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ladytelephagy
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the tudors
3 octobre 2009

arte fact

Pour moi, la chaîne de l'année 2009 a clairement été arte. Les plus alertes d'entre vous se souviennent déjà de ma surprise devant Jekyll, plus tôt cette année. Avec aujourd'hui la diffusion de The Tudors, la même expérience de rendez-vous attendu toute une semaine à l'avance se reproduit pour mon plus grand délice. Non que The Tudors soit une merveille parmi les merveilles, car comme je l'ai dit dans les posts précédents sur cette série, elle est loin d'être parfaite. Suivez les tags pour plus de détails.

Mais à vrai dire, ce qui fait les défauts de The Tudors donne à mes yeux une grande valeur à cette programmation par la chaîne européenne. Tout comme Jekyll, cette série donne l'impression à la fois d'un soucis de qualité de d'élégance dans le choix de la programmation, sans être forcément trop pompeux. Tout comme la violence parfois exagérée de certaines scènes de Jekyll (je pense notamment au final plein d'overkill), les scènes de sexe de The Tudors ont le mérite (ainsi que les romances et autres complaisances scénaristiques) de rendre la série accessible, et de lui éviter de ne cibler qu'une cible d'élite mais bien d'atteindre une popularité dépassant largement le cadre des amateurs d'Histoire. Comme le soulignait tao dans un tweet, ça se traduit par des audiences pas dégueulasses, ce qui est forcément incitatif pour la chaîne.

Alors, je n'ai pas pu m'empêcher de songer à une petite liste de productions qu'il serait intéressant de voir sur la chaîne, s'il lui venait la bonne idée de poursuivre sa politique série. Il y a un créneau à prendre, malmené par la concurrence hertzienne, et à mon avis les séries suivantes s'inscrivent dans le même type de programmation, et ne semblent pas intéresser les autres chaînes françaises. Il y a quelque chose à jouer, je pense.

- Carnivàle :

C'est la première qui me vient à l'esprit, et je trouve qu'elle tombe sous le sens. Un mélange d'Histoire et de mystère, un univers cryptique... Et puis, deux saisons, ça reste aussi assez raisonnable pour une chaîne qui craindrait de s'engager sur le long terme.

- Cop Rock :
Là encore, investissement en temps très raisonnable pour cette série d'une malheureuse saison... mais si fondamentalement différente de ce que l'on a pu trouver sur le hertzien jusque là ? Sans compter qu'on ne peut décemment compter que sur une chaîne anticonformiste comme arte pour programmer une série approchant de la vingtaine.

- The No. 1 Ladies Detective Agency :
Alors là, ce serait juste superbe. Comment en remontrer à la concurrence sur la diversité télévisuelle sans lui faire ombrage ? En choisissant une fiction radicalement différente, par ses origines et son ton. Tout en n'oubliant pas que le genre policier continue de faire des audiences convaincantes, ce qui ne peut nuire.

- Huff :
Quand on est le toujours un peu décalé arte, on ne peut que se prendre de passion pour la psychanalyse. Et pendant que la diffusion d'In Treatment via le réseau Orange, et sa sortie en DVD, fait l'actu, une rediffusion d'une série sur la même thématique peut aussi être une bonne idée commercialement parlant.

Evidemment, ces vœux pieux ne sont pas si faciles à réaliser. arte fait face à une difficulté double : chaque série doit pouvoir être diffusée à la fois en Allemagne et en France. Mais un développement de la politique série, qui jusque là semble probante, en s'engageant dans une identité propre, se ferait à mon avis très bien avec ce genre de titres.

Et vous, quelle séries verriez-vous sur arte ?

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7 juin 2009

Premières victimes des abandons de l'été...

Les odeurs de barbecue planent. On commence à s'apostropher dans bureaux, "et tu pars quand alors ?". Les publicités pour la "silhouette bikini" s'affichent en couverture de tous les magazines de merde féminins. C'est officiel, l'été a commencé. Oh, si, quasiment.
Et avec l'été, rendons-nous à l'évidence, arrivent les premiers abandons. Je confesse être de ceux qui laissent leur animal de compagnie seul au bord d'une autoroute cette année. Ma victime ? Rome.

J'ai bien réfléchi et, non, ce soir, je ne pourrai pas suivre la série. Faut croire que je deviens vieille et donc raisonnable, mais c'est juste pas possible à cette heure-là et ce jour-là (je pourrais faire un effort si c'était diffusé le samedi, après ou ptet même pendant New York Unité Spéciale, mais là juste pas).
Et effectivement il y aurait des alternatives, mais elles sont elles aussi hors de question.

