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ladytelephagy
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rude awakening
6 mai 2009

Le futur, c'est dans 22 jours !

"C'est la crise", "la grippe-avec-plein-de-noms nous tuera tous, fais tes réserves de Tamiflu", "tu as reçu ta feuille d'impôts ?", "le DVD de Life sort en juin !!!".
Tout m'incite a garder précautionneusement mes petits sous par les temps qui courent, histoire d'être raisonnable. Mais si j'étais raisonnable, ça se saurait. Je ne pense pas qu'un téléphage soit raisonnable, par définition, de toute manière.

Donc me voilà l'autre jour à flâner dans les rayons de Surkuf (qui après la FNUC est probablement l'entreprise que je fais le mieux vivre depuis que j'ai un salaire), et regarder les prix de ci, de ça, et d'autre chose, et surtout, du Saint-Graal. Ca fait des années que j'en rêve, et de voir que le prix n'était pas aussi élevé que ce à quoi je m'attendais (toutes proportions gardées évidemment) n'est pas non plus pour m'aider.
Donc ça y est, après en avoir rêvé, c'est décidé !

Creator
Mais qu'il est beau !!!

Désormais, plus rien ne pourra m'arrêter ! [insérer un rire à la Fantomas ici] Le monde m'appartient !
Toutes mes VHS finiront numérisées, soigneusement rangées ! Adieu les rageantes problématiques dues à la VHS : adieu l'étiquettage barbare que j'ai commencé en 2001, adieu les 800+ cassettes à porter à chaque déménagement, adieu les fois où je vous parle d'une série que vous n'avez aucun moyen de découvrir, adieu les génériques que je cherche désespérément au format numérique, adieu les heures passées à avancer, reculer, avancer, reculer, jusqu'à trouver enfin le début de l'épisode que je cherche, adieu les VHS avec jusqu'à 10 séries différentes dessus ! C'est fini ce temps-là !
A la fin du mois, il sera à moi, rien qu'à moi, mon précieux !

Et alors cet été, pendant que d'aucuns se farciront les insipides nouveautés de l'été (voir post d'hier), moi, je vous proposerai le pilote d'Une Maman Formidable (en VF en plus), la fin de Corky, enfin un épisode de Working, et plein d'autres bonnes choses encore ! Depuis le temps que j'en parle, il y aura deux génériques de Rude Awakening, celui de Cop Rock, celui de Leaving L.A., et des tonnes d'autres encore ! A moi le générique de The War Next Door en guise de réveil le matin ! Vous avez raté les Screenings de 2001, pas de problème, je les aurai ! Revoir certaines séries ne tiendra plus de la gageure numérique ! Et cela sans exploser mon ratio sur Demonoid en plus ! Enfin la possibilité de redécouvrir de vieilles perles qui sont si compliquées à atteindre actuellement sans une à deux heures de fouilles archéologiques préalables dans ma telephage-o-theque !
Tous mes classiques, enfin, à portée de main ! Et tous les autres !

Et tout ça, sous la main, dés ma prochaine paye ! Courage, plus que 22 jours à tenir...
Ah, l'été va être chouette, c'est moi qui vous le dit !!!

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10 avril 2009

Ce que nous appelons un épisode embaumerait autant sous un autre titre...

Il y a un truc qui m'a toujours un peu chiffonnée, dans les séries télé. Un truc qui ne me met pas mal à l'aise, qui ne m'énerve pas, ne m'attriste pas, ne m'inquiète pas, non ; ça me chiffonne, juste.
Ce sont les titres d'épisodes.

Déjà il y a quelque chose qu'à leur sujet je n'ai jamais vraiment compris, c'est : d'où ils viennent ?
Je regarde pas mal d'épisodes en sortie d'usine, via le cagoulage donc, et je suis obligée de dire que soit je suis complètement aveugle, soit le titre n'apparait jamais à l'écran. Je ne le vois JA-MAIS. Et pourtant, on peut dire que les génériques et post-génériques, je les regarde. J'y vois les noms des guests, le nom des réalisateurs, le nom des différents gars qui ont fait un truc pour cet épisode et qui méritent d'être mentionnés sans attendre le générique de fin, bref tout... mais les titres d'épisodes, jamais.

Bon alors d'où ils sortent, ces titres ? Ce sont les programmes télé qui les sortent de leur chapeau ? Evidemment que non, sans quoi ce serait la foire, or on trouve très facilement des guides d'épisodes variés qui restent cohérents les uns entre les autres, ce qui laisse donc penser que ces épisodes ont effectivement un titre "officiel". D'un autre côté je peux comprendre qu'on attribue un titre à un épisode, c'est pas très élégant de dire "Ah tu as vu le 1x13 hier soir ?" à la machine à café. D'ailleurs ça se prononcerait comment...? Mais qui les dégote, ces titres ? Est-ce dés l'écriture du script que ça se décide ?

Et puis, plus important, à quoi ça sert ?

Personnellement je suis infoutue de me rappeler du titre d'un épisode, sauf si je l'ai vu 792 fois, ce qui arrive le plus fréquemment pour Une Nounou d'Enfer, Sex & the City et autres séries multi-rediffusées pour mon plus grand plaisir et le désespoir de nombreux télespectateurs (mais on recausera de Sex & the City bientôt, j'ai des trucs à vous en dire). Ca m'arrive aussi de me souvenir du titre d'un épisode simplement parce que celui-là, je le regarde suffisamment souvent pour m'en souvenir (me viennent à l'esprit des épisodes de Rude Awakening, The Practice ou A la Maison Blanche, par exemple, que je me repasse à un rythme suffisamment régulier pour finir par imprimer le nom de tel ou tel épisode-clé ou préféré).
Je ne suis pas certaine d'être une référence en matière de mémoire, m'enfin je me dis que, quand même, quand on a regardé un épisode, ce n'est pas la première chose dont on se souvient, son titre, quand même. Alors à quoi ça sert dans ce cas ?

