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ladytelephagy
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grey's anatomy
22 juin 2007

Quota, toi, tu veux ma photo ???

C'est, sur un forum, une remarque a priori anodine (ou en tous cas certainement rédigée comme telle) qui m'a fait m'interroger : où se place, dans les séries, la limite entre la représentation de le diversité et le simple et pur quota politiquement correct ?
Parce qu'évidemment, sur le principe, avoir des quotas plus ou moins officiels, personne ne trouvera ça mauvais. A moins d'avoir des convictions racistes, évidemment, tout le monde est à fond pour le principe du quota. Sur l'air de "au moins tout le monde a sa place à la télé".
[insérez ici un hochement de tête désabusé]
Certainement, oui.

Pour moi, tout a commencé avec l'affaire Grey's Anatomy de cette année, que j'affuble personnellement du sobriquet : "la seule affaire à rebondissements de la saison", à savoir quand Isaiah Washington a laissé échapper un vilain mot hors du cercle privé, et que la presse s'est emparée de la chose, conduisant à une suite de comportements tous plus absurdes les uns que les autres de tous côtés, et étendant stérilement l'affaire sur plusieurs mois. Le cast de la série, je le confirme maintenant après avoir vu une bonne partie de la saison 3, n'avait effectivement rien de mieux à raconter sur ce qui se passe dans Grey's Anatomy cette année, alors en s'y mettant à plusieurs, ils ont fait en sorte que cette connerie revienne régulièrement sur le tapis. Formidable, merveilleux. La conclusion de cette affaire qui évidemment n'en a été qu'une que pour ceux qui n'avaient rien d'autre à penser, comme on s'y attendait, c'est que Washington a fini par se faire vir... hm, non, son contrat n'a pas été reconduit. Ahem.
Et à l'annonce de cette absence de réengagement, je lis sur un forum "j'espère qu'il sera remplacé par un autre personnage de couleur".
. . .
Attendez, là, quoi ? Un personnage de couleur ? Ah bon mais pourquoi ?
Et pourquoi ne pas plutôt le remplacer par un autre personnage intéressant ? Un autre personnage complexe ? Un autre personnage ayant des interactions avec le meilleur personnage/acteur de la série (à savoir Christina) ? Un autre personnage baisable ? Un autre personnage avec des failles ?
Non, je sais pas, c'est juste des idées, comme ça...

Quelle est cette préoccupation de vouloir avoir des quotas, et surtout à ce point ? Comment cela peut-il être un réflexe chez un télespectateur de penser d'abord à la couleur du personnage plutôt qu'à son background, son statut, son caractère ? Est-ce que l'un sous-tend les autres ?
...Et est-ce que je trouve cette réaction étrange parce que je suis blanche ? Parce que dés qu'on parle de couleur, plane très vite au-dessus de nos têtes le spectre du racisme, et qu'on en vient toujours plus ou moins à se poser la question...

Disons-le, c'est vrai que les quotas à la télévision américaine ont fait un travail épatant pour les minorités. On aurait beaucoup à apprendre des dernières décennies télévisuelles outre-Atlantique, en la matière. Intégrer des personnages de couleur, c'est comme intégrer des femmes, c'est nécessaire pour la diversité des personnages, la diversité de leurs possibilités, et puis pour l'identification, évidemment. Et d'ailleurs, pour la gent féminine, là aussi ya eu travail progressif pour en arriver là où nous en sommes aujourd'hui ; les nanas dans les séries, ça n'a pas toujours été des Veronica Mars ou des Carrie Bradshaw ! On a eu un bon paquet de faire-valoir pathétiques et même de séries exclusivement bourrées de testostérone... parfois à dessein, souvent par pur machisme. Bref, les quotas, ça a du bon, ça fait trois ou quatre décennies que ça fait avancer les choses, au moins à la télé et peut-être même parfois par-delà.

