Canalblog Tous les blogs Top blogs Films, TV & Vidéos Tous les blogs Films, TV & Vidéos
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
ladytelephagy
Publicité
pretty handsome
28 septembre 2009

Pilote automatique

Sacrée journée que celle d'hier ! Huit pilotes en moins de 24h (avec les posts qui font bien comme vous pouvez le voir dans la colonne de droite), ça fait un bien fou ! Je devrais faire ça plus souvent. Finalement, ce n'est pas une si mauvaise idée que de regarder tous les pilotes de la semaine passée en une seule journée... bon, quand je dis "tous", on se comprend. Tant que faire se peut, quoi. Par exemple à mon grand regret, je n'ai pas eu le temps pour Flash Forward (et plus j'attends, plus je crains d'être déçue, alors que si je m'étais lancée sans attendre...). Mais quand même, l'expérience sera à renouveler dans un futur que j'espère proche.

Pour une pilotovore telle que moi, ce genre de journée, c'est évidemment le pied. Mais d'ailleurs, saviez-vous qu'en plus de dévorer des pilotes de série le matin au petit déjeuner (dans un bol de lait), il m'arrive fréquemment d'en revoir certains, juste pour le plaisir ? Car il y a quelques années, j'ai découvert qu'un pilote a la particularité d'être non seulement une délectable initiation à un nouvel univers de fiction, mais aussi, ensuite, d'être un épisode savoureux à regarder avec du recul, une fois qu'on a vu tout ou partie de la série.

Alors du coup, je me suis amusée à faire un top des pilotes que j'ai regardés volontairement le plus de fois. J'insiste sur le volontairement, parce que je ne compte pas ceux sur lesquels je suis tombée par hasard. Non, ceux que j'ai fait exprès de regarder, encore et encore, à l'aide de rediffusions, de DVD ou autres... Et évidemment, je parle de pilotes seuls, et pas de pilotes vus dans le cadre d'une intégrale.

1 - Une Nounou d'Enfer - 8 fois
Oh, au moins. Les rediffusions de Hem6 aident bien, c'est sûr, mais à chaque fois je me remets devant de bonne grâce (et avant le coffret DVD, j'enregistrais chaque fois que je regardais). Pourtant, a contrario de la plupart des autres épisodes, la première saison et plus encore le pilote ont énormément vieilli. Mais ce serait contre nature que de refuser ces retrouvailles.

2 - SPACE 2063 - 4 fois
Je sais, le nombre est étonnamment bas. Il faut dire que le pilote est tout de même double, ce qui décourage un peu. Qui plus est, avec cette série, mon régal est aussi de prendre pour cible de mes rediffusions plutôt un épisode ultérieur, genre Reste chez les morts, ou Très chère Terre. Ou Qui pilote les oiseaux. Ou Poussière d'étoiles. Ou... oh, il y a tellement, des épisodes préférés, dans cette série. Une bonne vingtaine, je dirais.

3 - A la Maison Blanche - 4 fois
En plus de regarder la série avec attention, je m'en suis aussi servie pour mes expériences de contagion intensive sur deux personnes. Et comme je suis un agent bactériologique consciencieux, j'ai regardé ce pilote avec elles. D'ailleurs cycliquement, je me dis que je me referais bien une intégrale, et puis le temps manque... mais il est très possible qu'à la faveur d'un peu de temps libre, ce pilote monte dans le classement.

4 - Battlestar Galactica - 3 fois
Si la toute première fois, un acte complètement non-prémédité, est un très grand souvenir de téléphagie, les deux suivantes, placées sous le signe de la contagion, ont été marquantes également. Il est assez excitant de regarder un tel pilote avec quelqu'un qui le découvre, et l'animation se fait alors aussi bien à l'écran que sur le visage du cobaye.

5 - Oz - 3 fois
Je lis sur votre visage l'expression qu'ont les lecteurs qui se disent "ouais, et quoi de neuf sinon ?". C'est vrai que pour le moment ce petit classement n'étonnera pas grand monde ; les vraies surprises viendront plus tard dans le classement. Il n'est en effet pas très étonnant qu'on trouve l'un de mes classiques après... quatre autres de mes classiques.

6 - Pushing Daisies - 3 fois
Shocker ! L'auriez-vous imaginé ? Je suis même étonnée que ce chiffre soit si modeste. Mais dans quelques années, il y a fort à parier que ce pilote aura grimpé, peut-être même allant jusqu'à atteindre la deuxième place de ce classement. Après tout, n'oublions pas que la blessure est encore fraîche.

7 - Le Cœur a ses Raisons - 3 fois
Eh oui ! C'est assez étonnant de trouver cette série ici, quand j'en parle peu par ailleurs. Mais quand je l'ai découverte, il y a eu pour cette série quelques semaines d'ivresse pendant lesquelles je me suis enfilé les deux premières saisons. Une de ces périodes de fringale mono-obsessionnelle dont je me suis fait une spécialité, et qui devient même dangereuse pour mon entourage, qui se voit harcelé : "tu devrais regarder ce pilote, tu devrais regarder ce pilote, tu devrais regarder ce pilote !". Jusqu'à ce que, de guerre lasse, ils regardent effectivement ce pilote avec moi, ce qui a invariablement pour effet d'aboutir à la conclusion suivante : "ouais, bon, c'est pas mal... mais pas autant que tu me l'avais laissé pensé". Fallait pas insister.

8 - Reba - 3 fois
Même syndrome, mêmes conséquences. Après avoir vu le pilote (et ce qui a suivi) deux fois à environ un an et demi d'intervalle, j'ai entrepris de faire découvrir le pilote à ma soeur qui, c'est le moins qu'on puisse dire, s'est montré assez tiède au sortir du visionnage. C'est vrai que l'accent texan, je le reconnais, c'est pas à la portée de tout le monde. Moi-même au début j'avais du mal d'ailleurs. Mais bon, ça n'a pas trop bien marché. A part pour moi qui, du coup, ai regardé le pilote une troisième fois.

