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ladytelephagy
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pushing daisies
9 janvier 2009

Dr lady & Mrs Teruki

Le problème est ce soir le suivant : dois-je ou dois-je ne pas regarder Jekyll ce soir sur arte ?

Il y a les pour :
- tout le monde semble en avoir dit du bien
- euh, tout le monde semble en avoir dit du bien
- et, eh bien, tout le monde semble en avoir dit du bien
- pas besoin de me faire chier à cagouler, c'est servi frais sur un plateau en hertzien

Et puis, il faut le dire, si, quand même, reconnaissons-le, il y a les contre :
- nous sommes vendredi, je suis rentrée il y a 10mn d'une journée de boulot éreintante, et c'est en 2e partie de soirée
- nous sommes vendredi, je pioncerai tôt ou tard (et plutôt tôt que tard), et je sens que je vais faire des cauchemars tout le weekend vu la gueule de Jekyll dans la bande annonce (pourquoi, Saigneur, pourquoi ?!)
- c'est britannique et j'ai toujours mon patch anti séries européennes, si je regarde encore en plus une série britannique je risque de faire une surdose
- j'ai mon gentil DVD de Dexter, complètement inoffensif, qui en a marre d'attendre depuis hier soir que je le finisse

Vu la dualité de mon état d'esprit, on se doute un peu de ce que je vais finir par faire. Mais qu'il soit dit que j'ai hésité.

Ah voui ! Parce que je vous avais pas dit ! J'ai acheté le DVD édition belge de Dexter (par dépit, en fait : yavait pas d'édition belge de Pushing Daisies en rayon lors de ma visite de contrôle à la FNUC), et je me suis empiffrée de la première saison toute la semaine. Il m'a fallu une énergie folle pour m'en détacher une demi-heure pour sous-titrer l'extrait de Soldier's Girl pour le dernier post Comme au cinéma en date.
Je me suis promis de vous en reparler une fois le DVD fini... vous faudra-t-il, attente insupportable, voir ce post mirifique être retardé d'un soir ? J'ai du mal à m'y résoudre et je suis certaine que vous aussi. J'ai plein de choses à en dire, en plus. Pas forcément intelligentes mais ça m'a jamais arrêtée.

Bref, vais-je ou vais-je ne pas, c'est toute la question. Et la réponse, comme chacun sait, est 42. Comprenne qui pourra.
Je crois que la raison dicterait plutôt d'aller pioncer mais quand on est téléphage, c'est évidemment hors de question.

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8 janvier 2009

Je vais vous raconter une histoire...

Depuis que je tourne autour du pot, ce n'était qu'une question de temps avant que je ne vous inflige un post sur Soldier's Girl, ce téléfilm de Showtime que, je vous le dis tout net, j'ai absolument adoré, voilà, comme ça, c'est dit.

Si vous avez un peu peur que je ne me laisse aller à mes penchants habituels qui consistent à tartiner ce post de milliers de mots, disons pour résumer que la version courte est : REGARDEZ.
Bon, voilà la version longue.

C'est quoi le nom du film ? Soldier's Girl
C'est plutôt quel genre ? Roméo et Roméette
Qui on connaît là-dedans ? Lee Pace, vu dans Pushing Daisies, eh oui encore lui, mais, hm, miam, rien que lui ! (d'ailleurs dans quelques années, je fais un raid chez ce mec, je pense.. mais pas à cause de ce rôle, je vous rassure.)
Ça date de quand ? Le premier rôle principal dans un long métrage de Lee Pace date de 2003. Oui, on a déjà établi qu'il avait bien su mener sa barque...
En résumé, de quoi ça parle ? D'un homme qui rencontre une femme qui n'est pas une femme.

SoldiersGirl___1 SoldiersGirl___2 SoldiersGirl___3 SoldiersGirl___4 SoldiersGirl___5

En moins résumé, de quoi ça parle ? Le soldat Barry Winchell rencontre dans un club une belle créature répondant au nom de Calpernia Adams... il tombe sous son charme, et souhaite la revoir. Celle-ci a par contre peine à croire qu'il ne se soit pas aperçu qu'elle est/était un homme, mais ils finissent par tomber amoureux, et tout cela, comme c'est beau, n'a pas d'importance. Pas trop. Cela va cependant en prendre beaucoup plus par la suite, étant donné que Barry évolue dans le milieu militaire...
Et ça finit comment ? Si vous vous documentez au préalable, vous saurez comment, puisque c'est adapté d'une histoire vraie. Mais gardez-vous de lire quoi que ce soit sur le sujet, le spoiler vous gâcherait une bonne partie de l'effet.

