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ladytelephagy
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doctor who
5 décembre 2010

We know (period) drama

Je regarde. Je lis. J'apprends.
Depuis quelques semaines, un mois peut-être, j'essaye de m'intéresser à ce qui se passe au sud. Pas juste un peu, comme ça, en passant, non, en lisant plus d'articles, en écumant plus de sites, en testant plus de pilotes. D'ailleurs l'un d'entre vous m'a envoyé un pilote il y a une éternité, le post viendra, comme celui de Community beaucoup sont en travaux et les journées n'ont que 24 heures. Toutes mes excuses aux plus curieux d'entre vous qui mériteraient que je me magne un peu les fesses. C'est un fait, je n'ai jamais été attirée par la fiction européenne. Mais je fais des efforts, je me pousse, je sais qu'il y a de bonnes surprises partout. Il y a 6 mois de ça, vous m'auriez dit que je tomberais amoureuse d'un pilote de série britannique, polonaise ou brésilienne, je ne vous aurais pas crus, après tout. Alors pourquoi pas l'Espagne ? Je ne bite pas un mot. Et alors ? On peut pas dire que je comprenne mieux les Britanniques, les Polonais ou les Brésiliens ! C'est une question d'insistance. Il suffit de quelques découvertes. Il suffit de découvrir ce qui se passe.

Tenez, depuis que je me suis mise aux séries australiennes... bon, j'en découvre des pénibles. Bogan Pride, je ne recommande pas du tout, par exemple. Mais je lis, je collecte des noms, et petit-à-petit, je tombe sur des merveilles. Elles existaient, il suffisait de les trouver. Rake et surtout The Circuit attestent bien qu'il fallait gratter et ne pas se contenter de ce que je connaissais de la fiction australienne jusque là. Le Royaume-Uni, même chose. Chaque semaine je dévore désormais, en plus du reste de mon alimentation, un Miranda, un Misfits et, si j'ai le temps à tête reposée parce que ça ne se regarde pas dans un train, un Accused. Voyez, je progresse.
(Suivez les tags, ya plein de posts que vous n'avez peut-être pas lus sur ces séries)

Alors, l'Espagne, donc. Pas encore trouvé de pépite. Mais j'ai sorti le grattoir et je n'y vais pas de main morte, surtout depuis que Doctor Who est hors-jeu (j'ai finalement regardé le season finale ce weekend d'ailleurs).
Je commence à surveiller un peu plus mes sources habituelles. Je commence à lire plus de trucs. Et surtout je jette un œil aux audiences, ce qui est en général le signe que j'ai vraiment remonté mes manches.

Et après avoir regardé les pilotes de Aguila Rojas, Hispania et Tierra de Lobos ce weekend, puisqu'il faut bien commencer quelque part, je suis en mesure de dire que... quand il s'agit de faire un divertissement historique grand public (mais pas tous publics), les Espagnols en connaissent un morceau.
Ils sont très forts, ces Espagnols. Car toute série historique espagnole moderne doit impérativement comporter :

- des jolies filles avec des cheveux longs et ondulés

AguilaRojas_Femme Hispania_Femme TierradeLobos_Femme

- des messieurs musclés qui savent se battre

AguilaRojas_Homme Hispania_Homme TierradeLobos_Homme

- une scène sanglante et/ou de torture

AguilaRojas_Sang Hispania_Sang TierradeLobos_Sang

- au moins une scène un peu chaude

AguilaRojas_Sexe Hispania_Sexe TierradeLobos_Sexe

Le contexte historique varie, la qualité varie, la prévisibilité varie, l'intérêt varie. Dieu merci, l'histoire varie, aussi. Mais ça, ce sont des essentiels. Jamais vu des fictions aussi cohérentes entre elles ! Et les scores d'audiences, d'après ce que je lis, sont à l'avenant, ces séries figurent parmi les plus grand succès de ces deux dernières années (toujours d'après ce que je lis, les séries historiques font justement un grand retour sur les écrans espagnols depuis deux ans).
Je ne sais pas (encore) pour le reste, mais pour la série historique, les Espagnols ont une recette qui fonctionne, et ils ne sont pas prêts de la lâcher.

Et sincèrement, c'est peut-être pas ma tasse de thé à la base, mais j'admire quand même l'effort qui est fait pour moderniser le genre tout en perpétuant une certaine tradition de la série historique.
Cole disait dans le podcast il y a quinze jours que les networks américains ne pouvaient pas faire de série historique et qu'aujourd'hui, le public attend un certain élitisme. J'y ai repensé pendant ce weekend espagnol, qui remet sincèrement les pendules à l'heure. Hispania n'a sans doute pas les effets spéciaux de Spartacus (qui a dit "tant mieux" ?), mais elle propose des éléments venus du peplum sans jamais ennuyer. Tierra de Lobos est un western européen fait de sueur et de poussière qui parvient à être glamour. Aguila Rojas est à la fois de l'action-concept et une série d'intrigues de cour.
Vous cherchez des séries historiques qui ne vont pas vous ennuyer ? Direction l'Espagne, mes amis.

