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ladytelephagy
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star trek
29 juin 2009

[GAME] Je crois que c'est une première...

Une seconde semaine de notre jeu des intrus estival s'est écoulée...
Comme la dernière fois, avant de vous donner le résultat, je vais donc revenir sur les différentes affirmations énoncées quant à mon enfance téléphagique. Rho, c'est meugnon...

- pendant les vacances, j'étais capable de passer la journée devant des séries, en commençant devant KD2A et en finissant juste avant que ma mère ne rentre devant Urgences
C'est évidemment vrai et je pense qu'on a tous fait ça, non ? Non ? Que moi ? Enfin, je pense que ça doit être plus difficile aujourd'hui qu'il y a 10 ans, il y a moins de séries en milieu d'après-midi.
- quand mon père rentrait tard du travail, ma mère nous autorisait à manger devant la télé. C'est ainsi que coquillettes et Notre Belle Famille sont liées à jamais dans mon subconscient
Les coquillettes au beurre en train de refroidir, plus précisément. Je ne pense pas qu'on en ait mangé systématiquement, mais ça m'est tout de même resté. J'aime bien les pâtes mais j'exècre les coquillettes. Et ce n'est pas une coïncidence...
- j'ai eu en ma possession 3 coffets VHS de Profit
Il suffisait de vérifier l'anecdote dans la rubrique Diagnostic COLLECTION pour s'en assurer, c'est entièrement vrai. Ce qui fait 4 coffrets en tout, si l'on compte le DVD !
- une fois, j'ai volé sans le faire exprès une encyclopédie Star Trek d'une valeur à l'époque d'environ 200 Francs
J'insiste sur le "sans le faire exprès". Pour ceux qui ont fréquenté le Vergin Megasture des Champs il y a quelques années (je crois savoir que des travaux ont depuis été effectués), vous vous rappelez peut-être qu'à l'étage des livres, au sous-sol donc, il y avait tout au fond à gauche un espace réservé au fantastique et à la science-fiction. C'est là que tout le monde venait s'installer pour lire. Sauf qu'un escalator partait de cet endroit précis, sur le côté, et remontait à la surface (normalement pour donner accès aux toilettes). Une fois ici, il n'y avait plus aucun contrôle sur les achats effectués ou non. Je me suis donc retrouvée dehors sans le vouloir, et, ma foi, je suis partie avec ma grosse encyclopédie sous le bras, au nez et à la barbe de tout le monde. Il y a prescription.
- pendant une époque j'ai mangé tous les jours au Quick pour pouvoir collectionner les tasses et mug Friends
C'est vrai, et entre les doublons et autres, j'ai fini par n'en garder que 3, ceux de Ross, Chandler et Phoebe (ce dernier était une tasse aussi large qu'au Central Perk). Ils ont survécu à 4 déménagements mais Chandler a été fracassé par mon chat le soir du tout premier prime time de Kaamelott. Il faut en effet savoir que la seule collection d'objets dérivés que j'aie consiste en un panel de mugs de séries télé : deux mugs Farscape, hélas plus qu'un mug Friends, un mug Star Trek qu'on m'a offert, ainsi qu'un mug Sex & the City qui m'a été emprunté et n'est jamais revenu. Hm... il n'en reste donc plus grand'chose, en fait. A vot' bon coeur.
- ma mère m'avait créé un cahier spécial dans lequel elle avait collé toutes les coupures de journaux sur MacGyver (je crois qu'elle était plus fan que moi)
C'est vrai, il y avait de nombreux articles y compris sur le "scandale" des explosifs faits maison, et on y trouvait des coupures datant de Scandales à l'Amirauté, et même des dessins faits par ma génitrice prêts à être coloriés.
- on me répète que je regardais Les Tripodes quand j'étais petite, mais je n'en ai pas le moindre souvenir alors qu'il parait que ça m'avait terrifiée
C'est le blackout total à ce sujet. Je persiste à croire que j'ai été déflorée par L'Enfer du Devoir. Il y a pas si longtemps, j'ai voulu (re?)voir le pilote, mais rien que de faire la fiche sur SeriesLive, j'ai été totalement découragée.
- mon premier coffret de série, c'était la VHS de la moitié de la première saison d'Invasion Planète Terre
Ne vous ai-je déjà pas raconté combien cette série a été l'une des pierres angulaires de ma téléphagie ? Je m'en souviens d'autant plus que c'était au Vergin Megasture du Carrousel du Louvres où je ne vais jamais. D'ailleurs en rédigeant ce post, je m'aperçois qu'avant, j'étais surtout cliente chez Vergin... brrr.
- un été, ma mère a bouclé à clef le meuble télé ; je n'avais pas assez regardé MacGyver, parce je n'ai jamais réussi à crocheter...
C'est très vrai et les oreilles de ma mère ont toujours ce sifflement désagréable qui résulte du coup de fil que j'ai passé à son bureau dans la minute qui a suivi la découverte du forfait. L'accès à la culture libre pour chacun ! C'est sans doute de là que ça me vient.

Vous l'aurez donc compris, la bonne réponse était la suivante :
- j'ai fait découvrir Buffy à ma soeur alors que pendant longtemps, elle pensait que c'était une niaiserie de série Z
C'est complètement l'inverse qui s'est produit ! Il suffisait de parcourir les tags sur Buffy pour s'apercevoir que je l'avais déjà raconté. Dans la famille, j'ai eu la primeur de la découverte de la série, mais c'est ma frangine qui la première fois a su y voir des qualités. Quant à moi, il m'a fallu attendre la deuxième saison pour que j'accepte d'y jeter un oeil autre que sceptique... Acathla !

Personne n'avait trouvé... alors que la réponse était sur le blog, pourtant. C'est pas pour rien que les tags pour ce jeu sont hyper nombreux, vous savez ? Je crois bien que c'est la première fois que personne ne gagne de cookie à un jeu, dans l'histoire de ce blog.

Allez, une nouvelle semaine commence, et avec elle, une nouvelle quête de l'intrus ! Le thème de cette session : COLLECTIONNITE. Tout ce qui a rapport de près ou de loin avec les VHS et les DVD...

- chaque fois que je suis à la FNUC, je regarde s'il y a la suite de Gilmore Girls et je me rends compte que j'ai oublié si j'ai acheté la saison 3 ou pas et, dans le doute, je n'achète rien
- je proclame que j'ai 800 VHS à la maison mais je sais que c'est faux
- j'ai acheté la saison 1 de Deadwood sans avoir jamais vu un seul épisode de la série, justement dans l'objectif de m'y mettre
- sur VHS, j'ai la plupart des épisodes d'Une Nounou d'Enfer en double, et quelques uns en triple... il y en a par contre un que je n'ai jamais enregistré
- les étiquettes de toutes mes VHS ont été faites sur le même modèle (celui-ci), à quelques exceptions pour marquer certaines VHS plus particulières. L'une d'entre elles arbore fièrement le logo de Loft Story dessiné à la main.
- il m'est déjà arrivé d'acheter un DVD et de le laisser sous plastique pendant des mois sans avoir même envie de le regarder
- mon premier coffret DVD était la saison 6 de Sex & the City
- un été, j'ai piqué une crise au téléphone parce que ma mère n'avait pas enregistré un épisode d'Invasion Planète Terre saison 3 pendant que j'étais sortie
- je n'ai toujours pas compris pourquoi Action! est sorti en DVD et pas Manhattan, AZ

Allez, vous avez une semaine !!!

