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ladytelephagy
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ally mcbeal
10 juillet 2009

Nous n'avons pas les mêmes valeurs

En excavant certaines de mes vieilles VHS pour en extraire les génériques que vous avez vus ces derniers jours (et encore, il m'en reste d'autre à vous proposer !), j'ai repensé aux séries que je regardais, il y a des années. Et à voir vos commentaires, je réalise qu'il n'est pas forcément évident que nous les ayons en commun. J'étais pourtant partie du principe que, du moins pour une majorité, elles avaient été vues par la plupart des téléphages français.

Pourquoi "français" ? Parce que, ce que Jesse, La Famille Green et Brooklyn South, entre autres, ont en commun, c'est d'avoir été diffusées sur des chaînes hertziennes et à des heures d'écoute très fréquentables (a contrario par exemple de Millennium, mettons). Comparativement, les réactions sur The War Next Door, Leaving L.A. ou Rude Awakening me semblent plus cohérente : tout le monde n'a pas eu accès à Jimmy ou Série Club.

C'est vrai qu'il y a 10 ans, nous n'étions pas tous téléphages. Que la priorité n'était pas nécessairement d'écumer les programmes télé. Et comme personnellement, je vivais ma consommation télé sous embargo, je peux aussi comprendre que vouloir ne soit pas toujours pouvoir.
Mais ça m'interpelle quand même un peu. Attendre la TNT pour découvrir Jesse, alors qu'une chaîne hertzienne publique diffusait la série dans le même type de tranche horaire que Friends... ce n'est pas un reproche, hein, mais c'est quand même un peu bizarre pour moi.

A peu près à la même époque, il y avait Ally McBeal, Charmed, Buffy, et ceux-là, tout le monde les avus, étrangement. Mes souvenirs de cette époque ne sont pas flous au point d'avoir oublié combien la presse spécialisée ET généraliste nous bourrait le mou avec une poignée de quelques séries, devenues, un peu artificiellement, complètement incontourables. Pour avoir reçu le prix de "la squatteuse du rayon magazine" en 2000, 2001 et 2003 (je me suis laissée surprendre en 2002), je ne me rappelle que trop bien les 712 millions de couvertures avec Sarah Michelle Gellar, dans toutes les tenues et les positions imaginables (plus quelques autres). Je comprends bien qu'avec un tel matraquage médiatique, même le dernier des clampins au fin fond du Gers regardait la série.
Mais si je conçois qu'on cède parfois à la pression médiatique et qu'on regarde une série précisément parce qu'on sent que si on ne le fait, on se mettra à vivre hors du monde, j'avoue avoir du mal avec l'idée que des séries moins médiatisées, mais pourtant très accessibles, soient quasiment méconnues, même pour ceux qui disent aimer les séries. D'autant qu'à l'époque, "la chaîne des séries" avait justement su galvaniser les foules à propos de ce format.

Aujourd'hui, j'ai tendance à mieux comprendre les écarts de références qui existent dans la communauté téléphagique, cela dit.
Avec l'omniprésence d'internet dans nos modes de consommation, nous pouvons choisir nos "classiques" beaucoup plus librement que lorsque nous étions dépendants uniquement de la télévision. Plus rien ne vous empêche de regarder l'intégrale de Three's company (et je ne vous encouragerai jamais assez à y jeter au moins un œil), et de considérer que cette série est une référence pour vous. Avec internet, les profils téléphagiques peuvent se diversifier et, pour ce que j'en vois, c'est progressivement le cas en effet. Si des LOST, des Desperate Housewives et autres House tiennent encore le haut des pavés médiatiques, nous nous autorisons de plus en plus à leur échapper, et ainsi nous construisons notre culture téléphagique personnelle, la nôtre, et rien que la nôtre. Le réseau des connexions entre téléphages devient plus complexe, et c'est tant mieux. On va trouver de moins en moins de téléphages qui auront vu exactement les mêmes séries.
De par le cagoulage (gloire, gloire !) et le streaming (honte, honte !), nous pouvons décider de regarder des séries qui autrement nous seraient inaccessibles, et ainsi nous cultiver à la carte. C'est juste magique, je ne le dirai jamais assez.

Mais j'avoue que pour moi, il reste très mystérieux que nous ayons attendu la prolifération d'internet pour nous construire nos propres références téléphagiques, et étendre notre culture à des titres moins médiatisés.
Heureusement qu'internet est là pour éduquer le téléphage.

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6 juillet 2009

[GAME] C'est pas grave...

Devant la participation au jeu des intrus, je me dois de battre en retraite : visiblement, zêtes pas inspirés. C'est pas grave, je vais pas insister. J'espère que ceux qui ont joué se sont tout de même bien amusés.

