Canalblog Tous les blogs Top blogs Films, TV & Vidéos Tous les blogs Films, TV & Vidéos
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
ladytelephagy
Publicité
roseanne
10 novembre 2008

Un gros sac, hein

Je n'ose même pas vous dire combien j'ai dépensé ce weekend à la FNUC. Non, je ne vous dis rien, c'est indécent.
Il faut me comprendre : quand je suis arrivée devant cet immense rayon, mon sang s'est mis à bouillonner, et dans ma poitrine, mon coeur s'est mis à palpiter... ah non, c'était mon portefeuille dans ma veste, ça.

J'étais accompagnée d'une nouvelle connaissance, non téléphage, que j'ai essayé d'éduquer au fur et à mesure que nous avancions dans le rayon (chouette, une nouvelle victime pour mes expériences de contagion !), et qui, un peu sciée quand même même si elle sait que je suis à un stade de téléphagie avancé, me regardait faire mon marché. Parce que c'était exactement ça, il faut le dire.

"Oh, l'intégrale de Twin Peaks... elle est sur ma liste ! Oooooooh, et alors finalement, ça y est, ils ont réussi à se ravitailler en saison 1 de NERDZ après tout ce temps ? Où elles sont les intégrales des saisons 1 à 3 de Roseanne, dites, où elles sont ? Non ça c'est les coffrets individuels, où sont les intégrales ? Là, à côté de l'intégrale des 6 saisons de Oz, peut-être ? Oh et puis, si je me mettais enfin à la fin de la 1e saison de Heroes, que je n'ai jamais vue parce qu'il y a toujours mieux à cagouler ? Comme ça c'est fait... Hmmmm, ya bon Razor, vivement la sortie de la saison 4 de Battlestar Galactica d'ailleurs !"
La pile montait, montait, montait ! Mes bras se chargeaient, chargeaient, chargeaient ! Les yeux de mon amie s'arrondissaient, s'arrondissaient, s'arrondissaient !

D'ailleurs c'est assez amusant de voir que l'intégrale de Twin Peaks est quasiment aussi épaisse que celle de Oz, alors que l'une compte 2 saisons et l'autre 6 ; le package pour la seconde étant, il est vrai, moins classe, plus économe, mais qui s'en soucie ? Ce qui compte c'est ce qu'il y a dedans...

Après un petit passage au rayon jeux videos (et encore je me suis retenue de prendre Spore...) et une emplette de dernière minute près des caisses où il y avait un livre très alléchant (que j'ai d'ailleurs déjà fini de lire), j'arrive devant la machine à faire le calcul de ma nouvelle pauvreté.
"Vous avez des gros sacs ?" dis-je avec un large sourire pendant que je décharge ma cargaison sur le comptoir de la caisse. "Des très gros sacs ?"

Bon alors bilan, à la FNUC, ils ont pensé à faire des gros sacs, mais ils ont oublié de les faire résistants.
Les poignées n'ont pas résisté au poids.

Et j'étais heureuse !!! Vous n'imaginez pas. 

Publicité
1 novembre 2008

Prévisions téléphagiques

Pour des raisons sur lesquelles je ne m'étendrai pas, j'ai reçu récemment une somme d'argent assez providentielle. Qui tombe à un moment où je ne suis déjà pas à plaindre.
Mon premier réflexe (d'ex-chômeuse) a été de me dire que j'allais mettre cet argent de côté. Economiser pour mon futur appart. Pour mes vieux jours. A cause de la crise.
Ça a duré un demi-quart de seconde, environ.

Et puis j'ai pensé : Opération COLLECTION !!! Et plus précisément, j'ai pensé :
- Roseanne (pas eu le temps ce mois-ci)
- Pushing Daisies
- Brothers and Sisters
- Farscape
- Oz (ça fera doublon avec mon coffret saison 1 mais qui s'en soucie ?)
- Flander's Company
- Twin Peaks
- Battlestar Galactica (même avec un coffret tout moche)
- Angela, 15 ans (parce que mon coffret import a un vilain défaut)
- Boston Justice
- Boston Legal

J'ose même pas faire le total. Surtout qu'après je vais me rendre compte que j'en ai les moyens et là ce sera pas beau à voir.

Dieu soit loué, Noël le 25 décembre, et mon anniversaire le 25 janvier, devraient aider... D'ailleurs, je vous ai dit que c'était bientôt Noël ? Je me souviens plus trop si on a déjà commencé à parler cadeaux, vous et moi...?

