Et le monde devient une île

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Lost de SeriesLive.

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Lost de SeriesLive.
Ah, ça, il faut le dire, j'ai été gâtée ces dernières semaines ! Noël et mon anniversaire étant séparés d'un mois tout juste, c'est en général le cas, mais là, je crois que j'ai battu des records... en partie parce que j'ai pris le parti de m'offrir des cadeaux de Noël et d'anniversaire moi-même (je vais quand même pas compter sur mes parents pour le faire !), en partie parce que mes amis m'ont vraiment choyée.
Et par mes amis, je veux dire vous. Là, vous. Oui vous. Voilà. Eh bah : merci. Je m'en remets pas ; vraiment.
Parce que du coup, il s'est passé un truc. Du moment où j'ai posé les coffrets dans ma Telephage-o-thèque, quelque chose s'est libéré en moi. En faisant l'acquisition, en deux mois, de la fin de Life, de la dernière saison disponible en DVD de Rescue Me... et d'une autre dont on va reparler très bientôt (oh que oui !), j'ai cessé d'attendre la suite de séries qui sont chères à mon cœur depuis un bout de temps. Puisque je les avais !
Vous le savez, 2009 a pour moi essentiellement été une année de deuil. Il a fallu laisser partir des séries auxquelles je n'étais prête à faire mes adieux, et c'était douloureux de faire une croix dessus. Ce sont les aléas de la téléphagie. Je ne suis d'ailleurs pas encore totalement remise, mais le fait d'avoir ces DVD a comme fait céder le barrage psychologique dans lequel je m'étais un peu enfermée. Je peux désormais aller de l'avant. Ces séries annulées trop prématurément à mon goût restent chères à mon coeur, sans aucun doute possible, mais un cap a été franchi, et plus rien ne me retient pour m'adonner avec passion à des séries qui, elles, sont bien en vie (pour l'instant...).
Et par voie de conséquence, j'ai commencé à penser aux séries que je compte acheter en DVD dés qu'elles seront disponibles en zone 2. Un signe qui ne trompe pas : je n'ai jamais cherché à graver les épisodes cagoulés. Mais là, c'est un pas supplémentaire, j'anticipe avec excitation leur sortie dans nos contrées (ou celles environnantes qui auraient la bonne idée de sortir les coffrets au plus vite). Je suis prête à commencer de nouvelles séries en DVD.
Voici donc les séries dont j'attends la sortie en zone 2 :
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United States of Tara Depuis la diffusion de la 1e saison, j'ai déjà regardé chaque épisode deux fois. Et je ne vous cache pas qu'un troisième round est plus qu'envisageable à l'approche de la saison 2 ! Je ne parviens pas à considérer la série comme une comédie. C'est plutôt un drame avec des situations rocambolesques, et ça me plait, ça met vraiment les personnages au défi. Or justement, malgré les rebondissements improbables (Kate et Brie qui s'offrent une balade impromptue, Charmaine et ses nichons de l'impossible, l'incendie de la cabane dans le jardin...), les personnages sont incroyablement réalistes et proches de nous. J'aime ce mélange. | |
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Nurse Jackie Avec Nurse Jackie, ce n'était pas gagné d'avance. Et pourtant, dés le pilote, la série su me faire oublier tout ce que je détestais chez Eddie Falco, pour n'en garder que le meilleur. Nurse Jackie est une série atypique, en cela qu'elle ne cherche pas à se trouver une narration efficace. On est quasiment dans la chronique de la vie quotidienne, il ne se passe pas forcément grand'chose de spécial, on laisse les personnages s'étirer et se mettre à l'aise, c'est extraordinairement apaisant comme rythme. Sans que jamais ce ne soit ennuyeux. Et puis, les contradictions de Jackie renvoient à quelque chose de tellement plus humain que la plupart des séries du moment... | |
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Better Off Ted Pour quelqu'un qui a du mal avec les sitcoms, Better Off Ted apparait comme le phare dans la nuit des comédies du moment. Son sujet, son casting, ses dialogues, sa réalisation... tout est simplement impeccable. C'était un coup de coeur le premier jour, c'en est toujours un aujourd'hui. Le problème, c'est que dés que la série n'est plus devant mes yeux (comme très souvent dans le cadre de ce que je considère comme des comédies), je l'oublie. Un DVD me servirait de noeud à mon mouchoir... | |
