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ladytelephagy
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caprica
26 avril 2010

Plus légère après Gravity

Il est un fait communément admis que j'ai un goût particulier (euphémisme) en matière de célébrités masculines. Oh, je peux faire genre "je suis pas si tordue que ça" et vous dire que Christopher Meloni est ZE man, la définition de la virilité et tout le bazar, et ce sera vrai, et une fois passé le fait qu'il n'a qu'une vingtaine d'années de plus que moi, vous me trouverez à peu près raisonnable. Mais il y a aussi les fois où je vais vous confesser de but en blanc que l'un des amours de ma vie, c'est Eric Schaeffer. Que j'aime cet homme d'amour depuis des années et des années, bien qu'en étant consciente de faire partie d'une minorité de gens qui le connaissent, et plus encore, qui l'apprécient.
Tout a commencé avec Century City, bien qu'il n'y ait été qu'acteur et n'ait pas tellement apporté sa griffe aux épisodes... et déjà combien sommes-nous à avoir vu Century City ? Mais alors, quand il a créé Starved ? Oh mais merde alors, ce type est un Dieu ! Et combien sommes-nous à avoir regardé ET Century City, ET Starved ?

Alors quand aujourd'hui, agrippée à mon clavier tandis que je suis en larmes et en joie tout à la fois, je m'apprête à vous parler de ma nouvelle série préférée, Gravity, quelque part, je pense que vous avez tout compris sur la raison qui m'a poussée à regarder le pilote de cette nouvelle série. Ou plutôt... non, vous n'avez pas encore toutes les informations en main. Au départ, les raisons étaient les suivantes :
- il va y avoir un pilote. Bon, ça c'est normal, c'est la raison qui me fait regarder tout et n'importe quoi. Je veux dire que si un jour une série parvenait à accomplir la prouesse d'être diffusée sans avoir de premier épisode introduisant l'intrigue et les personnages, ce serait le seul cas où je n'aurais pas spontanément envie de la voir. Et encore, parce que lancer une série sans qu'elle n'ait de pilote, c'est une expérimentation qui pique ma curiosité. Non, sérieusement, le simple fait d'avoir un pilote rend n'importe quelle série éligible, c'est tout. Je suis pilotovore, on n'y peut rien.
- Eric Schaffer. Il parait que plein de gens ne l'aiment pas. Pour ceux qui savent de qui il s'agit. Moi franchement, je vais vous dire, je m'en fous. J'ai lu ce papier d'une nana qui est sortie avec lui une fois ou deux, qui le décrit à mi-chemin entre le pauvre type et le parfait petit enfoiré New-Yorkais, bah : même pas peur. Eric, je t'aime. Je t'aime parce que quelqu'un qui porte en lui une série comme Starved, c'est un mec que je ne peux qu'aimer. Et que tu aies rejoint le projet Gravity, c'est une preuve de plus que je t'aime. D'amour. Je m'en fiche de ce que disent tes ex. Elles n'ont rien compris. Un mec qui a Starved ou Gravity dans la tête, il faut pouvoir assurer en face, c'est tout, et c'est pas la première pétasse qui est équipée pour assumer une relation avec un type comme toi. Toutes les femmes ne sont pas à la hauteur. Moi, Eric, je le suis. Passe me voir à l'occasion, tu verras ! (PS : moi au moins, je ne te quitterai pas pour Conan O'Brien... enfin... on en rediscutera si ça se présente, disons)
- une série sur le suicide. Sur le suicide, quoi ! Là il en faut dans le pantalon, là franchement c'est de la télévision. Le suicide, merde ! Des gens qui veulent mourir, mais que par définition on peut pas faire mourir, parce qu'on les paye pour être là toute une saison ! Voilà bien un thème qui fait appel à la souche téléphagique en moi, la raison pour laquelle je continue de regarder des séries après en avoir vu pourtant des tonnes. Oh je peux aller tuer le temps devant un Caprica ou un Geomsa Princess, mais dans la vraie vie, ce que je veux, ce que je veux vraiment, c'est une série qui me chope les entrailles et me les extirpe douloureusement, sans chercher à me ménager, sans chercher à me dire "oh ma petite chérie, tu es sûre, tu préfèrerais pas une série où les enquêteurs ils pensent rien qu'à relever des empreintes et interroger des maris jaloux, tu es sûre, parce que ça je sais faire, hein, ça c'est pas dangereux pour toi", non, moi je veux des séries qui me parlent à moi de choses difficiles et douloureuses, et qu'on ne me prenne pas pour une demeurée ou, au mieux, une poupée de porcelaine. Je veux des séries qui abordent des sujets sur lesquels on ne peut pas reculer, une fois que tu t'es embarqué dedans, tu es obligé d'être honnête et de ne pas toujours faire dans le très propre. Des thèmes où il n'y a pas de zone de confort possible, voilà ce que j'attends de mes séries depuis toujours, depuis Rude Awakening, et l'équation Eric Scaheffer + suicide, c'était une garantie que j'allais en avoir pour mon argent.

