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battlestar galactica
29 mars 2010

Ascendant Caprica

Il est de notoriété publique que mon truc, c'est plutôt de parler de pilotes. D'abord à titre personnel, c'est une question de goût, puisque je suis pilotovore et ne m'en suis jamais cachée. Mais il me semble aussi que, ma démarche n'a jamais été de vous abreuver de reviews épisode par épisode (de toutes façons, si vous voulez lire un avis sur le dernier Desperate Housewives ou l'ultime saison de Lost, les adresses ne manquent pas), mais surtout de partager mon goût pour la curiosité téléphagique.
Et même si, au fil de mes visionnages, je partage bien volontiers quelques réflexions sur des épisodes plus tardifs, et si récemment j'ai lancé la rubrique To be continued... qui revient sur toute une saison (principalement parce que j'ai développé une certaine phobie de l'annulation due à une crise téléphagique), il est quand même assez rare que je vous fasse un post rédigé couvrant l'intégralité d'une saison. Fût-elle courte.

Pourtant c'est bien ce que je m'apprête à faire aujourd'hui à propos de Caprica.

Un petit mot sur "l'avant-Caprica" pour expliquer l'apparition de ce post atypique. Il faut pour cela remonter à Battlestar Galactica, série que j'adore et dont pourtant je n'ai toujours pas vu la dernière saison, vu que j'attends que ma frangine ait du temps pour la regarder et que je lui ai promis que je l'attendrais (peste, à l'époque elle s'est bien gardé de me dire que j'en avais pour plusieurs mois à faire le pied de grue). Alors, quand le pilote est sorti, je craignais un peu de m'y atteler ; le principe du prequel, c'est quand même bien de glisser tout un tas de sous-entendus sur l'univers qu'on connait déjà, mais n'ayant pas vu la fin de BSG, je risquais de ne pas saisir toutes les allusions et ça me contrariait beaucoup. Je bavais devant les affiches (qui auraient pu figurer dans ce post tant elles me semblaient alléchantes), mais je rongeais mon frein. Et pressais ma sœur pour accélérer le mouvement...

Plusieurs personnes m'ont toutefois assuré que je ne risquais pas grand'chose (sous-entendu : Caprica c'est vraiment bidon, ne crains pas une complication qui n'existerait que dans tes fantasmes de fan), alors me voilà à me lancer, tardivement mais qu'importe, dans la série, me disant qu'on peut difficilement imaginer moment plus idéal pour ce faire que le weekend pendant lequel SyFy programme une intégrale de la série pour gonfler les audiences du tout dernier épisode diffusé cette saison, sachant que pour la suite, il faudra maintenant attendre septembre.

Caprica, me voilà donc ! Ah, comme j'aime déjà ton look rétro des années 50 ! Comme ton personnage principal (middle-aged, roux...) me séduit par avance ! Et comme ton thème semble électrisant !

Caprica_PecheOriginel
Caprica ou le péché originel ? Miam !

Le pilote a pourtant de quoi surprendre. S'ouvrant sur une ambiance de teenagerie tape à l'œil (le club, le petit groupe de lycéens qui semble vouloir accomplir quelque chose de grand alors qu'ils sont... lycéens, les parents qui ne comprennent rien à rien), on a l'impression que Caprica a misé avant tout sur un rajeunissement de son public-cible. Impression qu'évidemment, l'attentat et les problématiques autour du deuil vont atténuer, mais quand même.

Le pilote offre aussi une très exaltante lecture des problèmes que pose la robotique (j'ai dans l'idée que si le Dr Daniel Graystone avait pu lire Asimov, on n'en serait pas là...). La question que pose la seconde moitié du pilote, sur la possibilité de ramener les êtres disparus par le biais de la technologie, est captivante ; elle est parfaitement mise en lumière par un dialogue entre Graystone et Adama pointant du doigt la bascule morale que le scientifique exécute sous le coup de la douleur (et peut-être aussi de l'avidité) :
"It's not natural ! No, it's wrong... it's an abomination !
- Well, define natural... These glasses help me to see, artificial limbs and organs help millions to live. You'd hardly call those aids natural, but I doubt you'd call them abominations.
- It's not what I mean and you know it.
- Ah... Huh-uh. You mean : "only the Gods have power over death". Well I reject that notion. I REJECT THAT NOTION ! And I'm guessing that you don't put too much stock in those ideas either. We have a chance to have our daughters back."
Cet échange pose les bases d'un vrai dilemme éthique qu'on était en droit d'attendre et de voir exploré dans la série. La confrontation de ces deux hommes qui, à partir des mêmes constatations, tirent des conclusions différentes sur le sens à donner leur à deuil, et donc à leur vie, n'était qu'une façon d'expliciter ce dilemme.

Ça, c'est le pilote. Un pilote souffrant encore de quelques défauts, mais dont on pouvait penser qu'ils disparaitraient. C'est pas comme si on avait affaire à des amateurs, non plus !

Mais au fur et à mesure que la série avance, ces questionnements sont balayés rapidement, voire carrément ignorés. Pas oubliés. Ignorés.
On peut pardonner à une série quand elle oublie d'emprunter un thème qu'elle avait commencé à raconter, c'est une erreur compréhensible, une étourderie qui peut coûter cher mais qui est humaine... mais le faire exprès alors qu'on a construit une grande partie du pilote dessus, non, ça ne se pardonne pas comme ça.

Les problématiques posées par le pilote sont vite laissés en stase totale. L'enfermement de Zoe dans le corps Cylon ? Une idée tordue mais qui pouvait donner quelque chose de bien. A travers ses trois identités (à partir de deux ou trois épisodes, le terme "trinité" s'est bien gardé d'être évoqué dans les résumés, ne parlons même pas dans les épisodes eux-mêmes), Zoe/U87 aurait pu explorer son humanité : une machine capable de ressentir des choses ? Voilà une thème de science-fiction intéressant et digne de la franchise BSG ! Mais au lieu de ça, Zoe va passer le plus clair de son temps à regarder tout ce qui se passe dans le labo avec un air constipé et les mains sur les hanches. Ne blâmons pas Alessandra Toressani pour cela, car dans les rares scènes où elle a la possibilité de s'exprimer, elle dresse le portrait d'une adolescente intelligente mais immature, vive et presqu'attachante. La faute en revient bel et bien au scénario qui, après avoir joué avec l'idée qu'on pourrait mettre l'avatar de la fille du Dr Moreau dans la créature mécanique créée par ce même savant, s'en désintéresse complètement, laissant la réalisation jouer avec les différents effets permettant de dire que Zoe est dans le corps de U87. Une fois. Deux fois. Trois fois. Cinquante fois par épisode s'il le faut.

