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ladytelephagy
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law and order
15 mai 2010

Comme un clang dans la gorge

Un Point Unpleasant un peu différent de celui d'hier. Mais tout autant unpleasant, n'en doutons pas un instant.

Avec l'annonce de l'annulation de Law & Order, je me devais de rendre, à mon humble échelle, un hommage à cette série qui, à mon sens, fait partie de celles qui ne devraient pas, jamais, sous aucun prétexte, être annulées. A partir d'un moment, certaines séries sont devenues de telles institutions que le renouvellement devrait ne même pas poser question, quels que soient les scores d'audience, les coûts de production, ou les retours de spectateurs blasés qui, par définition, se lassent toujours de tout. Et puis sérieusement, après 20 ans, on n'en est plus à 5 saisons près, vous voyez ce que je veux dire ? C'est rat, NBC, c'est juste rat.

La bonne nouvelle, c'est que NBC vient de prouver qu'ABC n'était pas le seul network capable de me décevoir puissamment par une politique d'annulation et de commandes absurde. Une pensée pour les mecs de chez ABC qui doivent se sentir moins seuls ; cool pour vous, les gars !

Alors, l'hommage, donc. Humble ; l'ai-je mentionné ? Eh bien, vu qu'on est samedi, je me suis dit que j'allais impliquer dans cet hommage une autre émission de NBC, qui elle aussi a connu des hauts et des bas, et a frôlé l'annulation par plusieurs fois (mais après la prestation de la semaine dernière, on peut souffler encore un moment...), je veux bien-sûr parler de Saturday Night Live.

Le petit extrait ci-dessous, comme d'habitude sous-titré par votre serviteur, date d'avril 2007, alors que le sort de la série Law & Order semblait également en suspens. La première fois que j'ai vu cette émission (ah, je me souviens, j'étais jeune, c'était il y a six ou peut-être même sept mois), j'ai ri franchement. Là c'est un rire un peu amer. Mais allez, un rire quand même. Parce que finalement, ça vaut peut-être mieux comme ça qu'avec un seul clang.

FarewellLawandOrder

J'avais prévenu, c'est humble.
Bon, allez, consolons-nous, il reste encore SVU... pour le moment.
Oh, non, attendez, j'ai une plus grande consolation encore : si une série qui a seulement 8 ans de moins que moi, qui détient plein de records et qui est à la base d'une immense franchise,  peut se faire annuler... peut-être que quelqu'un va enfin faire un sort à au moins une série de la franchise CSI ?

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture (et qui ont pourtant eu 20 ans pour s'y mettre) : la fiche Law & Order de SeriesLive.

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1 mars 2010

Ne riez pas, ça pourrait vous arriver

Je suis une téléphage appliquée, MOI. J'ai bien fait tous mes devoirs, MOI. J'ai regardé le film Parenthood, MOI.
Je devrais avoir droit à un bon point ou une image, non ?

C'est quoi le nom du film ? Parenthood
C'est plutôt quel genre ? Film d'horreur
Qui on connaît là-dedans ? Steve Martin, Dianne West(Law & Order, In Treatment...), Mary Steenburgen (Joan of Arcadia), et bien d'autres, sans compter que derrière la caméra ya un peu Ron Howard quoi (Happy Days).
Ça date de quand ? 1989, c'est presque dommage de lancer la série en 2010 tiens !
En résumé, de quoi ça parle ? Des innombrables et intarissables joies de la vie de parent.

Parenthood___1 Parenthood___2 Parenthood___3 Parenthood___4 Parenthood___5

En moins résumé, de quoi ça parle ? Dans la famille Buckman, je voudrais le parent stressé... euh, c'est forcément bonne pioche. Les enfants de la famille Buckman ont tous des enfants à présent, et dans les quatre foyers qui constituent cette petite tribu, élever des gamins n'est jamais simple...
Et ça finit comment ? Comme dans la plus réussie des propagandes natalistes.