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : les fiches Aguila Rojas, Hispania et Tierra de Lobos de SeriesLive.
PS : Nakayomi, tu VEUX voir au moins Tierra de Lobos, je te jure.

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30 novembre 2010

Gone are the days

Avec la fin du mois de novembre s'achève une ère. C'est triste, mais c'est comme ça, on n'y peut rien. Il aurait bien fallu que ça arrive un jour, après tout.
Mais mes doigts engourdis par le froid ont finalement lâché prise. C'est bien-sûr une figure de style, je suis quasiment immunisée contre le froid.

Je me rappelle quand tout a commencé, et il parait difficile de croire que ça s'est passé voilà environ trois semaines, quand je suis tombée amoureuse d'un masque à gaz. Et grâce à lui, d'un professionnel de la santé venu de la contrée la plus exotique au monde à mes yeux.

L'orgie qui a suivi a été proprement pantagruélique : des épisodes par poignées pleines, dévorés comme s'ils sortaient d'une corne d'abondance télévisuelle, me sentant comme protégée par la perspective d'avoir 5 saisons à découvrir, convaincue que la source ne se tarirait pas de si tôt. Ah, le bonheur ! Une fois que j'ai admis que je ne comprendrais pas toutes les syllabes (fichu accent), une fois que j'ai accepté de signer pour du "monster of the week" (fût-il de qualité), une fois que j'ai apprivoisé l'agaçante blonde (que j'ai même fini par pleurer)... alors c'est devenu un torrent de délices, une fontaine de merveilles. Ripaille téléphagique à volonté pour lady, jamais vraiment rassasiée.
Ce n'était pas facile d'accompagner les changements, comme souvent lorsque le cœur s'en mêle, mais vous pouvez être sûrs que je n'ai pas laissé ma part au chien même quand il a fallu tourner la page.

Et puis, il y a eu les changements de trop. Ou peut-être les mauvais choix. Ça m'a pris un peu plus de 2 saisons à m'habituer à quelqu'un et le voilà parti, pour de bon, me faisant réaliser qu'il était parfaitement à sa place.

Me voilà en bout de course : plus que trois épisodes de la saison 5, et, pour être sincère, plus tellement envie de les regarder. J'ai été vraiment déçue par certaines décisions de la nouvelle mouture, du générique au choix de l'acteur principal, du design des Daleks aux changements du Tardis, des détails aux données les plus importantes, je suis déçue. Si on ne me rend pas mon Docteur, si on ne me rend pas Ten non plus, alors qu'on passe à Twelve, je vous en conjure. Là, je n'en peux plus.
Ironiquement j'ai rarement autant aimé un companion que depuis qu'Amy est arrivée ("did you shush me ?!"), mais c'est absolument intolérable pour moi de continuer.

Alors je préfère rester sur une bonne impression (merci Vincent) et arrêter les frais avant de ne briser la magie d'un mois qui a été placé, jusqu'à la semaine dernière, sous le signe de la découverte la plus effrénée et la plus délicieuse depuis longtemps.
Docteur, c'était beau le temps que ça a duré mais arrêtons là, et restons amis, voulez-vous ?

Gonearethedays

Novembre 2010, c'était le mois de Doctor Who. Et ça finit... maintenant.

30 novembre 2010

On peut plus compter sur personne

"Allez, vas-y, regarde plus de séries britanniques !"
Ah, là, pour me recommander des séries pour profiter de mon ouverture aux séries British, là ya du monde. Par contre, pour me mettre en garde, protéger mon innocence et m'éviter de passer d'atroces nuits blanches, là par contre ya plus personne.
Je ne vous dis pas merci. Est-ce que l'un d'entre vous, juste un, ç'aurait suffit, a pensé à m'avertir que je ne devais pas, jamais, à aucun prix, regarder Being Human ? Est-ce que l'un d'entre vous y a pensé ? Non, personne. Franchement, c'est dégueulasse de votre part.

