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ladytelephagy
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rude awakening
7 septembre 2008

L'éducation sentimentale

Faisons ensemble un petit tour d'horizon des séries que ma sœur regarde et apprécie spontanément, si vous le voulez bien...

Il y a eu Los Angeles Heat qu'on regardait le soir, je crois, en semaine. Ou peut-être le samedi. Ou certainement les deux.

Il y a eu, oh mon Dieu oui il y a eu, les épisodes d'Agence Acapulco, elle en était parfaitement dingue. Pour vous en assurer, il y a un test infaillible : vous la lancez sur sa réplique culte ! Prononcez la première phrase de ce dialogue et imparablement elle enchaînera sur la suivante :
Ashley - Mike, mais tu ne penses qu'à "ça" !
Mike - Mais à quoi peut-on penser d'autre ?
Comme ça, là, ça n'a l'air de rien, mais ma main au feu qu'elle battra des deux mains, extatique, et vous parlera ensuite de Cat avec une lueur étrange dans les yeux.

Il y a eu Sunset Beach. Je crois même qu'elle en a enregistré. Ce qui est au moins aussi absurde que quand un soap sort en DVD.

Vers la fin des années 90, on a eu une lueur d'espoir avec Buffy. A vrai dire, c'est ma frangine qui m'a vraiment mis le pied à l'étrier en la matière, elle m'a montré de bons moments qu'elle enregistrait, alors que le premier épisode que j'en avais vu ne m'avait pas du tout convaincue. On peut dire qu'on tenait le bon bout, à cette époque.

Las, j'ai quitté la maison en cours de route et l'éducation téléphagique de ma soeur s'est arrêtée là. Tout au plus avait-elle fait l'acquisition de quelques coffrets VHS (oui, ça date) de saisons d'Urgences qu'elle avait trouvées çà et là, ou bien regardait-elle avec moi, à l'occasion, quelques Friends, Rude Awakening ou The War Next Door lorsque je rentrais le week end et que je regardais ce que ma mère avait enregistré en mon absence. Mais sans grande conviction.

Il faut dire que ma soeur est un public sacrément difficile. L'émotion, déjà, ce n'est pas son truc. Sitôt qu'une série s'emploie à essayer de jouer sur la corde sensible, elle se referme immédiatement, et dans ces cas-là au lieu de regarder l'écran, c'est moi qu'elle surveille pour me voir réagir, et se délecte de mes émotions. Pour le rire, elle est meilleur public mais reste toujours maîtresse d'elle-même et ne rit jamais complètement.
Elle manifeste toutefois beaucoup d'intérêt pour les séries, aussi nous retrouvons-nous régulièrement devant un écran pour que j'essaye de lui élargir ses horizons.

Fort heureusement, j'ai atteint quelques objectifs par le passé : Sex & the City, Desperate Housewives, Lost, KYLE XY, Eureka...
Plus récemment, elle a bien réagi à Samantha Who?, et m'a même emprunté la première saison de Battlestar Galactica qu'elle avale à une cadence plus que louable quand on connaît son emploi du temps.

Du coup, quand cet après-midi, nous avons fixé un rendez-vous à samedi prochain, qu'elle m'a confirmé qu'elle n'avait pas fini la 1e saison de Battlestar Galactica, et que donc il nous fallait trouver un programme téléphagique pour cette occasion.
Ce qui d'une part me réjouit, puisque j'aime contaminer mon prochain et disséminer le virus de la téléphagie, mais aussi m'effraye car devant ce public particulier, je ne sais pas trop que proposer. J'essaye autant que possible d'éviter de simplement transférer mes propres préférences (par exemple en ce moment, bien que ce soit mon obsession, je ne lui soumettrai pas Reba) et de m'adapter à ses goûts, mais quand on voit ce qu'elle regarde, il est assez difficile de dessiner une tendance : il n'y a pas de genre, pas de forme, pas de sujet qui semble l'attirer plus particulièrement qu'un autre. Les séries "grand public" semblent a priori fonctionner mais il y en a aussi de nombreuses autres qui glissent sur elle.
Ouais, c'est pas facile de transmettre la téléphagie.

D'où ma question : je lui montre quoi ?

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18 août 2008

Silence... Moteur...

Parce qu'en ce moment ma vie est pleine de bouleversements (tenez, par exemple maintenant je regarde mes séries sur un écran LCD !), je me suis lancée dans des fouilles archéologiques, il y a quelques jours, et je suis retombée sur mon cahier vert.
Ah, je ne vous ai pas encore parlé de mon cahier vert, et pourtant cette brave bête me suit depuis 2001, et c'est mon petit trésor à moi.
Mon cahier vert, je l'ai commencé quelque part pendant le premier semestre 2001, et de déménagement en déménagement, il m'a accompagnée, m'a fait rire, m'a un peu émue aussi, et puis très souvent, il m'a donné envie de revoir de bons vieux épisodes que j'avais un peu laissés de côté, ce qui, vous êtes d'accord, est plutôt bête lorsqu'on a une copieuse téléphage-o-thèque comme la mienne qui ne demande qu'à être vue, revue, et rerevue. Et rererevue.
Je crois qu'il n'y a pas une personne de mon entourage, parmi les non-téléphages, qui n'ait pas eu droit à mon cahier vert lors d'une conversation. Quand je sors mon cahier vert, c'est que la contagion a déjà commencé, mais vous ne le savez pas encore ; ça fait longtemps d'ailleurs, que j'ai pas eu à contaminer quelqu'un... c'en est presque triste de m'entourer de toujours plus de téléphages.