9 - Pretty Handsome - 2 fois
Ah, là on commence à discuter ! Pour un pilote qui a, grosso-modo, un an, la performance est pas mal dans le genre. Rétrospectivement, il m'apparait comme évident que cette série aurait figuré en bonne place dans mon classement perso si elle avait été achetée. Ah, imaginer que pendant une saison, j'aurais pu me délecter de Pushing Daisies et de Pretty Handsome en même temps, ça me donne des frissons... Avec ces deux mamelles téléphagiques, j'aurais été une téléphage repue.

10 - True Blood - 2 fois
Comme quoi il n'y a vraiment pas que les séries que j'adore qui ont les honneurs de rediffusions de pilote. En l'occurrence, c'est vrai que je comptabilise le preair du pilote comme 1 fois, et le pilote définitif comme une 2e fois, ce qui nuance quelque peu le propos, mais quand même. Je veux dire que, franchement : qui s'attendait à ce qu'on trouve une série avec des vampires dans le top des épisodes que je regarde le plus souvent, et de mon plein gré ? N'est-ce pas. Bon, une troisième fois, cela dit, ça n'arrivera pas. Courageuse mais pas téméraire.

Je me demande si je suis la seule à faire ça, regarder des pilotes (sans forcément embrayer derrière sur tout une saison, a fortiori toute une série) que j'ai déjà vus. Si ça vous est arrivé, ça m'amuserait de voir à quoi ressemble votre palmarès : est-ce que ça reflète vos goûts ?

Publicité
23 mai 2009

Gleetter

On a parlé l'an dernier, à l'occasion de True Blood principalement, de ces séries qui sont retravaillées avant leur diffusion alors qu'une version (plus ou moins) aboutie du pilote existait déjà. La raison en est évidemment que des tests sont réalisés en amont de la diffusion (c'est aussi "grâce" à eux que des séries comme Pretty Handsome ou Faceless ne voient pas le jour) et que des recalibrages sont effectués de façon à obtenir les résultats maximum une fois à l'antenne. Les périgrinations de Dollhouse sont aussi là pour nous rappeler que ce que l'on voit n'est pas nécessairement ce qui a voulu être fait.

Dans le cas de True Blood, je persiste à dire que le pilote valait cent sous de plus dans sa première version, avec les scènes coupées et tout. Je trouve en revanche très dommage que certaines scènes qui se trouvaient à l'origine dans le pilote de Glee n'y aient finalement pas trouvé leur place... et comme je suis tombée dessus et que je suis pas un rat, c'est cadeau.

- La scène d'ouverture :
Glee_coupee1
On a vu avec l'affaire Brothers & Sisters sur TF1 qu'une scène d'ouverture, même en apparence anodine, se doit d'atteindre rapidement et facilement son but, et que sa disparition entraîne des conséquences parfois non-négligeables. Sauf que sans la comparaison, il est impossible de déterminer que la faiblesse provient de ladite scène d'ouverture. Pour Glee, c'est à présent chose faite. L'introduction nous met tout de suite dans le contexte des glee clubs, auxquels en France, il faut le dire, nous sommes peu familiarisés, si ce n'est par des découvertes télévisuelles ou cinématographiques antérieures. L'ambiance est immédiatement là, avec en prime une explicitation du rôle de Mrs Adler, dont on entrevoit la photo dans le pilote diffusé cette semaine sur la FOX ; de ce côté c'est une grande perte car dans le pilote "officiel", son influence est diminuée, alors qu'elle est fondamentale dans la quête du prof qui tient le rôle principal. Ajoutons que quand on voit cette scène, même si elle ne dure qu'une minute et demie, on trouve moins chaotique l'entrée pétéradante du petit prof dans la cour d'école, qui est devenue par la force des choses la scène d'ouverture définitive.

- Les attermoiments du prof :
Glee_coupee2
Où l'on s'aperçoit qu'il manque un autre passages, et pas des moindres : un numéro musical ! Vraisemblablement abandonné afin de séparer les passages musicaux de l'intrigue (voir mon post au sujet du pilote, hier), il n'a pas grande valeur si ce n'est de symboliser le tourment du personnage principal (dont mon cerveau refuse, à ce stade et malgré deux visionnages, de mémoriser le nom). Par contre il a une incidence sur la "bible" de la série dans le sens où du coup, la petite prof Monk-esque n'apprend pas que l'épouse est enceinte. Cette ignorance est-elle choisie ou sera-t-elle réexplicitée ensuite ? Trop tôt pour le dire évidemment. Mais c'est assez dommage de se dire que du coup ce personnage perd en profondeur dans la version définitive, puisqu'elle en reste alors à croire que le prof et son épouse ont des soucis de couple, et donc de l'espoir. Il faut croire que son rôle a été diminué dans l'intervalle...

Les deux versions du pilote diffèrent également au niveau du montage (un rôle plus mineur étant donné dans la version définitive à l'ex-dirigeant du glee club, nous privant alors d'une excellente reprise de A Chorus Line... réutilisable plus tard elle aussi, mais dans ce cas où serait l'intérêt ?), qui donne au pilote diffusé une chronologie plus fluide (les auditions ont lieu avant les répétitions, et non après comme dans la version de test, qui employait apparemment trop les flashbacks pour être claire).

L'un dans l'autre on peut comprendre certains choix dans l'ordre des scènes, mais la coupure de l'intro est vraiment dommage ; cela dit c'est justement la scène qui est la moins susceptible d'être définitivement perdue. Ouvrons les paris pour voir si elle sera réemployée !

