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ladytelephagy
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the practice
10 avril 2009

Ce que nous appelons un épisode embaumerait autant sous un autre titre...

Il y a un truc qui m'a toujours un peu chiffonnée, dans les séries télé. Un truc qui ne me met pas mal à l'aise, qui ne m'énerve pas, ne m'attriste pas, ne m'inquiète pas, non ; ça me chiffonne, juste.
Ce sont les titres d'épisodes.

Déjà il y a quelque chose qu'à leur sujet je n'ai jamais vraiment compris, c'est : d'où ils viennent ?
Je regarde pas mal d'épisodes en sortie d'usine, via le cagoulage donc, et je suis obligée de dire que soit je suis complètement aveugle, soit le titre n'apparait jamais à l'écran. Je ne le vois JA-MAIS. Et pourtant, on peut dire que les génériques et post-génériques, je les regarde. J'y vois les noms des guests, le nom des réalisateurs, le nom des différents gars qui ont fait un truc pour cet épisode et qui méritent d'être mentionnés sans attendre le générique de fin, bref tout... mais les titres d'épisodes, jamais.

Bon alors d'où ils sortent, ces titres ? Ce sont les programmes télé qui les sortent de leur chapeau ? Evidemment que non, sans quoi ce serait la foire, or on trouve très facilement des guides d'épisodes variés qui restent cohérents les uns entre les autres, ce qui laisse donc penser que ces épisodes ont effectivement un titre "officiel". D'un autre côté je peux comprendre qu'on attribue un titre à un épisode, c'est pas très élégant de dire "Ah tu as vu le 1x13 hier soir ?" à la machine à café. D'ailleurs ça se prononcerait comment...? Mais qui les dégote, ces titres ? Est-ce dés l'écriture du script que ça se décide ?

Et puis, plus important, à quoi ça sert ?

Personnellement je suis infoutue de me rappeler du titre d'un épisode, sauf si je l'ai vu 792 fois, ce qui arrive le plus fréquemment pour Une Nounou d'Enfer, Sex & the City et autres séries multi-rediffusées pour mon plus grand plaisir et le désespoir de nombreux télespectateurs (mais on recausera de Sex & the City bientôt, j'ai des trucs à vous en dire). Ca m'arrive aussi de me souvenir du titre d'un épisode simplement parce que celui-là, je le regarde suffisamment souvent pour m'en souvenir (me viennent à l'esprit des épisodes de Rude Awakening, The Practice ou A la Maison Blanche, par exemple, que je me repasse à un rythme suffisamment régulier pour finir par imprimer le nom de tel ou tel épisode-clé ou préféré).
Je ne suis pas certaine d'être une référence en matière de mémoire, m'enfin je me dis que, quand même, quand on a regardé un épisode, ce n'est pas la première chose dont on se souvient, son titre, quand même. Alors à quoi ça sert dans ce cas ?

Ca sert à plus long terme ? J'essaye d'imaginer dans quels genres de cas...
- le cas : j'ai interrompu mon visionnage de la série et je veux reprendre là où j'en étais. Je regarde sur un site genre Episotheque et là, en voyant le dernier titre qui me dit quelque chose, je m'aperçois que je me suis arrêtée après "Celui qui disparaît de la série", et voilà, je n'ai plus qu'à continuer à visionner mon DVD ! Euh, sauf qu'il faut déjà se souvenir du titre de tous les épisodes qu'on a déjà vus. Donc pas convaincue.
- le cas : je cagoule régulièrement la série et je veux être sûre que ma pelote de laine est bien remplie, qu'il ne me manque rien. Je file donc, rapide comme le vent, voir un guide d'épisodes genre SeriesLive (une pub par post, c'est contractuel) et là je m'aperçois avec horreur qu'il me manque l'épisode "Stranger" !!! Horreur, malheur, mais tout va bien car je peux aller cagouler la... euh, bah non, j'avais pas besoin du titre de l'épisode, juste du numéro, la plupart des fournisseurs de laine ne prenant pas la peine d'indiquer le titre de l'épisode. Donc pas convaincue.
- le cas : je voudrais juste vérifier si TFHein respecte les télespectateurs qui, s'ils n'étaient pas si avides de Cola, ne feraient pas vivre la chaîne, et je veux donc vérifier que l'épisode qui a été diffusé en troisième position par la chaîne est bien le troisième épisode de la saison en cours. Retenez la leçon mes amis : tout amateur de cola que vous puissiez être, le troisième épisode diffusé n'est jamais le troisième épisode de la saison en cours, d'ailleurs, le terme de saison est complètement dissocié de la notion de continuité dans l'esprit de TFHein. Pas la peine de vérifier, c'est avéré. D'ailleurs selon le guide que vous consulterez, c'est même pas dit que le titre de l'épisode corresponde à son numéro dans la chronologie de la série puisque même certaines chaînes américaines se permettent de diffuser dans le désordre quand ça leur chante, donc même dans ce cas ça peut être inexact. Donc pas convaincue.
- le cas : j'ai rien à foutre de mes journées et j'apprends par coeur le titre des épisodes de mes séries préférées. Bon, là à la rigueur ça se tient, j'ai rien à y redire...