Il y a des séries qu'on peut cagouler, des séries qu'on veut cagouler, et celles dont on attend la diffusion dans nos contrées parce qu'il n'y a qu'un nombre limité d'octets dans une vie. Je veux bien que la FNUC propose en ce moment des réductions terribles du genre "pour deux coffrets achetés (dont par exemple les deux saisons de Rome à 30 euros pièce), le troisième est offert", mais on ne peut pas tout cagouler non plus. Sur ma liste d'attente de cagoulage, il y a déjà des séries qui ne sont pas du tout diffusées, et pour lesquelles j'attends déjà d'avoir fait de la place ! Donc quand une série de cette liste est diffusée, je suis peut-être de la vieille école mais je trouve normal de vouloir la regarder à la télévision. Je suis sans doute une vieille grincheuse à la mentalité datée, mais j'ai tendance à considérer que si j'ai une télé, c'est pour la regarder.

La théorie selon laquelle le DVD et la cagoule sont des alternatives imparables aux diffusions merdiques est erronée pour des raisons assez simples : on n'a pas toujours l'argent, ou la laine, nécessaire à tout regarder de cette façon. Acheter les DVD de Rome sur la base de mon appréciation de deux épisodes, c'est peu. Et je suis désolée de vous le dire, mais en un temps où il y a un pilote par semaine cet été, une rentrée à préparer et un goût prononcé pour les vieilleries en sus, le cagoulage n'est pas non plus une option à mes yeux.

Je n'ai jamais prétendu attendre uniquement les diffusions sous nos latitudes, bien au contraire ; mais à un moment, il faut se rappeler qu'une diffusion devrait quand même servir à être regardée. Depuis une semaine que j'y réfléchis, rien à faire, je ne vois pas d'autre solution que reporter le visionnage de la série aux calendes grecques. Euh, romaines, du coup.

Ainsi, ce n'est pas sans un pincement au cœur que j'ai attaché Rome à un tronc d'arbre en bord de plage, avant de reprendre la voiture et rentrer chez moi, la larme à l'œil mais convaincue de mon bon droit.

C'était Lucius Vorenus ou Charlie Crews, ce mois-ci. Le mois prochain, les promotions de la FNUC seront finies, et on commencera à préparer la rentrée, donc je ne sais pas quand je pourrai réellement donner une chance à Rome ; encore un coup de glaive dans l'eau pour M6, donc. Sans compter que le mois dernier, j'ai quand même mis de la bonne volonté autour de The Tudors, on peut pas être partout.

QuestCeQueTuFaisPourLesVacances

5 juin 2009

Pas très Rome antique

Il y a quelques jours, M6 commençait à diffuser Rome (et je peux continuer de me vanter d'avoir vu la série avant sa diffusion quand même, et toc), et je voulais vous en reparler même si, c'est vrai, on pourrait croire que j'en ai tout dit l'autre fois. Et donc, en dépit de l'heure tardive, j'étais devant, dimanche. Je ne sais pas encore comment je vais m'organiser pour les semaines à venir (désolée de bosser, hein M6) mais j'ai quand même quelques remarques.

D'une part, j'ai été surprise de la signalétique "-12". Je ne sais pas trop comment ça s'est goupillé sur Canal+, je n'ai pas bien suivi et en plus je n'ai pas la chaîne (déjà en clair, c'est limite...), mais ça me semblait quand même drôlement sous-estimé, et ce tant niveau sexe que violence. Et c'est d'autant plus incohérent que l'heure tardive de diffusion laisse penser qu'un créneau était hors de question plus tôt, même en semaine.

Du coup ça rejoint un peu le débat de la semaine dernière sur l'éternelle question des jeunes devant la télé.
La diffusion de Rome telle que choisie par M6 donne l'impression d'un triple verrou : la signalétique "-12", la diffusion le dimanche soir, et l'heure tardive. Overkill. Et ça pose donc la question suivante : si l'heure de diffusion ne suffit pas, si le jour de diffusion ne suffit pas, qu'attend-on au juste de l'efficacité de la signalétique ? Normalement ces éléments sont des garde-fous, mais si elle en a besoin de trois pour se compléter, n'est-ce pas un aveu d'impuissance ?