Pendant ce temps, le monde virtuel qui au départ devait regrouper ce que l'humanité a de plus tordu et subversif, devient une autre façon de créer une cafète de sitcom pour que les personnages adolescents puissent se retrouver et s'exprimer loin de la censure parentale. Club hyper chic à la faune lookée, et progressivement, cadre plus calme (VIP room puis décors naturels), il pourrait avoir une signification dans la quête des personnages qui le fréquentent, mais y échoue lamentablement parce qu'il est sous exploité.
New Cap City, certainement l'endroit le plus sexy de toute la série par son univers extrêmement stylisé, ne s'en tire pas mieux. Comment cet appendice du V-world, censé représenter un jeu sans pitié, devient un trou béant scénaristique, je ne me l'expliquerai jamais. Voilà bien une intrigue qui ne mène à strictement rien. Elle ne définit ni les personnages qui y circulent, ni une thématique solide autour de laquelle la série pourrait prendre du sens.

Sur le plan de la religion (question centrale de la franchise s'il en est !), Caprica semble là aussi s'empêtrer dans les thèmes qu'elle a pourtant elle-même soulevés. On ne lui avait pourtant rien demandé ! Cette thématique lourde aurait pu être développée ultérieurement, en parallèle des progrès autour de la technologie Cylon (pour la défense des auteurs, il faut bien admettre que ladite technologie ne fait pas le moindre progrès à partir de la fin du pilote et ce, jusqu'au 9e épisode !), mais non, nous voilà dés le départ avec une chère sœur dans les bras, présentée comme forcément dangereuse car ayant de l'influence sur des adolescents, suivie de tout un mouvement monothéiste dont on a du mal à comprendre en quoi il est si minoritaire puisque plus la série avance, plus le nombre de personnages polythéistes se trouve en infériorité numérique. Et vas-y que je te brode sur la hiérarchie du STO, que je te rajoute une faction qui s'oppose à la bonne sœur (qui du coup n'est plus ni gentille, ni méchante, ni trouble, juste complètement lourdingue), tout ce petit monde se met des bâtons dans les roues et on en oublie ce qu'ils veulent, au juste. Sentiment désolant que de voir cet aspect s'évaporer à mesure que la saison progresse. Mais enfin Caprica, tu voulais parler de religion, d'extrémisme, d'endoctrinement... vas-y, fonce !

En fait, plus la série progresse, plus on a le sentiment que Caprica a deux type d'intrigues :
- celles qu'on développe parce qu'on a quelque chose à en dire, mais alors, ouh là, très, très lentement
- celles qu'on développe parce qu'on le peut, et croyez-moi on va délayer au maaaaaximum
Dans cette deuxième catégorie, on trouve des éléments qui semblent plus relever du plaisir des scénaristes que d'un réel fil rouge faisant partie du puzzle.

Et les scénaristes ont, c'est vrai, un univers à mettre en place. Tâche d'autant plus ardue qu'il faut à la fois que cet univers soit cohérent en lui-même, mais qu'en plus il s'inscrive dans la mythologie de Battlestar Galactica au détail près (parce que les fans connaissent toujours mieux la série que ceux qui l'écrivent, et qu'ils ne loupent aucune incohérence même mineure). Les intrigues du second type sont là pour étoffer cet univers, lui donner à la fois de la profondeur et insinuer qu'on y trouve des éléments constitutifs de la mythologie de la franchise. Mais le monde ainsi créé est si dense, et si attirant, que les scénaristes s'y perdent au lieu d'admettre que, bon, on va se contenter de ce qu'on en a déjà dit, et maintenant, on va essayer d'en tirer partie pour nos intrigues.

Mais voilà, le problème de Caprica, c'est ce phénomène de plus en plus courant et bordélique qui touche la télévision américaine, et conduit de nombreuses séries à être coupées en deux. Et qui a conduit à la création des posts To be continued..., alors attendez-vous à en trouver un dans quelques mois pour la série.
C'est un phénomène qui complique la vie des scénaristes qui travaillent sur des séries avec des arcs, parce qu'il faut en fait bâtir la série comme si elle avait deux saisons, une de 9 épisodes et une de 11 autres dans le cas qui nous préoccupe, au lieu de considérer que c'est une saison d'un seul tenant. Le cliffhanger de l'épisode 9 exprime bien ce problème, et en fait, tous les épisodes avant lui se heurtent à la difficulté d'installer un univers complexe tout en n'ayant pas tout dit dés le début. C'est un dilemme qui vaut bien celui de la robotique, et je le comprends.

Pourtant, voilà la vérité : entre le début et la fin de cette mini-saison, les personnages de Zoe, Daniel et Tamara n'ont pas avancé d'un iota ; Joseph, Amanda et Lacy expérimentent une descente aux enfers précipitée et assez peu cohérente qui relèvent uniquement du character development et pas du tout de la progression des intrigues ; sœur Clarice a prouvé son inutilité en tant que personnage dangereux pour l'équilibre des personnages principaux, supplantée par Vergis et Barnabus. La question de l'enquête terroriste est complètement passée au placard, conduisant à la disparition de l'agent Durham qui avait pourtant du potentiel.

Caprica_Entame
Jeune fille, maintenant que tu as entamé cette pomme, tu vas me faire le plaisir de la finir !

 C'est donc un travail très inégal, ne remplissant pas [encore] toutes ses promesses, et jouant un peu trop avec ses effets spéciaux, qu'offre cette première partie de saison. On y trouve des thèmes captivants, de bonnes questions, des personnages intéressants, mais il faut vraisemblablement une patience de bénédictin pour y trouver son compte, notamment quant à la stimulation intellectuelle qu'on est en droit d'en attendre.