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22 juin 2009

[GAME] Souvenirs, souvenirs

Résultats de la première édition du jeu des intrus !
Avant de décerner le cookie au gagnant (ils sortent du four, je voudrais pas que vous vous brûliez la langue), on va donc revenir sur chacune de ces affirmations que je vous ai proposées la semaine dernière...

- la première fois que j'ai éclaté en sanglots devant la télé, c'était devant Chicago Hope
C'est absolument vrai et c'était l'épisode où le personnage d'Alan Birch mourrait tragiquement, et ce en laissant une adorable petite fille derrière lui. Je n'ai d'ailleurs pas juste pleuré, je suis restée pétrifiée pendant une bonne heure après ça...
- l'un de mes chats aime regarder Alerte à Malibu
C'est absolument vrai et j'ajoute qu'en plus, il se désintéresse totalement des scènes qui se passent chez Mitch et son fiston. Un post est en préparation à ce sujet, c'est édifiant.
- je n'ai jamais regardé l'intégralité des épisodes de Oz
A ma grande honte, c'est vrai. Le problème d'acheter beaucoup de DVD c'est qu'on ne les finit pas forcément avant de passer au suivant...
- mon père a arrêté de regarder X-Files après un épisode où Mulder et Scully vieillissaient de façon accélérée, parce qu'il en a fait des cauchemars
Et j'ajoute que du coup, toute la famille a été sommée d'arrêter de regarder également et qu'on est revenus aux "samedis Patrick Sébastien". Une dure époque de ma vie de téléphage, mais ce qui ne nous brûle pas la rétine nous rend plus fort.
- j'ai cagoulé tous les épisodes de Stacked, et je les ai tous gardés
La chose est absolument vraie même si je n'ai aucune idée de pourquoi. Par contre je ne les ai pas regardés depuis qu'ils ont été mis sur pelote de laine, pour ma défense !
- depuis la rentrée de septembre, j'ai dépensé plus de 500 euros à la FNUC (c'est indécent)
J'y suis retournée samedi, je pense qu'on peut même dire que j'ai dépassé les 600 (c'est indécent aussi).
- dans Sex & the City, je préfèrerais être amie avec Miranda, mais si elle avait la garde-robe de Charlotte
C'est une honte le traitement des rousses à la télé, elles ont toujours des fringues pas possibles ! Charlotte au moins, elle sait s'habiller. Mais c'est une coincée, je ne la supporterais pas.
- je me refuse à regarder les derniers épisodes de Pushing Daisies
On en avait déjà parlé et je n'ai pas changé d'avis à ce sujet. Peut-être que posséder la saison 2 me permettra enfin d'en faire le deuil ?
- j'ai tellement d'idées pour ladytelephagy On Air que je n'y touche plus très souvent de peur de devoir choisir
L'un de vous avait eu la primeur de cette information il y a des mois de ça mais je ne sais pas s'il s'en souvenait. C'est vrai mais je vais en tous cas recommencer à enregistrer des posts anciens qui ont été peu ou pas commentés, pour leur donner une nouvelle jeunesse. Je vous tiens au courant cet été.
- une à deux fois par an, je cagoule le pilote d'Entourage, je le mets sur une pelote de laine... et je le perds sans l'avoir jamais vu
En fait cette semaine, dans l'intervalle, j'ai retrouvé l'un de ces CD. Contente, je l'ai dit à ma frangine qui me l'a du coup emprunté. Je ne l'ai toujours pas vu...
- je garde religieusement tous les magazines spécialisés en séries que j'ai achetés ces dix dernières années
C'est tellement vrai que ça pèse une tonne à chaque déménagement. Pour certains ça ne vaut pas vraiment le coup mais j'ai toujours l'espoir de me faire un stock de scans un jour...
- longtemps, j'ai cru que Teal'C s'écrivait Tirk'h (je dois encore en vérifier l'orthographe aujourd'hui)
Maintenant que j'ai rédigé cette phrase, je pourrai consulter ce post en cas de doute et faire des copier-coller. Dans l'épisode fanfic que j'avais écrit à un moment (et qui était trop Mary Sue pour être publié, n'insistez pas), le nom est cité au moins 50 fois avec cette orthographe.
- quand j'étais ado, j'avais commencé une fanfic parodique d'Invasion Planète Terre qui avait duré un peu moins d'une dizaine de chapitres
Il y était question, pèle-mêle, d'informaticien sexy, d'aubergines farcies, et de gens qui remuent les doigts plus vigoureusement que d'habitude. C'était censé remplacer la 3e saison et ça tenait vraiment de la private joke entre fans, vous n'y comprendriez rien.

Vous l'aurez donc compris, la phrase qui n'était absolument pas vraie était la suivante :
- la honte d'avoir acheté le DVD de la première saison de One Tree Hill est si forte que je ne l'ai jamais ajoutée à la galerie Diagnostic COLLECTION
Le cookie de la victoire revient donc à Scarlatiine qui a été la plus rapide à donner la réponse, je vous l'avais dit, c'était aussi un jeu de rapidité. Comme l'a souligné Jérôme, si je n'ai pas honte de certaines autres séries dans ma telephage-o-theque (moi j'aurais plutôt mentionné Les Routes du Paradis mais bon), je suis prête à tout mettre dans cette rubrique pourvu de me rappeler d'avoir le DVD (par exemple je persiste à croire que j'ai d'autres saisons d'A la Maison Blanche en DVD mais impossible de mettre la main dessus). Voici donc un cookie amplement mérité :
(hm, dans mes archives, je vois que tu n'as pas gagné de cookie entier depuis l'époque de ton pseudo précédent...)
cookie_Scarlatiine

Je propose qu'on lance une nouvelle semaine de jeu des indices, avec aujourd'hui comme thème : mes souvenirs téléphagiques. On a tous ici, je pense, grandi devant la télé. Voici quelques unes de mes premières expériences... à vous de me dire celle dont vous pensez qu'elle ne s'est jamais produite.

- pendant les vacances, j'étais capable de passer la journée devant des séries, en commençant devant KD2A et en finissant juste avant que ma mère ne rentre devant Urgences
- quand mon père rentrait tard du travail, ma mère nous autorisait à manger devant la télé. C'est ainsi que coquillettes et Notre Belle Famille sont liées à jamais dans mon subconscient
- j'ai eu en ma possession 3 coffets VHS de Profit
- une fois, j'ai volé sans le faire exprès une encyclopédie Star Trek d'une valeur à l'époque d'environ 200 Francs
- pendant une époque j'ai mangé tous les jours au Quick pour pouvoir collectionner les tasses et mug Friends
- ma mère m'avait créé un cahier spécial dans lequel elle avait collé toutes les coupures de journaux sur MacGyver (je crois qu'elle était plus fan que moi)
- on me répète que je regardais Les Tripodes quand j'étais petite, mais je n'en ai pas le moindre souvenir alors qu'il parait que ça m'avait terrifiée
- j'ai fait découvrir Buffy à ma soeur alors que pendant longtemps, elle pensait que c'était une niaiserie de série Z
- mon premier coffret de série, c'était la VHS de la moitié de la première saison d'Invasion Planète Terre
- un été, ma mère a bouclé à clef le meuble télé ; je n'avais pas assez regardé MacGyver, parce je n'ai jamais réussi à crocheter...

N'oubliez pas que le premier à trouver la bonne réponse aura gagné, c'est un cookie qui ne se partage pas qu'on peut gagner dans ce jeu ! Résultats lundi prochain...