12 octobre 2008

Mais chéri tu as préparé le dîner il y a seulement 3 ans !

Mon petit doigt me dit que ça va faire des heureux... Me voilà avec un post sur Roseanne pour vous, les petits loups, et j'espère que ça vous fera plaisir qu'il soit dans cette rubrique (parce que vous avez tous compris l'intérêt pour vous de cette rubrique, s'pas ?). Alors que la semaine prochaine sort un coffret regroupant les trois premières saisons de la série (vu que ma soeur n'a pas l'air décidée à me rendre la 1e saison que je lui ai prêtée, je pense que je vais me résoudre à faire l'acquisition de ce coffret), je me dis que ça ne peut qu'être le bon moment. Parés ? Go !

Roseanne___1
Certains diront que la voix de Roseanne est irritante. Moi je préfère dire qu'elle est... bien à elle. C'est un peu comme écouter Fran Drescher en VO, faut savoir à quoi on s'expose mais d'un autre côté ça fait totalement partie du personnage. On sent dés cette première interaction entre Roseanne et Dan qu'on a affaire à un couple qui se pratique vraiment ; dans le sens où ils partagent une même routine, ils se connaissent par coeur... mais ont une façon bien à eux de faire tenir tout ça quand même. Les scènes (et elles sont longues pour qu'on en profite bien) où ils sont seuls à l'écran sont de la holte-voltige, en ce sens, et le plus important, c'est qu'elles sont impeccablement écrites.

Roseanne___2
Dans combien de séries comiques avez-vous eu droit à des propos si tranchants et engagés ? Roseanne est un personnage brut de décoffrage ; ce n'est pas forcément une héroïne dont on tombe amoureux, mais elle a l'immense avantage d'être bien plus qu'une poupée de chiffons. On sent par exemple dans cette scène l'héritage du stand up, dont Roseanne Barr est issue, et le propos rageur et engagé, terriblement féministe (au sens le plus américain du terme), est l'une des choses qui sont saisissantes dans ce premier épisode : on vous fera rire, oui, mais on vous fera aussi réfléchir. Tant de sitcoms avec de l'eau dans la tête, juste pour rire bêtement (I'm looking at you, Wayans !) ! Mais heureusement, il y a Roseanne, Roseanne avec ses tripes, sa langue pas dans la poche, et ses textes enragés. Mon Dieu que c'est bon, on en mangerait (mais sans miettes de pain grillé dessus) ! Alors effectivement, Roseanne, ce n'est pas la série qui brille par la multiplicité de ses décors. Le pilote se déroule presqu'intégralement dans la cuisine des Conner, par exemple. Mais ce qu'elle n'a pas en tape à l'oeil, la série l'a, amplement, dans sa qualité d'écriture, oui je vais insister à ce sujet parce que c'est palpable, Roseanne est un sitcom très écrit. Il ne s'agit pas de faire du gag facile, il ne s'agit pas de jouer bêtement avec des gimmicks, il ne s'agit pas de se contenter de quelques phrases bien senties. Roseanne touche quelque chose, parce qu'elle décrit un couple très réaliste, une floppée de marmots turbulents et des situations, notamment sur le plan économiques, d'une grande vérité.

Roseanne___3
Roseanne, c'est le pragmatisme fait femme. Fait sitcom, devrais-je dire. Pas de romantisme malvenu, pas de jolie théorie ou de morale, non, on a les pieds bien ancrés en terre, et... et ça pue, parfois, faut bien le dire. L'argent manque, le travail et les responsabilités familiales prennent tout le temps, les frustrations sont multiples... En fait, vous savez, avec tous les trucs qu'on voit en ce moment aux infos, tout ça, je me dis qu'on n'est pas loin d'avoir besoin de rire de choses comme Roseanne. Rire de ce qui n'est pas drôle, du quotidien qui bouffe tout, de l'argent qu'on ne voit jamais vraiment alors qu'on se donne tant de mal à le gagner, des gens qui ne comprennent rien à rien, du partage des tâches, des enfants qui sont insupportables... Rire de tout ça, sans se mentir, mais sans dramatiser, et continuer cette drôle de vie aux côtés de ceux qu'on aime, même quand ils nous tapent sur les nerfs...

Vous l'aurez compris, pour moi Roseanne est résolument une série à part. Non, on n'en fait plus des comme ça ! C'est familial, mais pour une fois, familial ne veut pas dire gentillet... Pour plus de détails, n'hésitez pas à cliquer, hop ! Ici... vous verrez d'autres réflexions que m'avaient inspiré cet épisode et le suivant.
Qui sera le premier à prononcer le mot "Clooney" avec des étoiles dans les yeux en commentaire ?