Vous le savez, pourtant, que quand je découvre un pays je clique sur tout ce qui bouge. Vous le savez que dans ces cas-là je ne m'amuse pas à regarder les pitches, que je cagoule d'abord et que je discute ensuite. Vous le savez que j'ai un problème avec les dents.
Et malgré tout personne n'a pensé à me protéger. Dégueulasse, c'est dégueulasse.
...
En fait, je ne suis pas vraiment en colère. Je suis juste terrorisée. Franchement, c'est un début de semaine pourri. Entre parler de vampires, regarder une série de zombies (The Walking Dead était meilleur cette semaine, on dirait que j'ai été entendue), et maintenant tomber sur Being Human où non seulement ya un vampire aux dents pointues, mais où un loup-garou à la configuration dentaire similaire sévit, franchement, je suis à bout. J'en dors plus. J'en mange plus. J'en regarde plus Doctor Who (l'épisode des vampires de Venise ayant d'ailleurs entamé la série noire il y a environ une semaine). C'est plus possible.

D'accord, Being Human est une bonne série. Très bonne même. J'ai regardé les deux premiers épisodes d'un coup, c'est vous dire (oui, j'étais dans le train, j'avais rien d'autre, bref). Ça me fait même mal au cœur de le dire mais pour la première fois, j'aime bien une série avec des vampires.
Mais là, wow, c'est dur quand même. Ya les cauchemars après et tout. Ça peut pas continuer. Et surtout, surtout, ça ne peut pas se reproduire. Ma santé en dépend.

Pitié, quelqu'un peut-il me diriger vers une liste exhaustive de toutes les séries de tous les pays comportant des vampires et/ou des gens pourvus de canines proéminentes, pour que je sorte de ce cauchemar ? C'est pas trop demander, si ?

BeingHuman

21 novembre 2010

[DL] The Walking Dead

A part le masochisme, je ne sais pas du tout pour quelle raison je continue de regarder cette série. Après j'en ai pour une ou deux nuits à rêver de zombies (bon, je reconnais qu'il est arrivé une fois ou deux que les zombies aient le beau rôle dans mes cauchemars lorsqu'il y avait des vampires), vraiment ce n'est pas sain. Aucune, mais alors aucune idée de la raison pour laquelle je suis devant le troisième épisode, et pour laquelle je vais, ça va pas faire un pli, cagouler un nouvel épisode demain.
C'est pas comme si la série était un bijou. C'est même pas comme si le troisième épisode était à la hauteur du premier, qui n'était même pas vraiment un coup de cœur. Je sais pas quoi vous dire. Je me comprends pas moi-même.

TheWalkingDead
Note : lien valable 30 jours minimum. Je reuploaderai si le lien est mort, mais seulement si vous postez un commentaire pour me prévenir !

Même le générique est bof. C'est comme dans la série : on dirait qu'il y a un potentiel qui ne veut pas se déclarer.
L'idée de montrer tous ces endroits vides, plutôt que de banquer sur les zombies, c'est pas mal, mais franchement, on ne peut pas dire que ce soit transcendant ; disons qu'en gros, vous n'avez pas le droit de trouver que The Walking Dead a un bon générique si vous avez adressé des critiques au générique de Persons Unknown (qui m'apparait comme assez voisin). Pis musicalement c'est pas le thème de l'année non plus.
Sérieusement, tout ça parce que j'ai bientôt fini la saison 5 de Doctor Who, je me cherche des trucs à regarder ? Je vous le dis, ça craint. Je vais sérieusement avoir besoin d'un nouveau coup de cœur d'ici la fin de la semaine.

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche The Walking Dead de SeriesLive.

18 novembre 2010

Spoilers !

C'est pas avec moi que ça arriverait.
Je ne sais plus avec lequel d'entre vous je papotais l'autre jour, mais on en était venu à la constation que, pour qui lit ce blog, les spoilers sont rares. Sur le coup, c'était marrant à remarquer (zallez dire, j'ai pas de mérite, mes posts portent la plupart du temps sur des pilotes). Là ça me rend un peu amère...
Que je vous explique.

Ma politique vis-à-vis des spoilers est simple : je n'en lâche pas sans prévenir, je n'en lis pas, mais si je tombe dessus, tant pis pour moi, j'avais qu'à pas. Partant de là je ne fais jamais partie des gens qui hurlent "aaaaargh, tu as pourri mon groove !" chaque fois que quelqu'un laisse trainer un spoiler mal rangé. C'est ma faute, aussi, de venir vous lire alors que vous vous étiez lancé dans une review, et que vous aviez même pris la précaution d'étiqueter votre post avec le numéro de l'épisode et son titre. A un moment faut arrêter l'hypocrisie. Donc d'accord. Et puis d'ailleurs je ne vais lire que les posts portant sur des choses que j'ai déjà vues, ou que je sais que je ne regarderai jamais.

Vous la voyez la faille ?