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Glee Ce n'est pas pour son scénario qu'on regarde Glee, mais pour son cast très sympathique et pour son ambiance pleine de bonne humeur. Je réserve naturellement mon jugement pour la seconde partie de la saison, mais la première partie ici présente m'apparait comme un must-have ! La force de cette série, ce n'est pas de flirter avec les cimes, mais de nous offrir un divertissement où chacun peut trouver son compte, et se régaler de musiques en tous genres. Pas la série la plus intellectuelle du lot, mais certainement celle que je suis sûre de rentabiliser une fois en DVD tant il est impossible de se lasser des numéros musicaux. | |
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Southland Du drame, du vrai, qui fait mal. Avec Southland, je peux céder à mes penchants masochistes les plus sombres, j'ai l'impression que je ne serai jamais déçue. D'autant que vous le savez, j'ai toujours un faible pour les policiers en uniforme, les vrais perdants d'une décennie télévisuelle dédiée aux enquêtes mais pas aux policiers de terrain. La réalisation fait beaucoup en ce sens, pour donner une impression de proximité à la fois rassurante et angoissante. Et puis, en plus, cette première saison est vite regardée. On peut se faire ça en un weekend, c'est parfait pour un investissement en DVD. |
Vous remarquerez que toutes ces séries n'ont actuellement qu'une saison, mais sont assurées d'une deuxième (Better Off Ted étant l'exception, puisqu'elle a déjà une seconde saison et n'est pas du tout assurée d'une troisième). Je suis prête à m'engager dans de nouvelles séries. C'est vraiment positif !
Je peux donc, en attendant que ces DVD sortent, profiter paisiblement de mes coffrets nouvellement acquis (merci merci merci !), et me réjouir devant ces séries que j'aime... mais en même temps, je ne suis plus en train de bloquer dessus.
2010, l'année de la résilience téléphagique ?
Il n'est pas besoin d'aimer une série pour se battre contre son annulation.
En fait, j'irai même jusqu'à dire qu'en matière de séries, je suis farouchement pro-life, et que toute série mérite d'être sauvée (même celles qui ne sont encore qu'à l'état de projet), que je la regarde ou non. Le jour où Les Experts Guadalupe sera annulée, ce sera forcément triste, malgré tout le mal que j'ai dit de cette série, de ses 712 spin-off et des multiples copies plus ou moins honteuses qu'elle a essaimées la décennie précédente. Ce sera triste, parce que ce sera une annulation. Point barre. Partant de là, aucune série ne devrait jamais être annulée. Oui, même si son état est grave, voire désespéré, et que beaucoup de monde envisage l'euthanasie, moi j'ai quand même un problème avec ça.
Quand une série menace de se faire annuler, et que les fans mettent en place des moyens pour tenter de la sauver, j'ai, instinctivement, envie d'aider. Même si je ne regarde pas la série.
Parce que concrètement, même si je ne regarde plus Les Experts Guadalajara depuis, allez, 8 ans on va dire, quel tort ça me fait que la série soit toujours à l'antenne ? Aucun, en fait. Malgré tout ce que j'ai à reprocher à pareille série, son existence n'enlève rien à la mienne. Alors pourquoi lui vouloir du mal ? Pourquoi souhaiter sa disparition ? Il n'y a pas de raison.
La plupart du temps, je ne souhaite pas la disparition d'une série, tout-au-plus me laisse-t-elle indifférente, et si on me fait part d'une action pour la sauver, je me dis que ça ne me coûte rien de signer une pétition, ou faire passer un mail, ou un tweet, ou peu me chaud. Ça prend deux secondes. Qu'est-ce que 2 secondes sur mon programme téléphagique ? Les mauvaises langues diront que c'est la durée du générique de The Mentalist, par exemple... autant dire : rien.
Alors bon, évidemment, il y a parfois des séries dont on se réjouit de la disparition, ne nions pas l'évidence. Mais seulement une fois que c'est fait, parce qu'il est indécent de se réjouir du sort d'une série sur le déclin.
Et sincèrement, je m'attends de votre part à la même position de principe.
Aussi, je n'ai aucun doute sur le fait que vous avez déjà remarqué que, depuis quelques jours, dans la colonne de droite, un logo à la gloire de Better Off Ted a fait son apparition de façon à attirer votre attention sur l'existence de savebetteroffted.com qui s'emploie avec fougue à tenter l'impossible pour ladite série, afin de lui éviter le pire. Sachant qu'on a affaire à ABC, on ne sera jamais trop nombreux sur ce coup-là (est-il nécessaire de rappeler quelle série fleurant bon la tarte ABC a fauché il y a à peine un an ? Vous ferai-je cet affront ?).