Pourquoi c'est bien ? Ces derniers temps (vous le savez peut-être si vous suivez les tribulations de mon Secret Diary of a Cinephile), j'ai regardé plusieurs films des années 80 ; ce weekend encore, je vous parlais de My Girl (qui date de 91 mais bon, ça va, quoi, on a compris) et son esprit incroyablement sincère et touchant, sans fioriture ou presque. Dans Parenthood, on est dans la même configuration, avec beaucoup de tendresse, un regard lucide mais pas forcément négatif, et, en plus,beaucoup d'humour. On réagit en permanence aux petites touches d'humour (Steve Martin est très en forme, en plus) comme aux petits coups au cœur.
Pourquoi c'est pas bien ? Je l'ai dit et le répèterai jusqu'à mort s'ensuive, je n'ai qu'un intérêt très limité pour les bébés. Vous me donnez le choix entre avoir un bébé ou un vampire à la maison, c'est bien simple : j'hésite. C'est à ce point. Alors franchement, le final... non, ça va quoi, faut arrêter.

Ah, les joies du cinéma ! Je vous jure que Keanu Reaves a DEUX expressions dans ce film. Si vous ne le regardez pas pour la série Parenthood, si vous ne le regardez pas pour Steve Martin, si vous ne le regardez pas pour votre culture générale... regardez-le pour ce fait incroyable et, à ma connaissance, totalement unique.
La réplique qui tue : L'une des perles de sagesse du film (qui mine de rien en recèle quelques unes) vient certainement du personnage dont on attendait le moins de fulgurances. Mais c'est le genre de sortie qui ne peut que ravir mon coeur : "you need a license to buy a dog, to drive a car - hell, you even need a license to catch a fish. But they'll let any butt-reaming asshole be a father". On est bien d'accord.
La scène qui tue :
J'étais pliée de rire pendant cette scène. De toutes façons, beaucoup de très bonnes scènes ont lieu dans ce foyer mais je voulais avant tout vous montrer celle-là. La fille d'Helen, Julie, a fait des photos coquines dans l'intimité avec son petit copain Todd... mais comme vous allez le voir, elles ne tombent pas dans les mains qu'il faudrait.

Parenthood___Extrait

Une note ? CagoulesCagoulesCagoules
Une de ces fois magiques où divertissement rime avec intelligence. Oui je sais ça rime pas, mais justement là si. Mais je suis sûre que ça aura plus d'impact quand je serai moi aussi devenue l'esclave de ma progéniture.
Bilan : Avec My Girl, je sortais les violons et je vous racontais combien, ah, des films comme ça, on n'en fait plus. Je suis en train de vous préparer la même chanson sur The Breakfast Club qui est un peu ZE film du mois de février pour moi. Eh bien en attendant, je vais vous le dire de Parenthood, même si ça n'est pas un coup de cœur, c'est quand même la vibrante révélation (ou en tous cas, l'indispensable aide-mémoire) que, ah mon Dieu, des films comme ça, on n'en fait plus.
Mais je me demande sincèrement si du coup, une série comme ça, on peut la faire, aujourd'hui. En tous cas je ne m'attends pas à trouver dans le pilote que je regarderai, si le Dieu de la Téléphagie est avec moi, demain soir, la même ambiance un peu naïve... non, naïve c'est pas le mot... un peu innocente... non, innocente non plus... enfin bref, je pense que l'esprit de la série ne peut pas être le même, c'est impossible, on parle d'une génération différente, d'un climat où la fiction repose sur le fait que les gens sont plus blasés qu'ils ne l'étaient, alors qu'ils ont strictement les mêmes soucis, si on y pense.
Cela dit je ne demande qu'à avoir tort, et que NBC me le prouve sans tarder. Mais enfin je n'y crois pas trop.
J'ai aussi l'impression persistante que ce sera difficile pour Parenthood de parler de la famille comme Parenthood en parle, mais en plus moderne, pour la bonne raison que justement Modern Family me semble l'avoir pris de vitesse. Modern Family dont je n'ai vu que le pilote, certes, et donc mon avis vaut ce qu'il vaut, mais enfin, Modern Family est dans la même dynamique, avec juste l'effet de style typiquement XXIe siècle qu'est le mockumentary. La niche de Parenthood se trouve là, dans la capacité à essayer de rester dans le "vrai", dans le "je vais pas vous raconter des cracks, ça va pas toujours être marrant", dans le "de vous à moi, sincèrement", que Modern Family ne peut pas saisir en permanence du fait de son statut de comédie. Mais dans ce cas il faut aussi éviter l'écueil inverse, le trop sérieux. Et tout ça sans oublier que Brothers & Sisters est aussi passé par là, et qu'il s'en est dit, des choses sur les familles, depuis 1989...
Au regard de ce film réussi (et qui finalement n'a pas tellement vieilli que ça), j'ai quelques appréhensions pour Parenthood, mais si le pilote est, disons, moitié moins bon que le film, il y a de l'espoir.
Mais plus j'approfondis le dossier, plus je suis quand même hyper méfiante. Ça, plus mon théorème... c'est pas joué d'avance, on va dire.