Ca sert à plus long terme ? J'essaye d'imaginer dans quels genres de cas...
- le cas : j'ai interrompu mon visionnage de la série et je veux reprendre là où j'en étais. Je regarde sur un site genre Episotheque et là, en voyant le dernier titre qui me dit quelque chose, je m'aperçois que je me suis arrêtée après "Celui qui disparaît de la série", et voilà, je n'ai plus qu'à continuer à visionner mon DVD ! Euh, sauf qu'il faut déjà se souvenir du titre de tous les épisodes qu'on a déjà vus. Donc pas convaincue.
- le cas : je cagoule régulièrement la série et je veux être sûre que ma pelote de laine est bien remplie, qu'il ne me manque rien. Je file donc, rapide comme le vent, voir un guide d'épisodes genre SeriesLive (une pub par post, c'est contractuel) et là je m'aperçois avec horreur qu'il me manque l'épisode "Stranger" !!! Horreur, malheur, mais tout va bien car je peux aller cagouler la... euh, bah non, j'avais pas besoin du titre de l'épisode, juste du numéro, la plupart des fournisseurs de laine ne prenant pas la peine d'indiquer le titre de l'épisode. Donc pas convaincue.
- le cas : je voudrais juste vérifier si TFHein respecte les télespectateurs qui, s'ils n'étaient pas si avides de Cola, ne feraient pas vivre la chaîne, et je veux donc vérifier que l'épisode qui a été diffusé en troisième position par la chaîne est bien le troisième épisode de la saison en cours. Retenez la leçon mes amis : tout amateur de cola que vous puissiez être, le troisième épisode diffusé n'est jamais le troisième épisode de la saison en cours, d'ailleurs, le terme de saison est complètement dissocié de la notion de continuité dans l'esprit de TFHein. Pas la peine de vérifier, c'est avéré. D'ailleurs selon le guide que vous consulterez, c'est même pas dit que le titre de l'épisode corresponde à son numéro dans la chronologie de la série puisque même certaines chaînes américaines se permettent de diffuser dans le désordre quand ça leur chante, donc même dans ce cas ça peut être inexact. Donc pas convaincue.
- le cas : j'ai rien à foutre de mes journées et j'apprends par coeur le titre des épisodes de mes séries préférées. Bon, là à la rigueur ça se tient, j'ai rien à y redire...

Nan, franchement, à quoi sert un titre d'épisode ?

En plus osons le dire, ces titres sont traduits pour leur diffusion sous nos lattitudes, et la traduction est souvent piteuse, n'ayant souvent que très peu de choses à voir avec l'esprit du titre original. Du coup la chose revêt encore moins d'intérêt. Et dans ce cas, ceux qui parviennent à avoir une mémoire des titres prennent-ils la peine de mémoriser les deux titres, l'original et le traduit ? Et à quoi ça leur sert, encore une fois ?

Un titre de série, je ne dis pas : c'est comme une marque. On en a besoin, c'est une identité. Mais un titre d'épisode ? Moi je me souviens de plein de trucs dans un épisode, souvent ça va jusqu'à la liste des guests, mais ça s'arrête là. C'est pas une identité, souvent ça ne reflète que de très loin ce qui s'y est produit (sans compter que les VF nous servent souvent des titres hyper bateau, genre "Révélations", ah merci, vous avez cogité pendant combien d'heures pour nous le trouver celui-là ? Et les fois où vous avez tellement fait attention que deux épisodes peuvent avoir le même titre ? J'me comprends).

Bon, non, vraiment je comprends pas. Pas moyen, vraiment, je n'en vois pas l'intérêt. Ce qui m'arrange bien puisque je suis infichue de les mémoriser.
Mais c'était quand même une petite réflexion que je voulais partager, ne serait-ce que parce que, vous, vous en voyez l'intérêt, et vous allez peut-être pouvoir m'éclairer ?

29 mars 2009

Sois mère et tais-toi

Une série avec Megan Mullaly ? Je dis yes
Une série où les mamans ne sont pas parfaites ? Je dis yes
Une nouvelle comédie sur ABC ? Je dis... mouais, faut voir. C'est pas parce qu'ils m'ont eue avec Better Off Ted que je suis à nouveau bien disposée à leur égard. La méfiance persiste.
Cela dit, une nouvelle comédie, vu la morosité ambiante et tout, je dis quand même yes

Sauf que. Oui, ça va être un post avec un "sauf que" dedans. Et pas des moindres.
Sauf que ce serait mieux si Megan Mullaly était plus à son avantage, si les mamans étaient encore moins parfaites, et si cette comédie n'était pas sur ABC.
Ouais, en fait, ça va vraiment péter, là, parce que j'en peux plus. Et encore, je n'ai vu que le pilote, imaginez si je me farcissais la suite.

Déjà rien que de voir le mode de vie des mamans en question, j'ai envie de me dire : mais qu'est-ce qu'on fait là ? On n'en a pas déjà assez bouffé, de la femme pétée de thunes désespérée ? Nan, franchement, une mère qui serait vraiment dans la mouise, ce serait... tiens, je sais : Grace Kelly, d'Une Maman Formidable ! Alors elle, elle est dans le motherhood, et jusqu'au cou. Là d'accord, là je veux bien. Même Reba elle n'avait pas le droit de se plaindre. Et elle avait Barbara Jean comme voisine. Alors zut, hein.

Parce que nos trois primprenelles, là, non, c'est une grosse blague. Mais pas dans le sens où vous le pensiez au début !
La divorcée ? Elle a un super job qui lui permet de se payer un homme de maison et d'avoir une vie sans trop de contraintes. La vieille ? On ne la voit même pas avec son fils dans le pilote, c'est dire si sa vie lui donne du fil à retordre dans ce domaine (est-ce qu'il existe seulement, ce fils, j'aimerais bien qu'on me le prouve). Quant à la gentille et jeune maman parfaite, son mari (je t'ai reconnu !!! Tu étais dans Committed !) est docteur, ils ont une maison du feu de Dieu, et pour autant que je sache son seul soucis dans la vie c'est de s'envoyer en l'air avec son mari et cuisiner.