Ah, évidemment, il y a l'autre interprétation à ce geste, selon laquelle ce créneau sert de poubelle à une diffusion que M6 n'avait pas envie de mettre en valeur. Mais là on rentre dans un autre questionnement, celui de la présence d'esprit des chaînes françaises qui font des acquisitions pour ensuite ne les diffuser qu'avec négligence et mépris. Vaste sujet que, si vous le voulez bien, on explorera une autre fois et avec le concours de psychiatres.

Et puis, il y a ma deuxième remarque : deux épisodes, c'est tout simplement du vice. Évidemment, comme je n'avais vu que le pilote jusqu'alors, j'étais contente de me voir offrir la possibilité de découvrir la suite sans attendre le dimanche suivant. Je ne vous cache pas qu'un "aaaah" d'enthousiasme m'a échappé lorsque la mention "tout de suite - Rome" s'est affichée à l'écran. Ça se pose comme une évidence sous cet angle, effectivement. Mais si on se raccroche à cette seule logique, dans ce cas autant diffuser l'intégrale de la série en nocturne pour être certain de ne pas faire patienter le spectateur, à ce stade. Mais l'heure choisie pour diffuser la série était déjà assez peu pratique, était-il utile d'en rajouter en optant pour deux épisodes ? Ça faisait quand même beaucoup. Déjà, en général, je fais partie des partisans du "normalement, c'est conçu pour qu'il y ait un épisode par semaine, je ne vois pas pourquoi nous, petits Frenchies, on doit s'en farcir plusieurs d'un coup", mais alors là on est dans l'absurde le plus total. Et pourtant je me vante d'être une noctambule mais à un moment, on a envie de ne pas passer son lundi férié à comater devant la télé juste pour les beaux yeux de M6. Ça s'appelle vraiment se tirer dans le pied !

Parce qu'on ne me fera pas croire que le public se sent incité à regarder une série :
- qui de loin ressemble à un péplum avec des vieillards en robe
- qui passe à des heures indues
- qui oblige à se coucher à plus de 2h du mat' en semaine

Ce qui aurait pu être une excellente idée devient donc, une fois de plus, une mauvaise blague de la part de M6. On a vraiment l'impression que la chaîne manque cruellement de confiance dans son programme, alors qu'il s'agit probablement de son choix le plus ambitieux depuis Oz. Il faut dire que ça date, et qu'en plus ladite diffusion n'avait servi qu'à rabattre les spectateurs sur Série Club, la chaîne ne jugeant opportun que de diffuser la 1e saison, et soigneusement lardée de publicités pour sa petite sœur.

Rome ne proposant que deux saisons, et donc peu de perspectives d'avenir, elle en est donc réduite au statut d'alibi, là où elle aurait pu redorer le blason de la "chaîne des séries". Au moins qualitativement, quoi, à défaut de drainer les spectateurs par millions, chose qui ne se serait sans doute pas produite même dans des conditions optimales, il faut le reconnaître.
Encore que... on n'est pas à l'abri d'une surprise, après tout. Je me faisais l'autre jour la réflexion, devant la saison 2 de The Tudors, que ces fictions semblent de prime abord arides mais sont tout justement étudiées pour éviter d'être barbantes. Par le biais d'action, de sexe, de violence et d'intrigues empruntant à des genres plus grand public (complots, coucheries et tromperies, etc...), elles sont finalement assez accessibles sitôt qu'on franchit la barrière psychologique de la série d'époque en costumes (que, comme vous le savez, j'ai moi-même mis beaucoup de temps à dépasser). Mais la plupart des spectateurs n'ont aucune chance de le savoir. Une fois de plus, on ne permet pas aux gens d'avoir accès à des fictions différentes qui pourraient leur permettre de s'éduquer télévisuellement.

Une fois de plus il ne faudra donc pas compter sur M6 pour faire un effort. Comme un peu trop souvent à mon goût, ce sera au spectateur de faire preuve de bonne volonté... Ce qui est un peu un comble sur le papier ! Ce doit être ça, finalement, l'exception culturelle française : les français qui ont de la culture télévisuelle sont une exception. Les autres n'ont qu'à se ruer sur la viande qu'on leur jette comme à des chiens, même si c'est diffusé dans le désordre, même si les rediffusions sont mêlées aux inédits, même si ça fait quatre fois qu'on a vu la même enquête cette année.
Je vais finir par rompre avec cette chaîne aussi... et après, il ne faudra pas s'étonner, M'ame Albanel !

30 mai 2009

C'est dans les vieilles marmites... ah, non, tiens.

