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ladytelephagy
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the circuit
31 octobre 2010

[DL] The Circuit

Pendant que je m'en vais à un rassemblement familial dont, de vous à moi, je saurais franchement me passer, je ne voulais pas vous laisser sans un nouveau post rédigé uniquement dans l'intention de chanter une fois de plus les louanges de The Circuit. Soyez sûrs d'ailleurs que si le générique de Bollywood Hero durait plus de 10 secondes, je vous le proposerais tout pareil (mais ne pas le faire me donnera l'occasion d'un autre post plus tard).
Bref, vous n'allez pas y couper, le weekend sera dédié à The Circuit ou ne sera pas. Avouez que j'ai eu pire obsession...

TheCircuit
Note : lien valable 30 jours minimum. Je reuploaderai si le lien est mort, mais seulement si vous postez un commentaire pour me prévenir !

C'est court, mais putain, c'est beau.
Il y a dans ce générique quelque chose qui me rappelle ce que je ressentais devant les épisodes de The No. 1 Ladies' Detective Agency, une invitation à s'émerveiller devant une nature inaccessible mais terriblement belle, à voyager à l'autre bout du monde grâce à quelques images et quelques sons (car rendons justice à ce thème musical, il n'est pas courant !). Viennent se mêler à tout cela quelques portraits des protagonistes, pas forcément nécessaires de mon point de vue mais ils ne brisent pas la magie de la chose donc ça me va. Sans oublier l'impression d'une grande rudesse, complètement contrastée par le thème du voyage et la complainte du thème musical... Voilà vraiment un générique unique en son genre, qui déjà nous transporte...

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture (mais justement le principe, c'est de s'y mettre) : la fiche The Circuit de SeriesLive.

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31 octobre 2010

Dust storm

CircuitItinerant

Depuis une bonne décennie, je suis une grande amatrice de drames judiciaires. Si j'ai probablement toujours vu des séries de ce genre, la première que j'ai regardée attentivement était The Practice, diffusée par M6 pendant un temps. Quelques années plus tard, la confirmation s'est faite avec L.A.Law, découverte sur France 3 en deuxième ou troisième partie de soirée en 2000, peut-être 2001. Quelque chose a allumé mon intérêt pour ce genre et ne s'est plus jamais éteint ensuite, parce que la série judiciaire est, en quelque sorte, comme la science-fiction : on peut s'en servir pour parler d'absolument tout ce qui nous préoccupe.

Le problème c'est que bien souvent, ces séries sont justement préoccupées par des affaires bien spécifiques : des accusés de meurtre, souvent (bien que pas toujours, certes). C'est un reproche que j'adresse notamment à The Defenders que pour l'instant j'ai mise en pause, après trois épisodes vraisemblablement trop peu intéressés par les cas des "petites gens", pour se préoccuper d'affaires classiques. Je ne dis pas qu'il ne faut pas parler de ces thèmes, des problématiques morales qu'ils soulèvent, des enjeux dramatiques qu'ils permettent, mais enfin, on tourne parfois un peu en rond. Et puis, ça manque aussi un peu de proximité : combien de fois dans votre vie avez-vous été confrontés à un meurtre ? C'est finalement à rapprocher de mon problème avec les nombreuses séries d'enquêtes qui éclipsent le travail de proximité de la police en uniforme.

Du coup, quelle n'a pas été ma surprise lorsque j'ai appris que le principe de The Circuit était le suivant : une cour itinérante qui s'aventure dans les zones reculées de l'Australie afin que la Justice puisse être accessible à tous. Déjà, je trouve cette idée remarquable : ce pitch évoque un certain idéal de Justice, proche du retour aux sources des fondements de la loi, et j'aime l'idée que le tribunal, à la télévision, ne serve pas seulement à développer de grandes idées mais aussi tout simplement à tout simplement dépeindre certaines réalités "ordinaires".

C'est donc avec un grand a priori positif que je me suis mise en quête du pilote de The Circuit, et sans l'aide de Sowey, que je remercie chaleureusement, j'y serais encore.
Mais rien n'était joué car, je vous l'ai déjà dit, la fiction australienne est rugueuse, c'est à la fois sa force et sa faiblesse, et cela peut parfois être rédhibitoire. Pour autant, la perspective de découvrir le fonctionnement de la Justice australienne, les problématiques intimement liées à la société aborigène, et les jolies photos de promo (même photoshoppées à outrance) ne laissaient pas le moindre doute sur le fait que je devais absolument voir le pilote.

