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ladytelephagy
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doctor who
7 novembre 2010

Follow the sun

La fin du weekend approche et vous vous attendiez probablement à un dernier post dans cette rubrique. Sinon, tant mieux pour vous, ça fait une bonne surprise supplémentaire !

Il y a environ une semaine, je vous parlais de The Circuit, une découverte australienne (et elles ont tendance à se succéder depuis que je me suis promis, cet été, d'accorder plus d'attention à ce pays). Il y a eu quelques appels du pied pour que je vous aide à découvrir cette série à votre tour, et comme elle n'est pas facile d'accès (merci, une fois de plus, à Sowey pour son coup de main), le moyen le plus simple, et aussi, sans aucun doute possible, le plus convivial, de vous permettre de le faire, c'est encore les posts La preuve par trois. En espérant qu'ensuite, vous viendrez partager ici vos impressions, et que, peut-être, vous parlerez de la série autour de vous. C'est comme ça que ça commence, vous savez. Sans vous, je ne serais pas tombée sous le charme de Doctor Who après de nombreux épisodes de persistance. J'espère que je vous rends ainsi la pareille, au moins un peu...

TheCircuit_1
"You are going to get frustrated. And depressed by the relentlessness of this situation". Voilà, comme ça c'est dit. Considère-toi prévenu, petit avocat qui débarque sur le circuit, ça ne va pas être une partie de plaisir. On n'est pas bien sûr de la raison pour laquelle Drew s'est engagé dans cette aventure, mais une chose est sûre, il ne peut pas dire qu'il ne sait pas en quoi elle consiste. Et ça ne motive pas forcément un petit nouveau, mais le petit speech de l'une de ses collègues a au moins le mérite d'appuyer sur le sacerdoce que représente le circuit pour toutes les personnes qui s'y impliquent : avocats, greffiers, juges... ils savent que le principe-même du tribunal itinérant, mais aussi les problèmes rencontrés, ne peuvent les laisser de marbre. Ce sera difficile, douloureux, mais... mais j'aime bien l'honnêteté d'Ellie quand elle cite l'avantage qu'elle tire de ce métier difficile. D'une façon générale, The Circuit table sur la sincérité, et ne s'encombre pas vraiment de personnages paradant avec des artifices. Ils posent tous carte sur table et c'est d'ailleurs tant mieux pour Drew comme pour nous.

TheCircuit_2
Où l'on découvre un système judiciaire bien différent des parquets cirés et des perruques (tels qu'on a pu les découvrir dans Rake, par exemple). La réquisition de salles communes des villes où le tribunal passe, leur aspect (et encore, il y aura pire), leur public tassé sur des chaises et devant les portes, les conditions difficiles dans lesquelles les avocats doivent faire leur job... on peut dire qu'Ellie n'avait pas menti ! Oui, ce boulot sera difficile, et on ressent bien à la fois l'atmosphère pour les prévenus et pour la cour itinérante dans ce premier défilé d'affaires. Les choses vont vite, et on s'aperçoit que Drew n'est pas vraiment équipé pour travailler dans ces conditions. Il apprendra sur le tas, nous offrant une plongée incroyablement palpitante et déchirante à la fois dans la réelle signification de ce circuit judiciaire. Il n'y a le temps pour rien. Rend-on vraiment la Justice dans ces conditions ? Le bal des petits délits donne pourtant l'occasion au juge Lockhart de nous montrer à quel point il est attentif au moindre détail, tout en restant dans son rôle de juge qui n'a pas toute la nuit pour juger une affaire. Il se montre très impressionnant, à la fois patient et ferme dans toutes ses interventions...

TheCircuit_3
Que ce soit bien clair : j'étais déjà sous le charme de The Circuit avant cette scène. Mais lorsqu'elle est venue, je suis passée au stade téléphagique suivant, celui où on est pris de la subite envie de se prosterner devant son écran. Jusque là on n'avait pas vraiment compris le cœur de cette affaire, mais elle se dévoile devant nous en même temps que Drew tente d'en démêler l'absurdité. On comprend à cet instant d'où peut venir la frustration et la dépression évoquées plus haut. C'est un combat qui semble soudain ne jamais se gagner vraiment, parce que ce n'est pas une question de justice, dans le fond. En quelques minutes, on touche des problèmes trop gros pour de simples avocats, pour une simple cour itinérante. On croyait l'avoir compris, mais on ne le réalise que pendant cette scène où Drew semble, lui aussi, toucher quelque chose qu'il n'avait fait qu'effleurer jusque là. Et puis, il y a tout un symbolisme pour lui, vis-à-vis de son père, et je l'ai ressenti comme une charge émotionnelle dépassant le seul cadre de cette affaire, comme si ça le renvoyait ailleurs. A cet instant, tout est inversé : le temps ralentit pour ressentir chaque seconde de ce procès, Drew n'est plus perdu mais très sûr de lui, et soudain, le juge n'est plus tant un allié qu'au premier abord. Pour autant, le monde n'est ni noir ni blanc, et c'est aussi là que The Circuit nous emmène, dans un endroit où personne n'a vraiment tort, en définitive, de faire ce qu'il fait. Chacun fait ce qu'il a à faire, voilà tout. Et ça semble finalement être encore trop peu... D'ailleurs je serais curieuse de savoir ce que le journaliste fera de tout ça, ensuite.

