série policière mockumentaru avec des zombies et des vampires, je veux dire. En fait, déjà, les zombies sont moins flippants qu'attendu parce qu'ils sont plus vifs (ce qu'excpose assez bien la première séquence de course-poursuite), et que quelque part, ça les dé-zombifie. Ils sont juste moches, gluants et amateurs de chair fraîche, mais ils n'ont pas ce côté profondément malsain des zombies de The Walking Dead, paradoxalement ça les rend plus supportables qu'un regard torve et des gestes lents, bien que de toute évidence ils soient moins humanisés que les vampires et les loups-garous (peu représentés, les loulous, dans cet épisode, en fait), ça retire un peu de leur pouvoir de nuisance psychologique sur la pauvre créature impressionnable que visiblement je suis.

Autre élément, le cast. Là comme ça, ça n'a l'air de l'air, évidemment, quand tout le monde parle toujours des superstars de la télévision qu'on attend et qu'on attend comme le Messie (s'pas, Ringer ?), mais quand on a vu Tania Raymonde grandir, forcément ça fait toujours plaisir de la trouver dans un rôle un peu badass comme ça. Et puis, personnellement, Bryan Callen fait partie de ces acteurs que depuis plus d'une décennie, j'aime bien retrouver à l'écran ici ou là. Il n'a rien de spécial, il n'est pas un acteur incroyable, il m'est juste sympathique. Donc voilà. Ca fait toujours plaisir.

Death Valley trouve un juste milieu entre l'action un peu gore (...bon d'accord, pas qu'un peu, mais ça pourrait largement être plus violent ; j'ai vu Battle Royale quelques heures plus tôt, faut dire) et l'humour, ce qui n'était pas un mélange facile. L'équilibre est d'ailleurs par moments hésitant (l'un des personnages est trop grotesque par rapport aux autres) mais globalement ça fonctionne parce que ce n'est pas de l'humour trop lourd, tout en restant potache, et cela n'entache jamais l'action qui elle est toujours bien sympa.

Je suis ressortie du visionnage du pilote avec un peu la même impression que celle que j'avais eue avec NTSF:SD:SUV::, un vrai moment de détente (je n'ai réellement flippé ma race que dans la bande-annonce des épisodes suivants) pas prise de tête. Ah, c'est sûr, yaura toujours des gens pour vous dire que c'est pas très intellectuel, mais en même temps ce n'est pas abrutissant pour se mettre à la portée du plus petit dénominateur commun, juste décontracté, et c'est comme ça que j'aime ce genre de séries. On ne peut pas regarder du Game of Thrones ou du Shinya Shokudou tout le temps non plus, mais au moins on n'a pas l'impression d'être pris pour un abruti.
En fait, je vais même vous dire : c'est typiquement la série qu'il doit être sympa de regarder avec des copains et une bonne pizza (pourvu d'avoir le coeur bien accroché). D'ailleurs j'aurais ptet moins les jetons si j'avais quelqu'un à côté de moi avec qui rire de ces trucs-là (un peu grassement, certes).

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Death Valley de SeriesLive.

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15 août 2011

The ongoing nightmare

ForgetMeNot

Les mots peinent à décrire la terreur que cela m'inspire.

Flashback.
Il y a un an, ma vie était mille fois plus simple. J'étais terrifiée par les vampires, et rien qu'eux. Une idiote phobie de mon enfance dont je n'ai jamais réussi à me débarrasser ; la faute de cauchemars récurrents depuis près de 3 décennies, qui m'empêchent de tranquillement faire comme si une paire de dents était sans signification dans mon imaginaire. Mais la chose était entendue : pour certains, ce sont les serpents, ou les araignées, pour moi, c'étaient les vampires, et même malgré cette foutue mode qui leur a permis d'infester les écrans, je pouvais relativement bien gérer le truc. Par "bien gérer", j'entends que je fais toujours cycliquement ces maudits cauchemars, lorsqu'un extrait ou une promo quelconques se dévoilent dans la journée et servent de déclencheur à toutes mes atroces paniques une fois la nuit tombée, lorsque, je sais que c'est idiot, mais je guette les ombres au moment de me coucher, et que même par 30°C je m'enroule le cou dans ma couette juste pour que ce soit un peu plus difficile de me mordre. C'est ma phobie idiote et, d'après ce que je sais, on en a presque tous. Ma frangine rei, par exemple, ce sont les yeux (quand quelqu'un se touche les yeux, se retourne la paupière ou simplement met des lentilles de couleur). Moi ce sont les vampires. C'est comme ça.
Mon monde personnel de terreurs stupides était donc simple. Il y avait les vampires. Et par association d'idée, les piqûres et les abeilles (après on va dire que c'est Freudien !), mais vraiment, surtout les vampires. Et finalement, une fois qu'on a cerné le problème, on vit très bien, on prend le réflexe pour cacher l'écran quand survient une paire de crocs qu'on n'attendait pas, on apprend à ne pas regarder ce qui pourrait causer une nouvelle vague de cauchemars, et on continue sa vie télépagique sans trop de conséquences. De toute façon, après avoir vu le preair et le véritable pilote de True Blood, je n'ai pas la conviction d'avoir raté grand'chose alors, bon, ya pas de réel sacrifice derrière tout ça.

C'était jusqu'à l'an dernier. Et puis, quelqu'un, je ne sais plus qui, a eu la royale idée un jour de proposer un SeriesLive Show spécial Halloween, à l'occasion de ladite fête, qui coincidait avec l'arrivée d'un pilote. C'était vraiment un coup de génie, ça ! Un spécial Halloween, en pleine mode pro-vampires !
Et pourtant, ce n'est pas mon ennemi juré, le vampire, qui m'a traumatisée à cette occasion.

C'est le visionnage de Dead Set, très gore, et surtout de The Walking Dead. Terrifiant. Question 3

Je dis toujours que dans The Walking Dead, le plus abominable, c'est le scénario. Malheureusement ce n'est pas la seule chose. Subitement est apparu dans mes cauchemars un challenger, pour moi qui n'avais jamais vu de fiction avec des zombies, soit par instinct de conservation, soit simplement par manque de curiosité envers le genre (et pour cause), probablement aussi parce qu'il a essentiellement été cantonné aux films et que je ne suis pas naturellement attirée par les longs-métrages.
Depuis l'automne dernier, des zombies sont donc apparus dans mes cauchemars. Ca permet aux vampires de prendre quelques jours de congés une ou deux fois par mois, après 30 années de bons et loyaux services non-stop.

