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ladytelephagy
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doctor who
9 septembre 2011

A sense of community

ASenseofCommunity

C'est sûr qu'à mes yeux, rien ne remplacera jamais la première saison de Friday Night Lights.
De la même façon que j'éprouve une nostalgie mordante pour Nine dans Doctor Who, il m'est arrivé pendant les saisons ultérieures d'avoir l'impression de regarder une autre série, et d'avoir envie régulière de revenir aux inédits de la série dont j'était initialement tombée amoureuse, avant de réaliser qu'en réalité, il s'agissait de la même. Cette nostalgie, plus ou moins forte selon les difficultés de Friday Night Lights à exister au fil des saisons, ne m'a pas quittée jusqu'au final, mais j'ai tout de même apprécié le mois que j'ai passé à Dillon.
C'est une belle histoire que je m'apprête à vous raconter. Celle d'une série qui ne m'aura pas toujours séduite, mais à laquelle je suis revenue avec plaisir, fidélité et émotion.

Il faut dire que la première saison était d'une rare perfection et, pour moi qui réfléchis rarement en termes de "saisons", mais plutôt par arcs narratifs (dans le sens où je suis capable de dire que tel arc était bon, mais je ne me souviens pas souvent à quelle saison il appartenait et, en général, je m'en contrefiche), c'était assez criant pour ne pas être oublié pendant les saisons suivantes.

La première saison de Friday Night Lights retranscrivait avec une précision rare le sentiment de "communauté", une valeur américaine très forte mais qu'il est parfois difficile de ressentir de notre côté de l'Atlantique où le terme ne désigne pas vraiment la même chose.
Soudée autour du football et surtout de l'équipe des Panthers, la communauté de Dillon, c'était un coeur qui bat, au centre, et des vies qui s'épanouissaient, autour. Chacun vivait au rythme de cette communauté, et le sentiment d'appartenance était fort : au Texas, à la ville de Dillon, à l'équipe de foot. Ce sentiment se voyait renforcé par la tragédie du pilote, mais il était présent bien avant.

Les personnages semblaient tous interconnectés, même quand en réalité ils n'avaient pas, ou très peu, de réelles interactions à l'écran, comme s'ils formaient les mailles d'une même armure contre le reste du monde, et à travers lui les équipes concurrentes. A l'échelle de la ville, et au niveau de chacun, il y avait un lien invisible qui s'exprimait parfois un peu plus explicitement, comme Tami organisant un gigantesque barbecue pour l'équipe, ou la ville fermant entièrement boutique le temps des matches. Il y avait quelque chose de grisant dans ce sentiment d'appartenance, qui certes, montrait aussi comme la population de la ville s'auto-galvanisait autour de son équipe (ce qui pouvait me sembler vain dans un premier temps, avant d'être prise dans cette communauté où les individus sont si enclins à ne faire qu'un autour de choses aussi futiles qu'un ballon), mais renvoyait irrémédiablement la confortable sensation d'une grande chaleur humaine.
Les saisons suivantes se détacheront progressivement de cette incroyablement puissante communauté, pour se diriger vers un ensemble show plus classique, où chacun suit sa voie, ses intrigues et ses problèmes, mais avec une plus grande indépendance vis-à-vis de ladite communauté, qui n'intervient plus qu'assez rarement. La puissance de la communauté devient alors uniquement une source d'inquiétude voire d'antagonisme, comme quand Tami devient la cible des parents conservateurs dans la saison 4 (un thème par ailleurs traité avec une infinie délicatesse, comme la plupart des sujets sensibles sur lesquels la série pose rarement un jugement définitif).

Pourtant dés la première saison, Friday Night Lights présentait des défauts dont elle ne s'est jamais départie, et notamment la curieuse habitude de commencer des histoires qu'elle n'avait pas l'intention de finir. Au fil des saisons, un nombre assez incroyable d'intrigues va ainsi ne jamais trouver de conclusion ni même de porte de sortie. Parmi les plus flagrantes, on compte évidemment des axes empruntés pendant la tristement "fameuse" deuxième saison, à l'instar de la direction que prend Lyla spirituellement, mais c'est quelque chose qui ne sera jamais corrigé ensuite. La série montre des personnages qui soudainement, ont changé de voie, de sentiment ou d'occupation, sans aucune forme d'explication, et c'est parfois un peu déroutant quand on s'intéressait à cet axe et non à celui que les scénaristes ont choisi de faire aboutir. Il faut dire que ce même sentiment de communauté que j'appréciais tant dans la première saison implique une distribution pléthorique, et que tout le monde ne peut pas avoir droit à une intrigue finement fouillée ; mais dans ce cas j'aurais tendance à dire qu'il ne fallait pas commencer ce qu'on n'avait pas l'intention de finir. C'est regrettable dans les nombreux cas où des personnages secondaires se voyaient offrir une occasion de s'épaissir (à l'instar de la relation de Buddy avec ses deux plus jeunes enfants, ou la tragique disparition du jeune Santiago, méchamment Kelleyrisé et qui aurait pourtant si bien trouvé sa place plus tard dans la série), mais il faut bien faire avec et, admettons-le, au fil des ans, les scénaristes ont fini par n'avoir d'yeux que pour le Coach et Tami Taylor, oubliant jusqu'à donner à certains personnages le moindre mot de la fin, comme ce pauvre Landry, rappatrié à Dillon uniquement pour donner un conseil à Matt, et dont on n'a aucune idée de ce qu'il est devenu après le lycée.