J'ai décidé d'engager un mage vaudou. Il devrait pouvoir me mettre en contact avec les forces occultes qui sont à l'origine du renouvellement inexplicable de certaines séries. On a déjà évoqué le cas Gary Unmarried, eh bien sitôt qu'on sait que c'est l'œuvre perverse du Malin, tout de suite, on comprend mieux.

Après une semaine passée sous les auspices de The Tudors et A la Maison Blanche, j'avais envie d'un peu d'humour, ça arrive même aux meilleurs d'entre nous après tout. J'ai voulu prendre conseil auprès d'une personne que je pensais bien intentionnée à mon égard...
"Hey, lady, tu sais, cette série qui dure depuis plusieurs saisons et que tu n'as toujours pas regardée...?
- Uh oh.
- Eh bien elle a été renouvelée !
- Humph.
- Tu devrais y jeter un œil, franchement.
- Hm...
- C'est super drôle, franchement. Tout le monde adore. Ça marche bien aux USA, en plus..."

Je me suis faite avoir avec The Big Bang Theory, je me suis faite avoir avec 30 Rock, on aurait pu penser que je ne me laisserais plus prendre à pareilles tactiques. Rien du tout, je me suis faite avoir comme un bleu. Ou : pourquoi une fois de temps en temps, je devrais croire mon instinct. D'accord, c'était une bonne initiative de donner une seconde chance à Rome et The Tudors, mais c'est pas une raison pour en faire une généralité. Certes, jamais deux sans trois, mais je pense que ça ne vaut que pour les séries dramatiques.
The New Adventures of Old Christine, par contre, c'était la pire idée téléphagique de la semaine.

Est-ce que les DVD de cette série sont vendus avec une plume incluse, pour pouvoir se chatouiller sous les bras, et ainsi esquisser un vague sourire ?

Ce genre de sitcoms pseudo-familiaux au rabais, et ça englobe Gary Unmarried, Surviving Suburbia et donc The New Adventures of Old Christine, yen a un peu marre quand même. C'est toujours la même chose. C'est encore une fois des gens sans problème dans la vie qui essayent de nous faire rire avec des situations au-delà du banal. Je rappelle que pourtant, sitcom vient de situation comedy, la situation devrait être drôle, non ? Qu'est-ce que ces gens ont tous, à se plaindre d'avoir un toit, un travail, des enfants...? On en n'a pas assez soupé pendant la décennie précédente, avec les Tout le monde aime Raymond et autres cochonneries du même acabit ?
Rires en boîte, situations convenues, humour prévisible, jeu sans subitilité : tels sont les ingrédients qui m'attendaient, et qui m'ont confortée dans l'idée que, The New Adventures of Old Christine, c'est finalement comme Seinfeld : on est ravis pour les autres que ça leur plaise, mais on n'en comprendra jamais l'intérêt tant c'est d'une facilité désoeuvrante. Et la solution de facilité, c'est pas un peu... facile ?!

Je sais pas, vu qu'elle s'est débarrassé de son ex-mari, que son petit est entré dans la grande école et que son frère habite chez elle, Christine, elle pourrait en profiter pour faire plein de choses ! Pour changer de vie ! Pour se lancer dans un projet abracadabrantesque à faire hurler de rire même les ménagères constipées ! Non, il faut qu'elle sacrifie à son tour à tous les poncifs du genre, qu'elle se remette sur le marché du coeur, qu'elle angoisse comme une malade pour sa marmaille, qu'elle cherche à exister socialement auprès des autres parents d'élèves, etc... MAIS C'EST NUL !!! Et entre parenthèses, c'est d'un rétrograde...!

Non, vraiment, ça passera pas. The New Adventures of Old Christine a tout de vieux et rien de nouveau, ne croyez surtout pas le titre.
Ça, c'est fait. Suivaaaant !

Mon mage vaudou m'a recommandé de lui apporter un poulet blanc lors de ma prochaine visite, afin de m'exorciser. Je pourrai peut-être ainsi oublier que cette série-là a été renouvelée, a contrario de Samantha Who?, qui sait ? Ou bien si je lui fais sacrifier un bouc, il nous aidera, Christina et moi, à rétablir la justice en ce vil monde télévisuel ? Un autographe, merci !

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche The New Adventures of Old Christine de SeriesLive.