Et puis, ça va un peu au-delà aussi. Parce qu'à l'époque du podcast j'avais essayé de préparer le truc, et j'avais lu pas mal de choses sur les zombies, la zombie apocalypse, tout ça, et qu'au final, je crois que ma terreur, si elle a été initiée essentiellement par The Walking Dead (passé le choc du visionnage de Dead Set, finalement, c'est pas la série qui m'a le plus marquée des deux, peut-être parce que ses zombies sont plus over the top), dépasse largement cette seule fiction. C'est le mythe du zombie dans son intégralité qui me glace le sang.
Je le ressens essentiellement quand je suis fatiguée, ce qui est souvent le cas ces derniers temps parce que, à cause de soucis persos, je fais des nuits de deux à trois heures en semaine, et que ça m'use un peu. Et l'autre jour je suis rentrée du boulot, je me suis commandé des sushi par flemme de sortir, et ma peur nouvelle du zombie a choisi ce moment-là pour se manifester : j'ai cru entendre le livreur devant la porte, je suis allée dans l'entrée, je n'ai vu aucune lumière filtrer depuis le hall sous ma porte, et là, la main sur la serrure, j'ai soudain eu cette étrange pensée qui m'a figée sur place. "Et si la zombie apocalypse avait commencé ? Ca se trouve je suis sur le point d'ouvrir à un zombie qui n'attend que ça pour me boustifailler". Je vous avais prévenus, mes frayeurs sont stupides. Et le fait est qu'il n'y avait personne dans le hall.

Mais le mal est fait. Et de temps à autres, quand je suis fatiguée, il me vient une idée comme celle-là, tout comme le soir, en allant me coucher alors que je suis pas encore KO mais bien claquée, je me dis qu'il faut que je garde à l'oeil cette ombre dans le coin de la pièce, des fois que. Désormais il y a des instants WTF dans ma vie où je regarde une porte blindée au bureau avec soulagement, ou bien où je me réveille en me demandant combien de temps ça prendrait, le matin, pour m'apercevoir qu'il y a eu une zombie apocalypse dans la nuit (me ferais-je bouffer avant d'arriver à la gare ou finirais-je mes jours coincée dans un train sans issue de secours ?), ou bien... Des idées à la con, il faut le dire, qui ne durent qu'une poignée de secondes pendant laquelle mon esprit échappe à mon contrôle et s'aventure sur le terrain de mes frayeurs les plus irrationnelles.
Et puis il y a les cauchemars, et ça, que je les trouve stupides ou pas, ils viennent quand même.

C'est assez fascinant d'essayer de comprendre pourquoi ces deux créatures-là, et aucune autre, ont frappé mon esprit apparemment impressionnable ; pourquoi jamais je ne fais de cauchemar à base de loup-garou, de revenants, de sang, de chiens féroces ou de lentilles de couleur posées à l'envers... Des trucs qui font peur à d'autre ne m'ont pas marquée de cette façon. Mes cauchemars sont uniquement peuplés de vampires, et donc maintenant un peu de zombies (une proportion encore modeste, mais significative puisque ça ne fait même pas un an que je les ai découverts). Quelle est leur symbolique universelle, et leur symbolique dans mon esprit, pour que ça fonctionne si bien ?
Qu'est-ce que ces créatures ont que les autres n'ont pas ?

Comment une poignée d'épisodes (même pas vraiment impressionnants, si on veut être honnêtes, dans le cas de The Walking Dead) ont-ils réussi à me traumatiser à ce point ?

Quelle que soit la raison pour laquelle cette série a déclenché quelque chose d'aussi fort en si peu de temps, je suis bien obligée d'admettre que, pour cette seule raison, il y a eu un avant et un après The Walking Dead.
Et dans le fond c'est aussi très impressionnant de voir qu'une série dont à la base je n'attendais rien, et qui, téléphagiquement, ne m'a même pas impactée, a réussi à me toucher aussi puissamment, même de façon tordue et ridicule.

Le pouvoir des fictions sur les émotions (et l'intervention répétée des séries dans notre univers n'aide probablement pas) n'en finit pas de m'impressionner. C'est peut-être la base du problème. Et peut-être aussi que si je regardais justement plus de trucs horribles et effrayants, j'aurais appris à me blinder contre ça. Mais si je laisse une série me faire pleurer, ou me fait rire, avec sincérité, ce n'est pas très étonnant qu'il s'en trouve une, de temps en temps, pour me faire flipper.
Simplement parfois, j'aimerais décréter que j'arrête de regarder mes cauchemars, aussi facilement que j'arrête de regarder une série comme je l'ai décidé pour The Walking Dead.

28 juin 2011

Générosité

Après trois épisodes de Falling Skies, je suis réticente à poster au sujet de la série. Ce démarrage me laisse circonspecte (et apparemment pas que moi, si l'on en croit les audiences !) et je ne suis toujours pas certaine de savoir qu'en penser à ce stade. J'ai le sentiment à la fois qu'une sorte d'instinct me pousse à regarder cette série juste parce que je voudrais croire, vu ses thèmes, qu'elle finira par me plaire, et en même temps j'ai, ponctuellement, l'impression qu'elle possède un peu de potentiel.
Mais, comme dans tout post écrit après avoir visionné plusieurs épisodes, je vais probablement devoir donner quelques spoilers à ceux qui ne s'y sont pas encore mis en essayant de démêler tout ça.

KeepOnFalling
Le problème c'est que le potentiel, ce n'est pas assez, quand on a passé le cap de 3 épisodes, et plus encore en ce qui concerne la SF, l'anticipation, et toute cette sorte de choses. C'était le problème de Caprica : beaucoup de potentiel dévoilé d'un coup, mais il n'était pas développé. Ici, à un degré bien moindre, on a le même genre de cas de figure : Falling Skies pose des éléments intéressants.

Déjà, difficile de ne pas apprécier le fait que la série démarre alors que l'invasion a déjà eu lieu, au contraire des deux versions de V ; on est plus proches du cas Alien Nation, pour rester dans les séries, ou de District 9 si on explore du côté des films (et quel film !). C'est un pari plus risqué qu'il n'y parait car, d'une part, ça veut dire que le gros de l'action et du suspense est déjà derrière nous, ce qui pour une série comptant sur l'adrénaline est quand même assez couillu, et d'autre part, ça implique une complexification des enjeux qui pourrait perdre le spectateur, que ce soit par impatience ou parce que les allusions à demi-mot peuvent parfois donner l'impression de se faire ballader. Dans le cas de Falling Skies, ce n'est même pas comme si ce facteur avait une incidence sur la mythologie, puisque celle-ci repose essentiellement sur les intentions des Skitters (c'est le nom de nos délicats invités) et pas vraiment sur la façon dont ils ont débarqué sur notre planète (ils ne se sont pas infiltrés, ils n'ont pas essayé de faire copain-copain, etc.), donc la série aurait pu choisir de nous montrer ce genre de choses, quitte à opérer un fast forward ensuite, mais non. Donc je trouve ça relativement courageux, surtout que ça a été raconté par des dessins d'enfants, finalement assez abstraits, donc chapeau, il fallait oser le faire. Ca semble légèrement cliché mais dans le fond, ce n'était quand même pas la solution de facilité.