Bref, mon cahier vert, c'est mon cahier à citations de séries télé.
Il y a des citations courtes. Celles-là, permettez que je les garde dans ma manche, si ça ne vous fait rien, je pense que nombre d'entre elles trouveront leur utilité... quelque part. Nan, j'ai pas envie d'en dire plus pour le moment !
Et puis il y a les citations longues... et il faut bien le dire, en ce qui me concerne, il en va dans les citations de séries télé comme du sexe : plus c'est long plus c'est bon (c'est vrai des éclairs au chocolat, également).

Bon, tous les téléphages en ont un, donc je ne vous fais pas un dessin.
...
Hein ?! Vous n'en avez pas ? Mes pauvres amis, je ne sais plus que faire de vous. Je veux bien essayer de vous éduquer mais on part de loin, quand même.
Bon, ça tombe bien, aujourd'hui j'ai décidé de vous inculquer les mauvaises manières à propos d'une série qui me tient à cœur depuis un peu moins de 10 ans maintenant. Pour tout dire, je n'aurais jamais osé rêver qu'elle pourrait sortir un jour en DVD, ni en France ni ailleurs, et pourtant c'est bel et bien le cas.

Donc comme vous m'êtes sympathiques, que j'ai passé deux bonnes heures à rigoler nostalgiquement dans mon coin (en attendant le mec des urgences vétérinaires... mais je sens que ça vous intéresse pas, hein) et que j'aime bien partager (si mes diverses activités sur le net ne l'avaient pas encore démontré), j'ai décidé de choisir UNE citation de cette série, et de vous l'offrir pour le plaisir des yeux.
Mais rien qu'une, parce que je sais pas si vous en avez mérité plus. Avec la participation déclinante à la Pitchenette, laquelle ne passera pas le cap de la rentrée comme c'est parti, je ne suis pas vraiment convaincue de votre enthousiasme... Hm ? Vous me suivez ?

La citation que j'ai choisie est idéale, parce qu'elle peut se prendre tout-à-fait hors contexte, mais qu'elle donne envie de s'intéresser à la série quand même. Enfin c'est mon opinion biaisée mais elle n'est pas moins valable qu'une autre, après tout.

Et puis ça me donne, ENFIN, l'occasion de parler d'une série que je cherche à aborder depuis plusieurs semaines (en l'espace d'environ deux mois, je me suis tapé l'unique saison deux fois...), et que, comme je n'arrivais pas à venir à bout du DVD (qui a un petit bug) pour vous offrir l'épisode en section La preuve par trois (et pourtant mes collègues de Teruki Paradise qui m'ont aidée sur l'aspect technique des choses m'en sont témoins, j'ai vraiment essayé), je vais quand même pouvoir partager ma séquence préférée de toute la série... j'ai nommée : Action!.

Nan parce que, Action!, comment vous dire ? C'est un peu la série que si tu lui dis de faire un truc, elle va forcément le prendre par le bout auquel tu ne pensais pas (un peu comme le génie dans l'épisode Je souhaite de X-Files).
Exemple : tu lui dis qu'il faut que ça se passe à Hollywood, alors du coup, la série se lance dans un portrait au vitriol de l'industrie du film. Tu lui dis qu'un des personnages principaux doit être une pute, alors du coup ça devient le personnage le plus intelligent de la série. Tu lui dis de rester légère, alors du coup ça frise la satire politique par moments...
Une seule constante rassurante : l'humour trash.
Parce que le bon goût, on laisse ça aux autres, vous comprenez ? Non monsieur, nous ne mangeons pas de ce pain-là !

Donc avec des persos ni aimables ni détestables, des intrigues à la mords-moi-le-nœud, des répliques au hachoir et une bonne louche de mauvais esprit par-dessus, je ne peux qu'être fan, forcément.
Oh, et ai-je mentionné Jay Mohr ? (qui depuis, et c'est l'un des drames de ma vie, s'est commis à se marier avec ça ; les sacs en papier sont sous vos sièges... et comme si Ghost Whisperer n'était pas une série suffisamment navrante où aller compromettre son don, il a fallu qu'il y ramène son épouse pour que le musée de horreurs soit à son comble... mais passons vite sur cette page sombre, une de plus, de l'histoire de la télévision)
Sans Jay Mohr, ce serait déjà drôle, mais avec Jay Mohr et son sourire de requin, la série vaut cent sous de plus. Je crois que peu d'acteurs parviennent à dégager la même dose équilibrée d'antipathique sympathie. Et cela en sachant parfaitement se montrer d'un cynisme ravageur, tout en ayant l'air tellement pitoyable qu'on n'a qu'une envie, c'est entretenir une relation d'amour-haine avec ce type. Si je devais le rencontrer un jour dans la rue, je ne sais pas encore si je commencerais par me pendre à son cou ou par le gifler. Espérons que si un jour ça arrive, je serai suffisamment habile pour faire les deux à la fois, et résoudre ainsi mon dilemme !

Ah, je pourrais aussi mentionner les seconds couteaux, les guests, et tout et tout, mais franchement non, je suis de ceux qui trouvent que ça fait partie des petits plaisirs de la vie que de reconnaître tel acteur (avec des cheveux !) ou telle actrice (avec trois répliques !).
Mais comme personne d'autre ne vous le dira, et que vu votre cas, vous ne le verrez pas vous-même, je vais quand même vous confier qu'on y retrouve Jack Plotnick, dans un rôle assez proche de celui qu'il tenait dans Rude Awakening... en pire, évidemment, puisque tout est pire dans Action!.

Le dialogue que je vais vous livrer, évidemment, ne s'apprécie pleinement que devant la série.
On sait tous ici que sans l'intonation, le jeu des acteurs, et bien-sûr les compétences techniques du staff de la série (cadrage, éclairage, montage, photographiage... plein de mots en -age, quoi), on n'a que la moitié de l'intérêt d'un dialogue... mais comme ce fichu DVD ne me permet pas de vous offrir l'épisode en vrai, hein, faudra faire avec ce que je peux vous donner.
Bon, dernier point de détail, en 2001, j'avais pris le dialogue directement à partir des sous-titres de la VO sous-titrée, mais j'ai pas le courage d'aller vous rechercher les dialogues en VO pour essayer de voir si je peux faire une traduction plus meilleure... pas pousser non plus.