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Glee de SeriesLive.

22 mai 2009

Terrain gleessant

Glee_preambule

*claquement de cartilage*
Ryan, mon petit Ryan, tu pensais te mettre dans la poche tout le monde et n'importe qui avec ce projet de série musicale ? Oui, prenons les éléments des comédies musicales pour teenagers, et faisons-en une série avant que Disney ne le fasse... Inutile de jouer les innocents, les scrupules, ça n'a jamais été ton fort. Et plutôt que de bosser sur le perturbant Pretty Handsome, tu t'es tourné vers la facilité en te disant que les temps étaient durs. Ce genre de techniques, mon petit Ryan, ne marche pas un instant sur moi, autant que ce soir clair. Car en me laissant voir le pilote de Glee dés le mois de mai, tu as pris un gros risque : me laisser tout l'été pour l'épingler, le détricoter, le réduire en filaments avant la rentrée. C'est que, mon petit Ryan, si tu veux qu'on parle comédies musicales, figures-toi que tu vas trouver à qui parler : mon premier film était Grease, je connais Cats sur le bout des griffes, Jesus Christ Superstar est ma bible, j'ai grandi avec Les Misérables et Starmania en boucle dans mon lecteur à cassettes, je me repasse des extraits de West Side Story régulièrement, et s'il ne devait y avoir qu'une seule fan de Hair, ce serait sans nul doute moi (sur A Chorus Line, je ne prononce par contre pas, je n'ai fait qu'écouter le CD en boucle pendant des années sans avoir jamais pu voir le spectacle). Alors attention à ce que tu fais, j'ai l'oeil.
Je n'ai donc pas 16 ans, j'ai déjà vu de vraies comédies musicales, et j'ai la rancune tenace concernant l'annulation prénatale de Pretty Handsome, autant te prévenir, Ryan, tu vas trouver du répondant.

Les enjeux de ce post étant désormais clairement posés, étudions donc le pilote plus en détails.

Je vais commencer par vous parler des personnages, de vivantes caricatures du monde lycéen dans toute son horreur. Mais vous verrez bien vite que de ces personnages dépend tout le reste.
Dans un univers rappelant assez celui de Miss/Guided, on retrouve donc le professeur débordant d'idéaux, le vilain proviseur qui fait rien que de pas aider, les profs de sport forcément bornés chacun à leur façon, la petite prof mignonne mais un peu timbrée qui en pince pour le professeur tout gentil tout choupi, et du côté élèves, c'est à peine plus glorieux, avec une belle brochette de perdants plus vrais que nature, dont la petite nénette rongée par l'ambition et l'envie de prendre sa revanche sur son statut de paria, le gay qui est trop à la fashion mais n'a pas mué, la black grassouillette, l'asiat toute timide et un peu marginale, le pov' geek en fauteuil roulant et, pour que le tableau soit complet, il nous manquait le footballer avec des états d'âme, eh bien c'est fait aussi.

La bonne nouvelle, c'est que toute comédie musicale repose sur des stéréotypes. Et à ce titre, l'ensemble fonctionne étonnamment bien, parce que toutes ces pièces rapportées forment un groupe cohérent, c'est même complètement le thème de la série : l'effet de chorale, c'est quand toutes les personnalités s'additionnent pour ne former qu'une grande harmonie ('tain c'est beau ce que je dis, j'me ferais presque pleurer bordel). Ce qui aurait pu, donc, avoir l'air d'être une lourdeur, va aussi être une force, parce que très vite les personnages dépassent leur propre stéréotype tout en l'utilisant. On est sur le mode de la revendication : "je suis comme je suis, mais je peux être meilleur encore", et bien que le message ultra-positif puisse sembler être usé jusqu'à la corde, la bonne humeur et la naïveté ambiante de Glee font que ça donne au contraire une touche vivifiante à la série.

Côté musique à proprement parler, il y avait deux parti-pris possibles concernant la série :
- soit la comédie musicale dont les chansons sont intégrées dans l'histoire
- soit le spectacle musical dont les chansons servent de divertissement à chaque acte
Là encore, Ryan Murphy a choisi la facilité puisque les chansons ne servent pas (ou alors seulement de très loin, à l'instar du final) à décrire ce que ressentent les personnages, mais plutôt à organiser des petits moments de lâchage musical, avec des chansons empruntées à la culture populaire et pas spécifiquement écrites pour le show. Eh oui, n'est pas Cop Rock qui veut (*blink blink* chers lecteurs, on est fin mai, l'été approche). Mais comme on a justement choisi de faire se dérouler Glee dans le monde du lycée, il apparaît finalement que ce n'est pas si grave et que, même, c'est finalement plus aéré de cette façon. En évitant de jouer lourdement du pathos avec des chansons terriblement triste et larmoyantes, pour ne se concentrer que sur l'entertainment pur, le choix est clair : on veut passer un bon moment, pas détrôner Andrew Lloyd Webber (il aurait fallu se lever bien plus tôt pour ça de toutes façons !).

Et puis, une fois n'est pas coutume, Glee brille par ses personnages masculins, et notamment le petit prof et le footballer, qui ont tous deux des ambitions des plus intéressantes : être eux-mêmes et faire ce qui les rend heureux (et pas juste se faire remarquer comme la petite pimbêche qui cherche à tout prix à devenir une star). Ces deux personnages parviennent à insuffler juste ce qu'il faut d'âme pour qu'on se prenne d'affection pour eux sans pour autant mettre notre conjoint à la porte, et permettent de s'impliquer, oh, à peine, seulement de quoi ne pas regarder tout ça d'un oeil trop cynique.