On est donc directement branchés sur la survie, et j'avoue que c'est quand même ce côté post-apocalyptique qui me séduit le plus (comme il aurait pu me séduire si The Walking Dead avait proposé moins de dents et plus de scénarios). C'est toujours quelque chose de captivant que de voir comment une société s'organise quand les organes qui garantissaient son fonctionnement ont cessé de huiler les rouages de la machine, et c'est pas pour rien que j'écris moi-même sur le sujet, c'est le genre de sujet qui exerce depuis toujours une grande fascination sur moi.
Mais c'est aussi de là que provient la première des déceptions. Car quand on a vu les premiers épisodes de Battlestar Galactica gérer l'écrasement de l'humanité (brillante idée du décompte des survivants, parfaitement gérée, angoisse palpable que la civilisation soit réduite à néant, etc.), il est difficile de ne pas faire de comparaisons. La population est dispersée, forcément, et donc l'enjeu ne peut être porté comme dans Battlestar Galactica, et je ne m'attendais pas à un clone de toute façon, mais j'estimais qu'il n'était pas exagéré d'espérer ressentir le désespoir des survivants. Jusqu'à présent je ne l'ai pas ressenti une fois, et je trouve ça grave.
Car si les fictions post-apocalyptiques me fascinent, c'est précisément parce qu'elle explorent le désespoir d'une humanité vacillante mais qui doit trouver la force de subsister, et si possible la tête haute, sans se replier dans la bestialité. Ici, on a une proportion de survivants qui donne à peu près ça : 15% combattants armés, 85% pseudo-zombies.

La vague de désespoir tant attendue pourrait bien venir d'un élément peu traité dans les deux premiers épisodes, et vaguement développé dans le 3e opus (mais de façon artificielle). Pourquoi les Skitters ont-ils réduit les enfants en esclavage ? Et, plus précisément, pourquoi ne pas en avoir fait autant avec les adultes ? On se doute que la technologie mise en place pour le faire n'est pas anodine, or c'est elle qui est explorée, ainsi que ses usages, dans le 3e épisode, là où de toute évidence on voudrait bien que les protagonistes se posent les bonnes questions. Evidemment, on peut imaginer que, dans un état de stress post-traumatique, et alors qu'ils sont préoccupés par des questions triviales comme, oh, trois fois rien, manger et dormir, et puis ne pas mourir si possible, les survivants ne soient pas exactement dans une situation où ils se demandent "ah tiens, mais comment se fait-ce ?" et cherchent plutôt à récupérer leurs enfants.
Mais c'est quand même une idée absolument fabuleuse ! En prenant les enfants en otage (plus ou moins explicitement selon les épisodes), Falling Skies s'attaque à la notion-même de survie à long terme de l'humanité, et dans ce cas on est dans le voisinnage de l'ambiance de Children of Men (autre traumatique merveille, d'ailleurs), porteuse de nombreux éléments dramatiques pertinents, si bien exploités. S'attaquer aux enfants des hommes, c'est certainement ce que l'envahisseur pouvait faire de pire ; c'est bien vu, il faut continuer. Falling Skies tient ici ses plus prometteuses pièces de puzzle.

Intéressante aussi, la petite nana, Maggie je crois (j'ai pas encore bien intégré tous les noms), qui s'est faite violer par le gang de Pope. Plutôt que de simplement mettre en place des éléments de discordance à l'intérieur de l'équipe de survivants (qu'on a pu voir dans Lost, en tous cas que j'ai vus dans le peu d'épisodes regardés) reposant sur les habituelles rivalités d'influence, qui va prendre les décisions ou pas notamment (ici, la question est réglée par l'importance de l'armée dans la lutte pour la survie, et l'absence pour le moment d'un leader "civil" à l'intérieur du groupe), on a ici des questions plus réalistes sur ce qui peut réellement se passer lorsque certaines garanties sociales (la peur du gendarme) tombent. On aurait vu des émeutes et des pillages si on avait vu l'invasion alien, on voit ici d'autres sortes de crimes. C'est plutôt bien joué aussi, et encore fois, en amatrice un peu perverse de déchéance humaine à des fins de dramatisation, j'ai trouvé ça bien vu et intéressant.

FreedomFighter
Le problème, c'est à peu près tout le reste.
Axes prévisibles (qui en voyant Tom et son copain Mike partir bras dessus bras dessous récupérer UN gamin, et un seul, alors que tous les deux ont un gosse qui manque à l'appel, n'a pas vu venir la suite de l'épisode, y compris sa pâle excuse de cliffhanger ?), dialogues à mourir d'ennui, pontifications interminables autour de ce qu'il faut faire, ne pas faire, ne plus faire, mais qui reste lettre morte, scènes trop sucrées pour être autorisées aux diabétiques sur le mignon enfant qui fait du skate, le mignon enfant qui dort dans une chambre d'enfant, le mignon enfant qui fait un bisou à son papa qui va aller dézinguer du Skitter... Oh, hé, ça va bien non ? Vous faites aucun effort, ou bien ?

Le personnage de Tom, incarné par le toujours aussi parfait Noah Wyle (un peu trop au vu du reste du cast, mais, eh, c'est le seul à avoir son nom sur l'affiche pour une bonne raison, hein ?), est le stéréotype du gars qu'on a placé là pour être un héros drapé dans son immaculée excellence, il est bon père, bon combattant, homme éduqué...

Et surtout, il souffre du syndrome du background artificiel exposé dés le pilote dont je vous avais dit qu'on recauserait. Parce que comme par hasard, le type, il n'est pas juste attaché à, vous savez, vivre. Non, il faut que forcément il ait trois fils, l'un dont il souhaite préserver l'innocence aussi longtemps que possible, l'un qui risque sa vie à ses côtés à chaque fois qu'il y aura un peu de baston (cf. 3e épisode), et un dernier, capturé par les Skitters.
Vous allez voir que si tout d'un coup, il se déclare un autre méchant, genre une 2e race extraterrestre (comme Invasion Planète Terre l'avait fait en ajoutant les Kimeras et les Jaridians aux Taelons, mettons), il va se trouver un 4e fils caché pour aussi donner une raison à Tom d'aller mettre son nez par là.
C'est vraiment un procédé épuisant, et la preuve du peu de cas que la série fait de ses personnages. Leur construction est superficielle et cause un tort immense à la série. Aucune série ne devrait d'ailleurs nous infliger ce genre de personnage ; c'était le tort de ce bon vieux Joe dans Flash Forward, c'est le problème de la plupart des séries où l'enquêteur a une raison de mener une quelconque enquête, c'est, en fait, une plaie d'ampleur épidémique : pour qu'un héros fasse quelque chose, il faut forcément qu'il ait un background qui l'y force. Le mec, jamais il va faire quelque chose parce que c'est la chose à faire, il le fait parce que les scénaristes ne lui donnent pas le choix. C'est vraiment navrant de voir qu'une série avec une mythologie pour le moment si peu développée ne soit pas capable de mieux. Mais d'un autre côté, si Tom avait simplement voulu libérer des enfants parce que ce sont des enfants-esclaves, et pas parce que son fils est parmi eux, la moitié de ses échanges avec son fils aîné seraient tombés à l'eau et les scénaristes n'ont visiblement pas envie d'utiliser ce gosse pour autre chose que la personnification des élans auxquels Tom résiste, bravement, parce que ce type est fondamentalement raisonnable.

On ne croit pas un seul instant que Tom soit jamais en danger, d'ailleurs, parce qu'il est tellement évident qu'il est le héros qu'on ne s'en fait pas pour lui. Le danger est forcément désincarné face à un homme capable d'abattre tout seul un Skitter et de le ramener à la base à mains nues ! Et du coup, ce qu'il fait, son invincibilité apprente, fait qu'on ne peut pas s'identifier, et qu'on ne peut s'impliquer émotionnellement. Lui-même semble ne connaitre que deux états : la concentration sérieuse, et la fatigue silencieuse. C'est un bon petit soldat, notre professeur. Et du coup, on est tellement sûr qu'il va s'en tirer qu'on se fiche un peu de ses états d'âme : c'est un cercle vicieux, et d'autant plus dangereux que, dans une série constellée de scènes d'action, on a besoin de vraie dramatisation de temps à autres, sous peine de perdre l'équilibre.