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Roseanne de SeriesLive.
favicon

3 octobre 2008

La rechute

Comme vous le savez, mercredi dernier, j'ai remis la main sur mes épisodes de Brothers & Sisters, et j'ai réalisé que je pouvais maintenant voir la fin de la saison que j'avais bêtement laissée en plan. J'ai donc repris le pilote, repris tous les épisodes que j'avais vus, cagoulé comme une sauvage les épisodes de la première saison que je n'avais pas pu encore voir...
Et j'ai tout englouti, tous les épisodes, quasiment sans mâcher : le matin avant d'aller au boulot, le soir en rentrant, le weekend entre deux préparations de podcast... TOUT. LE. TEMPS.

Mardi après-midi, je me suis trouvée bêtement à considérer mon chez moi informatique, assise devant l'ordinateur, les épaules basses et le visage circonspect, tiraillée entre l'épuisement et la faim.
J'ai alors été bien obligée de constater que :
- j'avais fini la 1e saison en moins d'une semaine
- j'avais entamé la seconde dans la foulée
- j'avais épuisé mes possibilités d'espace disponible
- j'en voulais encore
Rendons-nous à l'évidence : j'ai boulotté 25 épisodes de cette série en moins d'une semaine, je ne suis toujours pas rassasiée, et je suis de nouveau dans cette situation où je dois sacrifier mon appétit pour de bêtes raisons techniques. Plus rageant ? Il n'y a simplement pas. L'histoire se répète, dramatiquement.

Evidemment, le plus simple serait d'aller racheter des fournitures pour faire de la place, mais je commence à voir les choses sous un autre angle.
Non, là, il va falloir sévir, de toute évidence. Parce que, si je regarde au-delà de cette dernière semaine de frénésie, que vois-je ?

Je vois que j'ai cagoulé toute la première saison de The Big Bang Theory (je ris pourtant, en moyenne, un épisode sur deux), et que je continue même à regarder la saison suivante pour des raisons que je ne suis pas certaine de saisir.
Je vois que j'ai cagoulé 3 saisons de Reba en 2 mois environ ; alors d'accord, la 6e était plus courte, mais quand même.
Je vois que je donne sa chance à The Mentalist pour encore un épisode ou deux, et, misère, peut-être même plus selon la tournure que ça prendra.
Je vois que j'ai l'air bien partie pour suivre Privileged cette saison.
Je vois que la tournée des nouveautés n'est pas encore finie.
Je vois que Samantha Who? reprend la semaine prochaine.
Je vois qu'il y a aussi Pushing Daisies, Dirty Sexy Money...
Je vois que sur Brothers & Sisters, je suis loin d'être tirée d'affaire !
Je vois que je ne suis, surtout, pas à l'abri que ma fringale se porte ensuite sur une autre série dont je pourrais me piquer de voir des saisons antérieures. Pour être totalement honnête, j'ai déjà fait du répérage et j'ai deux-trois petites choses en ligne de mire, de toutes façons.

Bon, on va être clairs, ce ne sont pas quelques CD qui tiendront le choc, de toute évidence. On dirait bien qu'en cet automne, je suis plus gourmande que pour le précédent ; que ma téléphagie se redéclare de façon vivace.
Je vais donc devoir, bel et bien, m'acheter une nouvelle pelote de laine dure pour ma cagoule. Il faudra bien ça.

C'est que, voyez-vous, ce n'est pas pour rien que l'opération COLLECTION se nomme ainsi : je suis strictement incapable de laisser perdre quoi que ce soit. C'est une complication téléphagique qui arrive, parfois... je ne comprends pas ceux qui régurgitent ce qu'ils ont avalé avec tant d'enthousiasme.

Tout ça a commencé vers 2001, je pense, au plus fort de ma maladie. J'étais une jeune téléphage influençable, et je suis tombée sous le charme d'un certain nombre de séries. Je les aimais tellement que je voulais pouvoir regarder, encore et encore, les épisodes. Jusque là c'est cohérent.

Ce qui a commencé à l'être de moins en moins, c'est quand j'ai commencé à enregistrer le reste. Tooooout le reste. J'allumais la télé, et systématiquement, j'allumais le magnétoscope aussi (oui, c'était encore une ère où la VHS était fréquentable). J'enregistrais tout ce que je regardais (j'aimerais pouvoir prétendre que la réciproque était vraie). Je sortais de chez moi, je programmais 5 enregistrements. Je revenais, j'enregistrais encore.

