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ladytelephagy
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the comeback
21 juillet 2010

Horreur : elle est de retour !

Comme je regarde quelques Friends par-ci par-là maintenant que je passe quelques jours à la maison (j'attends une date pour ma prise de poste, mais qu'ils sont chiants dans l'administration...), je me suis rappelé subitement que les Friends aussi avaient une vie après la série. Enfin, bon, pas tous. Mais tout le monde parle de Cougar Town, alors ça me force un peu à me mettre au parfum.

Du coup, me voilà à lancer Web Therapy, la websérie qui ne sera bientôt plus une simple websérie (bekoz destin à la Sanctuary). En téléphage sage et appliquée, je tente donc de m'inquiéter un peu de la série avec Kudrow, que j'ai personnellement toujours considérée comme la 2e Friends la plus drôle (derrière Perry, mais ça, on en reparle à la rentrée).

WebTherapy

C'est en regardant Web Therapy que je me suis souvenue qu'être drôle dans Friends n'impliquait pas nécessairement d'être drôle partout. En fait, le jeu de Kudrow dans Web Therapy me rappelle avec épouvante son jeu dans The Comeback. Et là j'aime autant vous dire que j'avais le trouillomètre qui explosait. Vous savez combien il m'a fallu d'années de thérapie pour surmonter The Comeback ?! Et voilà Kudrow qui vient nous refaire le même personnage... mais cette fois en psy ? Mais elle joue avec ma santé mentale !!!
Et en plus cette fois, ya même pas Damian Young...

Donc revoilà Kudrow, qui à chaque fois, je le rappelle, est à l'initiative de la série (elle ne peut même pas dire qu'elle est typecastée, non, c'est elle qui tient vraiment à avoir un personnage comme ça !), Kudrow donc qui s'humilie sous nos yeux dans une exercice qui semble reproduire, encore et toujours, les mêmes symptômes, celui de la nana qui a une haute opinion d'elle-même mais qui voit souvent son amour-propre renvoyé dans les cordes, et qui fait celle qui n'a pas remarqué, afin de préserver les apparences.

Lisa, je t'en supplie, arrête le massacre ! Tu crois que c'est drôle et c'est juste terriblement gênant à regarder.
The Comeback, j'ai regardé plein d'épisodes (peut-être pas tous), et je me souviens très nettement de mon impression, à chacun, oui absolument chacun, d'assister à un lynchage moderne, à une humiliation lourde et appuyée, au spectacle purement pathétique de la victime consentante qui pense qu'à un moment elle va triompher, mais à laquelle il faudrait un miracle.

Les deux séries ont en fait bien plus en commun : toutes les deux portent sur des "nouveaux" médias (la télé réalité et internet), toutes les deux mettent en scène le même type de personnage (qui se retrouve humilié par le média qu'elle pensait utiliser à son avantage), et toutes les deux seraient drôles dans une blague de deux ou trois phrases, mais en video, sur plusieurs minutes, elle relèvent plus du masochisme que d'autre chose.

La structure-même est à blâmer, en fait. Une fois que la situation est placée, il faudrait trouver un moyen d'en sortir pour faire rire, d'une façon ou d'une autre, mais au lieu de ça on appuie encore et encore sur le malaise, jusqu'à ce que tout humour soit extrait de la situation. C'est juste pénible, et je ne comprends pas que cette actrice s'impose ce genre de situations encore et encore. Je ne me demande qu'une seule chose, en fait, c'est ce que Kudrow recherche dans son métier d'actrice. Il y a un côté flagellation en public qui fait que vraiment, je m'interroge.

The Comeback
et Web Therapy, même combat. Je ne veux même pas voir la suite, j'ai le sang encore glacé par l'horreur d'une série censée être drôle qui n'a jamais réussi à l'être, parce qu'elle ressemble à un appel à l'aide. Ca fait pitié, et la pitié seule ne suffit pas à faire rire, il faut aussi un minimum d'humour.

J'en appelle à tous les scénaristes de Hollywood : pitié, écrivez une série pour Kudrow. Quand elle le fait elle-même, ça tourne au cauchemar.

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Web Therapy de SeriesLive.
Ça me semble exotique de faire des fiches de séries américaines, maintenant...!

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28 avril 2009

Live from...