Mais bon, dans l'éventualité (hautement improbable, et j'en suis consciente) où cela aurait échappé à votre pourtant irréprochable sagacité, sachez que vous pouvez décider d'aposer votre signature au bas de la pétition qui a été lancée il y a quelques jours à peine. Mieux encore, vous pouvez rappeler cette salvatrice adresse à tous vos correspondants.
Les plus fous parmi vous, qui auraient 140 caractères à dépenser, peuvent même faire la promotion de tout cela sur Twitter. Ajoutant, ça tient du délire, les hashtags suivants afin de participer à l'effort de guerre : #betteroffted #saveted et #veridiandynamics ! Si par un coup du sort, vous aviez un groupe Facebook, vous pourriez même envisager de rejoindre le groupe "Save Better Off Ted", dans la foulée.
Au bout de ces 30 secondes de travail acharné, et votre conscience pour vous, vous pourrez éventuellement envisager de découvrir la série si, par un hasard incroyable, vous n'y aviez pas encore jeté un oeil. Mais même ça, ce n'est pas obligé.
Vous aurez déjà fait perdurer les valeurs qui sont les nôtres, à nous téléphages. C'est beau d'avoir des principes.
Et pour ceux qui manquent cruellement de culture (mais ont quelques minutes à consacrer à leur progression personnelle en ce domaine) : la fiche Better Off Ted de SeriesLive.
Ces dix derniers jours, comme pas mal de monde, j'ai pu prendre quelques congés, et alors que je vais reprendre le travail mardi, j'ai voulu faire un petit bilan de ma téléphagie pendant ce temps libre, et je vous ai même ramené des photos...
Il faut reconnaître qu'il s'est passé quelque chose d'étrange pendant cette période : j'ai regardé des films. Pas UN film, ça, ce serait encore dans le domaine du plausible, non, PLUSIEURS ! Pour quelqu'un qui n'arrive pas à tenir assise pour tout un film d'1h30 d'ordinaire, c'est quand même incroyable.
Ça a commencé assez bêtement quand mon ordinateur est mort (RIP), et que j'ai dû procéder à des installations et des réinstallations et des tas de choses barbares sur mon nouveau PC. J'ai lancé un film qui trainait par là, pour patienter le temps d'une installation dont la durée était prévue pour environ deux heures. Et c'est comme ça que j'ai regardé Garden State.

Et puis, une fois l'ordinateur fonctionnel, je ne me suis pas arrêtée là. Puisque j'étais lancée... alors il y a eu Là-Haut (deux fois), Madagascar, puis Wall-E.

Et là j'ai bifurqué et, de l'animation, je suis passée à la science-fiction avec The Island.

