Canalblog Tous les blogs Top blogs Films, TV & Vidéos Tous les blogs Films, TV & Vidéos
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
ladytelephagy
Publicité
better off ted
3 avril 2009

Dans les parties

Ça vous arrive, à vous, d'être bavard à un tel point que quand vous finissez une phrase, c'est sur un thème à mille lieues de là où vous l'aviez commencé ? Eh bien moi je suis comme ça. Et quand la semaine dernière, je vous ai dit que j'avais plein de choses à vous raconter, dans l'intervalle je vous ai parlé de plein de trucs, mais j'ai dévié sur All in the Family et Maude (les votes sont ouverts jusqu'à mercredi, on va dire, pour les retardataires), entre autres.

Bon, à la base, je voulais aussi vous parler de Party Down, même si évidemment ce n'était clairement pas la nouveauté la plus attendue de la mi-saison, mais bon. C'est vrai aussi que les nouveautés attendues, bon bah elles étaient tellement attendues qu'elles ne nous ont rien apporté de très extraordinaire, et par exemple Dollhouse dont on nous rebattait les oreilles à volonté a des audiences qui sentent bien le moisi. Et même les séries dont on n'attendait, en définitive, pas grand'chose, nous ont offert bien moins que ça, j'en veux pour preuve The Listener, dont on retiendra les yeux bleus et... les yeux bleus. Bon.

Mais finalement autour de quoi se fabrique cette attente que nous avons des séries qui arrivent par vagues plus ou moins régulières ? Evidemment ça se fabrique, la demande, la télé c'est un business et la promo très prématurée de certaines séries fait que plus on entretient notre curiosité à son sujet, plus on a l'impression que la série est "attendue", mais je me demande si ça leur rend tellement service au bout du compte. Avec Dollhouse, tout le monde attendait le retour de Joss Whedon et finalement, hein ? Eh bien Joss Whedon n'est pas toujours capable de bluffer tout le monde, apparemment. Je parlais aujourd'hui avec un ami qui a été, mais alors, vous n'imaginez pas, mordu de Buffy comme c'était pas permis. Et avec qui on a englouti du Angel à qui mieux-mieux. Et qui ne pouvait que regarder Dollhouse. Et puis il m'a finalement confié qu'il lui a fallu bien quatre épisodes pour commencer à apprécier la série. Ce qui prouve bien que ça ne veut rien dire !
Alors quand une série est soi-disant attendue, finalement, ça ne présage de rien du tout.

On peut donc conclure sans trop s'aventurer que la réciproque est vraie. Quand une série n'a pas eu de battage médiatique exagéré des mois avant ses débuts, qu'elle se contente d'un peu de promo et surtout de ses qualités propres, eh bah tout de suite, ça va mieux.

Mais d'un autre côté il y a des séries sans promo tapageuse, et sans qualité extraordinaire pour autant, bref qui n'ont ni de grandes promesses à nous offrir, ni de surprise extravagante à nous faire. Et finalement, ces séries-là sont sans doute les plus nombreuses.
Ces séries sont-elles forcément vouées à l'annulation ? C'est pas dit. Il y a des séries dont on ne saurait expliquer pourquoi, mais qui parviennent à survivre malgré ces inconvénients. On ne sait pas trop comment ni pourquoi, mais ces trucs survivent, et personne ne saurait l'expliquer ni par les audiences, ni par l'écriture, ni par le casting, rien. Ca arrive, n'est-ce pas ? Et on n'a aucune idée de pourquoi. Après le pilote vient un autre épisode, puis un autre, et c'est comme ça, même si on ne parvient pas à se l'expliquer, la série est là. Dollhouse n'est pas encore annulée par exemple. Espérons que Better Off Ted en soit loin, en contrepartie. C'est comme ça. Finalement tout ne s'explique pas forcément par une sorte de mécanique prévisible conditionnée par une promo faite à l'avance ou par justement l'effet de surprise.

Eh bah voilà, ça recommence, zut de zut. Avec tout ça, j'ai de nouveau oublié de parler de Party Down.
Ou bien ?

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Party Down de SeriesLive.