Ne me laissez pas vous tenir la jambe plus longtemps. C'est à vous de regarder le pilote de The Circuit. Vous voulez vous faire une faveur ? Ne m'écoutez pas en chanter les louanges plus longtemps, et faites-vous une opinion par vous-mêmes. Vous ne pouvez pas croire quelqu'un qui s'est mis intérieurement à pleurer rien qu'en lisant le pitch de cette série, après tout...
D'ailleurs, si ce weekend a été dédié à des posts La preuve par trois, c'est bien pour que vous fassiez vos propres expériences. Moi, je me charge de vous apporter les pistes. La suite du chemin, c'est vous qui la faites.

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture (mais qui se soignent) : la fiche The Circuit de SeriesLive.
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23 octobre 2010

Publicité mensongère

Vous vous êtes déjà demandés pourquoi je ne fais pas de review épisode par épisode ?

Bon, d'une, c'est chiant. Quand je suis dans une phase de monomaniaquerie, en particulier, vous imaginez le truc ? Au lieu de pouvoir m'enfiler mes 10 épisodes par jour comme une malade, devoir m'interrompre entre chaque pour vous faire un post ? Joli tue-l'amour. Sans parler du fait que franchement, pour vous, trouver un post sur la même série toutes les deux heures, c'est pas non plus spécialement la joie.
Mais surtout, c'est particulièrement trompeur.

J'ai réalisé que lire les reviews épisode par épisode des séries que les autres regadent, ça me donnait une terriblement fausse idée des séries en question. Prenons un exemple très parlant, parce que ce sont certainement les meilleures reviews de ce type que je lise : la Sorcière. Je lis ses reviews essentiellement pour les séries qu'elle suit et moi non : Supernatural, Doctor Who, Merlin, ce genre de choses. Accessoirement je lis ses posts The Big Bang Theory aussi, généralement quand j'ai pas cherché à trouver le temps pendant une semaine ou deux, que j'ai conscience d'avoir pris du retard et que je veux me tenir quand même au courant jusqu'à la prochaine fois où je m'y remettrai. Parfois je pousse même le vice jusqu'à jeter un œil aux reviews de Desperate Housewives.
Et je crois qu'en lisant ses reviews, j'avais commencé à m'imprégner de ses opinions sur les séries. D'une certaine façon, les lire me dispensait de regarder les épisodes, et donc je partais du principe qu'une aussi bonne review était forcément en adéquation avec la réalité de l'épisode concerné.

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C'est donc là que j'avais tort. Je m'en rends compte alors que le 2e épisode de Doctor Who m'épuise à un tel point que je m'y suis reprise à trois fois pour le regarder (et j'ai toujours pas fini). Certes, cet épisode-là n'est pas reviewé chez la Sorcière, mais à lire les reviews récentes depuis quelques temps, j'avais le sentiment d'une complexité, d'un intérêt mythologique, que je ne retrouve pas. Alors vous allez me dire que ce n'est que le 2e épisode, que vous m'avez prévenue sur la qualité de ces premiers épisodes et tout et tout, certes. Mais quand même.
C'est la faute des reviews épisode par épisode, j'en suis maintenant certaine : elles entretenaient l'illusion que cette série était intéressante alors qu'une fois devant l'écran, il me faudrait certainement la Sorcière à côté de moi pour me faire voir tout ce qui me semble invisible. Une partie de moi voit du potentiel, mais une autre a l'impression que je n'attendrais pas quelque chose de miraculeux si je n'avais pas lu, semaine après semaine, mois après mois, autant de compte-rendus circonstanciés de chaque épisode, décrit avec passion et intérêt (et humour, aussi). A force de lire les reviews et d'avoir l'impression que la Sorcière faisait des clins d'œil, des références et des private jokes régulièrement, j'avais été conduite à penser que l'univers de Doctor Who était riche, alors que j'ai vraiment un mal fou à le cerner dans ce deuxième épisode qui semble ne mener nulle part.

Les blogs à reviews, c'est bien pour les séries qu'on ne suit pas ou plus, mais pour le reste, c'est vraiment pas pour moi...

22 octobre 2010

Des chiffres et pas de lettres

La joyeuse équipe du SeriesLive Show se retrouve pour un nouveau numéro, et j'en suis ! Bon, c'est pas une surprise puisque j'étais déjà rédac'chef il y a deux semaines, mais je voulais partager avec vous mon plaisir, à plus forte raison parce que c'est un plaisir d'officier avec Livia, présente dans ce numéro.

TheSeriesLiveShow_MEA
The SeriesLive Show - 1x02

Je tiens d'ailleurs à vous remercier parce qu'au moins, grâce à vos encouragements sur Doctor Who, je comprenais de quoi on causait dans notre premier sujet, ayant vu le pilote il y a peu. Ah, on peut dire que vous m'aurez rendu un fier service (voyons si vous renouvellerez l'exploit avec Merlin...?), même si ce n'est pas tant du contenu qu'on a parlé, c'était quand même important de pouvoir suivre la discussion.