Donc l'attente de Suicide for Dummies, de Failure to Fly et finalement de Gravity me rendait toute extatique.

Gravity

Et puis.
Et puis, il y a 19 jours, il s'est passé quelque chose. J'arrive d'ailleurs toujours pas à croire que ça ne fait que 19 jours, comme je n'arrivais pas à croire que ça n'en faisait que 12 ou que 5. La douleur est encore là comme si je l'avais appris hier. Un suicide ; dans la vraie vie, si je puis dire. Et après avoir passé plusieurs jours à me déconnecter de ma téléphagie, à n'y voir plus rien qui trouve du sens (merci pour vos conseils, j'ai d'ailleurs commencé la première saison de In Treatment, on en reparle bientôt), j'ai progressivement réalisé que j'étais dans une zone d'attente. Et que c'était Gravity la clé.
J'ai approché ma propre mort, deux fois. L'une plus sérieusement que l'autre, en toute sincérité. Mais j'avais perdu ce contact morbide avec le suicide, et j'avais besoin de Gravity pour "comprendre" ou en tous cas lancer la compréhension. Juste pour poser les questions qu'une bonne série sur un sujet grave pose immanquablement. Et moi-même, je me suis enfermée depuis 19 jours dans un cercle morbide où j'essayais de me mettre dans sa peau, et Gravity m'a servi à me libérer de ça parce que des personnages en parlent à ma place.

Le pilote de Gravity n'évite pas quelques clichés, mais je pense qu'une bonne partie sont conçus pour faire partie de son charme, de la même façon d'ailleurs que Starved n'était pas exempte de maladresses ponctuelles qui ne desservaient pas un instant la série.
Pour d'autres passages, avant même d'avoir lu que mener la série à l'écran avait pris 3 années, je peux sentir qu'il y a eu des concessions qui rendent le propos un tantinet plus mesuré que prévu. Gravity voulait parler du désir de mort et du désir de vie, qui existent en chacun mais qui, selon le moment, ne nous apparaissent pas toujours dans les mêmes proportions. Sa bande-annonce aux airs de feelgood movie, c'était une de ces concessions. Comme le personnage du flic qui m'apparait comme un ajout pour rentrer dans un certain moule télévisuel permettant à la série de voir le jour.

Mais quand on dépasse ces clichés et cette intrigue pseudo-policière (qui au final n'en sera peut-être même pas une...), on trouve dans Gravity toute l'honnêteté qu'on était en droit d'attendre sur le sujet.

C'était une telle épreuve et un tel soulagement de regarder Gravity. Loin de mes conneries de fantasmes sur Eric Schaeffer ou de mes tendances pilotovores, loin de toutes les raisons plus ou moins bonnes pour lesquelles on regarde une série au départ, Gravity, c'est juste la raison pour laquelle je regarde des séries, et c'est juste celle dont j'ai besoin maintenant.
Merci.

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Gravity de SeriesLive.

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13 avril 2010

Tu seras une pop star ma fille

Voyons voir, que j'essaie de me souvenir... Que voulais-je devenir quand j'avais 14 ans ? Ce n'est pas si lointain, quand même ! Ça fait... bah... 14 ans. Bon. D'accord, ça commence peut-être quand même un peu à dater. Mais je n'ai pas encore la mémoire qui flanche ; pas trop. Et je n'ai pas souvenir d'avoir rêvé de devenir une pop star. Et, du plus loin que remontent mes souvenirs, ce n'était pas le cas de tous mes camarades. Oh bien-sûr, il y avait une ou deux princesses qui étaient certaines qu'un jour elles deviendraient célèbres ; mais d'ailleurs c'était le métier d'actrices qu'elles convoitaient. Mais pop star ? Non, je n'ai pas connu pareille épidémie de mon temps.
Pourtant aujourd'hui, à en croire les Hannah, les Sonny, les Ruby, et maintenant les Tori, on dirait vraiment que les gamines n'ont que ça en tête : chanter et devenir des stars. Et si à 16 ans, t'as pas encore ton agent et un ou deux contrats, t'as vraiment raté ta vie, apparemment.

Il y a quelques jours, alors que Caprica finissait son quart de dizième de centième de tiers de saison, commençait sur une autre chaîne la série Victorious, jeu de mot à la fois sur le nom de l'actrice principale Victoria Justice et du personnage qu'elle interprète Tori Vega (et sachant que So NoTORIous était déjà plus ou moins pris). Si je parle de Caprica, ce n'est pas juste à cause des hasards du calendrier, mais parce que les deux séries ont également un acteur en commun. Jetez un oeil ci-dessous, vous devriez vite reconnaître de qui il s'agit.