Pourquoi c'est bien ? A l'époque, je m'occupais du premier post A vendre, joli, pas cher, et je me concentrais plus sur la filmographie de Lee Pace que sur le pitch du film dont j'ignorais pour ainsi dire tout lorsque les premières images sont apparues sur mon écran. J'ai donc pris l'impact en plein coeur à de multiples égards : d'abord parce que le jeu de Lee Pace dans le rôle de Calpernia Adams vaut tous les awards qu'il a reçus, et mêmes ceux qu'il a failli recevoir, que l'investissement physique et mental placé dans ce rôle (pourtant, c'était juste un téléfilm, il aurait pu ne pas) a largement porté ses fruits et a de quoi impressionner, et surtout, l'histoire vraie de Barry Winchell est absolument... ignoble de banalité, en fait. Ajoutez à cela quelques numéros vaguement musicaux dans le club (en playback mais on s'en fiche), une grande sensibilité dans l'abord du sujet, et en même temps une certaine honnêteté de la part tant de la réalisation que des acteurs, et vous aurez tout compris des qualités de ce film.
Pourquoi c'est pas bien ? Evidemment, par moment, certaines scènes donnent une impression idyllique et sirupeuse de la relation entre Barry et Calpernia, mais après tout qui sommes-nous pour présumer qu'il n'y a pas, réellement, eu un amour sincère entre ces deux-là, après tout la relation n'avait que quelques mois, c'est l'époque où les papillons dans le ventre n'ont pas tous disparu (moi, blasée ? ptet un peu). Ajoutons aussi que (de son propre aveu) Lee Pace n'a aucunement l'oreille musicale ni d'habileté particulière en danse, et vous comprendrez que les scènes musicales, qui certes aèrent un peu le film, ne sont pas non plus là pour tourner le film en comédie musicale non plus, et ne laisseront pas un souvenir indélébile pour ces raisons (et puis, c'est un club, le playback est assumé). Un peu de déception sur ce point même si, quand on connaît la voix chantée de Lee Pace, on se dit que ce n'est pas plus mal...

Ah, les joies du cinéma ! Vues dans le making of : les heures de maquillage, d'épilation et de tortures diverses de Lee Pace pour en arriver à ce résultat. C'est bon de savoir qu'un homme a enduré ça pendant plusieurs mois. *insérez un sourire sadique ici* Mais aussi, appris dans une interview : Lee Pace a fait cadeau de ses prothèses de hanches et de poitrine à son petit frère, qui les garde à présent... près de son lit. Ils ont de sacrées moeurs chez les Pace !!!
La réplique qui tue : Hm... une seule réplique. Dur. D'autant plus dur que ce film est en fait particulièrement efficace, je m'en rends compte maintenant que je me trouve à faire ce post, dans ses silences, ses échanges de regards (comme celui qu'échangent Barry et Calpernia lorsque notre soldat revient voir la belle rousse au club). Il y a cependant une scène qui met en avant le personnage de Barry et son incroyable ouverture d'esprit, c'est quand Calpernia lui raconte l'opération finale pour laquelle elle économise (photos à l'appui...), et que... c'est le prix de ladite opération qui fait flancher Barry, pas les photos ni ce qu'elles symbolisent (d'autant que jusque là, sexuellement, il ne s'est pas trop aventuré à vérifier si Calpernia avait encore ses bijoux de famille). Et puis elle lui montre une photo d'elle quand elle était encore Scotty, et on sent combien elle se déteste en homme, mais à quel point en l'état actuel, elle se sent encore imparfaite, limite bête de foire : un "freak". Et Barry a cette phrase : "Does that make me a freak if I'm in love with a freak ?". Ce type a le coeur pur comme le cristal...
Sinon, j'ai bien aimé aussi quand Calpernia rencontre Barry et que celui-ci lui dit "You're not very shy, are you ?"."Oh yes I am", répond-elle avec un sourire indéchiffrable, "but I'm an actress. So I can pretend I'm anything. Confident, sexy... it's all a matter of projecting these qualities". Très jolie mise en abîme.
La scène qui tue : Avant de vous présenter la scène qui va suivre, je tiens à dire que je l'ai traduite, et sous-titrée. Oui m'sieurs-dames, pour vos beaux yeux. Et si vraiment vous me le demandez, je tenterai éventuellement de m'atteler à tout le film. Je dis pas quand j'aurai fini, je dis que je m'y attèlerai. C'est dire si j'ai envie de vous inciter à regarder, quand même. Mais comme c'est une grande première pour moi, que j'ai fait ça vite fait hier soir, c'est pas forcément très esthétique, ces sous-titres, pour le moment. Vous voilà prévenus.
Cette scène est donc l'ouverture du film. J'ai hésité longtemps entre deux ou trois scènes (dont une, juste parce que c'était du matage pur et simple), et je me suis dit que personne ne pouvait mieux vous présenter Soldier's Girl que Calpernia elle-même. D'ailleurs cette introduction brille à la fois par son côté un peu romanesque, et par son honnêteté (Calpernia n'hésite pas, par exemple, à sous-entendre que cette histoire l'a mise sur le devant de la scène médiatique et que c'est ce qu'elle avait toujours voulu). Et puis, il est amusant de constater que Lee Pace a enduré plusieurs looks pour incarner le personnage de Calpernia, et je pense qu'il n'a pas l'air très à l'aise avec celui-ci, mais qu'il a le mérite d'essayer très fort d'être à la fois décontracté, sensuel... et en rythme. Je pense qu'il lui était plus facile d'assumer le côté féminin de Calpernia quand elle avait moins d'artifices. Reste qu'il est très belle quand même comme ça, avouons-le. L'idée n'était pas de le transformer entièrement en femme, mais de montrer le côté chrysalide de la chose, et Lee Pace donne une beauté terriblement féminine à cette chrysalide, il faut bien le dire, mais aussi un peu maladroite et optimiste, bref, la substance de ce qu'est Calpernia...