Alors merde, elles vont nous lâcher la grappe, les Parques, ça va bien, maintenant. Alors ya la jeune, ya la middle-aged, et ya la vieille bientôt frippée, et elles sont des mamans, et ouhlala c'est très dur à supporter, mais je rappelle que des gamins, personne ne les a forcées à en faire (ni à s'en imaginer, d'ailleurs). Vous me voyez pas me plaindre des miens, eh bien ya une bonne raison, c'est que j'en ai pas faits. Et si je les avais faits et que je vivais dans les mêmes conditions que les trois connasses, là, je la bouclerais et je profiterais au max. C'est pas possible de voir ça, mais c'est honteux, bordel ! Mais enfin, mais regardez The Corner et revenez vous plaindre ensuite si vous l'osez, seulement !

Donc je décrète que je prends en grippe, à compter d'aujourd'hui, là, paf, maintenant, top chrono ça commence, toutes les séries, et je pressens qu'on en a encore devant nous hélas, qui voudront nous faire croire que des nanas qui n'ont pas un seul soucis dans la vie ont vraiment des malheurs pas possibles. Ca ira de la première qui osera se plaindre d'une couche pleine, à celle qui se tartinera le visage avec des anti-rides, et tout ce qui est entre les deux.

Donc exit Desperate Housewives (évacuées par la bonde il y a quelques saisons en ce qui me concerne de toutes façons... même si les bandes-annonces de Canal donnent presque envie), exit Lipstick Jungle (normalement on peut s'estimer sortis du pétrin avec cette saloperie, je crois, non ?), et exit surtout In the Motherhood qui ne va rien nous apprendre que nous ne sachions déjà : être pleine aux as, avoir un job épatant et une famille, tout ça pour babiller au téléphone avec les copines toutes les dix minutes, c'est trop dur la vie.

A quand une série sur les vrais malheurs d'une femme qui n'aura pas tout ça pour elle ? Suis-je bête, ça a déjà existé, c'était Rude Awakening, vous arrivez trop tard.
Bon alors ça c'est fait ; suivant.

Et pour ceux qui manquent cruellement de culcul-ture : la fiche In the Motherhood de SeriesLive.

3 février 2009

Miroirs obscurs, et pas qu'un peu

Je le pressentais déjà en voyant le pilote, je le devinais déjà en voyant le deuxième épisode il y a des années de ça, mais c'est devenu criant cet après-midi, au 7e épisode : Christopher Titus s'est servi de la série qui porte son nom pour revenir sur les blessures du passé. Eh, qui suis-je pour juger ? Je ne vais pas lui jeter la pierre pour se servir d'un média à des fins thérapeutiques...
Je crois que c'est ce que j'aime chez Titus, et ce que j'aime d'ailleurs aussi chez Rude Awakening : il ne s'agit pas juste de rire de ce qui n'est pas drôle en réalité, il s'agit de trouver la force de rire de ce qui a fait mal, et de s'en soigner. Quand une série prend une telle valeur, dépassant le stade de l'autobriographie pour entrer dans le domaine de la thérapie, c'est là qu'on commence à toucher à ce qui fait aussi que la télévision sait être un peu plus que du divertissement.

N'importe qui peut rire des coucheries d'une actrice ivrogne qui a raté sa carrière. Et puis un jour on comprend que ce n'est pas écrit par hasard, et que Claudia Lonow sait exactement de quoi elle parle. Elle sait en rire parce qu'elle a su en pleurer. En fait on n'a pas eu besoin de lire des tonnes d'articles et d'interviews pour le savoir, ça semblait évident rien qu'en regardant la série. Les lectures ultérieures ne feront que confirmer. A demi-mot... mais il n'y avait pas besoin de plus.
Quand Christopher Titus, l'acteur et auteur, écrit un épisode où la mère de Christopher Titus, le personnage, fait ses excuses à son fils pour tout le mal qu'elle lui a fait en raison de son instabilité mentale, il n'y a même pas besoin d'aller vérifier si effectivement la mère de l'acteur a passé du temps en hôpital psychiatrique, ça se sent, il émane une telle intensité et une telle sincérité de cette scène que nul n'est besoin d'aller vérifier. Mais si on le fait, on s'aperçoit qu'en effet, c'est vrai. Et on prend toute la mesure de ce qu'on voit épisode après épisode.

Certaines séries ont de la profondeur parce que par la fiction, elles évoquent quelque chose d'universel, et Oz, par exemple, est de celles-là. Et puis certaines séries ont de la profondeur parce que, par la fiction, elle évoquent quelque chose de personnel, et certes ça les rend peut-être moins accessibles au grand public, mais elles n'en sont pas moins extrêmement puissantes.

Quelque part, c'est trop facile d'utiliser des personnages entièrement fictifs pour explorer des réalités qui ne concernent personne en particulier. On regarde New York Unité Spéciale en sachant que les histoires sont plus ou moins adaptées de faits réels, mais on sait aussi que ceux qui écrivent ne sont pas ceux qui ont enduré ces choses atroces, que personne n'est réellement concerné dans le staff de la série, et ça permet certes de prendre du recul, mais ça distancie parfois aussi un peu trop... C'est aussi comme ça que certaines séries s'autorisent des dérapages hallucinants et des sauts de requins à ne plus savoir qu'en faire. Soudainement, Derek Morgan et son sourire adamantin vous sortent une histoire d'abus sexuel sur mineur et on n'y croit pas une seconde. Alors qu'une partie de ces choses sont vraies. Elles sont vraies quelque part, pour de vrai, malheureusement il y a vraiment des enfants à qui ça arrive, mais là on sait que ce n'est pas vrai, on le ressent au plus profond de soi et on se dit que Criminal Minds ne sait plus quoi inventer pour nous surprendre. N'a jamais su.

Mais quand on regarde ces fictions, on sent immédiatement ce qu'ils ont d'autobiographique, et une vraie connexion s'établit instantanément.

Billie Frank se regarde dans le miroir en se demandant ce qu'elle est devenue, et ce qu'elle va faire de sa vie. Elle voit le choix qui s'ouvre à elle, entre sombrer plus profond encore et donner un coup de talon pour remonter au moins un peu, et c'est vrai, il n'y a pas à en douter. Et même si les répliques sont drôles, on sent aussi ce qu'elles ont de réel. Et c'est là que la fiction est transcendée. On ne regarde pas juste une histoire. On vient de pénétrer l'intimité de quelqu'un. On regarde une confession. C'est romancé, mais c'est vrai.