[Intérieur jour. Le producteur Peter Dragon, ainsi que ses deux assistants Wendy et Stuart, sont convoqués par une commission du Sénat pour s'expliquer quant à la teneur des films des productions Dragon, devant un parterre de journalistes.]
Peter Dragon (finissant son témoignage) : Je dirai pour conclure, Monsieur le Sénateur, qu'en montrant la violence brute, Hollywood espère promouvoir la tolérance. On peut ne pas aimer mes films, mais leur droit d'exister fait la grandeur de cette nation.
Le Sénateur : Beau ramassis d'âneries, Monsieur Dragon. Vous osez, dans un costume à 3000$, affirmer devant ce comité que la violence n'y est pas excessive ?
Dragon : Mes films ne font que refléter la culture dominante... Je n'incite pas à la violence, je ne fais que décrire la réalité quotidienne de ce pays.
Le Sénateur : Oh, vraiment ? Dans votre film intitulé "Mère de sang", vous présentez l'histoire d'une jeune femme qui couche avec ses domestiques, avant de les assassiner et de les dévorer ! Est-ce le genre de choses que les Américains vivent à longueur de journée ?
Dragon : Chez mon ex-femme, oui... Héhé !
Le Sénateur : . . .
Dragon : Un peu d'humour ! Les journalistes se marr- ah non, pardon.
Le Sénateur : Vous ne devriez pas prendre ça à la légère ! Votre industrie toute entière est également accusée de discrimination raciale.
Dragon : Hollywood est très sensible à ce problème. Stuart ! [Stuart lui tend un document en tremblant] Relax ! ...Ecoutez-moi ces chiffres : en 1987, Monsieur le Sénateur, 95% des tueurs maniaques à l'écran étaient des hommes blancs, et déjà l'an dernier, 50% de ces mêmes tueurs étaient des Noirs, des femmes ou des Porto-Ricains. C'est un progrès dont je me réjouis !
Le Sénateur : Vous êtes papa d'une petite fille, non ?
Dragon : Ça n'a rien à voir.
Le Sénateur : Elle s'appelle Georgia. Elle a 10 ans, je crois...?
Dragon (entre ses dents) : Ne faites pas ça.
Le Sénateur : A-t-elle vu votre film intitulé "S.O.S. Paras" ?
Dragon : Il est interdit aux enfants !
Le Sénateur : Il contient 357 actes violents, 175 mots grossiers et 4 scènes d'amour entre lesbiennes. Est-elle fière de son papa ?
Wendy (à l'oreille de Dragon) : On ferait mieux de partir...
Le Sénateur : Comment pouvez-vous la regarder en face ?!
Dragon : Je m'arrange. Je ne subventionne pas la culture du tabac au détriment du Fonds contre la Faim. Je ne suis pas pro-armes. Toutes les miennes sont fausses, Sénateur ! Je ne défends pas le pétrole koweïtien tout en ignorant le génocide en Afrique dont se foutent les groupes pétroliers qui me financent. Les voilà vos productions ! A vous tous !
Le Sénateur : Vous frisez dangereusement l'outrage !
Dragon : Moi, je suis outragé par vous, vieilles putes hypocrites ! Moi, je contente le public !
Le Sénateur : Et que croyez-vous qu'il veuille, exactement ?!
Dragon : Je vais vous dire ce qu'il veut. Il veut des poursuites, des carambolages, des nichons et des latinos sexys. Des cow-boys virils et muets, des flics qui contournent la loi, des happy ends, des extraterrestres zigouillés, sauf s'ils sont mignons, des héros qui gagnent, des méchants pulvérisés dans une explosion, et surtout, Sénateur, ils veulent aller au cinéma pendant une heure et demie pour oublier le bordel que vous foutez.

Laissez-moi prendre un instant pour terminer de jouir, voulez-vous ? La première fois que j'ai vu cette scène, j'ai eu un orgasme téléphagique.
Les cinquante fois suivantes, aussi.

Donc maintenant, la seule chose que je peux ajouter, c'est : Action!, l'unique saison en DVD, 20€ bien dépensés, dans toutes les bonnes crèmeries.

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Action! de SeriesLive.   

18 juillet 2008

Stats life !

J'ai pas eu le temps de relever tous les mots-clés de dingues qui vous amènent ici, mais faut quand même que je souligne deux-trois trucs, parce que dans notre monde cruel, une raison de sourire, ça ne se refuse pas.

D'abord, enchantée qu'il y ait des gens qui fassent des recherches sur Frédéric Hosteing dont j'ai parlé plus tôt, et encore plus flattée que ces recherches conduisent ici. Un jour c'est ptet bien lui qui viendra me gratifier de sa présence sur ce blog !

Ensuite, les recherches ciblées avec la formule "une série + le nom de ce blog", ça fait fureur ces derniers temps, et ça me surprend. La dernière fois c'était avec Gossip Girl, cette fois on a progressé, c'est Battlestar Galactica. Ah oui le progrès est net, là, continuez.

Il y a encore quelqu'un qui était en quête de DVD Rude Awakening, et bah... non, toujours pas de nouvelles, mais cela dit, vous pouvez compter sur moi pour vous le dire à la minute où je le saurai si ça vient à se produire.

Plus tragique : "femme battue par son fils". Ne vous laissez pas faire madame.