Etonnez-vous après ça que je capitalise près de 800 VHS à la maison (et je ne m'aventure même pas à compter les DVD que j'ai achetés depuis que je suis passée dans le monde moderne).

Je suis extrêmement sentimentale avec mes enregistrements. Il m'est physiquement impossible d'effacer quoi que ce soit. Même, et c'est là qu'on touche à la psychiatrie, quand je n'ai pas aimé. Je n'ose même pas vous dire le nombre d'épisodes du JAG, ou des Ahem! du Bonheur, ou même... de 7 à la Maison, que j'ai. Et que je ne peux pas, non je ne peux pas, effacer.

De toutes façons, les enregistrements étant faits de façon quasi-industrielle (4 à 5h de programmes chaque jour), il peut très bien y avoir, sur une même cassette, un épisode de Charmed, puis un Buffy, puis deux A la Maison Blanche, puis un Ma Famille d'Abord, et ainsi de suite, ce qui rend l'effacement pour ainsi dire impossible, sous peine d'estropier l'épisode suivant.

Ah oui, il y a ça, aussi : quand il me manquait 5 ou 10 secondes d'un épisode (ne parlons même pas d'une minute), et qu'il repassait... je le réenregistrais. Idem quand la qualité de l'image ou du son ne me semblait pas optimales. Pareil lorsque la chaîne avait la bonne idée d'aposer un logo (genre Téléthon, Sidaction ou Dieu sait quoi d'autre). Donc il y a des épisodes que, oui-oui, j'ai en double. Et je n'efface pas celui de moins bonne qualité, pour les raisons énoncées plus haut. Je ne peux pas. Vraiment pas.

C'est comme ça qu'on en arrive à avoir certains épisodes d'Une Nounou d'Enfer en double, en triple exemplaire. De la folie douce. Et par là-dessus, j'ai acheté les DVD, jamais effacé une seule VHS.

Ah je l'ai faite tourner, l'industrie de la VHS, en mon temps, croyez-moi ! Pendant des années, j'ai acheté chacune de ces VHS (ouais, bon, d'accord, il m'est arrivé d'en récupérer chez des amis qui s'en débarrassaient, aussi), j'ai acheté en tout et pour tout cinq magnétoscopes différents (ça s'use vite ces machins-là, et le samedi, la Trilo était face à New York SVU, j'étais bien obligée d'en avoir au moins deux ; quelle tristesse, aujourd'hui ils sont tous tombés au combat). A la FNUC, c'est bien simple, j'achetais mes VHS vierges de 240mn par packs de 10 !

Je ne connaissais pas encore le cagoulage... Je passais beaucoup de temps, toujours à la FNUC, mais aussi dans d'autres grandes surfaces culturelles, chez les magasins de videos, à Gibert Jeune, à acheter des VHS, en neuf aussi bien qu'en occasion (comme ce coffret assez incroyable de T. and T. que j'avais dégoté, le pilote en plus !), ah je l'ai fait tourner le commerce !

Il m'arrivait qu'on m'appelle par mon prénom chez Gibert ; une fois à la FNUC, on m'a proposé un caddie pour faire mes courses... ah je les ai fait vivre, tous ces gredins !

Et je vous épargne aussi ma frénésie de DVD quand j'ai fait l'acquisition de la bête.

J'ai tout gardé, jamais rien revendu, ni effacé, ni jeté.

Alors c'est pas côté cagoulage que je vais changer ma démarche. Je les ai, je les garde, mes épisodes, et précieusement ! Et vu que mon pouvoir d'achat (a contrario de tout le monde) a augmenté depuis que je ne suis plus au chomdu, et que je vais jusqu'à acheter des DVD qui ne plaisent pas vraiment (comme récemment avec Damages) simplement parce que je suis passée dans une FNUC et que j'avais mon chéquier (avec le DVD de Roseanne, ça faisait un chiffre rond en plus !), j'aurais tendance à penser que je suis quitte avec l'industrie des anti-cagoulages.
Après tout, ma rechute leur profite autant qu'à moi.

Je me dis juste qu'à un moment, il faudra envisager d'acheter l'appartement de ma voisine, pour le stockage. 15m² de séries télé, c'est pas le rêve ?!

21 septembre 2008

The Big Empty Theory

La nature et mon écran ont ceci en commun que tous deux ont horreur du vide.
Après les adieux larmoyants faits à Reba il y a quelques heures, je me retrouve dans cette situation difficile où on se cherche quelque chose à regarder en sachant qu'on va mettre du temps à être aussi enthousiaste pour une autre série.