Allez, je suis pas rancunière, voici tout de même les réponses !
- chaque fois que je suis à la FNUC, je regarde s'il y a la suite de Gilmore Girls et je me rends compte que j'ai oublié si j'ai acheté la saison 3 ou pas et, dans le doute, je n'achète rien
C'est vrai, et d'autant plus pénible que la rubrique Diagnostic COLLECTION devrait m'aider, mais la faille dans mon plan, c'est que je n'ai pas internet à la FNUC.
- je proclame que j'ai 800 VHS à la maison mais je sais que c'est faux
Encore une vérité vraie : je sais pertinemment qu'il y en a bien plus. J'ai juste la flemme de compter !
- j'ai acheté la saison 1 de Deadwood sans avoir jamais vu un seul épisode de la série, justement dans l'objectif de m'y mettre
Et c'est l'une de mes lumineuses idées téléphagiques les plus coûteuses à l'heure actuelle. Nan mais un jour qu'il n'y aura rien d'autre à regarder, je vais forcément m'y mettre, hein ! Hein ?
- sur VHS, j'ai la plupart des épisodes d'Une Nounou d'Enfer en double, et quelques uns en triple... il y en a par contre un que je n'ai jamais enregistré
Absolument, et il s'agit en plus d'un épisode génial entièrement réalisé en dessin animé, un amusant épisode de Noël... M6 l'a à ma connaissance diffusé une seule fois, puis snobé pendant les nombreuses rediffusions suivantes. Qu'est-ce que ça a pu me faire râler !!! Mais avec le DVD de la saison 3, j'ai trouvé le repos du guerrier...
- les étiquettes de toutes mes VHS ont été faites sur le même modèle (celui-ci), à quelques exceptions pour marquer certaines VHS plus particulières. L'une d'entre elles arbore fièrement le logo de Loft Story dessiné à la main
C'est absolument avéré, je voulais illustrer l'enregistrement d'un prime. A l'époque je considérais que puisque c'était scénarisé, c'était à assimiler à une série. Et en plus je m'en étais voulue d'avoir raté le pilote... d'un autre côté j'avais 18 ans, c'est l'âge bête. Je suis en train de chercher la cassette, je vous tiens au courant de la preuve photographique.
- il m'est déjà arrivé d'acheter un DVD et de le laisser sous plastique pendant des mois sans avoir même envie de le regarder
J'ai sous les yeux la saison 1 de Deadwood pour le prouver. Et hélas pas qu'elle, m'enfin bon, c'est pas la Journée de la Honte Téléphagique, aujourd'hui...
- mon premier coffret DVD était la saison 6 de Sex & the City
Comme pour A la Maison Blanche, ce sont longtemps les coffrets VHS qui ont prédominé (majoritairement parce que j'ai eu mon premier lecteur DVD apprivoisé en 2004). Mais vu le nombre de rediffusions, ya pas de quoi se mettre la rate au court-bouillon.
- je n'ai toujours pas compris pourquoi Action! est sorti en DVD et pas Manhattan, AZ
Juré, parfois, ça me réveille la nuit. C'est une vraie torture ! Les séries ont à peu de choses près la même durée, ont connu la même exposition en France (proche du néant), ont été diffusées sur la même chaîne du câble à la même heure, je ne comprends pas pourquoi ça a semblé rentable de distribuer l'une et pas l'autre. Sérieux, c'est au-delà de mes facultés de compréhension.

Vous l'aurez compris par élimination, l'intrus était donc le suivant :
- un été, j'ai piqué une crise au téléphone parce que ma mère n'avait pas enregistré un épisode d'Invasion Planète Terre saison 3 pendant que j'étais sortie
Jamais je me serais énervée pour la saison 3, m'enfin !!! Et puis quoi encore, pleurer sur le sort de Ken et Barbie ? Il faut vraiment que je vous éduque mieux sur cette série...

Alors, bon, en ce lundi où j'avais quand même envie de poster un jeu, c'est le retour des Illustres Inconnus que je vous propose. Le principe est ultra-simple : vous avez trois photos, à vous de trouver les noms et le titre d'au moins une série où on a pu voir la personne en question.

Round9_1 Round9_2 Round9_3
Rachelle Lefevre
(Le loup-garou
du campus)
Reba McEntire
(Reba)
Julianne Nicholson
(Les Mediums /
Ally McBeal)

Petite devinette : c'est quoi le thème du jour ? Juste pour voir si vous suivez...

17 décembre 2008

[GAME] A la demande générale

Non, amis téléphages, hélas, je n'ai pas de jeu de génériques à vous proposer avant quelques temps. Alors, bon, j'essaye de surcompenser, si vous voulez. Un peu comme les mecs qui s'achètent une grosse bagnole. Je vous présente donc un nouveau jeu d'illustres inconnus ! Je vous sens joueurs cette semaine... ça doit être l'excitation à l'approche de Noël, je sais pas.
Bref, voilà déjà une seconde édition de notre jeu, pour vous faire patienter en attendant le post du vendredi.