27 mai 2009

[DL] Profit

Je sais qu'en cette semaine où commencent tant de séries estivales, j'aurais a priori mieux à faire que de plonger le nez dans mes vieilleries favorites, mais l'appel du pilote de Profit n'attend pas. Ni celui de second épisode, ni... vous voyez le truc. J'ai un peu la capacité d'attention d'un enfant de 5 ans, en ce moment, d'ailleurs. Une vraie girouette. Il faut dire qu'après la soirée The Tudors d'hier, j'avais besoin de me changer les idées.

Profit
Note : lien valable 30 jours minimum. Je reuploaderai si le lien est mort, mais seulement si vous postez un commentaire pour me prévenir !

C'est comme ça que je me suis aperçue, non sans un glapissement de terreur, que je n'avais jamais mis le générique à votre disposition, eh bien c'est désormais chose faite. J'adore toujours autant la musique. Visuellement, ça a vieilli, c'est sûr (et encore, si yavait que le générique qui avait pris plus d'une décennie dans la tronche...), mais au niveau du ton, des personnages et de tout le reste, c'est toujours aussi brillant.
Que ceux qui n'ont pas encore sacrifié sur l'autel de la chambre en carton se dépêchent d'y remédier, pareille lacune est absolument impardonnable en ces lieux.

Et pour ceux qui manquent cruellement (c'est rien de le dire) de culture : la fiche Profit de SeriesLive.

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26 mai 2009

Vaut mieux (pé)tard que jamais

Mon premier tag sur cette série, c'est émouvant...
Jusque là, sur Weeds, j'avais été très sceptique. Le générique me plaisait bien, c'est sûr, mais ça ne fait pas tout, non plus.

Je me rappelle avoir regardé le pilote, ou du moins avoir essayé, il y a très longtemps de cela, probablement même dés qu'il a été disponible. Mais la première scène m'a semblé si rasoir, et la seconde manquait tant de finesse, que j'ai vite laissé tomber. Le contraste entre les deux était voulu, mais justement trop facile ; la situation semblait caricaturale et pas vraiment enthousiasmante. Bref j'ai décroché assez rapidement, et même si je ne considérais pas qu'il s'agissait d'une odieuse bouse (voir aussi : Gary Unmarried, East Bound and Down, The CW...), j'avais l'impression persistante que la série était très largement surestimée. J'avais beau en lire plein de choses (essentiellement des critiques généraliste, pas des reviews épisode par épisode, ça a peut-être eu son importance), j'avais complètement rayé cette série de ma liste des choses à surveiller.
En fait, à travers cette anecdote, je vous raconte aussi celle d'une autre hérésie, celle de n'avoir pas su apprécier Breaking Bad (mon premier tag sur cette série aussi, tiens). La crème de la crème téléphagique pense pourtant qu'il s'agit des meilleures séries du moment, je suis navrée, mais même en ayant été nourrie par des séries que je pense être de grande qualité (A la Maison Blanche, Oz...), je n'ai jamais pu m'y faire.

C'est probablement le fait d'avoir ramené hier chez moi Jonathan Rhys-Davies, ironiquement, qui m'a fait retenter le coup. J'avais sous les yeux, avec les DVD des deux premières saisons de The Tudors, une nouvelle preuve qu'il ne faut jamais dire jamais. Que peut-être, quelque part, dans le fond, il était éventuellement possible et envisageable que mes goûts aient changé en matière de téléphagie. Que certaines barrières soient tombées.
Avec la révélation que j'étais passée à côté de quelque chose pour Rome et The Tudors, est née la conviction que j'avais peut-être fait pareil avec d'autres séries ; pas des cas comme Friday Night Lights où, ayant testé tout le pilote, j'étais en droit de me dire que j'avais peut-être des raisons de réviser mon jugement, mais des cas où, ayant fait l'impasse sur tout ou (très grande) partie au moins du pilote, mon jugement expéditif, voire mes préjugés, m'avaient peut-être privée de quelque chose de très bien.

Forte de cette bonne résolution, j'ai donc regardé à nouveau Weeds, mais cette fois, lorsque j'ai poussé mon premier soupir de frustration, j'ai tenu bon, serré un peu les dents, et attendu. Sur les 31 minutes qu'a duré le pilote, mettons que les 5 premières étaient une sorte de torture douce masochiste, du style "ya pourtant la saison 2 de The Tudors qui m'attend, pourquoi je me fais du mal ?". La première scène avec les deux mioches de Nancy, dans la maison (6mn 45 à ma montre) a donné le coup d'envoi du revirement. J'ai commencé par être amusée, et c'était un bon début. Mais c'est à la 11e minute qu'enfin l'horizon s'est dégagé et que j'ai vraiment vu poindre de l'amusement. Une fois lancée, une fois ces premières minutes derrière moi, j'ai enfin apprécié. A partir de 16 minutes, j'étais en zone sécurisée et toutes mes défenses étaient tombées.