Ouais. Les trucs que je pensais pas regarder un jour... eh bah voilà, c'est le petit hic.
Vous m'auriez dit ya pas quinze jours que je me goinfrerais de Doctor Who, je vous aurais ri au visage. Poliment, mais ri quand même. J'observais le phénomène de loin et ça me suffisait, et j'étais convaincue que je ne regarderais jamais la série parce que moi, le fantastique, plus encore dans une série britannique... J'étais perchée. Alors je lisais plein de trucs sur Doctor Who. M'en foutais. Pas l'intention de regarder, pourquoi m'en faire ? Et puis, c'était un régal de regarder la série par procuration ; comme pour Star Trek, par exemple. J'ai vu plusieurs épisodes de chaque franchise, j'estime avoir tenté le coup, maintenant ce que je préfère, c'est voir les fans en parler. Mais on a déjà abordé le sujet alors suivez les tags pour en savoir plus.

J'accuse ! J'accuse la Sorcière de faire des posts excellents. Les captures, les petites phrases, les répliques, les smileys... elles sont parfaites. Rien qu'à cause d'elle, jamais je ne m'aventurerai sur le terrain du blog à review parce que je ne suis qu'un cancrelat à côté. Et donc, outre Supernatural, série sur laquelle je garde un œil grâce à elle et uniquement grâce à elle, je regardais Doctor Who par son intermédiaire. Eh, m'en fout, je regarderai jamais d'épisode de Doctor Who, héhé !
...
Donc maintenant je regarde Doctor Who et je suis bien emmerdée parce que je suis spoilée sur certains trucs. Dans l'ensemble c'est rarement problématique. Sauf quand ça l'est, quoi. Et j'ai appris un truc : c'est que même quand vous lisez un post sur une série que vous n'aimez pas et que vous ne regardez pas et que vous n'envisagez pas de voir et que vous pensez que ça va entrer par une oreille et ressortir par l'autre...
Vous n'oubliez pas. What has been seen cannot be unseen.

Donc c'est bien simple, je somme la Sorcière d'arrêter d'écrire d'excellents posts qui donnent envie de regarder des trucs qu'on n'avait pas l'intention de regarder. Ou de ne plus les faire sur Doctor Who. Ou de m'attendre maintenant que je m'y suis mise.
...Je lui laisse quand même le choix. Voyez, je suis pas obtuse, non plus.

Spoilers

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17 novembre 2010

[DL] Accused

Lundi, yavait deux séries britanniques dont une saison commençait, bah vous allez pas me croire mais j'ai regardé les deux. Ouais, moi aussi je m'étonne. Toujours est-il qu'outre Miranda (que sur les bons conseils de Critictoo j'ai dévoré le weekend dernier en vue d'attaquer le season premiere), je me suis assez naturellement mise devant Accused, que j'attends de pied ferme depuis... que je suis tombée amoureuse de Doctor Who.
Ouais c'est ça : depuis moins de 15 jours.
N'empêche que suivre des séries britanniques en parallèle de leur diffusion, je ne l'ai jamais fait de ma vie. Un nouveau pallier a été franchi dans mon ouverture aux séries britanniques !

Accused
Note : lien valable 30 jours minimum. Je reuploaderai si le lien est mort, mais seulement si vous postez un commentaire pour me prévenir !

Hm. Je sais pas si c'est fait exprès de la part des créatifs, mais le générique cherche un peu à me vriller les nerfs. Déjà, bon, n'ayons pas peur des mots, musicalement et visuellement, c'est pas vraiment une claque, hein. Mais surtout, soyons honnêtes : je regarde la série pour Christopher Eccleston (duh !), donc le mettre tout à la fin comme ça, c'est un jeu dangereux. Le genre de truc qui me met pas dans de bonnes dispositions, voyez ? Ouais. Bon. Ptet que la semaine prochaine, comme l'épisode ne sera pas centré sur lui, ce sera différent, on verra. D'ailleurs, faut que je me bloque une minute pour vous parler de tout ce que j'ai vu ces derniers temps, mais bon, c'est une semaine pas comme les autres alors...

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Accused de SeriesLive.

12 novembre 2010

[DL] Doctor Who

En ce vendredi studieux, je voulais prendre deux minutes pour revenir sur le générique de Doctor Who, parce que j'ai une histoire particulière avec lui et que, comme c'est mon coup de cœur du moment (ça s'est ptet vu ?), j'ai pas vraiment envie de parler d'autre chose .Ce qui est dommage quand on a regardé autant de pilotes que moi ces derniers jours, m'enfin bon, ainsi va la vie.

DoctorWho
Note : lien valable 30 jours minimum. Je reuploaderai si le lien est mort, mais seulement si vous postez un commentaire pour me prévenir !

