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ladytelephagy
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the big bang theory
13 mai 2010

Thank you for becoming a friend

Me voilà à commencer la saison 3 des Craquantes (après un petit détour par le cinéma, ainsi qu'un épisode de SNL de 1979), et je dois dire que chaque épisode qui passe est une merveille de plus.

Oh, tous les épisodes ne se valent pas, bien-sûr. Mais il y a quand même des tas de choses que j'apprécie dans chacun d'entre eux. Moi qui ne regardais plus de sitcom ou quasiment (j'ai dû me menacer d'une arme pour regarder l'épisode de The Big Bang Theory de cette semaine !), je retrouve la joie de regarder ce type de série sans même y songer à deux fois.

Parmi les choses que j'aime, il y a par exemple les conversations des héroïnes dans la cuisine, en général autour d'une part de cheesecake, où chacune échange des anecdotes. On ne trouve pas ça dans la plupart des séries, parce que tout simplement les personnages ne sont pas assez vieux pour avoir autant d'anecdotes ! Mais là, chacune a toute une vie derrière elle, et plein de souvenirs à partager. Je trouve ça génial. Les anecdotes en question sont souvent hilarantes, mais il y a en même temps une certaine tendresse qu'on ressent à les voir raconter toutes ces choses plus ou moins intéressantes. Tenez, les histoires de Rose sur son bled de St Olaf... toujours un plaisir. Rose raconte souvent ses souvenirs avec tendresse, car ce sont toujours de bons souvenirs pour elle, mais les histoires en question sont souvent totalement absurdes et/ou ridicules, et c'est très drôle. A cela s'ajoute la réaction de ses colocataires, souvent complètement fatiguées d'entendre les histoires de ce bled paumé et de ses péquenots ; mais elles offrent aussi de superbes variations autour de ce gag récurrent : tantôt elles tentent d'y échapper, tantôt elles sont incrédules devant l'énormité de l'anecdote, tantôt elles échangent un regard complice qui montre à quel point elles sont atterrées par les histoires de Rose. Voir toutes ces scènes étalées sur plusieurs épisodes en une courte période de temps (au lieu de les voir une fois par semaine comme les spectateurs américains l'ont fait lorsque la série a été diffusée) me permet de profiter encore plus de ce genre de détails.

Ah, il y a aussi les quelques épisodes "à flashback". On connait tous ce procédé. Les sitcoms des années 80 et 90 en usaient, et même parfois abusaient. L'épisode "à flashback", c'était le truc qui coûtait pas cher et servait de magnifique best of, par exemple en fin de saison quand les sous viennent à manquer. Je revois assez nettement Madame est Servie faire le coup, et si on rigolait sur le coup, à la fin de l'épisode, on se sentait quand même un peu volé.
Eh bien dans les Craquantes, pour le moment, les épisodes "à flashbacks", ce sont des épisodes où tout est inédit. Les choses commencent pourtant de la même façon : sous un prétexte futile, on se retrouve dans la cuisine (autour d'une part de cheesecake, évidemment) pour se raconter des souvenirs ; "oh, tu te souviens quand on t'a organisé une fête surprise ?" lance l'une des craquantes. Uh oh, épisode "à flashback, se dit-on la première fois que ça arrive, tout en essayant de se rappeler dans quel épisode c'est arrivé. Eh bien, dans aucun. Les flashbacks sont entièrement inédits. Et s'ils sont souvent drôles, ils peuvent aussi, parfois, être touchant, comme quand Rose se rappelle du dernier anniversaire qu'elle a fêté dans sa maison de St Olaf. Il faut voir cet épisode pour le croire, mais on arrive à rire et pleurer en même temps...
Ainsi, sur la forme comme sur le fond, Les Craquantes parvient à me surprendre régulièrement.

Le premier épisode de la troisième saison, que j'ai regardé ce soir, ne fait pas exception. On y trouve non seulement un décor autre que la maison de nos héroïnes (un fait qui semble se multiplier à mesure que la série avance, c'est mignon), mais aussi un sujet difficile (et un autre, abordé en une seule réplique, et absolument superbe), et une chute, une fois n'est pas coutume, simplement triste. Plus la série avance et plus elle se permet plus franchement ces passages un peu plus amers. Il s'agit de rire de plein de choses, qui de prime abord ne semblent pas nécessairement faciles à prendre comme sujet pour des plaisanteries pourtant, mais de plus en plus, il s'agit aussi d'incorporer, toutes proportions gardées, un certain réalisme.

J'aimais Les Craquantes lorsqu'elles étaient "seulement" hilarantes, mais on dépasse largement ce stade quand la série commence aussi à m'émouvoir. Attention ! C'est quand on commence à faire ce genre de choses qu'on prend le risque de devenir l'une de mes séries préférées !

Eh, s'il y a bien une chose à apprendre de cette série... c'est qu'il n'est jamais trop tard.

TheOddCouple

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Les Craquantes de SeriesLive.

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4 avril 2010

Have you tried turning it off and on again ?

Imaginez que vous passez deux heures et demies à trier des fichiers qui vous semblaient "en bordel" sur votre ordinateur. Et maintenant imaginez que pendant ce rangement, vous tombiez sur une série qui parle de geeks. Bonjour la mise en abyme.

Pour une raison qui m'a échappé avec le temps, je n'ai jamais regardé le pilote de The IT Crowd dans sa version américaine. Bon, en fait je n'ai jamais regardé la version britannique non plus, mais ça c'est normal, c'est à cause de ma phobie de l'accent british. Je me rappelle vaguement m'être dit, quand on a commencé à parler du remake américain, que j'allais enfin pouvoir découvrir par moi-même ce dont tout le monde parlait, même si j'avais pleinement conscience qu'un remake américain d'une série britannique perd énormément lors de la traversée de l'Atlantique. Mais enfin, il fallait bien que je comprenne les dialogues, non ?