C'est devenu une règle et maintenant on est étonnés devant certains castings blancs comme neige... rappelez-vous lorsque Friends était accusé d'être trop blanc ! On entendait même des rumeurs selon lesquelles un septième larron serait adjoint à l'équipe pour rattraper la bévue ! Aujourd'hui, les minorités s'invitent, s'installent, et la plupart d'entre nous trouvent ça normal.
D'ailleurs le dernier quota à la mode, après les gonzesses, les blacks, les latinos... ce sont les gays. J'ai hâte de voir quel sera le prochain : le troisième âge ? C'est vrai, ils sont sous-représentés à la télé, et leur pouvoir d'achat grandit à eux aussi...

Sauf que le problème, de nos jours, ce ne sont pas les quotas, c'est l'utilisation qui en est faite. L'immense majorité des séries qui a un black... a un black. Il est noir il est là vous êtes contents ? Euh oui, enfin, je crois, mais... et après ?
Combien de saisons avant que le quota de couleur de Stargate SG-1 commence à prendre corps et aie quelque chose d'intéressant à apporter à la série ? Je veux dire, oui, si, bien-sûr, la montagne de muscles a été notre eye candy dans la série depuis le premier jour, mais c'est pas l'apprentissage du texte qui a tué Christopher Judge pendant longtemps !!! Le matin avant d'aller tourner, quelques exercices de flexion et d'extension du muscle au-dessus du sourcil, et hop, en piste ! Pas chiant la vie d'acteur !
Et la plupart des séries en sont encore là : les personnages de couleur sont là pour le vénéré quota, mais ils sont souvent plats. Ce ne sont que des alibis, en somme. Et c'est triste. Et on en vient à se demander si tout ça a réellement une raison d'être si c'est pour en arriver là. Au final, ces quotas... est-ce qu'ils servent vraiment à quelque chose ? Sont-ils vraiment satisfaisants ?

Et puis franchement, si dans Grey's Anatomy, Burke était remplacé par un personnage également de couleur, on la verrait venir, la suite, gros comme le nez au milieu du visage, ce serait courru d'avance. C'est le mariage de Miranda qui prendrait un coup dans l'aile. Nan parce que tout le monde aura remarqué que dans Grey's Anatomy comme dans un million de séries ayant plusieurs personnages de couleur : tout se fait entre eux !!! Il y avait deux persos de couleur célibataires dans Grey's Anatomy, pouf ! Ils finissent ensemble ! Obligé ! C'est quand même dingue ça, non ? Et tout le monde est logé à la même enseigne, quel que soit le contexte de la série, dans une immense majorité.
Dans les soaps, ils ne se fatiguent même pas à essayer de maquiller la chose ; tenez, prenons Les Feux de l'Amour (à propos desquels la mémoire m'est rafraîchie plus régulièrement du fait de mon homme qui est fan) : les persos blacks ont leurs scènes entre eux, se marient entre eux, font des bébés (blacks) entre eux, bref sont quasiment dans leur monde à eux. Donc yen a, mais pas à côté des blancs. Bravo le quota, bel effort ! Tout ça pour ça ?

Et puis à force, les quotas, ça fait chier, voilà. A force, les quotas, c'est tellement gros que les casts sont sans surprise, sans intérêt, sans saveur. Ce qui devrait retranscrire la diversité des populations, est devenu une simplification des personnages. Je suis tombée sur Criminal Minds hier soir, et comme les CSI, entre autres (qui font partie des castings les plus ennuyeux du monde), comme un grand nombre de séries reposant sur un cast nombreux : ya la nana, ya le perso de couleur, ya le mec mature plus expérimenté que les autres... C'est toujours pareil. Tout fonctionne par archétype, selon les archétypes de télespectateurs dont on aimerait bien qu'ils envisagent de regarder la série. C'est rasoir.

Pourtant, je suis une femme mais rien ne m'empêche d'encenser une série avec uniquement des mâles, et pas nécessairement parce que je vais les reluquer (même si ça aide, nécessairement) ! Prenez Oz, les nanas, bon d'accord yen a, m'enfin, faut les chercher quand même un peu, et ce ne sont pas elles qui occupent le gros du temps d'antenne ! Pourtant, vous me voyez me plaindre que cette série est trop virile ? Que nenni... Je regarde avec plaisir quelques séries japonaises, je ne suis pourtant pas asiatique (la fin d'un mythe ?). Vous m'entendez me plaindre qu'il n'y a pas de blanche dans ces séries ? Que nenni...