Publicité
29 mars 2009

I will talk and Hollywood will listen

Si quelqu'un savait vraiment lire dans mes pensées, vous savez ce qu'il y lirait ?
"Pitié, arrêtez avec les mecs qui savent tout sur tout".
Je vous le dis parce que je sais que vous, vous n'êtes pas télépathes. Et je vous aime comme ça, ne changez rien. Et pour tout vous dire, avec un minimum de mot, j'ai en fait une autre technique, et ça s'appelle La preuve par trois.

TheListener_1
Comme par hasard... plus les personnages sont omniscients, plus ils ont aussi une chance de cocu. Ici, le personnage principal ne se contente pas d'avoir une vision à propos d'un accident qui va (ou est en train) de se produire, non, en plus, ça se passe à 10m de sa voiture alors qu'il n'est même pas en civil. Dans le genre coup de bol, ça se pose là ! Donc notre paire d'yeux bleus va se dépêcher d'intervenir, parce que quand on lui a dit que c'était lui le héros de la série, il l'a pris au premier degré et, du coup, il se lance auprès de la voiture accidenté, beau, fort, viril, enfin on imagine, l'uniforme n'est pas super flatteur. Bon, déjà là, j'ai une overdose du personnage principal, ça semblait assez prévisible vu les circonstances.

TheListener_2
Comme on pouvait là-aussi l'imaginer sans trop forcer, notre héros (pas retenu le nom mais de toutes façons, ce mec est réduit en permanence à une paire d'yeux, alors vous pensez si on ne nous aide pas beaucoup à retenir les autres détails), a un mentor qui sait tout sur lui MAIS qui lui fait tenir secrète sa capacité hors du commun. Ledit mentor a l'air très gentil et respectable, il a l'air sage, il en sait beaucoup sur le personnage principal (plus que lui-même de toute évidence)... donc méfiance. Le peu qu'on découvre sur les origines de Toby n'est de toutes façons pas tellement surprenant, on va avoir droit à un schéma assez classique sitôt qu'un personnage se trouve en possession de ce genre de don. Ça plus les yeux bleus, ça fait vraiment penser à KYLE XY, mais pour un public un brin plus âgé qui voudrait un peu moins de teenageries.

TheListener_3
Bon alors on résume : don particulier, enquêtes qu'on peut résoudre en lisant dans l'esprit des gens... mieux que juste les écouter penser, d'ailleurs, mais même avoir les images ! Heureusement que le gars est ambulancier, parce que s'il avait été flic, par exemple, vous imaginez un peu ce que ça donnerait ? On aurait quelqu'un qui sait toujours tout, peut mener n'importe quel interrogatoire où il le souhaite, et parvient toujours à obtenir des aveux... on aurait un autre Goren, quoi. Déjà un, on a du mal... bon. Evidemment il y a la fliquette qui va se retrouver dans les pattes de Toby régulièrement, la petite amie qui comme si c'était fait exprès est médecin... bon en gros c'est New York 911 avec moins de personnages, moins d'adrénaline, plus d'enquêtes, et plus de prévisibilité. Les comparaisons s'accumulent mais ça n'est toujours pas bon signe sur ce qu'on regarde.

Donc voilà, c'était pas ma pire découverte de la semaine, mais ce n'était certainement pas la plus sympathique, palme qui revient sans conteste à Better Off Ted qui, au moins, sait surprendre. Ce n'est certainement pas une qualité de The Listener, et à vrai dire, hormi les fameux yeux bleus, je n'en ai pas trouvé une seule. Mais si vous suivez les tags, vous vous apercervrez qu'on a déjà pu mirer les yeux bleus sur ce blog sans se farcir d'intrigue indigente, alors bon, à choisir...

Le seul vrai bon point, c'est que j'ai pas arrêté de penser à cette chanson dont j'ai utilisé le titre pour ce post, et que du coup j'ai bien envie de me remettre le CD. Bah, ça vaut mieux que rien, après tout... toujours bon à prendre.