Et puis, yen a encore un, et celui-là promis, il fait sourire, voire même rire. C'est est un qui me laisse circonspecte. Je... je sais pas, je... ça me perturbe. Je suis même doublement estomaquée. D'une part, qu'on puisse le vouloir. Et d'autre part, qu'on entre ça dans un moteur de recherche : qu'espère-t-on trouver ? Bon, donc je vous laisse avec cette révélation étrange issue d'une recherche Google (et le pire c'est quand même que ça conduit ici !) : "J'aimerais faire l'amour avec Amanda Tapping".


Oh, attendez ! Ya un bonus !!!
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Et c'est de bon coeur. Avec des myrtilles, en plus... ^_^
C'était peut-être un peu trop facile, je verrai si je peux trouver plus corsé pour une prochaine fois, ok ?

17 juillet 2008

Lacérée

...à coup de tessons de bouteille. C'est ainsi que je me sens après avoir vu The Cleaner, la série dont, vous le savez, j'attendais beaucoup, et dont j'ai presque tout reçu.
Vous êtes conscient que dans cette rubrique, vous allez bouffer du spoiler, pas vrai ? Alors on y va.

Je plaisantais un peu plus tôt ce soir sur l'addiction, sans avoir spécialement calculé mon coup, d'ailleurs, mais la vérité c'est que je suis extrêmement sensible à ce genre de problématiques (ce n'est pas pour rien que Rude Awakening, si longtemps après, fait toujours partie de mes séries favorites). Et effectivement, l'addiction est relativement bien décrite dans The Cleaner, avec ses phases de rémission, parfois pleines d'euphorie, et ses pentes raides plongeant dans les ténèbres. Et puis l'impression de patauger dans la mélasse mais de tout faire pour s'en sortir, sans être jamais sûr de bien s'y prendre ni de vraiment réussir à se sauver. Se sauve-t-on d'une addiction ? Je suis de ceux qui pensent que non, jamais complètement. A ma façon, je sais ce que c'est, et j'ai trouvé suffisamment de résonance dans ce pilote pour le trouver crédible.

Ce que j'attends le plus dans les épisodes suivants, c'est de voir les premières heures d'une désintox, par exemple (ça me fait saliver depuis que je connais le pitch de cette série), et quelques autres passages plus durs de la vie d'un addict, qu'il le soit de l'alcool, la drogue ou autre chose. J'espère qu'on dépassera cette phase un peu simplette de l'enlèvement et qu'on ira plus loin dans le processus. Ç'a été ma déception majeure dans ce pilote, mais vu la tournure que prennent les choses, je ne pense pas qu'on soit à l'abri de progressions dans ce sens. The Cleaner a déjà toutes les cartes en main pour vraiment nous écorcher vif, mais rien ne l'oblige à toutes les jouer tout de suite : bons acteurs (dont un qui m'a épatée en peu de temps, hélas en pure perte), bons dialogues, jolie photographie (malgré un usage un peu abusif des filtres orangés), bon sens du rythme (et du cassage de rythme), et intrigue de fond bien écrite... ça viendra, je ne m'en fais pas. On va en chier, mais plus tard. Et déjà je dois vous dire que dés le pilote, vous allez vous faire déchiqueter le cœur joyeusement. Ç'a été mon cas.

Et je hais, je hais sincèrement ce qui vient de se passer ce soir. Je hais me dire "wow, untel joue super bien, il a peu de scènes mais qu'est-ce qu'il exprime bien tout ça", je hais être prise à la gorge par l'expression parfaite, la scène parfaite... pour m'apercevoir quelques minutes plus tard qu'un scénariste sadique a joué avec ma confiance.
La plupart du temps, je repère ces trucs-là, la plupart des morts de série sont faciles à prédire surtout à 45mn d'échéance, mais c'est rageant de voir qu'on peut encore se faire surprendre. En quelques minutes, j'avais déjà tissé des liens avec ce personnage et j'ai été choquée de le voir disparaître. Je déteste quand ça arrive. Je déteste me mettre à hurler devant mon écran en voyant le regard de celui qui découvre la mort se ternir. Je déteste m'effondrer en pleurs devant mon écran en répétant bêtement "non, non, non c'est pas possible". Je déteste avoir le souffle coupé devant la violence implicite d'une telle scène.

En fait si, je mens : j'adore ça. C'est mon fix à moi, maintenant. Moi aussi j'ai troqué un fix contre un autre.
Ironie du sort, j'étais contente de retrouver la délicieuse Grace Park avec cette série, et ce sont d'autres retrouvailles (suivie d'une déchirure) qui me laissent le souvenir le plus marquant de ce pilote.

Avec quelques scènes bien senties, The Cleaner a donc su capter mon attention, et déchaîner les passions ; je suis en colère, je suis mortellement blessée, je suis hyper contente d'avoir passé 51 bonnes minutes de télévision, j'ai eu mon content, je sais que je reviendrai en demander.
Et que je voudrai augmenter les doses, évidemment.

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche The Cleaner de SeriesLive.

30 mai 2008

Des inconvénients de n'avoir pas cédé à la facilité

Car voilà bien le problème.
Le concept de ce blog, ça a toujours été de ne pas faire de reviews. Je dirais bien que je n'ai aucun talent pour les reviews si je pouvais dire que j'ai essayé d'en faire par le passé, mais ce n'est pas le cas. Simplement ça n'est pas mon truc, voilà.

Du coup, comment fonctionne ce blog (quand il fonctionne diront les mauvaises langues, et elles auront relativement raison), depuis son ouverture ? J'y parle très rarement deux fois de la même série.