Avec ses numéros musicaux réussis même si un peu artificiels, son casting fait de bouts de ficelles bricolées bizarrement mais qui tient tout de même la route (Jessalyn Gilsig me fait-elle rire ou me fait-elle peur ? je ne suis pas encore décidée), Glee parvient à être un divertissement de qualité, entrainant, amusant, rythmé et coloré... Et juste cela. C'est déjà pas si mal si on y pense. Personne n'en attendait plus de toutes façons, estimons-nous heureux que ce ne soit pas moins, déjà.

Le verdict sera donc en ce qui me concerne :
Glee_verdict

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Glee de SeriesLive.

18 mai 2009

Pitch Story

Il y a des pitchs dont on a l'impression de les lire partout. Les projets s'accumulent, mais très peu sortent de l'ordinaire. Et même parmi ceux qui se montrent un tantinet originaux, la plupart ne verra de toutes façons jamais le jour. Un bête exemple : regardez les projets annoncés au compte de la FOX en 2009, et regardez la grille qui vient d'être annoncée pour la prochaine saison : 6 nouveautés, pas une de plus. C'est dans l'ordre des choses, certes, m'enfin.

A la faveur d'une insomnie, cette nuit, je faisais tout justement le tour des différents projets pour 2009, tels que fichés sur SeriesLive. C'était plus pour le fun que pour réellement m'attacher à l'un ou l'autre ; ne parlons même pas de pronostics. Mais durant ce petit voyage dans le monde de l'improbablement visible, j'ai été frappée par les ressemblances entre un grand nombre d'histoires présentées sur lesdites fiches-projet.

Alors là, stop, non, je vous arrête tout de suite : on ne va pas entrer dans le débat "un pitch est par définition réducteur, il ne faut pas s'y fier" ; je le sais pour être la première à le dire et notamment lorsque le pitch fait référence à d'autres séries (sur l'air de "la série serait un croisement en Desperate Housewives et Alerte à Malibu", mettons... ça ne veut tellement rien dire que c'était même pas la peine de le lire). Non, vraiment, je parle d'une question de fond. Le nombre de séries en milieu policier, si on prend l'exemple des séries dramatiques, est absolument hallucinant. J'ai vu passer tant d'annonces de projets (sur SL et ailleurs) commençant par les mots "la série s'intéressera à une équipe d'enquêteurs/policiers/agents" que je suis infoutue d'en avoir retenu un seul, en définitive. Côté comédie, c'est l'increvable pitch avec une famille loufoque et/ou difficile à vivre qui a de quoi sidérer.

Ca m'a ramenée à ce post ô combien et comme toujours instructif de Seriocity qui m'avait pour ainsi dire foudroyée sur place, lorsque son auteur, une scénariste confirmée (cf. fiche IMDb), relevait comme tenant de l'exception que certains pitchs ne l'avaient pas effleurée dans la première cuvée de l'année. Et surtout, la démonstration que chaque année, des équipes différentes de scénaristes proposent les mêmes idées les unes après les autres ("We pitch this show every year, and we're not the only ones") m'a paru absolument ahurissante. Ceci impliquant d'autre qu'un pitch n'est jamais vraiment nouveau. Voilà qui remet quand même pas mal de choses en perspective.

Vous vous rendez compte de ça ? Quelle que soit l'histoire que vous portiez en vous, elle a déjà été proposée à un moment ou à un autre à une autre chaîne ! C'est juste qu'elle a été refusée, mais ça, le public l'ignore. Et quand débarque Heroes, tout le monde a l'impression que c'est nouveau, alors que Kay et son staff y ont déjà pensé. Parfois, à force d'insistance, en frappant à diverses portes saison après saison, une série finit par voir le jour, et cela peut être lié à des facteurs ô combien divers : la popularité du scénariste a augmenté (dans l'intervalle, pour vivre, il a en effet pu se faire remarquer sur d'autres shows), la mode est plus propice au genre choisi (pitcher CSI dans les années 90, est-ce que ç'aurait pris ? c'était pas forcément le moment), la réécriture parfois en compagnie de nouveaux collaborateurs a porté ses fruits et le nouveau calibrage contente plus facilement la chaîne, etc...
Je trouve à la fois angoissant et terriblement fascinant de songer qu'aussi loin qu'on réfléchisse (ou presque), l'idée aura déjà existé, été pitchée, écrite, peut-être même qu'elle aura eu un feu vert pour un pilote... et tout ça sans même que le public ne le sache.

Le coeur de la question, c'est en fait que le plus important n'est évidemment pas le pitch. C'est par lui que tout commence mais il ne suffit pas à lui seul. Ce qui importe, c'est le traitement qui en est fait.
Entre deux séries au pitch similaire (et c'est vrai qu'à l'approche de chaque saison, imparablement, on est frappés par les similitudes entre deux, trois voire quatre projets, même contexte, même pitch ou quasiment, on dirait qu'ils ont tous fait de l'espionnage industriel c'est pas possible autrement, eh bien visiblement même pas puisque tout le monde y a pensé avant), ce qui fait la différence, ce n'est pas la situation de départ mais l'angle par lequel la production va l'aborder.

Alors, en cette période où aux annonces de projets en tous genres (auxquels il convient de ne pas s'attacher) succèderont bientôt (ça a donc déjà commencé) les annonces de grilles, mais aussi à une époque où on parle de réduire les budgets, et de restreindre les équipes d'auteurs, il est bon de se rappeler qu'un pitch n'est, en définitive, qu'un élément très limité de la série. On ne peut pas se fier à un pitch.
Vous savez, c'est comme Anatomy of Hope, l'un des rares projets que je surveille du coin de l'oeil, tapie dans l'ombre... sur le papier, l'idée est superbe. Et puis on réalise que c'est J.J. Abrams qui serait aux commandes et paf ! On déchante.