Il en ressort une impression de retenue. Comme si, malgré toute les bonnes idées, l'équipe derrière Falling Skies avait plein d'ambition, mais avait décidé de rendre la série grand public, se perdant dans mille poncifs pour essayer de masquer le fait qu'à terme, elle a quelque chose à offrir. Les éléments qui font les bons côtés d'une fiction post-apocalyptique se trouvent donc étouffés par l'envie de ne pas trop donner, pas tout de suite, de commencer par offrir des bases classiques, du tangible, en semant quelques ingrédients qui seront développés une fois le spectateur happé par l'action. Mais ça ne fonctionne pas comme ça, parce que cette avarice est palpable ; ça ne met pas du tout dans de bonnes dispositions, au contraire, de voir que le plus intéressant est zappé et que ne reste que le tronc commun de la plupart des fictions du genre. Pour le moment, Falling Skies est pingre : elle a les moyens, mais comme l'oncle Picsou, elle refuse de casquer.

C'est pourtant une question de générosité. Donnez-nous toujours plus, et nous pardonnerons toujours plus.

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Falling Skies de SeriesLive.

21 avril 2011

Regard d'outsider

C’est un peu comme si tous les blogs que je fréquente connaissaient Game of Thrones avant que la série ne pointe son nez. Quant à moi, c’est plutôt la même situation que pour le comic de The Walking Dead : si je n’ignorais pas que l’histoire soit antérieure à la série, je n’avais pour autant pas lu le support original. Et pour tout vous dire, je n’ai pas de regret, car là encore, comme pour The Walking Dead, ce n’est pas mon genre de lecture, de par l’univers comme le format. Il faut dire que la fantasy, moi, c’est pas ma tasse de thé, si cela était encore à démontrer après mon post sur le Siqueur (je pourrais vous mettre un lien, mais vous êtes grands, hein, vous savez utiliser les tags).
D’ailleurs, si mes camarades La Sorcière et Livia ont hésité avant de regarder le pilote de Game of Thrones, craignant que l’adaptation télévisée ne soit pas à la hauteur de l’œuvre originale, de mon côté, j’ai hésité pour d’autres raisons : une allergie assez profonde au genre. Obstacle d’autant plus difficile à contourner, quelque part. Mais j’ai fini par me lancer, en ne sachant rien d’autre de la saga que ce que j’en avais vu sur les quelques affiches promotionnelles de la série, me disant que si je refuse de voir un pilote sortant autant des sentiers battus, je n’ai plus le droit de me plaindre à chaque saison des séries fades (et souvent policières) qui semblent tourner en rond. Mais la méfiance était là.

La première scène m’a laissée… de glace. Pas de problème avec la réalisation, évidemment, mais avec cette forêt enneigée, cette ambiance morne et ces quelques soldats perdus en territoire ennemi, je n’ai pas eu l’impression de voir quelque chose de bien différent. Je ne sais pas à quoi je m’attendais mais de toute évidence, pas à ça. D’ailleurs, que cette scène finisse sur une variante moyennageuse des zombies n’était pas fait pour aider (je le jure, mes comparaisons avec The Walking Dead s’arrêteront là).

Fort heureusement, c’est là qu’est intervenu le générique, et là je peux vous dire que, si la première scène ne m’avait pas conquise, toute ma mauvaise humeur s’est envolée dans l’instant. Quelle merveille ! Même si ces mécanismes font plus penser à du steampunk que de la fantasy, tout ça est du plus bel effet, et pédagogique par-dessus le marché, ce qui ne nuit pas parce que, croyez-moi, quand on aborde l’histoire sans rien en savoir, on ne crache pas au moins sur une petite carte.
Car la question se posait, naturellement, de savoir si j’avais besoin d’être initiée pour comprendre la série. Je m’étais refusée à lire la pourtant copieuse documentation fournie chez La Sorcière, parce que, je ne sais pas comment l’appeler autrement, mais j’ai cette espèce d’orgueil téléphagique, qui prétend que si je suis obligée de potasser de la documentation pour comprendre une série, c’est que la série est mal gaulée et puis c’est tout. Mais je partais nécessairement avec un handicap tout de même. Et si la pédagogie se borne, en définitive, à cette carte du générique, pendant ce pilote, il faut quand même admettre qu’elle est très éclairante. La position géographique des personnages (et Dieu merci, leurs couleurs de cheveux) suffisent à permettre de mémoriser la dynamique de chaque famille.

AutumnfotheWinterthatsComing
Mais je l’ai dit, la pédagogie sur l’univers de la série est ultra-rare dans ce premier épisode. Ça ne me choque pas de ne pas retenir tous les noms des personnages : c’est quelque chose que je suis infoutue de faire pour n’importe quelle série avant deux à trois épisodes, de toute façon, donc c’est pas le soucis. Par contre, ne pas réussir à distinguer certains personnages (ici plus particulièrement l’aîné de… la famille rousse, et son demi-frère le bâtard), c’est déjà plus gênant. Et puis, dans le fond, pas mal de visages secondaires sont passés trop vite (je n’ai, en gros, retenu que celui du frère du… père de la famille rousse) (il est vraiment trop tôt, ya pas moyen) (nan mais par contre, vraiment, merci pour le code couleur, les mecs).
Après, ce qui me laisse pantoise, c’est d’expliquer si peu l’univers. Comment les deux gamins aux cheveux de nacre se sont-ils retrouvés de l’autre côté de la Narrow Sea et pourquoi ? J’ai eu du mal à adhérer à la soif de vengeance et de reconquête du frérot sans avoir cette information. Ce qui est d’autant plus gênant que le frérot en question est excessif (mignonnette petite phrase sur sa sœur qui peut bien passer dans un gang bang, il s’en tape, l’essentiel c’est de récupérer le trône), et donc qu’il faudrait au moins connaître la raison de son amertume pour comprendre un peu ce qui se joue chez lui. Bien-sûr, ça peut être expliqué ensuite et j’ai envie de dire qu’il y aurait intérêt, mais quand même, quelques éléments basiques de compréhension manquent. Pour résumer, le méchant est bien trop méchant, et si la seule chose qui donne du relief à son personnage, c’est qu’il soit blond, ça fait peu (parce que j’ai bien conscience que d’habitude le méchant est brun et le gentil blond, mais casser ce seul stéréotype ne suffit pas). Donc là, on tombe dans quelque chose d’un peu manichéen, de la même façon que la famille rousse, ce sont les super gentils qui vivent au creux des robustes montagnes dans une grande, large et saine famille où on s’aime tous (pourvu d’être du même sang). Bon alors moi, j’aime les roux, vous le savez, mais pour autant je ne pense pas que le choses doivent nous apparaître si caricaturales d’entrée de jeu, ce n’est pas vraiment partir d’un bon pied.
En fait, on sent bien que la série a une énorme mythologie à présenter et qu’elle va s’ingénier à le faire très lentement, en distillant des éléments. Ce qui est probablement le signe que pour pouvoir détailler un peu le passé, l’intrigue sur les évènements à venir va arriver de façon très lente, je suppose. Parce que faire les deux en même temps et au même rythme, ça va être difficile, vraisemblablement.