Pendant que I, Robot arrivait, j'ai fait un détour par V for Vendetta, et aujourd'hui, il y a donc eu I, Robot et Bicentennial Man. Pas mal, en 6 jours, pour quelqu'un qui ne regarde pas de films d'ordinaire !

Hm, je me demande sur lequel de ces films je pourrais faire un post Comme au cinéma...
Ah, je me suis aussi revu A Chorus Line, évidemment, pour la, je ne sais pas, 15e ou 16e fois depuis que je l'ai découvert fin novembre ?
Que tout le monde se rassure, je n'ai pas négligé les séries pour autant, puisque j'ai profité de cette période pour me faire une intégrale de la première saison de Rescue Me (je me suis offert la saison 2, d'ailleurs, donc l'incendie est loin d'être éteint).

Quelques pilotes japonais, comme celui de Team Batista no Eikou.

Une remise à niveau sur la saison 1 de Southland.

Pas mal épisodes de Scrubs mais dans un beau désordre (la diffusion sur M6 plus quelques épisodes de mon coffret saison 1 flambant neuf, merci père Noël).

Sans compter la suite de Men of a Certain Age et de Better Off Ted, évidemment.

...Si-si, j'ai eu le temps de réveillonner et tout, aussi improbable que ça puisse paraitre.
Je tiens donc une forme phénoménale en ce moment, et je suis motivée pour varier un peu plus mon régime téléphagique, en incorporant quelques films à mon alimentation. D'ailleurs comptez sur moi pour me ruer dans les salles obscures pour Nine qui cumule les caractéristiques alléchantes à mes yeux en ce moment : film, comédie musicale...

Comme vous le voyez, j'ai passé d'excellentes vacances, et 2010 commence fort !!!
Alors, et vous, qu'est-ce que vous avez vu récemment... télé et ciné confondus ?
La 2e saison a déjà commencé depuis le 8 décembre dernier, mais voilà, juste au cas où, de quoi vous rappeler ce qu'il s'est passé d'important dans la 1e saison de Better Off Ted.

1x01 - Veridian Dynamics est une entreprise qui propose des publicités très honnêtes sur ses activités.

1x02 - Lentement mais sûrement, Phil se remet de la congélation dont il a fait l'objet.

1x03 - Il n'y a aucune sorte de love interest dans la vie de Ted.

1x04 - Veronica doit gérer un petit problème de discrimination au sein de Veridian Dynamics.

1x05 - Ted lance un défi à Veronica, mais ne sait toujours pas que le patron a toujours raison, même quand il a cent fois tort.

1x06 - Les seins de Linda permettent à Ted d'essayer de redevenir un numéro au lieu d'être un homme libre.

1x07 - Tout le monde se remet en question sur ses relations sociales au sein de l'entreprise... mais ce n'est pas facile pour tout un chat-cun.

1x08 - Veronica tient extraordinairement bien l'alcool.

1x09 - Nous sommes trop professionnels pour comprendre ce gag.

1x10 - Un épisode bourré de flashbacks, mais en mieux qu'une autre série d'ABC s'en étant fait la spécialité.
1x11 - Après avoir divorcé de Grace Kelly, le père de Veronica s'est vraiment bien repris en main...!
1x12 - Jabberwocky, l'avenir de Veridian Dynamics - sortie prévue en 2012.

1x13 - Veronica porte incroyablement bien les bottes en latex.
Voilà, vous avez toutes les informations nécessaires pour reprendre Better Off Ted là où vous l'aviez laissé. Merci qui ?
Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Better Off Ted de SeriesLive.
J'ai essayé de rattraper tout mon retard. Avec les meilleures intentions du monde, j'ai envie de dire. Intégrale de Glee en quelques jours (histoire de me remettre dans le bain pour les inédits), intégrale de Better Off Ted en une journée (la saison 2 a commencé et j'avais presque tout oublié de la saison 1... et je devrais avoir honte de moi, j'adore toujours autant cette série), pilote de White Collar sur lequel j'avais fait l'impasse (on peut éventuellement en reparler à l'occasion), pilote de Men of a Certain Age dont je vous ai chanté les louages l'autre jour... Ok, je suis bonne élève, je m'applique, vraiment je fais de mon mieux pour ne rien laisser de côté.