Alors puisque j'avais remis la main dessus et que j'avais 20 minutes devant moi, je me suis lancée dans ce pilote qui a ensuite rejoint celui de Pretty Handsome, Faceless et autres Nikki & Nora au cimetière des pilotes disparus. Je sais que je vous les cite à chaque fois, c'est à dessein, pour lutter contre l'oubli.

ITCrowd

Et au rayon des bons pilotes que le grand public ne verra jamais, il faut bien admettre que The IT Crowd est en bonne place. Même en étant assez peu réceptive à l'humour dit "geek" que les networks ont tenté d'exploiter à une époque (en général en recyclant des stéréotypes éculés et en brandissant fièrement un peu de popculture supposée geek ; voir aussi : The Big Bang Theory), j'ai ri de bon cœur, voire bruyamment, à plusieurs reprises.

Peut-être justement parce que The IT Crowd (au moins la version US) ne cherche pas tellement à jouer sur la complicité du spectateur geek avec le personnage geek, en multipliant les clins d'œil. C'est justement quelque chose qui m'énerve et ici, on a évité de donner de grands coups d'épaule pleins de connivence, pour juste dresser le portrait de deux personnages qui s'avèrent bosser au service informatique, mais qui sont avant tout de bons vieux losers, et qui l'auraient tout autant été au service comptabilité. Cette façon de ne pas chercher à m'en mettre plein la vue a eu beaucoup de charme pour moi.

Ce pilote démontre aussi à plusieurs reprises sa fantaisie. Loin du sus-nommé The Big Bang Theory, on a l'impression d'assister à une vraie démonstration d'humour déjanté, et pas juste à une comédie remplissant impeccablement un cahier des charges. J'étais par exemple hilare quand Moss tente d'expliquer à Jen ce sur quoi il travaille, et qu'on entend à la place un effet de brouillage puis "algorithme" à la fin de la phrase. J'étais pliée de rire, notamment parce que j'adore qu'on compte aussi sur ce genre de petits gadgets pour amuser, et pas juste sur les dialogues.

Il y a un côté moins superficiel dans ce pilote que dans The Big Bang Theory, qui me fait presque regretter de n'avoir jamais regardé la série britannique qui a donné naissance à cette version. Oh, de toutes façons je suis quasiment sûre que vous allez tous me dire que c'est un copier-coller de la série d'origine, en moins drôle !
Mais tous mes regrets s'envolent quand je m'imagine regarder une série où tout le monde parlerait comme Moss... problème réglé.

Et pour ceux qui manquent cruellement de 110101011100100110010100001010 : la fiche The IT Crowd (US) de SeriesLive.

14 mars 2010

Is it just me, or...?

Vraiment. Non sérieusement. J'étais sincèrement contente de retrouver Southland. Je m'en étais même réjouie très en amont puisque c'est au moment où TNT s'embarquait dans une rediff de la saison 1 que je vous ai servi le post To be continued..., preuve que j'avais du mal à contenir mon excitation.

BestSecondSeat

Malgré tout, en dépit de l'attente qui montait, et de l'impression persistante que ma télévision avait subi une hystérectomie mais allait tout de même enfanter de son deuxième bébé, me voilà à ne regarder que le début de cette nouvelle saison que... ce soir. Là, à l'instant, ou quasiment.
Peut-être que j'avais trop pris l'habitude d'attendre, justement ? Je ne sais pas.

Toujours est-il que je n'avais toujours pas regardé ce premier épisode que le second était déjà disponible, et qu'il m'a fallu attendre la fin de mes quelques jours de congés (eh oui, j'y retourne demain...) pour me dire que, tiens, pendant que j'y pense à peu près, et Southland au fait ? Je vais quand même pas retourner au boulot sans ce petit aide-mémoire qui me rappelle que je n'ai pas vraiment le droit de me plaindre. Tiens pis au fait, il est arrivé quoi au détective qui s'est fait tirer dessus... c'est quoi son nom, déjà ? Le type qui, euh... qui a des soucis avec sa femme, là ?

Oh, vous pouvez faire cette tête, moi aussi je me navre certains jours. Preuve que quand même, ces posts To be continued... ne sont pas du luxe. Y compris pour moi, hm...

Mais enfin j'ai fini par m'y mettre, et, au juste, l'épisode n'était pas mauvais. Mais voilà, il n'était pas extraordinaire.
Alors je me suis demandé : c'est vraiment l'épisode... ou c'est juste moi ?

Je veux dire que quand on regarde une série en se soumettant au calendrier des diffusions (problème qui ne se pose pas, ou pas immédiatement, quand on regarde une série sur le tard... genre quand on se met à une série qui a déjà un ou deux ans de bagage, ou même qu'on s'envoie une série un peu vieille et déjà finie et qu'on a tout le temps de le faire), on prend aussi le risque de ressentir une baisse de qualité qui n'existe pas vraiment parce qu'avec le temps qui passe, les autres coups de cœur qui interviennent dans l'intervalle, et toutes ces opportunités de passer à autre chose, on a parfois l'impression qu'il n'y a plus autant de raisons de regarder la série qu'avant.