Quand mes confrères (et ça n'ôte rien à leur mérite) choisissent quelques séries qu'ils suivront une saison durant, et vous racontent leur expérience épisode après épisode, ils ont un contenu tout trouvé pour les posts, de sorte que, s'ils ne publient pas récemment, on leur en veut un peu puisqu'en dehors d'une grève tous les 20 ans, ils n'ont que peu d'excuses.
Mais quant à moi (et ça n'ajoute rien à mon rachitique mérite), j'ai choisi de ne pas vous raconter UN épisode, et surtout pas ceux qui suivent, mais bien de vous parler d'une série. Ou de plusieurs en même temps. Ou de ma façon de vivre ma téléphagie. Et du coup, il arrive cycliquement, comme là, cette semaine (puisque j'ai promis un post par semaine. Minimum.), du fait de raisons plus ou moins bonnes (c'est facile de se décharger sur un boulot très prenant, mais j'ai quand même 15 heures de transports en commun par semaine, où je pourrais m'atteler à la tâche, et ça s'est déjà produit, de vous concocter un post à peu près digne), eh bien je n'ai regardé aucune série. Rien. Pas l'ombre d'une.
Cette semaine, mon écran de télé est resté aussi vide qu'un épisode de Bones, dont j'ai l'immense vacuité sous les yeux en cet instant même où je vous parle. Mais on a déjà abordé le sujet...

Je ne dirais pas que je n'ai pas pensé à vous, au contraire.
En fait j'avais même une piste d'un post pour la catégorie "Série de valeurs", une fois n'est pas coutume. il était vaguement question des genres de séries, enfin, bon, j'avais l'impression de tenir quelque chose... mais je me suis endormie, réveillée trois villes trop loin, et j'ai un peu laissé échapper le filon. Je suis sincèrement désolée.
J'avais aussi envie de vous faire un post sur le déplorable Mop Girl, découvert quasi-simultanément avec Hokaben et Last Friends dont je vous ai parlé précédemment (et un peu plus précédemment encore). Mais justement, j'aurais dû écrire tout de suite mon post, parce que du coup je n'ai plus les idées très fraîches, embrouillée que je suis par de vilaines contingences imposées par mon tortionnaire de patron.
Ah et puis, il y a aussi ce post sur le coffret DVD d'Action que j'ai commencé et qui me semble plus compliqué à finir dignement que prévu. C'est que la dignité, dans Action, faut bien la chercher, quand même...

Bon, bref, je suis pitoyable et je ne mérite que vos sifflets.
Evidemment, tout serait plus facile, tellement plus facile, si je me contentais de vous parler uniquement de ce dont je vous ai déjà parlé. Bah oui, si j'ai su le faire une fois, les chances sont immenses que ce soit très facile de recommencer. Qui veut un post sur Rude Awakening ? Oh, je peux en distribuer quasiment à volonté, pas de problème. Vous voulez un résumé de mon expérience OZée d'il y a deux semaines ? Un petit compte-rendu, épisode par épisode ? Hein, dites ? Simplissime, ça, en plus yen a que huit dans la saison que j'ai achetée.
Oh, ou alors, je peux aussi vous faire un truc avec plein de captures, vous savez, je prends 200 captures, et je divise par 10 pour décider du nombre de mots que j'écris en-dessous. Genre "trop mignon" ou "je le voyais carrément venir", vous voyez ? Ca serait facile ! Je peux, si vous voulez ! Surtout si par exemple je prenais pour cible une série un peu simplette.

Mais je ne serais pas très satisfaite, et je pense que vous non plus.

Bon, vous savez quoi ? On va faire un deal, vous et moi. On dit que le post du vendredi, cette semaine... bah je vais le faire la semaine prochaine. Juste une fois.

Comme ça, vous ne serez pas obligés de vous contenter d'un post débile aussi débile qu'un épisode avec plein de flashbacks.

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4 novembre 2007

Choix éditoriaux

Qu'on tienne un blog, qu'on alimente un site ou tout autre media ayant pour sujet une passion, le dilemme est toujours le même : quels sujets aborder ? La question se pose différemment des cas où, par exemple, on travaille sur un site pour des raisons strictement professionnelles : le sujet est imposé par l'objectif de la profession, et qu'on le veuille ou non, il faut répercuter l'info rasoir sur telle convention de métier, ou il faut publier tel nouvel arrêté qui modifie la façon de travailler, il faut constituer un dossier sur la méthodologie de tel travail interdépartemental... non, la question ne se pose même pas, en fait.
Mais lorsqu'on parle de ce que l'on aime, lorsqu'on est maître (peu ou prou) de son outil de communication, alors on se demande, à un moment ou à un autre, de quoi on va parler.

Le plus gros du dilemme se pose par l'envie de toucher du monde. Si on choisit d'écrire, c'est bel et bien pour être lu, et si je parle c'est pour être entendue. Si je ne le faisais pas pour les autres, pour transmettre un message, alors de toute évidence je le ferais pour moi et ça n'aurait plus de sens, parce que si je veux me dire quelque chose, je n'ai pas besoin de les publier sur Internet au préalable ! Mais du coup, combien de personnes vais-je toucher ?

Si dans mon blog je parle de Rude Awakening, ça va toucher... allez, une, peut-être deux personnes. Si je parle de Buffy, bizarrement, l'affluence est bien différente ! Du coup forcément, ce serait facile de toujours parler de séries aussi populaires que ça, afin de faire gonfler les stats. Mon message touchera ainsi plus de gens.

Pourtant, tout le monde connait Buffy (ceux qui ne connaissent pas, c'est qu'ils le veulent bien !), et même si j'ai évidemment un avis sur ce que j'ai vu, c'est le cas de tout le monde aussi. Qu'ai-je à apporter sur ce sujet ? Qu'ai-je à dire qui ailleurs n'ait jamais été dit ? Qu'ai-je à apprendre ? Quel est l'intérêt de ne revenir que sur des gros titres comme celui-ci ? Oui, ça fera sans doute réagir, mais ces réactions ne seront pas motivées par la curiosité, il n'y aura pas vraiment d'échange, puisque chacun connaît sa propre position depuis bien longtemps. Mais parler de Rude Awakening, là c'est intéressant, parce que je peux vous donner envie de vous intéresser à la série, je peux apporter quelque chose, je peux faire partie des rares sites francophones à évoquer la série... mais si je le fais, alors plus personne n'aura envie de venir me lire... et mes posts passionnés n'auront pas atteint leur but d'essayer de partager ce que j'aime, ce que je sais, ce que je pense.