Tiens bah, puisque j'en parlais hier, on va aborder le Larry Sanders Show. Parce que je dois vous le dire, cette série, c'est très exactement le genre de série dont j'ai entendu parler pendant des lustres, le plus souvent en termes extrêmement flatteurs, par des personnes dont on aime à penser qu'elles font autorité dans le milieu... et puis pourtant, bah allez savoir pourquoi, mais ça ne passe pas.
Et comme j'ai mentionné la série récemment, j'ai ressorti son pilote d'une vieille cagoule histoire de me rafraîchir la mémoire à son sujet. Bon bah toujours pas. Si, il y a bien eu un moment où j'ai, comment dire, eu une sorte de mouvement musculaire au coin de la bouche, mais je pense pas qu'on puisse qualifier ça de sourire, c'était plutôt un réflexe nerveux, besoin de sommeil sans doute.

Non, rien à faire, le Larry Sanders Show, je ne comprends pas pourquoi j'en avais lu tant de bien. Attendez, non, vous savez ce qu'on va faire ? On va essayer de voir ça ensemble, pour être sûrs. Vous me direz ce que vous en pensez, vous aussi. On verra bien.

TheLarrySandersShow___1
Avec sa bonne tête de vainqueur, son sourire niais (eh, ça y est, je sais d'où François Hollande tient sa légendaire mimique !), et sa dégaine pas vraiment sex, personnellement, j'ai un peu de mal à imaginer Larry en star de la télé. Fort heureusement, et contrairement à ce qu'on croit sur la télévision américaine, on peut être un puissant laideron et quand même y faire fortune, et ce même sans qu'il s'agisse de fiction (vous avez vu la gueule à Leno ? que tous ceux qui trouvent Letterman attirant lèvent la main ! et à part moi, ça branche qui, un quarantenaire rouquin ? CQFD). Et donc même si à la base, il ne paye pas de mine, on comprend que Jerry Sanders est tout-à-fait à sa place ici, il gère bien, on dirait qu'il a fait ça toute sa vie (ce qui, venant d'un habitué du stand-up comme Garry Shandling, n'étonne qu'à moitié côté interprétation). Bref, en tant qu'hôte de l'émission, il est bien à sa place, tout en ayant ce genre de visage qui raconte des blagues avant même que l'homme qu'il affuble n'ait prononcé le moindre gag. Donc à la base, pour un animateur télé, le perso a tout bon pour s'attirer la sympathie du public, non ?

TheLarrySandersShow___2
Le problème c'est qu'en fait, on s'attend à ce que Larry, comment dire ? Mérite sa place dans ce milieu ? Qu'il bosse dur. Qu'il se creuse la tête pour son monologue. Qu'il soit malin et qu'il ne soit pas aussi à côté de ses pompes qu'il en a l'air. Or c'est le cas. Il suffit de voir sa relation avec son producteur Artie : c'est pas un producteur, c'est un chien pour aveugles, ce pauvre gars. Non, ça fait de la peine. Larry est absolument incapable de s'exprimer sans avoir recours à ce compère pour faire la traduction, parfois même dire tout simplement ce que lui-même n'aura pas les co*illes de dire à son interlocuteur. Et ça franchement, si ça peut paraître drôle au début, on a vite fait de s'en lasser. On se dit que finalement, pourquoi ce mec-là anime une émission en late night plutôt que n'importe quel autre clampin ? Qu'est-ce qu'il a de si spécial, cet asocial, pour atterrir sous le feu des projecteurs ? Comment il peut maîtriser son émission devant les caméras, et être une telle brêle dés que le boyant rouge s'éteint ? C'est simplement inconcevable ! Du coup, de potentiellement très sympathique, Larry devient vite très irritant.