14 mai 2009

Les premiers seront les premiers

Quand Fabien m'a dit qu'il pensait que First Contact était un bon film de la franchise Star Trek, je n'ai pas pu m'empêcher de me demander, pour savoir que faire de cette information, à quel moment il avait découvert le film dans la chronologie de sa découverte de ladite franchise. Car en ce qui me concerne, First Contact est le tout premier élément de Star Trek que j'aie découvert, comme la première pièce d'un légo géant que je n'ai jamais fini de construire, et je soupçonne que cette première place chronologique lui assure également une première place affective à vie. Quelles que soient les briques de légo qui ont suivi, et qui suivront je pense, ma préférence lui reviendra toujours.

Si je me permets de m'avancer sur le futur, c'est aussi parce que, hein, je me connais. Je sais bien quel genre de téléphage je suis !
Et à l'instar des séries qui nous inoculent le virus de la téléphagie, et que nous ne parvenons jamais à renier (souvent sans même essayer), l'épisode par lequel on commence une série tient à jamais une place particulière. Oh, il n'a pas besoin d'être le meilleur ! Il est juste le préféré.

Je ne sais pas si ça m'est propre, mais c'est en tous cas un comportement assez marqué chez moi. Plusieurs exemples me viennent à l'esprit pour confirmer ce verdict.

Dés les premiers émois de ce blog, par exemple, je vous parlais d'un épisode de Rude Awakening. C'est à la fois le premier que j'ai vu mais aussi le plus ancien que j'ai pu me procurer. Sa structure, il est vrai, est assez particulière, puisqu'à la faveur d'un anniversaire, Billie fait un bilan de sa vie (un exercice qui est toujours très pratique pour qui prend une série en cours de route, il faut bien le reconnaître), mais pour moi, il a valeur de pilote. Si un jour... j'ai dit "un jour"... si un jour je finis par mettre ENFIN la main sur le pilote de cette série (hélas, rien n'est moins sûr ; quel camouflet, quand même !), je pense qu'il ne détrônera jamais cet épisode. Et puis il faut dire qu'en plus je l'ai regardé si souvent, celui-là...!

Dans le même genre, il y a eu l'expérience Titus. J'ai là aussi évoqué très tôt l'un des deux épisodes de la série que je connaissais (quasiment par cœur, en plus), et quand j'ai finalement vu le pilote, eh bien deviné ce qui s'est passé ? Voilà, ça n'a pas raté : bien qu'ayant beaucoup aimé, et bien que continuant ensuite de suivre la série avec délice, Papa est mort reste mon épisode préféré.

Ainsi, le premier épisode vu a toujours une place à part dans mon cœur, et ce, que la série soit feuilletonnante ou non, d'ailleurs.

Alors, de la même façon que parfois on se remet en question sur ses séries favorites, plus par hygiène intellectuelle qu'autre chose, histoire de se prouver qu'on est encore capable de recul sur sa propre consommation téléphagique, je me demande où est l'oeuf, et où est la poule, dans mon cas particulier de téléphage pilotovore.
Est-ce que j'aime plus spécifiquement les pilotes parce qu'ils apportent des éléments précis (construction des personnages, présentation de l'intrigue, introduction des problématiques...), ou est-ce juste par rigueur, pour commencer les choses par le commencement, de façon à ne pas risquer par la suite de penser que le pilote n'est pas si bien que ça ? Mouais, sans doute un peu des deux, dans le fond. Le plaisir de la découverte serait-il le même si je débutais une série par autre chose que le pilote ? Désolée, je ne peux répondre à cette question, ma religion de pilotovore me l'interdit.

Combien de fois est-ce arrivé ? Parce que j'avais découvert la série par le biais d'un épisode ultérieur, je finissais souvent par me dire que le pilote était imparfait, inachevé, bancal, lent, inefficace... Je crois que j'aurai toujours un doute, dans le fond : l'est-il vraiment, souffre-t-il simplement de la comparaison avec les épisodes suivants, ou est-ce carrément mon affection quasi-systématique pour le premier épisode vu qui entre alors en ligne de compte ?
Notez bien cependant que ça ne m'empêche aucunement d'adorer les séries frappées par ce sort mystérieux, comme en témoigne la 3e saison de Titus que je termine d'engloutir (par contre j'en ai marre d'envoyer des résumés d'épisodes qui ne sont jamais validés, entre nous soit dit, je fais grève de ce côté-là en ce moment).

Après tout, quelle est l'objectif premier d'un pilote (et par extension du premier épisode vu) ? Ce n'est pas tant de construire un cadre narratif, ni de décrire les personnages avec précision. Il s'agit avant tout de commencer au plus tôt à tisser des liens affectifs avec le spectateur. Et si le premier épisode accomplit ce miracle, le spectateur en question finira son visionnage avec la pensée suivante "j'ai hâte de voir ce que ça va donner quand ils maîtriseront tout ça et auront le temps de développer". A partir de là, l'affaire est dans le sac. Mais, qu'il manque à sa mission, et la fidélisation du spectateur, pourtant primordiale en télévision, ne tient plus qu'à un fil. Le reste n'est que secondaire de ce point de vue ; les écarts de conduite seront facilement pardonnés par le spectateur si on le tient par l'organe le plus important : le cœur !

Dans la vie de tous les jours (vous savez, celle qu'on a quand on éteint la télé... non-non, c'est pas une légende, il parait que ça se fait parfois), on plaisante souvent sur l'importance de la première impression, mais en y réfléchissant, la télévision est le secteur audiovisuel où elle a le plus d'importance. Vous n'avez pas aimé le début du film ? Pas grave. Non seulement vous êtes enchaîné jusqu'à la fin (ne serait-ce que parce que, vu le prix des places, vous allez rester jusqu'au bout !), mais au pire personne ne vous force à revenir voir le même film la semaine suivante, ni à aller voir son épisode suivant l'année d'après. Mais pour une série, la fidélisation, c'est la clé ! Et la première impression laisse sur le spectateur une empreinte profonde et indélébile.
La meilleure preuve, c'est peut-être à vous de la donner : combien de fois avez-vous changé d'avis sur une série qui vous avait fait très mauvaise impression au départ ?

20 février 2009

Fake Blood

Si l'achat de la plupart des coffrets DVD ne nécessite pas un long processus de sélection préalable (selon le schéma : "série que je veux > coffret en bon état > étiquette au montant le plus bas des fois qu'une vieille promo traine > série que je prends" et hop, étagère suivante), en revanche le coffret de Jekyll requiert un minimum d'attention avant le passage en caisse. Pourquoi ? Étudions ce cas étrange d'un peu plus près.


En théorie, le coffret
devrait ressembler à ça...
Ooooh, que c'est beau.
Bon, on est d'accord, c'est la théorie.
Parce qu'en pratique, en fait,
ce serait plutôt ça...
Jekyll Hyde

Bon sur ma photo on n'a pas le détail, mais on voit bien que dans le coin en bas à gauche, c'est pas catholique, quoi.
Avec un infographiste, ça a l'air plus propre, tout de suite. Dans la réalité, on a l'impression qu'il y a eu du sang, et que depuis... depuis il s'est cristallisé en un drôle de truc (j'ai pas l'habitude de garder du sang séché à la maison mais je dirais a priori que ça ne forme pas de petit cristaux blancs).