Note : lien valable 30 jours minimum. Je reuploaderai si
le lien est mort, mais seulement si vous postez un commentaire pour me
prévenir !
Mais NCIS: Los Angeles... je suis désolée, c'est au-dessus de mes forces. Quand je vois le générique, j'ai presque plus envie de regarder... le NCIS original. C'est dire si ça me désespère.
Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche NCIS: Los Angeles de SeriesLive.

Finalement, j'en viens à la conclusion que la téléphagie, ça ne se commande pas.
Je voulais absolument me trouver une série à dévorer cet été, et je vous proposais de m'aider à choisir. Je m'était fixée sur une série, et ne manquait plus que le passage à l'acte.
Mais alors, je ne sais plus trop comment, je me suis trouvée happée par un tourbillon de séries japonaises, et puis, bon, du coup le reste est un peu passé à l'as. Ce n'est ni une bonne, ni une mauvaise chose, d'ailleurs ; c'est juste que ça s'est passé comme ça.
Depuis, le cœur tordu devant 14 Sai no Haha, Kaze no Garden ou Aishiteru ~Kaiyou~, riant aux éclats devant Seigi no Mikata, et mangeant des M&M's devant BOSS (c'est là mon Top 5, en passant), j'ai mis de côté mes découvertes ou redécouvertes américaines. N'allez pas croire cependant que cette orgie a complètement shunté la fiction américaine.
Car à ma plus grande surprise, ces quinze derniers jours, j'ai aussi trouvé du temps pour m'enfiler tous les épisodes ultimes d'Urgences diffusés pendant cette période (ça doit faire 5 ou 6 épisodes, en tout, non ?), j'ai continué à regarder Drop Dead Diva (même si je n'ai aucune idée de pourquoi), je me suis même laissée aller à 1 Monk ici et 1 Chuck là. Preuve que ma dévotion envers le Japon n'a rien eu pendant cette période d'exclusive.
En toute sincérité, je pense que j'en ai encore pour quelques temps comme ça, deux, trois semaines peut-être, avec une consommation aussi effrénée. Ce n'est pas trop m'avancer que de dire que plus la rentrée américaine approchera, plus elle aura mon attention (surtout qu'elle commence avant le gros de la rentrée japonaise), à plus forte raison parce que j'ai soigneusement évité 99% des trailers pour les nouveautés de la saison.
En fait, c'est même complètement la raison pour laquelle je suis dans cette phase en ce moment, si on réfléchit bien. Car vu le taux d'annulation de la saison dernière, ce qui se joue en septembre aux USA, c'est un peu l'intégralité de ma saison, puisqu'en dehors de Better Off Ted, je ne suis pas spécialement fan des séries qui reviennent cette saison. Ou alors j'ai une grosse amnésie, mais bon.
Et comme justement, ce n'est pas sur la fiction japonaise qu'il faut compter pour du long terme dans la majeure partie des cas, mon attention va être soutenue envers la rentrée US, sans pour autant me lamenter à attendre qu'elle soit enfin lancée. Une attention que je crains justement d'être trop soutenue, car ça risque de m'influencer dans mon opinion que de savoir que je n'ai plus de série fétiche à l'antenne, dans un sens comme dans l'autre puisqu'il sera possible que je me dise aussi bien "pff, ça vaut pas Pushing Daisies" que "woah, une nouvelle série à encenser, je n'attendais que ça". C'est à double tranchant, mais c'est de toute évidence ma dynamique de la rentrée. Ce sera un vrai challenge que cette nouvelle saison où je n'ai à fêter le retour de personne en particulier (le feu pour Brothers & Sisters s'était apaisé... faut dire que j'ai lâché en cours de 3e saison, je sais plus trop pourquoi d'ailleurs ?).
Alors bon, disons que jusqu'à la fin de l'été, ma téléphagie a pris des vacances, qu'elle a fait ses valises pour le Japon, qu'elle revient bientôt mais qu'elle va continuer à donner des nouvelles.