Mais c'est aussi le couple Taylor qui offre les meilleurs moments de Friday Night Lights et je dois dire que là-dessus, j'avais entendu pas mal de choses, et je n'ai jamais été déçue (ce qui est pourtant un risque quand on entend autant de louanges). En fait, plus la communauté s'éloigne, plus le couple prend ses aises dans les intrigues, ce qui est une honnête compensation.

Parfaitement incarné, parfaitement écrit aussi, le couple Taylor fonctionne admirablement bien, et c'est le moins endommagé par les problèmes d'intrigues qui ne se concluent pas, même si ça lui arrive aussi ponctuellement.
Avec eux, on passe du "macro" au "micro", en pénétrant totalement dans leur intimité. Les scènes dans la chambre, la salle-de-bains, la cuisine, prennent un tout autre sens et revêtent un caractère presque naturel ; séparément, les acteurs semblent parfois rigides et ont même tendance à s'auto-caricaturer, mais ensemble, ils font des étincelles. Le fait que les personnages soient écrits pour offrir une énorme dichotomie entre leur rôle "public" et leur rôle dans le couple aide aussi énormément : au lycée, Tami est du genre conciliante, elle écoute et conseille, à la maison elle a tendance à insister et se montrer plus autoritaire ; à l'inverse, Eric est inflexible sur son terrain qu'il mène à la baguette en hurlant sur tout ce qui ne bouge pas comme il l'entend, sur un mode quasi-militaire, quand à la maison, il passe son temps à chercher l'assentiment de sa femme et est, pour ainsi dire, un peu dominé par elle (et tout-à-fait conscient de ce fait d'ailleurs).

Avec le temps, on prend aussi conscience de la puissance du football dans la vie de ses propres joueurs. Le sentiment d'appartenance à une équipe est progressivement remplacé par le sentiment d'accomplissement. Coach Taylor n'est pas seulement un faiseur de rois, c'est un faiseur d'hommes. Il est capable de transformer n'importe quel adolescent mal dégrossi en un personnage droit, à la fois obéissant et sûr de lui. Son oeuvre avec Matt Saracen n'est qu'un début ; on le verra par la suite prendre en charge des cas chaque fois plus complexes, disciplinant les rebelles et offrant un soutien aux plus perdus, ou parfois l'inverse. Sculpteur de caractères, il s'impose sans le savoir comme un sauveur d'âmes, un traceur d'avenir, et une valeur stable dans un monde en constant changement. C'est ce qu'il fait des Lions : il part de la glaise et en fait des rocs. Ce qui compte, c'est moins les victoires que remportent les gamins, que ce que les victoires font sur les gamins.

C'en est d'ailleurs presque dommage. Car si dans les premiers temps, la série suit presque scrupuleusement le planning des matches, nous faisant ressentir la fièvre du vendredi soir (et donc nous donnant l'illusion d'appartenir un peu à la communauté de Dillon), avec le temps, les rencontres sportives, voire même (quand la série est au plus mal) les entraînements, deviennent secondaires, au point que la montée d'adrénaline de la fin de la saison 5 est totalement mise de côté, précipitant plusieurs matches pourtant capitaux en un seul épisode. Friday Night Lights ne brille pas vraiment par son génie lorsqu'elle sacrifie sa moëlle épinière de la sorte. Il faut le reconnaître, depuis mon tout premier visionnage du pilote, c'était pourtant le match qui m'avait le plus captivée (en dépit de mon aversion pour le sport lui-même), et cet aspect sportif, s'il ne pouvait de toute évidence être le seul axe de la série, aurait mérité plus de soins à certains moments.

Mais au bout du compte, l'aventure est belle.

Et elle est belle, parce qu'elle est longue. Friday Night Lights, en dépit de ses défauts récurrents, et la seconde saison plus que faible, vaudrait bien moins si elle n'avait duré que le temps de sa pourtant parfaite première saison.
Ce qui est important, c'est aussi de voir les personnages grandir, évoluer, partir (bien que ce soit souvent un déchirement, même pour les personnages que je n'aimais pas forcément), et en voir d'autres tenter, avec plus ou moins de succès, d'en prendre le relai pour grandir, évoluer et partir à leur tour. C'est la loi de la série adolescente, et j'avoue que je préfère ce parti pris à celui de beaucoup de séries se préoccupant de la même tranche d'âge, mais choisissant de suivre ses personnages. En gardant, toujours, comme point d'attache, les yeux rivés sur Dillon et le couple adulte formé par les Taylor, Friday Night Lights chronique cette période avec tendresse, et offre un nouveau point de vue sur cette époque charnière, quand il faut préparer l'avenir, envisager l'université et/ou la vie de couple. Entre le Coach Taylor, qui forme le caractère de la plupart des personnages pour qu'ils deviennent adultes "dans leur tête", et Tami qui s'assure de leur transition matérielle vers le monde adulte, l'équilibre a été finement trouvé. L'avenir est une question récurrente, et un des thèmes les mieux traités par la série sur le long terme, sous toutes ses formes, n'offrant pas la réponse quasi-systématique de beaucoup d'autres séries, qui serait l'absolu d'une scolarité à l'université, et propose des alternatives intéressantes. Si j'étais adolescente, j'apprécierais beaucoup la façon dont Friday Night Lights me poserait ces questions, sans proposer de réponses fermées aux préoccupations de cette période.