Le premier réflexe est souvent de blâmer la série. Combien de fois lit-on sur les blogs ou les forums des exclamations déçues du genre "l'épisode était largement moins bon cette semaine", ou "on sent une baisse de qualité cette saison". C'est normal de ne pas immédiatement se remettre profondément en question juste parce qu'on a été moins réceptif : c'est de la télévision après tout. Inutile de tout prendre à cœur.

D'ailleurs, pour les séries que je ne suis pas ou seulement du coin de l'œil, lorsque je lis pareilles réactions, je me demande à quel point c'est vrai. Quand quelqu'un dit que l'épisode de The Big Bang Theory de telle semaine était moins bon que d'habitude, moi qui regarde la série essentiellement pour dire que je regarde encore un sitcom de temps à autres, je dois dire que j'ai du mal à percevoir ça. Je peux sentir un épisode un peu meilleur, parfois, mais pas forcément un épisode moins bon, si vous me suivez. Et si ça venait en fait du spectateur, cette impression ?

Je ne dis pas que c'est forcément le cas, mais parfois il faut avoir l'honnêteté de dire que ça ne vient pas toujours de la série. Que cette semaine-là on a moins été ému parce qu'on était plus fatigué, ou parce qu'on avait regardé autre chose de beaucoup marquant. Tenez, hier soir j'ai regardé Precious ; comment vous voulez me toucher après ça ? Il est évident que pendant 24 à 48h, et c'est vraiment une estimation minimale, il faudrait laisser un temps de pause histoire que ce que je regarde ait vraiment une chance d'avoir un quelconque impact.

Bien-sûr, comme tous les blogs à reviews ou presque traitent tous des mêmes séries, on sent un peu la tendance ; quand un miracle se produit et qu'un épisode de Desperate Housewives se montre à peu près amusant, si trois ou quatre blogs le font remarquer, alors il y a une chance que ce soit vrai. Ce serait quand même un p*tain de hasard que tous ces blogueurs aient tous regardé une meilleure comédie juste avant (quoique, ce ne serait pas difficile, mais enfin ce serait quand même un sacré hasard sur un plan strictement chronologique).

Est-ce que l'épisode était vraiment faible ? Il m'a semblé pourtant y avoir tous les éléments typiques de la série.
C'est encore plus difficile à dire pour un season premiere parce que même quand on s'est refait une intégrale récemment (pour moi c'était aux alentours de Noël, c'est pas si vieux que ça), on a quand même oublié ce que c'était que d'être immergé dans l'univers de la série. On reprend les choses à froid. A plus forte raison dans le cas de Southland qu'on a attendu plus que de raison.
D'un autre côté on n'est pas forcément les seuls à ne plus être échauffés. L'équipe revient elle aussi d'un hiatus, après tout.

Alors voilà, au fond, est-ce que ce season premiere de Southland était vraiment moins bon ? Je ne suis pas convaincue, ni que c'était le cas, ni du contraire.
Il faut aussi dire que j'ai regardé une trentaine d'épisodes de Saturday Night Live ces derniers jours, et que peut-être que dans le fond,, je n'aurais pas vraiment dû regarder Southland ce soir... C'est que, ça compte, ces choses-là, quand même. Mais à quel point ? Ce soir, je ne saurais vraiment pas le dire.

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Southland de SeriesLive.

8 janvier 2010

To be continued... The Big Bang Theory

Après environ un mois d'absence, The Big Bang Theory revient ce lundi pour achever sa troisième saison. Si vous avez abusé des bontés du Père Noël au point d'en perdre la mémoire, hop, on se remet dans le bain de fluide non-newtonien !

TheBigBangTheory___3x01
3x01 - Ou comment une intrigue qui a duré deux saisons trouve une conclusion avant même le générique.

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3x02 - Penny et Leonard n'arrivent pas à copuler, mais tout ce qui m'intéresse, c'est le t-shirt de Sheldon !

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3x03 - Une grande leçon de dressage (rien à voir avec les problèmes sexuels de Penny et Leonard évoqués ci-dessus).

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3x04 - Raj prend son envol, accrochez vos ceintures, la collision avec Sheldon va secouer !

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3x05 - Enfin un couple dont on sait ce qu'ils ont en commun dans The Big Bang Theory.

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3x06 - Beaucoup de jalousie, et des toasts.

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3x07 - Contre tout attente, Sheldon s'avère allergique à toute forme d'animosité (probablement parce qu'elle ne vient pas de lui).

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3x08 - Soft kiddy, le retour de la revanche.

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3x09 - Howard apprend les joies de la vie de couple tandis que Sheldon se fait plaisir avec Kripke.

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3x10 - A ce stade de la saison, et si ce n'était déjà fait, tout le monde est devenu shipper pour le duo Peldon, parce que c'est le seul qui fait rire.

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3x11 - Retour d'un personnage qui était drôle... la première fois.

D'un autre côté, vu la qualité très inégale de la saison, il n'y a pas grand'chose dont on veuille absolument se rappeler, mais enfin, voilà, vous êtes parés.

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche The Big Bang Theory de SeriesLive.

2 janvier 2010

Résolution

La nouvelle année commence et avec elle un nouvelle décennie. Mais ça, vous le savez forcément déjà, vu comme tout le monde vous a bourré le mou avec les classements des séries de la décennie, des acteurs de la décennie, des génériques de la décennie, des annulations de la décennie, c'est tout juste s'il n'y a pas eu de classement des classements de la décennie. Donc, vous êtes au courant.
Une nouvelle décennie, c'est un symbole de changement pour moi encore plus que pour d'autres, parce que je suis née en 1982 et que, donc, j'ai fêté mes 18 ans en janvier 2000, ce qui était forcément annonciateur de chamboulements en tous genres.