Nan parce qu'il faut que je vous dise : la première fois que j'ai vu ce générique, ce n'était pas en regardant cette série mais devant le pilote d'une autre : Queer As Folk. J'avais le pilote qu'on m'avait enregistré sur je ne sais plus quelle chaîne du câble français (Série Club ? Jimmy ? Peu importe), et l'un des personnages était fan, et se consolait d'une vie amoureuse terne devant cette série (version classique), avant de lever un mauvais coup à cause de cette même passion téléphagique... Et je me souviens comme si c'était hier de voir ce personnage lancer sa VHS (oui c'était au XXe siècle), de voir et entendre le générique, et de me dire "c'est bizarre, il commence par le générique de fin". Et je suis restée des années sur la conviction que Doctor Who n'avait qu'un générique de fin.

Vous savez, chaque fois que je vois le générique depuis que je m'y suis mise, je pense toujours à ça. A mes yeux, ça reste la série qui commence par un générique de fin. Je sais pas pourquoi, mais ça me reste.

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Doctor Who de SeriesLive.

11 novembre 2010

Grandeur nature

TailleReelle

Voilà un peu plus d'un mois, j'ai fait un achat qui n'avait l'air de rien mais qui a révolutionné ma pratique téléphagique. Une fois de plus, ce genre de choses n'arrive pas de façon programmée.

Dans le magasin, ce jour-là, je comparais les prix et le BlackBerry qui ne m'obligeait pas à hypothéquer un rein n'était pas vraiment le plus récent de tous. Le vendeur me dit "non, sur celui-là vous ne recevrez pas la télé". C'est drôle. Je me souviens avoir été déçue. Je n'avais pas idée de ce que mon BlackBerry sans télé allait faire pour ma téléphagie. Ce n'est qu'après un peu d'utilisation que j'ai percuté : nul n'est besoin d'avoir la télé pour téléphager. Et c'est là que j'ai commencé ma nouvelle expérience.
Jusque là, mes trajets étaient divisés en deux activités : soit lire (et j'ai pas donné ma part au chien cet été quand il y avait tant de documentation à compiler), soit écrire (le post du jour s'écrivait en général à l'aller, avec relecture et peaufinage au retour, parfois même préparation du suivant). Mais depuis, j'ai commencé à mettre des épisodes sur mon BlackBerry et j'ai découvert que je pouvais tirer bien plus, bien, bien plus de ces trois heures quotidiennes.

Alors, si vous le voulez bien, je voudrais dresser un petit bilan de ce qui a changé...

1 - Les séries que je regarde

Instinctivement, j'ai très vite compris que je ne regarderais jamais Mad Men dans le train. Le choix des séries qui atterrissent sur le BlackBerry se fait d'après un paramètre : à quel point ai-je besoin de me concentrer sur l'épisode ? En gros, sont éligibles toutes les comédies, et tout ce qui me semble ne pas trop solliciter le cerveau. Parce que comme ça, ce n'est pas grave s'il y a du bruit dans le train, ou s'il y a une sonnerie de fermeture de portes toutes les 10 minutes. Bien-sûr, j'ai fait des exceptions, et ça a causé quelques aventures (j'y reviendrai), mais ces séries-là sont les premières à atterrir sur le BlackBerry. Et finalement, elles sont mécaniquement devenues celles que je regarde avec le plus de régularité.

2 - Ma pratique du sous-titre
Corollaire du précédent. Car l'écran que vous voyez ci-dessus... c'est du grandeur nature. Inutile de vous dire que les sous-titres, j'ai oublié, et désormais les séries non-anglophones ne se visionnent qu'à la maison. Ça provoque un clivage de fait (qui ne me plait pas toujours quand j'aurais bien envie de regarder certaines séries sans remettre à dans un ou deux jours ; et puis, rien que par principe) entre les séries diffusées dans une langue que je parle, et les autres, car les secondes dépendent de ma disponibilité devant mon écran chez moi, tandis que les autres peuvent se regarder n'importe où ailleurs (train bien-sûr, mais aussi salle d'attente, pause déjeuner...).

3 - Le nombre de séries vues par semaine
Faites le calcul vous-mêmes : quand la semaine compte 5 jours travaillés, je culmine à 15h de transports. Autant de temps passé à téléphager tout en ayant un boulot, même pour moi c'est inédit. Mais c'est une aubaine. Je pense qu'au final, je n'ai jamais suivi autant de séries en parallèle que depuis que j'ai le BlackBerry.