N'oublions pas que de toutes façons, tant que toutes les grilles ne sont pas annoncées (et à plus forte raison en ce moment que les chaînes, ABC en tête mais pas seulement, font les poubelles les unes des autres), rien ne sert de prendre quoi que ce soit pour argent comptant. J'aimerais d'ailleurs bien trouver des statistiques mettant en relation le nombre de pilotes réellement écrits sur le nombre de séries réellements parvenues au bout du chemin de croix. Et ça sans parler des Nikki & Nora, Faceless et autres Pretty Handsome qui sont venues au monde mais sont mortes-nées sans aucune forme de baptême.

D'ailleurs, je sais pas si c'est une impression, mais avant cette année, je n'avais pas senti d'engouement si flagrant pour les projets. Il y a toujours eu des projets en cours, pour les saisons, les mid-seasons, les grilles d'été... mais les annonces semblaient relayées avec moins d'entrain, et suivies avec moins d'assiduité par les téléphages. On retenait quand un "grand" lançait son nouveau projet, ou quand un acteur très connu se préparait à faire son "retour", mais ça s'arrêtait souvent là. J'y vois le signe (mais je peux me tromper) que les spectateurs espèrent la nouveauté comme un ange tombé du ciel (attention à ne pas amortir la chute !), mais c'est aussi, du coup, la garantie que nombreux sont ceux qui se seront déjà attachés à ce pitchs plus ou moins prometteurs, tenant pour acquis qu'on les verra bientôt.
Parce qu'un pitch, ce n'est peut-être pas grand'chose, mais on continue de s'y attacher, à ces petites bêtes !

10 avril 2009

[GAME] Devinez qui est de retour ?

Attention Mesdames et Messieurs, dans un instant, ça va recommencer !
Sous vos yeux ébahis, voici le grand retour du jeu des génériques, qui vous manquait, j'en suis sûre, je le sais, ne niez pas. Le weekend sera long pour ceux d'entre nous qui, ayant trop dépensé en DVD, ne peuvent pas partir chasser l'oeuf de Pâques à la campagne, alors pour vous occuper, voici 10 nouveaux génériques dont il vous faudra deviner l'identité.

Le thème du jour est : je suis déjà bien gentille d'appeler ça un générique.
En effet, vous n'aurez pas été sans remarquer que les génériques relèvent de plus en plus souvent de l'arnaque. Donc aujourd'hui, on va parler de séries qui ont opté, et ça n'a rien à voir avec leur qualité d'ailleurs, pour le moindre effort, proposant ainsi un générique de quelques secondes à peine, parfois à peine un petit panonceau !
Les exemples ne manquent pas (hélas), et certains ont plus de charme que d'autres mais, comme toujours, vous aurez droit à un petit indice, et si vous demandez gentillement, vous en aurez peut-être plus. Faites déjà ce que vous pouvez, on verra ensuite.
Je vous rappelle juste que par exemple Traveler ou Pretty Handsome ne sont pas recevables, parce que déjà postés sur ce blog. Alors n'hésitez pas à vérifier le flacon !

Donc les génériques que nous cherchons aujourd'hui ne durent pas plus, montre en main, que 10 secondes grand, grand maximum, et à ma connaissance (hop, je suis perchée) il n'en existe pas de version longue. Et voilà quelques indices pour deviner à quelles séries ils correspondent...

1 - Une série avec un nœud papillon > Party Down
2 - Une série où on pourrait croire qu'on voit Ken Reeves, mais non, c'est pas lui > The Mentalist
3 - Une série qui se passe dans un monde riche > Privileged
4 - Une série qui n'a rien d'aussi aérien que Laputa > Castle
5 - Une série qui devrait vous sembler évidente vu le blog où vous vous trouvez > Pushing Daisies
6 - Une série qu'on a oubliée > Samantha Who?
7 - Une série à propos de laquelle je vous ai bourré le mou il y a quelques mois > Brothers & Sisters
8 - Une série avec de la pelouse partout, et il n'y a que ça à voir > Surviving Suburbia
9 - Une série de banlieue > Rita Rocks
10 - Une série dont je reparle plus en détails en juin > Life

Allez, je suis gentille : comme vous avez les bras chargés de chocolat, on va dire que vous avez jusqu'à lundi soir... ça fait un bon gros weekend pour trouver les 10 séries en question ! Et puis c'est vrai qu'il y en a qui sont piège... Un indice sur le n°10 viendra au cours du weekend mais si vous devinez avant que je ne poste cet indice, je vous offrirai une surprise en bonus.

Bon jeu à tous et que le meilleur gagne !

Au fait, j'vous devais pas un cookie, par hasard ?
Cookie_NakaFreeViewer

Publicité
9 avril 2009

By the rivers of Babylon

Vous pensiez que j'avais abandonné mon espoir de faire un post A vendre, joli, pas cher sur Amber Tamblyn ? Non, point du tout. C'est juste qu'il y a des gens qui sont tellement occupés qu'on a du mal à se taper toute leur filmographie tout en ayant une vie (et des DVD de Pushing Daisies) à côté.
Cela dit, en prévision de ce post qui arrivera tout de même (dussiez-vous attendre encore un peu pour cela), voici un petit pilote qui n'est pas sans rapport avec mes recherches sur l'actrice, puisque nous allons parler de Babylon Fields.