En fait, ce qu'il me fallait, ce n'était pas juste Nancy Botwin mais bien toute sa fine équipe, avec une dynamique particulièrement appréciable côté enfants, et surtout la conviction qu'elle n'était pas hypocrite, avec d'un côté le caricatural conseil de parents d'élèves, et d'autre part le deal d'herbe. Non, c'est une nana qui s'est vraiment affranchie des impératifs de son milieu, un électron libre, et ce n'est qu'une fois certaine de cela que j'ai vraiment commencé à me détendre. Tant qu'elle semblait jouer sur les deux tableaux, genre "je deale uniquement pour maintenir mon niveau de vie", je n'étais pas intéressée. Mais quand ça s'est décanté et que j'ai pu constater qu'elle avait un regard différent sur le mode de vie en banlieue BCBG, là j'ai vraiment accroché.

Une de mes séries préférées ? Peu de chances, faut rien exagérer. Une série à mes yeux réhabilitée dont je regarderai les épisodes en cas de vaches maigres ? Déjà plus.

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Weeds de SeriesLive.

25 mai 2009

Size does matter

C'est très certainement en prenant en main plusieurs saisons d'une même série au même moment qu'on comprend le mieux pourquoi, des fois, quand même, le package, eh oui, ça compte.

Prenez... tiens, The Tudors. Au pif. Comment vous savez que j'ai visité une FNUC récemment ? N'en faisons pas toute une histoire, ça ne fera qu'un euro de moins dans la cagnotte Life...! En apparence, et dans les rayons savamment éclairés de la FNUC (ni trop de lumière ni pas assez, ce qu'il faut pour attirer le regard sans laisser paraitre les quelques défauts qui pourraient exister, bref, un attrape-couillon bien connu), les coffrets ont l'air assortis.

La tournure de phrase à son importance, car ils n'en ont bien que l'air.
Une fois qu'on les ramène chez soi, toute excitée, les retournant dans tous les sens dans le train, impatiente de pouvoir les insérer langoureusement dans le lecteur DVD (car qui peut douter que la téléphagie est une passion hautement érotique ?), on s'aperçoit que :
- une saison jouit d'un coffret dépliable, l'autre se contente de simples slims en plastique (et qui osera soutenir que le plaisir est le même avec du simple plastique ?)
- la charte graphique, notamment au dos du package, n'est pas du tout la même (pas la même police, pas le même style d'encadré, mise en page moins esthétique sur la saison 2...)
- ils ne font pas la même hauteur !!! C'est vrai que ça se joue à quelques millimètres, mais quand même, ça se voit ! Et c'est sans doute le plus agaçant.

Avant d'entamer la saison 2 directement sur le DVD sans passer par les préliminaires en cagoulage, j'ai donc un message personnel à faire passer à Sébastien LAPLANTE qui a signé son "oeuvre" : monsieur, la taille compte, et tout le reste aussi ! Pff, ces mecs, faut vraiment tout leur expliquer...

23 mai 2009

STOP ! In the name of love...

Ok, ok, ça suffit, arrêtez tout. Ça ne va pas aller, là. Je n'en peux plus. Depuis quelques jours et consécutivement aux upfronts, nous sommes noyés sous les trailers et autres extraits de tous poils ; et au bout d'un moment, trop c'est trop. C'est même l'invasion à ce stade.

Pour autant que j'adore découvrir le pilote d'une série, les trailers et autres extraits ne m'intéressent pourtant pas le moins du monde.
Regardez celui de Nurse Jackie : il m'avait totalement induite en erreur. J'ai regardé l'une des videos sorties pour V (New Gen), car ma curiosité était grande, mais j'avoue que je n'en ai pas pensé grand'chose, et, ayant peur de me laisser influencer par une ou deux minutes de montage, j'ai décidé de ne pas aller plus loin dans ma découverte prématurée de la série. Ce serait dommage, après des années passées à attendre que ce projet issu de V (j'en ai parlé à plusieurs reprises depuis l'ouverture de ce blog, suivez les tags pour plus de détails), de se laisser conditionner des mois à l'avance, soit dans un sens ("youpi chouette, enfin le projet dont on parle depuis des lunes"), soit dans l'autre ("de toutes façon c'est n'importe quoi, ce ne sera jamais aussi bien que la série d'origine"). Pour raison et foi garder, je pense qu'éviter à partir de maintenant les trailers peut s'avérer nécessaire voire même salvateur.
Mais bon, chacun voit midi à sa porte, évidemment, hein...