Et puis, vous le savez, j'ai toujours eu un faible pour les vieux pilotes, et cette fois j'ai pu inoculer le virus du voyage dans le temps à mes camarades puisque nous avons pu voir tous ensemble le pilote de Hawaii Five-O, qui du haut de ses 42 ans compte probablement parmi les plus vieilles séries que j'aie testées... et j'ai aimé ! S'il y a une chose à retenir de ce podcast (outre le fait que je ne sais pas prononcer le titre de Shit My Dad says...), c'est vraiment que ce pilote est à tester, et qu'il relativise largement les idées préconçues qu'on peut avoir sur de vieilles séries, et celle-ci en particulier !

Allez, je vous laisse le soin d'aller écouter l'émission, et si vous êtes pris de l'envie aussi soudaine qu'inattendue de poster un commentaire, ne vous privez surtout pas pour moi.

14 octobre 2010

The Telephsage Experiment : l'épilogue

Jour7_1

Mode lapin blanc : "en retard, en retard... je suis encore en retard !". A minuit UNE vous pouvez être sûrs que je tricotais toutes les cagoules possibles et imaginables. Comme on dit, j'ai pas laissé ma part au chien ! (d'façon j'ai pas d'chien)

Bien que très occupée, à quelques heures de mon départ pour Scénaristes en Séries, je ne vous cache pas que j'ai quand même fait un peu de place (notamment pendant les trajets) pour Raising Hope, Outstourced, The Good Wife, Better With You, Mike & Molly et The Big C. Ai-je besoin de préciser que ces séries figuraient justement sur ma liste d'urgences à rattraper ?
En fait et puis que le temps manquait, j'ai volontairement abandonné deux heures de sommeil pour m'envoyer quelques unes d'entre elles avant d'aller me coucher hier (nan mais tout va bien, je suis encore fonctionnelle avec 4h de sommeil...). Je suis atteinte et j'assume : toutes ces séries m'avaient manqué. Certaines plus que d'autres, c'est évident, on ne va pas se le cacher, mais quand même.

C'est assez incroyable d'ailleurs, l'effet que le manque a eu sur moi : alors que je fonctionne en général sur deux niveaux, un sur le suivi hebdomadaire et l'autre sur la monomaniaquerie ultime, le simple fait de savoir que je ne pourrais pas faire l'un m'a détournée de l'autre. Je n'ai dévoré aucune autre série avec assiduité pendant cette semaine, picorant ici et là, m'offrant des rediffs et des découvertes, mais jamais plus. On aurait pu penser que ça me libèrerait du temps pour une intégrale quelconque (ne serait-ce que Jack & Bobby que je veux me faire depuis, quoi ? des semaines ? des mois ?), mais pas du tout. Au lieu de me dégager du temps libre, l'absence de cagoulage m'a au contraire totalement mise en déroute.
Alors que soyons francs, on ne peut pas vraiment dire que je me sois prise en traitre et que j'aie lancé ce défi sans m'en avertir au préalable.

Parmi les tonnes de choses que j'avais cagoulées récemment, assez peu, en fin de compte, ont trouvé le chemin de mon écran (l'une des notables exceptions étant Doctor Who). Au lieu de mettre l'accent sur ce que j'avais déjà, le manque a mis l'accent sur ce que je voulais. Alors que là, étrangement, depuis que les affaires ont repris, je me surprends à repiocher allègrement dans ce que j'avais cagoulé juste avant que le défi ne commence... cherchez l'erreur.

J'en conclus donc que c'est une bonne chose de cagouler puisque ça nous évite de faire des stocks inutiles !
Bon, non, je me garderai bien d'émettre la moindre généralisation sur ce que cette expérience signifierait à grande échelle. Moi, ma consommation et mes obsessions, c'est un cas particulier, ça n'est pas universellement parlant. Quelqu'un qui par exemple ne suit pas "en sortie d'usine" autant de séries que moi ne réagirait sans doute pas de la même façon. Quelqu'un qui aurait peu de DVD non plus. On a tous notre façon de réagir. Notre rapport au cagoulage est différent, pour chacun d'entre nous. Certains cagoulent par flemmardise, d'autres par réelle passion ; et tout ce qu'il y a entre les deux, aussi. L'expérience était intéressante parce que j'ai testé mes propres limites (et ma volonté !), mais chacun réagirait différemment.
Pas d'inquiétude, je ne pousserai pas le vice jusqu'à vous encourager à faire la même chose.

Vous ne m'écouteriez pas de toute façon. C'est ce qui prouve que vous êtes aussi atteints que moi, d'ailleurs, amis téléphages.

12 octobre 2010

Que quelqu'un appelle le Docteur !

Quand vous voulez vraiment me convaincre, vous ne le faites pas à moitié ! Alors que pour The Guild, vos réactions d'encouragement n'étaient qu'à moitié sincères (si-si, je l'ai bien senti) et en tous cas pas tellement chaleureuses, cette fois, à propos de Doctor Who, vous n'y êtes pas allés de main morte. Résultat : c'était beaucoup plus facile de me décider, et j'ai effectivement regardé le pilote de la série de 2005.

DoctorWoohoo
Vous êtes généraliste, ou vous faites la gynécologie aussi ?