Est-ce qu'une série sans personnage de couleur dégoûte les télespectateurs de couleur ? N'y a-t-il que les blancs qui ont aimé Sex & the City ? Pas d'après ce que je sais...! Et je crois savoir (hélas) que pas mal de monde, pas nécessairement de couleur, apprécie l'humour de Ma famille d'abord, pourtant, là c'est l'inverse, ya que des blacks ! Le télespectateur est-il simplet au point de ne pas pouvoir éprouver de sympathie pour un personnage par lui-même, et d'avoir besoin absolument d'identification ?
Et je pose aussi la question dans l'autre sens : les personnes de couleur se retrouvent-elles réellement dans LE personnage de couleur de la série qu'ils regardent ? Imaginons que je sois un homme noir, je regarde Urgences, est-ce que je me sens automatiquement des affinités avec le Dr Pratt ? Etre un gay ne fait pas de moi quelqu'un qui a le même caractère que Will, je peux même complètement détester Grace et la trouver irritante et gamine, sans pour autant être aussi... flamboyant que Just Jack ! Où s'arrête ce raisonnement débile qui fait assimiler la couleur de peau à une personnalité permettant l'identification ?
Je suis une femme blanche, et pourtant, je ne me reconnais pas dans chaque personnage féminin interprété par une actrice blanche. La preuve avec Desperate Housewives... oui mais là on arguera que la couleur des cheveux influe !
Si je suis WASP, que j'ai la trentaine et que je vis à Miami, suis-je voué à m'identifier à Dexter...? C'est pas un peu dangereux comme système avec des séries pareilles ?

Mais en fait, les quotas, ils n'ont rien à avoir avec la diversité, ce ne sont que des facilités. Des stéréotypes prêts à l'emploi. Et puis comme ça, merde hein, la construction des personnages c'est quand même vachement simplifié. Pourquoi donner une personnalité à la blondinette de service puisqu'il n'y a qu'une blondinette de service au milieu du vétéran, de l'intello et de la caution de couleur de la série ? Etre blondinette de service, c'est déjà bien ! Voilà, ce sera ça de moins à concevoir au moment de créer la série ! Une bonne chose de faite...

Au final, est-ce qu'en tant que télespectatrice, j'ai envie d'une série qui véhicule cette valeur selon laquelle le paraître implique un être, et que l'un découle de l'autre comme une évidence ? Est-ce que j'ai envie d'adhérer à cette clameur reprise de toutes parts selon laquelle un environnement normal, ou peut-être devrais-je plutôt dire : normé, impliquerait d'avoir dans mon entourage : un vieux de la vieille, un intello, un black et une nana ? Est-ce que j'approuve cette tendance à vouloir compter autour de moi les têtes de pipes et les catégoriser si facilement ?
Et si, moi, à mon travail par exemple, j'ai trois collègues de couleur, dont deux nanas, dont une mère au foyer et une qui est la plus ancienne et sage du service, et que dans tout ça je ne suis pas blonde... ne court-on pas le risque que je ne me reconnaisse pas dans les séries qui me montreront d'autres schémas ?
Qui fera la série qui me ressemble ?

Y a-t-il un personnage qui me ressemble vraiment ?

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15 juin 2007

Fin de l'embargo sur Galactica

Eh oui, mon homme a finalement eu raison de mes défenses. Il faut dire qu'il m'a eue à l'usure, à force de réclamer la fin de la 2e saison de Battlestar Galactica par ici, soupirer quand je propose de regarder autre chose par là... j'ai tenu plusieurs mois mais là, ça y est, je dépose les armes.