Oh, c'est prometteur, certes. Mais "prometteur" est un terme que je préfère réserver à un pilote, pas à 7h30 de programme.
Puis-je suggérer qu'à l'automne, on fasse un peu moins joujou avec le potentiel de l'univers (et le potentiel des ordinateurs en post-prod), et qu'on s'attaque au nerf de la guerre ? Sinon, faudra pas venir se plaindre.

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Caprica de SeriesLive.

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20 janvier 2010

La première camisole de l'année, ça se fête !

Aussi difficile que ce soit à croire, et je sais combien vous allez tomber des nues... la rubrique Tell Me You Google Me n'avait pas vu la lumière depuis janvier 2009. Et personne ne me dit rien ? Mais si on ne peut même plus compter sur son lectorat pour se faire tirer les oreilles, on ne peut plus compter sur rien !!!
M'bref.
Voilà donc le palmarès depuis le début de l'année...

- Dorama Powa !
Eh bah je vais vous dire, ça fait plaisir. Enfin en tous cas l'intention y est, et c'est déjà pas mal. Parmi les requêtes, on note (et j'irai jusqu'à dire que c'est proportionnel avec l'augmentation de posts dans ce sens ces derniers mois) pas mal de demandes portant sur des séries japonaises. Sauf que ça ne pouvait évidemment pas se faire sans casse...
city hall drama (ça commence à dater, mais soit)
futatsu no spica (c'est marrant, c'est avec cette série pourtant moyenne que tout a recommencé pour moi cet été)
Akakabu Kenji Kyoto-hen drama (je vois qu'il y en a qui sont renseignés)
-Ichi rittoru no namida (le signe moins a probablement un sens qui m'échappe)
real clothes drama spoiler (c'est pas pour l'épaisseur de l'intrigue que vous risquez grand'chose)
Majisuka Gakuen (les fans des AKB48 sortent du bois)
serie like Shimokita glory days (ah pardon, en fait je voulais le mettre dans le paragraphe suivant)

- The internet is for porn
...Enfin, c'est en tous cas ce que bien des internautes semblent croire. Les hormones démangent en toutes saisons, et la meilleure preuve en est le défilé de recherches suivantes :
sm femme offerte au chien (voilà, merci, maintenant il ne me reste plus qu'à me pendre)
teens voyeurs (on est à la limite de la légalité, là)
extrai de scene de nue integrale au cinema (c'est ça oui, faisons mine de croire que c'est pour se documenter sur le cinéma)
cougars suceuses (je me méfierais quand même des dents à votre place, les félins on ne peut jamais prédire ce qu'ils vont faire...)
déesse fait un strip-tease (désolée, le vigile à l'entrée du Mont Olympe trouve que vous n'avez pas suivi le dress code : toge et pouvoirs mythologiques de rigueur)
stop célibat (un nouveau panneau routier ?)
miley cirus nus. (déjà qu'il ne reste pas grand'chose à l'imagination...)

- Ils sont parmi nous, ils sont téléphages, et ils ont un plan
Là, enfin, ça fait sens. On parle séries. Je me sens plus en confiance. D'accord, ce ne sont pas forcément les séries pour lesquelles on trouve beaucoup de posts (mais plutôt quelques tags, glissés comme ça, dans la conversation), mais enfin, bon, quand même, il y a un net progrès.
quels series de vampire regarder ? (sans déc', c'est à moi que vous l'demandez ?)
M6 diffuse rome (il n'est pas interdit de rêver)
lincoln heights sitcom (moi aussi j'ai mis beaucoup de temps à comprendre ce qu'était un sitcom, l'héritage AB Prod sans doute)
regarder vampire diaries (non, non)
maison superbe galactica caprica (ah oui, je vois tout-à-fait de laquelle vous parlez, et si vous connaissez un agent immobilier...)
est-ce que albert ingalls est mort de sa leucémie (le doute subsiste, à vous d'en décider selon votre degré de sadisme)
la serie ou un homme peut faire revenir les morts (hélas, l'homme ne peut pas faire revenir la série d'entre les morts)
qui a composé le générique de the mentalist (oh, de l'humour, j'aime !!!)

- On ne sait toujours pas si on habite dans la même dimension...
Nan, mais vraiment. L'idée même de faire ce genre de requêtes apparait comme tirée d'une série de science-fiction, pour moi. Quels sont les êtres qui ont ce genre de préoccupations, et qui cherchent sur Google la réponse à leurs questions les plus tordues ? Pire encore, pourquoi les moteurs de recherche les dirigent-ils sur moi, ces aliens ?!
surcils ideal homme (ce n'est pas l'épaisseur des sourcils qui compte etc...)
Je veux parler icarly (parler français serait pas mal pour commencer)
you gougle (infirmièèèèèèère !!!)
filme beite maloone (on lui dira, on lui dira)
je vous avouerai (le suspense de cette requête est in-sou-te-na-bleuh)
un homme dit je vais finir par tomber amoureux (j'aime bien la façon que cette formulation a de sonner comme une menace)
jeu virtuelle de deviner a lequel je pense (double challenge parce qu'il faut aussi comprendre l'intitulé)

Eh beh punaise, quand on voit ce qu'on voit, et qu'on lit ce qu'on lit, on se dit qu'on aurait pu être mentalement bien plus atteint.

Allez, pour la route, le Top Cagoule de la première quinzaine de janvier, avec les requêtes portant sur le téléch-... ahem, l'achat légal de DVD. Mais si.
- La Famille Green
- Hero Corp
- Wolf Lake
- The War Next Door
La plupart font quand même plaisir, je trouve. Et pour The War Next Door, sachez que je suis totalement d'accord, l'absence de... DVD pour cette série relève du crime contre l'humanité.

17 novembre 2009

Veni, Vidi, Vitii

Entre mon obsession asiatique et mes journées à rallonge, j'ai tout de même fait de la place, ce dimanche, pour le pilote de V (que dans les tags, pour des raisons pratiques, je qualifierai de New Gen). Il faut dire que si à mes yeux la rentrée s'est finie il y a quelques semaines, j'attendais plus ou moins cette nouveauté. Son arrivée en novembre lui a permis, il est vrai, de ne pas être noyée dans le flot de pilotes cet automne. Elle m'a aussi demandé beaucoup plus d'efforts que pour les autres séries puisque, cette saison, je me suis juré de ne céder à l'appel d'aucun trailer, aucune news sur le contenu.