8 février 2010

Money changes everything

Imaginez le tableau.
Une industrie par définition contrôlée par l'argent (ce qui explique l'annulation de très bonnes séries considérées comme pas assez rentables, la déclinaison à l'envi de concepts particulièrement faciles à vendre à tour de bras, etc.), mettons... tiens, on va prendre comme exemple la télévision, complètement au hasard. Cette industrie est en grande partie basée dans un pays dont les valeurs tournent elles aussi majoritairement autour de la notion d'argent, disons... bon, on va dire les États-Unis. Et cette même industrie, dans ce même pays, brosse un portrait quasi-systématiquement négatif de la richesse.
Ça ne vous choque pas un peu ? Moi, si, quand même.

Ce weekend j'ai rattrapé un peu de retard de lecture. Notamment, j'ai regardé les deuxième et troisième épisodes de Life Unexpected. Et pour la 712e fois, je me suis fait cette réflexion. C'était la fois de trop.
Je vous refais la scène (ce qui veut dire que ce paragraphe ne sera pas dénué de spoilers, passez au suivant sans faire plus de manières plutôt que de venir râler en commentaires). Nate et Cate ont une fille, Lux, 16 ans, qui vient de réapparaitre dans leurs vies ; vient un moment où il faut bien mettre les grands-parents au courant. Le père de Nate, qui paie le loyer du bar qu'il a lancé, lui intime l'ordre de lui présenter Lux... et si Nate refuse, c'est bien simple, papa reprend le bar. Un bon petit chantage à la Gilmore Girls comme on les aime : "si je ne suis pas inclus(e) dans ta vie privée, ta vie financière va devenir très compliquée".

Alors voici ma question : pourquoi, mais pourquoi, dés qu'un personnage a de l'argent dans une série, il faut qu'il s'en serve pour effectuer des pressions sur les autres ? On ne va pas parler de Dirty Sexy Money, ce serait trop facile, non, je parle simplement de séries qui baignent dans une ambiance où on ne cherche pas à démontrer quoi que ce soit, mais où soudain, les personnages qui ont de l'argent dévoilent une facette peu glorieuse de leur personnalité (et peu ou pas du tout d'autre facette, d'ailleurs). Parce que quand tu as de l'argent, tu es FORCEMENT pourri. Ca fait partie de la panoplie.

Maintenant, si je regardais des séries russes ou chinoises, je vous dirais que ça se comprend. Mais on parle de séries américaines, créées dans un certain contexte culturel. Et je dois dire que ça m'impressionne, ce portrait du riche forcément corrompu par son porte-feuille. Dans le genre cliché...

MoneyChangesEverything

La réponse tient peut-être non pas à ceux qui font la série, mais ceux qui la regardent. Je fais une série sur des riches, il y a des chances que je m'en mette moi-même plein les fouilles, mais mon public de base reste quand même le télambda qui gagne sa vie quelques centaines de dollars à la fois, avec ce qu'il faut de crédits et de fins de mois un peu justes voire carrément difficiles. Et quand on n'a pas beaucoup d'argent, on n'a pas envie de s'entendre dire que ceux qui en ont sont des personnes bien. Il faut un certaine justice, en ce bas monde, et savoir qu'une personne qui est pleine aux as n'est pas une personne recommandable, ça rétablit un peu l'équilibre cosmique.

Alors, comme on est aux Etats-Unis, d'accord, tout protagoniste riche n'est pas nécessairement malhonnête, mais au minimum, il est nécessaire qu'il ne soit pas "gentil". Le méchant est désigné, c'est celui qui a plein de sous et peut exercer son petit pouvoir sur de moins fortunés (c'est le cas de le dire), et qui n'est pas trop gêné aux entournures par sa conscience.

La cause et la conséquence sont les mêmes : plus de séries sur la middle class (ou parfois, middle class améliorée, cf. l'intro de mon post sur le pilote de Modern Family). Il y en a toujours eu, mais dans des proportions variables et, étrangement, chaque vague de séries de ce genre correspond à une réalité économique. La preuve par l'exemple avec Roseanne (ô merveille, le pilote est encore à portée de clic) qui commençait très exactement un an, le temps de développer la série en somme, après le lundi noir du 19 octobre 1987. Ce qui, si je me souviens de façon à peu près décente de mes cours au lycée, a été suivi par une envolée des taux d'intérêt pour les Américains. Ne cherchez pas plus loin sur quoi repose la série...