"Mais c'est pas une série, ça, Babylon Fields ! Je n'ai jamais rien vu de tel sur les grilles !" me rétorquerez-vous vertement. Soit, je ne nie pas qu'il n'y a jamais eu de diffusion de Babylon Fields à la télé américaine (ni, à ma connaissance, ailleurs). Mais à l'instar des jours où je vous parle de Nikki & Nora, Pretty Handsome et autres Faceless, aujourd'hui, comme tout pilotovore se doit de le faire lorsqu'il en a l'occasion, je vais parler d'une série qui n'existe que par son pilote.
Les faits datent pourtant d'il n'y a pas si longtemps, mais déjà qu'on a du mal à regarder absolument tout ce qui passe bel et bien à la télévision, alors si en plus il faut guetter les pilotes de séries qui ne verront jamais la lumière du jour (enfin, dans ce contexte, qui peut dire que la résurrection ne se produira pas, hein ?), on n'en a pas fini. Eh bien l'erreur est réparée, pour vous comme pour moi, puisqu'il s'agit d'un post La preuve par trois. 'Tain vous êtes gâtés en ce moment, c'est à peine croyable.

BabylonFields___1
Babylon Fields, c'est un pitch assez simple à comprendre, et qui de prime abord pourrait sembler assez bateau, limite série Z : des morts reviennent à la vie et réinvestissent les riantes ruelles d'un bled nommé Babylon (avec un nom pareil, tout déménagement est comme une perche tendue aux coups du sort ; pourquoi pas être un loup-garou et habiter une ville qui s'appellerait Wolf Lake tant qu'on y est ?). Là où on aurait pu tomber dans la fosse septique scénaristique (bref, là où on l'a pas joué comme Cavemen), heureusement, c'est qu'on a choisi d'en faire une série un peu plus dramatique qu'il n'y parait. Au lieu d'être des aspirateurs à matière grise aux membres pendouillants, les morts se contentent d'être normaux et de n'avoir aucune velléité particulière envers les habitants de la ville... si ce n'est reprendre leur vie où ils les avaient laissées. C'est déjà pas si mal.

BabylonFields___2
Il y a un, oh, tout petit, minuscule, mais néanmoins intéressant détail, c'est que de tous ces morts... l'un d'entre eux n'est pas revenu à la vie au cimetière. Nope. Lui, il n'a pas été enterré comme les autres. Mais il est de retour. Et c'est une intrigue dont on pressent qu'elle pourrait être intéressante (même si on comprend assez vite ce dont il retourne) qui permet à Amber Tamblyn et Kathy Baker de faire équipe dans de plutôt bonnes scènes : la mère et la fille se sont débarrassées du despote violent qui les tyrannisait à la maison, sans que personne ne le sache. Sauf que là, la vérité... refait surface. Heureusement pour elles, l'ex-défunt ne sait pas comment il est mort, mais la plaie béante à l'arrière de son crâne, et l'un de ses anciens amis (également de retour en ville) qui lui confie que tout le monde croyait qu'il avait foutu le camps, sont là pour lui donner ce qu'il faut de doutes pour qu'on comprenne que la mère et la fille n'ont pas tellement envie, a contrario de certains autres personnages, de fêter avec émotion leurs retrouvailles avec leur cher disparu.

BabylonFields___3
A ce titre, l'histoire de Martha est sans doute la plus touchante, et est celle qui permet de s'éloigner le plus possible des poncifs qu'ont d'ordinaire à nous offrir les histoires de zombies. Passée la première phase, assez compréhensible, faite de surprise et de frayeur, elle accueille chez elle son mari revenu d'entre les morts, parce que, dit-elle, c'est ce pour quoi elle a prié avec tant d'ardeur toutes ces années. C'est le genre de touches (avec quelques autres) qui permettent de comprendre que Babylon Fields n'aurait pas été juste une série où on tire au bazooka sur des zombies comme une brute (merci de se référer à la saga Resident Evil pour ça), et où ces personnages ne sont pas juste un facteur de peur, mais peuvent aussi permettre des choses assez élégantes autour du travail de deuil, de l'amour, et quelques autres thèmes plus sensibles qu'il n'y paraissait de prime abord en lisant le pitch. Parce qu'on sait tous qu'un zombie, c'est pas ce qu'il y a de plus sexy, donc on a un peu fait le tour de cet aspect-là du sujet alors ça fait plaisir de voir une fiction changer un peu de disque, pour une fois, et nous parler d'autre chose que simplement des mecs qu'on a du mal à dézinguer parce qu'ils sont déjà morts. A ce titre, le pilote est prometteur, même s'il n'évite pas un ou deux clichés au passage (mais c'était perfectible à n'en pas douter). Pis ptet qu'à un moment on va se demander aussi comment et/ou pourquoi ils sont revenus à la vie tous en même temps, ça peut être intéressant aussi.

Bref, Babylon Fields aurait pu être une bonne série, d'autant que le cast était équilibré entre valeurs sûres et nouvelles têtes, donc vous aussi, signez la pétition Babylon Fields... euh, ou pas. Mouais, ya que dans une série qu'on peut faire revenir les morts aussi facilement parmi nous.

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche-projet Babylon Fields de SeriesLive.
favicon

24 janvier 2009

J'ai pas de face

Si vous survivez aux, disons, 5 premières minutes de Faceless, vous pouvez survivre à n'importe quoi, télévisuellement parlant. Ceci est à prendre comme un compliment.

Ce qu'on aime bien dans un pilote, en général, c'est quand on nous met rapidement dans le bain. Là, vous y êtes jusqu'au cou, et une fois que ça a commencé, plus moyen de tenir la tête hors de l'eau : c'est violent visuellement, c'est violent scénaristiquement, c'est, en somme, le genre de truc que vous vous prenez en pleine tronche, un peu comme le personnage principal dans le pilote...

Ce n'est pas la première fois que je vous parle du pilote d'une série qu'on ne verra jamais se développer à l'écran : il y a eu Pretty Handsome, Nikki & Nora... Mais ma réaction devant Faceless est différente, sans doute parce que c'est le genre de série qu'on ne se contente pas d'apprécier gentillement (comme Nikki & Nora) ou pour laquelle on ne se prend pas d'affection à cause de son étrangeté culottée (à l'instar de Pretty Handsome), non, c'est juste parce que Faceless vous laisse vidé de toute force vitale à la fin des 37 minutes de son pilote, et que le niveau d'adrénaline est à un tel pic qu'on ne peut supporter l'idée qu'on n'en verra pas plus.