Nan, franchement, à quoi sert un titre d'épisode ?

En plus osons le dire, ces titres sont traduits pour leur diffusion sous nos lattitudes, et la traduction est souvent piteuse, n'ayant souvent que très peu de choses à voir avec l'esprit du titre original. Du coup la chose revêt encore moins d'intérêt. Et dans ce cas, ceux qui parviennent à avoir une mémoire des titres prennent-ils la peine de mémoriser les deux titres, l'original et le traduit ? Et à quoi ça leur sert, encore une fois ?

Un titre de série, je ne dis pas : c'est comme une marque. On en a besoin, c'est une identité. Mais un titre d'épisode ? Moi je me souviens de plein de trucs dans un épisode, souvent ça va jusqu'à la liste des guests, mais ça s'arrête là. C'est pas une identité, souvent ça ne reflète que de très loin ce qui s'y est produit (sans compter que les VF nous servent souvent des titres hyper bateau, genre "Révélations", ah merci, vous avez cogité pendant combien d'heures pour nous le trouver celui-là ? Et les fois où vous avez tellement fait attention que deux épisodes peuvent avoir le même titre ? J'me comprends).

Bon, non, vraiment je comprends pas. Pas moyen, vraiment, je n'en vois pas l'intérêt. Ce qui m'arrange bien puisque je suis infichue de les mémoriser.
Mais c'était quand même une petite réflexion que je voulais partager, ne serait-ce que parce que, vous, vous en voyez l'intérêt, et vous allez peut-être pouvoir m'éclairer ?

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10 février 2009

Histoire de ne pas perdre la main

Ce lundi, j'avais un rendez-vous super important. Et comme il s'est bien passé, je me suis dit que j'allais m'arrêter à la FNUC avant de rentrer... Entendons-nous bien, c'était juste pour tester la carte FNUC flambant neuve que ma sœur m'a offerte à mon anniversaire, afin de vérifier que tout fonctionne bien pour le jour J, à savoir mercredi 11 février, ENFIN ! Pas question qu'il y ait le moindre cafouillage le jour de la sortie de Pushing Daisies.
Direction le gros centre commercial que je sais être tout proche pour la grande répétition !

Première déception, ce n'est pas une FNUC mais un Vergin Megasture qu'on y trouve. Je remballe ma carte d'un geste rageur, elle restera vierge encore deux jours, tant pis mais... mais bon, il y a un rayon DVD et il est hors de question de ne pas lui faire honneur.
C'est pas grave !
Je sais exactement ce que je veux : la première saison de The Practice. Je sais qu'elle est sortie depuis un bout de temps mais l'autre jour, j'ai eu envie de revoir des épisodes.

En fait ça m'est arrivé en revoyant ce weekend pour la énième fois Instinct de survie, et je me suis dit : "pourquoi m'arrêter là ?". C'est probablement, de tous les épisodes de la série que j'ai vu, mon préféré (avec L'Esprit de l'Amérique, pour lequel j'ai eu une pensée émue en voyant le Criminal Minds de cette nuit, et que je reverrais volontiers aussi) mais du coup j'en voulais plus. D'ailleurs The Practice, c'est le genre de séries qui me manquent sans que je m'en rende compte, jusqu'à ce que soudain je me dise que, mais merde, qu'est-ce que j'attends ?
Et donc, dans ce cas précis, je me suis dit que j'avais attendu ce fameux lundi. C'était ce jour-là, ou jamais.