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche The Listener de SeriesLive.
favicon

29 mars 2009

Sois mère et tais-toi

Une série avec Megan Mullaly ? Je dis yes
Une série où les mamans ne sont pas parfaites ? Je dis yes
Une nouvelle comédie sur ABC ? Je dis... mouais, faut voir. C'est pas parce qu'ils m'ont eue avec Better Off Ted que je suis à nouveau bien disposée à leur égard. La méfiance persiste.
Cela dit, une nouvelle comédie, vu la morosité ambiante et tout, je dis quand même yes

Sauf que. Oui, ça va être un post avec un "sauf que" dedans. Et pas des moindres.
Sauf que ce serait mieux si Megan Mullaly était plus à son avantage, si les mamans étaient encore moins parfaites, et si cette comédie n'était pas sur ABC.
Ouais, en fait, ça va vraiment péter, là, parce que j'en peux plus. Et encore, je n'ai vu que le pilote, imaginez si je me farcissais la suite.

Déjà rien que de voir le mode de vie des mamans en question, j'ai envie de me dire : mais qu'est-ce qu'on fait là ? On n'en a pas déjà assez bouffé, de la femme pétée de thunes désespérée ? Nan, franchement, une mère qui serait vraiment dans la mouise, ce serait... tiens, je sais : Grace Kelly, d'Une Maman Formidable ! Alors elle, elle est dans le motherhood, et jusqu'au cou. Là d'accord, là je veux bien. Même Reba elle n'avait pas le droit de se plaindre. Et elle avait Barbara Jean comme voisine. Alors zut, hein.

Parce que nos trois primprenelles, là, non, c'est une grosse blague. Mais pas dans le sens où vous le pensiez au début !
La divorcée ? Elle a un super job qui lui permet de se payer un homme de maison et d'avoir une vie sans trop de contraintes. La vieille ? On ne la voit même pas avec son fils dans le pilote, c'est dire si sa vie lui donne du fil à retordre dans ce domaine (est-ce qu'il existe seulement, ce fils, j'aimerais bien qu'on me le prouve). Quant à la gentille et jeune maman parfaite, son mari (je t'ai reconnu !!! Tu étais dans Committed !) est docteur, ils ont une maison du feu de Dieu, et pour autant que je sache son seul soucis dans la vie c'est de s'envoyer en l'air avec son mari et cuisiner.

Alors merde, elles vont nous lâcher la grappe, les Parques, ça va bien, maintenant. Alors ya la jeune, ya la middle-aged, et ya la vieille bientôt frippée, et elles sont des mamans, et ouhlala c'est très dur à supporter, mais je rappelle que des gamins, personne ne les a forcées à en faire (ni à s'en imaginer, d'ailleurs). Vous me voyez pas me plaindre des miens, eh bien ya une bonne raison, c'est que j'en ai pas faits. Et si je les avais faits et que je vivais dans les mêmes conditions que les trois connasses, là, je la bouclerais et je profiterais au max. C'est pas possible de voir ça, mais c'est honteux, bordel ! Mais enfin, mais regardez The Corner et revenez vous plaindre ensuite si vous l'osez, seulement !

Donc je décrète que je prends en grippe, à compter d'aujourd'hui, là, paf, maintenant, top chrono ça commence, toutes les séries, et je pressens qu'on en a encore devant nous hélas, qui voudront nous faire croire que des nanas qui n'ont pas un seul soucis dans la vie ont vraiment des malheurs pas possibles. Ca ira de la première qui osera se plaindre d'une couche pleine, à celle qui se tartinera le visage avec des anti-rides, et tout ce qui est entre les deux.

Donc exit Desperate Housewives (évacuées par la bonde il y a quelques saisons en ce qui me concerne de toutes façons... même si les bandes-annonces de Canal donnent presque envie), exit Lipstick Jungle (normalement on peut s'estimer sortis du pétrin avec cette saloperie, je crois, non ?), et exit surtout In the Motherhood qui ne va rien nous apprendre que nous ne sachions déjà : être pleine aux as, avoir un job épatant et une famille, tout ça pour babiller au téléphone avec les copines toutes les dix minutes, c'est trop dur la vie.

A quand une série sur les vrais malheurs d'une femme qui n'aura pas tout ça pour elle ? Suis-je bête, ça a déjà existé, c'était Rude Awakening, vous arrivez trop tard.
Bon alors ça c'est fait ; suivant.