Alors, qu'est-ce que je souhaite pour 2010 en tant que téléphage ? Poursuivre l'Opération COLLECTION, ça va de soi.

La décennie précédente a marqué la naissance de ma collection, passant en quelques années du tout VHS au hybride, avec le DVD. Mais force est de reconnaître que je ne suis pas forcément un gourmet en la matière.

A ma grande honte, je me dois de confesser que je suis pratiquement infichue de voir dans le DVD autre chose que la "possession". J'ai la série en DVD, elle est à moi, pour toujours, je peux la voir et la revoir à volonté.
Pourtant, le reste du monde semble dire que les DVD, c'est bien pour avoir les épisodes en bonne qualité. Et là j'avoue que je suis complètement larguée.

Après avoir pratiqué le cagoulage pendant un peu moins que la décennie, j'ai l'impression que mon œil ne s'est toujours pas éduqué, et je ne vois pas vraiment ce qu'un DVD a de si génial. Les rips qu'on trouve si facilement ne me semblent pas avoir grand'chose à envier à la qualité DVD, laissons de côté le Blu-Ray et toutes ces choses qui ont l'air de gadgets à mes yeux, plutôt que de véritables améliorations.

Évidemment, des couleurs un peu ternes, un logo... tout ça je le vois quand même. Mais enfin, il y a des cagoules qui valent bien la soi-disant haute définition même avec tout ça. D'ailleurs qui a besoin de voir The Big Bang Theory en haute définition ? Bien des séries se passent très bien d'une telle exigence technique, quand on voit leur peu de recherche esthétique. Oui, je présume que Pushing Daisies en haute définition, ça doit valoir le coup : les couleurs, les détails, les décors... les yeux de Lee Pace. Bon, soit. Encore que, sur un écran immense, plus probablement que sur mon modeste écran.

Mais enfin, voilà, cette année, ce que je veux, c'est apprendre à apprécier un peu plus le contenant, essayer de me pencher un peu plus sur tout ça, être exigeante aussi sur ce genre de choses. Il y a beaucoup de séries qui tirent partie de ces avancées et c'est probablement dommage de ne pas savoir apprécier cette partie-là du travail. Être une téléphage pilotovore, oui, une boulimique de découvertes, oui, mais aussi apprendre à demander plus, désormais.
En fait, cette année, je n'ai pas pris de bonne résolution, je veux juste une meilleure résolution.

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22 septembre 2009

There there

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Pour ma défense, je suis malade ! C'est à vrai dire l'unique raison pour laquelle j'ai regardé l'intégralité de la 1e saison dimanche, une partie de la 2e depuis, et cagoulé d'ores et déjà le season premiere de la 3e.

Le pire, c'est qu'un an plus tard (presque jour pour jour, je ne m'en aperçois que maintenant ! O_o ), mon opinion au sujet de cette première saison n'a pas vraiment changé. C'est même assez perturbant parce que... pourquoi y revenir, dans ce cas ?

Bon, ou alors il est temps d'admettre que The Big Bang Theory n'est pas si mauvaise...
Ah, non. Rien à faire.

Mais alors quoi ?
Je crois que ce qui donne un avantage certain à The Big Bang Theory, c'est que ce sitcom est très facile à regarder. Il ne propose rien de révolutionnaire et surtout pas d'hilarant, mais il est facile à consommer, alors ce n'est pas grave, on ne cherche pas plus loin. Les stéréotypes sont usés jusqu'à la corde mais on ne lui en tient pas rigueur, on s'en fout.
On pourrait boire un scotch vieilli en fût pendant 15 ans ou un grand cru millésimé, mais dans le frigo, il y a avait une bière bas de gamme toute fraîche, alors à quoi bon se compliquer la vie ?

Ah, quelle misère d'avoir la cervelle en panne lorsque c'est la saison des pilotes...!

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche The Big Bang Theory de SeriesLive.

30 mai 2009

C'est dans les vieilles marmites... ah, non, tiens.

J'ai décidé d'engager un mage vaudou. Il devrait pouvoir me mettre en contact avec les forces occultes qui sont à l'origine du renouvellement inexplicable de certaines séries. On a déjà évoqué le cas Gary Unmarried, eh bien sitôt qu'on sait que c'est l'œuvre perverse du Malin, tout de suite, on comprend mieux.

Après une semaine passée sous les auspices de The Tudors et A la Maison Blanche, j'avais envie d'un peu d'humour, ça arrive même aux meilleurs d'entre nous après tout. J'ai voulu prendre conseil auprès d'une personne que je pensais bien intentionnée à mon égard...
"Hey, lady, tu sais, cette série qui dure depuis plusieurs saisons et que tu n'as toujours pas regardée...?
- Uh oh.
- Eh bien elle a été renouvelée !
- Humph.
- Tu devrais y jeter un œil, franchement.
- Hm...
- C'est super drôle, franchement. Tout le monde adore. Ça marche bien aux USA, en plus..."

Je me suis faite avoir avec The Big Bang Theory, je me suis faite avoir avec 30 Rock, on aurait pu penser que je ne me laisserais plus prendre à pareilles tactiques. Rien du tout, je me suis faite avoir comme un bleu. Ou : pourquoi une fois de temps en temps, je devrais croire mon instinct. D'accord, c'était une bonne initiative de donner une seconde chance à Rome et The Tudors, mais c'est pas une raison pour en faire une généralité. Certes, jamais deux sans trois, mais je pense que ça ne vaut que pour les séries dramatiques.
The New Adventures of Old Christine, par contre, c'était la pire idée téléphagique de la semaine.