Evidemment, n'importe qui finirait par se dire qu'il faut trouver un équilibre. Mais si je fais un post Buffy, irez-vous lire mon post Rude Awakening pour si peu ? Ca vous ennuie si j'en doute ?

Dans le fond, ce qui importe, ce n'est pas que je vous parle de Buffy pour vous donner envie de me rendre visite. Ce qui importe c'est que je continue à parler de Rude Awakening, avec toute ma passion, parce que c'est ce que je fais le mieux, si tant est que je fasse les choses bien. Je ne veux pas me vider de ma sève pour des posts faciles, comme je l'ai fait ces deux dernières semaines en parlant seulement de Buffy : mes stats ont gonflé mais la victoire est amère. Je vais continuer à parler, aussi bien que possible, de Rude Awakening, et peut-être que plutôt que mon sujet, c'est ma passion qui finira par vous donner envie de me lire. Ca me semble un pari bien plus intéressant, non ?

Ne pas céder à la facilité pour obtenir de l'audience : c'est ce que je voudrais toujours pouvoir faire.

25 juillet 2007

Dream of Californication

On a tous été pris, à un moment ou un autre, par la tentation de renouer avec un ex. Me voici aujourd'hui devant vous avec ce difficile aveu : j'ai succombé. David Duchovny, me revoilà !

Autant le dire, Californication, en dépit de son titre particulièrement accrocheur ne se présentait pas exactement sous l'angle le plus alléchant. Retrouver un acteur qui n'a jamais réussi à surmonter son rôle de Fox Mulder et se reconvertir, vieux de 10 à 15 ans de plus, et interprétant un gars lui aussi paumé dans une série de Showtime, ça rend à la fois curieux et méfiant... Et puis, par réflexe sans doute, au vu du synopsis, je m'attendais un peu à une version masculine de Rude Awakening, et je savais que je serais déçue (et sur ce point je l'ai été, comme prévu ; Billie Frank est unique et je sais pas pourquoi j'espère encore).

Ajoutons tout de même que le générique de la série est alléchant derrière David : Natasha McElhone, Evan Handler, et OH MY GOD ! Madeline Zima (et ça pousse vite ces petites bêtes) ! Une raison de plus de céder au vice et cagouler tout ça dés que je l'ai eu dans ma ligne de mire (je devrais avoir honte mais bizarrement, vous avez du mal à vous sentir honteux de quoi que ce soit lorsque vous regardez Californication).

Du sexe, de l'alcool, un peu de vulgarité et... un petit twist sur la fin pour enfin donner un peu d'intérêt à la chose... Passée l'excitation de voir les fesses de Duchovny (et encore, seulement dans la scène d'ouverture, après c'est sans intérêt ya que des nichons), on se demande un peu si tout ça n'est pas un peu creux.

C'est ce seul retournement de situation qui donne de l'intérêt à Californication, je ne vous en dis rien, je suis pas si vache que ça, mais je peux en tous cas vous dire qu'il permet de vraiment lancer une intrigue, et parallèlement de lancer aussi l'implication du spectateur dans la série : immédiatement, on se dit que ce n'est pas légal mais que le pauvre vieux ne pouvait pas le deviner (surtout que connaissant un peu la miss, j'étais à cent lieues de penser à ça), que c'est pas très moral tout ça et que c'est même pas Hank le plus fautif dans l'histoire, qu'il va y avoir du chantage, des entourloupes, de grosses emmerdes en perspectives, qu'on n'arrive même pas vraiment à plaindre le héros puisque d'une certaine façon, il a bien cherché ce qui lui arrive... Bref on ne peut que réagir à la fameuse situation qui vient de se retourner, et c'est finalement un joli coup de la part de la série, parce que forcément ça donne envie de savoir quelle tournure tout ça va prendre.

Cela dit, l'épave David ayant fait naufrage, l'ex-femme étant un peu trop rigide (qui a dit frigide ?), l'ado étant une ado de séries pur jus (c'est Julie Mayer mais en pseudo-rebelle)... on ne s'attend pas tellement par être surpris par les personnages, et à peine par l'intrigue. D'une certaine façon, j'ai eu l'impression que ce retournement de situation était un peu soapesque... non, pas exactement, c'est pas ça, non disons plutôt, voilà j'ai trouvé : Heroesque !!! Un grand coup dans la tronche en fin d'épisode parce qu'on connait son job, mais au final, plus une démonstration d'habileté qu'une preuve que la série va être vraiment bonne. J'attends donc, un peu sceptique. Il me faudra voir plus de fess... d'épisodes pour être définitivement convaincue sur Californication. Et dans l'intervalle, ya encore les Red Hot.

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Californication de SeriesLive.

25 juin 2007

Mais où vont-ils chercher tout ça ?

Dans 99% des cas, sur Google. Et comble de malchance, ils tombent ici. Qui ? Les CAS ! Parmi les dernières recherches menant à ce blog, voici de nouvelles perles :

- Au rayon camisole :
"Avant, je n'avais pas peur du téléphone"
De mon côté je commence à m'inquiéter au contraire... Et dire que j'arrive en tête des résultats avec cette recherche, ça fout les jetons.
"m'est ta cagoule"
Le plus beau c'est que cagoule, mot finalement peu usité une fois qu'on a réussi à perdre la 20e dans la cour de récré et que les parents déclarent forfait, est parfaitement orthographié.
"mate moi"
Masochiste patenté ou exhibitionniste décomplexé ? Je pensais bien que la Play >> mate allait m'apporter des voyeurs mais là j'en reste tout de même sans voix.