Victorious

Voilà donc notre Tori Vega, affublée comme il se doit d'une impossible frangine convaincue d'être de la graine de superstar, et qui mène une vie normale où il faut rendre son projet de physique en temps et en heure, et toute cette sorte de choses. Mais la frangine en question, qui comme il se doit est une petite poulette bonne à baffer (je n'ai jamais vu UNE série pour ados où la fratrie ne se comporte pas de façon insupportable), s'accapare l'attention de tout le monde parce qu'elle est sûre et certaine de savoir chanter. Mettons immédiatement fin au suspense : c'est faux (dans tous les sens du terme). Mais cela lui donne l'occasion de ramener à la maison Leon, un copain de classe qui comme elle fréquente une californienne école artistique, et qui va s'entendre à merveille avec Hannah Sonny Ruby Tori. Ca aura de l'importance pour la suite.
Tandis qu'ils préparent un numéro musical en vue d'un grand showcase de l'école (auquel évidemment des découvreurs de talent seront présents), numéro qui s'annonce comme une catastrophe évidemment, Hannah Sonny Ruby Tori et Leon fraternisent. Lorsqu'arrive le moment de la représentation et que comme par hasard la frangine décidément pas dégourdie s'est mise hors-jeu bêtement en ingérant des herbes chinoises douteuses, Leon exhorte Hannah Sonny Ruby Tori à la remplacer au pied levé, et naturellement, c'est un triomphe. Le directeur de l'école artistique propose donc à Hannah Sonny Ruby Tori d'intégrer l'école, sous les acclamations du public en délire qui est sous le charme de cette performance qui n'a même jamais été répétée, mais que voulez-vous, Hannah Sonny Ruby Tori a un don.

Voilà donc le point de départ de Victorious, petite teenagerie où, pour une fois, la future pop star l'est à son corps défendant, tout le monde lui découvrant un talent dont elle n'a jamais eu conscience et dont à vrai dire elle n'est pas certaine de vouloir. D'autant qu'en entrant dans l'école artistique de sa sœur, Hannah Sonny Ruby Tori a rendez-vous en terre inconnue et, croyez-moi, aucune tribu exotique ne saurait être aussi différente d'elle que tous ces jeunes convaincus (plus ou moins à raison) d'avoir une vocation artistique.

Victorious est une sorte de Fame sous acide pour pré-ados ; on n'y explore pas grand'chose, les numéros musicaux n'y sont pas légion, et les tenues bariolées (et, pour les filles, exagérément courtes) donnent plutôt l'impression d'avoir atterri dans un épisode de LazyTown. A première vue, le bilan est donc négatif : on a l'impression qu'une fois de plus, cette hystérie d'une demi-heure n'a pour objectif que préparer la pré-ado lambda à vider le porte-monnaie de ses parents, soit au bénéfice d'une nouvelle héroïne qui ne devrait pas tarder à sortir ses propres CD (Hannah Montana filant un mauvais coton), soit carrément en investissant si ce n'était encore fait dans d'onéreux cours de chant et de danse.

Pourtant, je ne serai pas aussi totalement négative vis-à-vis de Victorious que j'ai pu l'être (entre deux cris d'horreur) pour  Hannah Montana, Sonny with a Chance ou Ruby and the Rockits (je vous avoue que, quand je réalise que j'ai vu le pilote de toutes ces séries, je m'aperçois que mes tendances pilotovores ont depuis longtemps eu raison de ma santé mentale).
Tori est un personnage qui a beaucoup plus les pieds sur terre que la plupart de ses concurrentes, son incarnation par Victoria Justice y étant pour beaucoup. Pleine de doutes sur elle-même, d'un humour légèrement cynique, et d'une nature démontrant que toutes les ados n'ont pas nécessairement de l'eau entre les oreilles dans ce genre de série, Tori est un personnage plus facile à appréhender que la plupart des guignols qui peuplent les séries du genre. Je n'irai pas jusqu'à parler de réalisme, faut pas pousser, mais enfin, l'ensemble est à peu près décent.
Qui plus est, je suis bien obligée de reconnaître que le cours d'impro auquel on assiste vers la fin a du bon, voire même du mérite, ce qui tend à laisser penser que les scénaristes ont une fois ou deux mérité leur salaire.

Par contre, j'en reviens à ce que je disais en intro sur le message qui s'exprime dans le pilote de Victorious. Il est explicité vers la fin pour pousser Tori à accepter de rester dans l'école : que tu le veuilles ou non, tu seras une pop star ma fille, et de toutes façons la normalité c'est ennuyeux... comme si l'un était forcément l'alternative de l'autre. Être chanteuse, ou n'être personne.
Il y a aussi cet agaçant gimmick (Tori met son statut à jour sur un quelconque réseau social), et des personnages ahurissants de bêtise (le ventriloque, la future meilleure amie hystérique) qui nous rappellent qu'on est quand même très largement dans une production de seconde zone.

Mais si, par malheur, j'avais à la maison une gamine dans les 14 ans, je préfèrerais à tout prendre qu'elle idolâtre bêtement Tori que Hannah, Sonny ou Ruby.
Désolée, c'est le meilleur compliment que j'aie trouvé.