Tout commence quand John Robson, un procureur fédéral qui mène une enquête en eaux troubles sur un réseau mafieux, se fait démonter la gueule, et pas qu'un peu, par ce qui a tout l'air d'être un tueur à gages, lequel étant bien décidé à marquer le coup et à lui refaire le portrait dans les règles de l'art avant de l'exécuter, c'est pas sur le contrat mais ça fait toujours plaisir. Les avantages du métier, on va dire.
Quelques secondes plus tôt, John était sur le chemin de la maison, comme c'est mignon, pour être à l'heure au dîner, s'asseoir avec sa gentille femme blonde (les gentilles femmes sont toujours blondes, demandez à Boone), et ses deux adorables enfants. Et juste avant de lui mettre une balle dans le crâne et clore leur si délicieuse rencontre, le tueur confie à John que sa prochaine cible, c'est précisément sa gentille femme blonde (les gentilles femmes blondes sont toujours mortes dans le pilote, demandez à Boone).

Sauf que John, contre toute attente, ne meurt pas, en dépit du tir à bout portant qu'il s'est pris en plein milieu de la cervelle, et il survit à ses blessures. Toutes ? Non ! Car celle qui évidemment ne guérit pas, c'est d'avoir appris, à son réveil, que femme et enfants étaient morts. Avec sa gueule cassée, John n'a donc que plus de raisons de partir en guerre contre ceux qui étaient au cœur de son enquête avant que tout ne dérape, puisqu'évidemment, tout cela était commandité pour le faire taire. Eh bah ça prend pas.

Alors d'accord, c'est cliché, l'homme-seul-contre-tous-qui-a-tout-perdu-mais-qui-va-valeureusement-s'infiltrer-dans-la-mafia-pour-trouver-la-vérité-et-se-venger, mais ce qui compte, c'est la façon dont Faceless nous met le nez dedans. Et puis il faut bien dire que le personnage de Robson n'est pas du genre preux chevalier aux grands idéaux : ce mec a la rage au ventre, il n'est animé que par un sentiment de vengeance. C'est tout ce qu'il veut : trouver le fils de pute qui a tué les trois personnes qui comptaient le plus dans sa vie d'avant, et lui niquer sa race, disons-le clairement. Et il est prêt à déglinguer tous les mecs qui vont le faire suer dans l'intervalle... ouais, même s'ils n'ont rien à voir avec sa quête, pas de discrimination.

Robson est complètement endommagé, en fait. Et pas que physiquement, non, ça, ce serait presque le cadet de ses soucis s'il n'y avait pas les séquelles de la balle qui s'est logée dans son crâne. C'est devenu un animal : il tape sur tout ce qui le chatouille ne serait-ce qu'un peu, il a l'œil rivé sur le rétroviseur, il souffre physiquement et psychologiquement en permanence. Du coup forcément, plus rien ne l'empêche de traverser la ligne, et c'est pas une fiotte à la Swayze, lui : il y va franchement. Il s'est même aventuré bien au-delà depuis un sacré bout de temps, et il ne repassera plus de l'autre côté, c'est fini. La bête est lâchée.

Faceless a tout de même, en-dehors de ce seul pitch violent, quelques promesses à offrir, des promesses que la FOX ne lui a pas permis de tenir, mais qui reposaient sur quelques ressorts déjà bien mis en place. Le plus intéressant d'entre eux, c'est le mur sur lequel Robson avait établi les relations entre les différentes pièces de son puzzle. On sent bien que ces photos de criminels sont autant de maillons que Robson va remonter un à un (et démonter sauvagement, probablement aussi), et ça donne une structure intéressante à la série. Enfin, aurait donné, quoi.
Et puis, pendant ce temps, il y a sa petite collègue, enfin, ex-collègue, qui est toujours procureur fédéral, elle, et qui continue l'enquête... Sauf que leurs intérêts ne sont pas exactement les mêmes, elle n'a pas traversé la ligne, elle, elle est sage, la preuve elle porte un tailleur... et on sent bien que l'un dans l'autre, tôt ou tard, il y aura confrontation alors que, finalement, ils sont tous les deux "gentils" dans cette affaire, par opposition aux "méchants" du crime organisé. On retrouve aussi un autre ressort plus classique, le type qui joue probablement double jeu et qui en sait probablement plus long qu'on ne le croit ; ceci en la personne de Mark Feuerstein qu'on a toujours plaisir à retrouver, en plus. Je ne vous en dis pas plus mais l'air de rien, Faceless a quelques retournements de situation à proposer dés le pilote, ce qui démontre d'autant plus son potentiel.

Mais de tous les atouts de ce pilote, le plus louable est très certainement le style : il ne s'agit pas de se contenter d'éclater des mecs à longueur d'épisode, vlam dans la gueule, tiens pis prends ça pour la route, non, l'idée c'est d'essayer de faire ça en donnant une apparence léchée à tout cela. Ici, la caméra et le montage sont particulièrement brillants, il y a des idées graphiques très appréciables, bref, on a fait ça bien. On n'est pas chez les sagouins de The Beast, qui se contentent de trouver quelques décors naturels chouettes et de forcer sur les néons. On connaît le métier.

En fait, hm... pour vraiment juger du style de Faceless, il vous faudrait voir le preair, et maintenant que vous me le dites, oui, en y réfléchissant, c'est vrai que je connais quelqu'un qui connait quelqu'un qui sait faire des posts La preuve par trois, mais vu que vous m'avez demandé un post La preuve par trois sur 30 Rock et que vous ne l'avez même pas commenté, je suis un peu refroidie, pour le coup.