Alors je sais bien : justement, plusieurs d'entre vous m'avaient recommandé de ne précisément pas commencer par là. Mais puisque je ne pouvais rien cagouler d'autre, et que, en plus, il s'avère que je ne l'ai jamais mentionné mais je suis pilotovore, j'ai quand même persisté à découvrir Doctor Who par cet épisode. Et puis, c'est aussi une question de conviction : je trouve normal de commencer comme les spectateurs d'origine (ici, les Britanniques) ont commencé, en découvrant dans des conditions similaires ce premier épisode, quoi qu'il vaille.

Et finalement vous êtes tous de gros tragédiens parce que ce n'est pas si terrible que ça. Bon, je ne dis pas que je suis fan de la série rien que sur cet épisode (des mannequins en plastique agressifs, seriously ?), mais franchement c'est pas aussi nul que vous aviez bien voulu me faire croire.

Ah, alors effectivement, les plus grands points forts de la série, à ce stade, sont l'humour, l'humour, et l'humour. Ça, on va pas se mentir. Concrètement ça me suffirait presque s'il n'y avait que ça. Presque, parce que... j'ai vu le trailer de fin d'épisode. Et là je vous le dis franchement, ma mâchoire est tombée sur mes genoux et je me suis dit que, sérieusement, j'avais un tout petit peu trop tardé avant de donner sa chance au Docteur. Docteur que je trouve fort sympathique, et c'est un euphémisme. J'en suis pas à avoir le béguin mais c'est un efficace produit d'appel, dirons-nous. Il est désinvolte, drôle, et... je ne cache pas que j'aime bien son nez (c'est comme ça) (Freudien, peut-être) (bref).
Par contre c'est certain que j'ai très peu d'atomes crochus avec Rose. Il faut dire que je n'en ai pas plus avec Billie Piper (ni avec, si sans l'option joues, d'ailleurs). De ce côté-là, franchement, si on était censés s'identifier ou quoi ou qu'est-ce, c'est raté. On sent bien qu'on va pas y couper, qu'elle va coller le Docteur et tout, que c'est parti pour vivre de folles aventures ensemble, mais sérieusement, elle me casse les pieds. Je sais bien qu'elle est blonde mais c'est pas la peine de forcer le trait. Elle est complètement à la ramasse la pauvre louloutte, attendez, je suis comme elle, j'ai jamais vu la série et pourtant j'avais percuté l'histoire du bras en plastique. Faut quand même pas avoir fait ses études à Oxford pour comprendre que ça servait à rien de ramener un souvenir à la maison. Et ton copain qui se la joue en mode automate, non, tu vois rien ? Wow, sans déconner, wow. Et puis gnagnagna j'ai ma maman et mon copain, et deux secondes plus tard les cheveux dans le vent vers le Docteur, nan mais ça servait à quoi de te faire désirer ?
Non, elle m'agace, ça c'est net. Et vu qu'elle occupe l'écran en permanence (mais bouge, putain, la série porte pas ton nom que je sache ?!), c'est un tout petit détail qui peut gâcher un peu le plaisir du visionnage.

Mais je crois qu'avant de voir cet épisode, je n'avais pas vraiment compris dans quelle gamme se trouvait Doctor Who. Je veux dire que je savais qu'il y avait des éléments fantastiques (je lis La Sorcière, donc ce serait le minimum), mais j'avais pas l'impression qu'il y aurait cet aspect "monster of the week" qui se dégage un peu du truc. Et ça, ça me refroidit. Mais après je repense au trailer de fin d'épisode...

Donc bon, je dis pas que je vais en faire des orgies, mais ptet qu'un épisode ici ou là quand je m'ennuie, ça peut s'envisager.

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Doctor Who de SeriesLive.

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5 octobre 2010

Quoi de vieux, Docteur ?

Eh bah, figurez-vous que je sais ce que vous allez me dire : c'est pas trop tôt ! Doctor Who, je n'ai jamais vu. Et j'étais convaincue que si parce que j'avais vu le pilote de Torchwood et que je confondais les deux séries... écoutez, ne vous énervez pas, justement cette rubrique est là pour que vous m'éduquiez un peu vous aussi.
Seulement voilà... c'est pas forcément aussi simple. Et pour m'aider à me décider, j'ai besoin de VOUS.

Dois-je regarder Doctor Who ?

9thDoctor

Les pour :
- La série est un véritable phénomène. En deux ans, trois grand maximum, j'ai vu des hordes de téléphages et mêmes télambdas se brancher sur la fiction britannique. C'est impressionnant et j'aimerais bien comprendre comment ça s'est produit. Et surtout pourquoi.
- La franchise est mythique et je suis franchement à la ramasse sur mes classiques britanniques. Je peux vous regarder des séries américaines ayant plusieurs décennies, pour le Royaume-Uni ça ne me vient pas à l'idée (par contre une ou deux fois, par hasard, j'ai cagoulé une vieille série anglaise)

Les contre :
- L'accent British. C'est terrible mais nous semblons irréconciliables. L'accent australien, ça va, alors qu'ils sont assez proches, mais l'accent des Britanniques, je ne peux pas, c'est viscéral. Et c'est difficile à surmonter quand on n'a pas vraiment envie de tester une telle série en VF.
- Le fantastique n'a jamais été mon genre de prédilection et les résumés que j'ai lus chez La Sorcière m'ont convaincue que ce n'était certainement pas ce qui allait me charmer. Et puis, quand je repense au pilote de Torchwood, qui m'a paru cheap et ennuyeux, je vous avoue que ça me refroidit dans l'instant.
- La franchise : la série date et je crains un peu de prendre en route avec l'arrivée du 9e Docteur. Je sais que la plupart des téléphages francophones qui suivent la série l'ont fait aussi, et que ça signifie donc qu'a priori ce n'est pas impossible, mais ça me gène car j'aurais l'impression d'entrer dans un univers déjà trop en place. Les spectateurs britanniques auxquels la série s'adresse en premier lieu sont bien plus familiers de la série que je ne le serai jamais, c'est culturel, donc vraiment, j'ai peur de me sentir exclue.