En 5 saisons, Friday Night Lights offre une immense fresque sur une ville finalement très hétéroclite émotionnellement et socialement, où la seule constante est le changement. C'est parfois un peu difficile : lesdits changements sont à l'occasion brutaux, voire même difficiles à appréhender même au bout d'une saison. Pourtant, la plupart des relations entre les personnages s'impriment comme au fer rouge dans notre coeur, et on conserve à travers les années une tendresse pour certaines relations : celle qui lie Jason à Lyla, par exemple (Lyla a finalement fait le deuil de cet amour de highschool sweethearts plus vite que moi), ou celle, plus éloignée du mode amoureux, entre Becky et Tim, aussi ; pour n'en citer que deux.
Certaines choses devraient ne pas changer, mais elles changent tout de même et c'est la vie ; Friday Night Lights retranscrit avec une honnêteté immense ce genre de choses.

Après un mois passé à respirer l'air de Dillon, à écouter chanter les accents de ses habitants, à arpenter ses rues et s'asseoir dans ses fast foods, la séparation est difficile.

Pourtant, comme une nouvelle preuve de mon ambivalence vis-à-vis de la série, que j'ai aimée mais qui a tout de même su me déplaire plusieurs fois (comme expliqué ci-dessus), j'ai été un peu déçue par le final, et je n'étais pas fâchée que la série cesse ainsi de jouer avec mes attentes vis-à-vis des personnages et des intrigues.
Déjà, j'aurais arrêté la série 5mn plus tôt, avec le ballon en plein vol, même si ma frustration aurait été immense, je pense que ç'aurait donné une fin plus ouverte, plus poétique même. Et puis, certaines choses sont juste navrantes de banalité (aussi touchante que soit la phrase de Tim à Tara sur leur avenir, leur relation était éteinte depuis si longtemps, et si peu profonde pour ce que nous en avions vu, que je ne vois pas pourquoi ils en sont là en fin de série, alors que Landry est à quelques pas et qu'elle ne va même pas lui glisser un mot), ce qui est la seule chose que je ne peux pas pardonner à une série comme Friday Night Lights.

Mais je pense que j'ai compris ce qui liait de façon si intense les fans de la série. Le sentiment d'appartenance.
Nous sommes tous des enfants de Dillon à présent.

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Friday Night Lights de SeriesLive.

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28 août 2011

[DL] Shinya Shokudou

Allez savoir si c'est ma connexion en ce moment ou autre chose, mais les cagoulages semblent durer une éternité. Plus d'une heure trente pour l'épisode de Doctor Who d'hier (ce qui explique que je me sois laissée dépasser : le temps de finir l'épisode, il était plus de minuit, trop tard pour un post), et maintenant ce sont les épisodes de Shinya Shokudou qui semblent mettre des plombes à arriver. Heureusement, j'ai pu en rgarder deux aujourd'hui, et rien ne peut décrire la sensation d'émotion que je ressens dés que l'épisode commence.

A moins que...? Oui, peut-être que le générique peut vous donner une petite idée.

ShinyaShokudou
Note : lien valable 30 jours minimum. Je reuploaderai si le lien est mort, mais seulement si vous postez un commentaire pour me prévenir !

J'ai gardé les sous-titres parce que c'est un générique un peu bavard, même si les gros caractères latins ne sont pas super esthétiques. Mais comme chaque épisode commence avec cette explication tendre et pourtant presque monocorde, il me fallait en garder la signification.
Le générique est pourtant simplissime. Je crois bien que c'est pour ça qu'il a un tel effet. On est pris par surprise par la douceur qu'il diffuse. Pour moi qui, insomniaque vraisemblablement irrécupérable, ai vu le soleil se lever des dizaines de fois après une nuit passée, la fenêtre ouverte, sur la ville baignée par la nuit, j'ai l'impression que toute l'essence d'une nuit blanche a été capturée ici. Et l'air se retient incroyablement bien.
Sans compter que notre "Master", le maître des lieux, avec ses gestes mesurés, son sourire goguenard et sa cicatrice, je l'ai vraiment à la bonne. C'est vraiment l'hôte parfait pour une série d'anthologie comme celle-là, ni trop froid, ni trop impliqué, parfois omniscient, parfois très humain. Et j'aime la simplicité très rousseauiste qui se dégage de sa cuisine.