Alors attention. Là je sens que je cours le risque de me faire lyncher, "t’as aucune patience", machin, bon, je le répète : je devine bien que tout ça va s’étoffer ensuite, et prendre du rythme probablement aussi. Mais normalement, l’épaisseur d’un personnage n’attend pas le nombre des épisodes, j’ai envie de dire.

Et en fait justement si. J’ai de la patience. Car je ne me suis pas laissée démonter. Vous voyez comme vous êtes mauvaises langues ? Car malgré tous ces défauts pas vraiment affriolants, progressivement, on est pris dans l’épisode, on commence à développer une certaine fascination pour certains personnages (la… euh, fille là, et le euh… lui, vous savez ?), et même si ça reste assez superficiel puisqu’on en sait très peu sur eux et leur background, on a progressivement envie de les suivre, même quand on a du mal à suivre.

Globalement, certaines choses se devinent, mais deviner n’est pas assez. Et finalement, on peut considérer que si j’ai envie d’en savoir beaucoup plus, c’est bon signe.

Hot
En fait, je suis sortie de ce visionnage avec le regret terrible de ne pas avoir attendu plus pour regarder Game of Thrones. Parce qu'une heure, c’était en fait très court, et c’est typiquement le genre de séries qui gagne à être dévorée plusieurs épisodes à la suite, pour compenser le rythme auquel les choses avancent (ou pas), et les mystères encore trop épais autour de plein d’éléments de mythologie.
Oui, au final, et ça n’était pourtant pas acquis, Game of Thrones m’a plu, m’a captivée, m’a envoûtée. Le fait qu’il y ait peu d’éléments magiques a joué, c’est sûr, car je ne suis pas certaine que j’aurais autant accroché si de tels artifices étaient apparus dés le début (mais je pense deviner que ce sera le cas ensuite).

Mais c’est essentiellement l’attachement à certains personnages qui fonctionne, et qui donne envie de rester. Le potentiel est là, dans ces caractères forts et pourtant touchants. Il faut maintenant l’exploiter et développer l’histoire pour que le fil se déroule de façon plus fluide. C'est à cette condition que je finirai la saison.

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Game of Thrones de SeriesLive.
Que je n'ai pas faite moi-même, ça fait du bien, pour changer.

30 novembre 2010

On peut plus compter sur personne

"Allez, vas-y, regarde plus de séries britanniques !"
Ah, là, pour me recommander des séries pour profiter de mon ouverture aux séries British, là ya du monde. Par contre, pour me mettre en garde, protéger mon innocence et m'éviter de passer d'atroces nuits blanches, là par contre ya plus personne.
Je ne vous dis pas merci. Est-ce que l'un d'entre vous, juste un, ç'aurait suffit, a pensé à m'avertir que je ne devais pas, jamais, à aucun prix, regarder Being Human ? Est-ce que l'un d'entre vous y a pensé ? Non, personne. Franchement, c'est dégueulasse de votre part.

Vous le savez, pourtant, que quand je découvre un pays je clique sur tout ce qui bouge. Vous le savez que dans ces cas-là je ne m'amuse pas à regarder les pitches, que je cagoule d'abord et que je discute ensuite. Vous le savez que j'ai un problème avec les dents.
Et malgré tout personne n'a pensé à me protéger. Dégueulasse, c'est dégueulasse.
...
En fait, je ne suis pas vraiment en colère. Je suis juste terrorisée. Franchement, c'est un début de semaine pourri. Entre parler de vampires, regarder une série de zombies (The Walking Dead était meilleur cette semaine, on dirait que j'ai été entendue), et maintenant tomber sur Being Human où non seulement ya un vampire aux dents pointues, mais où un loup-garou à la configuration dentaire similaire sévit, franchement, je suis à bout. J'en dors plus. J'en mange plus. J'en regarde plus Doctor Who (l'épisode des vampires de Venise ayant d'ailleurs entamé la série noire il y a environ une semaine). C'est plus possible.

D'accord, Being Human est une bonne série. Très bonne même. J'ai regardé les deux premiers épisodes d'un coup, c'est vous dire (oui, j'étais dans le train, j'avais rien d'autre, bref). Ça me fait même mal au cœur de le dire mais pour la première fois, j'aime bien une série avec des vampires.
Mais là, wow, c'est dur quand même. Ya les cauchemars après et tout. Ça peut pas continuer. Et surtout, surtout, ça ne peut pas se reproduire. Ma santé en dépend.

Pitié, quelqu'un peut-il me diriger vers une liste exhaustive de toutes les séries de tous les pays comportant des vampires et/ou des gens pourvus de canines proéminentes, pour que je sorte de ce cauchemar ? C'est pas trop demander, si ?

BeingHuman

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25 novembre 2010

Braindead

En fait ya deux options qui pourraient rendre le visionnage de The Walking Dead intéressant. Parce que pour le moment, osons le dire, l'électroencéphalogramme est plutôt plat.
Va yavoir du spoiler dans ce post, les enfants. Et des zombies, en plus ; c'est dire si c'est pas tous publics.

Soit on décide qu'on est intéressés par la cause : savoir comment les gens sont devenus des zombies à la base. D'après ma très petite expérience en matière de zombie (et je ne tiens pas tellement à l'approfondir), c'est un angle dans lequel peu de fictions de zombies s'aventurent, l'une des raisons en étant souvent leur durée (j'y reviendrai) : le zombie EST, et puis c'est tout, on cherche pas plus loin et c'est pas comme s'il y avait une solution, si ? Non, yen a pas. Et c'est ça le problème : si on étudie le pourquoi, comme dans "pourquoi c'est arrivé ?", on est obligés de se demander comment : "comment ça peut s'annuler ?". Il y a derrière la question de la cause une association d'idée sous-jacente de solution, de guérison. Et ça je suis pas sûre qu'une série sur les zombies ait vraiment envie de s'y intéresser ; dans le fond qu'est-ce que ça donnerait ? On aurait une maladie à guérir ? Nan mais vous les voyez avec un petit vaccin, mettre les walkers en rang discipliné pour leur faire leur piquouse chacun son tour ? Sans compter que personne actuellement dans l'équipe n'est médecin, et moins encore chercheur, pour pouvoir élaborer le remède-miracle.
Mais enfin, ce serait quand même intéressant de se poser la question, par principe, et parce qu'on a besoin d'une mythologie, ce serait pertinent de se poser la question de savoir d'où ça vient. On peut imaginer que des thèses conspirationnistes pourraient s'en mêler et là ça serait un brin décevant, trop convenu, mais quelque part... si c'est bien fait, pourquoi pas ?