Déjà, je sais qu'en ce moment, je suis plus encline à regarder des comédies ou disons, au moins, des séries plutôt légères. Ce qui, attention, ne me prive nullement du plaisir d'entendre parler de 4 viols à la suite en un seul épisode de New York SVU, ne confondons pas, simplement je suis en quête d'un remplacement, en ce moment ; je n'ai pas encore atteint le stade où je suis totalement sevrée de mon obsession précédente et j'en suis encore au moment où on cherche la même série que celle qu'on vient d'achever, mais en inédit.
Inutile de dire que c'est pas un défi, c'est une utopie.

C'est exactement la raison pour laquelle j'ai excavé la première saison de The Big Bang Theory, dont le pilote ne m'avait pas fait rire outre mesure lorsque je l'ai regardé il y a des mois de ça. J'ai choisi cette série parce que je sais qu'elle ne comblera pas le vide laissé par mon obsession précédente, et que je ne vais donc pas bêtement passer à côté de quelque chose de bien juste parce que j'ai un déficit en accent texan à combler. D'accord, c'est tordu, mais vous devez bien admettre que ça se tient.
C'est un sitcom, cela dit, et c'est donc ce qui lui donne trois longueurs d'avance sur les quelques autres séries que j'ai à ma portée, qui me semblent trop sombres en ce moment, bien que de toute évidence, nombre d'entre elles soient de bien meilleure qualité. C'est tout le paradoxe de la chose...

Je sais que plein de monde en dit du bien, de cette série ; il y a une semaine encore ma soeur s'exclamait "bah quoi ? c'est super drôle ! toi qui est une geekette tu devrais adorer !". GG, frangine...

Mais au fait, pourquoi je ne trouve pas The Big Bang Theory drôle ?
D'une... oui bon bah ça va, effectivement, je suis téléphage ascendant geekette (mon thème astral n'est pas écrit en 1337 mais presque). Donc ces blagues-là, permettez, sont ultra-éculées.
De deux... Kaley Cuoco. Ne fait sans doute rire que ceux qui sont forcés de la regarder à moins de 50cm de distance, avec sa bille de clown.
De trois... oh je vous en prie ! C'est d'un convenu tout ça ! La blondinette un peu simple, au grand coeur, qui se heurte au monde étrange de tout un tas de nerds, geeks et autres scienteux aux moeurs et tics ridicules... mais combien de fois faudra-t-il voir ça, encore et encore ?
De quatre... même avec un pitch éculé, on peut faire des gags originaux. A condition d'y mettre du sien. D'employer un dialoguiste de talent. De ne pas lire uniquement les blagues Carembar. Mais non, rien à faire, la moitié des gags sont usés jusqu'à la corde.
De cinq... d'épisode en épisode, ce sont toujours les mêmes scènes, interminablement. Cette montée d'escaliers, je la vomis. Je sais pas qui a trouvé le gimmick hilarant dans l'équipe de production mais je veux sa tête sur un plateau.
On va ptet s'arrêter à cinq, vous ne croyez pas ?

Si The Big Bang Theory avait été mon premier sitcom, je ne dis pas, j'aurais peut-être ri aux éclats. Peut-être. Enfin faut voir.
Mais là, rien à faire. Quand un épisode m'a tiré un sourire, c'est déjà énorme. La prévisibilité des gags comme des situations fait peine à voir.
Mais en même temps, c'est ce que j'ai pour le moment sous la main côté comédie, en attendant que ma normalement grasse paie de septembre m'autorise à faire main basse sur la suite de Roseanne, que j'ai en ligne de mire (et la transition avec The Big Bang Theory est finalement toute trouvée !). J'aurai alors juste le temps de m'enfourner une poignée d'épisodes pour faire la transition jusqu'à l'arrivée de la seconde saison de Samantha Who?, début octobre, et on pourra ainsi dire que je suis prémunie contre les effets de manque pour un bon bout de temps, du moins en matière de comédies. Après quoi je ne suis pas à l'abri d'un nouveau coup de coeur qui me permettrait d'aller à nouveau de l'avant, et ainsi de suite.