Si j'aime autant qu'une série me parle de choses atroces, c'est bien pour qu'elle me renvoie à certaines choses qui me sont vraies. Alors je crois que c'est aussi pour ça que j'accroche sur des séries comme Titus ou Rude Awakening, parce que je sens qu'elles renvoient à la réalité de quelqu'un d'autre. Et qu'elles permettent de prendre ce fameux recul si nécessaire d'une part, mais qu'elles me plongent aussi le nez dedans, dans ce qui a été une épreuve, pour quelqu'un d'autre, à l'autre bout de la planète, et soudain on fait plus que regarder la télévision. Parce que quelqu'un, à l'autre bout, a bien voulu écrire plus que de la simple télévision.

C'est aussi pour ça que nous sommes plus que de simples spectateurs. Nous n'avons pas les yeux carrés devant l'écran parce qu'il n'y a rien d'autre à faire. Non, nous sommes téléphages parce que parfois, on nous donne cette opportunité d'aller plus loin. Notre passion prend du sens parce que parfois, on nous donne le droit de devenir des introspectateurs.

31 janvier 2009

La résilience par la télé

Essayons de résumer ce qui me rend le plus heureuse au monde. La Paix universelle et inconditionnelle ? Non. Le soleil qui se lève par un chantant matin en irradiant les vignes de ma Bourgogne natale ? Non plus. Un milkshake à la fraise avec un supplément de lait ? Ça pourrait, mais c'est pas ça... Une série à l'humour grinçant voire dérangeant ? Bingo !

Je vous en avais déjà parlé, mais voilà, je suis retombée dessus, alors on va causer un peu de Titus. En fait ce qui s'est passé, c'est que j'ai décidé que, ne voir que trois épisodes de cette série dans toute ma vie, ça avait assez duré, et que mon chez moi informatique présentait justement les opportunités nécessaires à combler cette lacune.
Encore une série méconnue dans nos contrées, hélaaas... D'ailleurs, je vais faire mieux que vous en parler : ceci est un nouveau post La preuve par trois !

Titus___1
Rectification : ce qui me chavire le plus au monde, c'est une famille dysfonctionnelle. Comment vous dire ? Je crois que la famille Titus bat définitivement les records en la matière. En l'occurence, le père s'est marié 5 fois (et il a divorcé 5 fois, aussi), c'est un alcoolique notoire (un portrait délicieux en est d'ailleurs fait dés le second épisode que j'ai déjà mentionné, cf. tags), il est foncièrement méchant, brutal... Comment ne pas comprendre que Christopher (alias Titus) et Dave, ses fils, n'aient pas... ah, comment le dire gentillement ? Quelques séquelles, disons.

Titus___2
Titus a toujours quelques faits très intéressants à partager pour donner un éclairage tout personnel sur le déroulement de l'épisode ; il ne parle pas précisément de ce qui se passe, mais il donne les raisons de son comportement. Le problème, c'est que ce n'est JAMAIS positif. Il profite de cette occasion pour parler de son enfance, ou, au mieux, son adolescence, qui comme on l'a vu ont été des périodes traumatisantes à bien des égards. Et le pire, c'est qu'à l'écouter parler, on arrive à trouver son comportement logique, limite normal. Alors que ce mec est complètement dérangé !

Titus___3
Bon, notez que j'ai attendu la 3e capture pour parler du rouquin de la série, je suis en progrès. Oh mon Dieu, Zack Ward, ce mec est génial. Comment se fait-il qu'il ne parvienne pas à être plus en avant, voire même à obtenir son propre sitcom ? C'est incompréhensible. Bon, cela étant posé, les personnages (à la notable exception de Tommy qui a sans doute besoin de plus d'épisodes que je n'en ai vu pour le moment pour être appréciable) sont tous épouvantablement drôles, et le cast est fantastique. On ne voit pas Stacey Keach longtemps dans ce pilote, mais il y fait déjà des miracles. Quand à Cynthia Watros, elle irradie (même quand elle surjoue)...

Je vous avoue que, comme j'avais découvert la série avec le second épisode, et que je l'avais en VHS, forcément je l'ai vu un peu plus souvent et je m'y suis attachée. Je pense cela dit qu'il aurait fait un excellent pilote...
Mais le vrai pilote de Titus est juste ce qu'on attend d'un pilote de sitcom : immédiatement drôle, impertinent, intelligent, rythmé... et pourtant, tout se passe dans une seule unité de lieu et de temps, mais ça fonctionne à fond ! Les flashbacks et les plans explicatifs du personnage principal servent aussi beaucoup cette impression de foisonnement, alors qu'en fait, l'action est extrêmement limitée. Mais les gags fusent, les répliques sont brillantes... C'est un vrai feu d'artifices !
Vous comprenez mieux pourquoi cette fois, c'est la bonne, je cagoule le reste de la série ?
Je vais vous dire, en fait, ce n'est sans doute même pas ça, la raison. Peut-être parce que les meilleures comédies (et mon éternelle passion pour Rude Awakening est là pour en témoigner) sont celles qui rient de ce qui n'est pas drôle...

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Titus de SeriesLive.
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29 janvier 2009

Nurse Jackie soigne-t-elle les insomnies ?

Je ne m'étais pas spécialement intéressée à Nurse Jackie jusqu'ici. Contrairement aux séries dont on nous rebat les oreilles à la moindre promo sur tous les sites et blogs, il ne faut pas compter sur le petit peuple d'internet pour se prendre de passion pour ce projet, apparemment.
Depuis je me suis aperçue que Critictoo en a parlé, cela dit, et ya un bout de temps apparemment. Mais les autres (moi y compris, hein) ne se sont pas bousculés. SeriesLive n'a même pas encore percuté que le projet était signé, il n'y a pas de fiche, leur seule news est antédiluvienne, et, chose encore plus étonnante venant d'eux, pas de trace de video alors que cette facette du site est en plein boom ces derniers temps.