...Il manque certainement des arguments pour m'aider à prendre une décision, dans un sens ou dans l'autre. Allez, je vous écoute. A VOUS de me convaincre !

EDIT : voir le post sur le pilote ici.

30 septembre 2010

In memoriam

L'air de rien, Lone Star, c'est fini, mais ça n'empêche pas de repenser à ce que signifie cette annulation, en général bien-sûr, mais aussi dans le cas particulier de chaque téléphage. Car chacun y réagit différemment, comme à toute annulation, mais de façon exacerbée vu les circonstances. Même ceux qui s'en foutent ont l'air d'y mettre plus d'entrain qu'à l'ordinaire !

Alors que j'avais l'impression d'avoir fait le point, d'avoir pris de la distance hier, et d'être "passée à autre chose", je suis tombée sur le post de Fabien, sur Critictoo. Sur certains points, je le comprends, bien que ne partageant de toute évidence pas son avis ; et sur certains je comprends la logique, à plus forte raison parce que moi-même je ne suis pas partisane de laisser des plombes à une série pour s'améliorer ! Mais il ya un point qui m'a quand même relancée dans mes réflexions post-annulation de Lone Star :

Memories

Bah écoute, moi, au moins, et certainement pas que. Et je ne me considère vraiment pas comme ayant de la mémoire (ne me demandez pas ce que j'ai mangé hier ; si, en fait ça c'est facile parce que je mange toujours la même chose. Ptet que c'est parce que j'ai oublié que j'en ai déjà mangé la veille ? Bref.), je considère simplement que c'est pas parce qu'une série est annulée qu'elle doit pour autant être oubliée.
Alors oui, ces séries citées n'ont pas eu le succès (vraiment pas !) de certaines autres annulées également. Et ne le méritaient pas forcément de toute façon (comme le souligne l'adjectif accolé à Do Not Disturb). Et alors ? On n'est pas des poissons rouges ! On n'est pas forcés d'oublier une série simplement parce qu'elle n'a pas fait ses preuves, quelle qu'en ait été la raison. Et je suis à peu près sûre qu'on peut trouver pour chacune des gens qui ont aimé (j'ai au moins un nom à l'esprit pour Viva Laughlin...).

Je me rappelle d'Emily Reasons Why Not. J'avais vu le pilote vite fait, il ne m'avait guère convaincue, je n'aime pas Heather Graham en plus, mais je me souviens l'avoir vu, bien-sûr. Il y a un ou deux ans j'ai eu envie de le revoir, pour comparer (mes fameux revisionnages). Je ne sais plus pourquoi le projet n'a pas vraiment abouti, mais finalement ça ne s'est pas fait. Toujours est-il que, voilà un peu plus d'un an, j'ai utilisé le titre de cette série pour nommer l'une de mes catégories. C'est une histoire téléphagique parmi des millions d'autres, car cette série n'a pas compté pour moi. Mais comment oublier ? Ce sont 20 minutes de ma vie, vous avez 20 minutes de votre vie que vous avez effacées de votre mémoire, vous ? Je ne dis pas que je suis capable de dire quel jour j'ai regardé le pilote de cette série, et je ne suis pas capable de vous fredonner la chanson du générique (à la réflexion il n'y en avait probablement même pas), mais enfin, je me souviens l'avoir vue.

Puisqu'on parle de générique, oui, je me souviens de Happy Hour. Sur mon disque dur qui est passé de vie à trépas par une nuit d'avril que je n'oublierai jamais, j'avais le générique et je l'écoutais régulièrement, d'abord parce qu'il faisait partie de ma playlist de génériques, et ensuite parce qu'il était plutôt classe. Aujourd'hui je ne l'ai plus, mais tant pis. Et pourtant je ne suis même pas sûre d'avoir vu le pilote, pour le coup. Je me souvenais de Wonderland avant même de l'avoir vue, par son générique saisissant de beauté, par exemple.
Car c'est assez incroyable : on n'a pas besoin d'avoir vu une série pour la connaître au moins un peu.

Pendant des années, j'entendais parler de Firefly. La série a été annulée en 2002 dans des conditions sur lesquelles je ne suis même pas certaine qu'il soit nécessaire de rappeler tant la culture téléphage les porte comme une cicatrice ; il y a des séries qu'en tant que conscience collective, nous avons continué à faire vivre. Firefly était-elle une bonne série ? Quand j'ai fini par la découvrir en 2005 ou 2006, je vais vous dire : elle n'était pas aussi bonne que ce qu'on m'en avait dit. Mais elle avait du potentiel, il lui aurait fallu du temps pour s'améliorer, avant de pouvoir devenir une excellente série. Alors, la critique ne fait pas le succès d'une série ? Certes, mais quand je vous parle de Firefly, vous savez de quoi je cause. Et très sincèrement, si la série n'avait pas été de Whedon, aujourd'hui elle figurerait parmi la liste des oubliées-parmi-tant-d'autres de Fabien.