Reste que The Big Bang Theory n'est pas de ces séries qu'on suit amoureusement : on les regarde, parce qu'on n'a rien d'autre sous la main, parce que ça passait pendant qu'on zappait, qu'importe. Rien d'addictif sur le long terme et, vous me connaissez, je cherche au contraire à remplacer une came par une autre.
Et si je me permets ce jugement aussi tranché, c'est parce que j'ai passé les dernières 24h à m'envoyer l'intégralité de la première saison. Comment ça, ça démolit entièrement ma belle démonstration ? Et alors ? Je suis une téléphage tendance geek, moi, pas une physicienne !

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche The Big Bang Theory de SeriesLive.

Publicité
20 septembre 2008

The fear of being alone

Nous y voilà.
Nous avons passé ensemble des semaines de complicité, de rires et de tendresse. On se connaissait bien. Ça marchait du tonnerre ! Mais nous sommes arrivés au bout de la route.

Je me rappelle notre rencontre, il y a 20 mois de ça. Au premier regard je n'ai pas été conquise, soyons honnêtes. J'ai préféré qu'on s'apprivoise mutuellement tout doucement. Et progressivement je n'ai plus su me passer de toi.
Mais si je veux être tout-à-fait sincère, même si j'ai tout fait pour prolonger la sensation que ça durerait toujours, je savais très bien que notre histoire aurait une fin.

Combien de fois ai-je parlé de toi dans mon entourage ! Je crois que j'ai seriné pas mal de monde avec notre histoire. Mais c'est toujours comme ça, en fait, quand on vit une belle histoire, on a envie de la partager avec le monde entier. Quitte à le faire copieusement chier.

C'était beau, le temps que ça a duré, toi et moi.

Je me rappelle de ces nuits passées ensemble, parfois au détriment de ma santé ou de la décence, je me rappelle des quelques fois où j'ai préféré finir ce qu'on faisait plutôt que d'être à l'heure à mes rendez-vous ! C'était vraiment l'amour fou, toi et moi.

Et en fait, je n'avais plus ressenti ça depuis des années. Cette fièvre dévorante, cette obsession constante ! La dernière comédie à m'avoir inspiré cela était celle de Fran !

Aujourd'hui je regarde en arrière, je vois tous les bons moments que nous avons passés ensemble... et force est de constater que ce temps-là est révolu. Tu n'as plus rien à m'offrir. Dans le cas contraire, d'ailleurs, je t'aurais peut-être suivi encore quelques mois, mais pas beaucoup plus, ça se trouve. C'est mieux que ça s'arrête ainsi, en fait. Que ça s'arrête tant que c'est encore beau.

Je chérirai ces mois passés à t'attendre, à te regarder avancer progressivement, te voir arriver chez moi, petit à petit, pour enfin te découvrir, par délicieuses tranches de 20 minutes !

Un grand sentiment de vide m'envahit. Serai-je jamais capable de te remplacer ? Trouverai-je quelqu'un qui me fasse rire à nouveau ? Soudain j'ai un doute. Et puis, entamer une nouvelle relation, je ne sais pas, c'est compliqué, comment faire confiance à nouveau, s'engager sur plusieurs saisons, tout ça, non je ne suis pas à l'aise.

Merci pour ces six saisons, Reba. Et à très bientôt.

Reba_Bloopers
Knock knock ! Who's there ? Bloopers, that's who's there !

PS : juste avant que nous ne nous séparions, et parce que je veux être totalement honnête, il faut que je te dise que depuis quelques jours, je te trompe avec Roseanne, The Big Bang Theory, et Miss/Guided. Mais c'est juste parce que je me cherche une nouvelle comédie, ils ne représentent strictement rien pour moi, je le jure !!!

7 juillet 2008

Attention, c'est du lourd !

Mouais... c'était pas mal. Ya eu quelques commentaires, effectivement. Mais c'est pas encore ça, hein. J'ai pourtant du mal à croire que 90% de mon lectorat ne sache pas écrire, mais passons.
Chose promise, chose due, donc : voici un post sur Roseanne. Une fois n'est pas coutume, ce n'est pas un mais deux épisodes qui m'ont servi pour me (re)faire une opinion sur la série. Ouais, rien que ça, et je ne regrette rien, et si c'était à refaire, je le ferais, parfaitement !

De Roseanne, dont j'ai quelques vagues réminiscences, je n'ai gardé qu'un souvenir finalement plutôt vague : le générique (version partie de poker, donc... le plus fou, c'est qu'en deux épisodes, j'ai déjà vu deux génériques différents !), le décor, dont j'avais plutôt bien mémorisé la configuration (allez savoir pourquoi), et bien-sûr le couple formé par Roseanne Barr et John Goodman.