Il y a cependant un critère qui n'entre pas en ligne de compte, jamais : mon attachement à une série, à ses personnages, mon état émotionnel, bref, ce que j'ai envie de regrouper sous le terme générique de "mon ressenti potentiel". C'est pourtant pas faute de faire quelques expériences, hm, intéressantes à cause de ça : mentionnons l'épisode-clé de The Big C, grâce auquel je me suis mise à pleurer dans le train (oui-oui), ou l'épisode Tooth & Claw de Doctor Who où j'ai fait un bond de deux mètres sur mon siège deux secondes après la capture ci-dessus. Sans parler des yeux humides devant Raising Hope ici et du fou-rire pendant Outsourced.
J'ai peut-être l'air ridicule. Mais je préfère mille fois ça aux zombies (mot que je n'arrive plus à employer innocemment après deux épisodes de The Walking Dead... oh non, ceux-là, je ne vais pas les regarder dans le train, aucun risque !) qui regardent des trucs à côté de moi et qui restent le visage impassible, exactement comme s'ils observaient la petite aiguille d'une horloge. Je me rappelle de ce type qui regardait des épisodes de la 1e saison de Scrubs à côté de moi, il y a quelques mois. Il s'en est enfilé deux pendant le trajet (preuve qu'il ne détestait pas la séries), mais ne souriait même pas un peu, rien. Inexpressif. Intouché.
Alors quitte à passer pour un drôle d'énergumène, autant que je sois celui qui fronce les sourcils puis hoche la tête puis lance un petit rire discret, autant que je profite un max, autant que je ne brade pas le visionnage simplement parce qu'il y a des gens qui se blindent par peur de ce que penseront des inconnus dans le train.
Si dans un train vous croisez une jeune femme (habillée en violet) qui rigole toute seule devant son BlackBerry, ce sera moi, et je m'en fiche.

Eh oui, je découvre les joies de l'écran portable après tout le monde ou presque ! Mais peu importe. C'est un incroyablement bon investissement. J'ai l'impression que tant que j'habiterai à 1h30 de mon boulot, je n'aurai jamais plus de retard sur mon programme séries.
Ce qui est une impression erronée, on est d'accord.

10 novembre 2010

Revolution

Tardis

Que je m'efforce de regarder plus de séries canadiennes et australiennes, ça n'a rien de nouveau, ça faisait partie des mes bonnes résolutions depuis l'été. Que j'en regarde des asiatiques... bon, je vous fais pas un dessin. Qu'une fois de temps en temps, j'en teste une polonaise ou une brésilienne, bon, pourquoi pas.
Mais le truc que je ne pensais pas faire un jour : regarder plein de séries britanniques.

Et plus important encore : de mon plein gré.
Pour ceux qui ne croient pas aux miracles, je ne sais pas ce qu'il vous faut de plus !

La faute de Doctor Who ? Oui et non. J'ai regardé Vexed et Merlin, par exemple, bien avant de tomber amoureuse du Docteur, donc ce n'est pas vraiment ça. C'est plutôt que, en fait, je commence à me familiariser avec ce putain d'accent, à force de m'empiffrer d'épisodes de Doctor Who ; en cela, la série a aidé, c'est sur.

Ce ne sera jamais mon accent préféré, mais ça commence à rentrer quand même. Bon, je ne vous cache pas qu'il y a encore des fois où je me repasse des dialogues parce que j'ai rien bité, et d'autres où je déclare purement et simplement forfait en décrétant que je me contenterai du contexte pour comprendre ce qui se passe, mais enfin, ça m'irrite moins qu'avant quand même.
Moi je dis je progresse.

Or donc, me voilà pas plus tard qu'aujourd'hui à regarder deux pilotes de séries britanniques (et ptet que je vais regarder Getting On, du moins si je passe l'épreuve du générique parce que là tout de suite, j'ai un peu de mal). Deux. C'est une révolution en soi.

Et vous savez quoi ? C'est encore différent. Je regardais Survivors ce soir et il n'y avait aucun doute dans mon esprit que cette série n'était ni canadienne ni australienne. De la même façon que la fiction australienne m'est rugueuse, je ressens comme un trait commun chez les séries britanniques, quelque chose de très "proche". L'impression d'une proximité, non pas géographique mais culturelle, peut-être. C'est assez étrange car je n'ai jamais considéré les Britanniques comme des gens dont je pouvais me trouver proche. Mais je sais pas, ya un truc qui dit...
...un truc qui dit "welcome home".
Ou bien c'était simplement mon Destin de téléphage d'en passer par là un jour. Allez savoir.

Mais si je regarde aussi des séries britanniques, de qui vais-je donc dire du mal à présent ? Les Italiens ? Ah ouais, bien, les Italiens, bonne idée, excellente cible. En plus, j'ai vu aucun pilote italien ces 28 dernières années, je devrais pouvoir tenir encore un peu...