C'est en effet en me promenant sur le site de Showtime pendant une insomnie, cette nuit, que je me suis aperçue qu'il existait une video de promo. Mais sans plus en dire, je vais parler deux secondes du site de Showtime avant de parler du trailer, cela dit...

Parce que Showtime, c'est des pourris. Nan, je tiens à le dire. Il y a encore quelques années, c'était impossible pour un petit Frenchie de mettre le pied sur leur site : il était interdit aux non-amerloques. Paaaartout. Même la page d'accueil. Ne parlons même pas des sites officiels de leurs séries. Or c'était précisément l'époque où on manquait de sources, et où les sites officiels, c'est à peu près tout ce qu'on avait, à plus forte raison pour le matériel promotionnel. Oui, tout-à-fait, je parle de Rude Awakening, la rage au ventre et le coeur plein d'amertume, et avouez que ça faisait longtemps que je ne m'étais pas plainte à ce sujet... Pour trouver le moindre truc sur cette série, il faut se lever tôt, croyez-moi ! Et donc, maintenant que, il faut le dire, ça ne sert plus à rien d'aller mendier des gadgets sur les sites officiels parce que ces trucs-là se propagent de partout sans se fouler, paf ! Showtime se réveille... Mais franchement, quand on voit la gueule de Toni Collette, on se demande qui voudrait un fond d'écran à son effigie, quand même. Sherilyn Fenn, c'était autre chose ! Eh bah non, Showtime a un train de retard ! Ou plutôt 10 ans...
Mais non je suis pas rancunière. Pourquoi vous dites ça ?

Donc, revenons à notre sujet, à savoir Nurse Jackie.
Un casting de rêve, cette série. Disons : pour n'importe qui d'autre que moi. Edie Falco, ouais, super. Jamais pu l'encadrer cette nana. Peter Facinelli, mais oui bien-sûr, si mes souvenirs de Fastlane sont justes, il a autant de nuances dans son jeu qu'Ice-T... et puis Anna Deavere Smith, c'est la nana qui a fait toutes les séries de son époque, mais ne s'est rendue inoubliable dans aucune. Laura Harris ? Allez, merde, cette nana a le charisme de mon ongle d'orteil. J'ai l'ongle d'orteil charismatique, mais ça reste relatif, quand même... Je continue ? Joli générique, je vois ça d'ici.
Donc effectivement, l'enthousiasme me manque un peu.

Mais je suis bien contente de découvrir cette video parce que, l'un dans l'autre, même si ce n'est pas le trailer du siècle, ça donne quand même un peu envie et, oh tiens dis donc, mais qu'est-ce que c'est que ça ? Pendant quelques secondes, je n'ai pas détesté Edie Falco.
On est en progrès !
Ya plus qu'à.

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture (comme moi ya quelques heures) : la fiche-projet de Nurse Jackie.
EDIT : et hop, la fiche Nurse Jackie de SeriesLive !

23 décembre 2008

Pour tout l'or du monde

Une téléphage de ma connaissance m'a invitée à dévaliser la FNUC en sa compagnie (histoire de finir l'année en beauté... vous pensez qu'ils ont un record de facture au rayon DVD qu'on peut essayer de battre ?), et j'ai bien envie d'accepter, bien qu'en général je sois très réticente à l'idée de mêler internet et vie perso. Mais bon, une invitation à dépenser mes derniers deniers de 2008 (au 1er janvier, juré, je deviens économe), ça ne se refuse pas.

Mais, au préalable, j'ai voulu me demander ce que j'allais faire à la FNUC. J'ai tellement dépensé (je ne vous dis pas le montant, c'est indécent) que c'est à se demander ce que je pourrais bien y trouver, d'autant que Noël et mon anniversaire approchent et qu'il ne s'agit pas d'anticiper bêtement sur ce qui a été mis sur ma liste au Père Noël. Pitié, que le Père Noël soit belge cette année, d'ailleurs.
Je me suis donc surprise à imaginer pour quelles séries je pourrais sortir mon chéquier, d'autant que, reconnaissons-le, j'ai quand même acquis pas mal de raisons d'être pleinement satisfaite de ce côté-là ces dernières semaines.

Et pourtant.

Et pourtant, il y a effectivement des séries que j'ai bien envie d'acheter en DVD. Le problème c'est que, laisser son imagination divaguer sur ce genre de sujets, sans garder les pieds sur Terre avec par exemple DVD Séries sous les yeux, finit par causer plus de mal que de bien. Je me mets à rêver d'acheter des DVD qui n'existent tout simplement pas.

Car enfin ! Où sont mes DVD de thirtysomething, cette série que je ne pourrai sans doute pas découvrir avant d'avoir l'âge de ses protagonistes (et encore, dans le meilleur des cas) et que je me désespère de découvrir depuis près de 10 ans déjà ; où sont mes DVD de Rude Awakening ou The War Next Door ; où est mon coffret DVD de SPACE 2063 en édition française parce que, je les aime, moi, les voix françaises, et puis, franchement, mon lecteur DVD, il est zone 2, voilà tout ; où est mon DVD de La Famille Green non vraiment, il me le faut, ne serait-ce que pour vous présenter le pilote, ou plutôt le final, enfin il sera toujours temps de choisir quand je l'aurai en main ; et tant que j'y serai on parlera des trois épisodes ultimes de Corky, pour vous faire comprendre...

J'en ai le souffle coupé : comment ai-je pu acheter autant de DVD quand ceux qui comptent vraiment n'existent même pas ?
Evidemment, il n'y avait aucune raison de résister à Battlestar Galactica ou Boston Justice, mais... les autres ? J'avais vraiment besoin des autres ?
Oui. Mais là n'est pas le propos.

Vous savez quoi ? Je serais prête à dépenser l'équivalent de ces deux derniers mois de pillage de FNUC dans un seul de ces coffrets.
Prête à parier que ça ne m'est pas spécifique, d'ailleurs. C'est pas vrai ? Je suis sûre que vous aussi, vous seriez prêts à dépenser... bon, peut-être pas autant, ce serait indécent, mais en tous cas des sommes folles pour vos séries préférées.
Enfin, sauf qu'évidemment on râlerait parce que les coffrets sortiraient à un prix exorbitant, mais on les payerait quand même. Heureux que ça existe. Enfin !