SoldiersGirl___Extrait

Une note ? CagoulesCagoulesCagoulesCagoules
J'ai eu envie de mettre cinq cagoules, et je me suis ravisée. Comment ? Toujours en utilisant mon barème The Fall. Le film est attachant, Lee Pace y est mais alors, incroyable de justesse et de grâce, mais ça s'arrête là... Mais je vais ptet quand même investir dans un graphisme de demi-cagoule, un jour, parce que le besoin s'en fait sentir !
Bilan : J'ai plusieurs extraits de ce film sous la main, que je me repasse cycliquement (dont un que je ne risque pas de vous proposer, de peur de vous spoiler, mais qui m'a fait à la fois hurler et pleurer d'horreur, et pourtant il m'en faut, mais l'effet de surprise a pleinement fonctionné et je ne veux pas vous l'enlever). C'est quelque chose que je ne fais pas pour beaucoup de films, et c'est un indice, c'est presqu'aussi bon signe que quand je vous dis que j'ai déjà vu The Fall neuf fois (oui, ça a augmenté depuis la dernière fois qu'on en a parlé), moi, absolument, moi qui ai du mal à rester assise devant un film.

Ici ce n'est pas tant l'histoire, qui comme je l'ai dit, est malheureusement assez banale, un homme qui aime une femme qui ne veut plus être un homme, le regard de la société étant ce qu'il est... bref ce n'est pas tant l'histoire que la façon de la servir, avec justesse, tendresse même, mais aussi une bonne dose de démonstration glaciale que ces idylles sont vouées à l'échec en grande majorité, simplement parce que le reste du monde n'est pas prêt. L'exercice était périlleux : comment ne pas tomber dans la sensiblerie ? Comment ne pas faire du militantisme exagéré ? Comment dire ce qui est arrivé à Barry Winchell une fois qu'on a fait le choix d'expliciter tout ce qui était magique entre lui et Calpernia ? Il y a une audace véritable, et Lee Pace n'est que le dernier maillon de cette chaîne vertueuse, mais quel maillon.
En effet, là aussi il faut bien le dire, il y a des tas d'acteurs qui auraient fait de Calpernia un personnage soit caricatural, soit sans substance. Ce n'est pas tant le personnage que la façon de l'interpréter qui m'a éblouie. Car sans Soldier's Girl, il faut bien le reconnaître, je serais probablement encore très méprisante vis-à-vis du métier d'acteur qui me donne rarement l'occasion de m'extasier sur le travail effectué. Sans Soldier's Girl et, de facto, sans Lee Pace, je n'aurais sans doute pas fait évolué ma mentalité et mon approche sur ce point...

Avouons-le, ce qui fait aussi l'intérêt de ce téléfilm, c'est son sujet, tout simplement. Même si on ne ne sent pas personnellement concerné par la "cause" (et c'est mon cas, moi qui suis hétéro quasiment à 100%), on ne peut que s'indigner de l'état d'esprit qui règne dans l'entourage militaire de Barry Winchell, et qui est la cause de ce final dont, non, n'insistez pas, je ne vous dirai rien, sinon que vraiment on vit dans un monde pourri. Mais dans ces circonstances si particulières, le personnage de Barry apparait, comme Calpernia le prédit d'ailleurs dans la scène d'ouverture (voir plus haut), comme infiniment touchant, et profondément humain. On sait, en fait, relativement peu de choses de lui (et notamment de son histoire amoureuse), mais en dépit du fait qu'il ne soit de toute évidence pas une flèche, il a ce qu'on appelle une grande intelligence émotionnelle, et surtout il est d'une pureté incroyable. Il ne juge personne et surtout pas Calpernia, ni pour ce qu'elle a été, ni pour ce qu'elle est, ni pour ce qu'elle veut devenir, ni pour ce qu'elle fait, il la respecte et la soutient... c'est juste qu'à certains moments les choses sont trop compliquées pour lui. Un personnage incroyable... pas parfait, pas idéalisé, très humain au contraire, avec des failles et des défauts, mais avec un coeur en or, ça c'est sûr.

Il y a donc de multiples raisons de voir Soldier's Girl, et je suis sûre que vous saurez en choisir une pour le regarder à votre tour car, je ne sais pas si vous avez remarqué, mais j'ai un peu eu le coup de coeur, quand même...

2 janvier 2009

Service après-vente

On ne le dira jamais assez mais les soldes commencent dés janvier. Pour vous qui n'avez pas forcément eu la possibilité de tester nos premiers produits de la rubrique A vendre, joli, pas cher, une seconde chance s'offre à vous. Je vous promets en effet un échantillon, gratuit et sans obligation d'achat.

Je le prouve aujourd'hui avec cette offre de la nouvelle année : l'un de nos fournisseurs diffusera sur son antenne The Good Shepherd, film avec Matt Damon et Robert De Niro, bon, limite, on s'en fout, film permettant d'entr'apercevoir Lee Pace à plusieurs reprises. Certes, il s'agit d'un rôle plutôt secondaire, mais il est tout de même récurrent en plusieurs points du film, et surtout il y a un moment où il pisse sur Matt Damon, ce qui fait toujours plaisir. Ah, là, les comparaisons avec Pushing Daisies vont être difficiles, quand même.

IAmGonnaPeeOnYa

Si vous pouvez voir Canal+ demain soir, faites-vous une nouvelle idée de notre produit-phare de l'automne !