Dans ce contexte, je peux comprendre que ses carnets de voyage n'intéressent pas tout le monde (bien que je le regrette), mais si ça peut vous rassurer, les choses vous se rééquilibrer d'ici quelques semaines, mécaniquement.
Par contre, j'espère bien me désintoxiquer de Drop Dead Diva parce que ça m'inquiète. Je ne sais pas comment j'ai chopé ça, en buvant de l'eau du robinet peut-être, mais j'espère que ça va s'arrêter à un moment...
Concept plus ou moins maîtrisé d'une série à une autre : le prénom interdit. Alors que nous sommes à, pour arrondir, un mois du lancement des festivités de la rentrée (pilotes à foison, changements de cast dans les séries déjà lancées...), le problème va se poser du prénom interdit, avec, fatalement, quelques loupés en la matière.
Ah, alors : qu'est-ce que c'est que cette fameuse histoire de prénom interdit ? Le Petit Téléphage Illustré nous dit, page 236, édition 2008 :
Prénom interdit : prénom utilisé pour un personnage nouveau, mais qui a déjà été porté par un personnage majeur de l'histoire de la téléphagie par le passé.
Comme toujours, Le Petit Téléphage Illustré vole au secours de l'éducation des masses.
Pour vous en donner un criant exemple : l'année dernière, la palme du prénom interdit est revenue à Veronica de Better Off Ted. A l'effet : "hein ? Veroni-... ah, celle-là !" propre au prénom interdit, s'ajoutait le second effet Kiss Cool, qui fait qu'on associe le prénom à un type de personnage, ici, la blonde cynique.
Avouez que ça va être dur à battre en cette nouvelle saison, tant le syndrome est merveilleusement illustré par le présent exemple.
Certains personnages dotés d'un nom hors du commun sont d'emblée hors de danger : Josiah, Angus, et autres Fox, sont relativement à l'abri, sauf à vouloir explicitement leur rendre hommage (j'ai par exemple des soupçons sur la ressemblance entre Buffy et Sookie).
Il y a aussi les petits flemmards qui ont d'emblée déclaré forfait, et
qui optent pour un classique John, Mike ou encore Tom. Cette guerre
n'est pas leur guerre, ils ont déjà rendu les armes.
Entre ces deux extrêmes, il y a tout le reste. Les prénoms qu'on espère avoir utilisés avant tout le monde, ou au moins, qui n'auraient pas été utilisés par un personnage marquant ces dernières années ; à cet égard, l'exemple Veronica est criant parce que quand Veronica Mars a déboulé, plus personne ne pensait aux Dessous de Veronica, alors qu'à son arrivée, la Veronica de Better Off Ted débarquait dans un univers où les téléphages pensaient encore à Veronica Mars, et même à l'éventuelle résurrection de cette série en film ; là se trouve la faute qui a fait basculer Better Off Ted dans l'univers parallèle du prénom interdit.
Chaque saison, il faut rivaliser de ruse et renouveler son abonnement auprès du Guide des Prénoms des éditions Atlas pour trouver, miracle, un prénom qui sorte un peu de l'ordinaire, et garantisse d'être protégé du fameux danger du prénom interdit.
Parce que le problème du prénom interdit, c'est qu'il refuse au personnage d'avoir son identité propre, parce qu'il rappelle trop celle d'un autre. Qu'y a-t-il dans un nom ? Tout le personnage, condensé en quelques lettres évocatrices. Et sur ce simple nom repose tout l'affect que le spectateur a placé dans un personnage qui lui est antérieur, et bloque le principe-même sur lequel le succès d'une série se construit : l'attachement. C'est un peu comme quand votre nouveau mec s'appelle comme votre ex, ça ne peut pas se faire sans aléas...