Mais avec Oishii Gohan ou Lunch no Joou, par exemple, vous avez dû remarquer que j'ai une adoration pour les gens qui cuisinent dans les séries, je pourrais regarder ça pendant des heures, surtout ces petits plats simples de la cuisine nippone. Ca me ramène à ce que j'aimais tellement faire quand j'étais petite, aller m'asseoir dans la cuisine, sentir la chaleur des casseroles réchauffer la pièce, regarder ma mère cuisiner et observer ce qui se passait, dicuter, écouter les bruits de la maison, regarder le reste de la maison s'affairer. On ne me laissait jamais le faire bien longtemps, mais j'ai toujours adoré m'asseoir comme ça dans une cuisine en mouvement, et je crois que Shinya Shokudou me ramène aussi là.

Bref j'adore cette série, et je suis fort aise de savoir qu'une deuxième saison va débarquer dans quelques semaines, parce que j'ai bien l'intention de savourer celle-ci jusqu'à la dernière miette. D'après ce que j'ai pu voir via Formspring, mail (et je crois Twitter), ceux qui ont tenté le pilote ne l'ont pas regretté non plus...

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Shinya Shokudou de SeriesLive.

5 janvier 2011

Pas vue venir

Pour une raison qui m'échappe, hier j'ai eu une petite pulsion de sitcom. Vraiment, je ne sais pas d'où ça m'est venu, à plus forte raison parce que les sitcoms, d'ordinaire, ce n'est que modérément mon truc.
Et pourtant, hier...

MikeMolly

 

Betterwiththem

Je suis d'ailleurs assez étonnée parce que ces séries, et notamment Mike & Molly, ne m'avaient pas franchement convaincue au départ. Et finalement, bah je sais pas, je m'attache au côté romance de Mike & Molly (ainsi que l'extraordinaire perso de la sœur de Molly dont je déguste chaque scène) et je suis de plus en plus sous le charme des personnages de Better With You.
Donc finalement, l'air de rien, ces derniers temps, je me suis fait une séance de rattrapage qui avait une forte parenté avec une intégrale, osons le dire. Double intégrale, donc.

C'est assez étonnant, quand même, vu mon ressenti du moment, et l'objectif de revoir Brothers & Sisters en ce début d'année (mais finalement je n'ai regardé que le pilote), ça parait un peu incongru.
Mais bon, la téléphagie, c'est aussi ça, être pris par surprise par l'envie de regarder des trucs dont on sait très bien qu'on ne tombera jamais follement amoureux, mais qu'on trouve, une fois de temps en temps, plaisir à regarder en intraveineuse, juste parce que ça met de bonne humeur. C'est même pas un guilty pleasure, parce que je ne trouve pas ces séries nulles, mais peut-être tout simplement qu'à la faveur d'un coup de mou comme j'ai eu pendant les fêtes, où j'étais dans l'après-Doctor Who, ça marchait mieux sur moi que pendant la saison des pilotes, à la rentrée. Finalement, j'étais peut-être sévère, j'attendais trop de ces séries.

Ces revisionnages pendant lesquels je donne une nouvelle chance à certaines séries, c'est vraiment une source de surprise sans fin.

29 décembre 2010

1000 mots

Est arrivé, comme il le devait, le jour où j'ai dû tricoter mes cagoules de Doctor Who. C'est toujours une période un peu triste quand une série m'a régalée pendant des semaines et que j'en suis arrivée au stade de l'archivage. Mais il le faut, c'est le cycle de la téléphagie, afin de faire de la place à la série suivante. Celle qui me régalera avant d'à son tour être archivée.

Pourtant, chaque fois c'est un casse-tête. Si je cherche demain un épisode en particulier, disons, au hasard, The Doctor Dances (mais vraiment au hasard hein=, comment je fais ? La plupart du temps, je suis justement infichue de me souvenir du titre d'un épisode. Sur toute une série ? Quatre, cinq titres d'épisodes, maximum. Les plus marquants, certes, mais pas forcément les seuls que je voudrais retrouver lors d'une envie de revisionnage ponctuel, ou à des fins de contagion (ma sœur rei a vu le pilote de Doctor Who et n'a pas aimé ; je ne peux pas la blâmer, par contre ce que je peux c'est lui faire voir des épisodes meilleurs...). Donc noter les titres des épisodes scrupuleusement, ça ne fera pas avancer le schmilblick, pas du tout, pour une utilisation future. Il reste donc la numérotation, avec laquelle je suis un peu plus à l'aise dans le cas des intégrales notamment (parce que quand les épisodes sont appelés par leur nom, va savoir qui va où dans la chronologie ?), mais qui ne résout pas le pas le plus épineux des problèmes lorsqu'il est question d'archivage de cagoules.

Je veux bien-sûr parler du fameux : "ah, si je regardais l'épisode avec le scarabée, là ?".
Les fans qui, le Dieu de la Téléphagie les bénisse, ont un guide d'épisodes dans la tête, auront immédiatement reconnu Turn Left. Moi, je dois tricher et aller lire le titre de l'épisode à la fin du générique. Je rappelle quand même que dans le cas précis de Doctor Who, ça peut à la limite marcher, mais pour toutes les séries américaines dont les épisodes ne comportent, nulle part, ni avant, ni après le générique, le nom de l'épisode noir sur blanc, vous avouerez que c'est pas pratique.