9 novembre 2010

Le Docteur est demandé en salle 9

Jusque récemment, la rubrique La une est à VOUS m'avait essentiellement apporté le sentiment de (re)découvrir, grâce à votre impulsion, des pilotes auxquels je n'aurais pas donné une chance autrement. Pour culture perso, en quelque sorte. Dans l'espoir de ne pas mourir idiote. Histoire d'essayer de m'ouvrir à d'autres possibilités et d'autres horizons, comme j'essaye de le faire pour vous (je ne sais pas si vous avez vu les pilotes de Rake, Daemul et The Circuit, par exemple... mais c'était en tous cas le but recherché). Je m'attendais surtout à regarder des séries que j'avais mises de côté jusqu'alors, soit parce que le peu que j'en avais vu m'avait rebutée, soit même par bête a priori (linguistique dans les cas des séries britanniques, par exemple). En somme, il s'agissait d'espérer que vous me pousseriez un peu au train pour tester des trucs. Pas forcément en vue de les adopter.

J'ai d'ailleurs, jusque là, choisi des séries pour lesquelles justement j'avais besoin qu'on me pousse un peu, parce que spontanément, je ne regarderais pas ces séries-là. Les séries partaient donc toujours avec un dossier à charge, car si je ne les regarde pas, c'est que j'ai une raison (fut-elle de piètre qualité). Le challenge n'était pas des moindres mais vous l'avez relevé, parce que vous êtes des lecteurs en or, et vous avez bataillé, rivalisé d'arguments, pour ou contre, vous n'avez pas cherché à me vendre les séries, juste permis d'avoir d'autres avis que le mien, et c'était exactement ce dont tous les commentaires d'un blog devraient toujours êtres remplis (du coup, quand ya pas de commentaire, je vous le pardonne moins parce que j'ai vu de quoi vous pouvez être capables... mais c'est un autre débat).

Il y a des séries dont j'ai effectivement (re)vu le pilote voire plus grâce à ces posts : The Guild, Merlin, et Community enfin, pour lequel j'ai mis plus de temps que pour les autres mais je m'y suis mise ; le post est en chemin.
Désolée pour le spoiler, mais aucune de ces séries n'a su me ravir ni me convaincre. Mais j'ai essayé et je ne l'aurais pas fait sans vous. C'est déjà une victoire.

Mais, plus important, il y a une série pour laquelle ça avait commencé tièdement. Le pilote était pas mal. Sans plus. L'un des personnages me sortait par les yeux. Je n'appréciais que le ton et pas vraiment le contenu. Yavait des saloperies d'accents. Mais vous avez persisté : insiste ! C'était le mot d'ordre. Insiste ! Et comme je ne suis pas totalement obtuse non plus, j'ai insisté.
Je dis souvent que le pilote est décisif pour moi : si je n'entrevois pas du potentiel, je lâche tout. Personne ne me forcera jamais à m'infliger plusieurs épisodes d'une série que je n'aime pas si moi, je n'ai aucune raison de le faire. Souvent, les réactions sur cette partie de mon comportement téléphagique sont souvent que je suis trop expéditive, et qu'il faut souvent du temps à une série pour mûrir. Et je me tue à vous répéter que je ne le nie pas mais encore faut-il ne pas avoir l'intime conviction, au vu du pilote, que le cas est désespéré. Je ne dis pas que c'est marche ou crève, mais quand c'est mort dés le pilote, je n'insiste pas.

C'est ici un parfait exemple de série dont le pilote ne m'a pas laissé une impression de perfection, mais pour lequel je n'étais pas non plus complètement refroidie. Il y avait des éléments désagréables (beaucoup). Il y en avait aussi des plus agréables (deux ou trois) qui compensaient plus ou moins. Et puis il y avait un trailer de fin d'épisode. C'est ce que j'appelle avoir du potentiel. J'ai suivi vos conseils, qui coïncidaient avec ce que me disait mon instinct, et j'ai insisté.

Le parcours a été difficile. Il m'a fallu du temps pour regarder le deuxième épisode. Du temps encore pour regarder le troisième. A la fin de ces derniers, l'horizon s'est enfin dégagé. Sans enthousiasme débordant, mais en me forçant moins déjà, et un peu plus rapidement, j'ai commencé à enchaîner les épisodes.