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Victorious de SeriesLive.

31 mars 2010

Heureux l'homme occupé

Mettons-nous deux minutes à la place du Dr Daniel Graystone : sa fille vient de mourir dans un attentat dont les autorités la soupçonnent d'être responsable, au moins en partie, dont de surcroît il apprend qu'elle était monothéiste en douce et qu'elle était plus intelligente que lui au point de créer un double d'elle-même dans le monde virtuel sans en piper un mot... et il faudrait qu'il bosse sur ce p*tain de robot à la con ? Soyons réalistes deux minutes : un homme frappé à ce point par le Destin n'a aucune chance de rassembler ses facultés de concentration pour travailler sur un projet professionnel. C'est impossible.

Alors, comment notre brave homme lutte-t-il contre la douleur qui l'assaille ?

Ben... il s'occupe.

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A ce rythme, les Colonies peuvent dormir sur leurs deux oreilles, c'est pas demain la veille que les Cylons vont leur flanquer une avoine...

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Caprica de SeriesLive.

30 mars 2010

Ca vous dérange pas si je cagoule ?

...Nan mais au pire, j'ouvre la fenêtre et je vous parle de loin pendant que je le fais, hein.
Oh, je sais, je sais bien que ça ne plaît pas à tout le monde, mais enfin, je dois aussi avouer que je m'y sens autorisée, au moins dans le cas de Caprica.

Caprica, je vous en parlais hier, a pour objet principal la technologie. Ce dont je n'ai pas parlé hier, c'est de tout un axe que la série emprunte à propos du V-world.

Rappel : le V-world, c'est un peu une sorte de Second Life qui permet à n'importe quel petit malin un peu débrouillard de réaliser n'importe laquelle de ses envies, de la plus innocente (oh, si ma dulcinée et moi nous enlacions au beau milieu d'un lac ?) à la plus perverse (j'ai bien envie d'assister à un sacrifice humain, ce soir). C'est aussi et surtout le moyen qu'a trouvé la série d'expliciter des conversations qui, si elles avaient lieu dans toute autre série, se dérouleraient en fait au téléphone. A l'exception de New Cap City qui est un jeu video assumé, le V-world, c'est une façon de mettre en scène des dialogues finalement assez banals (je te jure, mon père je lui fais trop pas confiance...).

Autant dire qu'il n'y a pas à chercher bien loin pour comprendre que le V-world, c'est internet vu par un réalisateur qui a un peu trop les moyens de se la péter.

Du coup, je voudrais revenir sur le passage où le Dr Graystone, inventeur du holoband qui permet d'aller se promener dans le V-world, est soumis au feu nourri des questions de Baxter Sarno, présentateur d'un talk show populaire. C'est certainement un passage qui devrait retenir toute l'attention des internautes que nous sommes.

SarnoShow

Daniel Graystone - We thought we could control the content in V-world, especially for kids, but we've failed, clearly. I think the temptation to hack the code is too great.
Baxter Sarno - All right, well, then what is your solution ?
Daniel Graystone - I don't know.
Baxter Sarno - Well, think out loud
Daniel Graystone - I don't know. I... For there to be any... any beneficial change, you'd have to... To take away the profit motive, like when they legalized drugs, for instance.
Baxter Sarno - Okay, well, that's a good point, but you're also talking about somethingt hat took decades of... of pretty violent arguing back and forth...
Daniel Graystone - Well, you know, why not? Why couldn't we... Why couldn't we try it ?
Baxter Sarno - But this is a huge leap you're talking about.
Daniel Graystone - No, Graystone Industries will no longer charge for licensing of any legal space.
(Caprica - 1x04 Gravedancing)

Ce que Daniel Graystone dit, et donc ce que Caprica dit (parce que le Dr Graystone est un rouquin, je pense forcément qu'il a raison, mais vu que là c'est tout de même le personnage central de la série, c'est bien qu'il exprime l'avis des scénaristes !), c'est qu'il faut du changement. Que le V-world a changé de lui-même et qu'il faut que ce changement s'accompagne d'un changement dans le comportement des entreprises qui interviennent dans son fonctionnement.

C'est donc la constation de base. Voilà les conclusions que ce même Daniel Graystone en tire dans l'épisode suivant :

Daniel Graystone - The hacked sites are eating up more and more of our market share each quarter. And that's where the kids are going, because they're free. And the next generation coming up, they'll expect it all to be free. We can't own it forever. We can either marshal all our resources and funds towards saving that sinking ship, or we can look for the next big thing, the next big leap forward, that will change the worlds. We either move into the future, or we die trying to hold on to our past
(Caprica - 1x05 There is another sky)

Là ! Vous avez vu ? Juste là ! Une série qui vient de dire que faire la guerre aux internautes ne servait à rien ! Qu'y engager ses forces vives et ses forces financières ne changerait pas les mentalités des utilisateurs ! Qu'il fallait miser sur l'innovation au lieu de poursuivre les pirates en vain ! Si ça, c'est pas une position en faveur du téléchargement illégal...!