J'ai d'abord essayé de gagner du temps : "mais on a plein d'autres choses à voir, plein de séries pour lesquelles je dois t'attendre pour regarder la suite : Dexter, Heroes, Veronica Mars, Ugly Betty... ça peut bien attendre non ?" Bon bah, non. "Et sans compter que ya deux trois pilote que je voudrais bien te faire voir en ce moment, la fin de Profit que tu n'as jamais vue et, bon, c'est pas génial en ce moment mais Grey's Anatomy est toujours en cours, les épisodes de New York Unité Spéciale chaque samedi, suivi de tes deux épisodes de la série originale, et puis souvent, House le mercredi, ne parlons même pas de la saison 2 de Desperate Housewives que je n'ai toujours pas vue et qui arrive la semaine prochaine !!!" Toujours pas. Avouez que pourtant ce n'est pas les occasions de téléphager qui manquent par les temps qui courent sans qu'on ne finisse ce pauvre petit coffret de Battlestar Galactica qui ne demande rien à personne, si ce n'est rester dans les rayons de la telephage-o-thèque jusqu'à ce que son petit frère de la saison trois soit enfin là. J'ai même tenté les esquives plus sournoises : "On regarde aussi Babylon 5 en ce moment, tu veux qu'on se mélange dans les intrigues ou quoi ???". Ouais, c'est de la mauvaise foi, mais il fallait quand même que j'essaye, vous comprenez ?

Résultat après des semaines de lutte acharnée, j'ai déployé le drapeau blanc. Ok, ok, finissons-la cette saison deux, mais si par malheur la troisième n'atterrit pas dans mon lecteur DVD au moment-même où elle sort, je ne réponds plus de rien.
Pour gagner un peu de temps (j'angoisse qu'on finisse ce coffret comme au premier jour) on a quand même revu deux épisodes, histoire de bien faire trainer le plaisir... mais au fait, finalement, cette seconde partie de saison deux, elle vaut quoi ?

Est-ce le recul ? Sont-ce réellement deux-trois intrigues plus faiblardes ? Avons-nous un peu perdu la foi ? Certaines histoires semblent tirer parfois un peu les grosses ficelles, et notamment la prise d'otage sur Cloud9, et le troisième commandant du Pegasus qui meurt dans des circonstances pitoyables (cela dit la scène où il préfère faire du dépannage depuis le poste de commandement au lieu de... commander... valait son pesant de cacahuètes), du coup difficile d'adhérer aux dernières intrigues en date.

Nan en fait, j'ai ma théorie... On relâche un peu la tension : un triangle amoureux a été aboli avec la mort de... rha comment il s'appelle l'assistant de Roslin déjà ? Je suis prête à mettre ma main au feu qu'on le reverra pourtant ! Bref. D'autre part, les Adama père et fils sont de moins en moins en conflit, le vice-président complètement loco a l'air de fumer un peu moins de moquette ces derniers temps (j'ai pas dit que ça le rendait moins dangereux, juste moins saoûlant)... Sharon 2.0 va avoir son petit bébé sans plus trop faire de vagues. Bien, bien... Il va y avoir un cliffhanger à se fracasser le crâne contre les murs, hein, pas vrai ? Mais si allez, ça se sent... c'est pour ça que là, on a l'impression que c'est un peu mou du genou, c'est voulu...

Soyons honnête, en fait, que la fin de la saison deux soit à en tomber raide, je m'y attends de toutes façons vu la manière dont la première saison s'est achevée. Battlestar est une série à laquelle on n'a rien à apprendre sur ce terrain-là. Mais je dois dire que, si j'étais prise dans le tourbillon des diffusions hebdomadaires, ce stratagème conserverait deson effet, tandis qu'ici, il a un effet décourageant, de la même façon que se mutiler le cortex cérébral avec trois Grey's Anatomy à la suite dans une même soirée a des effets plus que nocifs (surtout vu le niveau de la saison... c'est bien simple, mardi soir, c'était plus amusant de s'engueuler que de regarder les deux derniers épisodes, c'est pour vous dire !).