Le génie qui a pondu la royale idée de la poche de sang n'avait sans doute pensé qu'à la tête que ça aurait le premier jour sur la gondole de la FNUC, et pas nécessairement à la gueule que le DVD finirait par faire au bout de plusieurs mois coincé entre un DVD de Derrick (franchement, ya des gens qui ont besoin de se refaire cette série en DVD ? J'hallucine) et Jericho (euh, même question ?). Donc la poche de sang cristaux de sel, tout de suite, ça fout moins les chocottes.
Mais il y a pire. En rayon, sur certains DVD, le sang s'est cristallisé sur le côté du package. Oui, tout va bien, quand on tient le DVD le sang a juste l'air de se maintenir de façon verticale. C'est du sang magique ! Ce doit être le sang de Claire, ya un truc pas clair là-dedans. Tout ça parce que les coffrets ont été stockés n'importe comment dans les tiroirs de la FNUC... Avouez que ça le fait pas trop.
Du coup, ce qui était une excellente idée au départ devient assez laid (un peu comme LOST, si vous voulez...).

En général, je suis très peu attentive aux packages. Je cherche rarement l'édition limitée de la mort qui tue avec des bonus en veux-tu en voilà, oh tiens ya un poster limité à 50 000 exemplaires dedans, je m'en fiche. Franchement. Que le package soit inventif ou pas, ça ne fait pas faillir d'un iota ma décision première d'acheter ou pas un coffret. Nan mais sans blague, s'il est pas beau mais que vous adorez la série, vous allez quand même l'acheter, on est d'accord ? Avec le cagoulage, aujourd'hui, si on vient en magasin, on sait très bien comment ça va finir, donc la question ne se pose pas juste parce que le titre est en relief ou si ya un super sticker en 3D made in Chocapic sur le boîtier (Heroes, this one is for you).
Si, évidemment, quand je vois la gueule des DVD de V, je dis "ah ouais, bonne idée", mais ça ne change rien à la décision d'achat telle que prise lorsque j'ai vérifié que mon chéquier et ma carte FNUC étaient dans mon sac avant de partir. Quand je vois la forme des DVD de Stargate, en forme de porte des étoiles, effectivement, je me dis que bon, c'est assorti. Mais l'appareil de Betty Suarez sur le coffret d'Ugly Betty, ça ne change rien au fait que ce coffret est sur ma liste secondaire (sachant que la liste primaire est déjà bien longue).

Le seul truc qui me fait vraiment, vraiment plaisir, c'est les boitiers en dur. Le coffret métal d'un Jekyll ou d'un Band of Brothers (enfin, je l'ai pas eu en édition métal, celui-là, mais je constate), la bonne grosse boîboîte en plastique jaune, rouge ou bleu vif d'un Star Trek... Ca c'est de la boîte. Là d'accord. Ca pèse lourd dans le sac FNUC, ça cogne le mollet sur le chemin du retour, là on parle la même langue. On peut les empiler sans craindre d'abimer le carton au premier effondrement félin. C'est tactile, c'est pratique, c'est tout ce que j'aime.
Mais le reste du temps, franchement, on s'en fout.

Surtout si ça ne supporte pas le poids des ans comme les cristaux de sel de Jekyll.

Note : non c'est gentil de vous proposer mais je vais le garder quand même, j'ai déjà vu la série deux fois (yavait une rediff en nocturne le weekend dernier), je me sens prête.

16 janvier 2009

Des séries dans le rétroviseur

Être pilotovore, ça a des avantages : je découvre plein de séries en permanence, sans chercher à savoir au préalable quel âge elles ont, qui y joue et quel a été leur succès. C'est l'un des bons côtés de cet état de fringale téléphagique permanent. Mais, hélas, être pilotovore a aussi des inconvénients : comme on ne peut décemment pas regarder toutes les séries qu'on a commencé à découvrir via le pilote, on développe un certain sens critique qui fait que, si le pilote n'a pas convaincu, il y a un maigre espoir qu'on donne sa chance ne serait-ce qu'au second épisode.
C'est un inconvénient dont je vous ai déjà entretenus, je pense, et que je n'ai eu à regretter que pour Boston Justice et Side Order of Life. Le pourcentage de ratées de cette technique est donc infime.

Mais aujourd'hui, je me suis remise en question... c'est pourtant tout bête. J'ai vu le générique de Friday Night Lights et je me suis dit : "une série avec un aussi bon générique ne peut pas être tout-à-fait mauvaise". Ce qui est faux, on le sait, mais le fait est que j'ai douté.

Alors du coup je me suis demandé : quelles sont les séries que j'ai bazardées vite fait de ma liste, genre après le pilote ou, pire, pendant, et auxquelles je devrais peut-être donner une seconde chance ?

Il y aurait probablement Friday Night Lights. C'est une série dont les plus anciens d'entre vous se souviendront peut-être que j'en ai parlé au tout début de ce blog, et qui ne m'avait pas convaincue. Principalement parce que c'était une série de sport, qu'en plus ça sentait la teenagerie à des kilomètres, et que ça me semblait surfait. En soi, la réalisation nerveuse n'était pas tellement ce qui m'avait découragée, mais c'était sans âme. Cependant, quand on voit le générique, on a peine à croire qu'il n'y ait pas d'âme dans Friday Night Lights. Et puis, quand on lit aussi un certain nombre de choses, on se dit qu'on a peut-être jugé trop vite. Que peut-être que Friday Night Lights n'est pas juste une teenagerie sportive. Vraiment, ça m'a mis le doute. Je sais que je devrais avoir foi en mon jugement mais, enfin, parfois, il faut peut-être quand même se dire qu'il y a anguille sous roche.

Il y aurait aussi, vraisemblablement, 30 Rock, dans cette liste. C'est même encore pire pour cette série que pour Friday Night Lights : je ne peux même pas dire que je n'ai pas aimé, je n'ai jamais regardé ! Quand elle est sortie, mon planning débordait de nouveautés, j'ai reporté à plus tard, et plus je reportais, plus tout le monde en parlait, ça m'a gavée, j'ai laissé tomber. J'adore Alec Baldwin mais là, c'est au-dessus de mes forces. C'est le même genre de raisons qui font que j'ai pris Ugly Betty sur le tard et que, même si la série me fait rire, spontanément, je ne pense jamais ni à la cagouler ni à la suivre sur TF1, ce qui fait que tout ça va finir en DVD un jour ou l'autre. Avouez que c'est idiot. Tout le monde en dit tellement de bien, et Tina Fey est vraiment une charmante créature (quand je la vois chez Conan, elle m'amuse bien, c'est même pas comme si je ne pouvais pas la blairer en plus), mais rien à faire, plus tout le monde en parle, plus j'ai une overdose par avance. J'ai regardé les 2 premières minutes, même pas, et à chaque fois j'ai une telle impression de déjà vu (parce que tout le monde en cause partout), que du coup je laisse tomber. C'est terrible. Je me sens mal, vraiment. Je suis sûre de passer à côté de quelque chose. Je le sens.

Il y aurait peut-être même Supernatural. Et pourtant je me suis infligé les deux premiers épisodes de Supernatural quand M6 les a diffusés dans la Trilo, donc en toute logique je sais de quoi je parle, mais là, et c'est le contraire de 30 Rock en somme, chaque fois que je lis les reviews de la Sorcière, je me dis que j'ai dû louper un truc. C'est obligé. Quand je la lis, j'ai ce même sentiment que quand je lis un Trekkophile qui parle de Star Trek : j'ai l'impression de n'avoir pas vu quelque chose qui lui crevait les yeux. Et pas juste sur la plastique de Jensen Ackles (trop jeune pour mes goûts persos), mais vraiment, elle a l'air de s'éclater et je ne comprends pas pourquoi moi, j'ai eu envie de me pendre avec mon intestin grêle quand j'ai testé le début de la première saison. Ca dépasse tellement l'entendement que des fois je me dis que je vais revoir le pilote. Ouais, ça va aussi loin que ça. Flippant, hein ?