A la rentrée, nous aurons évidemment notre lot annuel de John, Mike, Tom et toute la clique. Et puis il y aura ceux qui auront pris le risque de braver le prénom interdit. Pour un nouveau personnage, c'est un défi en soi, même s'il semble relever du détail.
A plus forte raison parce que chaque spectateur a sa propre liste, toute personnelle, de prénoms interdits. Pour moi, il ne peut y avoir qu'une Fran, qu'une Reba, qu'une Roseanne, et d'ailleurs une seule Dana, aussi. Alors que de toute évidence il en a forcément existé d'autres que celles auxquelles je pense. Ces personnages qu'on peut se permettre de nommer uniquement par leur prénom, participent à la malédiction du prénom interdit.
Tremblez, scénaristes ! Le jour du jugement premier n'est plus très loin...
Il n'y a pas grand'chose qui m'énerve autant que les "c'était mieux avant". Ah, si, je sais : les "c'est mieux maintenant".
L'un comme l'autre sont profondément invalides à mes yeux. Et, comme je dis à mon chat lorsqu'il me harcèle alors qu'il reste des croquettes dans la gamelle : "argument non-recevable". C'est rien que des conneries, tout ça (pardon my French).
Il n'y a pas de raison qu'une décennie soit meilleure qu'une autre, la seule chose qui a changé, c'est l'attention portée aux fictions télé, en général comme en particulier (et encore, ça dépend des fictions de quel pays on parle). Vous aviez quel âge lorsque vous êtes réellement devenu téléphage ? C'est la condition de tout.
Ce n'était ni mieux ni pire, avant. Exactement comme aujourd'hui, il y avait de bonnes choses, et de moins bonnes. Je ne m'érige pas en experte, mais j'ai la chance d'être suffisamment curieuse pour comparer, au moins à mon échelle.
Depuis des mois et des mois, je vous parle de séries quasiment néanderthalienne, genre Three's company, Gilligan's Island ou The White Shadow. Je n'en ai pas parlé faute de temps mais j'ai aussi eu l'occasion de tester les pilotes de That Girl, Land of the Lost, ou encore I Dream of Jeannie. Du noir et blanc, du papier peint marronnasse, et tout ce qui s'ensuit. On a aussi effleuré d'autres séries anciennes via le jeu des génériques, dont j'ai tenté une bonne partie des pilotes, comme Police Woman, Logan's Run ou Honey West. J'en oublie forcément.
Et dans tout cela, il y avait du bon (je continue de suivre Three's company avec plaisir, lorsque mon emploi du temps téléphagique me le permet), du moins bon mais pas catastrophique (That Girl) et du déplorablement barbant (Quincy). de la même façon que cette saison passée nous aura apporté aussi bien Nurse Jackie, Better Off Ted... que Roommates. Du bon comme du mauvais. On pourrait aussi dire qu'il y en a pour tous les goûts, si on voulait faire dans le politiquement correct.
Alors pourquoi comparer des époques ? (fussent-elles séparées d'une seule décennie, parfois... car les plus passéistes d'entre nous ne sont pas forcément ceux qu'on croit)
C'est vrai que de décennie en décennie, et ça me semble difficile à nier, la télévision a évolué, sur la forme, le fond, l'industrie, les moyens, la promo, la reconnaissance publique, et tout le reste. Stylistiquement et esthétiquement, on peut au premier coup d'oeil reconnaître l'époque d'une série (bon, à l'année près, je ne peux pas, cela dit).
Mais scénaristiquement ?
L'histoire et le propos du Prisonnier n'ont pas vieilli (j'attends de voir le remake avant de m'avancer jusqu'à dire qu'il n'était pas nécessaire, cependant). L'humour de Three's a company fonctionne toujours. Le personnage de That Girl est aussi vif et charmant qu'à son apparition.