Que peut nous apprendre un trailer de toutes façons ?
Pour une série à vocation humoristique, ça peut valoir le coup, à la rigueur : on prend la mesure du type de gag, du style (une caméra ou plusieurs), mais il reste tout de même un certain nombre de choses qui, par essence, ne peuvent pas se savourer dés le pilote, et notamment ce qui est l'une des qualités fondamentales d'une série drôle, à savoir le rythme. Par ses multiples extraits et son jeu de montage, le trailer est proprement incapable de donner une idée précise de la question.
Côté série dramatique, si certes on cerne plus facilement les problématiques posées par le pitch d'origine, et du traitement choisi (un peu de second degré ou pas du tout ? visuellement travaillé ou pas tellement ?), sur la profondeur des intrigues, le trailer restera muet comme une carpe, ce n'est de toutes façons pas son rôle.
Quant aux séries policière ou d'action, alors là franchement, on restera dans quelque chose de si générique qu'il vaut mieux ne pas s'y fier du tout.

Certes, dés le trailer de Carpoolers ou de Cavemen, on savait que ces séries seraient du plus haut pitoyable. Mais pour la gamme inférieure des productions, ce n'est jamais difficile de déterminer qu'une série est abyssalement lamentable dés ses premières images, la médiocrité ayant ceci de particulier qu'elle ne jouit pas de l'intelligence suffisante pour se dissimuler à nos yeux.
C'est donc comme toujours facile de déterminer quand quelque chose est mauvais, mais les nuances entre le correct, le plutôt bien, le très bon et l'excellent demandent plus d'observation que ce qu'un trailer peut offrir (ou plusieurs, d'ailleurs).

Je fais donc, à compter d'aujourd'hui, la grève du trailer.
Remarquez bien que ça ne m'empêche évidemment pas de m'intéresser aux nouveautés de la saison ; vous me connaissez trop bien pour croire le contraire de toutes façons ! Mais c'est juste que la pilotovore que je suis ne supporte plus ce faux-buzz organisé dés le mois de mai alors qu'en définitive, le salut ne viendra que des épisodes eux-mêmes. D'ailleurs, aux salutaires articles synthétisant les upfronts (comme celui de SeriesLive), il manque des informations plus précises quant au câble, et c'est justement souvent là que se passe le nerf de la guerre. Donc le plus intéressant reste à venir de toutes façons, comme Camelot, la prochaine série du créateur de The Tudors, qui tombe à point nommé dans mon cas, mais dont je ne parviens pas à trouver la confirmation dans les grilles prochaines de Showtime.
Donc si à l'avenir, on ne sait pas, l'été sera long et il peut se passer plein de trucs, si donc je parle des séries de la rentrée avant d'en avoir vu le pilote, vous saurez que j'ai fait exprès de ne pas regarder les bandes annonce et autres promotion de tous poils. Les preairs, les photos et les articles, ça, par contre, on est d'accord que ça ne m'engage à rien.

20 mai 2009

Ton moulin, ton moulin...

Avec un peu de persistance, effectivement, je suis un peu plus à même de comprendre que The Tudors revête de l'intérêt.

Sur le principal, néanmoins, je n'ai absolument pas changé d'avis : pas mal de facilités voire de gratuité en font un divertissement sans grande prétention. Sept épisodes plus tard, l'aspect soapeque n'a pas cillé, il est là, fidèle au poste. Cela dit, au moins, les choses sont claires et on sait à quoi s'en tenir.

Mais The Tudors, et je m'en aperçois à présent après avoir passé plus d'épisodes d'observation (soit est-ce cela, soit ai-je cerné enfin la petite nuance qui me maintient malgré tout devant mon écran), ne vaut en fait ni par ses intrigues de cour, ni pour ses histoires de coeur ou de chair, ni pour le côté "téléfilm catastrophe" de l'épidémie de suette du dernier épisode en date, mais bien par son personnage principal, et uniquement lui.