Il y aurait bien une solution. Un excellent moyen mnémotechnique pour se souvenir du thème d'un épisode facilement. L'association "quote/screencap". Et moi si franchement je pouvais carrément mettre ça sur mes cagoules archivées, ce serait super. Seulement voilà, on n'a pas la technologie pour qu'un DVD contenant toute une saison puisse faire figurer sur sa rondelle, a fortiori de façon lisible, l'intégralité des vignettes qui me seraient utiles.

Alors, même si je ne conçois pas ces étiquettes pour le moment, je me suis amusée tout de même à en bricoler vite fait quelques unes pour vous expliquer ce que j'entends par association "quote/screencap". La méthode est simple : dudit épisode, je tire une citation et une image qui me semblent chacune représentatives de l'épisode (il n'est donc pas nécessaire, voire pas productif, de prendre la capture au moment où la citation est extraite), qui me permettent de l'identifier immédiatement et faire le lien avec ce que j'ai ressenti pour cet épisode. Le lien affectif déclenchant immédiatement la mémoire, ça suffit.
Voici donc quelques vignettes, bricolées pour quelques uns de mes épisodes préférés.

SadisHappy

Ineedmoredayslikethis

IneverlandonSundays

andthatwordis

Franchement, ça c'est un guide d'épisodes que je comprends.
PS : je crois que je suis encore dans ma phase Doctor Who, je me suis revu les épisodes de la 2e capture hier, et celui de la 1e ce soir. Merde alors, ça passe pas cette phase. Surtout quand je revois les premières saisons. En fait c'est vraiment Eleven qui m'a foutu le moral à plat, sans lui je serais encore amoureuse du Docteur comme au premier jour...

On pourrait presqu'en faire un jeu, dites donc. Bon, si vous avez saisi le principe et que vous voulez essayer, n'hésitez pas à poster une capture en commentaire (genre avec un lien vers un hébergeur genre Imageshack), et si ça vous plait, on avisera.

27 décembre 2010

Nostalgie de l'inconnu

Pas motivée. J'ai pas envie de me lancer dans le visionnage de quoi que ce soit en ce moment : il faut dire que j'ai le sentiment d'être téléphagiquement en vacances (à défaut de l'être encore professionnellement) et que du coup, je ne me mets pas la rate au court-bouillon côté séries. Je finis quelques visionnages (en ce moment, Mirador, dont j'aurai probablement fini la saison avant la fin du mois), mais l'essentiel du temps passé devant un écran est plutôt dédié aux films en cette fin de décembre.

La vérité c'est aussi que quand je cherche quelque chose à regarder, en ce moment, j'ai envie de voir des "vieilleries". Des pilotes vus il y a des lustres, ou même que j'ai loupés, et auxquels je voudrais offrir une séance de rattrapage.
Le problème c'est que question accessibilité, on a vu mieux.
Ainsi, ces derniers jours, on a pu me voir (mais uniquement les ayant-droit qui m'ont placée sous surveillance) chercher à cagouler le pilote de séries aussi célèbres que Dr Vegas (en plus on peut y voir Amy Adams apparemment), Stark Raving Mad, The Beat... Je sais pas, une poussée de nostalgie, mais portant sur quelque chose que je ne connais pas (ou que j'ai oubliée, je suis quasiment sûre d'avoir vu le pilote de The Beat lorsqu'il a été diffusé parmi quelques autres pilotes sur Jimmy ; soit ça, soit je deviens complètement folle).

Là comme ça, je me doute que ça ne va pas attirer les foules en masse sur mon blog de citer ces séries, mais je sais pas, elles sont logées dans un coin de ma mémoire, je trouvais que les fêtes étaient le bon moment pour tenter de s'y mettre...
...et rien. Impossible de mettre la main dessus. Et ça m'énerve parce que je suis apparemment capable de trouver le pilote d'une série polonaise ou israélienne, mais un bête pilote américain, un truc qui a moins de 10 ans, non.

Nostalgie

En désespoir de cause, je me rabats sur ce que je trouve par hasard pendant mes fouilles, même si ça n'était pas ce que je cherchais. J'ai le pilote de The Jury qui cagoule à l'heure où nous parlons, par exemple. Mais bon, c'était pas vraiment ce que j'avais envie de voir, ça m'agace.
Alors, bon, voilà. Ce soir, j'ai pas le moral, je suis frustrée. Naturellement je pourrais cagouler des trucs plus accessibles, et d'ailleurs je me prive pas pour tout vous dire, j'ai regardé le X'Mas Special de Doctor Who hier par exemple, mais le cœur n'y est pas. La culture de l'immédiateté sur internet a ses limites, au bout du compte, quoi qu'on en dise. Du même coup, la curiosité aussi.

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25 décembre 2010

'Tis the season to be jolly

 

Le parfait cadeau de Noël : remercier les lecteurs de ladytelephagy. Joyeux Noël à tous !

Ninth

L'ironie du sort c'est que l'an dernier aussi vous avez reçu un Docteur pour Noël !

