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ladytelephagy
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last friends
30 mai 2008

Des inconvénients de n'avoir pas cédé à la facilité

Car voilà bien le problème.
Le concept de ce blog, ça a toujours été de ne pas faire de reviews. Je dirais bien que je n'ai aucun talent pour les reviews si je pouvais dire que j'ai essayé d'en faire par le passé, mais ce n'est pas le cas. Simplement ça n'est pas mon truc, voilà.

Du coup, comment fonctionne ce blog (quand il fonctionne diront les mauvaises langues, et elles auront relativement raison), depuis son ouverture ? J'y parle très rarement deux fois de la même série.

Quand mes confrères (et ça n'ôte rien à leur mérite) choisissent quelques séries qu'ils suivront une saison durant, et vous racontent leur expérience épisode après épisode, ils ont un contenu tout trouvé pour les posts, de sorte que, s'ils ne publient pas récemment, on leur en veut un peu puisqu'en dehors d'une grève tous les 20 ans, ils n'ont que peu d'excuses.
Mais quant à moi (et ça n'ajoute rien à mon rachitique mérite), j'ai choisi de ne pas vous raconter UN épisode, et surtout pas ceux qui suivent, mais bien de vous parler d'une série. Ou de plusieurs en même temps. Ou de ma façon de vivre ma téléphagie. Et du coup, il arrive cycliquement, comme là, cette semaine (puisque j'ai promis un post par semaine. Minimum.), du fait de raisons plus ou moins bonnes (c'est facile de se décharger sur un boulot très prenant, mais j'ai quand même 15 heures de transports en commun par semaine, où je pourrais m'atteler à la tâche, et ça s'est déjà produit, de vous concocter un post à peu près digne), eh bien je n'ai regardé aucune série. Rien. Pas l'ombre d'une.
Cette semaine, mon écran de télé est resté aussi vide qu'un épisode de Bones, dont j'ai l'immense vacuité sous les yeux en cet instant même où je vous parle. Mais on a déjà abordé le sujet...

Je ne dirais pas que je n'ai pas pensé à vous, au contraire.
En fait j'avais même une piste d'un post pour la catégorie "Série de valeurs", une fois n'est pas coutume. il était vaguement question des genres de séries, enfin, bon, j'avais l'impression de tenir quelque chose... mais je me suis endormie, réveillée trois villes trop loin, et j'ai un peu laissé échapper le filon. Je suis sincèrement désolée.
J'avais aussi envie de vous faire un post sur le déplorable Mop Girl, découvert quasi-simultanément avec Hokaben et Last Friends dont je vous ai parlé précédemment (et un peu plus précédemment encore). Mais justement, j'aurais dû écrire tout de suite mon post, parce que du coup je n'ai plus les idées très fraîches, embrouillée que je suis par de vilaines contingences imposées par mon tortionnaire de patron.
Ah et puis, il y a aussi ce post sur le coffret DVD d'Action que j'ai commencé et qui me semble plus compliqué à finir dignement que prévu. C'est que la dignité, dans Action, faut bien la chercher, quand même...

Bon, bref, je suis pitoyable et je ne mérite que vos sifflets.
Evidemment, tout serait plus facile, tellement plus facile, si je me contentais de vous parler uniquement de ce dont je vous ai déjà parlé. Bah oui, si j'ai su le faire une fois, les chances sont immenses que ce soit très facile de recommencer. Qui veut un post sur Rude Awakening ? Oh, je peux en distribuer quasiment à volonté, pas de problème. Vous voulez un résumé de mon expérience OZée d'il y a deux semaines ? Un petit compte-rendu, épisode par épisode ? Hein, dites ? Simplissime, ça, en plus yen a que huit dans la saison que j'ai achetée.
Oh, ou alors, je peux aussi vous faire un truc avec plein de captures, vous savez, je prends 200 captures, et je divise par 10 pour décider du nombre de mots que j'écris en-dessous. Genre "trop mignon" ou "je le voyais carrément venir", vous voyez ? Ca serait facile ! Je peux, si vous voulez ! Surtout si par exemple je prenais pour cible une série un peu simplette.

Mais je ne serais pas très satisfaite, et je pense que vous non plus.

Bon, vous savez quoi ? On va faire un deal, vous et moi. On dit que le post du vendredi, cette semaine... bah je vais le faire la semaine prochaine. Juste une fois.

Comme ça, vous ne serez pas obligés de vous contenter d'un post débile aussi débile qu'un épisode avec plein de flashbacks.

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6 mai 2008

[DL] Last Friends

Beaucoup de finesse dans ce générique, et je ne dis pas ça juste parce qu'on est vite en manque de génériques par les temps qui courent mais bel et bien parce qu'il y a beaucoup de délicatesse et d'esthétisme (avec ce qu'il faut aussi pour rendre très accessibles les différentes situations des 5 personnages principaux) dans le générique de Last Friends.

Oui, quand j'ai un coup de coeur (qui a dit coup au coeur ?), je l'ai pas à moitié, et le générique n'a rien pour m'en détourner !

LastFriends_generique_580
Note : lien valable 30 jours minimum. Je reuploaderai si le lien est mort, mais seulement si vous postez un commentaire pour me prévenir !

J'vous en ai mis un peu plus histoire d'avoir même la toute fin de la chanson, même si ya l'écran publicitaire en parallèle. Parce que franchement, la chanson est bonne, dans ce contexte. Je dis dans ce contexte parce que... si seulement Utada avait demandé un coup de main au réalisateur de ce générique pour son propre PV !

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture (I repeat, ceci est un lien) : la fiche Last Friends de SeriesLive.

6 mai 2008

Compagnons de cellule

Je parlais de mes errances il y a quelques jours. J'ai peut-être bien trouvé...