Ca semble assez évident, mais laissez-moi appuyer dessus tout de même vu que j'en ai eu la réaffirmation poignante cette semaine : beaucoup de séries ne sont faites pour être regardées "à la carte", soit en DVD, soit en raison d'une diffusion... comment qualifier ce procédé ? Erratique ? Grotesque ? Humiliant ? A double-tranchant ? Ah, je sais : une diffusion à la française !
Si une série doit être vue, chaque semaine, régulièrement, un épisode à la suite, c'est qu'elle est construite pour cela ! 'Tain ça paraît tout con mais oui ! Un épisode à la fois. Un par semaine. Vouloir chercher plus, de par le recours au DVD, ou à cause d'une diffusion à la française, c'est faire du tort à sa construction, et courir le risque de tomber dans l'un ou l'autre de ces travers qui guettent le téléphage : l'overdose ou le désintérêt. Et puisqu'on la regarde, la série, ce n'est pas ce que l'on veut, n'est-ce pas ?

Pour être un téléphage raisonnable qui goûte avec délice chaque série comme il se doit, il faudrait... eh bien, être raisonnable. Bon, euh, pas facile-facile, ya pas d'option B ? Si, vivre aux States avec une diffusion (presque toujours) respectueuse du rythme naturel d'une série. Merde alors, il va falloir apprendre à être raisonnable si je veux profiter correctement de Battlestar Galactica... parce que déjà que cette série n'est pas diffusée sur du hertzien, mais si elle l'était ce serait de toutes façons un problème.

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Battlestar Galactica de SeriesLive (profitez-en, les fiches des prequels sont en ligne depuis peu).

25 mars 2007

Super naturel

Où est passée cette sacrée fichue recommandation du CSA demandant aux chaînes de télé de franciser le nom de ses séries étrangères ? Il y a deux ans environ, on ne parlait plus que de ça. Tout le monde frissonnait à l'idée d'un "Perdus", d'un "L'anatomie de Grey" (les Espagnols, par exemple, n'y ont pas coupé) ou d'un "Ménagères désespérées". Et on se disait tous "putain, ce truc, c'est vraiment débile, ils nous font chier avec des conneries alors que pendant ce temps certaines diffusions sont toujours aussi calamiteuses". Oui on était très vulgaires, mais il faut dire qu'on était fâchés.

Vous vous rendez compte ? D'après ce qui se disait à ce moment-là, seuls les noms propres et noms de lieux ne seraient pas touchés par la francisation des titres de séries. On était à deux doigts de subir l'affront fait aux séries d'animation japonaise. Certains d'entre nous en étaient déjà à imaginer des prénoms de personnages francisés également. C'était la panique.

Et puis en fait, en ce moment, je n'en finis pas de me laisser encore surprendre par la programmation en France de Desperate Housewives (dont la seule prononciation est l'une des rares justifications de la francisation des noms de séries), LOST (sous-titré Les Disparus mais personne ne l'appelle jamais comme ça, évidemment), Grey's Anatomy, Commander in Chief ou encore Supernatural, plus près de nous. Il me plaît à penser que ça énervait les chaînes autant que nous.

Il faut dire qu'à l'heure où les séries sont célèbres avant même d'arriver sur notre territoire national, sous des appellations anglophones faisant 15 fois le tour du net avant que les chaînes ne pensent à leur prêter attention, il est un bien meilleur calcul de préserver cette appellation d'origine (et trajectoire) contrôlée plutôt que de la rebaptiser et recommencer la promo à zéro.

Mais alors, quid de ladite recommandation ? A-t-elle été mise à la corbeille par le CSA ? Nenni, elle est toujours , mes amis, là et bien là, les chaînes télé doivent franciser leurs noms de programmes... mais l'alinéa IV de la chose nous explique simplement que "trois dérogations sont toutefois prévues par la loi : les titres d'émissions dont ces sociétés ont acquis les droits de diffusion et dont la conception leur échappe ; les titres constitués d'un terme étranger dont il n'existe aucun équivalent en français ; les titres qui ont été déposés à titre de marque avant le 7 août 1994". Concrètement. Ouais, donc en fait, on fait ce qu'on veut niveau séries. Et donc tout le monde a tremblé pour rien, TF1 a sous-titré le titre de LOST pour le plaisir ou quasiment, etc...