23 décembre 2010

Dreaming I was dreaming

Il y a des matins où on n'a pas envie de se réveiller. Des matins où on est si bien à rêver, qu'on veut ne plus se reconnecter avec le réel, plus jamais. Rester dans le monde bizarre et enivrant des rêves irréalisables mais pourtant tellement réalistes.
Ce matin était l'un de ces matins. J'aurais fait n'importe quoi pour rester dans mon rêve.

Cette nuit, j'ai rêvé que je regardais des épisodes de Doctor Who inédits.

Mais attention, pas n'importe quels épisodes inédits. Des inédits de la première saison. Un jour, quelqu'un postait une info sur Twitter selon laquelle des épisodes avaient été tournés mais jugés, pour une raison x ou y, inaptes à être diffusés. Et puis, de la même façon que je suis désormais capable de dénicher le pilote de Hatufim sur un forum israélien, j'avais réussi à mettre la main dessus, parce que j'ai depuis cet été +5 en compétence "cagoulage de l'impossible". Et quand mon téléphone a sonné, j'étais en train de paisiblement regarder ces épisodes inédits, un milkshake à la fraise à la main.

Ça ne vous le fait jamais, ça ? Espérer le cœur battant que vous allez dénicher des inédits... d'une saison depuis longtemps achevée ? Ou d'une série achevée ?
Vous avez beau savoir que ça n'arrivera pas, vous avez quand même cette sorte d'espoir qu'un jour, votre vœu sera exaucé. Vous n'en êtes même pas à essayer d'imaginer ce qui s'y passerait, ce n'est pas comme quand on commence à caresser le projet d'une fan fiction, non, c'est vraiment un trésor perdu qui soudain remonterait à la surface. Un vrai inédit, qui pourrait vous surprendre tout en ayant le confort de porter sur une saison/série pourtant achevée. Soudain, sur mon écran, des épisodes de Nine. Pas une 6e saison où on trouverait une excuse pour faire revenir le personnage (ce qui semble hautement improbable dans ce cas précis, mais éventuellement faisable pour d'autres séries), pas d'épisode à flashback, non, juste des inédits de l'ancienne saison. Puisqu'on doit faire avec Eleven, maintenant, bon bah admettons (même si je milite activement pour un passage à Twelve...), mais qu'on m'offre le luxe de n'avoir pas fait le tour de Nine.

Je crois que c'est pour cette raison, paradoxalement peut-être, que je n'ai jamais fini la 3e saison de Brothers & Sisters, étrangement. Je m'étais toujours dit que j'attendrais la fin 2010 et/ou le début 2011 pour me remettre à la série. Parce que quand je me suis enfilé 2 saisons et demies, à l'époque, j'étais tellement enchantée que je voulais que ce sentiment dure toujours, cette période où j'adorais la série. Je pressentais bien que si je continuais à la dévorer à ce rythme, je tomberais sur un os : diffusion interrompue (pour cause de hiatus), épisodes diffusés hebdomadairement (ce qui gênait ma consommation marathon en une semaine par saison), etc... Et là, je vois arriver 2011 et je commence déjà à me faire une joie. Oh, je vais pas reprendre la série où je l'ai laissée, bien-sûr, non, je vais me refaire les deux premières saisons, puis attaquer la troisième, et découvrir des inédits à la pelle, goulûment, comme s'ils avaient été cachés pendant tout ce temps et que je mettais enfin la main dessus. Et là, je suis partie pour une nouvelle orgie. L'idée me plaît, c'est vraiment séduisant de voir se rapprocher la date dans le calendrier et de savoir que je vais m'en envoyer des tonnes derrière la cravate. Ça va être un délice. Pas d'attente, pas de privation, juste le plaisir de me lâcher et de trouver des inédits bien que les choses aient avancé.
En tous cas je m'en fais une fête et j'aimerais pouvoir me dire que je vais dénicher de "vieux inédits" pour d'autres séries que celle-ci. Fêter des retrouvailles avec une série/saison dont je sais qu'elle n'a plus cours, mais qui est logée exactement où je le souhaite sur la courbe de croissance de mon histoire avec la série.

Il n'y a pas d'inédit de la première saison de Doctor Who. Il n'y a pas d'inédit de Pushing Daisies. Il n'y a pas d'inédit de Life. Il n'y a pas d'inédit d'Une Nounou d'Enfer (même pas de Living with Fran... et il est trop tôt pour Happily Divorced).
Il y a des matins où on n'a pas envie de se réveiller. Des matins où on est si bien à rêver, qu'on veut ne plus se reconnecter avec le réel, plus jamais.

ThePartingofWays

16 décembre 2010

Tout ça ne me semble pas très naturel

Voilà. Alors. Ce qui va se passer, c'est que vous n'allez pas faire de commentaire sur le choix de la série pour ce nouveau post La une est à VOUS. Comme ça déjà c'est clair. Parce que je suis très consciente d'une part que j'ai passé les 29 dernières années de ma vie à critiquer la CW (si-si, 29, absolument), et d'autre part que je vous demande de faire beaucoup pour me convaincre.