PS : Notez bien que, dans le fond, j'ai quand même quelques petites idées de ce que je pourrai acheter à la FNUC...

7 novembre 2008

It's not OK !

Et dire que ce n'est même pas encore Noël... pourtant voilà déjà un troisième post La preuve par trois en l'espace de trois jours (soit quatre en une semaine, mais on ne fait pas les comptes, n'est-ce pas ?).
C'est-à-dire aussi que, cette fois, je suis retombée sur une vieille pelote de laine, et je n'ai pas su résister. Starved fait partie de ces séries un peu trash que j'affectionne, justement parce que c'est un peu malsain (un peu ?!), pas forcément appréciable par tous mais définitivement couillu, et puis les acteurs sont bons (et je ne dis pas ça juste parce qu'Eric Schaeffer était dans Century City, ou si peu).

Je vous emmène dans un monde complètement pervers, où la nourriture y occupe une place démesurée... alors, c'est un conseil d'amie, ne mangez pas pendant la lecture de ce qui suit. Et encore moins une fois que vous aurez cliqué où vous savez.

Starved___1
Je n'ai pas de troubles alimentaires (enfin, euh... je ne crois pas ?!) mais je trouve qu'on compatit instantanément avec Sam dés la scène d'intro, où on peut voir ce pauvre bougre être complètement obsédé par son poids et sa silhouette. C'est la première chose à laquelle il pense au réveil et ça ne le quitte pas de toute la journée. Cette relation d'amour-haine avec la bouffe, qui conditionne tout ce qu'il fait (y compris son aventure avec la jolie Sarah), c'est hyper prenant. On y croit à fond ! C'est ptet aussi parce que le téléphage est un addict dans son genre, c'est vrai... mais ça fonctionne complètement. Et entre cynisme blasé et inquiète obsession, Eric Schaeffer nous permet de vraiment nous immerger dans ce monde complètement vicieux... en même temps il sait de quoi il parle, vous me direz.

Starved___2
Et n'allez pas dire que je ne vous avais pas prévenus ! Qu'on sache bien de quoi on parle : en soi, Starved n'est pas ce qu'on pourrait appeler une série "choc", elle n'est pas faite pour entrer dans la surenchère. On n'est pas dans la démonstration à coups de gourdin. En résumé, ce n'est pas une série de Ryan Murphy, c'est ça que je veux dire. Mais en même temps, la série ne se prive pas de quelques petites scènes un peu dures... à avaler, surtout si ça peut montrer l'absurdité de ces maladies alimentaires ; et on en a la preuve dés le pilote avec une exploration assez détaillée des moeurs alimentaires de chacun des personnages, comme dans la capture ci-dessus. Tout ça sans jamais vraiment s'éloigner d'une forme de comédie très pince sans rire, qui fonctionne à fond sur moi, je dois dire. Parce que franchement, le flic qui verbalise le livreur chinois en situation irrégulière juste pour lui confisquer son paquet de bouffe, c'est déjà énorme, mais après... nan, je n'en dis pas plus. Le charme et l'impact de Starved, c'est de se laisser surprendre par l'ampleur des dégâts chez les quatre protagonistes. Au juste, je ne sais pas lequel est le plus atteint, en fait !

Starved___3
Ce groupe de parole, c'est tout un poème ! D'ordinaire, ce genre de groupes, c'est plutôt un endroit où on s'épaule les uns les autres. On imagine bien les réunions des AA (sinon il y a toujours Rude Awakening... oui, quand même, j'étais obligée de citer Rude Awakening dans un pareil post !) avec les gens qui viennent dire qu'ils ont tenu le coup, ou qu'ils ont besoin d'aide, ou que c'est la faute de leur maman qui a jeté leur nounours à la poubelle quand ils avaient trois ans, ou je ne sais pas quoi. Eh bien là pas du tout, quand la fine équipe vient à ces réunions, c'est juste pour se flageller, se faire traiter de tous les noms, et se faire invectiver par la psy. Et vous pensez que ça marche ? Je ne suis pas convaincue... La psy, en plus, est un véritable régal. Je ne sais pas où ils ont été la pêcher, celle-là, mais elle est parfaite de bout en bout.
"It's not OK !".

Bon, vous êtes prévenus, je ne vous propose pas une comédie familiale, aujourd'hui, c'est le moins qu'on puisse dire. A ne pas mettre devant toutes les paires d'yeux... Mais d'un autre côté c'est vraiment une série comme je les aime, avec à la fois humour grinçant, pitch complètement hors-normes, personnages impossibles à aimer ni détester, et bien-sûr un certain goût de la prise de risque (à défaut de prise de poids). Pas étonnant avec un pitch pareil que Starved ait fait râler les râleurs avant même d'être diffusée (le sujet est sensible, mais c'est aussi ça qui fait la valeur de cette série, non ?). Et donc pas très étonnant que ce bijou dégueulasse n'ait pas duré bien longtemps.
Bon, que dire d'autre...? A table ?

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Starved de SeriesLive.
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6 octobre 2008

Money changes everything

J'ai une drôle de relation avec Farscape ; c'est l'une de ces séries que j'ai découvertes grâce à mon enregistreuse de l'époque où j'étais une téléphage acharnée (voir post précédent) ; l'enregistreuse en question avait Série Club, et un sens aiguisé de la générosité téléphagique : elle enregistrait régulièrement des épisodes de séries que je ne connaissais pas pour que je puisse m'instruire. C'est aussi grâce à elle que j'ai découvert Rude Awakening ou encore Oz, je lui dois donc beaucoup. Et donc, je lui dois aussi la découverte de Farscape.

Seulement, quelques temps après ça, nous avons perdu le contact. Et à l'époque, je n'avais même pas de chez moi informatique, et ne songeais donc même pas au cagoulage. Farscape et moi avons donc, par voie de conséquence, perdu le contact également, et forcément, je suis passée à autre chose.

