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ladytelephagy
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babylon 5
6 avril 2007

Vraiment libre

Comme pas mal de monde apparemment, j'ai reçu il y a quelques jours un mail publicitaire pour me faire découvrir une websérie publicitaire qu'une agence publicitaire à eu l'idée de mettre en place pour une célèbre marque de shampoings.

Eh bien, c'est tout ce que j'en dirai ici.
N'en déplaise à la responsable de com qui espère que je vais moi aussi y dédier une pleine et entière note de mon blog alors que, franchement, j'ai une note en retard sur Sex & the City, une sur Three's company, une sur The Brady Bunch, deux brouillons qui trainent depuis début mars, et en prime, une mini-réflexion sur Babylon 5 toujours en suspens. J'ai autre chose à faire que rabattre du monde chez S******, même quand on me met un mail gentil pour me cirer les pompes (nan parce que j'admets, la phrase d'accroche m'a fait plaisir).

Je ne peux m'empêcher de me dire que lorsqu'on essaye de m'enfoncer brutalement une série dans le bec, j'ai tendance à recracher. Et c'est encore pire (la lecture de mon blog, justement, est informative à ce sujet) lorsqu'il s'agit de séries françaises. Et on atteint des sommets lorsqu'au lieu de me présenter ses qualités, on essaye de me vendre son générique (surtout que, merde alors, l'un des coupables des 11 Commandements et la Beuze, comment puis-je louper ça ? J'ai forcément perdu l'esprit).

Oui, je pourrais perdre mon temps à faire une critique réelle de ce que j'ai pensé de la série en la voyant, mais je ne veux pas donner à cette campagne publicitaire sous le manteau plus d'intérêt qu'elle n'en a vraiment. Car le fait est qu'en tant que série, elle n'existe pas réellement. Elle existe comme concept publicitaire. Que le Dieu de la télévision nous préserve d'une invasion de ce genre de bêbêtes à l'avenir (je préfère presque les sauterelles).

On pourra me rétorquer que, oui, tous les financements sont à la base issus des revenus publicitaires, sous une forme ou une autre, et que beaucoup de séries font elles aussi de la publicité (je le sais bien pour avoir, entre autres, écrit un article de SeriesLive sur le sujet et donc fait les recherches adéquates). Vous pouvez le rétorquer, allez-y. Mais il y a une différence fondamentale entre utiliser une série pour y intégrer des publicités, et créer une série dans un seul but publicitaire.

Notez bien. Mon mètre de cheveux et moi n'avons rien contre la marque en question, je ne suis nullement parti pris contre la marque, juste contre la pratique. Et si plusieurs autres sites et/ou blogs se sont senti l'envie de se faire l'écho de cette campagne, grand bien leur fasse, également, je n'ai pas envie de les dénigrer pour ça (j'ai ptet été légèrement déçue qu'un truc comme ça puisse macher, mais bon c'est moi que ça regarde).

Simplement, on n'a qu'à dire que mon post du jour porte sur le fait que les "créatifs" derrière cette websérie n'ont rien compris à ce qui fait l'intérêt réel d'une série, qu'elle soit de format court ou non, qu'elle soit dramatique ou drôle... et même, qu'elle soit française ou non.
C'est très TF1 comme vision de la fiction !
Une fois de plus, il y a des gens qui pensent avoir tout compris, qui à partir de calculs, et d'études de marché sur le comportement des consommateurs, ont tiré des conclusions, et qui tombent à côté de ce que devrait être la fiction télévisée.

Ca n'empêche pas le monde de tourner, ça n'empêche pas la télé de rester allumée, ça ne m'empêche pas de dormir.
Mais c'est tellement con.

Mouais, d'une certaine façon, j'ai quand même fait ce post sur cette fameuse websérie. Comme quoi, c'est bien vrai l'adage de com qui dit qu'il n'y a pas de mauvaise publicité, juste de la publicité.

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15 janvier 2007

Scénaristes perdus sur une série déserte recherchent bouée de sauvetage

On apprend aujourd'hui via SeriesLive que les créateurs de Lost faisaient leur réunion de brainstorming annuelle et se sont donc, inquiétés de la tournure de leur série. "Citant en exemple la série The X-Files,  les producteurs ont dit que c'était ce qu'ils ne voulaient pas faire : une bonne série qui a duré deux saisons de trop et qui est partie dans tous les sens."

C'est bien triste qu'ils y songent pas loin de trois ans trop tard. Car dés le début de la seconde saison, limite dés la fin de la première, on sentait pourtant bien que justement, c'était déjà le problème. Mais voilà : J.J. Abrams, comme beaucoup de créateurs productifs, ne tient plus en place, et les choses se sont tellement activées pour lui ces dernières années au ciné comme à la télé, on ne peut pas vraiment lui reprocher d'avoir délégué un maximum. Gros soucis : il n'a rien appris de l'expérience de ses aînés.

Tiens : David E. Kelley, par exemple. Un homme très doué, avec un univers véritable, un style bien à lui et quasiment, si ce n'est l'invention, au moins à lui tout seul le développement d'un genre entier... mais hélas, un gars avec des clous sur sa chaises qui n'est pas capable de se consacrer à une série correctement et durablement. Combien de ses shows en ont pâti ? On va dire : quasiment tous. Le problème lorsqu'on a les yeux plus gros que le ventre, c'est que pour raffler la mise, que ce soit financièrement, ou juste côté gloire, c'est qu'il faut déléguer non pas l'écriture courante des scénarios, ça fait bien longtemps qu'on travaille par pool d'auteurs maintenant sur la plupart des séries de toutes façons, mais surtout on n'est plus là pour donner des directions à l'intrigue, quand on se fatigue encore à donner un fil rouge à une saison ou une série. Alors on délègue sur le plus important.
Dés lors plus rien ne distingue le créateur de la série du gars qui s'est contenté de dire "ah ouais on dirait qu'il y aurait des mecs qui seraient perdus sur une île déserte, ça ferait une super série !"

C'est exactement le problème auquel se heurte aujourd'hui Abrams, à son tour. Des bonnes idées, il en a plein, mais il en a trop. Et il faut croire que Damon Lindelof et ses autres comparses n'ont pas son talent... On a donc ici avec Lost un show tristement intéressant mais qui s'embourbe dans sa propre mélasse depuis bien plus que 6 épisodes, et qui fait qu'on atteint vite un stade d'écoeurement (moi, en tous cas, ça a été vite vu).

Je me demande également si tous les créateurs qui ont une idée bien précise de ce qu'ils veulent faire de leur série ont dû consulter leur chaîne pour savoir quand arrêter, adaptant leur intrigue selon les décisions de la chaîne. Quand je pense par exemple à J. Michael Straczynski, qui a toujours écrit sa série Babylon 5 pour s'étendre sur précisément 5 saisons... je me dis que s'il avait dû demander à sa chaîne l'autorisation de faire à sa guise, le show n'aurait pas eu la consistance qu'il semble avoir eue (puisque pour le moment je n'en suis qu'à la saison 1, il me faut croire les tonnes de lectures que je me suis envoyées sur la série). Pour moi c'est un preuve supplémentaire que la bande de Lost a surtout très envie de concilier l'utile et l'agréable : ils se doutent bien que la chaîne, tenant un gros poisson, va tenter de négocier au plus haut. Une jolie façon de faire monter les enchères, en somme...

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Lost de SeriesLive.

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