Donc c'est bien ce que je disais : je peux télécharger Caprica si je veux ; j'ai même la bénédiction de ses scénaristes !
Je me demande si les ayants droit sont au courant, cela dit. Vous pensez que ça se défend devant un tribunal ?

29 mars 2010

[DL] Caprica

Au moment de la découverte, le générique de Caprica surprend, parce qu'un peu comme celui de Battlestar Galactica, il semble complètement à contre-courant de ce qu'on aurait pu en attendre. Il n'a pas la puissance du chant étrange de son aîné, mais ce générique a tout de même beaucoup de charme de par la douceur épique qui en émane.

Caprica1
Note : lien valable 30 jours minimum. Je reuploaderai si le lien est mort, mais seulement si vous postez un commentaire pour me prévenir !

J'aime beaucoup le mouvement imprimé dans la caméra, qui oscille en permanence d'un personnage à un autre. L'effet de transition entre chaque plan est à la fois un peu ridicule (comme dans la série elle-même, on où ne craint jamais d'en faire des tonnes) et extrêmement envoûtant. J'aime ce choix de non seulement n'utiliser aucun extrait, mais en plus de faire se dérouler chaque scène dans un Caprica fantasmé qu'on ne voit même jamais dans la série, comme faisant appel à un imaginaire que de multiples références viennent souligner. Je confesse par contre préférer la version piano (entendue trop brièvement dnas l'épisode 9) à celle du générique (peut-être aussi qu'elle est trop courte), mais plusieurs fois au cours de mon visionnage, j'ai pensé "et euh... il sort quand le soundtrack ?", en tous cas, ce qui est un bon point parce que quand je repère la BO d'une série, c'est que vraiment elle s'est distinguée.

Bon alors par contre, j'ai besoin de réponses sur un point : pourquoi il y a DEUX génériques pour Caprica en l'espace de seulement 9 épisodes ? Quelle est la symbolique de ces scènes scénographiées différemment à partir de l'épisode 5 ?
Vous pouvez le constater en cagoulant la 2e version de ce générique, ou simplement en vous basant sur les captures ci-dessous qui, magie, s'agrandissent.

Jeudes7Caprica_1 Jeudes7Caprica_2

Même passage, mais premier plan différent ; Joseph Adama a commencé par prier au milieu d'un cimetière de robots, ensuite c'est au milieu des ronces. Autre scène concernée, quand le U87 sort de la chaîne de montage ; c'est plus subtil et j'ai dû regarder les deux génériques l'un après l'autre pour m'en apercevoir car ça se passe en arrière-plan cette fois.

Jeudes7Caprica_3 Jeudes7Caprica_4

Il y a peut-être d'autres détails encore, et qui m'ont échappé. Si vous voulez jouer au jeu des 7 erreurs, faites-vous plais' !
Dans tous les cas, faire la démarche de changer le générique doit quand même bien résulter d'une volonté, mais laquelle ? Toutes vos suggestions sont les bienvenues parce que vraiment, ça m'intrigue.

 Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Caprica de SeriesLive.

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29 mars 2010

Ascendant Caprica

Il est de notoriété publique que mon truc, c'est plutôt de parler de pilotes. D'abord à titre personnel, c'est une question de goût, puisque je suis pilotovore et ne m'en suis jamais cachée. Mais il me semble aussi que, ma démarche n'a jamais été de vous abreuver de reviews épisode par épisode (de toutes façons, si vous voulez lire un avis sur le dernier Desperate Housewives ou l'ultime saison de Lost, les adresses ne manquent pas), mais surtout de partager mon goût pour la curiosité téléphagique.
Et même si, au fil de mes visionnages, je partage bien volontiers quelques réflexions sur des épisodes plus tardifs, et si récemment j'ai lancé la rubrique To be continued... qui revient sur toute une saison (principalement parce que j'ai développé une certaine phobie de l'annulation due à une crise téléphagique), il est quand même assez rare que je vous fasse un post rédigé couvrant l'intégralité d'une saison. Fût-elle courte.

Pourtant c'est bien ce que je m'apprête à faire aujourd'hui à propos de Caprica.

Un petit mot sur "l'avant-Caprica" pour expliquer l'apparition de ce post atypique. Il faut pour cela remonter à Battlestar Galactica, série que j'adore et dont pourtant je n'ai toujours pas vu la dernière saison, vu que j'attends que ma frangine ait du temps pour la regarder et que je lui ai promis que je l'attendrais (peste, à l'époque elle s'est bien gardé de me dire que j'en avais pour plusieurs mois à faire le pied de grue). Alors, quand le pilote est sorti, je craignais un peu de m'y atteler ; le principe du prequel, c'est quand même bien de glisser tout un tas de sous-entendus sur l'univers qu'on connait déjà, mais n'ayant pas vu la fin de BSG, je risquais de ne pas saisir toutes les allusions et ça me contrariait beaucoup. Je bavais devant les affiches (qui auraient pu figurer dans ce post tant elles me semblaient alléchantes), mais je rongeais mon frein. Et pressais ma sœur pour accélérer le mouvement...