Est-ce que les DVD de cette série sont vendus avec une plume incluse, pour pouvoir se chatouiller sous les bras, et ainsi esquisser un vague sourire ?

Ce genre de sitcoms pseudo-familiaux au rabais, et ça englobe Gary Unmarried, Surviving Suburbia et donc The New Adventures of Old Christine, yen a un peu marre quand même. C'est toujours la même chose. C'est encore une fois des gens sans problème dans la vie qui essayent de nous faire rire avec des situations au-delà du banal. Je rappelle que pourtant, sitcom vient de situation comedy, la situation devrait être drôle, non ? Qu'est-ce que ces gens ont tous, à se plaindre d'avoir un toit, un travail, des enfants...? On en n'a pas assez soupé pendant la décennie précédente, avec les Tout le monde aime Raymond et autres cochonneries du même acabit ?
Rires en boîte, situations convenues, humour prévisible, jeu sans subitilité : tels sont les ingrédients qui m'attendaient, et qui m'ont confortée dans l'idée que, The New Adventures of Old Christine, c'est finalement comme Seinfeld : on est ravis pour les autres que ça leur plaise, mais on n'en comprendra jamais l'intérêt tant c'est d'une facilité désoeuvrante. Et la solution de facilité, c'est pas un peu... facile ?!

Je sais pas, vu qu'elle s'est débarrassé de son ex-mari, que son petit est entré dans la grande école et que son frère habite chez elle, Christine, elle pourrait en profiter pour faire plein de choses ! Pour changer de vie ! Pour se lancer dans un projet abracadabrantesque à faire hurler de rire même les ménagères constipées ! Non, il faut qu'elle sacrifie à son tour à tous les poncifs du genre, qu'elle se remette sur le marché du coeur, qu'elle angoisse comme une malade pour sa marmaille, qu'elle cherche à exister socialement auprès des autres parents d'élèves, etc... MAIS C'EST NUL !!! Et entre parenthèses, c'est d'un rétrograde...!

Non, vraiment, ça passera pas. The New Adventures of Old Christine a tout de vieux et rien de nouveau, ne croyez surtout pas le titre.
Ça, c'est fait. Suivaaaant !

Mon mage vaudou m'a recommandé de lui apporter un poulet blanc lors de ma prochaine visite, afin de m'exorciser. Je pourrai peut-être ainsi oublier que cette série-là a été renouvelée, a contrario de Samantha Who?, qui sait ? Ou bien si je lui fais sacrifier un bouc, il nous aidera, Christina et moi, à rétablir la justice en ce vil monde télévisuel ? Un autographe, merci !

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche The New Adventures of Old Christine de SeriesLive.

22 avril 2009

Pardonnez-leur, ils ne savent toujours pas ce qu'ils font

Je commence à songer (presque) sérieusement à créer une catégorie "A cause de ce fichu quizz".
Aujourd'hui, une nouvelle séance de rattrapage était au programme : même motif et même punition que pour The Wedding Bells, parce que j'ai été infoutue de répondre correctement à une question. Selon le désormais célèbre adage : prends-moi 5 pts une fois, honte à moi, prends-moi 5 pts deux fois, je te cagoule ça.

Me voici donc en train de me demander où je pouvais bien trainer mes guêtres au printemps 2006 pour être passée à côté du Grand Retour à la Télévision de Sa Majesté Jane Seymour (et surtout, sans que ce soit dans un téléfilm de Lifetime...), qui dans sa rousse splendeur avait su illuminer les midis de mon adolescence grâce à l'extraordinairement sublissime Dr Quinn, mais je trouve presqu'insultant de le préciser.
Et puis alors attention : le GRTSM Jane Seymour sexy. Sacrée Jane, toujours là où on ne l'attend surtout pas !!!

C'est dans ces cas-là (quand je me prends masochistement la tête sur le quizz de SeriesLive) que je me dis que s'il y a un Dieu de la Télécommande quelque part, j'espère qu'il me prêtera vie suffisamment longtemps pour que je continue de rattraper le temps perdu (on ne sait comment d'ailleurs), afin de découvrir ces séries qui ont réussi à passer entre les mailles de mon filet téléphagique. Il y a d'ailleurs une prière qui s'y rapporte, vous la connaissez certainement : "Mon Dieu, donnez moi le temps de regarder les séries que je ne peux ignorer, le courage de regarder toutes les séries dont je n'ignore pas l'existence, et la sagesse de savoir celles qui sont à ajouter à la liste". Je la récite tous les soirs en nettoyant les bandes de mon vieux magnétoscope.

Bref je me suis donc attaquée au pilote de Modern Men, et je me dois de vous avouer qu'il faut parfois beaucoup de foi pour être téléphage. C'est un sacerdoce, on ne le dira jamais assez. Car pour vous la faire courte, Modern Men entre dans la catégorie "si j'avais su j'aurais pas v'nu". Mais je ne savais point, donc j'y suis allée sans savoir dans quoi je me lançais.