Tout ce que je savais, c'était qu'on y trouverait Morena Baccarin, plus amaigrie que jamais, et qu'il n'était pas question, hélas, de reprendre le thème de la Seconde Guerre Mondiale.

Un thème qui pour moi est l'essence-même de V, sa raison d'être. Il semblait absurde de vider la série de son sens pour la rendre plus actuelle. Rien n'est plus actuel que les problématiques liées à la résistance, la collaboration, l'holocauste. Ce sont des sujets qu'on ne devrait jamais juger être passés d'actualité. C'était même l'un des enseignements de la série originale, j'ai encore en mémoire le regard de ce vieil homme, dans le pilote, qui regardait débarquer les Visiteurs l'air de vouloir hurler "j'ai vu tout ça, je l'ai déjà vu, n'oubliez jamais". V était une série contre l'oubli, qui s'adressait à la première génération qui n'avait pas connu la Seconde Guerre Mondiale, et qui avait besoin de leçons de ce genre. V portait la marque du souvenir, pas de l'actualité. V portait aussi un passé lourd de nostalgie téléphagique, comme pour beaucoup de nous je crois, et pour moi, c'était le souvenir d'une série regardée avec ma mère, m'expliquant les références historiques, les parallèles avec l'Histoire et l'histoire, celle d'un continent et celle de ma famille. Et renier tout ça, ce me semblait être, en amont de mon visionnage, une trahison insurmontable.

Et pourtant, au fil du pilote, je dois reconnaître que la mythologie lézard s'est parfaitement accordée aux problématiques sur le terrorisme. J'ai été la première surprise de la façon dont les éléments de V se sont bien incorporés dans ceux de V (New Gen), et je me suis dit que finalement, le message de cette nouvelle série pouvait être intéressant aussi.

uniVersality

Mais à l'instar de Flash Forward, ce que je vois en potentiel reste justement purement potentiel. On se dit que ça peut donner quelque chose de bien... plus tard. Mais que pour le moment, même si on trouve que c'est probant, le pilote peine à convaincre de façon immédiate.

Il ne manquait ni Marc Singer et son faciès simiesque, ni Julie et sa belle voix toute en panache et en rigueur, ni Diana et sa permanente insolente... Ce n'était pas lié à un manque mais à une impression d'absence. Il manquait du charisme à la démonstration. La nouvelle cuvée de V n'a pas l'ambition d'utiliser la science-fiction pour ce qu'elle devrait toujours être, une métaphore. Elle cherche seulement à divertir sans fâcher les fans et sans être trop bête. Elle construit sa trame avec une certaine dextérité mais sans âme. Oui, il manque une âme à ce V.

C'est encore plus criant au deuxième épisode. En fait cet épisode semble être la seconde partie du premier, il est dans son ombre, dans son sillon, dans ses jupes, car il est toujours dans l'installation ; l'installation de problématiques et de dynamiques : avec qui s'allier et à qui s'opposer, comment lutter et comment collaborer, qui chercher et qui fuir. V se lance alors dans une démarche très proche de celle de Flash Forward, une quête héroïque, une suspicion permanente, des dissimulations. Mais le sens disparait chaque fois que la série avance dans la création de sa mythologie propre. Les intrigues se créent (le passé du lézard traitre à sa cause, l'ambivalence du fils de l'héroïne, la servilité seulement apparente du journaliste ambitieux) mais le message s'estompe au fur et à mesure. V devient une série parmi tant d'autres au lieu de briller par l'intelligence de son propos, la finesse de son analyse, la pertinence de ses comparaisons.

Ce n'est pas un renouvellement moderne qui nous est proposé, mais juste une attraction grand public autour d'une franchise connue, et tellement pratique pour décliner des intrigues conspirationnistes si désespérément en vogue sur ABC. N'est pas Battlestar Galactica qui veut.

Pourtant j'ai envie d'y croire encore un peu. J'ai fait beaucoup d'efforts pour ne pas laisser monter la sauce depuis l'annonce, ferme et définitive, enfin, de ce remake. Mais force est de constater que l'attachement à la série d'origine est si fort, que j'ai envie de persister. Je le ferai. Quand j'aurai du temps pour cela. Sans me presser.
Mais je ne fonde qu'un espoir très modéré dans ce V qui dépouille le mythe. Je suis venu, j'ai vu, j'ai vicié.

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche V de SeriesLive.

28 septembre 2009

Pilote automatique

Sacrée journée que celle d'hier ! Huit pilotes en moins de 24h (avec les posts qui font bien comme vous pouvez le voir dans la colonne de droite), ça fait un bien fou ! Je devrais faire ça plus souvent. Finalement, ce n'est pas une si mauvaise idée que de regarder tous les pilotes de la semaine passée en une seule journée... bon, quand je dis "tous", on se comprend. Tant que faire se peut, quoi. Par exemple à mon grand regret, je n'ai pas eu le temps pour Flash Forward (et plus j'attends, plus je crains d'être déçue, alors que si je m'étais lancée sans attendre...). Mais quand même, l'expérience sera à renouveler dans un futur que j'espère proche.

Pour une pilotovore telle que moi, ce genre de journée, c'est évidemment le pied. Mais d'ailleurs, saviez-vous qu'en plus de dévorer des pilotes de série le matin au petit déjeuner (dans un bol de lait), il m'arrive fréquemment d'en revoir certains, juste pour le plaisir ? Car il y a quelques années, j'ai découvert qu'un pilote a la particularité d'être non seulement une délectable initiation à un nouvel univers de fiction, mais aussi, ensuite, d'être un épisode savoureux à regarder avec du recul, une fois qu'on a vu tout ou partie de la série.

Alors du coup, je me suis amusée à faire un top des pilotes que j'ai regardés volontairement le plus de fois. J'insiste sur le volontairement, parce que je ne compte pas ceux sur lesquels je suis tombée par hasard. Non, ceux que j'ai fait exprès de regarder, encore et encore, à l'aide de rediffusions, de DVD ou autres... Et évidemment, je parle de pilotes seuls, et pas de pilotes vus dans le cadre d'une intégrale.