Et pour ceux qui manquent cruellement de culcul-ture : la fiche In the Motherhood de SeriesLive.

28 mars 2009

Want Ted

Vous savez ce qui est bien quand arrive la période des pilotes ?
Les pilotes.

Vous savez ce qui est bien quand commence à passer la période des pilotes ?
Les épisodes suivants.
Deux épisodes de Better Off Ted en moins de 72h ? Je peux me tromper, mais je sens qu'il se passe quelque chose. Pas entre Ted et moi (Jay est pas du tout mon genre, mais on peut essayer d'en reparler dans quelques années s'il insiste) mais entre la série et moi, c'est un fait indéniable.

C'est pourtant vrai qu'on pourrait imaginer que des gens (on ne sait pas qui, juste des gens) n'en penseraient pas que du bien.
Il y aura les gens qui penseront que Portia de Rossi est trop Nelle dans ce nouveau rôle de Veronica. Alors là, je m'en bats l'oeil comme c'est pas permis, et comme c'est rarement arrivé. A peu près autant que de savoir avec qui Paris Hilton couche ne ce moment, pour vous donner une échelle. Le rôle est génial, elle y est géniale, moi je vois pas ce qu'on pourrait demander de plus. Qui mieux que Nelle Subzero Porter pouvait interpréter ce rôle de patronne glaciale et sans humour, mais définitivement drôle, franchement, pas la peine de faire le tour de Hollywood pendant des heures en espérant tomber sur la perle, ça semblait carrément évident. Il y a les acteurs-caméléon, et les acteurs-Lassie chien fidèle, c'est un fait établi, et il faut savoir utiliser l'un ou l'autre selon les circonstances, et ici je vois mal qui d'autre on aurait pu choisir pour ce rôle.
Il y aura des gens qui penseront que le personnage de Ted est, a contrario, très basique, et peut-être même qu'il manque un tantinet de charisme, qu'il est trop lisse et propre sur lui. Mais n'avions-nous pas justement besoin d'un type de ce genre pour réussir à entrer dans le monde timbré de Veridian Dynamics ? Le faire par ses yeux blasés, mais pas complètement aveugles, est un équilibre idéal entre la position radicale de Veronica, la patronne qui a un job à faire mais pas une once de sens éthique, et Linda, la jolie petite employée en révolte permanente mais silencieuse contre la société, une autre position radicale si on y pense. D'ailleurs, pour être bien certains que Ted ait de la consistance, on lui a rajouté un ange d'épaule en la personne de sa fille (qui manque un peu dans le second épisode, mais juste un peu, tout va bien).
Il y aura aussi des gens qui s'attendront à se taper sur les cuisses alors que, merci de l'avoir noté, Better Off Ted est une série drôle, mais pas un sitcom. Ce n'est pas pour rien que certains ont fait le choix de la single camera ! Il ne s'agit pas d'applaudir à chaque réplique écrite pour être drôle, il faut aussi savoir se réjouir des silences, des regards, des effets de montages, de la voix off qui fonctionne bien (fait suffisamment rare ces dernières années, où le procédé a été über-utilisé, pour être souligné), etc... Oui, ça demande un peu de gymnastique intellectuelle de ne pas attendre qu'on vous brandisse le panneau "RIEZ MAINTENANT" pour profiter pleinement de la série, mais c'est un coup à prendre et on finit par s'habituer à ces subtilités.

Bon, vous voyez, quoi que les gens pensent de mauvais sur Ted et son équipe, ils ont tort, de toute évidence.
En plus, il y a plein d'autres petits détails qui font que Better Off Ted est un pur délice. La fausse pub d'entrée, par exemple... et ce même si c'est en échange du sacrifice de ce qui aurait certainement été un générique intéressant... c'est simplement sans prix, ce sublime hommage à Working ! (mes tags m'informent que je ne vous ai jamais parlé de Working, ça me désole au plus haut point ; sitôt ce post fini je fonce fouiller ma telephage-o-thèque pour ressortir un épisode à vous présenter... les fouilles peuvent prendre quelques jours, rapport au classeur noir, alors ne retenez pas votre souffle)
Et plus qu'une série simplement drôle, Better Off Ted est aussi une série qui ne se contente pas d'aligner les gags, mais bien de suivre ses intrigues : la cryogénisation d'un de leurs employés (oui mais juste un... pour le moment) en est l'exemple, eh bien, criant (j'étais obligée de la faire, celle-là).