Mais voilà, je vous l'ai dit : en ce moment je ne sais pas trop dans quoi me lancer, j'ai envie de rien, j'en arrive même à regarder des films (au moins quatre ou cinq depuis le weekend dernier !). Je sais pas quoi faire de ma télécommande, et je sais pas, je suis tombée sur une photo, une news, quelque chose, j'imagine, il y a bien dû y avoir quelque chose, toujours est-il que dans le train, je me dis : "ou sinon, je pourrais aussi redonner une chance à Supernatural".

Ah, en fait c'était ça la technique : me laisser me désespérer devant des séries très courtes, pour ensuite pouvoir me proposer une série de plusieurs saisons que sans ça je n'aurais jamais retestée ! Bien joué !
Bon, tout ça ne répond pas à ma question...

Dois-je (re)regarder Supernatural ?

PasTresNaturel

Les pour :
- je suis désespérée. Rien que ça, ça devrait aider.
- je lis La Sorcière qui me fait toujours croire que c'est une série avec une super mythologie, des personnages (surtout un) bien torturés, et des mecs pas trop mal (pas ma came, trop jeunes, mais je ferai un effort d'imagination). Après tout, elle avait raison pour Doctor Who.
- comme Friday Night Lights, ça fait partie des séries dont j'ai vu le pilote ya des siècles et que je n'ai pas aimées, mais dont je me dis, vu ce que j'en lis, que je passe quand même probablement à côté de quelque chose.

Les contre :
- quelque chose me dit que je dois m'attendre, une fois de temps en temps, à des dents. Appelez ça une intuition...
- d'une façon générale je me méfie comme la peste des formula shows fantastiques et de leurs monsters of the week.
- il y a quelques temps, je vous avais raconté avoir vu le pilote de Supernatural il y a des lustres, et ne l'avoir pas aimé. L'un de vous, je sais plus qui (je m'en excuse), m'avait alors rétorqué que j'avais bien fait de ne pas continuer vu que c'était le meilleur épisode de la série. Forcément, ça refroidit !
- l'étiquette CW, les ptits mecs en jean, la réputation de la série... j'ai l'impression de ne pas être dans la cible.

Mais enfin, bon, si je dois donner une chance à cette série, une nouvelle chance du moins, c'est un peu maintenant ou jamais. Dans une phase un peu faible pendant laquelle j'en suis réduite à me repasser l'épisode de Miranda de cette semaine (certainement le pire de tous, en plus). Voyez, chuis fragile, c'est maintenant, faut profiter que je suis vulnérable. Vais-je changer d'avis sur Supernatural ? Bah ça, c'est à VOUS de m'en convaincre.

13 décembre 2010

Begging for more

Bande d'enfoirés. Vous vous êtes bien foutus de moi. Vous m'avez bien eue. J'espère que vous êtes fiers de vous !
Vous m'avez prise par surprise. Vous m'avez prise en traitre. Vous m'avez fait découvrir des horizons inconnus. Je vivais très bien avant. Je n'expérimentais peut-être pas toute une frange de séries de qualité, mais j'évitais la frustration. Je ne vivais pas dans l'impression de passer d'un effet de manque à un autre.

Vous m'avez fait découvrir Doctor Who. Bon, les saisons sont courtes... mais il y en a 5 ! Plus les épisodes spéciaux. Plus le cagoulage du jeu video (ah oui, je vous ai pas dit ?). Bref, ça m'a occupée pendant un bon mois. Là d'accord. Vous m'avez poussée dans les bras d'une série qui ne m'a pas abandonnée tout de suite. En fait, c'est même moi qui ai voulu l'abandonner avant la fin, puisque c'est vous qui m'avez encouragée à regarder le final quand même alors qu'entre nous, Eleven, hein...
Bon, alors d'accord. Va pour Doctor Who. Mais le reste, bande d'enfoirés ?

Levez la main. Je veux vous voir. Qui m'a incitée à regarder Downton Abbey ? Qui ? J'espère que tu es fière. Je me suis enfilé l'intégrale en quatre jours. Suivant. Qui m'a fait regarder Misfits ? Bon, deux saisons, passe encore, mais elles sont courtes, et la première m'a fait moins de 48h. Qui m'a fait regarder Miranda ? Ouais, hein, même chose. Qui est responsable pour Single Father, allez, soyez pas timides ? Éteignez-moi ce sourire, ya pas de quoi se vanter. Et à qui la faute pour Party Animals que je vais finir dans les 24 prochaines heures ? Vous êtes des ordures.

Vous me faites découvrir des séries dont vous pouvez être sûrs que, lorsque je vais commencer à les aimer, elles vont s'arrêter. Parfois définitivement. Mais c'est du vice, du vice et rien d'autre.
Vous vous rendez compte de toutes les intégrales de séries britanniques que je me suis envoyées par votre faute ? Et je ne compte pas les pilotes et autres tentatives prolongées (Merlin, 5 épisodes, Being Human, 2 épisodes, Survivors, le pilote...). Et la prochaine étape, c'est quoi, hein, bande de tortionnaires, la prochaine étape, c'est quelle série ?

Oh oui, vous pouvez être fiers de vous.