Je rappelle rapidement les règles du jeu : retrouvez les noms de chacun de ces trois acteurs, ainsi qu'une série dans lequel on a pu le voir, et celui qui a le plus de bonnes réponses remporte un cookie ! Allez, sans plus attendre, voilà pour vous : trois visages que vous avez forcément déjà vus, trois noms que vous avez forcément déjà lus, mais voilà : qui et où ? La parole est à vous !

Round2_1 Round2_2 Round2_3
Erika Christensen
(Six Degrees / L&O SVU)
Zack Ward
(Terminator / Titus)
Alicia Witt
(L&O CI / Ally McBeal)

J'ai pas fait exprès, mais le thème du jour, c'est : miam, j'en ferais bien mon quatre heures.

Et, chose promise, chose due : un cookie au gagnant de la session précédente... Jo, nouvelle arrivée (dans les commentaires, en tous cas), qui a décroché deux points d'un coup ! Prenez-en de la graine, et méfiez-vous : on dirait qu'il y a une sérieuse compétition dans les parages...

cookie_Jo

2 décembre 2008

La vie de notre belle famille d'abord

Régulièrement, la télévision nous envoie un message très clair : la famille, c'est bien. La famille c'est important. C'est bon pour ce que vous avez.
La famille, c'est même le plus important.
Oui, aujourd'hui, on va parler de valeurs familiales. Mais si ! Vous savez bien : les valeurs familiales ! Ce truc dont on vous parle chaque fois qu'on veut que vous appliquiez ces valeurs à autre chose que votre famille ! Les politiciens veulent que vous les pratiquiez vis-à-vis de l'Etat, les chefs d'entreprises veulent que vous les consacriez à votre travail... et la télé ?

Dans une immense majorité des cas, à la télévision, la famille, c'est sacré. Et c'est le centre d'un grand nombre d'attentions scénaristiques, selon le schéma suivant : la famille, c'est important, donc on en parle, donc c'est important.

Une proporition démesurée de séries s'y intéressent à un tel point, que ce seul postulat leur sert de pitch. Une famille. Point. Voilà, on avisera à partir de là.
Et je ne parle pas simplement des séries gentillettes type 7 à la Maison, non, c'est également vrai de tout un tas de sitcoms variant (à peine) autour de la thématique familiale : la famille avec trois enfants, la famille avec seulement deux enfants, la famille étrangement nombreuse, la famille avec plein d'adolescents, la famille où le père est en première ligne, la famille où c'est la mère, la famille recomposée, la famille avec un parent célibataire, la famille propre sur elle, la famille soi-disant atypique... Je continue ?
Bon, franchement, si avec ça vous n'avez pas fait de la famille votre priorité numéro 1, c'est que vous le faites exprès. On vous dit que c'est important, quoi, merde, à la fin !

Dans une immense majorité des cas, la famille, nous, on la regarde bien volontiers à la télévision. Et vous savez pourquoi ? Parce que c'est important, la famille. Vous, vous en avez une. Vous, là, aussi. Moi, pareil. Chacune est évidemment différente, chacun a une expérience de la leur différente des autres, mais on en a tous. C'est biologiquement obligé ! Et justement, la famille, c'est bien l'un des rares thèmes qui touchent nécessairement chaque spectateur de façon personnelle.
Si votre famille est heureuse, si elle est malheureuse, si elle est éclatée ou même inconnue, de toutes façons, vous en avez une. Vous imaginez ça ? A la télé, il y a forcément une famille comme la vôtre. Super, non ?

Et puis, il y a des familles pas comme la vôtre, aussi. Et c'est peut-être le plus important. Lequel d'entre nous n'a jamais regardé une série montrant une famille différente à un tel point, qu'elle nous fasse un peu rêver ? La famille idéale sans problème ici, la famille complètement barrée là... selon votre propre schéma, vous fantasmerez un peu sur cette famille si différente et, là aussi, il y en a forcément une pour vous. Ah, si ma famille avait autant d'humour que les Conner de Roseanne ! Ah, si ma famille était aussi joviale que les Brady du Brady Bunch ! Ah, si ma famille était aussi volcanique que les Walker de Brothers & Sisters ! Je continue ?
La télévision joue alors autant avec l'identification que l'imagination, et là encore, c'est une des rares thématiques qui le lui permette.