Soit on veut savoir ce qui s'est passé, quand ça s'est passé : alors ok, admettons qu'on ne veut/peut pas savoir comment le premier zombie est apparu, puisqu'il faut bien qu'il y en ait un premier. Mais imaginons que ce moment, quand le premier zombie a débarqué, est l'instant T. Eh bien pourquoi ne pas s'intéresser à l'instant T+10mn ? L'instant où les zombies ont commencé leurs ravages, ça peut être intéressant : c'est générateur de beaucoup, beaucoup d'adrénaline (et ça, The Walking Dead compte bien dessus), c'est générateur de scènes d'action (ça aussi c'est pile dans le domaine de The Walking Dead d'ailleurs), c'est générateur de scènes dramatiques aussi... les gens qui réalisent ce qui est en train de se passer, qui comprennent petit-à-petit les règles du jeu... Parce que les zombies étaient pas livrés avec un kit pour les débutants, yavait pas de notice explicative : "bonjour, ceci est ce qu'on appelle un zombie, également connu sous le terme de walker ou geek. S'il vous mord, vous deviendrez comme lui après être mort dans d'atroces souffrances, et il n'est pas dit que vous ne serez pas en partie démembré avant que la mort ne vous délivre. A la suite de quoi vous errerez à votre tour à la recherche d'humain à dévorer, qui à leur tour deviendront comme vous, et ainsi de suite. Sachez que si quelqu'un vous explose la tête, vous êtes définitivement mort, mais sinon c'est bon, vous pouvez continuer à déambuler de façon morbide dans les rues et les campagnes. Note : ah oui, et si vous êtes encore vivant à la fin de cette notice, sachez qu'exploser la tête du zombie ici présent devrait, au moins temporairement, vous éviter ce funeste destin. Merci d'avoir confiance en nos produits et bonne journée".
Je déconne, mais tout ça fait l'air de rien beaucoup de potentiel dramatique quand on y pense : les premières personnes à avoir vu les membres de leur famille se décomposer (littéralement), les tentatives désespérées de survivre dans le chaos incompréhensible, la panique dans les villes, l'isolement dans les campagnes...
En plus, ya vraiment pas mal de choses qu'on ignore sur les règles du jeu : au bout de combien de temps un humain boustifaillé devient-il zombie ? Si on l'enterre avant transformation, le zombie peut-il sortir de sa tombe ? Quelle est la puissance de l'odorat d'un zombie ? (à quelle distance peut-on marcher tranquillement dans son voisinage, quoi) Et la zombie apocalypse, c'est vraiment l'occasion en or de découvrir ça avec les personnages. Des règles élémentaires pour "calculer" sa survie.

Qu'on s'intéresse à l'instant T ou à l'instant T+10mn, c'est quand même quelque chose que The Walking Dead devra explorer à un moment ou à un autre, non ?
Parce que le problème, c'est que jusqu'encore récemment, et à la notable exception de Dead Set, les fictions de zombies, c'est quand même essentiellement du one shot, et des films (même avec suite) n'ont pas à se préoccuper autant de mythologie. On ne le leur demande pas, déjà, et puis quand bien même ils n'auraient pas le temps de faire de miracle. Mais là, c'est une série et le spectateur attend un peu plus que ça.

Si la série ne le fait pas, elle se met même en danger, parce qu'en quatre épisodes le concept montre déjà ses limites : on a une poignée de personnages qui tentent de survivre, et il est assez évident que tout le monde n'y parviendra pas (redshirt syndrome oblige, on devine assez bien qui a le plus de chances de s'en tirer), et puis c'est tout.
Mais à un moment il faudra bien évoquer quelque chose pour tenir l'attention des spectateurs sur le long terme. On l'a dit pendant le podcast : les zombies sont en large supériorité numérique, par la force des choses l'horizon est un peu bouché pour les protagonistes, il faut donc étudier une porte de sortie avant la fin de la saison, pas pour lui trouver une conclusion, évidemment, mais pour justifier au contraire la présence d'une seconde saison, pour ne pas tourner en rond dans ce schéma narratif. Ça peut, certes, passer par des épisodes s'intéressant à d'autres groupes de survivants, mais ça reste une parade temporaire. Il faut donc non pas voyager géographiquement mais voyager dans le temps ; le flashforward serait une solution de facilité scénaristique mais ne fonctionnerait pas alors qu'une deuxième saison est en vue, reste donc le retour dans le passé, comme un passage obligé, pour vraiment fouiller le thème de la zombie apocalypse dont on nous a privés.

Alors bon, je ne dis pas que The Walking Dead est fondé uniquement sur la conception bourrine de la survie en milieu zombie, il y a naturellement, en 4 épisodes, quelques axes qui ont commencé à se dégager : le triangle amoureux, les deux frères séparés, les différents personnages plus ou moins recommandables de la petite communauté... ça occupe, c'est sûr, mais seulement pour quelques épisodes. L'autre, avec sa frangine qui vient de se faire boulotter, en même temps j'avais prévenu qu'il y aurait du spoiler, bon, on en a encore pour un épisode, deux si vraiment on est en déveine, à en entendre parler (faudra bien disposer intelligemment du corps, hm ?). Ça ne nous mènera cependant pas loin, surtout qu'a priori la plupart des personnages sont déjà passés par là. Dans ce cas pourquoi nous faire assister à cette version tardive de la zombie apocalypse ? Si c'est parce qu'on cherche juste à nous faire patienter en attendant un final énorme, bon, mais sinon ?
Et à la limite, le flic, pardon mais on s'en branle. Je sais que c'est notre personnage principal mais on s'en tamponne vigoureusement le coquillard. Il est d'une transparence ! C'était bien pour nous servir d'introduction, ça faisait son petit effet de trouver le monde désertique à son réveil et de le découvrir avec ses yeux, mais là qu'on s'en débarrasse, il n'apporte rien le cowboy. Ce qui est intéressant c'est explorer ce qu'ont vécu les autres, qui sont passés par la zombie apocalypse. C'est là que ça se passe, au niveau adrénaline, action et drame. C'est vrai que le 4e épisode faisait un peu moins de cas de ce gars mais faut complètement le lâcher, il ne mène nulle part, ce perso. D'une façon générale, le triangle amoureux, on s'en débarrasserait, vous ne me verriez pas me plaindre (ya une façon très simple de concilier ces deux demandes d'ailleurs). Si on voulait un numéro sur "je croyais que t'étais mort alors j'ai couché avec un autre mais t'étais pas mort", on aurait l'embarras du choix dans plein d'autres fictions, ya des romans, des films, des téléfilms et des machins sur le sujet, franchement plus attentifs au développement du dilemme d'ailleurs, mais là, dans The Walking Dead, cette intrigue c'est un... poids mort.

D'un autre côté, même en admettant qu'on ne s'intéresse pas à l'origine ou au déroulement de l'arrivée des zombies, on pourrait essayer d'imaginer que la série servirait à dépeindre l'âme humaine dans ses heures les plus sombres (le personnage raciste, le redneck qui bat sa femme et est suspecté de toucher sa fille, etc... sont des pistes dans ce sens), mais même quand la série en a eu l'occasion jusque là, elle a refusé de s'engager dans cette voie. Le gang, par exemple, qui s'avère officier dans un gentil petit hospice pour vieux (moi j'aurais préféré protéger les crèches, mais bon, c'est mon sens pratique je suppose), c'est pas franchement une exploration de travers de l'âme humaine. J'ai trouvé ça gros et dans ce cas, je comprends pas pourquoi le groupe vient pas s'installer avec eux plutôt que diviser les armes en deux et repartir en direction du camps. Autre exemple, le redneck qui est le premier à se faire bouffer dans le 4e épisode, c'est une forme de manque de courage de la part des scénaristes, ça se saurait si c'étaient toujours les enfoirés qui meurent en premier (même quand ils sont cons comme la lune). Donc je ne sais pas trop si la série s'aventurera dans cet aspect-là des choses, qui relève plus du post-apocalyptique que du zombie à proprement parler, c'est vrai.