Environ deux ans plus tard, rassemblant mes faibles économies, je me suis offert le DVD de la première partie de la première saison pour Noël. Sauf que je n'avais pas de lecteur DVD et que je comptais sur le matériel d'autres personnes pour suivre le début de ladite saison, dont je n'avais vu que quelques épisodes jusqu'alors. Voilà qui compliquait largement les choses. Ajoutons aussi que 40 euros pour un cinquième de saison, c'est du foutage de gueule même pour une téléphage acharnée. Je ne sais pas si ces éditeurs DVD se rendent compte que pour leur acheter leurs rondelles, il faut aussi qu'on mange ; un bon client est un client vivant, pourtant, non ? Bref, après une très courte période de frénésie, j'ai dû laisser tomber. Et je suis donc passée à autre chose, à nouveau.

A quelques temps de là, environ deux autres années en fait, je me retrouve à déménager et, pour de sombres histoires que je vous épargne, je change de fournisseur d'accès à internet et me retrouve gratifiée chez mon nouveau FAI d'un accès gratuit à Série Club pendant plusieurs semaines. Et là, sur quoi je tombe, par le plus grand des hasards, comme un signe du Destin ? Sur une diffusion de la dernière saison de Farscape ! Et je me retrouve à me régaler de ces épisodes avec joie et empressement. C'est ainsi que j'ai pu voir une grande partie de la saison ultime, y compris le final, lors d'un bel été, alors que j'avais loupé une grande partie des deuxième et troisième saisons. C'était un vrai délice ! Je regardais les deux diffusions, celle en journée, et celle à une ou deux heures du matin, parce que les deux portaient sur la 4e saison mais pas au même point et que ça me laissait l'espoir d'en voir le maximum. Mais j'ai ensuite connu quelques déboires financiers qui m'ont forcée à abandonner ma connexion internet quelque temps. Et du coup, je suis encore passée à autre chose.

Quand les opportunités de cagoulage sont revenues, d'ailleurs, à l'image d'un certain nombre d'autres séries, je n'ai pas eu le courage de faire main basse sur les épisodes manquants. Farscape fait simplement partie des séries qui ne peuvent pas être cagoulées. Enfin, techniquement si, évidemment, mais non, c'est physique, vous savez ? On en a parlé déjà, il y a quelques temps, souvenez-vous : certaines séries sont simplement au-dessus de ça.

Aujourd'hui, et je n'ai de cesse de vous le répéter ces derniers temps je crois, je me retrouve avec un peu d'argent entre les mains... et ça brûle ! Alors j'essaye de réfléchir à tout ce que j'ai mis entre parenthèses ces dernières années pour des motifs financiers, et qui n'a plus lieu d'être en attente, que donc maintenant j'ai bien l'intention de m'offrir, et tout naturellement, Farscape est revenue sur le tapis. C'est bien simple, il suffit que je regarde le générique pour que les frissons reviennent : l'univers, l'esthétique, les personnages, y a-t-il quoi que ce soit qui ne soit pas excitant dans Farscape ?

Alors me voilà à mettre Farscape tout en haut de ma liste : cette fois je veux voir les épisodes, tous les épisodes, et dans l'ordre, du premier au dernier.
D'ailleurs, vous avez remarqué ? C'est bientôt Noël. La boucle sera bientôt bouclée.

Et pour ceux qui manquent cruellement de coups de pied au derrière : la fiche Farscape de SeriesLive.

16 septembre 2008

Télé guidée...

C'est dur à admettre, mais même avec tous les moyens qui sont à ma disposition et la ferme volonté de vouloir donner leur chance à un maximum de séries, nouvelles et moins récentes, j'arrive quand même à me débrouiller pour passer au travers d'un certain nombre d'entre elles. C'est d'autant plus énervant que depuis quatre ou cinq saisons, je m'attache à essayer de tout voir. Alors quand je m'aperçois que j'ai loupé une série sympathique de 2007, mon sang se met à bouillir de rage envers moi-même.
Je suis une téléphage acharnée, ça s'est vu ?

Ainsi donc, merci à Ben pour avoir attiré mon attention sur Miss/Guided, que vraiment, j'ai laissée passer entre les mailles du filet. Quand on pense que j'ai trouvé le moyen de perdre mon temps devant des East Bound and Down et consorts, ça me rend dingue...

En apparence, Miss/Guided n'est pas un show révolutionnaire. Pensée comme une comédie en single caméra prenant pour décor le lycée d'une petite ville tranquille, elle ne paie pas de mine. Son héroïne, Becky, est une petite blonde frêle, une sorte de Jennifer Finnigan en plus moche, mal assurée, nerveuse et un peu coincée pour couronner le tout. C'est vrai qu'en même temps, on partait de loin, puisqu'elle avait fait partie des vilains petits canards quand elle était elle-même lycéenne. Globalement il y a quand même eu du progrès. Bref, peu d'arguments sur le papier.
C'est parce qu'il ne faut pas se fier à ce qu'il y a sur le papier !

Le principal point fort de Miss/Guided, c'est son utilisation des apartés. Dans la plupart des séries (je pense par exemple à Once and Again ou, pour rester dans le registre des comédies, à Malcolm), ces apartés serviraient à donner la possibilité aux personnages de dire leur vérité, d'une certaine façon. Ici, ça sert surtout à leur permettre de se montrer tels qu'ils ne sont pas, à se mentir. Tout le monde se raconte des histoires, là-dedans ! Il y a Bruce, totalement imbu de sa personne, qui pense que c'est ce qui lui donne une sorte d'autorité naturelle... il y a le beau Tim qui pense qu'on lui a proposé le boulot de prof d'espagnol par choix alors qu'on avait proposé au type de la maintenance au préalable... et évidemment il y a Becky, notre blondinette héroîne, certaine d'avoir le contrôle total de son existence. Eh bien, pas vraiment, et le contraste entre ce qui se passe, et le discours des personnages, est absolument délicieux. C'est un peu comme s'ils étaient en représentation pendant ces apartés : au lieu de se confier, ils tentent de donner une image reluisante de leur existence ; un peu comme s'il s'agissait d'une interview pour un reportage.
La seule qui semble être la même dans les deux circonstances, c'est Lisa, la nouvelle prof bien carossée.