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Faceless de SeriesLive. Ou ce qui tient lieu de, vu les circonstances.

22 juin 2008

[DL] Pretty Handsome

Deux pour les prix d'un ! Mais comme vous allez le voir, le générique de Pretty Handsome est avant tout basé sur la musique et la sobriété.

Mais en fait, ça a eu exactement l'effet escompté sur moi, et finalement j'ai adoré cette retenue qu'a eue le générique. Qui a quand même le mérite d'exister, il faut le dire.

PrettyHandsome_580
Note : lien valable 30 jours minimum. Je reuploaderai si le lien est mort, mais seulement si vous postez un commentaire pour me prévenir !

Rappelons-le, ici, c'est la série qui mérite le coup d'oeil, ne vous laissez pas intimider par toute cette austérité. Personnellement, je la trouve de bon augure.

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Pretty Handsome de SeriesLive, encore.

22 juin 2008

[DL] Fringe

Ce qui m'a frappée pendant ces dernières 24h de téléphagie assumée, c'est que deux des pilotes que j'ai regardés avaient un générique (et rien que ça, c'est suffisamment rare pour être souligné ces derniers temps, surtout dés le preair), et en plus un générique très classique, à grands renforts de piano.
Alors, pour l'étude comparative, je vous offre les deux ce soirs, histoire de finir mon pilotothon du week end.

Fringe_580
Note : lien valable 30 jours minimum. Je reuploaderai si le lien est mort, mais seulement si vous postez un commentaire pour me prévenir !

Alors côté image, c'est pas vraiment la joie, hein, on ne s'est pas foulés, mais attendez le générique de Pretty Handsome qui vient juste derrière, c'est encore plus drôle.

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture (des fois je me demande si vous lisez mes posts en fait) : la fiche Fringe de SeriesLive.

21 juin 2008

Pretty Awesome !

Les qualificatifs me manquent pour faire l'éloge du pilote de Pretty Handsome, pilote au générique fabuleux qui plus est : Ryan Murphy à la barre, Joseph Fiennes et Carrie-Ann Moss devant la camera... Mais ça ne s'arrête pas là, croyez-moi, voilà une série qui a bien mieux que son affiche à offrir, et il ne faut pas deux minutes pour s'apercevoir qu'on tient là un des meilleurs pilotes du moment.

On aurait pu penser que regarder pendant plus d'une heure un personnage se questionner à propos de son identité sexuelle serait assez difficile à suivre pour le commun des mortels, et je craignais de souffrir du manque d'identification, vu qu'il s'agit d'un sujet très particulier. Mais pas du tout. Le brio de Pretty Handsome, c'est de mettre en parallèle de la crise identitaire de Bob celle de tous ses proches... et en particulier des autres hommes de la famille.

Là où la série est à la fois cruelle et truculente, c'est lorsqu'elle dénonce quelque chose qu'elle déploie en parallèle : Bob voudrait qu'on ne le regarde pas comme un homme, mais il ne parvient pas à trouver le courage de se montrer tel qu'il est. Il vit une blessure parce qu'il a l'impression de vivre caché. Mais par contre, il attend que ses fils soient parfaitement conformes à l'idée qu'il se fait d'eux et ne les voit pas non plus tels qu'ils sont. Ce qui ronge Bob s'apprête à ronger ses fils exactement de la même façon : être soi en cachette... quitte à vivre dangereusement.
Qui mettra Bob face à sa vraie contradiction ? Pas sa femme ni sa mère qui ne semblent rien voir. Ici, la seule femme qui a le beau rôle... c'est Bob.

Et qu'il est beau et puissant, Joseph Fiennes, lorsqu'il fixe son regard dans le miroir et tente d'y voir tantôt ce qu'on attend de lui, tantôt ce qu'il voudrait être ! Si Pretty Handsome avait été tourné au temps du cinéma muet, les scènes de Fiennes auraient eu l'exact même effet qu'ici. Qui a besoin de dialogues quand on a un excellent acteur ? Il porte le show sur ses épaules, et le fait à la perfection. En dépit de la multiplicité des scènes qui nous font entrer dans le monde torturé de Bob, on n'a pas un seul instant l'impression d'une redondance quelconque, chaque scène atteint sa cible. En plein coeur !

Plusieurs scènes sortent encore plus du lot : les entrevues de Bob avec le couple de transsexuels, d'une sincérité rare, les quelques interactions de Bob avec ses fils où subitement, notre homme se comporte avec un poil de machisme ce qui n'apporte que plus de nuances au personnage, et évidemment, le moment où chacun se révèle à lui-même, l'apogée de ce pilote... rha non, je ne veux surtout pas vous spoiler sur ce coup, c'est trop énorme. Sachez juste que si Pretty Handsome finit par se trouver une saison à mettre derrière ce pilote (et hélas je n'ai pas trouvé beaucoup de bonnes nouvelles allant en ce sens), il faudra vraiment être un putain de génie pour surpasser cet instant d'une frénésie, d'une intensité et d'une perversité déconcertantes.

Mon esprit malade sans cesse en quête de séries dérangeantes sans taper dans le provocateur (et Dieu sait que c'est exactement ce que la plupart d'entre nous attend très exactement de Ryan Murphy d'ordinaire... attendez-vous à revoir votre opinion sur lui à la hausse), où la dureté se trouve dans la forme tant que dans le fond, a vraiment été ébloui, et maintenant, il lui faut la suite. Fallait pas commencer, aussi...

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Pretty Handsome de SeriesLive.

Publicité
<< < 1 2
ladytelephagy
Publicité
Archives
Publicité