Plusieurs personnes m'ont toutefois assuré que je ne risquais pas grand'chose (sous-entendu : Caprica c'est vraiment bidon, ne crains pas une complication qui n'existerait que dans tes fantasmes de fan), alors me voilà à me lancer, tardivement mais qu'importe, dans la série, me disant qu'on peut difficilement imaginer moment plus idéal pour ce faire que le weekend pendant lequel SyFy programme une intégrale de la série pour gonfler les audiences du tout dernier épisode diffusé cette saison, sachant que pour la suite, il faudra maintenant attendre septembre.

Caprica, me voilà donc ! Ah, comme j'aime déjà ton look rétro des années 50 ! Comme ton personnage principal (middle-aged, roux...) me séduit par avance ! Et comme ton thème semble électrisant !

Caprica_PecheOriginel
Caprica ou le péché originel ? Miam !

Le pilote a pourtant de quoi surprendre. S'ouvrant sur une ambiance de teenagerie tape à l'œil (le club, le petit groupe de lycéens qui semble vouloir accomplir quelque chose de grand alors qu'ils sont... lycéens, les parents qui ne comprennent rien à rien), on a l'impression que Caprica a misé avant tout sur un rajeunissement de son public-cible. Impression qu'évidemment, l'attentat et les problématiques autour du deuil vont atténuer, mais quand même.

Le pilote offre aussi une très exaltante lecture des problèmes que pose la robotique (j'ai dans l'idée que si le Dr Daniel Graystone avait pu lire Asimov, on n'en serait pas là...). La question que pose la seconde moitié du pilote, sur la possibilité de ramener les êtres disparus par le biais de la technologie, est captivante ; elle est parfaitement mise en lumière par un dialogue entre Graystone et Adama pointant du doigt la bascule morale que le scientifique exécute sous le coup de la douleur (et peut-être aussi de l'avidité) :
"It's not natural ! No, it's wrong... it's an abomination !
- Well, define natural... These glasses help me to see, artificial limbs and organs help millions to live. You'd hardly call those aids natural, but I doubt you'd call them abominations.
- It's not what I mean and you know it.
- Ah... Huh-uh. You mean : "only the Gods have power over death". Well I reject that notion. I REJECT THAT NOTION ! And I'm guessing that you don't put too much stock in those ideas either. We have a chance to have our daughters back."
Cet échange pose les bases d'un vrai dilemme éthique qu'on était en droit d'attendre et de voir exploré dans la série. La confrontation de ces deux hommes qui, à partir des mêmes constatations, tirent des conclusions différentes sur le sens à donner leur à deuil, et donc à leur vie, n'était qu'une façon d'expliciter ce dilemme.

Ça, c'est le pilote. Un pilote souffrant encore de quelques défauts, mais dont on pouvait penser qu'ils disparaitraient. C'est pas comme si on avait affaire à des amateurs, non plus !

Mais au fur et à mesure que la série avance, ces questionnements sont balayés rapidement, voire carrément ignorés. Pas oubliés. Ignorés.
On peut pardonner à une série quand elle oublie d'emprunter un thème qu'elle avait commencé à raconter, c'est une erreur compréhensible, une étourderie qui peut coûter cher mais qui est humaine... mais le faire exprès alors qu'on a construit une grande partie du pilote dessus, non, ça ne se pardonne pas comme ça.

Les problématiques posées par le pilote sont vite laissés en stase totale. L'enfermement de Zoe dans le corps Cylon ? Une idée tordue mais qui pouvait donner quelque chose de bien. A travers ses trois identités (à partir de deux ou trois épisodes, le terme "trinité" s'est bien gardé d'être évoqué dans les résumés, ne parlons même pas dans les épisodes eux-mêmes), Zoe/U87 aurait pu explorer son humanité : une machine capable de ressentir des choses ? Voilà une thème de science-fiction intéressant et digne de la franchise BSG ! Mais au lieu de ça, Zoe va passer le plus clair de son temps à regarder tout ce qui se passe dans le labo avec un air constipé et les mains sur les hanches. Ne blâmons pas Alessandra Toressani pour cela, car dans les rares scènes où elle a la possibilité de s'exprimer, elle dresse le portrait d'une adolescente intelligente mais immature, vive et presqu'attachante. La faute en revient bel et bien au scénario qui, après avoir joué avec l'idée qu'on pourrait mettre l'avatar de la fille du Dr Moreau dans la créature mécanique créée par ce même savant, s'en désintéresse complètement, laissant la réalisation jouer avec les différents effets permettant de dire que Zoe est dans le corps de U87. Une fois. Deux fois. Trois fois. Cinquante fois par épisode s'il le faut.