Donc, l'argent, ça corrompt. Pas au sens politique du terme, mais au sens moral (c'est pire). Il suffit de voir sur quoi est basée la promo de séries comme Gossip Girl : des jeunes qui ont de l'argent, et qui ont perdu leurs repères moraux (et c'est ça qui est bon, ajouteront les fans, et grand bien leur fasse).

Quand une profession s'aventure chez les riches, par le biais d'un personnage pas forcément riche lui-même, c'est pour souligner à quel point ils sont oisifs, déconnectés de la réalité, ou incroyablement insensibles (Privileged ou Royal Pains étant des exemples flagrants de ce thème, avec un syndrome Mary Poppins totalement assumé, c'est celui qui ne paye pas de mine qui va apprendre aux riches comment être heureux).
Beaucoup de séries jouent sur cette idée, notamment les diverses et mille fois trop nombreuses séries policières comme Les Experts Bichkek, Achgabat et Tachkent, ou bien les Law & Order. Autant d'excuses pour aller fouiller dans les poubelles des gens riches (les Law & Order ne sortent de Manhattan que s'il n'y a pas le choix de faire autrement) et sortir leurs sales petits secrets aux yeux de tous. J'irai même jusqu'à dire que la violence dans les séries se joue de deux façons différentes selon le public qu'elle frappe : les pauvres la subissent (conditions économiques, contexte social, etc... genre The Wire), les riches la provoquent par un quelconque vice (cupidité, luxure, etc...). Inutile de dire que le riche, quand il se fait buter dans son salon, il ne fait pas trop pleurer dans les chaumières ; ce qui tombe bien car ces séries reposent essentiellement sur le fait de résoudre intellectuellement une enquête, en évitant le plus possible de s'impliquer émotionnellement (ce qui compte c'est le comment, et non le pourquoi). Donc comme on ne peut pas compatir avec le riche, puisqu'il est riche, tout va bien, l'honneur est sauf.

De toutes façons, dés qu'un type un peu trop blindé se pique d'aller faire le bien quelque part, les spectateurs et même les autres protagonistes le regardent avec scepticisme. Le sort de The Philantropist me semble parlant à cet égard ; il n'y avait pas grand monde pour y croire, ni devant l'écran, ni dedans. Tu as de l'argent ? Tes intentions sont forcément peu nobles (ici, on s'était arrangé pour que le background du personnage jette un peu de discrédit sur ses raisons de se lancer dans un tel projet).

Non, décemment, le riche ne peut pas être vainqueur sur un plan moral. Il n'a pas le droit.
Il a déjà de l'argent, on peut pas tout avoir, merde !

26 juillet 2009

PLAY THE GAME

C'est au prix ridicule de 9€ que j'ai déniché le jeu video de Desperate Housewives, il y a quelques mois ; une occasion qui, pour tout téléphage bien éduqué, ne se refuse pas. A plus forte raison s'il a aussi des tendances geek. J'ai mis quelques heures à peine à en faire le tour (en ayant testé chaque fin différente, puisque le jeu en propose effectivement plusieurs au moment de son ultime chapitre), et quand aujourd'hui ma frangine m'a offert deux jeux, un pour Urgences (elle ne pouvait mieux tomber !) et un pour Lost, je dois dire que je n'ai pas caché ma joie.

Les jeux video ? Disons que j'ai eu ma période, comme Picasso a eu sa période bleue. Il y a de cela 10 ou quinze ans, mettons, lorsque ma frangine et moi-même nous cotisions afin d'acheter en commun des consoles de salon (la Saturn, c'était le futur !). Depuis, en-dehors d'une poignée de jeux (les Sims, Civilization IV...), ça m'est passé. On notera au passage que je ne joue d'ailleurs plus que sur PC.

Mais il me parait amusant d'essayer quand même les jeux videos tirés de séries télé. Ma lubie depuis quelques temps, c'est d'en essayer un maximum.