1 - Une Nounou d'Enfer - 8 fois
Oh, au moins. Les rediffusions de Hem6 aident bien, c'est sûr, mais à chaque fois je me remets devant de bonne grâce (et avant le coffret DVD, j'enregistrais chaque fois que je regardais). Pourtant, a contrario de la plupart des autres épisodes, la première saison et plus encore le pilote ont énormément vieilli. Mais ce serait contre nature que de refuser ces retrouvailles.

2 - SPACE 2063 - 4 fois
Je sais, le nombre est étonnamment bas. Il faut dire que le pilote est tout de même double, ce qui décourage un peu. Qui plus est, avec cette série, mon régal est aussi de prendre pour cible de mes rediffusions plutôt un épisode ultérieur, genre Reste chez les morts, ou Très chère Terre. Ou Qui pilote les oiseaux. Ou Poussière d'étoiles. Ou... oh, il y a tellement, des épisodes préférés, dans cette série. Une bonne vingtaine, je dirais.

3 - A la Maison Blanche - 4 fois
En plus de regarder la série avec attention, je m'en suis aussi servie pour mes expériences de contagion intensive sur deux personnes. Et comme je suis un agent bactériologique consciencieux, j'ai regardé ce pilote avec elles. D'ailleurs cycliquement, je me dis que je me referais bien une intégrale, et puis le temps manque... mais il est très possible qu'à la faveur d'un peu de temps libre, ce pilote monte dans le classement.

4 - Battlestar Galactica - 3 fois
Si la toute première fois, un acte complètement non-prémédité, est un très grand souvenir de téléphagie, les deux suivantes, placées sous le signe de la contagion, ont été marquantes également. Il est assez excitant de regarder un tel pilote avec quelqu'un qui le découvre, et l'animation se fait alors aussi bien à l'écran que sur le visage du cobaye.

5 - Oz - 3 fois
Je lis sur votre visage l'expression qu'ont les lecteurs qui se disent "ouais, et quoi de neuf sinon ?". C'est vrai que pour le moment ce petit classement n'étonnera pas grand monde ; les vraies surprises viendront plus tard dans le classement. Il n'est en effet pas très étonnant qu'on trouve l'un de mes classiques après... quatre autres de mes classiques.

6 - Pushing Daisies - 3 fois
Shocker ! L'auriez-vous imaginé ? Je suis même étonnée que ce chiffre soit si modeste. Mais dans quelques années, il y a fort à parier que ce pilote aura grimpé, peut-être même allant jusqu'à atteindre la deuxième place de ce classement. Après tout, n'oublions pas que la blessure est encore fraîche.

7 - Le Cœur a ses Raisons - 3 fois
Eh oui ! C'est assez étonnant de trouver cette série ici, quand j'en parle peu par ailleurs. Mais quand je l'ai découverte, il y a eu pour cette série quelques semaines d'ivresse pendant lesquelles je me suis enfilé les deux premières saisons. Une de ces périodes de fringale mono-obsessionnelle dont je me suis fait une spécialité, et qui devient même dangereuse pour mon entourage, qui se voit harcelé : "tu devrais regarder ce pilote, tu devrais regarder ce pilote, tu devrais regarder ce pilote !". Jusqu'à ce que, de guerre lasse, ils regardent effectivement ce pilote avec moi, ce qui a invariablement pour effet d'aboutir à la conclusion suivante : "ouais, bon, c'est pas mal... mais pas autant que tu me l'avais laissé pensé". Fallait pas insister.

8 - Reba - 3 fois
Même syndrome, mêmes conséquences. Après avoir vu le pilote (et ce qui a suivi) deux fois à environ un an et demi d'intervalle, j'ai entrepris de faire découvrir le pilote à ma soeur qui, c'est le moins qu'on puisse dire, s'est montré assez tiède au sortir du visionnage. C'est vrai que l'accent texan, je le reconnais, c'est pas à la portée de tout le monde. Moi-même au début j'avais du mal d'ailleurs. Mais bon, ça n'a pas trop bien marché. A part pour moi qui, du coup, ai regardé le pilote une troisième fois.

9 - Pretty Handsome - 2 fois
Ah, là on commence à discuter ! Pour un pilote qui a, grosso-modo, un an, la performance est pas mal dans le genre. Rétrospectivement, il m'apparait comme évident que cette série aurait figuré en bonne place dans mon classement perso si elle avait été achetée. Ah, imaginer que pendant une saison, j'aurais pu me délecter de Pushing Daisies et de Pretty Handsome en même temps, ça me donne des frissons... Avec ces deux mamelles téléphagiques, j'aurais été une téléphage repue.

10 - True Blood - 2 fois
Comme quoi il n'y a vraiment pas que les séries que j'adore qui ont les honneurs de rediffusions de pilote. En l'occurrence, c'est vrai que je comptabilise le preair du pilote comme 1 fois, et le pilote définitif comme une 2e fois, ce qui nuance quelque peu le propos, mais quand même. Je veux dire que, franchement : qui s'attendait à ce qu'on trouve une série avec des vampires dans le top des épisodes que je regarde le plus souvent, et de mon plein gré ? N'est-ce pas. Bon, une troisième fois, cela dit, ça n'arrivera pas. Courageuse mais pas téméraire.

Je me demande si je suis la seule à faire ça, regarder des pilotes (sans forcément embrayer derrière sur tout une saison, a fortiori toute une série) que j'ai déjà vus. Si ça vous est arrivé, ça m'amuserait de voir à quoi ressemble votre palmarès : est-ce que ça reflète vos goûts ?