Veridian

Non, vraiment, il faudrait être bien pinailleur pour ne pas apprécier cette série, jonglant avec talent entre légèreté et critique soc-... non, je ne vous fais pas l'affront de faire mine de psychanalyser Better Off Ted, franchement on a tous compris le message, mais qu'il soit décliné semaine après semaine en de multiples petites mesquineries cyniques est un plaisir dont on ne peut que se repaître à l'avance.
Fini les comédies gentillettes, on dirait, entre le summum du désabusé avec Trust Me, et le zénith de l'immoralité avec Better Off Ted, 2009 sera sans illusion sur le monde de l'entreprise, et le monde tout court, ou ne sera pas. C'est ça, être dans l'air du temps !

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Better Off Ted de SeriesLive.
Mais bien-sûr, The Inside, c'est là que j'ai rencontré Jay !!! Je me disais bien qu'il m'était familier...

27 mars 2009

Dans les épisodes précédents...

Si vous avez loupé les épisodes de 3615 My (So-Called) Life (et tous les autres) ces deux dernières semaines, pas de panique, voilà un petit récapitulatif histoire de se remettre dans le bain. Ne vous inquiétez pas, on va y aller un orteil à la fois, tout va bien se passer, sans hydrocution ni rien.

Il y a les mauvaises nouvelles, accrochez-vous ça va être pénible...
D'abord, j'ai recommencé à regarder Grey's Anatomy. Ah nan, je me sens mal, vous n'imaginez pas, alors n'en rajoutez pas. Cette semaine, avec la noyade de Meredith, on est même arrivés au stade critique où la dernière fois, j'avais lâché prise et que j'avais compris qu'on pataugeait dans le grand n'importe quoi ; paradoxalement c'est justement cette semaine que, mon emploi du temps me le permettant, je me suis mise à surveiller la fin de l'odieuse série de TFHein en sourdine pour ne pas louper le début des aventures du Seattle Grace. Cet après-midi, c'était la fin des deux épisodes de tribulations d'Addison Montgomery à Los Angeles, la dernière chose qui valait le coup dans cette saison, donc c'est officiel, à partir de lundi, si je regarde encore, c'est que mon cas est grave. C'est vrai qu'il y a encore le mariage de Christina et Burke devant nous (et que j'ai très envie de revoir Christina faire une crise de panique et ordonner à Meredith de lui retirer sa robe, juste parce que la première fois je sais que j'en avais pensé un truc mais je ne sais plus quoi) mais ça reste très pathétique. Priez pour moi, et pour que mon état s'améliore.
J'ai aussi vu du Bones, comme vous le savez, mais face à cette torture intellectuelle insidieuse, j'ai fait de mon mieux pour ne pas regarder (là est la nuance) et lancer mon cerveau sur d'autres sujets, si bien que je pense avoir réchappé à peu près indemne de cette rude expérience. C'était aussi très salvateur de me confier à vous la dernière fois à ce sujet.
Ah mais il y a pire. Je n'ai toujours pas regardé la fin de la première saison de Dexter (parce que j'ai pas la saison 2 à la maison), et j'ai même arrêté Big Love (juste parce que la VF de mon DVD ne me plaît pas, vous parlez d'un motif stupide).
Non attendez, c'est pas encore fini, si ce n'était que ça... moi, moi la téléphage, j'ai été trois fois au cinéma (et trois fois pour le même film... qu'auparavant j'avais cagoulé et regardé, ce qui prouve que HADOPI n'a rien compris). Moi, la téléphage. C'est la honte et le deshonneur.