Nous entretenons le souvenir de certaines séries et pas d'autres. Les sites d'information et les blogs en sont en grande partie responsables : cela commence dés la rédaction de news. Personne ne vous parle de certaines séries au point que vous n'êtes même pas sûrs qu'elles soient encore à l'antenne, mais d'autres, on fera des news tous les quatre matins ; problème constaté à plusieurs occasions pour des séries à longévité équivalente... Peu de news sur Medium, apparue la même année que Bones ou le revival de Doctor Who. Drop Dead Diva, on n'en parle que quand elle est renouvelée, on se tamponne le coquillard de ses guests ou ses audiences (je ne sais même pas si ce dernier point a de l'intérêt, je me contente de constater), quand n'importe qui est capable de vous parler de Flash Forward quand il s'agit de faire des parallèles avec The Event.
Nous avons une mémoire sélective, mais elle est aussi largement dirigée par les médias téléphagiques que nous consultons. Je suis prête à parier que les lecteurs réguliers de ladytelephagy ont entendu parler de certaines séries que Fabien jugerait tout-à-fait oubliables. Et elles le sont sans doute. Pour autant quand je vous parle de Rude Awakening, vous finissez par vous en souvenir (le contraire serait un comble :P ), et le post d'hier, avec ses tags et ses liens, prouve que j'ai parlé de plusieurs des séries qui ont été les premières à être annulées. Les lecteurs de Critictoo voient aussi défiler des noms de séries annulées pour lesquelles je n'ai qu'un souvenir vague, d'ailleurs.
Si ceux qui écrivent sur les sites spécialisés sur les séries ne font pas l'effort de la culture téléphagique, s'ils se contentent de jouer les blogs à review de luxe, que font-ils ? Ils consomment et éventuellement poussent à la consommation, c'est tout. C'est tellement dommage ! Et je sais que l'équipe de Critictoo veut souvent faire bien plus, alors pourquoi diminuer Lone Star au seul prétexte qu'elle est annulée et que ça veut bien dire qu'il faut aller de l'avant ? Nous ne le faisons pas toujours, et quand nous le faisons, ce n'est d'ailleurs pas toujours pour les bonnes raisons.

Qui se souviendra de Gravity dans quelques années ? Moi. Peut-être juste moi. Pendant que mon voisin se souviendra de Dante's Cove et qu'un autre gardera la nostalgie de la poignée d'épisodes de Studio 60 on the Sunset Strip. Cela n'ôte ni n'ajoute rien aux qualités de ces séries. Mais c'est plus sincère d'admettre que l'affectif joue son rôle dans notre effort de mémoire, en plus du conditionnement de certains sites et/ou rédacteurs qui choisissent également leurs sujets à l'affectif ou selon des paramètres moins louables. Je préfèrerais que Fabien explique honnêtement que la série ne l'a pas conquis et qu'il ne va pas la pleurer. Ça me semblerait moins contradictoire avec la mission-même du site sur lequel il passe une énergie considérable à parler même de séries qui semblent oubliables à d'autres.

Quand je lis ça, j'ai pas envie de tourner la page sur quoi que ce soit. Quand je lis ça, j'ai envie de parler de séries oubliées. Peut-être même créer une rubrique, tiens ! Aujourd'hui, tiens, je sais pas... si on parlait de 3 Lbs. ? Qui se souvient de 3 Lbs. ? Pas grand'monde.
C'est pas une raison.

3LBS

2 août 2010

Yen aura pour tout le monde

Eh bah voilà. Je vais encore passer pour une snob. Boh, allez : un peu plus, un peu moins...
Mais voilà : j'ai beau trouver qu'internet soit une chose merveilleuse quand on est téléphage, j'ai en revanche tendance à considérer qu'internet est mauvais pour ceux qui ne le sont pas.

Et en fait, c'est ça la conclusion que je tire du post d'Eclair, que je n'avais pas forcément bien interprété la première fois que je l'ai lu. Il faudrait en fait dissocier ce qu'internet apporte de façon individuelle, et ce qu'internet apporte aux "masses" (terme à ne pas prendre de façon aussi péjorative que la moyenne).

Avec internet, tout le monde se sent autorisé à avoir un avis.
Et à la base j'aurais envie de dire que c'est merveilleux. Quand je croise des téléphages passionnés mais discrets, j'ai tendance à les encourager à prendre la parole, à discuter, débattre, et si possible ouvrir leur propre blog, car l'accès à la multiplicité des points de vue est un des gros avantages d'internet. C'est encore plus vrai pour les filles qui semblent toujours plus sur leur réserve, dans ce milieu, mais c'est déjà un autre débat.
Néanmoins, le problème, c'est qu'internet a ouvert la téléphagie aux quatre vents, et que dans le courant d'air s'est engouffrée une masse de gens qui à la base, n'ont rien de téléphages, ils se contentent de voir ce qui passe à la télé quand ça passe, et ne cherchent pas à aller plus loin. Sur internet, ils parlent de ce qu'ils ont vu, souvent avec l'enthousiasme de celui qui est passionné essentiellement par manque de points de comparaison, leur avis manque cruellement de nuance et la seule information qu'ils cherchent, c'est celle qui porte sur ce qu'ils connaissent : les dates de diffusion, la vie des acteurs qu'ils voient sur leur écran...