Je me souviens vaguement avoir passé un peu de temps sur X-Files sur Playstation, mais c'était absolument assomant, et à plus forte raison sur console. Le gameplay était réduit à sa plus simple expression, l'ambiance n'était pas au mystère mais à la froideur (et la différence est de taille), bref c'était pénible. Je ne sais même pas où il est passé, ce jeu, tiens.
Je me souviens également avoir acheté avec mon copain de l'époque le tout premier jeu video issu des Experts Pampelune. Durée de vie limitée, mais quand même bien sympa. L'ambiance était là, l'intrigue corsée juste ce qu'il fallait, mais pas trop prise de tête non plus, en un mot : fidèle à ce qu'on peut attendre de la série elle-même.
En revanche, le jeu tiré de Law & Order que j'ai récupéré en occasion il n'y a pas si longtemps, bien que réalisé de façon très similaire, est un parfait exemple de portage qui pousse au suicide. Pas de rythme, pas d'enjeu, du coup on se lasse très vite, car ce qui fait que cette franchise est intéressante, c'est aussi son rythme et son intelligence aigue, disparus lors du passage en mode jeu. Qui s'y frotte s'y pique...
Ah, il y a aussi eu Buffy ! C'était quand même bien bourrin ce jeu... le côté console n'aidant pas. Certes l'univers était fidèlement transcrit, mais on restait un peu au ras des pâquerettes côté scénario et profondeur des personnages. Et puis au bout d'un moment, taper du vampire, hein... j'me comprends.
Et ceci sans même reparler du casual game de Party Down, je pense qu'on a déjà bien exploré la question, inutile d'y revenir.

Les caractéristiques du jeu video inspiré d'une série ? Il est évident que chacun (entendre par là : chaque fan) s'attend à retrouver les personnages de ladite série. Le contraire serait décevant mais pas complètement impossible (ex : les personnages principaux ont disparu et l'avatar du joueur doit les retrouver). Cela dit, se limiter à cela est très désagréable, et ne suffit pas.
Si le jeu ne présente pas un univers proche de la série, c'est là aussi un problème : il lui faut reprendre les codes graphiques (c'est tout bête, mais la lettrine, par exemple...), esthétiques si possible, et si en prime l'accompagnement musical est au diapason, c'est carrément le pied. Ne parlons même pas du summum du luxe pour les petits Frenchies que nous sommes : les doubleurs habituels !

Le défi suivant est de trouver un genre de jeu qui corresponde à l'esprit de la série. Pour les séries policières, j'ai envie de dire qu'il n'y a pas tellement de question à se poser, il est vrai. Pour le portage de séries plus axées sur le dramatique (à l'instar du jeu Dexter qui se prépare), là, par contre, on est en droit de se demander comment ça peut tourner. Clic-and-play sur le mode "comme ça c'est jouable pour ceux qui ont un PC qui tourne encore sous Windows 98" ? Baston pure et simple pour se simplifier la vie ? Enigmes plus ou moins originales histoire de donner un semblant d'intrigue ?
Dans ce domaine, on ne s'avance pas trop en prédisant que le studio ira au plus simple. La décision de lancer un jeu video à partir d'une série se fait en général dans des conditions plus mercantiles qu'autre chose, le jeu ne s'adressant alors pas à des gamers mais à des spectateurs, l'originalité est rarement de mise et la rentabilité est la priorité. Fan-milking ? Oh, si peu. Pourtant, même si le soin graphique et/ou la puissance technique ne sont pas au rendez-vous (les jeux videos inspirés de séries étant rarement révolutionnaires par leur gameplay ou le moteur), on trouve des jeux très sympathiques.

Urgences, testé ce soir (qui a besoin de dormir quand on peut jouer à Urgences en regardant Urgences ?! Ce n'est pas raisonnable quel que soit l'angle par lequel on le prend, mais bon) est l'exemple typique de jeu video largement imparfait, à la jouabilité disons... limitée, mais pourtant diablement divertissant de par les éléments que le jeu a su transposer, comme les personnages ou le plan du Cook County. On retrouve l'adrénaline qui fait la série dans ses moments les plus palpitants ; de façon un peu prévisible, les aspects dramatiques semblent plus difficiles à mettre en place. Peut-être passées les deux premières heures de jeu ? A l'impossible nul n'est tenu, cela dit.
Cela dit, il n'est pas garanti que ce soit totalement impossible, et j'en parlais plus haut, mais Desperate Housewives, en dépit de certains aspects techniques laissant largement à désirer (et certaines options qui auraient gagné à être développées, comme la décoration des maisons et des jardins, réduites à des gadgets alors qu'il était envisageable d'étendre la durée de vie du jeu par ce biais), parvient à merveille à rentranscrire l'univers de Wysteria Lane, grâce à l'inclusion très bien gérée de cinématiques où la voix de Mary Alice conte les chroniques de la rue avec le même brio que lors d'un épisode, chaque séquence correspondant de si près au cahier des charges de la série elle-même, qu'elle en pointe du doigt la répétitivité de la structure. Mais à travers ses intrigues et ses personnages formidablement bien campés (même si on regrettera que les voix aient rarement pu être préservées ; pour la défense des comédiens de doublage ayant pris le relais, ils ont beaucoup donné pour tenter d'imiter leurs prédecesseurs), le jeu est une réussite... à condition de ne pas se laisser berner et ne pas oublier qu'on n'a pas la liberté des Sims.