Alors déjà, non, hein, stop, je vous arrête tout de suite : non, je ne m'en souvenais pas parce qu'ils étaient gros. Nan mais merci, quoi, ya quand même un peu plus à retenir de ces personnages ! En plus c'est même pas comme s'ils se revendiquaient de la Size Acceptance.
Moi, ce qui me frappait chez eux, et me frappe encore, c'était leur naturel.

Je vous rappelle quand même, l'air de rien, qu'il n'y a pas si longtemps, les sitcoms, sur M6, c'était plutôt le Cosby Show et Madame est Servie, quand même. Alors, bon, d'accord, c'était drôle (aurions-nous eu la délicieuse Une Nounou d'Enfer s'il n'y avait pas eu Madame est Servie ? Même moi j'en doute), mais on ne peut pas dire qu'il y avait un fort facteur d'identification. On avait plutôt le choix entre un personnage à gimmicks comme Cliff Huxtable, et de l'autre côté, une situation plus qu'incongrue (c'était même le but du jeu).
Alors que dans Roseanne, et c'est d'ailleurs ce que les différents génériques illustrent si bien, on est dans "la vraie vie". Pas de pitch improbable (pas de pitch du tout...), pas de personnages caricaturaux, non juste une famille. Au quotidien. Le vrai quotidien.
On a tous dans notre fratrie (ou, si vous êtes enfant unique, parmi les proches cousins) un frère et/ou une soeur qui ressemble à l'un des enfants Conner ! Becky la bêcheuse, Darlene l'impertinent garçon manqué, ou le petit dernier dont personne ne retient jamais le nom parce qu'il a encore le nez enfoui dans les jupes de sa mère !
Les enfants sont turbulents, bruyants, ingérables... ils nous ressemblent. Il y a des bêtises dans chaque épisode, ils répondent à leurs parents, ils mentent... c'est pas comme Sam qui était toujours toute mignonne et polie !

Et puis, bien-sûr, il y a le couple Roseanne/Dan. Evidemment, les meilleures répliques sont pour eux ! Enfin, bon, laissez-moi préciser : si Roseanne Barr n'a pas un jeu aussi riche que John Goodman (mais qui peut rivaliser avec John Goodman ?), du moins a-t-elle droit aux phrases les plus drôles. Mais en même temps, hein, c'est qui le patron ici ?

Comme je vous le disais, il n'y a pas vraiment de pitch : à l'instar d'un grand nombre de sitcoms, l'intérêt c'est d'avoir des personnages, les situations viendront ensuite.
Pour vous la faire courte, Roseanne travaille à l'usine, tandis que Dan... il est entre deux emplois, dirons-nous. Et ça aussi, ça semble absolument génial : Roseanne n'est pas une femme au foyer, sans toutefois avoir un métier de folie à la Clare Huxtable ou Angela Bower. Avocate, publiciste... et pourquoi pas chirurgienne, aussi ?!
C'est donc elle le soutien de famille, d'autant que Dan, bon, c'est pas un mauvais bougre, mais c'est un peu une feignasse, quand même (qui a dit "grosse feignasse" ? on avait dit qu'on parlait pas du physique !). Et ça, ça lui permet d'être à la fois dans la position de la mère de famille qui fait tourner sa maison (pas comme Angela qui se reposait sur Toni) tout en revendiquant une certaine dose de girl power !!! Il faut la voir, dans le pilote, tenir un discours ultra-sexiste (du sexisme anti-mâle, j'entends) pour comprendre que le personnage de Roseanne... bah, il en a dans le pantalon.

Entre Roseanne et Dan, on sent aussi une sincère complicité (étonnant, d'ailleurs, de constater à quel point elle est patente dés le pilote), de celle que partagent deux personnes qui, après, quoi ? 15 ans de mariage ? Par là... Eh bien, c'est la complicité de deux personnes qui s'apprécient toujours mais qui n'ont pas besoin d'en faire des tonnes. Mais si, vous en connaissez plein, dans les séries, des couples de fictions qui ont 10, 20, parfois 30 ans de mariage, et qui sont écrits et/ou joués comme si c'était leur premier jour ! Ou pire : qui ne le jouent pas du tout (sur l'air de "bah c'est marié dans le script qu'on est mariés, de toutes façons, alors à quoi bon ?"). Ils se charrient mutuellement, se lancent des piques, mais ça n'a rien de méchant ; on n'est pas dans le registre "je t'aime, moi non plus pétasse" de Al Bundy par exemple. Non, il en ressort une impression de tendresse véritable, comme deux personnes qui partagent réellement leur quotidien ensemble, sans que la série cherche à le fantasmer dans un sens ou dans l'autre. C'est un couple dans lequel il n'est pas tant question d'Amour avec un grand A, mais d'humour, et c'est déjà bien quand on traverse plus d'une décennie de galères avec quelqu'un.