Le concept de la série (parce qu'il n'est pas forcément inutile de rappeler le concept d'une série qui a vécu brièvement il y a quelques années de ça en n'ayant pas trouvé le moyen de vraiment faire parler d'elle) c'est que trois copains, genre trentenaires à la mentalité d'adolescents attardés (comment ça ils le sont tous ? eh bah c'est pour ça que je préfère les quarantenaires, et toc !), réalisent que leur vie amoureuse ne les satisfait plus, et qu'il faut tenter une autre approche. Ils entreprennent donc de consulter un coach ou plutôt, devrais-je dire, une coach, qui pourrait les tuyauter sur la façon d'aborder la gent féminine et en obtenir parfaite satisfaction. Sachant qu'évidemment, sinon c'est pas drôle (enfin, heu...), les trois gaillards ont trois types d'attente différents concernant la gent féminine. Il y a le pauvre neuneu qui se fait plaquer par sa copine (eh mais j'la connais elle, elle s'était déjà commise dans le pilote de Four Kings ! Avec un personnage très similaire, d'ailleurs, maintenant que j'y pense...), celui qui nique tout ce qui porte une jupe mais ne comprend pas que ça ne plaise pas aux filles de se faire jeter ensuite, et le divorcé qui a du mal à tourner la page.

Comme toujours dans ce type de séries (qui rappellera aussi un peu Off Center au niveau de la dynamique des garçons), les mecs sont stéréotypés à fond, leurs préoccupations sont très nombrilistes, on dirait qu'il n'ont pas de travail, rien d'autre à foutre que de se retrouver entre potes pour parler de leurs affaires de coeur/cul, bref ils ont quinze ans, mais dans un appartement trop grand pour que son loyer soit abordable dans une grande ville comme Chicago.
Je sens qu'à la lecture de ce simple paragraphe, vous avez déjà compris ce qui se revèlera être le problème majeur de ce pilote...

Mais là où le spectateur commence à être pris d'une brutale envie de meurtre (non pas que ce ne soit pas moral, la Bible Téléphagique ne précise rien à ce sujet ; c'est juste que je ne sais pas si on arrive à cagouler facilement de nouvelles séries en prison et là ça deviendrait embêtant, quand même), c'est quand le peu de choses qui pourraient apporter du piquant, à savoir les échanges avec la coach, sont réduits à leur strict minimum. La Grande Jane Seymour avait sans doute demandé à être payée au mot prononcé.
Du coup, ces rares scènes qui seraient presque drôles, quasiment bien écrites, qui nous laisseraient croire qu'un scénariste a été impliqué dans le processus de création du pilote, ce qui serait une sacrée bonne nouvelle, quand même... eh bien on n'en verra presque pas. Et c'est là qu'on fait drôlement la tronche, quand même, parce qu'entre parenthèses, c'est pas pour les trois autres clampins qu'on était venu, c'est Seymour la bankable du lot, d'ailleurs ils sont moches, les trois autres, et pas drôles. Leur jeu manque de personnalité. Vous remplacez par n'importe quel autre acteur de la même tranche d'âge et ça fait la même chose, pour un peu (sauf avec Lee Pace, je suis sûre que le rôle de Tim aurait eu bien plus de saveur... faudrait qu'il tente un sitcom, un jour, ce petit Lee, avant de n'être plus assez frais et être cantonné aux rôles de papa dans une famille de banlieue...). Donc ça n'arrange rien.

Sur le fond, j'avoue que vraiment, je ne comprends pas tellement pourquoi ces hommes sont proclamés "modernes", alors que justement, le seul personnage à avoir une vision moderne et lucide des relations homme-femmes, c'est un second rôle interprété par la toujours pétulante Marla Sokoloff, et qu'elle a, en tout et pour tout, trois répliques. Et j'exagère à peine. Vraiment.

Au mieux, ils vont devenir modernes ; il ne serait pas trop tôt, en 2006. Mais la modernité, ne serait-ce pas, finalement, de faire leur âge ? D'arrêter d'attendre qu'une figure matriarcale leur dise ce qu'ils doivent faire de leur vie ? Qu'ils arrêtent de se regarder le... nombril (bien-sûr) et qu'ils se creusent un peu plus les méninges par eux-mêmes ? Qu'enfin, tous ces mecs de télévision (et j'ai aussi envie d'ajouter le pathétique The Big Bang Theory Club dans les comparaisons) commencent à se prendre en main s'ils veulent parvenir à quelque chose à avec nous, plutôt qu'à chercher des astuces auprès d'un tiers ?

Car enfin, mais c'est pas possible, ça ! Etre célibataire, d'abord c'est pas une tare, mais en plus ça se soigne si on y met du temps et de l'énergie ! Sauf qu'une série comme celle-ci dit exactement tout le contraire, finalement, que le célibat de ces trois garçons est si insurmontable qu'ils ont besoin d'une coach pour s'en tirer, et qu'en plus si elle ne les recevait pas dans son cabinet pour les coacher à rythme régulier, ils seraient complètement nuls. M'enfin il faut arrêter les excuses bidons, messieurs ! Comment vous croyez qu'on fait, nous ? On se prend la tête, certes, mais on le fait avec élégance et on finit par arriver à nos fins : ne dit-on pas que ce que femme veut, Dieu le veut...?

Mais comme le pardon est prêché ardemment dans la religion téléphagique, je trouverai cependant une excuse à ce pilote : c'est qu'on sent bien que 20 minutes, c'était trop juste pour faire les présentations de rigueur.
Le rythme est plutôt soutenu, les lieux et les personnages changent sans arrêt pour avoir bien le temps d'explorer les causes et conséquences sur chacun des trois gugusses, mais même comme ça, on n'a que le minimum, à savoir une introduction des personnages et du contexte, et pas beaucoup de temps pour se livrer à des expérimentations de quelque ordre que ce soit. En gros, là, on a le minimum syndical, pour les extras et les heures supp', yavait pas la place, quoi.

Donc j'ai un peu envie de dire que mon opinion ne devrait être définitive sans avoir vu un second épisode, chose que je l'avoue, je ne suis pas motivée pour faire, mais peut-être qu'il faudrait que je me force quand même un peu. A voir. Si j'ai du temps à perdre. Si j'ai rien de mieux à faire. Ho, un DVD de The Practice ! (c'est sans doute la faute de Sokoloff...)