Lorsque j'ai lancé Last Friends, je n'en savais que peu de choses, à savoir la musique du générique et la photo promotionnelle (qui justement me semblait bateau mais bien foutue). Mais comme je suis en période de quête effreinée de LA série qui puisse me toucher, je me suis tournée ces derniers jours vers plusieurs dorama (dont vous allez retrouver progressivement la critique ici, pour me faire pardonner de vous avoir délaissés si longtemps je vous dois bien ça) en désespoir de cause. Je dirais pas que j'ai cliqué au pif... mais bon, j'ai cliqué au pif. Je n'ai même pas lu un petit résumé, rien. Mais, me disant que puisque j'avais du mal à trouver mon bonheur de l'autre côté de l'Atlantique, j'allais opter pour le Pacifique, je n'ai pas cherché à m'ériger de nouvelles barrières.
Comme j'ai bien fait...

Première constatation : Dieu que c'est beau ! J'ai soigneusement évité d'en faire un article "La preuve par trois" car il me faudrait décupler le nombre de captures à pouvoir poster ! Je n'aurais eu que l'embarras du choix. Je ne dis pas qu'il y a eu un énooooorme travail esthétique, ou disons pas dans le sens où on l'entend sur beaucoup de séries américaines par exemple, qu'on félicite là pour l'utilisation massive de filtres, ici pour des cadrages de fou.  Non, Last Friends ne s'embarrasse justement pas d'effets de style. C'est qu'on a autre chose à penser, môssieu ! Mais il n'empêche que visuellement, c'est plein de couleurs, de tableaux, c'est aéré, lumineux, vif... bref c'est pas un dorama filmé vite fait.
Je veux pas citer d'exemple mais je suis sûre que vous en avez tous au moins un ou deux en tête, de ces dorama qui jouent dans la catégorie "les films fait à la maison par votre chimpanzé malade".
Rien qu'avec la scène d'ouverture, j'étais déjà à genoux (c'était de la triche cette scène d'ouverture). Ca ne s'est pas estompé ensuite : il y a un oeil derrière la camera, et on va le remercier continuellement jusqu'à la fin de l'épisode, même si vous allez voir qu'en cours de route, on va avoir complètement autre chose à penser.

Et c'est là que tombe la seconde constatation : rha les chiens, ils ont décidé de nous attaquer le coeur à la machette ! On prend bien le soin, pendant la première partie du pilote, de nous faire tomber sous le charme radieux de Michiru, un personnage féminin assez transparent au départ (sur l'air de "gentille petite jeune femme toujours de bonne humeur et pleine de bonne volonté malgré un passé pas toujours marrant", bref la nana que dans n'importe quelle autre série, à plus forte raison un dorama, on aurait envie de latter à grands coups de bottes cloutées), mais qui par petites touches devient non seulement attachant mais aussi moins surfait.

Et lorsque le noeud de l'intrigue enfin se noue après de nombreuses scènes d'exposition (toutes nécessaires, je le précise), le poisson est ferré et on ne recule pas : on fait le grand saut en même temps que l'histoire.

Quoi ? Ca devient de la folie ? Mais absolument ! Et c'est ça qui m'a conquise : Last Friends, sous ses dehors si jolis et si printaniers, baigné de sa pluie si tiède et si revigorante, après ses scènes si urbaines et si charmantes... et puis avec sa petite intrigue genre "ah oui on va bel et bien encore vous filer un ou deux triangle amoureux, vous n'y couperez pas"... eh bien, Last Friends est en réalité d'une violence inouïe.

Derrière l'intrigue amoureuse classique se cachent des personnages écorchés vifs, chacun ayant son charme, ses travers et ses peurs qui se dessinent (et oui j'ai bien dit chacun sans exception), et à chaque nouveau coup dans l'estomac (celui du spectateur, évidemment, ne pensez pas que je me cantonne à une seule scène de ce pilote même si elle a beaucoup joué) on est à la fois au supplice et au délice. A chaque scène c'est un petit peu de ce petit monde de perfection qui s'effrite et mon Dieu que c'est bon.

Les personnages ont le coeur broyé et, même si par moment on se dit que, hm, j'ai pas déjà un peu vu ça quelque part ? Eh bien ça marche à plein régime, sans une fausse note et avec beaucoup de sensibilité. Si bien qu'on se fiche pas mal de qui sort avec qui, qui embrasse qui et qui a fait un bébé à qui, parce que franchement, ce qui importe, c'est bel et bien comment on peut en arriver à cette scène d'ouverture qui n'en apparaît, rétrospectivement, que plus ahurissante de calme et de sérénité. Comment ne serait-ce qu'un seul de ces personnages va-t-il survivre à autant de bassesses du quotidien, autant de mesquineries de la vie, autant de glaviots du Destin, moi franchement, ça me laisse à la fois toute frénétique à l'idée de voir la suite, et mortifiée.

Allez-y, prenez une hache et plantez-la moi dans le dos, que ça gicle et que ça sorte, qu'on en finisse !
Ou plutôt non, ne m'achevez pas avant que je n'aie vu la fin. Car Last Friends est exactement ce dont j'avais besoin : une série bien pensée, mais courte, où pendant quelques heures je vais m'abandonner, et où avec chacune de mes larmes coulera ici un peu d'amertume, là quelques regrets, céans un peu de haine. 11 épisodes et pas un de plus ou bien je crains que soit la magie ne fonctionnera plus, soit elle fonctionnera trop.

Et on ne veut pas non plus se priver de la joie d'espérer en une série moins tragique pour une prochaine fois, pas vrai ? Le téléspectateur aussi a le droit d'espérer en son petit coin de ciel bleu, après tout...

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Last Friends de SeriesLive.

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