La vraie question pour ces séries et quelques autres, c'est : est-ce que j'ai jugé ces séries trop vite, ou est-ce que plus simplement ce sont des séries sur lesquelles on va juste être d'accord pour dire que je ne suis pas d'accord avec le reste de la planète ?
Parce qu'il y en a, des séries pour lesquelles j'assume de ne pas être d'accord avec le reste de la planète, et je ne vais pas jusqu'à me les refarcir, je ne l'envisage même pas un instant. Quand on me parle de Doctor Who, je prends un air très poli, je hoche la tête, et je ne me mets pas la rate au court-bouillon pour si peu. Idem quand tout le monde se lève pour Chuck : on va être clairs, dés fois je tombe dessus sur TF1 quand j'allume trop tôt pour voir New York SVU, bah je m'en formalise pas : je coupe le son et je guette le générique de fin, sans autre forme de scrupule. Et vous croyez que je me flagelle quand on me vante les mérites de How I met your mother ? Eh, j'suis pas obligée d'avoir aimé, et je vais pas m'en rendre malade.

Mais ya deux/trois séries comme ça, vraiment, je ne peux pas juste hausser les épaules et lancer un nouvel épisode de Roseanne en sifflotant, parce que, tout simplement, je n'en ai pas le coeur net.
Ca vous est déjà arrivé, à vous, ce pressentiment d'être passé à côté d'une série laissée au bord de la route ?

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19 décembre 2008

L'histoire se répète

Un jour. Un jour par siècle, je me tiens volontairement éloignée d'internet, et entreprends d'avoir une vie.
Et ce jour-là, précisément, mon cauchemar se réalise : une constellation s'éteint.

Majel

Je vous avais bien dit que le mois de décembre était toujours chargé.

Adieu, donc, à Majel, dont j'ai pour ma part découvert l'existence tardivement avec et dans Invasion Planète Terre, et qui sans le savoir (le pire, c'est qu'ils ne le savent jamais) a été de ceux qui m'ont ouvert les portes de la téléphagie. Serais-je ici sans elle ? Je ne le pense pas. Je passerai une journée comme celle d'hier, où les séries n'existent pas.
Mon Dieu, que ce serait triste.

Je vais donc, en toute logique, vous faire aujourd'hui ma Trekkophile, et vous sortir une citation de l'épisode I, Mudd, de Star Trek :
"Behind every great man, there is a woman -- urging him on."
Car qui d'autre pouvait aussi bien rendre hommage à Majel que Gene Roddenberry lui-même ?

Merci à Jérôme pour l'info. Même si, évidemment, on préfère encore apprendre des horreurs comme le renouvellement de Clara Sheller. Et voilà, j'ai souillé ce post.

24 novembre 2008

Le cinéma, ce Piemaker

Depuis l'annulation de Pushing Daisies, on voit un peu partout fleurir... non pas des marguerites, mais des espoirs. Espoir d'un comic mettant fin à la série (c'est mieux que rien mais personnellement je sais que ce changement de média me bloquera), mais aussi espoir d'un film final.
Aujourd'hui, on annonce que c'est au tour de The Riches de se conclure par un film.
Mentionnons tant qu'on y est la sortie prochaine du film de Dead Like Me, les projets sur Arrested Development (je l'avais déjà oubliée cette série-là pourtant) et Veronica Mars (il parait), les rumeurs sur LOST (mais qu'on les achève !), ainsi que les sursauts du macchabée Stargate qui se rêve en... Star Trek, dont tout justement la sortie d'un nouveau film approche (et qui à première vue ressemble à beaucoup de choses, sauf à un film de Star Trek ; voir les posts sur le sujet pour voir que je n'en pense pas forcément que c'est une mauvaise chose, d'ailleurs).

Dites-moi, qu'est-ce qu'ils ont, tous, là, avec leurs films ?

Vous connaissez ma réticence envers ce format long, dont justement je parlais il y a peu. L'inconvénient principal, c'est à mes yeux la problématique du cumul de la longueur et de la brièveté : il faut rester deux heures sur son fauteuil, mais l'histoire doit tenir en seulement deux heures. Du coup, ça change tout. Peut-être même plus encore que pour une version en comic, finalement. Parce qu'alors toute la structure est à inventer ! Et puis évidemment, il faut prendre en compte tout un tas de choses : être cohérent pour ceux qui ne sont pas familiers avec l'univers de la série et qui vont quand même venir (les chieurs), donner le quota attendu de retournements de situation, d'action, de frissons, etc... Car disons-le, la plupart des films issus d'une série sont conçus comme des blockbusters, et non comme des films originaux et plus personnels (je vais pas parler de film d'auteur, non plus, mais on se comprend). Bref, le film, rien à voir. Du coup, c'est la porte ouverte à toutes les déceptions, et elles ne sont pas rares pour le téléphage, avouons-le, surtout que le poids de l'attente joue souvent son rôle.

Evidemment, je ressens une certaine jouissance à me dire que le cinéma semble héberger maintenant les restes de la télévision, récupérant les miettes de la gloire passée de séries qui ont quand même eu un succès suffisant pour justifier l'investissement financier dans un ultime film, donc jouissant d'une certaine aura, mais qui restent un rebut de l'industrie télévisuelle. C'est en moi la téléphage engagée qui se dit ça...
Mais une autre voix dit aussi (c'est en moi la téléphage schizophrène qui se dit ça) : pourquoi justement le cinéma donne-t-il leur chance à des projets qui sont souvent frappé du sceau de l'échec ? Car c'est quand même souvent ça, l'histoire derrière le film faisant suite à une série. On fait un film parce qu'on s'est fait court-circuiter, et qu'on n'a pas eu le temps de raconter tout ce qu'on avait à dire ; s'il venait à se faire, le film de Pushing Daisies serait probablement de cet ordre, par exemple. Et donc finalement, le cinéma semble être en berne côté créativité, en récupérant ce que la télévision a jeté pour diverses raisons (la télé est un enfant capricieux qui jette facilement ses jouets à la première humeur), mais par contre, côté liberté, finalement le cinéma aurait encore pas mal de choses à offrir, peut-être plus qu'à la télévision.

Je vous avoue que je me demande quand même comment on peut lancer le financement d'un tel projet. Je sais pas, imaginez : vous êtes Joss Whedon, vous n'avez plus aucune série à l'antenne, et vous cherchez à financer le film d'un projet (avec effets spéciaux en plus !) qui n'a même pas duré une saison ? Car Firefly est l'exemple même des séries pour lesquelles on se demande comment le miracle du cinéma a pu se produire (même s'il a effectivement pris son temps).
J'essaye de me figurer Bryan Fuller (enfin, après Dead Like Me, il doit être rôdé, le pauvre... à quand un film Wonderfalls pour boucler la boucle ?) en train de présenter son projet devant une tablée de producteurs impossibles à dérider : "Bon alors c'est une série bien onéreuse, pas très rentable, qui a été annulée après deux saisons toutes deux très courtes, audiences catastrophiques, acteurs impossibles à remplacer, et euh... voilà, c'est tout. Vous me faites un chèque ? Parce que sinon je prends aussi les cartes de crédit, les bons au porteur, et les rouleaux de pièces de 10 cents, hein". Hmmmouais.