Mais en y réfléchissant, pourquoi sommes-nous si accrochés à ces titres, pour la plupart d'entre nous ? Qu'une chaîne tente de préserver le travail de communication déjà effectué outre-Atlantique (et ailleurs) autour de cette série, ça se comprend, mais quelles sont nos raisons, à nous téléphages, pour espérer que les titres seront traduits seulement si des vies doivent en dépendre ?

Est-ce parce que sur les sites, les forums et les blogs, nous parlons actuellement de Dirt, The Riches et autres Ugly Betty (et non pas d'Ordure, Les Richards et Betty la Laideron) et que nous n'avons pas envie de changer nos habitudes ? Ca se tient.
Est-ce parce que nous nous voulons puristes en appelant une série par son nom original ? Après tout, pourquoi traiter les séries différemment, par exemple, d'une "oeuvre" musicale ? Personne ne songerait à appeler la chanson de Nelly Furtado "Mangeuse d'homme", ni parler du premier album des ridicules Tokyo Hotel en le nommant "Crie (aussi fort que tu peux)". Ca se tient.
Est-ce par sentimentalisme, parce que nous nous sommes appropriés la série (et son univers) sous ce nom ? Ca se tient.

Par curiosité, pour la beauté de l'étude scientifique rigoureuse pourrait-on dire, j'ai fait une enquête sur 1 téléphage, et je me suis sondée pour savoir comment j'appelais les séries que je regarde. Et je penche pour la 3e possibilité (bien que je persiste à penser que les deux premières sont toutes aussi valables) :
- lorsque je découvre une série lors de sa diffusion française, je l'appelle par son titre local (ex : New York Unité Spéciale, Les Experts...). Même en apprenant rapidement le nom original, je ne change pas mes habitudes.
- exception à la règle ci-dessus : lorsque vraiment j'ai développé un certain niveau d'addiction et/ou d'affection (ex : Fran pour Une Nounou d'Enfer, Corky pour Corky, un enfant pas comme les autres
...).
- lorsque je découvre une série lors de sa diffusion américaine, je l'appelle par son titre original (ex : bah, il suffit de voir ce blog !). Même lorsque je finis par regarder la série en France (car il est rare que je m'en empêche) je ne m'adapte pas au nom choisi par la chaîne en France.
C'est ainsi que je finis par mélanger les titres originaux aux titres adoptés par le diffuseur français dans mes posts divers et variés, comme l'un d'entre vous ne s'est pas gêné pour me le faire remarquer. Comme vous, non ?

Les chaînes françaises (qui décidement sont meilleures en marketing qu'en diffusion) l'ont bien compris et ne suivent donc pas la directive, ou alors seulement si vraiment, elles ont un peu trop châtouillé le CSA ce mois-ci et que ce n'est pas le moment de s'attirer un blâme pour une connerie pareille, ma foi, si ça peut aider à faire passer les écarts sur d'autres sujets, on peut bien sacrifier un titre de série à l'occasion.

Du coup, même quand ce serait super facile de franciser un titre, on ne s'en donne plus la peine. Inutile de dire que la directive, le CSA peut s'en faire un sandwich et se la manger.

Où j'essaye d'en venir ?
Nulle part. C'était juste une petite réflexion, comme ça, le dimanche soir. Faut dire qu'il n'y a rien d'intéressant, côté séries, à cette heure-ci.

12 février 2007

L'angoisse de la fin de saison

C'est horrible. Nan, ça ne peut pas se produire. Ah nan mais quelle horreur : plus que deux épisodes, et c'est la fin de la saison.

Je devrais être ravie, gourmande, curieuse, heureuse ! Mais la perspective que cette saison prenne fin (et que la suivante soit encore loin) me rend au contraire nerveuse. Tenir trois mois ? Vous n'y pensez pas !