Toujours pas de réaction sur les épisodes SPACE 2063 que je vous avais gentillement offerts ? Bien bien bien, bah écoutez, je ne sais même pas si je vais vous donner les résultats de la Pitchenette si c'est comme ça. Je suis une Artiste, moi, je ne peux pas travailler dans ces conditions !

26 décembre 2008

Et le pire, c'est que j'y ai vraiment cru

Cette année, ma liste de Noël n'était pas longue, mais elle était détaillée. Une sorte de deux en un incluant un tutorial, si vous voulez. Hélas, le vieux barbu ne m'a pas offert la seule chose qu'on pouvait m'offrir pour me faire plaisir, cette année, en dépit de mes indications pourtant si précises. J'ai réalisé que tous les autres cadeaux de ma liste ne m'auraient pas autant plu que celui-ci, même s'ils m'avaient tous été offerts.

Mais il y a des gens, on a beau leur donner toutes les indications, ils s'entêtent à mettre à côté.

PieNoel

J'avais pourtant bien spécifié :
"Cher Pie Noël, pour le 25 décembre, je voudrais un renouvellement surprise ; pour ce faire, contacte Variety et TVGuide pour leur dire que finalement, tu as réfléchi et vu que les signatures de la pétition ont plus que quintuplé en un mois, depuis l'annonce, tu t'es ravisé ; puis fais vite signer des petits contrats à tout le monde pour que, quand la série de David E. Kelley subira d'invariables changements de casting (Kelley, on l'aime aussi pour ça), tout le monde n'ait plus qu'à retrouver le chemin du Piehole..."
Mais rien à faire.

Avec le décès d'Eartha Kitt, c'étaient vraiment les plus mauvaises nouvelles de ce Noël.

14 décembre 2008

Eviter l'inéluctable

Ce n'est pas quelque chose que j'ai décidé comme ça, un matin, consciemment, en me levant. La décision s'est prise sans que je m'en rende compte, quand j'ai décidé de ne pas regarder le 9e épisode, ou plus précisément, quand j'ai décidé de regarder autre chose à la place, et que je l'ai laissé là. Cela dit, c'est une bonne décision, et je vais m'y tenir.

C'est donc décidé : Pushing Daisies ne va pas s'arrêter.

Je sais, c'est presque la fin, mais non, je suis désolée, ça ne va pas finir.

Comptearebours

Voilà, j'arrête le temps. Je regarde la première saison, la seconde, et puis je ne vais pas au bout et j'arrête là, et comme ça, juste comme ça, Pushing Daisies n'a pas de fin. Il n'y aura jamais de series finale.

C'est finalement très simple. Il suffit que j'arrête de regarder pour que ça ne s'arrête jamais.

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Pushing Daisies de SeriesLive.

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11 décembre 2008

MPAA mal

On dit souvent combien Hollywood est un milieu hypocrite. C'est la loi du milieu qui veut ça : on se tape amicalement dans le dos devant les caméras à un press junket, on applaudit avec un large sourire aux Emmys, et ensuite on vitupère dans le dos les uns des autres. Mais aujourd'hui, on en a une nouvelle preuve flagrante : Dan Glickman se fend de déclarations, à l'occasion d'une quelconque manifestation, à propos du téléchargement. Pourquoi payer plus d'attention à ce qu'il dit qu'aux propos de n'importe quel autre clampin ? Eh bien, ce bon vieux Danny est quand même un peu le président de la MPAA, la Motion Picture Association of America, autrement dit le chasseur de pirates le plus célèbre au monde.

Bon alors, que nous dit Danny aujourd'hui ? "La crise économique rend [le problème du piratage] bien plus sérieux que par le passé".

Danny vient-il de débarquer dans notre réalité ? Pas du tout, il vient juste d'expliciter une donnée du problème du téléchargement qui était jusque là reconnue par tout le monde, sauf l'industrie concernée au premier chef : la question économique. Comme quoi, ce n'est pas simplement une histoire de vilains pirates inconséquents, finalement, le téléchargement a bel et bien des motivations plus profondes...
Je ne vais pas vous parler du prix aberrant des albums (surtout vu la politique absurde de sorties de la plupart des Artistes occidentaux), ce n'est évidemment pas le sujet de ce blog. Je ne vais pas évoquer le problème du prix exorbitant d'UNE place de cinéma (avec laquelle on peut en général se nourrir pendant deux jours), parce que le cinéma, je veux bien faire des efforts mais faut pas abuser non plus. Non, je vais vous parler du prix grotesque d'un coffret DVD de série, en toute logique.
Ou plutôt non, je ne vais pas vous en parler, vous savez comme moi ce que ça coûte : les tarifs en vigueur vont du bras au rein, selon la popularité de la série, le nombre d'épisodes dans la saison et l'éditeur (ainsi que le sens du vent, l'âge du capitaine et le nombre de barreaux de chaise). Signalons quand même un certain nombre d'abus, certes, en diminution, mais quand même bien d'actualité, à l'instar des saisons découpées en deux coffret, chacun vendu au tarif de ce que devrait coûter une saison complète, ou encore la manie de rééditer encore et encore certains "classiques" (j'ai pas dit culte, je suis perchée !) avec un tout petit plus produit qui justifie bizarrement l'ajout de 5€ sur la facture.
Et à côté de ça, le pépère nous sort : "Bah ouais, c'est cher, les gens vont pas avoir les moyens".