23 juin 2009

[DL] Cœurs Rebelles

D'ordinaire, je ne suis pas du tout amateur de rassemblements en tous genre, qu'il s'agisse de fan de Jmusic, de séries, ou de quoi que ce soit d'autre qui touche à mes centres d'intérêt. A part aller se taper dans le dos en se réconfortant de façon implicite sur nos goûts respectifs ("toi aussi tu aimes une série méconnue qui fait qu'on te regarde bizarrement quand tu en parles aux fêtes de famille ? Viens mon coupin, moi aussi"), ça ne sert pas à grand'chose pour les fans, en définitive. Pour les entreprises du secteur c'est par contre la fête du slip parce que tout le monde veut son goodies ultra-collector à 712 000 exemplaires ou son poster à 25€, histoire de marquer le coup. Sans compter qu'on en a pour un an à se raconter qui est venu costumé comment ou qui a bégayé devant son idole pendant une séance de dédicace. Ca reste ma position, entendons-nous bien. Et je continuerai de laisser les autres y aller en prenant grand soin de ne pas m'y pointer (dans le cas de la Jmusic, j'envoie par exemple ma frangine en milieu hostile à ma place, et elle rédige des live reports au péril de sa santé mentale pendant que je préserve soigneusement la mienne ou ce qu'il en reste).
Bref.

Mais cette année, c'est différent. C'est différent parce que COMICON, les enfants. Et si vous avez un brin de culture téléphagique, vous aurez fait le rapport entre le COMICON et le titre de ce post, qui est aussi le titre de la série, comme le monde est bien fait, c'est fou, on dirait que c'est pensé !

HigherGround
Note : lien valable 30 jours minimum. Je reuploaderai si le lien est mort, mais seulement si vous postez un commentaire pour me prévenir !

Donc je serai au COMICON, totalement incognito, histoire d'aller faire des courbettes à la très jolie Kandyse McClure et, ce qui ne risque pas de gâcher ma journée, à Jamie Bamber aussi s'il traine dans les parages. Du coup tant qu'à payer l'entrée, je paierai également de ma personne et me présenterai à au moins un concert ce jour-là à JAPAN EXPO.

On ne s'y verra pas, mais vous saurez que je suis là, quelque part dans les couloirs, avec la chanson de Coeurs Rebelles en tête. Probablement la larmouchette à l'œil... Il faut dire qu'en optant pour cette chanson enragée, la production a fait le bon choix, et que du coup, ça reste bien en tête, quand même.

Et puis regardez-moi ce palmarès, plus de la moitié de ces petits bonhommes sont devenus des pièces intégrantes de la pop culture : AJ Cook brille maintenant dans Criminal Minds, Jewel Staite a intégré l'écurie Whedon pour Firefly et a aussi pointé son nez dans Stargate Atlantis, Kandyse McClure a officié dans Battlestar Galactica et Hayden Christensen a carrément joué dans Star Wars (ça vaut ce que ça vaut niveau interprétation, mais franchement on ne peut pas dire que tout ce petit monde n'ait pas fait son chemin). L'idée qu'un tel vivier ait existé dans un show (complètement méconnu en France, une seule diffusion le mercredi, pas vrai TFHein, je ne me trompe pas ?), ça me donne des frissons.
Voilà, ça c'est dit. Kandyse, on se voit dans quelques jours... J'aurais aimé te faire dédicacer un coffret DVD de Coeurs Rebelles, mais tant pis, ce sera Battlestar Galactica à la place. Tu n'es sur aucune cover de coffret, je fais comment, moi ?!

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Cœurs Rebelles de SeriesLive.

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10 mai 2009

FNUC you

Pour la cagnotte Life, il y a un euro de moins. J'ai résisté plusieurs fois mais hier, ma frangine m'a emmenée dans une FNUC. Elle avait des bons de réduction, je peux pas lutter contre ça !!!

Bon, ça fait un donc un euro de moins pour le mois prochain, et puis quelques autres dépensés pour mon obole au dieu FNUC.
Mais le plus contrariant c'est que je suis allée dans une FNUC que je ne connaissais pas, et qu'elle était assez dépourvue en séries télé. On n'y trouvait en fait quasiment que les nouveautés... et encore.

Par exemple, on pouvait y trouver le verdoyant DVD de la 4e saison de House, mais pas les trois premières. Super logique. Une chance que je ne tienne pas à investir dans House. Mais du coup, là où j'aurais pu me laisser aller à me lancer dans une série ou une autre, eh bien, il s'avérait que je ne pouvais pas acheter la 1e saison. Décourageant au plus au point.
Et puis, il y avait des nouveautés dramatiquement manquantes, comme le coffret La Belle et la Bête qui m'était pourtant destiné à bien des égards (c'est une des premières séries dont j'ai parlé ici, je la regardais déjà toute petite... et puis, ne serait-ce que le package violet !), qui pourtant était mon objectif de départ.

Démunie devant ces absences éhontées, j'en suis venue à me poser des questions... J'ai l'impression de passer mon temps à acheter des DVD mais, pourtant, devant ce rayon, c'est comme si je n'en avais aucun. Ou plutôt comme si aucun ne me concernait. De quelles séries je peux bien suivre la sortie en DVD, finalement ? Battlestar Galactica ? Et à part ça ? Boston Justice (mais il n'y avait que la saison 2 et même pas la 3), bon, d'accord. Mais sinon ?

Des séries qui m'attiraient dans les rayons, y compris parmi celles que j'ai déjà à la maison, je tirais la leçon suivante : il ne s'agit que de mini-séries (The Lost Room, Jekyll) ou de saisons uniques (Action!, Angela, 15 ans), de séries à deux doigts d'être finies (Pushing Daisies, Battlestar Galactica), ou, dans le meilleur des cas, de séries au rythme de sortie si lent qu'il vaut mieux que je ne retienne pas mon souffle (Une Nounou d'Enfer, The Practice).

En rentrant à la maison, j'ai essayé de regarder le palmarès de mes plus récentes acquisitions. Seul le coffret Gilmore Girls me donne un peu d'espoir, mais la série n'est pas prioritaire sur ma liste, d'autant qu'il est assez rare que soit en stock la saison que je cherche.

Ca m'a un peu désespérée, tout d'un coup. Je me suis dit : "mais en fait, en-dehors des pilotes que je découvre chaque semaine, je regarde quoi sur le long terme ?", et le bilan a été effrayant.
Sur le long terme ? Je finis tranquilement mais sûrement mon intégrale de Titus, la saison 3 de Three's company, j'ai entamé Voilà! et j'y deviens accro... je vis dans le passé ! Je regarde des séries que de toutes façons je ne trouverais pas en DVD (surtout moi qui n'ai pas de lecteur zone 1).
Je fais du rangement dans mes cagoules et je m'aperçois qu'il y a soit des vieilleries de ce genre, soit des nouveautés dont la sortie en DVD en France n'est vraiment pas pour tout de suite.