Becky fait un peu penser à Ally McBeal. En mieux. Sans rire ! Déjà, elle se nourrit, elle. Et ensuite, elle n'est pathétique qu'en apparence. On développe bien plus facilement de la tendresse pour elle que pour l'avocate rachitique. Elle est nerveuse et peu sûre d'elle, mais elle y travaille d'arrache-pied, tout en assumant sa différence. Elle se raconte peut-être des histoires sur sa vie d'adulte, mais dans le fond, elle sait très bien ce qu'elle veut et les progrès qu'elle a encore à accomplir.
C'est vers la fin du pilote que, grâce au personnage de Tim dont on pensait depuis le début qu'il n'était qu'une belle gueule inaccessible, on prend la mesure du charme de la blondinette. Toute gauche et fragile soit-elle... elle est, d'une certaine façon, totalement pure. Et vraie. Et honnête. Et positive.

D'une certaine façon, tout l'attrait de Becky réside justement dans le fait qu'elle ne voit pas ses propres qualités, mais qu'elle fait de gros efforts pour se perfectionner et se voir comme quelqu'un qui n'est pas dans l'échec. Elle ne se croit pas arrivée, mais elle espère voir le bout du tunnel. C'est ce qui la rend touchante, et ce qui fait qu'elle inspire une pointe d'admiration, même dans ses scènes les moins glorieuses.

Je vous ai parlé il y a quelques semaines d'Une Maman Formidable, Reba et Une Nounou d'Enfer, eh bien on est en plein dans le sujet. Il y a d'autres séries que je pourrais citer aussi, comme Rude Awakening. Qu'on-elles en commun, ces séries qui comptent parmi mes préférées ? (en même temps je vous l'accorde, j'en ai au moins 25, des séries préférées, mais côté comédies elles sont dans le Top5 en tous cas).
D'abord, leur personnage central est une femme. La trentaine passée, voire même pour certaines, flirtant avec la quarantaine (ou 29 ans en années Fran). Dans mon cas, on ne peut donc pas tellement parler d'identification que de projection.
Chacune, du fait de son parcours, se trouve au début de la série à une étape charnière, découlant d'une à plusieurs échecs, et c'est aussi ça qui me plaît : des personnages marqués par leurs erreurs, se trouvant dans une situation où il faut aller de l'avant.

Prenez Fran : elle a perdu 3 ans de sa vie avec un mec médiocre parce qu'elle subissait l'influence de sa marieuse de mère. En choisissant de quitter son boulot avec Danny, et se lancer dans un nouveau job au sein d'un milieu social plus élevé, en cherchant à tout prix le grand amour, sans transiger sur son sindépendance ni sa personnalité, elle s'efforce de s'améliorer. Lorsque Danny revient lui demander de l'épouser, déjà, à la fin de la première saison, elle peut constater le chemin parcouru.
C'est encore plus évident pour Reba qui soit se remettre de son divorce et qui devient progressivement moins bornée, moins autoritaire, qui cesse de se focaliser sur l'échec de son mariage ou ses enfants, et commence une carrière... pour finir par devenir la meilleure amie de celle qui lui a ravi son mari !
Quant à Grace, l'ex-alcoolique qui cherche à s'accomplir même si être une mère célibataire n'est pas de tout repos, elle veut tout à la fois : la famille, le travail, les amis, les amours, la stimulation intellectuelle (elle se cultive, va pour la première fois à l'opéra...) ; elle est en quête d'elle-même et d'un équilibre.
Et puis, dois-je vraiment aborder une fois de plus le cas Billie ? La belle a une addiction à combattre, une mère castratrice dont se libérer, sa vie professionnelle et sentimentale à remettre sur des rails, et pour couronner le tout, elle est en lutte permanente avec cette facette d'elle-même qui couche à droite et à gauche, et multiplie les tentatives d'autodestruction...

En fait, le rire naît précisément de là : de ce que ces femmes vont faire pour s'améliorer elles-mêmes, et donc pour améliorer leur existence. Avec ce que ça comportera, inévitablement, sur la route, de maladresse, d'échec, d'épuisement. Ce qui est justement drôle c'est que même quand la situation directe est surréaliste, le personnage et ses aspirations sont bien ancrées dans le réel, légitimes, et humains.
La confrontation de ces deux éléments, dos a dos, fait que les dialogues et les quiproquos sont drôles. Les autres types de personnages de séries humoristiques, ceux de type toonesque, ne jouent pas du tout sur le même registre ; ici, clairement, les gags fonctionnent parce qu'on investit les personnages, parce qu'ils semblent vrais.
Du coup, ceux qui ne ressentiront pas d'atomes crochus avec Fran, Reba, Grace ou Billie ne sauront pas vraiment rire avec elles.

D'aucuns diront que c'est ma préférence pour les séries dramatiques qui parle finalement à travers ces arguments, et ils auront peut-être raison, après tout... Mais bon, chacun vit sa téléphagie comme il lui plaît !

Si je m'apprête effectivement à continuer à suivre les aventures de Becky (le cagoulage se fait en tous cas dans ce sens pour le moment) pour ces mêmes arguments que ceux qui m'ont séduite dans les séries sus-citées, je dois dire que l'investissement est moindre parce que je sais que la série est courte. Ca me retient un peu, je dois dire. Comment s'installer confortablement auprès d'un personnage si on sait qu'on devra le quitter avant de pouvoir juger de lui sur le long terme ?
J'avoue qu'une série dramatique courte (genre une saison ou moins), ça ne me dérange pas tellement, mais une série comique courte ? Je suis moins sûre.

Donc finalement, au lieu de remercier Ben pour cette découverte, je vais peut-être plutôt lui en vouloir...

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture, attention attention, attachez vos ceintures : les fiches Une Nounou d'Enfer, Reba, Une Maman Formidable, Rude Awakening et, bien-sûr, Miss/Guided de SeriesLive.

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