Nan mais, attention, hein, je ne critique pas Danny sur ce coup ; il a raison de le dire, on n'aura jamais attendu que plusieurs années que les grands manitous de l'industrie comprennent le problème.
Non, je critique Danny sur autre chose : la méthode. Parce que la continuité logique, pour Danny, qui est un peu mou du bulbe mais peut-on le lui reprocher vu qu'il travaille dans le cinéma, c'est qu'il faut... accrochez-vous au pinceau, il retire l'échelle... PROTEGER LES DROITS DE LA PROPRIETE INTELLECTUELLE. Bah ! C'est évident pourtant, parce que :
- jusque là personne ne s'en était occupé
- si les gens n'achètent pas, c'est forcément leur faute, pas celle de l'industrie concernée
- si les gens n'ont pas les moyens d'acheter, on va les forcer
Tant de cohérence, ça me fascine.

Tout le monde se serre la ceinture, et Chéri Bibi, lui, tout ce qu'il trouve à dire, c'est qu'il va falloir renforcer les dispositifs légaux ! Parce que, oui, baisser les prix, s'adapter au contexte économique, que ce soit bien clair, IL N'EN EST PAS QUESTION ! Nan mais, vous avez cru quoi ? Que manger, payer votre loyer et votre essence, c'était plus important que de regarder des divertissements légalement ? Mais vous vivez dans quel monde, au juste ? N'importe quoi, vous, vraiment... heureusement que Danny a la tête sur les épaules, lui.

Juste pour rire, je vous en remets une louche en complément. Bon, c'est pas tant applicable à la série télé qu'au cinéma, mais ça fait marrer un brin quand même.
Sur les centaines de films américains sortant chaque année sur le marché, "pas plus de 20 sont autorisés dans les cinémas chinois" a indiqué notre comique en herbe. "Ceci alimente le marché noir", qu'il nous dit. Du coup, il préconise que les films américains bénéficient d'un meilleur accès dans les pays du monde les plus peuplés, estimant que cela permettrait aux studios américains d'investir plus d'argent dans l'économie locale. (source : AFP)
Traduction parce que c'est le matin et que tout le monde n'est pas forcément réveillé : "Les sous c'est comme les milk shakes à la fraise : on n'en a jamais assez". Apparemment, Danny Boy n'a pas pensé un seul instant que ça pouvait aider l'industrie du cinéma, cette politique, mais... celle de Chine. Non, il s'en fout Danny, il est de la MPAA pour America, pas pour China ! Hé. Gé. Mo. Nie ! Mo. No. Po. Le ! Enfin, quoi, il faut vous le dire en chinois ?

Bon, allez, je retourne bosser moi. C'est pas le tout, mais si je veux être rentrée suffisamment tôt aujourd'hui, et voir le dernier épisode en date de Pushing Daisies qui, à l'heure qu'il est, m'attend bien au chaud...
Hm ? Moui Danny, je pense à toi, te bile pas, copain. D'ailleurs, on va en reparler, de la crise, t'inquiète...

4 décembre 2008

Pour plus de posts sur ladytelephagy, faites le 1

Préambule : ladytelephagy, c'est le nom du blog, les petits. Pas de l'auteur. Nan je précise parce qu'en plus à force, les requêtes, là, c'est limite trop facile. Vous ne prenez aucun risque. Comme celui de tomber sur un skyblog, par exemple.

- "ladytelephagy est mon rendez-vous quotidien préféré"
Je sens qu'il y a des gens qui ont pris goût aux posts quotidiens en novembre... Mais bon, quotidien, quotidien... allez, bien parce que c'est vous, j'vais voir c'que j'peux faire. Après, je garantis pas la qualité, du coup. Forcément. Tiens, la preuve.

- "dis ladytelephagy : qu'est-ce qu'on regarde ce soir ?"
Eh bien, on est jeudi et je n'ai pas Canal+ pour regarder Pushing Daisies... C'est donc le jour de la non-fiction avec Envoyé Spécial. Ou alors c'est jour de DVD, c'est selon. D'façons moi je serai pas rentrée pour 21h, et je dois emballer mes cadeaux de Noël, donc ça va être vite vu.

PS : belle brochette de lèche-bottes...

- "brenda farcis"
Mince alors, c'est contagieux. Mon conseil : gratinez à la mozzarella, c'est plus fondant que le parmesan.

- "l'affectif dans les série télé"
Les gars, eh, les gars ! J'ai trouvé un téléphage intelligent ! Pistez son IP, il est peut-être des nôtres et il ne le sait pas encore !!!

- "acteur de cinéma a quoi sert ce metier"
A rien, c'était pour faire avancer le Schimilimilibimliibili...

Avec des posts de cette qualité, pas étonnant que ladytelephagy soit votre blog préféré. A tous les quatre. Quand on pense que depuis presque trois semaines j'ai triplé mes visites et ce sont toujours les mêmes qui causent...

3 décembre 2008

lady, ne vois-tu rien venir ?

Vous trouvez pas que c'est la déprime en ce moment ? Moi, si. Plus de pilote, plus rien. Ah, non, là j'ai vraiment du mal. Comment voulez-vous être pilotovore en une telle période de l'année ?! C'est comme être un bonhomme de neige en juillet...