On a souvent envie de parler des autres genres de films basés sur les séries : ah la gloire de Sex & the City, ah la renaissance du cultissime (sic) X-Files, ah la belle longévité des Simpsons... C'est facile pour ceux-là. Je ne me fais même pas de soucis pour eux ! L'opération est vouée à la rentabilité (et ça entraine d'autres types d'inconvénients de type fan-milking).

Mais pour tous ces projets de la dernière chance, tous ces revivals touchés du doigt du Piemaker (First touch, movie. Second touch, dead. Again. Forever.), j'ai quand même un pincement au cœur. On sent bien que c'est pour finir ce qui a été commencé, contenter les derniers fans enragés (ce sont les pires), mais au final, ça pose des questions, quand même.
Et au final, j'avoue que j'ai rarement l'envie d'aller les voir, ces films.

1 novembre 2008

Sinaui euhura

Avant que nous ne soyons brutalement séparés par ma déconnexion, nous avions pu évoquer Invasion Planète Terre à l'occasion du jeu des génériques. Un timide (encore lui, toujours le même) m'a fait savoir qu'il était curieux de voir le pilote, et me voici donc de retour avec un post La preuve par trois pour... eh bien, faire ce que font les posts La preuve par trois, évidemment.

Mais d'abord, un peu d'histoire : lorsque j'ai découvert Invasion Planète Terre, j'ignorais qui était Gene Roddenberry, je ne savais rien de Star Trek, et j'étais peu encline à la science-fiction. Pour moi la SF, c'était SPACE 2063... bon, plus une série de guerre que de SF pure, donc. Tiens d'ailleurs, qui parmi vous n'a jamais vu SPACE 2063 ? Levez la main, je ferai peut-être quelque chose pour vous.
Bref tout était à faire, mais à ma décharge, j'avais quelque chose comme 17 ans.
Je suis tombée sur la fin d'un épisode, en clair le midi sur Canal+, et Invasion Planète Terre m'a alors frappée pour son côté... politique. Les manigances du Synode me fascinaient bien plus que les skrills et autres vaisseaux inter-dimensionnels. Mais c'est là que le germe de la téléphagie, probablement dormant depuis les années où je suivais chaque samedi les aventures de Mac Gyver (pour ma défense, là j'avais 10 ans), s'est réveillé... faisant de moi une sorte de Cylon de la télévision. J'ai commencé à tout enregistrer, à tout regarder, tout décortiquer, me repasser certaines scènes intéressantes et même à essayer de transcrire les épisodes. Dans les mois qui ont suivi, j'ai acheté le coffret de la première partie de la première saison (je n'avais pourtant pas d'argent de poche), je me suis abonnée au fanclub, j'ai entamé deux fanfictions (dont une parodique), bref, lâchage complet.

Alors Invasion Planète Terre, même si aujourd'hui, je ne la regarde plus de la même façon, ça reste un classique (on va pas dire culte, pas vrai ?). Je vous prie donc de prendre ce post avec le plus grand respect, ce sont les reliques de mon adolescence que je vous offre aujourd'hui. Ca ne fait jamais que 10 ans, dans le fond.

EFC___1
Je crois que ma passion pour le violet vient de cette époque-là. Tout dit, en permanence, "violet". Evidemment la série n'est pas ultra-lookée avec des filtres de couleur à la CSI, et on s'autorise lorsque nécessaire d'autres couleurs (notamment dans l'une de mes scènes préférées de ce pilote dont je parlerai plus bas), mais ça reste une série violette, quoi. Vous avez vu les intérieurs des Taelons ? Bon, quand même.
Cette parenthèse ayant été faite, il faut quand même dire que la différence entre VF et VO est ici très frappante. Da'an est interprété(e) par une femme, mais doublé(e) par un homme. Le travail sur la voix est donc très impressionnant en VO, moins ambigu en VF. Mais dans les deux cas, Da'an évoque la douceur, le calme, la sérénité... et j'avoue que moi-même, je suis tombée dans le panneau la première fois, et n'ai pas saisi à quel point Da'an était trop gentil pour être honnête. Plus tard dans la série, à l'arrivée de Zo'or, consacré vilain méchant officiel, Da'an gagnera encore plus en ambiguité, devenant le gentil Taelon avec des intentions incompréhensibles et des gestes parfois manipulateurs... un bon personnage, jusqu'à ce que tout foute le camps en saison 2,5/3. Quelque chose d'hélas récurrent dans cette série.

EFC___2
Une série avec un héros marié ? Nan mais ça va pas la tête, tu y as vraiment cru, ma jolie ? Eh bah bien fait !
Toute jalousie mise à part, la mort de Kate est un excellent élément dans ce pilote. Autour de lui, s'articulent tous les ingrédients qui feront de Boone un personnage tiraillé par les évènements. Rappelons d'abord que Boone a décliné l'offre d'emploi de Da'an au prétexte que lui et sa femme voulait fonder une famille... et pouf, a plus femme ! Ca tombe quand même drôlement bien. Donc Boone entreprend de bosser pour Da'an et donc la Résistance lui main le grappin dessus... et le sieur devient agent double, au prix de quelques souffrances physiques en prime ; voilà comment le sacrifice du doux agneau blond va conditionner les tribulations de Boone... Tout ça pour dire : les blondes ça n'attire vraiment que des emmerdes.

EFC___3
C'est pas violet, mais c'est résolument ma scène préférée de ce pilote. Touchante, et en même temps très révélatrice sur la personnalité de Boone. Qu'on peut aussi reluquer à loisir, comme le monde est bien fait, dans cette scène esthétique.
Après avoir rappelé à Marquette qu'il n'est dupe de rien, et que son travail d'agent double est avant tout un travail d'agent triple puisqu'il est bien décidé à discerner la vérité, sans servir totalement ceux qui pourraient lui mentir, qu'ils soient Taelons ou Résistants, Boone se recueille sur la tombe de son épouse... puis s'éloigne d'un air décidé et résigné. Boone, comment vous dire ? C'est ze héros. C'est donc normal qu'il reste, aux yeux de tous, le vrai personnage central de la série, même en n'ayant en fait été présent qu'un peu plus d'une saison.
Message personnel : si tu ressembles à Kevin Kilner et que tu es célibataire, tu m'intéresses.

Dans ce post nostalgique, je dois bien avouer que je n'ai pas réussi à prendre du recul. Je n'avais plus vu ce pilote depuis un ou deux ans, mais je l'avais regardé tant de fois avant, que je pense ne plus être capable de le considérer avec objectivité. Est-ce un bon épisode ? Pour la série, résolument. Dans l'absolu, c'est plus difficile à dire. La production est léchée, mais probablement imparfaite. Tous les acteurs n'ont pas le même niveau (on notera aussi l'absence tragique d'Augur dans ce pilote). Globalement tout n'a pas forcément bien vieilli.
Mais Invasion Planète Terre, ça reste Invasion Planète Terre. Forever.
Ce qui explique qu'il y ait plus d'endroits où cliquer que d'habitude, dans ce post...

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Invasion Planète Terre de SeriesLive.
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10 octobre 2008

Resistance is futile

J'ai toujours dit que Star Trek, c'était mieux d'écouter les fans en parler que de regarder. Il est très rare qu'une communauté de fans soit aussi enthousiasmante, et surtout de façon si contagieuse.