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Modern Men de SeriesLive.

29 mars 2009

Pirates ! Ils ont volé mon titre !

Je vous l'accorde, si je ne suis pas partie d'un très bon pied avec Roommates, c'est d'abord et avant tout parce que ce titre, c'était le mien. Je l'avais choisi pour une série que j'écris depuis quelques temps, et bon, c'est vrai, j'avais rien bloqué officiellement, mais tout le monde à Hollywood savait qu'il était à moi, ce nom de série. Donc voilà, c'est un affront qu'il faudra laver, Robin, et je sais que c'est toi, t'as toujours été jalouse du super titre que j'avais trouvé et qui d'ailleurs est beaucoup plus original dans le contexte de ma série que de la tienne. Bah tu vas l'avoir dans l'os parce que ton petit show, il va se faire annuler vite fait bien fait, et ya aucune loi qui interdit que je reprenne le même titre ensuite, et je le prouve : The Closer / The Closer. Aha !

Bon, c'est vrai que je vous continuerais volontiers ma petite blague sur le titre (anecdote vraie, en plus ; enfin, à part pour le menu détail qui fait qu'à part moi personne ne connaît l'existence de cette série que j'écris, mais sinon c'est entièrement vrai), mais le soucis c'est qu'à un moment, je vais devoir parler de la série.
Si ; si je le sais bien, il faudra. C'est la loi du genre. J'ai commencé le post, je vais devoir le finir... c'était un peu comme creuser ma tombe, mais bon.

C'est là que commencent les choses douloureuses, en fait. Parce que sur le papier, Roommates est une comédie... mais en vrai c'est pas drôle. Pas du tout. Sur une échelle personnelle de 1 à 10, 1 étant East Bound and Down, et 10 étant, bouh ya du choix mais je vais dire, mettons, Une Nounou d'Enfer (au pif), Roommates se situe, et j'arrondis au point supérieur hein... environ à -30. Pour vous situer.

C'est, comment vous décrire ça, une sorte de sous-The Big Bang Theory, mais sans théorie ; et certainement sans big bang. Et les filles ne sont même pas aussi jolies que la bille de clown de Kaley Cuoco, vous voyez le truc (et vous savez ce que je pense de la bouille de cafard bouilli de Kaley Cuoco). Genre si vous bandiez devant Sister, Sister, là peut-être qu'il y a un espoir pour vous, sinon ya rien à voir (encore qu'il y aurait motif à inquiétude, du coup, pour votre cas, mais on va pas aborder la psychiatrie un dimanche, hein).

Les personnages sont évidemment très stéréotypés. La blonde, conne, mais conne, une vraie blonde ça ya pas de doute, qui ne comprend rien, rien de rien, une vraie blonde quoi, tout pareil, qui couche avec un connard juste parce qu'il a un pénis et elle un vagin, et dans tout ça ya le pauvre maigrichon genre Rusty de GREEK, qui essaye de se caser avec la blonde mais qui de toute évidence ne joue pas dans la bonne catégorie ; notons que notre geek (ça devient le nouveau quota ou quoi ?) a aussi un copain timbré, mais pas timbré aha, ce mec il faut trop l'inviter à notre prochaine fête, non, plutôt timbré pimpompin... Et puis il y a la copine de la blonde, qui sait toujours ce qu'il faut pour tout le monde et ouvre sans arrêt sa grande gueule pour le dire, mais qui vient de rater sa vie. Et il y a un autre coloc qu'on voit à peine mais on s'en fout, il a une belle gueule, enfin disons que j'ai arrêté de vomir quand je l'ai vu, quoi. Voilà, les personnages c'est ça.

Vous voulez que je je vous présente l'histoire ? Bah, pff... non je peux pas qualifier ça d'histoire, disons qu'il y a un vague pitch de départ mais... de là à dire que c'est une histoire, non, décemment je peux pas, c'est au-dessus de mes forces. Donc le petit geek (enfin, même pas un vrai geek en fait, juste un mec né sans burnes) il aime la blonde depuis le lycée, et il devrait se repaître de la joie qu'elle se rappelle qui il est après tout ce temps, mais non, il profite qu'une place s'est libérée dans la colocation pour essayer de vivre avec elle et se placer. Et on sait tous à quoi ce genre de pseudo-intrigue va aboutir : soit rien, soit n'importe quoi. Je suis pas encore sûre de ce qui est pire, à ce stade.

Et les gags. Il faut vraiment qu'on aborde les gags ? Non, vraiment ? Si vous insistez... Bon, alors... pour vous donner une idée du truc, ya un moment où ya de lourds sous-entendus sur la masturbation. Oui ça vole haut, pourquoi cette question ? Et le truc c'est qu'en plus, ce passage-là... il est leur plus drôle. Je crois. C'est difficile à dire, dans le fond, parce que c'était pénible et laborieux de bout en bout, et que toutes les scènes étaient aussi prévisibles les unes que les autres. Mais avec cet incroyable point en commun : c'était jamais drôle.

Je vous en écrirais bien un peu plus sur cette série consternante mais j'ai un gros soucis logistique, c'est que je ne peux pas en même temps taper sur mon clavier, et me tenir la tête entre les mains pour faire une ravissante imitation du Cri de Munch. Mais sachez que le coeur y est.
Gâcher mon titre pour une série pareille, nan mais j'vous jure, hein...

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Roommates de SeriesLive.