La bonne nouvelle, c'est que dans quelques semaines, la midseason commence, et alors, côté pilotes, les affaires vont reprendre. Je m'en régale d'avance. D'ailleurs, tellement en avance, que j'ai bien envie de commencer à me demander ce que je vais surveiller du plus ou moins près. Vous êtes avec moi ? Allez, on y va.

The Unusuals - ABC : il y a quelques semaines de ça, Amber Tamblyn, je m'en battais un peu l'oeil. Non que j'ai détesté Joan of Arcadia mais, enfin, avouons-le, je ne suis pas ultra-fan. C'est c'est au même niveau qu'Everwood, pour moi : il y a toujours eu un truc qui ne collait pas, même si je reconnais que c'était une série de qualité. Et puis j'ai vu The Sisterhood of the Travaling Pants 1 et 2 (on en a parlé dans le post sur America Ferrera, rappelez-vous) et maintenant j'ai bien envie de voir ce que ça va donner, car l'actrice, en fait, me botte bien. L'histoire largement moins. Ce ne sera pas ma priorité mais je vais garder un oeil dessus.

Castle - ABC : vu que j'ai pour Nathan Fillon une certaine affection (et qu'elle se passe très bien de l'entendre parler), et que oui, de toutes façons, je mange du pilote le matin au petit déjeuner (dans un grand bol de lait), évidemment je vais regarder la série quand elle débarquera. Mais Seigneur, qu'est-ce que c'est encore que ce concept de merde ? Je ne donne pas cher de ma réaction là-devant.

Dollhouse - FOX : franchement, j'ai l'impression que ça fait des mois qu'on nous bourre le mou avec cette série, et je suis déjà lassée. C'est quand même un peu tragique. En plus, je dois dire que le principe, bon... pourquoi pas mais ça fait quand même un peu réchauffé. Faut voir, quoi. Je suis pas acquise par avance, en tous cas.

Courtoom K - FOX : je viens de découvrir l'existence de ce projet sur la liste des nouveautés de la FOX, et je lis qu'il s'agit d'avocats, et que le producteur exécutif en est Paul Attanasio. Stop ! Say no more, je vais jeter un oeil. Mais Naka devait déjà être au courant, Michael Landes est au générique...

Outnumbered - FOX : tiens, un sitcom. Tiens, une adaptation de série britannique. Je réprime un bâillement et je mets ça tout au bas de ma liste.

Lie to Me - FOX : alors, bon, sentiments mêlés sur ce coup. Le côté pour, c'est que j'aime bien l'approche (se baser sur le language non-verbal pour réfléchir, c'est bien, c'est pas trop cerveau gauche). Le gros côté contre c'est évidemment que c'est encore pour des enquêtes (ce serait marrant que tous ces gens-là mettent leurs capacités au profit d'autre chose, pour changer... je sais pas, un assureur ou un employé du service social, enfin, qu'on trouve autre chose que les éternelles enquêtes criminelles, zut à la fin). Je n'en verrai sans doute que le pilote, et il faudra qu'il soit au-delà du brillant pour que je continue ensuite.

The Listener - NBC : première réaction, l'ennui. Le personnage principal peut lire dans les pensées des gens. On redoute les enjeux de type enquête criminelle, encore. L'espoir n'est que faible quand on apprend que pour une fois, le monsieur n'est pas flic, ou détective, ou enquêteur... non, il est ambulancier. Si New York 911 ou Preuve à l'appui nous ont appris quelque chose, c'est que ça n'empêche absolument pas d'être partie prenante dans des enquêtes. Je crains donc le pire.

The Philantropist - NBC : en voilà une idée originale, quand même ! Non seulement un monsieur riche va jouer les Robin des Bois, mais en plus apparemment, il va aller le faire dans le Tiers-Monde ! Il faut quand même les avoir bien accrochées pour proposer une idée pareille (qu'évidemment 1 spectateur sur 100 pourra suivre, pour les mêmes raisons testiculaires). Allez, franchement, ça fait plaisir, voyons ça !

The United States of Tara - Showtime : on va être honnêtes, c'est un projet que je suis du coin de l'oeil depuis un bout de temps (il en était déjà question à la saison précédente mais, vous savez bien comment les choses ont tourné l'an dernier). C'est en tous cas une idée originale, même si je ne sais pas trop à quoi m'attendre au final, le pitch laissant imaginer aussi bien de la comédie facile que du drame copieusement dérangeant. Quand le pilote va passer, vous allez y avoir droit, ça c'est sûr.

Harper's Island - CBS : sur le principe, j'aime l'idée de base : un Dix Petits Nègres moderne pour se donner des frissons faciles. Après, il faut voir ce que ça donne, que ça ne vire pas à la série B voire Z. La bonne nouvelle, c'est qu'on ne pourra pas rajouter de nouveaux personnages à tuer tout le temps, donc on devrait éviter de trop tourner en rond. C'est ma plus grosse crainte vis-à-vis de cette série : que ça tourne à la mords-moi-le-noeud, sur le modèle LOST.

Concrètement, ce sont les nouveautés qui ont le plus attiré mon attention. J'en oublie peut-être, et peut-être que tous ne verront pas forcément le jour. Mais, bon, voilà à quoi va ressembler la deuxième partie de la saison. C'est pas hyper brillant... mais ptet aussi qu'il faut que j'arrête de rechercher un remplaçant à Pushing Daisies ?