T... The... The Office, non... The Shield, non plus... Hein ?! Bon, allons voir à P, alors... P... Point Pleasant, certainement pas... Prison Break, courageuse mais pas téméraire... Allons bon.
Mais enfin, j'étais venue pour ça !

A votre avis, j'ai fait quoi ? J'en ai pris mon parti, j'ai tourné les talons et je suis rentrée les mains vides, parce que c'est la crise et que, nom de nom, elle le dit bien, Super Nanny : "on est venus pour un truc, et juste celui-là !". Mais le drame c'est que je n'avais pas Super Nanny avec moi. Et que les DVD m'ont regardée comme si je m'apprêtais à leur faire un affront difficile à laver... je déteste quand ils me font ce regard-là, ça me brise mon petit coeur de téléphage.

Alors je me suis prise par la main, et je me suis dit que ce n'étaient pas les idées qui manquaient ! Sauf que Vergin Megasture, ça m'a l'air plus chair que la FNUC, parce que, pinaise, 59€ la première saison de The Riches, nan mais on délire, là ? Bon allez, la comédie avait assez duré, j'ai pris la direction de la sortie...
...
Et puis quelque chose a accroché mon regard. 39€99 la première saison de Big Love ?

Ahem... Hé hé... Hé hé hé hé... Bon, bah, voilà, quoi.

26 janvier 2007

...Crane

Arrivant à la fin de la première saison de Boston Legal, je ne peux m'empêcher de faire un constat : s'il y a bien une thématique récurrente chez David E. Kelley (en-dehors de la plus évidente, à savoir l'exploitation des débats juridiques comme exploration de la société américaine, et de l'autre, plus superficielle, de chérir les actrices les plus maigres de la création), c'est bien la peur de perdre ses facultés, intellectuelles en particulier. Je ne vais pas chercher à psychanalyser ce monsieur que j'estime infiniment par ailleurs, mais à mon avis, il y aurait matière...

Ce thème se retrouve pour ainsi dire dans chacune de ses séries, quoique je vous accorde ne pas toutes les avoir vues (tenez, Girls Club, par exemple...). Citons naturellement, mais je ne cherche nullement à être exhaustive, le professeur Lipschultz, de Boston Public cette fois, qui se trouve être un fabuleux prélude à Denny Crane.

Invariablement, le questionnement sur la capacité à pouvoir continuer à exercer sa profession se pose... mais d'abord par le biais de l'entourage. Jamais vous ne verrez un personnage atteint de sénilité ou autre source de diminution, se remettre en question (alors que, curieusement, la plupart des personnages de Kelley sont justement très doués pour la remise en question). Non, le doute émane d'abord des proches, ou en tous cas de ceux avec qui le sujet travaille. C'était par exemple le cas dans la première saison de The Practice, où un avocat faisait appel à Bobby Donnell pour pallier à ses difficultés dans une affaires. Une occasion pour notre cher Bobby d'être confronté à ce qui était autrefois un modèle pour lui, et qu'il doit mettre sur la touche pour préserver les intérêts de son client.

Dans Chicago Hope, je me souviens aussi (plus vaguement, je n'ai vu la série que brièvement lorsque TF1 l'a diffusée en matinée il y a certainement une décennie) que le directeur de l'hôpital ne pratiquait plus parce qu'il n'était plus capable. Il y a également eu des occurences dans Ally McBeal à propos d'un juge (d'ailleurs, Ally elle-même, lorsqu'elle craint d'être folle, fait l'expérience de ce questionnement).

Dans Boston Legal, la question de mettre Denny Crane sur la touche est évoquée, bon, disons, un épisode sur deux, et je suis gentille. Qu'il s'agisse de son âge, de sénilité, d'Alzheimer, de Creutzfeldt-Jacob, ou de n'importe quelle autre explication (sur ce sujet, la saison 1 est tellement floue qu'on se demande si ces "diagnostics" ne sont pas des inventions successives de Denny Crane), le fait est que l'homme est diminué. Et que tout le monde se demande s'il est bien raisonnable de le laisser exercer encore.

Bien entendu, ce ne serait pas drôle si Denny se retirait. D'abord, n'oublions pas que l'homme possède encore une intelligence phénoménale dans son domaine (à la fin de la saison 1, il n'a perdu aucun procès de sa carrière !)... bien qu'elle ait ses failles évidentes, elle a aussi ses bon côtés. Et puis surtout c'est le biais par lequel la série peut exprimer à fond sa fantaisie, et ça, on ne saurait s'en priver.