Après un énigmatique message d'avertissement pour la spectatrice française et ignorante que je suis, voilà donc le pilote qui commence de façon assez conventionnelle sur l'arrivée d'un avocat, Drew Ellis, dans cette fameuse cour itinérante. Outre le montage... rugueux, mais définitivement incisif, cette partie est relativement classique. Mais agréable, je tiens à le souligner, car les protagonistes ont quelque chose de peu et de très accueillant.

Le nerf de la guerre, on va le découvrir une fois que le tribunal itinérant siège dans sa première ville. Et c'est là aussi qu'on va comprendre que The Circuit n'a rien de commun avec les séries judiciaires du moment. Dans The Circuit, les cas traités vont en effet du vol de bétail à l'ivresse sur la voie publique, en passant par les violences domestiques. Exit les affaires passionnantes, et c'est justement ce dont Ellis va faire l'expérience rapidement, non sans accuser le coup : le tribunal s'installe, les avocats prennent connaissance de leurs très nombreux dossiers, font en quelques minutes (s'ils sont débrouillards) la connaissance de leurs clients, défendent leur affaire en quelques phrases efficaces, et passent au suivant. Comme le dira Ellis, "ce n'est pas une cour, c'est une usine de saucisses", du travail à la chaîne où l'on n'a pas le temps de s'attarder sur les détails, il faut que quand la cour repart, tout le monde ait eu droit à son procès.

Non seulement il s'agit d'apporter la Justice là où elle n'est pas, afin qu'il n'existe pas de territoire dans le pays où chacun n'ait pas le droit et le devoir d'être mis devant la loi, mais en plus il s'agit de veiller à la vie de communautés qui sont non seulement éloignées géographiquement, mais aussi culturellement. La clientèle de ce tribunal du bush, ce sont des aborigènes, une population pauvre, avec les problèmes qui en découlent. Difficile par exemple de ne pas être touché par cet homme âgé qui n'a pas de quoi percevoir une aide pour des soins médicaux, qui se débrouille pour aller en ville en voiture alors qu'il ne devrait pas, et qui se retrouve devant un tribunal pour avoir conduit alors qu'il était dans l'incapacité de le faire.

Mais The Circuit n'est pas dans la commisération. L'avertissement adressé à Ellis est d'ailleurs clair : surtout, ne pas croire qu'il n'y a que des victimes, il y a aussi des ordures. Simplement, dans les circonstances si particulières de ce tribunal, il faut trouver l'énergie de distinguer les pourris des faibles, et surtout, ne pas se laisser bouffer par la misère qu'on voit défiler en un temps record chaque jour...

La fin de l'épisode propose un procès auquel il est porté un attention un peu plus soutenue, et qui présente un enjeu différent. Afin à la fois de montrer que Drew Ellis est un avocat passionné (et un brin idéaliste, ce qui est normal quand on s'engage dans pareille aventure mais qu'on n'en est qu'au début), mais aussi de creuser un peu plus la question des différences culturelles, sans compter le potentiel dramatique, l'histoire d'une jeune mère arrêtée pour possession de drogue fait l'objet de longues scènes. C'est extrêmement touchant, c'est incroyablement puissant, c'est superbement filmé (mes pieds ne touchaient plus terre lors du plan très court pendant lequel Ellis tente de chercher la solution à ce qui lui tord le cœur), c'est magistralement interprété, bref c'est un grand moment de drama judiciaire, sans perdre de vue les objectifs de la série.

Dire qu'il s'agit d'un pilote qui m'a convaincue relève de l'euphémisme. Mais deux coups de cœur en une semaine, je ne sais pas si je vais pouvoir tenir le coup, je ne vous le cache pas ! Pendant que Bollywood Hero continuer de cagouler tranquillement, je suis donc sur le point d'enfourner un deuxième épisode de The Circuit...
C'était une fichtrement bonne semaine pour la téléphagie.

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche The Circuit de SeriesLive.