On ne s'attend jamais à ce qu'un jeu video basé sur une série soit extraordinaire, on lui demande juste de prolonger un univers qui nous est familier. En l'occurence, pour la plupart d'entre eux, la mission est accomplie. Je suis même surprise, depuis que j'ai commencé ma collection de jeux videos adaptés de séries, de n'en avoir pas plus rencontré de médiocres, tant on pourrait penser qu'ils sont certainement développés à la hâte. De ce côté-là, je trouve qu'on est moins à plaindre que les portages réalisés à partir de blockbusters du cinéma...

A quels jeux videos de ce type avez-vous déjà joué ?

GAMES

9 juillet 2009

[DL] Brooklyn South

En substance : c'est ça que j'aime chez les flics en uniforme. Il y a à boire et à manger : de l'action, de la proximité, de la tendresse et de l'adrénaline. Et puis, j'ai beau adorer la franchise Law & Order, mais Manhattan, ça va bien un temps alors que Brooklyn, c'est quand même autre chose. Et ce générique rend ce district très concret, même pour qui n'y a jamais posé les pieds. Les ruptures de rythme du thème musical soulignent les différentes facettes de cet univers, et nous le rendent familier. Un excellent résultat.

BrooklynSouth
Note : lien valable 30 jours minimum. Je reuploaderai si le lien est mort, mais seulement si vous postez un commentaire pour me prévenir !

Si vous vous étiez déjà demandé d'où venait ma fixette sur Jon Tenney, avec les génériques postés ces derniers jours, vous ne devriez même plus vous poser la question. Entre La Famille Green et Brooklyn South, vous avez (quasiment) tout compris. Il vous manque peut-être aussi un épisode d'une autre série, mais ça, j'en fais mon affaire...

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Brooklyn South de SeriesLive.

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21 juin 2009

lady's reasons why not

Ah, malheur, je suis découverte. Oui, j'aime faire des listes, mais j'avais réussi à vous le cacher jusqu'à présent. Quasiment.
J'instaure donc à compter d'aujourd'hui une catégorie encore moins nécessaire qu'un visionnage de Fringe en français, j'ai nommé : lady's reasons why not. Un cookie à la myrtille avec la compassion du chef pour qui a vraiment regardé la série à laquelle il est ici fait référence.
En toute sincérité, des posts en brouillon sur le thème des listes, j'en ai déjà déjà plein dans ma besace, et il n'est pas impossible que d'autres finissent par fleurir dans un avenir plus ou moins proche, surtout avec l'été qui guette, les crises de flemmingite à répétition, et ma résolution non-verbalisée d'essayer de poster quotidiennement pendant quelques temps. Préparez-vous au pire.

Mais j'en avais tellement marre de lire des posts (un peu sell-off) sur l'air de "10 raisons de regarder la série que tout le monde va regarder" que franchement il m'était urgent de réagir. A mon échelle. C'est-à-dire par la mauvaise foi. Chacun se bat avec les armes qu'il a.

Souvent, je vous entretiens de séries dont personne n'a rien à carrer en vous vantant leurs louanges en pure perte (exemple concret et récent : moi disant du bien de Law & Order ...pour une fois que je parle pas de SVU). C'est une de thérapie postive téléphagique où j'essaye de vous éduquer de façon à peu près ouverte aux réalités de ce monde : ce que regardent les autres c'est de la merde, et les séries que j'aime sont les meilleures. Je devrais même pas avoir besoin de vous le préciser, mais bon, je sens que c'est la fin de la semaine et que vous avez beaucoup de temps de cerveau disponible pour le Cocu Colu.