TheLarrySandersShow___3
Toujours complètement à la ramasse, incapable de s'adapter au moindre élément nouveau, alors qu'il travaille quand même dans l'un des médias où la réactivité compte le plus... ce type est là, il traine ses guêtres dans les couloirs du studio, fait des petites plaisanteries à la Chandler Bing parce qu'il est mal à l'aise et a du mal à communiquer avec notre espèce autrement. Plus l'épisode avance et plus c'est lamentable.
Si ce mec en avait dans le pantalon, il défendrait ses convictions ("je veux pas faire de pub dans mon émission"), il monterait au créneau, foncerait dans le tas (no offense, Miss Parrish), et taperait du poing sur la table, mais là, non, rien. Il cherche son producteur du regard... MAIS C'EST PAS TA NOURRICE ! Virez-moi ce guignol ! Si au moins ses blagues étaient vraiment drôles, mais ce sont justes celles d'un homme complètement insécure ! Comment ce mec a pu avoir un tel succès ? Et sa femme, comment il peut se taper Meghan Gallagher, non, attendez, ça marchera pas, ça. Plus le pilote avance, plus on se demande ce que le personnage fait là, et nous aussi, par la même occasion. Il fait de la peine. Le même genre de peine que j'ai ressentie devant The Comeback, vous voyez ? Ca fait pitié.

Comme il est de coutume de prendre trois captures, et pas une de plus, il ne sera donc pas fait mention du chien de Larry, ni de l'éxquise présence de Jeffrey Tambor au sommet de son art dans une publicité pour du jardinage, stop voilà, j'ai rien dit. Les règles sont les règles, et vous me connaissez, je n'oserais les transgresser.

Nan mais, en vérité, je ne pense pas que le Larry Sanders Show soit mauvais, c'est pas ça.
Contrairement à, oh, mon Dieu, tant de séries, comment toutes les citer ? Enfin, n'importe laquelle des abominations que j'ai eu l'heur de traiter ici peuvent servir d'exemple, piochez-en une de votre choix.
Eh bien contrairement à cette série, le Larry Sanders Show n'est pas pitoyable, pas mauvais, pas mal réalisé, pas peuplé d'acteurs au QI d'huître... c'est même pas ça le soucis. Le soucis, c'est juste que j'ai pas réussi à trouver ça drôle, parce que son personnage n'a rien à offrir, en somme.

Mais en fait, le pire, c'est que maintenant que j'ai revu ça, je réalise combien Conan me manque... Encore plus d'un mois avant le début du Tonight Show, je vais jamais tenir !

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche The Larry Sanders Show de SeriesLive.
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11 avril 2009

La récréation est terminée

Il faut sans doute apprécier The Office pour apprécier Parks & Recreation, mais le problème, d'une part, c'est que je n'aime pas The Office (je me souviens vaguement avoir bâillé devant le pilote, il y a des siècles... pas spécialement envie de m'en souvenir, donc je n'en ferai pas l'effort), et d'autre part, je n'aime pas du tout Amy Poehler.
C'est comme ça. Elle a un visage mal aimable. Elle n'est pas drôle. C'est une bonne comédienne, j'imagine, mais elle n'est pas drôle. Et elle est blonde. Donc ça passe pas.

Non, le problème, c'est quand même beaucoup la forme, et donc le rapport avec The Office. C'est, au choix, de la comédie de bas étage, ou une bâtardisation entre la fiction et la real tv... J'imagine que tout a déjà été dit à propos de la formule de The Office, cela dit. Je n'y ai prêté qu'une oreille très peu attentive, de toutes façons.

Je vois très difficilement comment on peut construire une série entière sur un tel concept. Toute une série sur le fait que les personnages sont autres que tels qu'ils aiment à se décrire face à la caméra... la belle affaire, je vois assez mal ce que peut promettre ce genre de principe. Une fois qu'on a compris que la blondinette a les dents longues mais n'a pas les moyens de ses ambitions, on a fait le tour de la question, point barre. Partant de là les surprises sont minimes : combien de fois va-t-on se farcir ce genre de choses ? Humiliation, démonstration simultanée et répétée tant d'impuissance que d'orgueil... The Comeback, The Office, de nombreuses séries sont déjà passées par là, et je n'ai pas tenu devant bien longtemps. Alors c'est pas pour signer pour une nouvelle session...

Je ne serai pas de ceux qui s'étonneront des audiences, du coup. Mais je ne serai pas non plus de ceux qui compareront Poehler à Tina Fey, simplement parce que toutes deux sont des anciennes de Saturday Night Live (Damon Wayans a hélas prouvé que c'était pas un problème pour réussir à vendre sa série, par exemple). Je pense que ça n'a rien à voir avec Poehler (à part dans mon cas), mais avec l'effet de redite, voilà tout.

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Parks & Recreation de SeriesLive.

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