30 octobre 2010

Sur la piste

Surlapiste

Depuis quelques mois, j'aime la façon dont de plus en plus de rencontres téléphagiques se font. J'ai toujours dit que ce qui me plaisait probablement le moins sur SeriesLive, c'était le newsmaking. J'ai toujours été plus motivée pour le fichage que le newsmaking. Mais, consciente que les fiches restent invisibles s'il n'y pas de news, je m'y suis mise et depuis je fais de mon mieux. J'ai ce rituel depuis quelques mois d'aller chercher des news sur tous les continents (certaines sont plus faciles à trouver et/ou à comprendre, mais je tente d'aller voir toutes ma liste de sources au moins un jour sur deux), et j'ai réalisé que ça m'ouvrait en fait énormément d'horizons.
Pour découvrir une série, je connaissais depuis longtemps le bouche à oreilles, la lecture religieuse d'articles et d'ouvrages téléphagiques, ou encore simplement la surveillance des news écrites par d'autres. Je réalise depuis quelques temps qu'il y a un canal par lequel j'apprends l'existence de séries qui n'apparaissent pas par ces moyens habituels, et c'est le fait de m'acharner à chercher des news pour SeriesLive.

C'est souvent le cas avec les news portant sur des récompenses, j'ai remarqué, parce qu'il y a plein de séries à mentionner.
Évidemment la question ne se poserait pas si je faisais une news sur les Emmy Awards, où toutes les séries sont déjà dans la base de SeriesLive. Pour des récompenses étrangères, les fiches sont très souvent à faire. Et du coup, au lieu de simplement ajouter un lien dans la news, me voilà à faire des recherches afin de faire une fiche. Une fiche que je n'aurais sans doute pas faite sans la news. Vous voyez où je veux en venir ?

Le nombre de découvertes que je peux faire de cette façon, c'est incroyable. C'est presque l'idéal : au lieu de céder à la fièvre pilotovore d'une rentrée, ou aux sirènes de la promotion à coups de gourdins, je tombe tout simplement amoureuse d'un pitch. Comme ce devrait finalement toujours être le cas.

Car hélas, on ne voit pas toujours les séries qu'on fiche. C'est la loi du genre : ne serait-ce qu'à l'approche d'une rentrée, on fiche les séries avant que qui que ce soit ne les ait vues. Le pitch, c'est souvent tout ce qu'on a, avec une ou deux photos de promos à mesure que la date approche. Quand je fichais des séries américaines sur SeriesLive, j'en ai fiché pas mal que je n'avais jamais vues, au rythme des annonces de grilles ou, au contraire, pour les compléter. L'exemple qui me fait toujours sourire, c'est Reba, que j'ai fichée des années avant de la voir. Mais il y en a eu des tonnes ! Heureusement qu'on peut ensuite les éditer, les compléter, les corriger, pour leur permettre d'approcher au plus près la vérité une fois qu'on les a vues. Mais parfois, on ne peut même pas les voir et là, c'est du travail de recherche, de lecture, de traduction. C'est ce que j'aime dans le fichage : chercher l'exhaustivité (en étant sûr de ne jamais l'atteindre) et s'offrir du coup une cure téléphagique pleine d'enrichissements...
C'est encore plus vrai avec les séries étrangères évidemment, car il faut compter sur la disponibilité et/ou les sous-titrages, et certaines séries ne sont tout simplement jamais sous-titrées. J'en profite pour glisser un mot à tous ceux qui sont bilingues en danois, en polonais, en russe, en arabe, en portugais, en espagnol... mettez-vous au sous-titrage, pour le bien commun ! Faites tourner ! Ne gardez pas pour vous ce que vous comprenez ! Mais je digresse...

Alors quand je tombe sur un pitch qui me fait intérieurement fondre en larmes parce que l'idée est tout simplement parfaite à mes yeux, je me lance dans le fichage, et je pars ensuite en quête d'une cagoule, s'il le faut je cherche aussi les sous-titres, j'ameute les gens sur Twitter si nécessaire, et je passe des heures à cliquer partout où je peux... Parce que, vous comprenez, quand vous tombez sur une série qui s'est bien cachée mais dont vous avez le sentiment qu'elle vous correspondrait tout-à-fait... vous n'avez pas le droit de faire comme si vous en étiez toujours au point où vous ignoriez son existence.
Une fois qu'on sait qu'une bonne série existe, là-dehors, on ne peut plus faire marche arrière.

...Et c'est comme ça qu'a commencé mon histoire avec The Circuit.

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