- Au rayon téléphagie boîteuse :
"raven simoné 2007"
Ya récidive... J'aimerais bien que le visiteur qui a fait cette recherche de multiples fois ces derniers mois (et a atterri ici de façon répétitive) m'explique le sens de l'année dans cette requête ! Raven Simoné est-elle condamnée et je ne le sais pas ? Ses jours sont-ils en danger ? Me laissez pas comme ça dans l'ignorance !!!
"Sur quoi Berger plaque Carrie dans Sex and the City ?"
Question posée avec des points d'interrogation, et sans. Je réponds, à l'aise : sur un post-it. M'enfin !
"série (les anges du bonheur) poster"
Je le savais que ça se retournerait contre moi, ce post, tôt ou tard.

- Au rayon cagoulage :
Ces derniers temps, le Top Cagoule de ce blog englobe, dans l'ordre décroissant de fréquence : South of Nowhere, Hannah Montana, Sex & the City, Dirt et Zoey.

- Au rayon chouchou :
L'un de mes visiteurs recherche le DVD de Rude Awakening désespérément. On est deux, c'est un début ! Viens que je t'embrasse !

J'en profite en guise de bonus pour attribuer une récompense bien méritée :

CookieShopgirl

Chose promise, chose due !

18 juin 2007

Rude Rendormissement

On va être clairs : Rude Awakening est sans conteste l'une des séries figurant dans mon Top10 perso (au fil des posts vous allez finir par être capables le reconstituer tous seuls, ce top, d'ailleurs !). Toutes catégories confondues. C'est dire si je suis prête à bien des choses pour la (re)découvrir. J'ai toujours vu qu'un seul épisode de la saison 1, chose qui ne manque pas de m'irriter beaucoup, et de surcroît, c'est quand même la seule série dudit Top10 perso dont je n'ai JAMAIS vu le pilote. Un peu la honte, surtout lorsque comme moi on a des tendances pilotovores.

Les choses n'ont que peu de chances de s'arranger, évidemment. Déjà, pour le coffret DVD, faut pas rêver. Mais j'en avais fait mon deuil, après tout, ya plein de séries qui ne sont pas sorties en DVD ou ont mis près d'une décennie à le faire, et qui sont rediffusées, nonobstant.

La visite à peu près régulière du site officiel de Jimmy, estampillé officieusement "fournisseur officiel de formats courts excellentissimes des années 90", et par qui j'ai eu cette révélation, il y a quelques années maintenant, que Sherilyn Fenn est l'une des plus adorables actrices du petit (et grand ?) écran, abat par contre en plein vol mes maigres espoirs.

Serait-ce du déni ? Rude Awakening n'apparaît même pas dans la liste des séries ayant été diffusées sur la chaîne. J'ai bien eu quelques secondes de délectation en me disant que, peut-être, la série était listée comme étant en cours de diffusion, mais il m'a suffit d'actionner un menu déroulant pour revenir sur Terre. Ainsi donc Rude Awakening est retrounée dans un carton et ne reviendra pas. Le pire c'est que je me suis fait cette réflexion il y a 6 mois, et plusieurs mois avant ça, depuis que le monde est monde et le site de Jimmy ce qu'il est. M'enfin, ça coûtait rien de vérifier. A part d'être terriblement désespérée.

Pourtant cette série, comme tant d'autres, ne dure que 20 irrévérentieuses minutes, 20 petites et malheureuses minutes qui, je suis sûre, pourraient trouver leur place tard dans la nuit, au pire. Certes, j'ai pas Jimmy, mais pour du Rude Awakening, je vous prie de me croire, je suis capable de bien des bassesses pour réussir à faire en sorte que quelqu'un me l'enregistre. Pour cela, encore faut-il que la série soit diffusée, mais c'est apparemment trop demander. Et pourtant, c'est pas si difficile de trouver 20 minutes dans les multi-rediffusions en matinée ou le téléachat ? Je veux pas avoir l'air prétentieuse mais, moi, je vous les trouve les 20 minutes par semaine !

Intéressant de constater que des séries diffusées à peu près à la même époque, soit Manhattan, AZ ou The War Next Door, figurent encore au tableau de chasse de la chaîne, tandis qu'Action!, elle aussi, est passée à la trappe. Il y a sûrement une explication derrière tout cela et une impénétrable logique, genre "on n'a plus les droits photographiques pour mettre ces séries sur notre site" ou bien "SérieClub a kidnappé nos bobines et refuse de les rendre tant qu'on leur aura pas expliqué comment bâtir une grille décente". Oui, quelque chose en moi persiste à croire en la bonne foi de cette chaîne, et je n'ai aucun doute sur le fait que je retournerai vérifier ce qu'il en est sur leur site d'ici quelques mois, lorsqu'à nouveau je tournerai en rond avec mes quelques enregistrements.

Mais, merde, je vais quand même avoir besoin d'un bon verre d'ici là.

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture (si vous voulez qu'on reste en bons termes, fendez-vous d'un clic) : la fiche Rude Awakening de SeriesLive.

12 mars 2007

Easy to love... hard to kill

Comment faire de moi une véritable fangirl prête à se faire tatouer le nom de son idole à même la peau ? Faites-moi voir un épisode (oh, n'importe lequel, pas de problème) de The War Next Door. Avec l'irrésistible Damian Young... alias Alian Kriegman. Maintenant, encore plus fort : hier, j'en ai regardé deux (on compte ensemble ? Un, deux).