Pendant ce temps, le monde virtuel qui au départ devait regrouper ce que l'humanité a de plus tordu et subversif, devient une autre façon de créer une cafète de sitcom pour que les personnages adolescents puissent se retrouver et s'exprimer loin de la censure parentale. Club hyper chic à la faune lookée, et progressivement, cadre plus calme (VIP room puis décors naturels), il pourrait avoir une signification dans la quête des personnages qui le fréquentent, mais y échoue lamentablement parce qu'il est sous exploité.
New Cap City, certainement l'endroit le plus sexy de toute la série par son univers extrêmement stylisé, ne s'en tire pas mieux. Comment cet appendice du V-world, censé représenter un jeu sans pitié, devient un trou béant scénaristique, je ne me l'expliquerai jamais. Voilà bien une intrigue qui ne mène à strictement rien. Elle ne définit ni les personnages qui y circulent, ni une thématique solide autour de laquelle la série pourrait prendre du sens.

Sur le plan de la religion (question centrale de la franchise s'il en est !), Caprica semble là aussi s'empêtrer dans les thèmes qu'elle a pourtant elle-même soulevés. On ne lui avait pourtant rien demandé ! Cette thématique lourde aurait pu être développée ultérieurement, en parallèle des progrès autour de la technologie Cylon (pour la défense des auteurs, il faut bien admettre que ladite technologie ne fait pas le moindre progrès à partir de la fin du pilote et ce, jusqu'au 9e épisode !), mais non, nous voilà dés le départ avec une chère sœur dans les bras, présentée comme forcément dangereuse car ayant de l'influence sur des adolescents, suivie de tout un mouvement monothéiste dont on a du mal à comprendre en quoi il est si minoritaire puisque plus la série avance, plus le nombre de personnages polythéistes se trouve en infériorité numérique. Et vas-y que je te brode sur la hiérarchie du STO, que je te rajoute une faction qui s'oppose à la bonne sœur (qui du coup n'est plus ni gentille, ni méchante, ni trouble, juste complètement lourdingue), tout ce petit monde se met des bâtons dans les roues et on en oublie ce qu'ils veulent, au juste. Sentiment désolant que de voir cet aspect s'évaporer à mesure que la saison progresse. Mais enfin Caprica, tu voulais parler de religion, d'extrémisme, d'endoctrinement... vas-y, fonce !

En fait, plus la série progresse, plus on a le sentiment que Caprica a deux type d'intrigues :
- celles qu'on développe parce qu'on a quelque chose à en dire, mais alors, ouh là, très, très lentement
- celles qu'on développe parce qu'on le peut, et croyez-moi on va délayer au maaaaaximum
Dans cette deuxième catégorie, on trouve des éléments qui semblent plus relever du plaisir des scénaristes que d'un réel fil rouge faisant partie du puzzle.

Et les scénaristes ont, c'est vrai, un univers à mettre en place. Tâche d'autant plus ardue qu'il faut à la fois que cet univers soit cohérent en lui-même, mais qu'en plus il s'inscrive dans la mythologie de Battlestar Galactica au détail près (parce que les fans connaissent toujours mieux la série que ceux qui l'écrivent, et qu'ils ne loupent aucune incohérence même mineure). Les intrigues du second type sont là pour étoffer cet univers, lui donner à la fois de la profondeur et insinuer qu'on y trouve des éléments constitutifs de la mythologie de la franchise. Mais le monde ainsi créé est si dense, et si attirant, que les scénaristes s'y perdent au lieu d'admettre que, bon, on va se contenter de ce qu'on en a déjà dit, et maintenant, on va essayer d'en tirer partie pour nos intrigues.

Mais voilà, le problème de Caprica, c'est ce phénomène de plus en plus courant et bordélique qui touche la télévision américaine, et conduit de nombreuses séries à être coupées en deux. Et qui a conduit à la création des posts To be continued..., alors attendez-vous à en trouver un dans quelques mois pour la série.
C'est un phénomène qui complique la vie des scénaristes qui travaillent sur des séries avec des arcs, parce qu'il faut en fait bâtir la série comme si elle avait deux saisons, une de 9 épisodes et une de 11 autres dans le cas qui nous préoccupe, au lieu de considérer que c'est une saison d'un seul tenant. Le cliffhanger de l'épisode 9 exprime bien ce problème, et en fait, tous les épisodes avant lui se heurtent à la difficulté d'installer un univers complexe tout en n'ayant pas tout dit dés le début. C'est un dilemme qui vaut bien celui de la robotique, et je le comprends.

Pourtant, voilà la vérité : entre le début et la fin de cette mini-saison, les personnages de Zoe, Daniel et Tamara n'ont pas avancé d'un iota ; Joseph, Amanda et Lacy expérimentent une descente aux enfers précipitée et assez peu cohérente qui relèvent uniquement du character development et pas du tout de la progression des intrigues ; sœur Clarice a prouvé son inutilité en tant que personnage dangereux pour l'équilibre des personnages principaux, supplantée par Vergis et Barnabus. La question de l'enquête terroriste est complètement passée au placard, conduisant à la disparition de l'agent Durham qui avait pourtant du potentiel.