Walkers

Mais à un moment ou à un autre, de mon point de vue, il va falloir prendre une décision, opérer un virage, quelque chose.
Alors après c'est vrai que j'ai pas lu le comics (je ne suis pas zélée à ce point), et que si le comics a duré longtemps c'est qu'a priori il doit se passer des trucs. Je l'espère en tous cas. Mais pour le moment, moi, je ne sais toujours pas pourquoi je suis encore devant, d'autant que ces saloperies de zombies ont des dents bordel, pas pointues, mais des dents quand même, et je pense que ça doit être de la curiosité malsaine de ma part de regarder la série, vu qu'après j'en ai pour plusieurs jours avec des cauchemars. C'est pas tenable. Il doit absolument se passer quelque chose dans The Walking Dead. Sinon moi je démissionne.
C'est un peu comme Boardwalk Empire : on sent bien qu'on a une série de qualité mais de là dire que c'est une excellente série, il s'en faut. C'est comme si c'était le haut du panier, mais que le niveau avait quand même bien baissé...

D'un autre côté ça me fait réfléchir à plein de choses saugrenues, cette série.
Comme l'autre jour, à mon nouveau boulot, où j'ai découvert que pour accéder à mon bureau il fallait passer une porte blindée avec en plus un code, et je me suis dit que, quand même, ça va, a priori, si les zombies attaquent je suis tranquille. Enfin tout dépend si les zombies arrivent par la rue, ou si ce sont mes collègues qui se transforment en zombies...
Vous voyez, vraiment, on a un besoin vital d'en savoir plus sur cette zombie apocalypse.
L'appel est lancé.

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche The Walking Dead de SeriesLive.
Lentement mais sûrement, je me remets aux posts plus longs, mais activité au ralenti à prévoir encore pour quelques jours.

21 novembre 2010

[DL] The Walking Dead

A part le masochisme, je ne sais pas du tout pour quelle raison je continue de regarder cette série. Après j'en ai pour une ou deux nuits à rêver de zombies (bon, je reconnais qu'il est arrivé une fois ou deux que les zombies aient le beau rôle dans mes cauchemars lorsqu'il y avait des vampires), vraiment ce n'est pas sain. Aucune, mais alors aucune idée de la raison pour laquelle je suis devant le troisième épisode, et pour laquelle je vais, ça va pas faire un pli, cagouler un nouvel épisode demain.
C'est pas comme si la série était un bijou. C'est même pas comme si le troisième épisode était à la hauteur du premier, qui n'était même pas vraiment un coup de cœur. Je sais pas quoi vous dire. Je me comprends pas moi-même.

TheWalkingDead
Note : lien valable 30 jours minimum. Je reuploaderai si le lien est mort, mais seulement si vous postez un commentaire pour me prévenir !

Même le générique est bof. C'est comme dans la série : on dirait qu'il y a un potentiel qui ne veut pas se déclarer.
L'idée de montrer tous ces endroits vides, plutôt que de banquer sur les zombies, c'est pas mal, mais franchement, on ne peut pas dire que ce soit transcendant ; disons qu'en gros, vous n'avez pas le droit de trouver que The Walking Dead a un bon générique si vous avez adressé des critiques au générique de Persons Unknown (qui m'apparait comme assez voisin). Pis musicalement c'est pas le thème de l'année non plus.
Sérieusement, tout ça parce que j'ai bientôt fini la saison 5 de Doctor Who, je me cherche des trucs à regarder ? Je vous le dis, ça craint. Je vais sérieusement avoir besoin d'un nouveau coup de cœur d'ici la fin de la semaine.

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche The Walking Dead de SeriesLive.

16 novembre 2010

Dangereuse empathie

A quel point ce que nous regardons a une influence sur nous ?
On parlait il y a peu des émotions qu'on ressent devant les séries qu'on regarde. Et c'est nécessaire de laisser l'empathie fonctionner pour profiter pleinement de ce qu'on regarde. Je reprends l'exemple de ma sœur rei : rien ne rentre, rien ne sort. Blindage maximal. Pourtant, cette émotion que nous avons devant une scène, si nous la goutons avec plaisir pendant quelques minutes, surtout quand l'épisode a été un temps fort, ne peut-elle pas aussi nous mettre dans une forme de danger ?

Je prends l'exemple de la peur, parce que c'est certainement ce à quoi je suis la plus sensible... et je tiens à remercier entre autres The Walking Dead pour ça.

Quand une scène se finit, je peux sentir tous les muscles de mon cou complètement contractés dans une boule dure à la base de ma nuque, mes dents serrées, mes orteils recroquevillés... et ça me prend une infinie minute à tout désentrelacer calmement. Si des dents sont impliquées dans l'affaire, en général je me suis de surcroit ruée sur la première source de lumière venue et je serre la chose la plus pelucheuse à portée de main (parfois un oreiller, parfois un chat) en essayant de ne pas hurler. Osons le dire, je n'en mène pas large pendant plusieurs minutes. Je me souviens avoir été dans un piteux état longtemps après la fin de Jekyll (dents), avoir été à l'envers pendant une semaine après Dead Set et The Walking Dead (dents), avoir fait des cauchemars longtemps après COMA (...ah ? pas de dents ?). J'ai donc bien emmené ces émotions au-delà de la sphère du visionnage.

BlinkEmpathie

Si ça marche pour la peur, ça le fait sans doute pour d'autres choses mois évidentes.
Après avoir vu quelque chose de particulièrement beau, être de bonne humeur voir exagérément positive (merci Pushing Daisies... avouez, ça faisait longtemps), par exemple, semble un effet plutôt désirable...

Mais au final, il faut sans doute apprendre à dresser la barrière qui permet à la série de ne pas trop entrer en collision avec nos émotions. Le tout-émotif n'est pas non plus une bonne solution. Si vous pleurez la mort d'un personnage trop longtemps, ça devient inquiétant.
C'est ce que des psys sont en train de dire à propos de Packed to the Rafters, d'ailleurs, dont un personnage est décédé il y a deux semaines, et qui semble provoquer un vrai travail de deuil auprès de nombreux spectateurs australiens. Preuve si besoin était que la télévision touche vraiment à quelque chose d'intime en nous, et que ça peut être effrayant sous un certain angle et/ou à un certain degré.

Pour autant, et justement parce que nos vies ne sont pas remplies d'autant d'émotions à forte amplitude, nous recherchons ces émotions fortes, et espérons des évènements-clé d'une série qu'ils nous donneront satisfaction. C'est quand nous ne ressentons pas de frisson durable que nous sommes déçus. Quand nous sommes atteints par les émotions de l'histoire, quand, finalement, nous sommes vulnérables, nous en redemandons. C'est à ça qu'on nous distingue des télambdas, dans le fond.
Et parfois, ça fait peur, justement...