Ceux-là, c'est ceux que j'appelle sur ce blog des télambdas.
Ils sont légion. Le phénomène des séries télé leur a donné accès à une offre immense mais dans laquelle il ne font pas de tri, ils laissent d'autres le faire pour eux. Pour eux, ce n'est jamais qu'une question d'offre et pas vraiment de demande, ils prennent ce qui vient, quitte à regarder une rediff des Experts Brisbane pour la 50e fois ou un épisode de The Mentalist dans le désordre. Du moment qu'on peut voir. Du moment qu'on peut participer. Du moment qu'on peut avoir l'impression d'en être.
Leur nombre augmente à une vitesse vertigineuse, à mesure que l'offre se multiplie. Ils consomment, uniquement. Les plus courageux, mais on est déjà dans les strates les plus prometteuses, ouvrent un skyblog. Parfois, d'un ou deux, on parvient à faire un téléphage un peu plus réfléchi et posé, quelqu'un avec un sens critique et l'envie d'aller plus loin. A ceux-là on peut montrer une série qui n'est pas encore arrivée en France, un truc de Showtime ou AMC qui fait peu parler de lui ici, une série britannique éventuellement, si le germe Doctor Who a préparé le terrain, merci à France 4.

Mais dans leur immense majorité, les télambdas sont un peu comme une mule refusant d'avancer, mais pas décidée non plus à reculer : ils veulent regarder la télé mais surtout, qu'on ne les dérange pas dans le confort de leur vague appréciation distante du sujet.

MuleduPape

Ce sont hélas des télambdas qui s'expriment sur les forums et les commentaires d'un certain nombre de sites et blogs. On ne peut pas les en empêcher : c'est internet, et tout le monde a droit à la parole sur internet. C'est le principe, et la démocratie d'internet n'apprécie pas qu'on pose des limites.

Mais parfois, juste parfois, j'aimerais que sur lesdits sites et blogs, ces télambdas se posent une question vitale avant d'intervenir : "quelle est ma légitimité à intervenir ?".

Le télambda se croit souvent être autorisé à nous gratifier de ses commentaires et ses réflexions. Il n'a pourtant qu'une connaissance très limitée de ce milieu, mais eh, les séries sont un phénomène populaire et tout le monde a le droit de parler sur internet, alors pourquoi pas lui ?
Il y a ceux qui s'intéressent, se renseignent, se posent des questions et ont la bonne idée d'en poser à voix haute. Ceux qui tâtonnent, qui n'ont pas encore tout compris de certains points du système de diffusion ou de la réalité d'un tournage, mais qui participent avec ce qu'ils savent et s'améliorent progressivement.
Et puis, parmi les télambdas, il y a un énorme creuset de trolls potentiels, des mecs qui ne comprennent rien à rien mais c'est pas ça qui va les arrêter.

Je ne crois pas un seul instant qu'il faille museler ces intervenants là. Mais je pense que s'ils ne font pas l'effort de se renseigner un peu avant d'ouvrir une fenêtre de commentaire, et qu'ils finissent par prouver leur complète ignorance avec fierté, voire même une arrogance revendicative, on devrait aussi, en tant que personnes censées fréquentant une communauté informée, avoir le droit (le devoir ?) de leur faire fermer leur clapet et les réduire au silence jusqu'à ce qu'ils acquièrent, à défaut d'une maîtrise suffisante de leur sujet, au moins le talent de savoir quand ils sont à leur place, et quand ils n'y sont pas.

Oui, internet, c'est vrai, est particulièrement nuisible lorsqu'on fréquente ce genre de malotrus qui ne connaissent rien à rien mais qui en sont ravis. Internet a créé le télambda. Et le pire, c'est que certains sont complètement fermés à la moindre ouverture d'esprit. La liberté d'expression, j'en viens à penser qu'il ne faut s'en servir que si on jouit d'un certain nombre de capacités intellectuelles...

Mais pour tous les autres : bienvenue. Si vous y mettez du vôtre, vous allez vraiment vous éclater. Et si vous avez envie d'en savoir plus sur quelque chose, que vous voulez découvrir l'inconnu ou poser des questions, sérieusement, du fond du cœur, je suis à votre disposition.

16 janvier 2009

Des séries dans le rétroviseur

Être pilotovore, ça a des avantages : je découvre plein de séries en permanence, sans chercher à savoir au préalable quel âge elles ont, qui y joue et quel a été leur succès. C'est l'un des bons côtés de cet état de fringale téléphagique permanent. Mais, hélas, être pilotovore a aussi des inconvénients : comme on ne peut décemment pas regarder toutes les séries qu'on a commencé à découvrir via le pilote, on développe un certain sens critique qui fait que, si le pilote n'a pas convaincu, il y a un maigre espoir qu'on donne sa chance ne serait-ce qu'au second épisode.
C'est un inconvénient dont je vous ai déjà entretenus, je pense, et que je n'ai eu à regretter que pour Boston Justice et Side Order of Life. Le pourcentage de ratées de cette technique est donc infime.