Le Roi Henry VII est en effet le stéréotype du dirigeant trop puissant pour parvenir à ses fins. Il n'est que péché d'orgueil, il ne vit que dans le paraître et, prisonnier de ses passions, il est proprement incapable d'une vision à long terme. Si effectivement il jouit d'un pouvoir immédiat et absolu sur ses sujets, ce dernier est aussi son pire ennemi dans le sens où il l'empêche de s'apercevoir que d'aucuns, dans son entourage, ont la vue moins courte. Ils exploitent donc cette faiblesse en lui, et il leur suffit d'être outrancièrement obséquieux pour en obtenir tout ce qui leur chante, à l'instar évidemment du cardinal Wolsey.

Par-dessus le marché, comme le roi n'a aucun recul sur ses actes ou ceux des autres, il se montre d'une folle inconstance. Ses alliances diplomatiques en sont un bon exemple : il les tisse et les détruit sans vraiment réfléchir, en général suite à un coup de sang et à cause de propos rapportés, si fiant aveuglément à ce qu'on lui dit sans chercher à analyser les choses par lui-même. Et puisqu'il est toujours dans la réaction au lieu de l'action, il se sent obligé de prouver sa puissance là où souvent il lui serait préférable de faire montre de finesse, de stratégie ou juste d'autorité. D'ailleurs invariablement, s'il y a la moindre chance pour que ce jeune coq s'humilie en cherchant à prouver sa force, invariablement, il ne finira que par montrer qu'il est incapable de mesurer sa force et/ou l'ampleur du danger. A tant vivre de son ego, il le met d'ailleurs en péril, puisqu'il ne prouve que sa fougue, ainsi que son tempérament caractériel et sanguin.

Il est terrifié à l'idée de ne rien laisser à la postérité, et par association d'idées, hanté par la perspective de sa propre mort (et plus tard quand même un peu par celle de lady Boleyn), mais il se montre pourtant incapable de bâtir quoi que ce soit, justement à cause de ces travers.

Donc en fin de compte, le choix de cette gravure de mode qu'est Rhys-Meyers, tout en muscles saillants et en yeux habités par la folie, s'avère finalement cohérent. De cette façon, l'homme a l'air superficiel, pour mieux montrer qu'il l'est totalement. Tout torturé qu'il soit, il résonne creux, et cette beauté surfaite et aggressive en est finalement un élément à part entière. Cette apparence tape-à-l'oeil n'est là que pour mieux souligner, finalement, sa totale impuissance. Sa façon de perdre le peu de contrôle qu'il a de lui-même à la moindre contrariété est également révélatrice.

De ce fait, le portrait dépeint (et les éventuelles réflexions que le personnage peut apporter sur le métier de dirigeant, y compris aujourd'hui) donne une saveur insoupçonnée, sitôt qu'on considère toutes les intrigues sous cet angle.

Ainsi, je révise mon jugement : The Tudors est une plutôt bonne série, et ses faiblesses sont compensées par ce portrait sordide mais pertinent des excès et écueils qui guettent les puissants.
Je continue donc ma découverte de la saison 1, et après avoir vu le prix vert collé sur le coffret saison 2 hier, je sens arriver le tour pendable qui me guette. Il ne s'agira jamais de ma série préférée, ni même d'une de mes dix préférées, mais je suis, finalement, plutôt contente de lui avoir donné sa chance. Du moment qu'on sait qu'il ne faut pas s'attendre à des intrigues hors du commun ou à des relations d'une profondeur folle, on reste tout de même en de bonnes mains.

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche The Tudors de SeriesLive.

18 mai 2009

[DL] The Tudors

Et à la fin du générique, vous avez le numéro pour acheter par correspondance la couronne en plaqué or et les bagouses avec zirconium teinté. Non ? Ah dommage, employer des mannequins pour ne pas faire de pub, c'est comme engager des acteurs pour ne pas faire de série. Tiens, mange.

TheTudors
Note : lien valable 30 jours minimum. Je reuploaderai si le lien est mort, mais seulement si vous postez un commentaire pour me prévenir !

Sinon, tout le temps que je regardais le générique, je pensais... eh bien, ce que j'ai déjà pensé devant le générique d'Into the West : "vous avez vu, ça fait vrai, hein, ça fait vrai vous trouvez pas, nous on trouve que ça fait vrai, ça fait vraiment authentique, voilà c'est vraiment le mot : authentique, ah non c'est bien franchement, on est contents de nous, là". Et j'ai eu envie de crier : ON SAIT ! Zut à la fin. 'Pourriez pas essayer d'innover un peu, pour voir ?
PS : oui, j'ai quand même donné sa chance au second épisode. Putain mais il fume quoi, Rhys-Meyers ? Ça a l'air fort, mais efficace.

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche The Tudors de SeriesLive.

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