Franchement, quand la plupart d'entre nous regarde un épisode de Star Trek, n'importe lequel, de n'importe quelle série de la franchise, il a tendance au mieux à trouver ça très limité, au pire à se moquer ouvertement. On ne peut guère nous le reprocher. La forme que prend cette série, en dépit de plus de 40 ans de longévité, est sincèrement peu engageante pour les non-initiés.

Je ne dis pas ça à la légère : en plus de m'être fait un devoir de regarder le pilote de chaque série de ladite franchise, j'en ai aussi regardé un paquet d'autres, ainsi que des films, j'ai aussi lu deux des encyclopédies dédiées au sujet, et fait l'acquisition d'un recueil de citations, quasiment toutes séries confondues. Je me suis donc largement documentée sur le sujet avant de venir vous asséner cette pensée stéréotypée sur Star Trek ! Ainsi, j'ai regardé des épisodes (même si c'est l'un de mes ex qui a eu la garde des coffrets de Deep Space 9), lu de nombreuses choses sur le sujet, mais, voyez-vous, ce qui a été le plus décisif dans ma façon d'aborder Star Trek, ç'a été de voir et écouter les fans. Personne ne parle aussi bien de sa série préférée qu'un Trekker ou un Trekkie. Il y a en effet une certaine discussion interne autour du terme à utiliser pour nommer les fans de la franchise, mais notons que tous deux, bien que se comportant parfois en frères ennemis, partagent une passion sans commune mesure pour Star Trek, et c'est bien ça qui compte.
Sans aucune mesure, devrais-je dire en fait. Ainsi que j'ai pu le voir dans le documentaire Trekkies (eh oui, j'ai aussi une VHS pour ça, et je la regarde de temps à autres avec plaisir, en plus), le fan de Star Trek, que je nommerai ici Trekkophile pour couper court à toute forme de dispute, ne connaît pas la retenue.

En fait, de mon point de vue, le Trekkophile, c'est le téléphage ultime, celui qui ne cède pas un pouce de terrain au bon sens ou à la modération, qui se jette à corps perdu et ne fait pas marche arrière simplement parce que ça peut sembler bizarre ou extrême aux yeux du reste du monde.

Le Trekkophile, c'est donc, je l'ai dit, un bonheur de le regarder s'ébattre dans sa passion, et un plaisir véritable que de l'écouter en parler. Rares sont les communautés de fans si persistantes, si investies, si affectueuses, et si consommatrices, aussi. Mais tous ces braves gars un peu timbrés ont réussi, et ça tient quasiment du miracle, à concilier leur consummérisme et leurs valeurs.

Parce qu'il faut le souligner, les Trekkophiles de tous poils retiennent avant tout de leur série fétiche un certain nombre de valeurs ; là où le téléphage moyen (ne parlons même pas du simple spectateur) ne retient de sa propre série préférée qu'une affection pour les histoires, les personnages, ou même simplement une adoration pour les acteurs, le Trekkophile, lui, va déjà un cran plus loin, et si effectivement il a intégré tout cela, comme n'importe qui, et qu'il apprécie ces éléments avec, comme il se doit, un regard critique sur leur qualité, il est aussi doté d'un pouvoir supplémentaire : il est capable d'extraire d'une série une somme de valeurs humaines, et de s'identifier à elles. Parce que Star Trek, à écouter cette communauté, c'est avant tout un idéal de société, où chaque homme s'efforce de concilier sa nature profonde, imparfaite, parfois sombre, avec l'espoir d'une amélioration aussi bien personnelle que globale (la seconde passant indubitablement par la première). C'est, dans le fond, à cela qu'adhèrent Trekkers et Trekkies, y compris lorsqu'ils fouillent leurs fonds de tiroirs pour faire l'acquisition de la dernière version de tel écusson, de l'édition limitée de telle figurine, ou de quoi que ce soit d'autre, et le catalogue est de toutes façons trop long pour que je me lance dans une énumération.

Presque paradoxalement, c'est ce à quoi il aspire : une société qui lutte contre son matérialisme, sa violence, son individualisme, pour s'approcher au plus près d'un code de l'honneur qui espère guider l'homme vers une certaine droiture, en dépit des réflexes animaux qui le dominent parfois. A entendre les Trekkophiles, toutes générations confondues, Star Trek, c'est avant tout le combat de l'homme contre lui-même. La téléportation et les phasers en prime.

Ce qui est proprement hallucinant, c'est que nous, quand nous regardons cette série, nous ne voyons pas tout ça, mais alors pas du tout ! Nous voyons des plans serrés très scolaires, des dialogues bavards et inerminables, des pyjamas bicolores et des effets spéciaux qui vieillissent mal, même pour Enterprise. Ce n'est qu'une fois happés par le regard d'un Trekkophile comme dans un vortex que nous parvenons à toucher du doigt ces idéaux que la franchise semble véhiculer. Mais la plupart d'entre nous est vouée à y rester désespérément insensible.

Après des années de lecture, de documentation, et de visionnage, je ne suis toujours pas une Trekkophile. J'ai, honnêtement, vraiment, essayé d'adhérer à leur mouvement, parce que lorsqu'on lit ce qu'on lit, et qu'on entend ce qu'on entend, on ne comprend pas qu'on puisse voir ce qu'on voit.

Et parfois je ressens cette petite étincelle, moi aussi, fugacement, mais elle ne dure pas et je reste désespérément en-dehors du circuit, avec l'impression de n'avoir jamais vraiment compris. En dépit, par exemple, du plaisir que j'ai à lire et relire le recueil de citations des 4 premières séries de la franchise, et à y trouver une profondeur et une intelligence peu communes dans l'univers de la fiction télé, j'ai du mal à regarder la série avec le même regard d'ensemble et à être capable d'en extirper moi-même les perles de sagesse qui semblent la truffer. C'est comme ça, je ne verrai jamais le miracle. Mais j'admire, sincèrement, la faculté qu'ont ces fans à s'impliquer autant, et à voir plus que ce que l'oeil perçoit au premier regard. Même si parfois, il faut bien le dire, ça fait un peu peur.

Oui, Star Trek, c'est mieux d'écouter les fans en parler que de regarder. Sans quoi, on ne sait jamais, on pourrait devenir l'un d'entre eux...

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Star Trek de SeriesLive.

19 septembre 2008

Noël approche

Désolée, mais c'est vrai. Ah si ! Regardez sur n'importe quel calendrier et ce sera criant de vérité : encore un peu plus de trois mois, et il sera l'heure de célébrer la naissance du petit Jésus. Ou la mort de votre banquier, ça dépend des religions.
Je sais que ce que vous vous dites. Que ce n'est que dans trois mois. Amateurs...!

La préparation d'un Noël de téléphage est longue, fastidieuse. Elle demande mille préparatifs qui prennent un temps fou, et croyez-moi, vous n'aurez pas trop de trois mois ! Ou alors, vous avouez tout de suite que vous ne voulez pas un beau Noël, et c'est réglé, hein...

La première des choses à faire est naturellement de commencer une liste de ce que vous voulez recevoir en cadeau de la part de vos proches (note aux moins de 10 ans : de la part du Père Noël, je veux dire).
Comme vous êtes un téléphage, il est de bon aloi que 95% de cette liste soit composée de coffrets DVD de séries, et l'idée, c'est d'essayer d'en récupérer un maximum avant le début des soldes de janvier, quand vous-mêmes vous irez les acheter au rabais, ou mieux encore, les récupérer d'occasion (Saint Gibert Jeune, priez pour nous). N'oubliez pas ce menu détail : vous aussi vous aurez des cadeaux à faire, c'est fatal, et arrivé début janvier, le remplissage de votre porte-monnaie sera inversement proportionnel à celui de votre estomac. Donc limitons les dépenses quand viendra la nouvelle année, et faisons acheter un max de DVD à ceux qui disent nous aimer (ce sera un bon test...).