Sitôt qu'on fait abstraction de ce qui marque l'âge des séries, on s'aperçoit qu'un grand nombre d'entre elles sont intemporelles... Et elles n'ont pas besoin d'être aussi travaillées et/ou conceptuelles que Le Prisonnier pour toujours émouvoir ou interroger le spectateur qui leur donne leur chance.
Alors, bon. Si vous avez envie de dire que "c'était mieux avant" ou "c'est mieux maintenant", c'est votre droit le plus strict. On est sur internet, dans un pays libre (pour l'instant ?), vous faites comme vous voulez.
Mais pas ici.
Les plus bornés d'entre vous sont priés de prendre la porte... ou, s'ils consentent à un effort, à visiter les posts relatifs aux séries citées dans ce post, pour commencer.
Ah, la magie des tags...
La meilleure news de la semaine (ça compense presque l'annulation de Life... juste presque), c'est cet espoir merveilleux : de spin-off de Gossip Girl, il n'y aura peut-être point. Parce qu'il y a quand même un semblant de justice en ce bas-monde, voyez-vous.
Certes, rien n'est officiel à ce stade. Mais quand une rumeur rampe comme ça, en de multiples endroits (ici, ici...), surtout en ces temps troublés où personne n'est à l'abri, et où les investissements se font centime par centime, on n'a pas trop besoin de se poser de questions. Seules les audiences de l'épisode flashback de Gossip Girl devraient servir de confirmation, à ce stade. Si elles n'accomplissent aucun miracle, on sera fixés et je sortirai définitivement mes banderoles "victoire sur la médiocrité" que j'avais soigneusement pliées et rangées dans un tiroir depuis l'annonce de la suppression de Roommates. 'Faut pas jeter, ça peut toujours resservir ; la preuve.
Normalement, je suis du genre à ne pas me réjouir de la mort d'un pilote, surtout avant même qu'il ne voie le jour. M'enfin là, vous admettrez que les circonstances s'y prêtent. Franchement, quand on voit le navet qu'est Gossip Girl, qui figure parmi les plus pathétiques teenageries qu'il m'ait été donné de voir ces dernières années (ex-aequo avec 90210, cela dit, mais pas exactement pour les mêmes raisons), on ne peut qu'avoir le sourire.
D'ailleurs, à l'instar de l'exécution de Roommates dont je parlais plus haut, ces nouvelles sont particulièrement prometteuses : si, en réalité, peu de projets sont réellement originaux et enthousiasmants à l'heure actuelle, au moins, la survie de concepts affligeants est limitée par écrémage. Certes on a une impression d'hécatombe, mais ce n'est qu'une version un peu plus sophistiquée de l'élimination des déchets par voie naturelle. Ne vous inquiétez pas, bonnes gens !
Car la conclusion que je tire de telles décisions, c'est que, même si la saison prochaine ne parvient pas à être meilleure que celle-ci avec son lot d'annulations et de nouveautés fadasses (et le business télévisuel c'est comme tout, il y a des bas et des hauts, les uns succèdent aux autres), au moins elle ne saurait être pire. Consolons-nous de cela en attendant un retour à la normale : les affaires finiront bien par reprendre à un moment, et ce n'est qu'un mauvais moment à passer ! Et voyez, déjà, il y a un peu de lumière au bout du tunnel.
Alors, vu la tournure que prennent les choses, je suis prête à sacrifier un Better Off Ted (hélas hélas, c'est mal barré), si ça nous garantit de n'avoir jamais à voir le spin-off de Gossip Girl. Quoi ? Ça n'a rien à voir ? L'un ne garantit pas l'autre ? Ah, bon, mais, je pensais que ça marchait comme les rituels païens, moi : un sacrifice en échange d'une faveur divine... Zut.
Enfin bon, surveillons la chose, il se pourrait bien qu'on sabre le champagne bientôt.
Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche... ha ha ha, il n'y aura jamais de fiche !