Il manquait toujours quelque chose. Le trailer semblait toujours plus palpitant que le résultat final. Certains éléments m'agaçaient toujours, voire plus. Quand un épisode était bon sur la forme, il était pénible sur le fond (épisodes 4 et 5). Ou pire : vice versa (1x06). Certains épisodes sentimentaux étaient d'un sirupeux consommé (7e).
Et puis, sont arrivés les épisodes 8 et 9. A ce stade, j'avais dépassé la moitié de saison mais avais l'impression d'avoir fait le tour du sujet. La série semblait bloquée dans l'équivalent téléphagique de la "friend zone" : oui, bon, c'est pas mal, mais bon, hein, voilà quoi. Mais avec cette histoire sur deux épisodes, soudain mon cœur a fait boom. J'ai commencé à regarder la série autrement. J'ai arrêté de me dire que je pourrais continuer la série "juste comme ça". J'ai arrêté de me dire que ce ne serait jamais un coup de cœur.

Et c'est comme ça que je suis tombée amoureuse de Doctor Who.

Ninth

Mais l'histoire ne s'arrête pas là.

Car j'ai découvert que j'étais éperdument tombée sous le charme du Docteur. Ses sourires terrifiants et ses douleurs touchées par la grâce, sa tendresse pour Rose et sa rage débordante envers les Daleks... comment ne pas avoir le cœur qui fond pour un personnage capable de passer d'un extrême à l'autre ? Ce sont mes préférés. Ce sont toujours mes préférés. Le regard dur mais bleu, le sourire large mais crispé...
Nine était mon Docteur.

Malheureusement, il ne l'a pas été longtemps. La fin de la saison est arrivée, et mon cœur de téléphage s'est, déjà, brisé. Quelques semaines plus tôt, je m'en foutais, et voilà que j'avais l'impression persistante (que connaissent bien les téléphages les plus atteints) d'avoir une méchante peine de cœur. Je faisais un truc et soudain je poussais un soupir. Je commençais à regarder autre chose et je m'impatientais. Il y a même eu une fois pendant laquelle j'ai levé la tête, eu l'impression qu'il manquait quelqu'un dans la pièce, et réalisé que ce n'était pas le cas. Bien obligée de se rendre à l'évidence... j'étais en plein manque de Doctor Who.
Pire. Après le pilote, ont suivi plusieurs heures pendant lesquelles le cagoulage de la saison 2 se refusait à avancer, et où j'avais pourtant terriblement envie d'un épisode. Mais, bien consciente que de nouveaux épisodes ne manqueraient pas d'avoir pour héros le 10e Docteur, ma frustration était double, car je savais que l'attente ne serait qu'à moitié récompensée.

Et puis, ce matin, j'ai regardé l'épisode de Noël dédié à l'arrivée de Ten. Et j'ai alors ressenti ce qui, je crois, est parfaitement naturel dans ce cas : je l'ai détesté. Pourquoi m'avoir ôté mon Docteur pour mettre ce type dentu (et trop jeune) au rictus détestable ? Tout en bouffonade, Ten débarque, sauve le monde, et j'ai perdu le Docteur. Plusieurs années après tout le monde, je passe par ce stade naturel qui est de regretter le Docteur précédent (jusqu'à ce que le suivant arrive, plus jeune encore, qui me fasse certainement réaliser que Ten n'était sans doute pas si mal et apprivoiser le nouveau dans la foulée, acceptant le concept sur le long terme ; du moins j'imagine).
D'après mes observations, tel est le cycle de la vie chez les fans de Doctor Who.
Et désormais j'en suis une.
Si j'ai pleuré devant le final de la première saison, si je regrette déjà Nine, si je l'appelle Nine d'ailleurs... c'est parce que ça y est, j'en suis. En retard, peut-être, mais résolument l'une des vôtres, j'ai rejoint un univers que j'observais de loin depuis des années, où je voyais les réactions à ci ou à ça. Maintenant j'ai envie de lire des tas de choses (je n'ose, de peur de me faire spoiler), d'avancer dans le visionnage aussi bien-sûr, de revoir, peut-être, certains épisodes, déjà (quelque chose me dit que The Empty Child et The Doctor Dances, ainsi que Bad Wolf et The Parting of Ways, vont entrer au Panthéon de mes épisodes favoris), etc...

Maintenant j'ai TRÈS envie de regarder la semaine prochaine le premier épisode d'Accused avec Christopher Eccleston (oui, moi, anticiper une série britannique, vous me l'auriez dit il y a quelques mois...). Vous vous rendez compte de ce que vous avez fait ?

Vous voyez ? Continuez à réagir, continuez à contribuer, continuez à me pousser comme vous le faites. C'est grâce à vous que j'avance téléphagiquement. Ce weekend, devant mon écran, je me suis dit soudain que ça faisait 5 ans que vous saviez des choses que moi j'ignorais (dans tous les sens du terme). On se croit curieuse, et en fait il reste tant à faire...
Alors, voilà, en fin de compte, je voulais juste vous dire...


MERCI.

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