A première vue, faire une liste de DVD potentiels semble facile. Sauf que si vous voulez vraiment que l'opération COLLECTION porte ses fruits, il faut être organisé.
D'abord, lancez sur papier une liste, genre 10 titres, maximum, de séries qui vous feraient plaisir. Ensuite rendez-vous en grande surface et/ou grande surface spécialisée, afin de vérifier ce qui est réellement disponible à portée de main du premier des clampins (tout simplement parce que vos proches comptent une proportion non-négligeables de gens qui ne savent pas ou ne veulent pas acheter en ligne, ou qui tout bêtement vont vous acheter votre cadeau en grande surface, vite fait, entre la baguette de pain et la bûche Vienetta, et qu'à ces gens-là il ne faut pas trop leur en demander, mais leur en demander quand même). Il vous faudra peut-être rayer un ou deux titres déjà, d'ailleurs, mais la bonne nouvelle c'est qu'une fois en rayon, vou allez aussi avoir envie d'en rajouter cinq ou six. Ne lésinez pas sur l'encre de votre stylo, listez à en perdre haleine ! Rien n'est impossible ! Noël n'est-elle donc pas la fête de tous les miracles ?
Une fois ceci fait, la bonne idée c'est de compléter la liste de titres un peu moins convenus, légèrement moins grand public mais très enthousiasmants... et peut-être, seulement peut-être, un peu plus difficiles à acquérir. Pour ça je recommande, par exemple DVD Séries, ou si vous n'êtes pas fermé à l'import, TVShowsOnDVD. Eux, ils sauront. Ces sites ont des listings longs comme le bras que, oui, vous allez éplucher lettre après lettre, je n'ai pas besoin de vous le dire, ça viendra tout seul. Et n'oubliez pas que la magie de Noël, c'est parfois aussi se faire offrir le bon de commande d'un DVD qui ne sort que début janvier et qui arrivera dans votre boîte aux lettres au moment de l'Epiphanie, par exemple...

C'est à ce moment-là qu'on distingue le téléphage organisé du téléphage qui tient vraiment à recevoir une paire de chaussettes avec une télécommande brodée dessus pour Noël. Reprennez votre liste de séries en DVD, et à côté, établissez une seconde liste de personnes bien disposées à votre égard, qui peuvent donc vous offrir les titres de la première liste. C'est la partie la plus longue du processus : faire coincider les deux listes entre elles.
Cas pratique : vous voulez le coffret de l'intégrale de Sex & the City ; vous n'allez pas le demander à votre tante supra riche, parce qu'elle est aussi très coincée, et vous n'allez pas le demander à votre cousin qui adore la série, parce qu'il est au chômage. On va rester logique. Donc pensez bien aux cadeaux des années précédentes : qui s'est montré rat ? Qui vous a quand même acheté le truc que vous vouliez même si ça lui déplaisait ? Qui a mis la main à la poche sans retenue ? Oui c'est vénal, mais vous les voulez ces DVD, ou vous vous préférez vous contenter de baver devant les fiches d'Amazon ? On est d'accord. Vous aboutirez donc à une liste de, mettons, 3 à 5 séries par personne. A vous de présenter ça finement, sur du joli papier à lettre pour mamie, dans un mail plein de smileys pour votre petite soeur, en indiquant l'air de rien les prix, et en maintenant l'illusion que vous avez donné une fourchette de tarifs qui laissent le choix (c'est juste que la tante blindée a une fourchette entre 150€ et 99€, et le cousin dans une mauvaise passe a hérité des DVD à 19€ grand maximum, quoi).

La plupart des gens penseraient en avoir fini avec les préparatifs de Noël. Aha, alors ça, c'est typiquement la réaction de quelqu'un qui pense qu'on peut suivre correctement une série tout en faisant la vaisselle ou ses devoirs ! Vous valez bien mieux que ça, donc vous savez que votre liste au Père Noël n'était que la mise en jambes...

On est, à peu près, début octobre, peut-être un peu plus tard si vous voulez beaucoup de DVD (ou que vous avez beaucoup d'amis), et l'étape suivante c'est un petit check up en vue de la période des fêtes. Oui, vous pouvez aller faire vérifier votre tension et votre système digestif chez le médecin de famille, mais je pensais plutôt à ce qui est vraiment important : la santé du lecteur DVD. Faut-il le rappeler ? Chaque année en janvier, ce sont des dizaines de lecteurs DVD qu'on abandonne sur la route avec les objets encombrants, parce qu'on n'a pas su prendre soin d'eux et qu'on les gavés de DVD nouvellement reçus sans vérifier s'ils pouvaient tenir la route. Je m'insurge : un lecteur DVD n'est pas un jouet ! Avec tout ce que vous allez recevoir (si vous avez bien fait votre travail préparatoire, évidemment), votre lecteur DVD a tout intérêt à être au top. Donc adoptez un comportement responsable et allez le faire vérifier, dés le mois d'octobre oui-oui, auprès d'un technicien compétent qui saura s'assurer que tout va bien, qu'il n'y a pas une pièce qui commence à fatiguer, par exemple. Et si vraiment votre lecteur DVD a vu défiler trop de Noël gâtés-pourris et est en fin de vie, vous n'avez pas encore fait vos achats de Noël et vous avez donc un peu d'argent pour en acheter un neuf. Faut penser à ça aussi (ça implique, certes, que finalement votre nièce n'aura pas la maison Barbie dont elle rêvait, mais les enfants de nos jours, on leur offre vraiment de ces cochonneries... elle n'en a pas vraiment besoin). C'est peut-être aussi le moment de lui offrir une nouvelle virginité, genre dézonage. Il aime se sentir choyé, votre lecteur DVD, après tout...

Après ces plus grosses étapes, je vous rassure, le plus dur est fait. Il ne reste qu'à se préparer à accueillir bébé les DVD, en s'assurant que vous avez toute la place nécessaire pour les coffrets ; sinon c'est opération BRICOLAGE qui vous attend en janvier au lieu de pouvoir savourer vos nouvelles acquisitions peinard sur le canapé, et assembler un meuble Ikea quand une pile de DVD vous attend, c'est d'une frustration sans nom. Rappelons d'ailleurs qu'un bon canapé de téléphage est toujours propre, agrémenté de coussins rembourrés et avec un bon éclairage, vérifiez donc que votre marathon de séries post-fêtes de fin d'années se fera dans de bonnes conditions. Nettoyez les housses des coussins, par exemple. Faites l'investissement d'une nouvelle ampoule pour la lampe. Investissez dans un plaid soyeux. Pensez aussi à changer les serrures de votre appartement ou maison, pour qu'un proche inopportun ne se pique pas de venir prendre l'apéro le soir où précisément vous vouliez vous faire une rétrospective Star Trek. Faites piquer le chien s'il aboie trop. Etc...

Ô miracle, vous arriverez fin décembre l'esprit léger, prêt à accueillir, avec amuuur, les beaux joujoux que vous avez vu en rêve pendant tout ce temps. Et c'est là qu'humblement je me retire et vous laisse profiter de votre bonheur nouveau.

Ah si, un dernier conseil quand même. Pensez à louer une fourgonette.

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