Ici c'est totalement le contraire qui va régir cette catégorie, dans le sens où, plutôt que de m'acharner bêtement à flatter votre curiosité et vous ouvrir des portes insoupçonnées sur, qui sait, des fictions qui se déroulent en Afrique ou des séries qui datent d'avant votre conception (même pas votre naissance, votre conception !), je vais me contenter d'être bileuse. Les mauvaises langues argueront que je le fais aussi très souvent, mais elles sont mauvaises langues, et ont donc par définition zéro crédibilité.

Donc dans lady's reasons why not, je vous donnerai non pas 3, nous pas 5, mais bien 10 raisons de NE PAS regarder une série donnée.

Si vraiment vous voulez voir dans cette rubrique le signe qu'une force créatrice me pousse à agir pour votre bien, on n'a qu'à dire que c'est pour vous éviter de perdre du temps devant des conneries, et mettre à profit le temps gagné pour, mettons, eh bien, disons, c'est-à-dire, par exemple, faire du bénévolat dans des centres gériatriques, lutter pour la Paix dans le monde, ou regarder des séries qui en valent la peine (par ordre croissant de vitalité pour la planète).
Voilà, c'est ça, on n'a qu'à dire.

Et j'en profite pour ajouter que j'aime bien faire des posts moyennement utiles pour vous présenter la moindre nouveauté de ce blog (et ici les nouveautés sont toujours moindres parce que c'est pas le but du jeu que de vous en mettre plein la vue avec des gadgets, en plus), que c'en est un ici, qu'il n'y aura donc pas de liste dans le post ici présent, donc hop, je passe au premier post de cette catégorie dans quelques minutes.
Tain je pète la forme moi. Aucun rapport avec les médicaments que je prends ou ne prends pas en ce moment pour me faire oublier la douleur.

17 mai 2009

Guacamole, nouvelle recette

Je n'avais pas vraiment fait attention au fait que TF1 diffusait une saison récente de Law & Order en 712e partie de soirée le samedi. J'en étais restée à Affaires non classées, et comme vous le savez, moi, les séries britanniques... même avec une excellente musique de générique... Alors j'avais pris l'habitude d'éteindre après ma dose hebdomadaire de New York Unité Spéciale.
Grand bien m'a pris ce soir de terminer ce que j'étais en train de faire avant de faire taire ma télévision ce soir.

Comme toutes les séries de la franchise, à la notable exception de SVU que j'adore (même si je me réjouis plus facilement des rediffs que des inédits depuis quelques saisons), la série originale ne fait pas partie de mes priorités. Je n'en suis pas l'actu, ni même les diffusions, et reste assez distante affectivement. Et même si j'apprends quelque chose, ça me rentre par une oreille et ressort par l'autre. Cela ne m'empêche pas de beaucoup aimer son intelligence aiguisée, et notamment le charismatique McCoy, mais sortie de là, je ne suis pas à proprement parler une fan.

D'autant qu'entre elles, les séries de la franchise ont des différences notables : une majorité des épisodes de Law & Order que j'ai vus semblaient faire la part belle plus souvent au côté tribunal, tandis que dans Criminal Intent, c'est complètement l'inverse et d'ailleurs je ne suis même pas certaine qu'ils aient encore un procureur à temps complet dans cette série, non ? Quant à Trial by Jury, je crois le titre suffisamment évocateur pour indique clairement de quel côté penchait la balance. SVU, plus équilibrée ou disons, oscillant plus facilement entre l'un et l'autre de ces aspects entre deux épisodes, m'a toujours paru mieux proportionnée.

Mais ces nouveaux épisodes, de par le départ de M. le Président d'Arthur Branch, donnent tout de même un souffle très différent. McCoy est aujourd'hui devenu District Attorney. Voilà qui le relègue à un rôle plus administratif, de supervision, qui d'ailleurs est extrêmement bienvenu car on en avait marre du toujours obtu Branch, ce carriériste aux idées parfois exagérément réactionnaires. Une fois sur deux, McCoy et Branch avaient pris l'habitude de se prendre le bec sur les questions de fond, parce que leurs valeurs étaient diamétralement opposée, et c'était certes très intéressant, mais au bout d'un moment on avait compris la dynamique. On arrivait à la caricature d'un McCoy toujours droit dans ses bottes et moralement irréprochable, face au vilain patron qui ne pensait qu'aux coups de fil du maire et à faire des exemples à tous bouts de champs, ce qui portaient quand même un sérieux coup à ladite intelligence de la série. Heureusement, les intrigues étaient toujours intéressantes, donc ça n'était pas décourageant pour le spectateur, mais lassant, ça c'est clair.