Mais aujourd'hui, je me suis remise en question... c'est pourtant tout bête. J'ai vu le générique de Friday Night Lights et je me suis dit : "une série avec un aussi bon générique ne peut pas être tout-à-fait mauvaise". Ce qui est faux, on le sait, mais le fait est que j'ai douté.

Alors du coup je me suis demandé : quelles sont les séries que j'ai bazardées vite fait de ma liste, genre après le pilote ou, pire, pendant, et auxquelles je devrais peut-être donner une seconde chance ?

Il y aurait probablement Friday Night Lights. C'est une série dont les plus anciens d'entre vous se souviendront peut-être que j'en ai parlé au tout début de ce blog, et qui ne m'avait pas convaincue. Principalement parce que c'était une série de sport, qu'en plus ça sentait la teenagerie à des kilomètres, et que ça me semblait surfait. En soi, la réalisation nerveuse n'était pas tellement ce qui m'avait découragée, mais c'était sans âme. Cependant, quand on voit le générique, on a peine à croire qu'il n'y ait pas d'âme dans Friday Night Lights. Et puis, quand on lit aussi un certain nombre de choses, on se dit qu'on a peut-être jugé trop vite. Que peut-être que Friday Night Lights n'est pas juste une teenagerie sportive. Vraiment, ça m'a mis le doute. Je sais que je devrais avoir foi en mon jugement mais, enfin, parfois, il faut peut-être quand même se dire qu'il y a anguille sous roche.

Il y aurait aussi, vraisemblablement, 30 Rock, dans cette liste. C'est même encore pire pour cette série que pour Friday Night Lights : je ne peux même pas dire que je n'ai pas aimé, je n'ai jamais regardé ! Quand elle est sortie, mon planning débordait de nouveautés, j'ai reporté à plus tard, et plus je reportais, plus tout le monde en parlait, ça m'a gavée, j'ai laissé tomber. J'adore Alec Baldwin mais là, c'est au-dessus de mes forces. C'est le même genre de raisons qui font que j'ai pris Ugly Betty sur le tard et que, même si la série me fait rire, spontanément, je ne pense jamais ni à la cagouler ni à la suivre sur TF1, ce qui fait que tout ça va finir en DVD un jour ou l'autre. Avouez que c'est idiot. Tout le monde en dit tellement de bien, et Tina Fey est vraiment une charmante créature (quand je la vois chez Conan, elle m'amuse bien, c'est même pas comme si je ne pouvais pas la blairer en plus), mais rien à faire, plus tout le monde en parle, plus j'ai une overdose par avance. J'ai regardé les 2 premières minutes, même pas, et à chaque fois j'ai une telle impression de déjà vu (parce que tout le monde en cause partout), que du coup je laisse tomber. C'est terrible. Je me sens mal, vraiment. Je suis sûre de passer à côté de quelque chose. Je le sens.

Il y aurait peut-être même Supernatural. Et pourtant je me suis infligé les deux premiers épisodes de Supernatural quand M6 les a diffusés dans la Trilo, donc en toute logique je sais de quoi je parle, mais là, et c'est le contraire de 30 Rock en somme, chaque fois que je lis les reviews de la Sorcière, je me dis que j'ai dû louper un truc. C'est obligé. Quand je la lis, j'ai ce même sentiment que quand je lis un Trekkophile qui parle de Star Trek : j'ai l'impression de n'avoir pas vu quelque chose qui lui crevait les yeux. Et pas juste sur la plastique de Jensen Ackles (trop jeune pour mes goûts persos), mais vraiment, elle a l'air de s'éclater et je ne comprends pas pourquoi moi, j'ai eu envie de me pendre avec mon intestin grêle quand j'ai testé le début de la première saison. Ca dépasse tellement l'entendement que des fois je me dis que je vais revoir le pilote. Ouais, ça va aussi loin que ça. Flippant, hein ?

La vraie question pour ces séries et quelques autres, c'est : est-ce que j'ai jugé ces séries trop vite, ou est-ce que plus simplement ce sont des séries sur lesquelles on va juste être d'accord pour dire que je ne suis pas d'accord avec le reste de la planète ?
Parce qu'il y en a, des séries pour lesquelles j'assume de ne pas être d'accord avec le reste de la planète, et je ne vais pas jusqu'à me les refarcir, je ne l'envisage même pas un instant. Quand on me parle de Doctor Who, je prends un air très poli, je hoche la tête, et je ne me mets pas la rate au court-bouillon pour si peu. Idem quand tout le monde se lève pour Chuck : on va être clairs, dés fois je tombe dessus sur TF1 quand j'allume trop tôt pour voir New York SVU, bah je m'en formalise pas : je coupe le son et je guette le générique de fin, sans autre forme de scrupule. Et vous croyez que je me flagelle quand on me vante les mérites de How I met your mother ? Eh, j'suis pas obligée d'avoir aimé, et je vais pas m'en rendre malade.

Mais ya deux/trois séries comme ça, vraiment, je ne peux pas juste hausser les épaules et lancer un nouvel épisode de Roseanne en sifflotant, parce que, tout simplement, je n'en ai pas le coeur net.
Ca vous est déjà arrivé, à vous, ce pressentiment d'être passé à côté d'une série laissée au bord de la route ?

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