Cette ambivalence (il n'est plus ce qu'il a été, mais ce qu'il est à présent fonctionne quand même drôlement bien sous un certain angle) est plutôt courante chez du Kelley, donc. D'ailleurs assez ironiquement, la première fois que j'ai vu ce thème être exploité dans une série, c'était dans une rediffusion de L.A. Law sur France 3 il y a 5 ou 6 ans (cela concernait également un avocat cette fois-là), série à laquelle, justement, Kelley a collaboré avant de se lancer en solo. Si je retrouvais le titre de l'épisode, je serais curieuse de savoir si Kelley a justement travaillé sur cet épisode.

Cette thématique récurrente, à plus forte raison dans des séries de qualité (du moins, sur une majeure partie de leur parcours) fait penser à une sorte d'immense métaphore filée, ou peut-être à une préoccupation sur le long terme. Comme je l'ai dit, je ne chercherai pas à analyser l'homme à travers les oeuvres. Mais c'est tout de même drôlement intriguant et en prime, cela donne une cohérence supplémentaire à l'univers...

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture (vous cherchez les embrouilles ?) : la fiche Boston Legal de SeriesLive.

26 janvier 2007

Denny...

Mon homme et moi avons une histoire compliquée avec Boston Legal... Les premières minutes du pilote m'avaient laissée froide à un tel point que je n'ai pas eu la curiosité de poursuivre l'expérience au-delà de quelques minutes. Ce jour-là je me suis vraiment dit que, de David E. Kelley ou de moi, l'un de nous deux avait perdu la main. Lorsque TF1 a eu cette épiphanie qui l'a conduite à diffuser la série au printemps dernier (sous le nom de Boston Justice... comme s'il y avait la moindre once de Justice dans cette série !), je n'ai pas tellement fait attention, mais mon homme et moi sommes tombés sur un épisode totalement par hasard.

Moi : - Ah, oui, c'est du Kelley, ça. On va regarder. Il faut que tu aies vu un Kelley dans ta vie !
Lui : - Ah bon. Très bien.
A la fin de l'épisode, je regrettais amèrement (et pour la première et dernière fois) de n'avoir pas donné sa chance à la série la dés que je l'avais vue. Il y en avait un autre qui était encore plus enthousiaste ! A la suite de quoi, lorsque nos emplois du temps nous l'ont permis, nous avons regardé la série, mon homme étant définitivement ravi. Au regard de ce que je venais de voir, je pense que je l'aurais plaqué si ça n'avait pas été le cas !

J'ignore si la diffusion de TF1 a été respectueuse de l'ordre initial des épisodes (vous me direz : ce serait bien la première fois), mais de notre côté, on a fait n'importe quoi. Un épisode par semaine en moyenne (parfois un second, mais alors en se mettant en retard sur les obligations de l'un ou de l'autre), et nous n'avons jamais regardé la fin de la diffusion (la seconde saison nous a en fait échappé en grande partie). C'était sympa.

Je n'en entendais plus trop parler, mais à Noël, mon homme a reçu le coffret DVD de la première saison, et la suite a été orgiaque : épisodes à tous les étages ! On avait raté des épisodes à la télé, mais là, avec le DVD, aucune chance d'y échapper. Et je vous épargne les "Denny Crane" appuyés et suivi de rires gras (à moi, ils n'ont pas été épargnés...) et quelques autres gimmicks de la série qui ont eu tôt fait de s'imprimer dans le cortex de mon homme.

La fantaisie, le brio des plaidoyers, et surtout le tandem Crane/Shore, ont transformé mon homme (qui il y a à peine un an de ça, était désabusé sur les séries télé... et qui avant ça était principalement un X-Phile...) en inconditionnel de la série Boston Legal/Justice !

Du coup, pour peaufiner la culture, j'ai glissé entre deux "Denny Crane, arf arf arf, quel winneur !" un The Practice, histoire de ne pas laisser penser que David E. Kelley se cantonnait à cet univers follet et évaporé, superficiel et hilarant. Car parmi toutes les qualités de Boston Legal, la plus importante (et celle dont l'impact est le plus marquant, au-delà des gags appuyés et des sous-entendus grivois) reste quand même la très haute intelligence desdébats tenus devant la Cour.

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Boston Legal de SeriesLive.

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