Maintenant, il y a les bonnes nouvelles, bon, quand même, mon cas n'est pas complètement désespéré.
Si j'ai arrêté le visionnage de certains autres de mes DVD, c'est aussi parce qu'on m'a offert celui de Pushing Daisies (allelluia !!!) et que c'est vraiment bizarre, mais ça m'a retardée pour plein d'autres choses. Difficilement explicable, n'est-il pas ? D'ailleurs, si vous me le demandez, j'aurai une adorable anecdote à ce sujet... mais aurez-vous les tripes pour supporter un autre post dédié à Pushing Daisies ? A vous de voir.
C'est avec le délice que vous pouvez imaginer que j'ai redécouvert les premiers épisodes de Life, dont je suis amoureuse comme au premier jour (qui date d'il y a à peine quelques semaines, c'est vrai), et que, quand je ne m'endors pas pendant le générique (et vous avez vu la durée du générique ?! faut que j'arrête les journées chargées), franchement, c'est un plaisir de tous les instants. Comment vous dire ? Cette série, c'est juste... l'inspiration ultime. Je mets sciemment de côté les intrigues policières et me contente de me laisser charmer par le personnage de Charlie Crews et la force vitale qui se dégage de lui. Je n'arrive simplement pas à m'arrêter de jeter des fleurs à ce personnage. Je passe donc au sujet suivant, mais sachez que je continue mentalement les louanges.
Ce qui m'a aussi beaucoup occupée, c'est la 712e rediffusion de l'ultime saison d'Une Nounou d'Enfer ! C'est le genre d'expérience que tout téléphage malsain de corps et d'esprit sait qu'il faut reproduire à l'envi, dés que l'opportunité s'en présente, et grâce à M6, c'est le cas très régulièrement, je sais qu'il y en a qui s'en plaignent, mais moi, je ne peux pas, voilà tout... Revoir, encore et encore, cette dernière saison (en plus pourquoi se priver puisque c'est ma préférée, avec la première, la seconde, la troisième, la quatrième, et la cinquième), réciter les dialogues et tout de même rire et pleurer comme au premier jour... c'est simplement impossible à refuser. Je resignerais pour une nouvelle diffusion dés demain, à vrai dire, même si Malcolm c'est pas mal aussi, mais il n'y a évidemment pas le même attachement. Vous savez, ce qui est beau, et pathétique aussi quelque part évidemment, c'est que ma série s'est finie en 1999... et qu'en 2009, j'étais une fois de plus devant, à prier pour entendre et ne pas entendre The way we were... parce que ça signifie la fin. C'est, je sais pas ce que c'est. Mais ça l'est ! Vous savez, n'est-ce pas ? Ce que c'est quand on est là, avec LA série, celle qui sera toujours là. Ah oui au fait, la semaine prochaine, j'ai prévu de m'acheter la saison 3, alors l'histoire n'est pas prête de finir.

Et puis, il y avait les nouvelles nouvelles. De bons pilotes à déguster ! Ah, que j'aime cette saison, presqu'autant que l'automne! Pour l'instant je n'ai pas bien fait mes devoirs, puisque je n'ai pas encore regardé Castle par exemple, mais par contre j'ai tenté Better Off Ted, Roommates, Party Down... Les posts relatifs à ces séries viendront en leur temps, mais l'idée essentielle à retenir c'est que pour Better Off Ted, je suis conquise, donc vous allez de toute évidence en entendre reparler.

Bon, et puis j'ai aussi eu un peu de temps pour quelques vieilleries, comme beaucoup de Titus (il ne me reste plus qu'une saison, je ralentis donc, fidèle à mon habitude de ne pas aimer les séparations...), quelques rediffs de Sex & the City mais il faut de toute évidence se résigner, quelqu'un parmi vous va me pousser dans mes retranchements sans le savoir, et je vais devoir en faire un post...