Et il en faut, de l'humour, parce que les galères, elles ne se privent pas pour arriver. Et quand on élève trois enfants avec presque pas d'argent, il vaut mieux savoir en rire. L'air de rien, on est dans la seconde partie des années 80, et on ne le repère pas seulement à la toison permanentée de l'héroïne, mais aussi à ce que cela sous-entend d'une certaine morosité économique (la série date de 88, une période de récession avait été entamée l'année précédente, si mes souvenirs de collégienne sont exacts). Et c'est encore pire pour une famille d'extraction modeste, on s'en doute. Donc, la vie n'est pas simple, on compte les sous... et d'ailleurs dans le second épisode, c'est visiblement le nerf de la guerre. On y voit Dan ramener la somme providentielle de 500$, ce qui forcément réjouit tout le monde ; devant l'enthousiasme de ses enfants, Roseanne, explique qu'il y a d'abord des factures à payer, mais que, promis, avec l'argent qu'il restera, ils feront construire une piscine... Et d'argent bien-sûr, il ne va rien rester (ou alors si mais je ne vous explique pas tous les tours de passe-passe que Roseanne opère pour en arriver là !). Dans cette maison pas absolument propre, un peu chaotique, chaque dollar compte, même si parfois on aurait bien envie de se faire plaisir aussi...

En fait, je m'aperçois que les similitudes avec une série que j'adore, plus vieille de 5 ans, Une Maman Formidable (ok, son titre français est particulièrement inepte), sont très nombreuses : Grace a également un mari bon à rien (mais elle, dans le pilote, elle s'en débarrasse), elle a trois enfants intenables, un job dans une usine (où elle n'a pas la chance d'avoir autant de collègues féminines que Roseanne, et fait donc face au sexisme ambiant)... D'ailleurs ça me fait penser que je voulais vous faire un post sur cette série, je me demande bien quel épisode de ma telephage-o-theque je vais choisir pour ça...? On verra. Ca dépendra aussi de vous.

Enfin, bref. Regarder Roseanne m'a aussi rappelé tout un tas de choses. Roseanne, en fait, c'est un peu mon enfance, moi qui avais 6 ans en 1988, je reconnais bien là les horribles pulls en tricot, les permanentes improbables et même les contingences financières de la famille Conner.
A une époque où les revivals font fureur, je m'étonne que personne n'ait eu l'idée de nous rappeler cette décennie dont nous avons miraculeusement réchappé, nous, les enfants des années 80. C'est vrai que quand on voit d'où on est partis, on se dit qu'on en a fait, du chemin...

 

Allez, tous avec moi : femme des années 80...

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Roseanne de SeriesLive.

4 juillet 2008

[DL] Roseanne

Le teaser de la mort !!!
Comme hier je vous ai super gâtés avec rien moins que quatre posts, et que vous avez laaaaargement de quoi faire niveau lecture, aujourd'hui pour le traditionnel post du vendredi, voici un petit générique, en toute simplicité.

Roseanne_580
Note : lien valable 30 jours minimum. Je reuploaderai si le lien est mort, mais seulement si vous postez un commentaire pour me prévenir !

Quelque part dans ma mémoire brumeuse je me souviens vaguement avoir vu Roseanne sur M6 (par contre c'est d'une partie de poker dont je me souviens pour le générique, donc j'ai dû plutôt voir une autre saison). Je ne m'explique pas pourquoi on ne voit plus du tout cette série, toute marquée par son temps qu'elle puisse être.
D'un autre côté, osez me dire que Ma Sorcière Bien-Aimée n'est pas marquée par son temps ! Ce sitcom-là est multi-rediffusé, alors que Roseanne, rien du tout. Je comprends pas.

Ok, donc vous avez compris le principe, si vous êtes sages, ou plutôt si vous ne l'êtes pas, et que vous continuez à commenter plein de posts comme vous l'avez fait ces derniers temps, ya un bon gros post sur le pilote de Roseanne qui vous attend, puisque j'ai moi-même avec mes petites mains extirpé ce générique dudit épisode !
A vos claviers !!!

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Roseanne de SeriesLive.

Publicité
<< < 1 2 3 4
ladytelephagy
Publicité
Archives
Publicité