Mais alors qu'est-ce que je fais en magasin ?! Pourquoi je suis si contente de ces bons de réduction soigneusement offerts par ma soeur ? Pourquoi j'ai déjà sorti ma jolie carte FNUC ? Pourquoi je suis contente d'être dans ce rayon si rien ne m'y attire spécialement ? La pauvreté de l'étal y était certainement pour quelque chose (et le prix de la saison 2 de Big Love, aussi), mais j'ai eu un coup de blues terrible.

J'ai longtemps hésité avant de prendre quelque chose. Oui, The Lost Room, mais il n'y a pas urgence. Oui, Boston Justice saison 2, surtout à un prix vert. Mais j'étais mal à l'aise. La perspective de retourner dans quelques semaines à la FNUC pour Life, alors que la série vient d'être annulée, l'absence de La Belle et la Bête, l'absence de la saison 3 de Gilmore Girls, y étaient évidemment pour quelque chose. J'étais venue en me réjouissant à l'avance de ces quelques acquisitions, qui me trottaient dans la tête, et ne pas les y trouver, et surtout être incapable de m'enflammer pour d'autres sorties, m'ont rendue toute chose. C'est vrai qu'il y a aussi des séries dont j'ai la première saison, comme Heroes ou Babylon 5, mais dans ces cas-là je ne m'estime pas assez fan pour faire l'investissement de saisons supplémentaires dans l'immédiat.

Mais, moi qui aime tant les séries, et qui aime tant les avoir en DVD, au lieu de l'embarras du choix, il ne me restait que l'embarras.

7 mai 2009

So play we all

Ma frangine Rei et son homme ont une passion quasi-démesurée pour les jeux de société. A chacun son vice, je ne me permets pas de juger. Le problème, c'est qu'à chaque réunion de famille, quand les jeux sont déballés et qu'il faut choisir, tout le monde sait très bien que je vais voter pour les jeux de type quizz, questions culture générale, pop culture et autres choses du même genre (s'il y avait un quizz de SeriesLive au format jeu de société, vous pouvez être sûre que je voterai pour, les deux mains levées). Pourtant, des jeux où il faut deviner des titres de film, trouver des chansons contenant tel ou tel mot, ou évidemment, citer des séries, c'est fun, non ?

Le gros problème c'est qu'à ce stade, mon père tire la tronche parce qu'il va perdre (ou au mieux, devoir intégrer mon équipe pour n'avoir pas trop l'air de ramer), et que le copain de Rei a d'ores et déjà déclaré forfait parce qu'il ne joue pas pour réfléchir. Allons bon.

Pour remédier à cela, il est déjà arrivé qu'on m'offre de quoi m'amuser à me triturer la cervelle dans mon coin, histoire qu'après je vienne jouer à des jeux pas trop compliqués en communauté avec la sensation d'avoir quand même fait quelque chose de ma matière grise. Je me suis retrouvée par exemple avec un ouvrage pompeusement intitulé Brain Coaching, récupéré dans une brocante (sans le DVD) pour me museler et réussir à jouer au 6 qui prend.

Mais pour mettre ma frangine et même mon futur beau-frère dans mon camps : j'ai un plan.

Les deux lascars m'ont en effet délestée de mon coffret saison 3 de Battlestar Galactica, et semblent s'en donner à coeur joie sur la série (bien que prenant leur temps pour me le rendre). En règle générale, je serais heureuse d'avoir participé à une contagion aussi efficace (deux d'un coup !), mais ici ce qui m'ennuie, c'est que d'une part, c'est mon coffret et que j'ai pas dépassé les 3 premiers épisodes environ, et d'autre part, qu'à un moment ce serait bien de passer à Razor et la saison 4.

Donc, leur offrir ce jeu atteint un double (et machiavélique) objectif : non seulement je les pousse indirectement à me rendre mon coffret saison 3, mais en plus je peux jouer à un truc qui me plaira à la prochaine réunion de famille, ce qui tombe d'autant mieux que... Ah oui parce que, attendez, encore mieux : les anniversaires de Rei et de sa moitié tombent en juin, à quelques jours d'intervalle, et je n'avais pas d'idée cadeau ! Donc je leur offre et, le jour-même, on y joue ! Impec !
Aux prochaines réunions de famille, démocratie oblige, on aura ce qu'il faut de votes pour imposer de jouer à un jeu sur les séries télé ; de quoi traumatiser mon père à vie, certes, mais ce sera jouissif. Pas forcément super intellectuel (quoique le site reste finalement assez obscur à ce sujet), mais au moins, j'aurai remporté une bataille.

Qui sait, ça peut entrainer encore d'autres formes de contagion ? Je me demande si ma mère serait du genre à regarder de la science-fiction, tiens... elle regardait bien V avec moi, quand j'étais petite, alors pourquoi pas ?
Une fois qu'on a réussi à faire regarder Battlestar Galactica à quelqu'un, les horizons s'ouvrent sur des possibilités quasi-infinies, d'ailleurs. Prochaine étape, A la Maison Blanche ! Et peut-être qu'à partir de là on pourrait même envisager de faire cap sur encore plus abstrait, genre OZ ! On peut tout imaginer...

Et tout ça pour un investissement finalement minimal... c'est si beau, une opération de contagion dont tout le monde bénéficie au final !
Enfin, oui, sauf mon père naturellement. M'enfin, personne n'a prouvé qu'il était mon père, si on y pense. Ca expliquerait pourquoi sur lui, mes opérations de contagion restent désespérément infructueuses. Je vous ai déjà parlé de mes opérations de contagion sur lui, je me souviens plus ?