11 novembre 2010

Grandeur nature

TailleReelle

Voilà un peu plus d'un mois, j'ai fait un achat qui n'avait l'air de rien mais qui a révolutionné ma pratique téléphagique. Une fois de plus, ce genre de choses n'arrive pas de façon programmée.

Dans le magasin, ce jour-là, je comparais les prix et le BlackBerry qui ne m'obligeait pas à hypothéquer un rein n'était pas vraiment le plus récent de tous. Le vendeur me dit "non, sur celui-là vous ne recevrez pas la télé". C'est drôle. Je me souviens avoir été déçue. Je n'avais pas idée de ce que mon BlackBerry sans télé allait faire pour ma téléphagie. Ce n'est qu'après un peu d'utilisation que j'ai percuté : nul n'est besoin d'avoir la télé pour téléphager. Et c'est là que j'ai commencé ma nouvelle expérience.
Jusque là, mes trajets étaient divisés en deux activités : soit lire (et j'ai pas donné ma part au chien cet été quand il y avait tant de documentation à compiler), soit écrire (le post du jour s'écrivait en général à l'aller, avec relecture et peaufinage au retour, parfois même préparation du suivant). Mais depuis, j'ai commencé à mettre des épisodes sur mon BlackBerry et j'ai découvert que je pouvais tirer bien plus, bien, bien plus de ces trois heures quotidiennes.

Alors, si vous le voulez bien, je voudrais dresser un petit bilan de ce qui a changé...

1 - Les séries que je regarde

Instinctivement, j'ai très vite compris que je ne regarderais jamais Mad Men dans le train. Le choix des séries qui atterrissent sur le BlackBerry se fait d'après un paramètre : à quel point ai-je besoin de me concentrer sur l'épisode ? En gros, sont éligibles toutes les comédies, et tout ce qui me semble ne pas trop solliciter le cerveau. Parce que comme ça, ce n'est pas grave s'il y a du bruit dans le train, ou s'il y a une sonnerie de fermeture de portes toutes les 10 minutes. Bien-sûr, j'ai fait des exceptions, et ça a causé quelques aventures (j'y reviendrai), mais ces séries-là sont les premières à atterrir sur le BlackBerry. Et finalement, elles sont mécaniquement devenues celles que je regarde avec le plus de régularité.

2 - Ma pratique du sous-titre
Corollaire du précédent. Car l'écran que vous voyez ci-dessus... c'est du grandeur nature. Inutile de vous dire que les sous-titres, j'ai oublié, et désormais les séries non-anglophones ne se visionnent qu'à la maison. Ça provoque un clivage de fait (qui ne me plait pas toujours quand j'aurais bien envie de regarder certaines séries sans remettre à dans un ou deux jours ; et puis, rien que par principe) entre les séries diffusées dans une langue que je parle, et les autres, car les secondes dépendent de ma disponibilité devant mon écran chez moi, tandis que les autres peuvent se regarder n'importe où ailleurs (train bien-sûr, mais aussi salle d'attente, pause déjeuner...).

3 - Le nombre de séries vues par semaine
Faites le calcul vous-mêmes : quand la semaine compte 5 jours travaillés, je culmine à 15h de transports. Autant de temps passé à téléphager tout en ayant un boulot, même pour moi c'est inédit. Mais c'est une aubaine. Je pense qu'au final, je n'ai jamais suivi autant de séries en parallèle que depuis que j'ai le BlackBerry.

Il y a cependant un critère qui n'entre pas en ligne de compte, jamais : mon attachement à une série, à ses personnages, mon état émotionnel, bref, ce que j'ai envie de regrouper sous le terme générique de "mon ressenti potentiel". C'est pourtant pas faute de faire quelques expériences, hm, intéressantes à cause de ça : mentionnons l'épisode-clé de The Big C, grâce auquel je me suis mise à pleurer dans le train (oui-oui), ou l'épisode Tooth & Claw de Doctor Who où j'ai fait un bond de deux mètres sur mon siège deux secondes après la capture ci-dessus. Sans parler des yeux humides devant Raising Hope ici et du fou-rire pendant Outsourced.
J'ai peut-être l'air ridicule. Mais je préfère mille fois ça aux zombies (mot que je n'arrive plus à employer innocemment après deux épisodes de The Walking Dead... oh non, ceux-là, je ne vais pas les regarder dans le train, aucun risque !) qui regardent des trucs à côté de moi et qui restent le visage impassible, exactement comme s'ils observaient la petite aiguille d'une horloge. Je me rappelle de ce type qui regardait des épisodes de la 1e saison de Scrubs à côté de moi, il y a quelques mois. Il s'en est enfilé deux pendant le trajet (preuve qu'il ne détestait pas la séries), mais ne souriait même pas un peu, rien. Inexpressif. Intouché.
Alors quitte à passer pour un drôle d'énergumène, autant que je sois celui qui fronce les sourcils puis hoche la tête puis lance un petit rire discret, autant que je profite un max, autant que je ne brade pas le visionnage simplement parce qu'il y a des gens qui se blindent par peur de ce que penseront des inconnus dans le train.
Si dans un train vous croisez une jeune femme (habillée en violet) qui rigole toute seule devant son BlackBerry, ce sera moi, et je m'en fiche.

Eh oui, je découvre les joies de l'écran portable après tout le monde ou presque ! Mais peu importe. C'est un incroyablement bon investissement. J'ai l'impression que tant que j'habiterai à 1h30 de mon boulot, je n'aurai jamais plus de retard sur mon programme séries.
Ce qui est une impression erronée, on est d'accord.

5 novembre 2010

Comme ça vous aussi, vous dormirez lumière allumée !

Fichiers enragés, montage de l'Enfer, et mise en ligne maudite... vous me croyez si je vous dis que le podcast de cette semaine est hanté ? Sans déconner, si les podcasts doivent être à l'image de leur thématique, moi je vais insister pour qu'on fasse une émission sur la richesse...!

En tous cas voilà, le 3e numéro du SeriesLive Show a finalement vu le jour, et je vais redire ce qui a déjà été dit : plus jamais ça. Les zombies, c'est fini. On m'y reprendra plus. Franchement, par curiosité, admettons, pour préparer un podcast, si vous voulez, mais ça s'arrêtera là.

TheSeriesLiveShow_MEA
The SeriesLive Show - 1x03

Je suis encore sous le choc après The Walking Dead. Littéralement, puisque j'en fais encore des cauchemars alors que c'était lundi ; d'ailleurs pendant l'enregistrement, le mot d'ordre était : on ne parle pas de vampires. Pour éviter d'aggraver ma situation. Je sais pas pour combien de temps j'en ai mais franchement, je serai pas fâchée quand ce sera fini. Ah, quelle saloperie, les zombies.
Pas étonnant qu'à côté, les sorcières semblent plus rassurantes (et encore, on n'a pas eu le temps de citer Ma Sorcière Bien-Aimée qui se pose là dans le genre). Souvent nunuches, mais rassurantes.

N'empêche. Halloween, heureusement que ce n'est qu'une fois par an.

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