J'ai aussi découvert un truc qui de prime abord n'a rien à voir, mais ça s'appelle Cash Converters et ces magasins auront ma mort. Le jeu video Desperate Housewives pour une bouchée de pain, c'est rien que du vice mais qu'est-ce que c'est bon ! En plus, en dépit de son apparente simplicité, le jeu offre pas moins de 4 fins différentes, des quêtes facultatives marrantes, tous les personnages et un peu plus encore (c'est juste dommage qu'ils n'aient pas eu les doubleurs de la série mais, pour leur défense, les remplaçants ont vraiment tout donné pour bien respecter les tics verbaux et intonnations des doubleurs habituels), bref je me suis éclatée, largement plus que sur le casual game de Party Down dont je vous parlais plus tôt. J'ai aussi eu le film First Contact en DVD pour 90 centimes (bah oui, mais j'ai que la VHS et c'est mon film préféré de Star Trek...), le pilote de Clair de Lune pour 1€, bref de la grande folie, c'est largement mieux que le magasin de videos d'occas' que je fréquentais à une époque dans le Ve (et qui a d'ailleurs fermé depuis) où, cela dit, j'avais trouvé un coffret de T&T, deux VHS pour, quelques francs, là aussi du gros délire, mais c'était le bon vieux temps, je ne pensais pas retrouver pareille occasion. Là yavait la première saison de How I met your mother pour 7€, coffret en état plus que potable, et toute la saison ! A ce prix-là, quand même... Bon, j'aime pas la série, alors je l'ai reposé. Mais j'ai hésité, c'est clair.
La semaine prochaine, ma sœur m'emmène à un autre Cash Converters. Ça va saigner.
Enfin, même pas, en fait.
Si mon banquier et ma téléphagie arrivent à cohabiter, ça bouleverse l'ordre cosmique, j'ai l'impression, donc il y aura aussi un passage en FNUC ensuite, pour me sentir mieux envers l'univers. Ce qui tombe bien parce que j'ai très envie du coffret Angela 15 ans en VF.

Bref vous voyez, vous avez loupé plein de trucs, mais ne vous inquiétez pas, je reprends doucement mais sûrement les commandes, et je vous fait état de tout ça en détail, et plus encore, dans les temps à venir.
Vous m'avez manqué, quand même.

Publicité
6 mars 2009

Get the party started

Le mois de mars va vraiment être un plaisir sitôt que je retrouverai mon chez moi informatique chéri, ça va même ressembler à un joli marathon de pilotes ; prenez une grande inspiration, je vous résume ce qui nous attend.

On commence dés lundi 9 avec Castle, où on pourra mater Nathan Fillon à qui mieux-mieux (probablement en coupant le son mais ne partons pas avec des idées préconçues), suivi le 15 de Kings qui semble ambitieux et donc que j'attends au tournant, normal qu'on soit sceptique devant une truc pareil, trois jours plus tard soit le 18, c'est au tour de Better Off Ted, et là ABC a intérêt à faire très fort pour me charmer parce que je suis comme qui dirait en phase de boycott, et puis le 20, ce sera Party Down, peut-être la série que j'attends le plus ce mois-ci parce que l'idée me fait ricaner bêtement devant mon écran, c'est le genre de concept qui ne fait pas appel aux facettes les plus nobles de ma personnalité mais qui résolument pique ma curiosité.
Je passe sous silence un autre pilote prévu pour ce mois-ci, c'est sciemment, j'ai encore quelques vendredis d'ici-là.

Party Down, on en a parlé jusque là parce Rob Thomas, parce que Kristen Bell, et que rien que ces deux noms suffisent à allumer les fantasmes les plus fous (pas forcément à raison), et que par-dessus le marché tout le monde s'attend à du Entourage vu par ceux qui recherchent désespérément la célébrité, on attend du vitriol, de la délation, du croustillant, c'est normal, les héros de Party Down, ce sont des mecs qui veulent réussir à Hollywood et qui n'y arrivent pas, vous savez, le fameux "beaucoup d'appelés et peu d'élus", et nous, on est dans la masse des pas élus et on espère bien obtenir notre revanche. Je schématise, mais en gros, on regardera (ou pas) Party Down pour ça.

Sauf qu'on parle d'une chaîne comme Starz, pas vraiment un cador de la télévision, côté promo on n'a pas de quoi se payer pour trois milliards d'affiches géantes sur Rodeo Drive, alors on a opté pour la promo light. Tout le monde a remarqué le site officiel, c'est un classique, tout le monde a aussi vu le trailer sur le Mal, je ne vous fais pas une réédition, Rob Thomas a donné des interviews aussi, où on apprend deux-trois trucs, mais par contre, avez-vous joué au jeu video Party Down ? Hm ?