Caprica_Entame
Jeune fille, maintenant que tu as entamé cette pomme, tu vas me faire le plaisir de la finir !

 C'est donc un travail très inégal, ne remplissant pas [encore] toutes ses promesses, et jouant un peu trop avec ses effets spéciaux, qu'offre cette première partie de saison. On y trouve des thèmes captivants, de bonnes questions, des personnages intéressants, mais il faut vraisemblablement une patience de bénédictin pour y trouver son compte, notamment quant à la stimulation intellectuelle qu'on est en droit d'en attendre.

Oh, c'est prometteur, certes. Mais "prometteur" est un terme que je préfère réserver à un pilote, pas à 7h30 de programme.
Puis-je suggérer qu'à l'automne, on fasse un peu moins joujou avec le potentiel de l'univers (et le potentiel des ordinateurs en post-prod), et qu'on s'attaque au nerf de la guerre ? Sinon, faudra pas venir se plaindre.

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Caprica de SeriesLive.

3 mai 2009

Caprica, c'est fini ! (air connu)

La question vitale depuis plusieurs jours pour moi, c'est : peut-on ou ne peut-on pas regarder Caprica si on n'a pas vu la fin de Battlestar Galactica ?

Non parce que, bon, la question ne se pose pas tellement pour le spectateur américain, pour commencer. La série s'est finie fin mars, ont regardé ceux qui le voulaient, connaissent la fin ceux qui le voulaient.
Bien.
Et en fait, on peut même élargir jusqu'à dire que, vu que Sci-Fi France s'apprête à diffuser la quatrième saison à son tour, la question ne se pose pas pour les spectateurs français de la chaîne. Là aussi, ils peuvent se permettre de se garder le pilote de Caprica au chaud, en attendant de voir la fin de la série (si ce n'était encore fait) qui ne devrait pas tarder à être clôturée sur cette chaîne également.

En revanche, pour ceux qui attendent la sortie en DVD, la question se pose de façon plus patente.
Pis encore, pour quelqu'un qui attend de finir la saison 3 (Rei, reviens passer un aprem à la maison, et finissons cette fichue saison, j'en ai marre de t'attendre !!!), est-il envisageable de regarder tout de même le pilote de Caprica à ce stade ?

Vais-je être spoilée ?
Vais-je tout comprendre ?

Je sais bien que Caprica est censée être un prequel. Bon, c'est pas la question.
La question, c'est que je sais aussi qu'il s'agit d'un prequel qui a été étudié alors que la série originale n'avait pas fini d'être diffusée. Donc méfiance. Je sais aussi qu'une série comme Battlestar Galactica, qui s'auto-référençait déjà à intervalles réguliers avec la série originale, peut imbriquer des éléments dans son spin-off prequel (est-ce que je parle encore français, à ce stade ?), à plus forte raison quand il est évident qu'elle en a la capacité scénaristique parce que sa mythologie et ses intrigues sont suffisamment complexes et fouillées pour cela (comment ça, "alors que j'ai un gros doute dans le cas du spin-off prequel de Gossip Girl" ? Mais j'ai rien dit, moi !).

De fait, la question se pose : j'ai un joli, ohlala oui, très joli, pilote sous la main, là juste là, faut-il que je me le mette sous le coude, et si oui, combien de temps la torture durera-t-elle ?
Avouez qu'il y a de quoi devenir chèvre pour une pilotovore de mon espèce !

Ces dernières semaines, j'ai pris grand soin d'éviter au maximum les trailers, les infos au goutte-à-goutte, les spoilers, bref, en-dehors d'une fois où, peut-être (et encore, j'en suis pas sûre), j'ai permis à un peu d'information d'entrer dans mon cerveau malade, je n'ai touché à rien. J'attendais de voir. Mais force est de constater que ceux qui se sont rués les premiers sur Caprica ont déjà vu la fin de Battlestar Galactica depuis belle lurette, donc retour à la case départ. C'est facile pour la Sorcière de faire une review de cet épisode (je l'ai même pas vraiment lue tellement j'ai voulu me préserver... mille pardon à la Sorcière, m'enfin, des fois, sa belle prose et ses 20Go de captures, on fait mieux de ne pas les lire si on tient à la surprise), mais moi ? Dans quoi je me lance si je regarde ce maudit pilote ?

Il y a un espoir, pourtant ; vous, oui, VOUS, vous pouvez m'aider, j'en suis sûre !
Pouvez-vous oui ou non me confirmer que je peux regarder ce pilote sans craindre pour mon allergie au spoiler concernant Battlestar Galactica ? Et que je vais y comprendre quelque chose ? Et que je ne vais pas perdre la moitié de l'intérêt de ce spin-off prequel ?
Un avis, quelqu'un ?

Et pour tous ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Caprica de SeriesLive.

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