Voilà plus d'un mois maintenant que mon homme, tombé comme moi amoureux de Battlestar Galactica, tente désespérément de voir la fin de la saison 2. Je suis étonnée qu'il n'ait pas vu le coup arriver. En effet, pour la saison 1, à peine achetée, à peine regardée ! Mais si la période de Noël n'avait pas été là, je pense que nous y serions encore, car la seule perspective d'atteindre le dernier DVD était terrifiante à mes yeux. Mais là, il n'y a pas (encore) de 3e saison ! Alors pas touche ! Je ne dis pas qu'on s'en garde pour plus tard, même pas, c'est bien simple : on regardera la fin de la 2e saison quand on sera sûrs d'avoir la 3e entre nos petites mimines. Avant, c'est même pas la peine d'y penser.

Je ne dis pas ça que parce que je pressens que, comme pour la première saison, le cliffhanger va être énorme. Non, parce que je vais vous dire : ça me fait exactement pareil pour la saison 5 d'A la Maison Blanche. Tant que j'ai pas le coffret de la saison 6, il est souhaitable pour tout le monde que le DVD reste où il est. Zoey pourrait être en danger de mort une nouvelle foi, le président Bartlet faire une attaque cardiaque doublée d'une aggravation de sa maladie, et Leo pourrait se mettre à sourire, que je ne changerais pas d'avis. N'y comptez pas. Et même si Josh devait embrasser Donn... enfin ça, on verra.

C'est psychologique. Quand on a comme moi le malheur de ne pas s'amouracher des séries les plus populaires (comme LOST), on se condamne à un rythme de sortie digne d'un scenario de soap opéra : l'an prochain on y est encore. Tenez, Une Nounou d'Enfer : près de 10 ans d'attente, tout ça pour quoi ? Une saison par an !!! Un malheureux sitcom déjà doublé et diffusé 100 fois, connu de tous ! Ils attendent quoi, que les tenues de Miss Fine aient vraiment l'air de dater de deux décennies ??? Autre exemple : vous avez vu combien de temps il a fallu attendre pour avoir Oz en DVD ? Hein ? Comment ne pas devenir parano dans ces conditions ?!

Alors oui, Grey's Anatomy, LOST... alors là d'accord, là ça y va, genre une demi-saison tous les quinze jours, là ok, on se lâche ! Mais les autres, hein, les autres ? Bah les autres rien, nada, nothing, pouet, peau d'balles ! Faut pas compter dessus. Et je ne compte même pas sur les diffusions télé, yaurait de quoi devenir chèvre. M6 a beau s'obstiner à rediffuser Une Nounou d'Enfer, apparemment la chaîne ne retrouve pas ses 3 dernières saisons, et même les trois premières c'est pas dit qu'elles soient montrées dans l'ordre. Et l'épisode de Noël en dessin animé, vous l'avez vu plus d'une fois, vous ? Voilà, exactement ce que je disais.

Alors ce DVD de Battlestar, plutôt mourir que le sortir de sa boîte avant la parution du suivant. C'est peut-être d'une logique bancale (parce que dans le fond, je suis bien consciente que je me prive de ma série pendant tout ce temps-là) mais je n'en démordrai pas.

Et il y a peut-être certaines séries qu'on peut se permettre de mordiller ça et là sans complexe, mais quand il s'agit tout de même de Battlestar Galactica, A la Maison Blanche, Oz et Une Nounou d'Enfer, non madame, non monsieur, chez moi on ne mange pas de ce pain-là. Bon d'accord, du coup on ne mange plus rien du tout, mais pourquoi on n'en profiterait pas pour regarder ce DVD de Mutant X qu'on snobe systématiquement chaque fois qu'on se demande ce qu'on pourrait regarder, hein ? C'est vrai ça, que fait cette bouse dans le fond de la téléphage-o-thèque, toute poussiéreuse et délaissée de tous...?

20 janvier 2007

[DL] Kitchen Confidential

Voilà un générique bien simplet, malheureusement. La chanson est bateau, le cast est présenté sans être mis en valeur, c'est un peu trop rapide et brouillon... et avec le recul, l'image finale me fait vraiment penser à Grey's Anatomy (avec le même problème : la série n'est pas du tout reflétée par cette pirouette).