5 mai 2009

[DL] Space Precinct

Ouhlà, gros dossier. Ne me demandez pas comment je suis tombée sur le pilote de ce truc intitulé Space Precinct, je ne m'en souviens plus, mais je sens qu'en me contentant de stocker ça sur une pelote de laine pour plus tard, j'ai failli passer à côté d'un truc carabiné ! Franchement, ça vaut le coup d'oeil. Quand on pense que ça date des années 90, on a peine à le croire...
Je vous ai laissé le trailer de l'épisode à venir en fin de générique, parce que c'est trop bon. Battlestar Galactica, à côté, c'est de la rigolade.

SpacePrecinct
Note : lien valable 30 jours minimum. Je reuploaderai si le lien est mort, mais seulement si vous postez un commentaire pour me prévenir !

Non mais franchement, c'est tellement risible que j'hésite à me lancer dans le visionnage du pilote. Au choix : soit je vais prendre un coup de vieux monumental parce que ça a 15 ans (à deux ans près, c'était un contemporain de SPACE 2063, non, mais c'est impossible !), soit je vais avoir mal au ventre à force de rire pendant des semaines. Bon alors, la circonstance atténuante sera sans doute que Gerry Anderson est plus connu pour avoir oeuvré dans les années 70 et qu'il lui en est forcément resté de vieux réflexes cheap, mais quand même.

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture (c'est pas comme ça que ça va s'arranger) : la fiche Space Precinct de SeriesLive.

3 mai 2009

Caprica, c'est fini ! (air connu)

La question vitale depuis plusieurs jours pour moi, c'est : peut-on ou ne peut-on pas regarder Caprica si on n'a pas vu la fin de Battlestar Galactica ?

Non parce que, bon, la question ne se pose pas tellement pour le spectateur américain, pour commencer. La série s'est finie fin mars, ont regardé ceux qui le voulaient, connaissent la fin ceux qui le voulaient.
Bien.
Et en fait, on peut même élargir jusqu'à dire que, vu que Sci-Fi France s'apprête à diffuser la quatrième saison à son tour, la question ne se pose pas pour les spectateurs français de la chaîne. Là aussi, ils peuvent se permettre de se garder le pilote de Caprica au chaud, en attendant de voir la fin de la série (si ce n'était encore fait) qui ne devrait pas tarder à être clôturée sur cette chaîne également.

En revanche, pour ceux qui attendent la sortie en DVD, la question se pose de façon plus patente.
Pis encore, pour quelqu'un qui attend de finir la saison 3 (Rei, reviens passer un aprem à la maison, et finissons cette fichue saison, j'en ai marre de t'attendre !!!), est-il envisageable de regarder tout de même le pilote de Caprica à ce stade ?

Vais-je être spoilée ?
Vais-je tout comprendre ?

Je sais bien que Caprica est censée être un prequel. Bon, c'est pas la question.
La question, c'est que je sais aussi qu'il s'agit d'un prequel qui a été étudié alors que la série originale n'avait pas fini d'être diffusée. Donc méfiance. Je sais aussi qu'une série comme Battlestar Galactica, qui s'auto-référençait déjà à intervalles réguliers avec la série originale, peut imbriquer des éléments dans son spin-off prequel (est-ce que je parle encore français, à ce stade ?), à plus forte raison quand il est évident qu'elle en a la capacité scénaristique parce que sa mythologie et ses intrigues sont suffisamment complexes et fouillées pour cela (comment ça, "alors que j'ai un gros doute dans le cas du spin-off prequel de Gossip Girl" ? Mais j'ai rien dit, moi !).

De fait, la question se pose : j'ai un joli, ohlala oui, très joli, pilote sous la main, là juste là, faut-il que je me le mette sous le coude, et si oui, combien de temps la torture durera-t-elle ?
Avouez qu'il y a de quoi devenir chèvre pour une pilotovore de mon espèce !

Ces dernières semaines, j'ai pris grand soin d'éviter au maximum les trailers, les infos au goutte-à-goutte, les spoilers, bref, en-dehors d'une fois où, peut-être (et encore, j'en suis pas sûre), j'ai permis à un peu d'information d'entrer dans mon cerveau malade, je n'ai touché à rien. J'attendais de voir. Mais force est de constater que ceux qui se sont rués les premiers sur Caprica ont déjà vu la fin de Battlestar Galactica depuis belle lurette, donc retour à la case départ. C'est facile pour la Sorcière de faire une review de cet épisode (je l'ai même pas vraiment lue tellement j'ai voulu me préserver... mille pardon à la Sorcière, m'enfin, des fois, sa belle prose et ses 20Go de captures, on fait mieux de ne pas les lire si on tient à la surprise), mais moi ? Dans quoi je me lance si je regarde ce maudit pilote ?

Il y a un espoir, pourtant ; vous, oui, VOUS, vous pouvez m'aider, j'en suis sûre !
Pouvez-vous oui ou non me confirmer que je peux regarder ce pilote sans craindre pour mon allergie au spoiler concernant Battlestar Galactica ? Et que je vais y comprendre quelque chose ? Et que je ne vais pas perdre la moitié de l'intérêt de ce spin-off prequel ?
Un avis, quelqu'un ?

Et pour tous ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Caprica de SeriesLive.

11 avril 2009

[DL] Harper's Island

Il ne fait pas partie du jeu des génériques de ce weekend, mais tant que j'en étais à vous offrir des génériques courts, et que je venais de découvrir le pilote de Harper's Island, autant y aller carrément. Et puis dans la collection gros poncif du genre, Harper's Island s'en est donné à cœur joie, en plus.

HarpersIsland
Note : lien valable 30 jours minimum. Je reuploaderai si le lien est mort, mais seulement si vous postez un commentaire pour me prévenir !

J'arrive pas à m'ôter de la tête que ça ressemble à Point Pleasant... c'est la faute du phare, je vous dis. Mais alors là, pour le coup, musicalement et graphiquement, pour une fois que je trouve que Point Pleasant est meilleur ! Il faut dire que c'était plus long, quand même. Là, avec 10 secondes et pas une de plus, ça ressemble plus à un trailer (genre celui post-générique de Battlestar Galactica) qu'à un vrai générique. Mais bon... c'est toujours mieux qu'un simple panneau avec le titre en Arial, quand même.

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture (je sais qu'il y a eu beaucoup de posts ces derniers jours, mais suivez, un peu !) : la fiche Harper's Island de SeriesLive.

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