Voilà donc McCoy promu patron, et comme du coup il faut un nouveau procureur pour profiter du droit de cuissage sur les diverses procureur adjointes, il est remplacé par le procureur Michael Cutter. Lequel apporte donc de nouvelles nuances bienvenues : cette fois, il a relativement les mêmes positions politiques que McCoy, ce qui lui évite d'être systématiquement en opposition avec McCoy sur le fond (et on verra sur le long terme si cela est dommageable à l'échange d'idées qui avait lieu jusqu'alors). Mais ce qui est excellent, c'est qu'il a une interprétation toute personnelle des procédures. Ca renouvelle quand même très largement la dynamique de la série de le voir transgresser le code pour arriver à ses fins, qui finissent par être les mêmes que McCoy puisqu'ils ont, pour ce que j'en vois ce soir, les mêmes opinions.

Voilà qui permet de nouveaux questionnements, aussi. Auparavant, quand McCoy transgressait ces règles, c'était pour passer outre les ordres du vilain méchant Branch, dans l'espoir de ne pas laisser la politique politicienne gagner au détriment de la Justice. Ca faisait un peu chevalier en armure mais bon. A présent, on sent que Cutter va vouloir faire au mieux sans s'encombrer des procédures, juste parce que c'est dans l'intérêt du dossier, mais que ces boulettes vont inévitablement lui poser des cas de conscience, notamment lorsqu'il fait foirer une enquête pour avoir été trop tête brûlée. Et cela met aussi McCoy dans un rôle moins caricatural de patron qui n'est pas foncièrement opposé à ce qu'il veut faire, mais juste à la façon dont il veut le faire.

De nouvelles nuances dans la façon de rendre la justice, ou au moins d'essayer, même quand le système est complexe, même quand le système est mal foutu, même quand des détails techniques peuvent tout gâcher, voilà la promesse de Law & Order depuis ce rafraîchissement de casting. Donc : merci.

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Law & Order de SeriesLive.

25 octobre 2007

L'aile ou la cuisse ?

C'est ce soir !
Qu'est-ce qu'on fait ce soir ? Ce que nous faisons un jeudi soir sur deux : tenter de décrypter le monde des séries !

Je vais pas vous refaire le menu, hein, évidemment, je sais que vous êtes assidus du blog du podcast SeriesLive On Air et que vous avez déjà pris toutes vos infos dessus, m'enfin permettez que je fasse un petit retour sur le sujet du débat : les séries policières.

J'aime pas le poulet à la télé. C'est viscéral, je crois que c'est dû à un contexte familial un peu particulier, en fait. Depuis que le monde est monde et que je suis téléphage, je passe mon temps à répondre à qui me demande mes genres favoris que j'adore les drames, et que j'exècre le genre policier.

Pourtant avec les années, j'ai bien été obligée de réviser ma position. L'offre en matière de séries policières s'est étoffée, comme vous le savez, ces dernières années. Au point qu'on ne sait plus trop où donner de la tête... Il y a la facilité : la dose de 500 heures d'Experts en intraveineuse chaque semaine grâce aux bons soins de TF1 (et si vous êtes en manque entre deux épisodes, il reste l'autre grande franchise, les L&O)... et puis, il y a le reste. Tooooooout le reste. Et finalement, même quelqu'un qui n'apprécie pas le genre peut trouver son compte !

Au final, cette "mode" de la série policière n'a eu qu'un aspect désolant : populariser une façon très "cerveau gauche" de concevoir l'enquête criminelle, en délaissant, majoritairement (mais heureusement pas unanimement), l'aspect plus humain de la question. Le prochain défi de la série policière, ce sera certainement de revenir à plus de chaleur humaine : plus de proximité avec le quotidien, plus de simplicité dans le traitement, plus d'humanité dans l'approche...

Mais pour entendre plus de points de vue sur la série policière, ce qu'il vous faut, c'est sûr, c'est passer trois quarts d'heures entre potes (cast).

Et pour ceux qui manquent cruellement de son : SeriesLiveOnAir_Purple_mini

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