M'enfin bon, d'ici à ce qu'on voie ce générique, il peut se passer longtemps, alors tentez quand même le coup, au moins par curiosité !

KitchenConfidential_generique_580
Note : lien valable 30 jours minimum. Je reuploaderai si le lien est mort, mais seulement si vous postez un commentaire pour me prévenir !

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture (vous vous forcez, ou bien ?) : la fiche Kitchen Confidential de SeriesLive.

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18 janvier 2007

"Non, j'l'ai pas dit !"/"Si, tu l'as dit !!!"

La bataille de polochons qui fait rage depuis maintenant plusieurs mois au sein du cast de Grey's Anatomy me rappelle fortement les crépages de chignon que ma soeur et moi avions lorsque nous étions petites. Zap2it nous rappelle que les acteurs Isiah Washington (= le vilain qui a dit un gros mot) et TR Knight (= celui qui a été le dire à maman) se sont une fois de plus montrés dignes de ces rixtes d'enfants de moins de dix ans à l'occasion des Golden Globes Awards, en début de semaine (et n'ayant pas grand'chose d'autre à raconter, on voit sur la presse web pas loin d'un article par jour à ce sujet).

Et comme chaque fois que des gosses se bagarrent, c'est ridicule. Ok, l'un a traité de l'autre de tapette. Ohlala, on n'a pas le droit !
Bon, merde, si c'est si c'est horrible, que Knight lance des procédures judiciaires et que ça se règle à la régulière, ou disons la régulière pour des américains : c'est un juge qui leur torchera les fesses. Ce ne serait certainement pas la première fois que des propos déplacés feraient l'objet d'un procès. Et on n'en entendrait plus parler. Mais le cast de Grey's Anatomy (car tout le monde s'y est mis !!!) a vraisemblablement décidé qu'ils n'avaient pas d'autre raison de faire parler d'eux cette saison. Je n'ai pas encore vu la saison 3 (juste le season premiere) mais sincèrement je ne me sens pas encouragée de m'y essayer, tant les enfantillages me courrent sur le haricot.
Si Knight ne veut pas en faire toute une histoire, pour diverses raisons (par exemple il a compris qu'il y aura toujours des cons et qu'il n'y a pas de vaccin... ou bien qu'un gros mot ça ne l'empêche pas de vivre comme il l'entend...), alors qu'il nous foute la Paix avec cette histoire. Ou qu'il la règle en privé, mais bizarrement cette solution, qui tendrait à être la plus logique, n'a pas l'air d'être envisagée une seule seconde. C'est pourtant en privé que tout a commencé, et que tout aurait dû rester. Mais vu que de la mauvaise publicité, c'est mieux que pas de publicité du tout, toute l'équipe s'est engouffrée dans cette rixte d'écoliers.

D'accord, dire un gros mot insultant, c'est pas bien. La discrimination envers les homosexuels, c'est nul (yen a pas de bonne de toutes façons). Mais merde, lequel va se décider à se comporter en grande personne et arrêter de jouer au plus con ?
"Non, j'l'ai pas dit !", clame Isiah Washington qui sent bien qu'il est à deux doigts de nous la faire version Michael Richards.
"Si, tu l'as dit !!!", rétorque TR Knight qui cherche toutefois à prendre un semblant de recul en ajoutant "alors du coup j'ai confirmé". Attention, on élève le débat. Qu'il le traite de nègre, tant qu'on y est, on aura un partout et là les médias vont vraiment se déchaîner.

La querelle dure maintenant depuis quoi ? Octobre ? Et ça semble être la seule chose sur laquelle les acteurs aient à communiquer.

Donc maintenant, c'est bien simple, je décrète qu'on sépare ces deux-là, qu'on les mette au coin, qu'on les prive de dessert, et qu'on les force ensuite à se serrer la main pour faire la Paix.
Ca marchait avec ma soeur, et à l'époque on avait 5 et 10 ans, donc... ya peut-être quand même de l'espoir.

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Grey's Anatomy de SeriesLive.

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