30 novembre 2008

Tomber pour The Fall

Je pense qu'il y aura toujours un avant et un après The Fall. C'est bizarre parce qu'on arrive à presque 27 ans de téléphagie en se disant qu'on a déjà vu suffisamment d'images pour être plus ou moins blasée, et, en fait, non. Pour mon premier (et dernier ?) post à vocation à peu près cinématographique, je voulais donc parler de ce film qui m'a vraiment touchée au cœur. J'en ai déjà glissé un mot lorsque je vous ai brossé le parcours de Lee Pace, mais ce n'était vraiment pas assez à mon goût. Ce sont des films comme celui-ci qui me rappellent au bon sens, et me permettent de me souvenir que le cinéma ne mérite pas toujours mon plus royal mépris, simplement parce que je suis avant tout une téléphage. D'ailleurs, la télévision ne pourrait pas nous offrir The Fall.

J'expérimente donc une nouvelle forme de post, lançons-nous dans cette nouvelle aventure ensemble !

C'est quoi le nom du film ? The Fall
C'est plutôt quel genre ? Épopée initiatique.
Qui on connaît là-dedans ? Lee Pace, de Pushing Daisies. Et, en ce qui me concerne, juste lui.
Ça date de quand ? Le film a commencé à être tourné en 2004, il n'a été prêt qu'en 2006, date à laquelle il a commencé à être projeté dans divers festivals, mais il n'est sorti en salles aux States qu'en 2008. Je n'ai rien trouvé côté sortie en France.
En résumé, de quoi ça parle ? Une petite fille, Alexandria, s'est cassé un bras. Un jeune homme, Roy, s'est cassé les deux jambes. Tous deux tuent le temps dans un hôpital des années 20 en Californie.

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En moins résumé, de quoi ça parle ? A la petite Alexandria qui rôde dans les couloirs de l'hôpital où il est cloué au lit, Roy raconte une histoire qu'il invente au fur et à mesure, et que la petite fille imagine en y incorporant les éléments et personnes qu'elle connaît. La démarche de Roy n'est cependant pas tout-à-fait désintéressée puisque le jeune homme, qui s'est cassé les deux jambes alors qu'il effectuait une cascade pour un film (et qui a le coeur brisé parce que sa petite amie l'a aussi largué pour l'acteur principal dudit film), est dépressif, voire suicidaire. Il espère que la petite, qui elle, peut circuler dans l'hôpital, lui volera de la morphine à la pharmacie. Pour la tenir en haleine, il invente donc le personnage d'un bandit masqué qui s'entoure d'une équipe d'autres comparses d'horizons divers, tous ayant en commun d'avoir une dent contre le gouverneur Odius, qui porte incroyablement bien son nom, et leur a joué à tous des tours pendables et cruels. La route pour aller régler son compte au gouverneur est semée d'embûche, l'homme étant très puissant. Plus tard, Alexandria parviendra à pourvoir Roy en morphine, d'abord timidement puis sans retenue, ce qui fera perdre de son self-control au conteur. A travers la fiction, il racontera donc beaucoup plus sur lui, créant ainsi un lien avec la petite fille.
Et ça finit comment ? Ni bien, ni mal. Mais de très belle façon quand même.

Pourquoi c'est bien ? On sait tous que la raison numéro un pour laquelle j'ai regardé ce film, c'était Lee Pace, donc ce sera de façon un peu prévisible l'une des raisons qui me l'ont fait aimer. Mais pas seulement. La petite qui joue Alexandria est par exemple très impressionnante. Et puis surtout, The Fall raconte en fait 3 histoires en une : celle de Roy et Alexandria, à l'hôpital, où se jouent pas mal de choses très dramatiques, celle du bandit masqué et de son équipe, dans des décors, wow, simplement somptueux (et ce, sans image de synthèse, peu d'effets spéciaux, que des décors naturels dans divers pays du monde, un vrai présent pour les yeux), et une troisième... une troisième histoire à demi-mots, mais sitôt qu'on donne toute son attention au film (où il se passe, quand, quelques petits détails... et évidemment son final), on s'aperçoit que cette troisième histoire est au moins aussi passionnante que les deux autres. The Fall est un film très humain, mais aussi magique, un peu morbide mais définitivement onirique, réaliste et fantaisiste, une magie de tous les instants. J'ai découvert ce film il y a environ deux mois, et je l'ai déjà regardé sept fois. Je crois que c'est assez révélateur, surtout venant de moi. C'est une telle obsession qu'un passage du film est devenu ma sonnerie de portable (moi qui met d'ordinaire toujours mon portable en vibreur... d'ailleurs j'aimerais tellement avoir plus d'appels, depuis deux mois !).
Pourquoi c'est pas bien ? Je peux concevoir qu'il y ait des passages qui rendent les choses assez indigestes. Dans ce flou artistique qui domine (parce que les lignes entre les trois différentes histoires se brouillent, la plupart du temps à dessein), on ne sait plus où donner de la tête ; bizarrement, d'un autre côté, il y a certaines longueurs dues au fait qu'on regarde avant tout Roy et Alexandria évoluer ensemble, tisser quelque chose, le but étant de ne pas juste montrer que Roy utilise Alexandria, mais que c'est plus ambigu, et pour l'ambigu, il faut du temps. Et surtout, stylistiquement, il y a quelques lourdeurs, comme cette étrange façon de mettre du ralenti là où on n'en avait pas nécessairement besoin (appelez ça l'héritage Matrix si vous le voulez, ou juste un peu de masturbation de réalisateur, on parle du mec dont le premier film était The Cell, quand même). Et puis évidemment, les habitués des blockbusters efficaces en seront pour leurs frais, les choses y sont loin d'être aussi lisses, oscillant entre conte fantastique pour enfant (parfois un peu linéaire) et scènes parfois assez dures (en général quand on commençait à se détendre), bref, je le sens, ça ne plaira pas à tout le monde.