Depuis que j'ai découvert la série sur Jimmy  il y a quelques années (ah, les merveilleux Black Sundays, je leur dois aussi Rude Awakening, et puis c'est aussi pour moi l'époque d'Action! et Manhattan, AZ... Ah, Jimmy, mon tendre amour...), j'en suis folle. Je me rappelle qu'à l'époque je faisais enregistrer la série par ma mère (qui a loupé plusieurs épisodes mais bon, quand on peut pas faire les choses soi-même...) et lorsque je revenais le week end suivant, je m'enfilais les deux épisodes avec délice (me faisant engueuler pour le niveau sonore de mes rires, d'ailleurs).
Mais cette série est une vraie tuerie. Et je pense chacun de mes mots.

De toutes façons, moi, vous savez, dés qu'on a un peu d'humour caustique, je suis preneuse ! Un peu de politiquement incorrect, de bons gags (oui-oui, visuels, ça marche aussi), des personnages hauts en couleurs, des acteurs charismatiques (Damiaaaaaaan) et vogue la galère ! Et avec The War Next Door, j'ai tout ça et même en prime, de la baston à mourir de rire. Tenez, rien qu'un exemple : hier soir, voir Alan attaquer Kennedy avec une plante en pot m'a achevée. Ouais, c'est bien gras, mais c'est bon.

Ce que cette série a en plus, c'est effectivement cette relation Alan/Kennedy. Pour rappel et pour les néophytes (mon Dieu, dites-moi que quand même quelques uns d'entre vous connaissent, au moins de nom ? que je ne désespère pas encore tout-à-fait du genre humain ?) on a quand même un beau héros, Kennedy Smith, agent de la CIA, qui se reconvertit en desperate husband avant la lettre pour s'occuper un peu plus de sa famille, et notamment de sa ravissante femme qui voudrait bien un peu le voir, de temps en temps, si c'est pas trop demander. Hélas dés le pilote, Alan Kriegman, génie du mal (en fait, super génie du mal, il a eu son examen), ne peut supporter l'idée que leurs luttes sont finies. C'est ce qu'il appelle leur "éternelle danse de la mort". Et il est bien résolu à la poursuivre, même si pour cela, il doit mettre un temps de côté sa carrière de super génie du mal, et habiter dans une cossue banlieue de province ! Il s'installe donc dans la maison voisine de celle de Kennedy, avec comme idée derrière la tête (et croyez-moi, il ne l'a pas ailleurs !) de tuer Kennedy Smith. Mais à la fin de chaque épisode, et en dépit des ruses et efforts déployés, c'est toujours Kriegman qui meurt... et qui revient mystérieusement à la vie à l'épisode suivant (le pilote nous le montre, les autres épisodes font l'impasse dessus, du coup si on prend en cours de route on a du mal à comprendre pourquoi cet espèce de toon vivant est encore là).

Tiens, le voilà le bon mot : toon. C'est exactement ça. Lorsqu'ils se battent, Alan et Kennedy utilisent une batterie d'armes assez impressionnante (ce qui inclut les rayons lasers et les petites cuillers... si-si), se prennent des coups pas possibles, et même meurent, mais jamais, au grand jamais, cela ne les empêche de continuer leur éternelle danse de la mort. Je me demande, si la série avait survécu plus d'une saison, si ce sujet aurait été développé ou si on avait simplement gardé ce fait pour acquis ? Cela reste quand même un des ressorts de la série qui lui permet de ne jamais être redondante, tout en nous proposant de multiples rixtes entre Kennedy et Alan, toujours très inventives.

Si le nom d'Alan Kriegman a tendance à revenir régulièrement dans ce post, vous l'aurez compris, c'est parce qu'il porte le show sur ses épaules. En tant que personnage parfait (même si souvent il se trouve en porte-à-faux vis-à-vis de sa femme et lui ment sur l'identité de Kriegman), Kennedy est en effet quelqu'un de très propre sur lui, beau, jeune, fringant, séduisant même... que ce type soit agent secret est un peu un bonus, mais il avait tout pour être élu père de l'année à l'école primaire du coin de toutes façons. Mais Alan, lui, c'est le personnage qui fait tout ! Son esprit malfaisant, son humour incroyablement noir et mesquin, mais aussi son petit coeur (car on apprend vite que danse de la mort ou pas, il ne peut pas vivre sans Kennedy), et le charisme incroyable de Damian Young (relooké à la perfection) font de lui le personnage central de notre affaire. Le reste du monde tourne autour de Kriegman pour lui permettre d'être méchant et drôle... et il adore ça.

Le genre de personnage qu'on ne peut qu'aduler !

Bon bah, comme j'ai regardé hier un épisode qui est à suivre, je vais être obligée de regarder un troisième épisode aujourd'hui, hein, vous êtes d'accord... j'ai pas tellement le choix.

Quelqu'un sait pourquoi aucun éditeur video n'a jamais eu l'idée de sortir une collection avec toutes ces séries super-courtes en DVD ? Ca ne doit pas coûter cher et on n'est même pas obligés de les tirer à de larges exemplaires, il suffirait de faire un peu de pub dans les magazines spécialisés ou pendant une soirée série en prime, ça suffirait. Oh, je suis sûre que, au pire, les éditions Atlas pourraient faire quelque chose pour nous : "cette semaine, retrouvez le pilote de The War Next Door, ainsi que celui de Century City, pour 6,99 euros seulement chez votre marchand de journeaux. Et en cadeau, un coussin avec votre couleur-refuge (existe en vert ou rouge) !". Je ne plaisante pas, ce serait une super idée. Songez que même aux USA, apparemment, cette série n'est pas sortie à la vente ?!
Ya des trésors qu'on laisse perdre, comme ça, et moi, ça me donne des envies de meurtre. Kill Kill Kill !

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche The War Next Door de SeriesLive.

J'offre une petite cuiller à qui arrivera à me dégoter le générique video de la série en plutôt bonne qualité.

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