PartyDown

Le jeu propose évidemment de se glisser dans la peau d'un personnage de la série (le choix est limité entre deux d'entre eux : un féminin, et un masculin... attention aux explosions de budget si on en avait proposé plus), et d'officier comme serveur ou plutôt larbin à tout faire dans des soirées de Hollywood. Je dis plutôt larbin parce qu'autant s'y faire, les stars sont vraiment infoutues de faire quoi que ce soit toutes seules : à vous de leur poser les fesses sur le canapé (avec les coussins de la bonne couleur, s'il-vous-plait), de leur montrer où est la piste de danse (c'est juste le truc qui clignote dans le coin de l'écran, c'est vrai, pas facile à repérer), ou même les faire discuter avec d'autres stars, car les vedettes, c'est bien connu, sont de grandes timides. Tout ça sans oublier les cocktails et les petits fours, ça a de soi.

A mesure que le jeu progresse, à vous de vous débrouiller pour jongler avec les caprices de tout ce beau linge, et de vous en faire remarquer pour autre chose que votre promptitude à rajouter des olives dans la vodka : vous aurez l'opprtunité de discuter avec certaines célébrités (je ne sais pas si elles sont censées être ressemblantes mais en tous cas certaines ont, avec un peu d'imagination, une parenté avec des gens célèbres) pour faire "progresser" votre carrière. Bon ne vous bercez pas d'illusion, en gros vous gagnez des points, on ne vous fait pas tourner un film au niveau suivant, hein... c'est un casual game, hein, pas les Sims.

Mais on peut quand même remarquer qu'en faisant cet essai, Starz joue au moins l'originalité. D'ordinaire, les partenariats avec les développeurs de casual games, c'est plutôt un truc de la real tv : Hell's Kitchen, The Apprentice, Dancing with the Stars, Top Chef... Ces concepts télévisés s'y prêtent d'autant mieux qu'entre un jeu télé et un jeu video, il n'y a pas loin (et que les jeux culinaires ça fonctionne toujours super bien). A ma connaissance, seul le Women's Murder Club a eu droit à un équivalent, mais soulignons qu'avant d'être une série, c'était une franchise littéraire, c'est donc quand même différent.

Et puis ce qui est bien avec le casual gaming, c'est que comme son nom l'indique, il est destiné aux casual gamers, c'est-à-dire des gens qui à la base n'auraient pas forcément joué aux jeux videos, mais qui (notamment grâce à la démarche de Nintendo ces dernières années de s'adresser à eux dans la conception de ses dernières consoles) est devenu un public très réceptif aux nouveautés, tout d'un coup (le site Playfirst pour lequel je vous donne tous ces liens se vante d'ailleurs de sortir un nouveau jeu par jour, ça tombe bien c'est à peu près leur durée de vie), et que Starz est bien content de pouvoir atteindre un public qui, soit ignore royalement son existence (quand on dit "chaîne du câble", je ne pense pas que ce nom vous vienne en premier), soit n'avait juste pas remarqué que la chaîne avait une nouveauté ce mois-ci.
Pour être d'ailleurs sûrs que ce soit bien clair, les mecs de Starz ont ajouté une petite présentation de la série accessible depuis la page d'accueil du jeu, comme ça vraiment, si vous n'êtes pas devant votre poste le 20 mars, c'est que vous avez fait exprès :

PartyDown_recap

Bon, bah je sais pas pour vous, mais même si le jeu est légèrement miteux (je vais parler hébreu pendant 2 minutes mais le jeu ne vaut clairement pas un Hot Dish au niveau de l'originalité du gameplay, n'a pas la grâce esthétique d'un Delicious, et n'est, au final, qu'un repompage assez honteux des caractéristiques de The Apprentice: LA), je trouve l'initiative originale et sympathique ; c'est pas ça qui va changer la donne mais ça fait partie des petites idées qui, surtout en ce moment, donnent bon espoir sur la créativité des chaînes télé pour essayer des choses nouvelles afin de promouvoir leurs séries auprès des internautes, sans se fâcher avec eux. A un moment, yen a bien une qui va trouver la combine pour concilier internet et télévision, non ?

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Party Down de SeriesLive.

Publicité
<< < 1 2 3
ladytelephagy
Publicité
Archives
Publicité