15 octobre 2008

L'ignorance est un bienfait

Comme vous le savez probablement si vous avez prêté attention à mes élucubrations estivales, j'attendais avec impatience la reprise de Samantha Who? en cette rentrée. C'est la seule série humoristique, cette saison, que je regarde en pensant qu'elle est vraiment drôle (pour vous donner un exemple du contraire, The Big Bang Theory, c'est juste pour tuer le temps, par contre).
J'avais été peinée d'apprendre les déboires médicaux de l'exubérante Christina Applegate, mais j'étais résolue à ne pas me laisser déprimer par de telles nouvelles, même si les termes de "rémission totale", pour un cancer, semblent un peu précipités à aussi court terme. M'enfin bon, je vais pas me laisser déprimer, j'ai dit !

Mais voilà, force est de constater que, d'une part, cette reprise de saison n'était pas aussi fofolle qu'attendu (pour vous la faire courte et sans spoiler : Samantha s'aperçoit d'un talent qu'elle avait dans sa vie d'avant, elle aimerait le reconquérir, mais n'y arrive pas... bref un schéma très classique pour la série ; on est pourtant en droit d'attendre un season premiere qui tue, et surtout qu'en 2e saison, les choses bougent un peu), et surtout, j'ai passé la majeure partie de l'épisode à me sentir mal à l'aise. Bêtement, sans doute. Mais mal à l'aise quand même.
Pourquoi ? Hé bien parce que dans l'une des premières scènes, Samantha tombe le haut... et je dois bien avouer que j'ai trouvé ça un peu inapproprié.

Je n'ai rien contre un beau lâcher de seins dans une série, notez bien. Je suis hétéro mais pas je sais reconnaître ce qui est beau. Quand ça sert l'histoire ou un bon gag, je ne vois pas le mal non plus. Quand l'actrice est jolie, bon, pourquoi se priver d'une partie de l'audience masculine, aussi. Mais ça devient inconfortable quand il a été fait une certaine publicité autour desdits seins quelques semaines plus tôt, à peine. C'est de mauvais goût, quelque part ; d'aussi mauvais goût que si Fran Drescher jouait une scène de viol à des fins pseudo-comiques, mettons. Ca met vraiment mal à l'aise celui qui regarde ledit spectacle en sachant qu'il devrait en rire, alors qu'il ne parvient pas à trouver ça drôle.

Je peux imaginer que ce soit la façon pour Christina Applegate de dire "regardez, je vais bien, n'y revenons plus !".
Je peux imaginer que ce soit aussi sa façon de se dire "je vais bien !".
Je peux imaginer plein d'explications plus ou moins rationnelles. Mais ça reste un peu... étrange. Le fait de lire certaines choses, que ce soit aussi bien sur des acteurs que sur des séries elles-mêmes, change la vision que nous en avons, et il n'est pas toujours bienvenu d'en jouer.

Le vrai problème, c'est qu'en fait, le parcours d'un téléphage est souvent le suivant :
- au début, il voit des séries à la télé (c'est sympa, mais sans plus)
- un jour, il les regarde car l'une d'entre elles a accroché son attention (on connaitra plus tard cette série sous la dénomination de "série préférée"/"référence"/"série culte", souvent uniquement pour des motifs sentimentaux)
- il commence à chercher à en voir plus à propos de cette série (les épisodes en entier, puis un maximum d'épisodes, puis tous les épisodes...) et éventuellement à propos de quelques autres par effet de contagion/d'appétit
- il essaye d'en savoir plus sur le contenu, et lit des articles (il entre donc dans l'enfer de la presse spécialisée et sa distribution parfois aléatoire), des livres (novellisation ou analyses), sites internet, peut-être fanfictions
- il essaye d'en savoir encore plus, mais cette fois sur le contenant : production, acteurs, chaîne, moyens techniques (pour vous donner un exemple, 3/4 des fans de science-fiction installent un logiciel de 3D pro ou semi-pro pendant cette phase)
Vrai ou pas vrai ? Nous passons progressivement d'un stade de découverte à un stade de surinformation. Osera-t-on me dire qu'on regarde la série de la même façon à chaque phase ? Plus je fréquente internet, et notamment les sites d'information téléphagique, plus je me dis que la dernière étape n'est guère plus enviable que la première, comme un passage du trop froid au trop chaud. Ca doit être pour ça que j'évite de plus en plus les sites informatifs pour me concentrer sur l'aspect subjectif des choses, d'ailleurs... En vérité, s'il est dans la nature du téléphage d'en vouloir toujours plus, un jour, après avoir fait un bout de chemin, nombreuses sont les tentations de s'éloigner de ce qui le passionne au début, à savoir le contenu des séries, au profit de sujets plus périphériques... y compris les divers potins sur les uns et les autres, sur leur vie familiale, amoureuse, médicale ou autre. Avons-nous besoin de le savoir ? Pas vraiment ! Mais plus le temps passe plus nous y prêtons oreille tout de même, ne serait-ce que parce que nous fréquentons des canaux d'information qui couvrent ces sujets, au prétexte qu'ils ont un rapport avec les séries, et qu'il est difficile de ne pas voir ces news au milieu des autres.

Soudain, je ne sais plus si j'ai envie de savoir quoi que ce soit. J'ai l'impression que d'avoir lu des news sur les problèmes de santé de Christina Applegate me retire une part de mon plaisir à la voir évoluer à l'écran. Cela lui enlève une partie de sa liberté. Soudain je ne vois plus Samantha Newly, mais justement Christina Applegate. Et c'est pas juste de me faire ça.
Je me sens lésée d'être informée.

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