UKTV

9 décembre 2010

Communauté de pas bien

Ça va, ça va. Je m'y mets. Pas la peine de devenir désagréable. C'est toujours pareil avec les reviews de séries qui franchement m'ennuient : je reporte, je reporte, et puis au final il faut m'engueuler pour que je m'y mette. C'est pas comme quand j'ai de la matière pour faire un truc vraiment méchant, ou au contraire quand j'ai un coup de cœur. Non, quand je m'emmerde, bah j'y peux rien, je traine en chemin.
Ça me rappelle un peu l'époque où j'avais des devoirs à faire. Dieu merci aujourd'hui, j'ai un travail qui me libère de ce genre d-... ah, non, tiens.

Ouais, alors donc, voilà : j'ai fini par regarder le pilote de Community. Encore.
La tonalité de cette intro devrait vous avoir donné une bonne idée de mon ressenti, mais non, je vais en rajouter une couche. Parce que maintenant que je m'y suis mise, à ce post, vous allez avoir droit à la totale. Nan mais.

Community

Rappelez-moi pourquoi j'ai regardé Community, déjà ? Ah oui. Parce que la majorité d'entre vous (mais pas tous, et je dois dire que ça me rassure) me l'aviez recommandé. C'est quand même la base du principe de la rubrique, et disons que globalement, si ya des réactions pour, j'ai tendance à les suivre, partant du principe que si vous avez daigné poster un commentaire, contrairement à vos habitudes (ahem), c'est qu'il doit bien y avoir une raison. Si vous trouvez que c'est un raisonnement pervers c'est très simple, il suffit de commenter sous d'autres posts que ceux de la rubrique La une est à VOUS.

Le problème, c'est que, vous voyez, j'ai vu ce pilote il y a quelques semaines à peine (une fringale de Doctor Who est passée par là avec une intégrale, puis repartie, bref il y a un mois, même pas), et que je l'ai déjà oublié. C'est vraiment symptomatique d'un problème, en ce qui me concerne, parce que je rappelle quand même l'air de rien que je suis capable de vous résumer quasiment scène par scène des pilotes absolument anonymes du genre de The Trouble with Normal des années après, et en n'ayant vu l'épisode concerné qu'une fois (et même de me souvenir d'une tirade ou deux, mais je triche, relire le cahier vert de temps à autres doit quand même aider sur ce dernier point), alors que Community, regardé deux fois depuis sa diffusion, dont une ya un mois, eh bah je suis infoutue de me rappeler de quoi que ce soit.

Si ce n'est ceci : les personnages me font légèrement braire. Le stéréotype m'use juste un tantinet. Il y a légèrement foutage de gueule, et ce n'est même plus tout-à-fait vraiment drôle.
J'essaye d'euphémiser la violence de mon ennui total devant ce recyclage, je sais pas si ça marche, vous me direz.
C'est épuisant de voir, encore et encore, les mêmes choses revenir. Je me souviens d'ailleurs que ma source d'énervement numéro un pendant la rentrée de la saison 2009-2010, c'était justement que ma résistance au stéréotype s'était largement amenuisée, voire atteint un record d'inexistence

Le problème, en fin de compte, c'est que Community revêt tellement peu d'intérêt, semble n'avoir aucune caractéristique particulière, que ça me met de mauvaise humeur de ne rien ressentir devant le pilote.
Je veux bien ressentir de la colère parce que le scénario est bidon, ou les personnages incroyablement outranciers, ou parce que les gags sont miteux. Je l'ai ressenti avant et je le ressentirai encore, je pense, pendant les saisons à venir, chaque fois qu'une série sera franchement médiocre, de la même façon que je ressens cette même colère chaque fois que la CW sort une nouvelle série (c'était gratuit, j'avoue). Mais quand je m'ennuie, c'est encore plus insupportable que quand une série fait insulte à mon intelligence. L'ennui, c'est résolument le pire. Avec les vampires.

Certes, c'est mon ressenti au vu de ce seul pilote, j'en conviens. Mais ne revenons pas sur l'éternel débat des vertus de la patience en téléphagie, il me semble avoir déjà plusieurs fois expliqué mes arguments, qui tiennent finalement en une maxime, à bien y réfléchir : je veux bien persévérer, mais encore faut-il que j'entrevoie du potentiel à le faire. Or, là, nenni. Je veux bien me forcer devant un Doctor Who, l'expérience a prouvé que j'y avais vu des points positifs et que donc ça ne m'a demandé, finalement, qu'un peu d'effort. Mais si je dois me forcer à continuer un peu Community alors que je traine lamentablement les pieds rien que pour en faire un post, et que j'ai toutes les peines du monde à me rappeler d'un seul gag, d'une seule tirade, d'une seule scène (bon, si, ya un moment où ils sont dans la bibliothèque, mais alors ce qu'ils s'y disent et ce qu'ils y font...?), c'est quand même la limite de ma bonne volonté.

Je ne dis pas que Community est une mauvaise série. Je m'en garderais bien, vu que je suis incapable de me souvenir du pilote après l'avoir vu deux fois.

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Community de SeriesLive.

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