Ah, les joies du cinéma ! Souvent, quand je regarde un film, j'imagine ce qu'il a fallu faire pour aboutir à ce résultat. Ici, je note surtout qu'une gamine de, quoi, sept ans, a dû embrasser Lee Pace, que plusieurs acteurs ont dû nager avec un éléphant, et que tout ce petit monde s'est baladé en Inde, en Espagne et probablement d'autres pays sublissimes. Je n'ai pas encore décidé de quoi j'étais la plus jalouse.
La réplique qui tue : Alexandria à Roy qui fait subir mille tortures à ses bandits imaginaires, vers la fin du film (c'est pas un spoiler si même la bande annonce du film en fait mention !) : "You're making that up". Une réplique simplement magique dans ce contexte !
La scène qui tue : Je veux vraiment vous offrir un extrait du film, parce que selon moi, on ne peut jamais être convaincu par le simple usage de l'écrit quand le résultat est en images et en musique. Ce n'est pas pour rien que dans ce blog, je vous propose souvent plus que mes simples mots pour vous donner envie d'être curieux ! Mais d'un autre côté, le choix est rude, car entre les scènes visuellement sublimes mais pas nécessairement très attrayantes sur les autres aspects, les autres plus intimistes mais pas forcément compréhensibles hors-contexte, et celles que j'adore juste par goût personnel maintenant que je connais le film sur le bout des doigts... non, vraiment, c'est pas gagné de choisir. J'ai donc opté pour cette scène où, ayant été attirés dans un piège par un prêtre, les bandits sont attachés en plein désert en attendant la mort. Apparaît alors, pour la première fois, l'avatar d'Alexandria dans l'histoire, profitant que Roy est en train de sombrer suite à l'absorption massive de morphine pour s'arroger le rôle de la fille du bandit masqué, et le sauver par la même occasion d'une mort certaine. On ressent la désorientation du bandit masqué, le soleil de plomb et surtout on tombe sous le charme d'Alexandria, si ce n'était encore fait.

TheFall___Extrait

Une note ? CagoulesCagoulesCagoulesCagoulesCagoules
5 cagoules sur 5, ça semble même un minimum à mes yeux. Après, je ne démens pas être devenue totalement partiale sur le sujet...
Bilan :
The Fall est un film superbe, vous y découvrirez un univers esthétiquement impressionnant, une histoire pas absolument philosophique, mais en tous cas particulièrement belle et envoûtante, deux personnages (et acteurs) d'une symbiose épatante, et évidemment, le plaisir de retrouver Lee Pace dans, en fait, deux rôles, tous deux très différents de la prestation que vous lui connaissez certainement dans Pushing Daisies. Je vous obligerais bien à le regarder, mais je ne peux pas. Par contre, je peux vous encourager de toutes mes forces. C'est l'affaire d'un cagoulage de deux ou trois heures, et ensuite vous verrez les choses autrement.

Pour être tout-à-fait sincère, je n'estimerai que ce post n'aura eu du succès que si vous répondez sur la forme de ce post comme sur le fond, ce qui implique que j'espère vivement qu'au moins l'un d'entre vous regardera le film. Je sais, j'en demande beaucoup. Mais sinon à quoi ça sert ?

27 novembre 2008

Comme il est bon de ne pas connaître Pushing Daisies !

Ce soir, oui-oui c'est ce soir, j'ai peut-être oublié de le mentionner lors de mes multiples posts précédents sur la série, Pushing Daisies fait ses débuts sur Canal+. Ce soir, des milliers de gens vont découvrir la série. Vous en faites peut-être partie ?

Pour vous, tout commence ! Tout est à découvrir, tout est devant vous ! Une première saison, toute entière, va vous être délivrée, et vous ne la connaissez pas encore, non, vous n'en savez rien ! Vous ne connaissez pas encore Ned, ni Chuck, ni Emerson, ni Olive, ni Digby, ni Pigby, ni le Piehole, ni tante Lily, ni tante Vivian, ni les marguerites, ni les abeilles, ni les tartes ! Vous n'avez pas encore vu le monde en couleurs !

C'est une saison de 9 épisodes merveilleux qui vous attend, mais, à quelques minutes des premières images, tandis que défilent le dernières publicités, vous en ignorez tout. Tout sera une découverte, tout sera une surprise. Et ce sera une saison à l'issue de laquelle vous saurez qu'une seconde vous attend. Et d'elle non plus vous ne savez rien, d'ailleurs.
Vous n'avez encore rien vu, mais juste après ce dernier jingle, vous allez en prendre plein les yeux ! Et plein le cœur...

Il est 20h45 et vous ne connaissez pas Pushing Daisies.
Comme je vous envie, chers téléspectateurs de Canal + !

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