Il n'y a rien qui vous choque ? A force de boucher de la famille à toutes les sauces : la sauce entreprise familiale des Fisher de Six Feet Under, la sauce famille idyllique des Ingalls de La petite maison dans la prairie, la sauce famille déglinguée des Bundy de Mariés, Deux Enfants... Je continue ? Eh bien, à force, on commence vraiment à penser que la famille, c'est tellement important... qu'il vous en faut une.
Et là, au risque de passer pour une féministe enragée, je m'insurge : on n'est pas obligé de vouloir une famille.

Pourtant, toutes ces affaires de famille, où mènent-elles ? A agrandir la famille, à fonder une famille, à se créer une famille.
Les exemples se comptent à la pelle : le personnage le plus indépendant de Sex & the City, Miranda, est la première à fonder une famille. La plus volage d'Ally McBeal, Elaine, se découvre un désir d'enfant dans un épisode de Noël. Et quand les Desperate Housewives vieillissent, que font-elles ? Des bébés ! Même Gabrielle ! Je continue ?!
SEGA peut se rhabiller : la famille, c'est plus fort que toi ! Ne luttez pas, vous finirez par en avoir une, un jour, bien à vous, avec plein de petits bébés !

C'est là que je dis stop ! La famille, ce n'est pas le Saint Graal, enfin !!!
Mais si on en croit la télévision, la famille, ce n'est pas juste important. C'est obligé.

Comble de l'ironie, pour que j'en fonde une, il me faudrait éteindre la télé et sortir de chez moi.

26 novembre 2008

Clarathelephagy ?

J'ai falli m'appeler Clara. J'ai échappé à quelque chose, vous ne trouvez pas ? Mes parents hésitaient entre Claire, Clara... et Frank (je n'aimais pas les échographies). Véridique.
Mais si je peux à la rigueur m'imaginer en Carrie Bradshaw parisienne, le reste du personnage éponyme de Clara Sheller, bloqué dans son complexe de Peter Pan, a de quoi me hérisser le poil comme jamais.

On va être clairs : je n'ai JAMAIS vu la première saison de Clara Sheller. Il paraît que ça se passait il y a quelque chose comme trois ans, et je vous avoue que, là, tout de suite, je ne sais pas où j'étais il y a trois ans, mais ce n'était pas devant France 2 apparemment. Je cherche et je cherche mais, rien à faire, impossible de me rappeler comment je suis passée au travers, surtout qu'il me semble que pourtant, j'ai entendu Naka en parler il y a des lustres (l'air de rien on se pratique depuis un sacré bout de temps, en fait !). Mais bon, il y a une nébuleuse dans ma tête, je ne me souviens de rien.

Du coup quand la seconde saison a commencé à être promue (à coups de gourdin... alors, il marche bien, le marketing sans finesse et sans imagination ? 3 millions de spectateurs, belle déculottée), j'ai passé les dernières semaines à me dire, chaque fois que je voyais la pub (avec son horripilante petite musique) : ok, cette fois, je regarde. Bilan : la semaine dernière j'ai pensé à allumer alors que le premier épisode était bien entamé. No comment. Mais j'ai regardé jusqu'à la fin de la soirée, quand même (d'un autre au côté j'avais pas grand'chose d'autre à foutre, vous me direz), ce qui est une indication de ma bonne volonté !

Les petits gars de chez "heaven" n'ont eu de cesse de m'inonder de mails (je ne me suis pourtant inscrite nulle part, je pense que c'est la faute de ladytelephagy...) pour me dire que, ého ! Clara Sheller arrive ! Je crois que ça fait depuis cet été qu'ils jouent les spams de bas étage. Une nouvelle video (en streaming, et comme vous le savez, le streaming c'est le Mal) par ici, un concours par là... ah il m'a fait rire leur concours, d'ailleurs. L'idée du siècle, quand même : proposer au spectateur d'accueillir Clara/Zoé pour (quoi, une heure je crois ?) regarder des épisodes en sa compagnie. C'était tellement cocasse comme idée que j'en avais fait un post (et puis j'ai pas pensé à la publier à temps, la date est passée, et bon, il est resté en brouillon... vous voulez le voir ?). Et sans parler des petits jeux codés avec les pieds, et les mails même pas pensés pour être assortis au site, alors qu'une identité visuelle c'est pourtant pas compliqué à respecter, les chartes graphiques c'est pas pour les chiens, quand même ! On a dit rose #E1ACB6, nom d'une pipe en bois ! Et puis en parlant de viralité, où se cachaient les petits trucs sympas que les bloggeurs auraient pu mettre sur leur blog, des gadgets originaux, frais, sympas, quelque chose, quoi ! Mais non, rien du tout.
Je sais que j'éviterai de faire appel à ces gens-là si j'ai besoin d'une agence ! Ca faisait complètement amateur. Désolée de vous avoir piquée au vif, Véronique, mais c'est ce que j'en pense.
Et tous contents d'eux, ils ont continué à m'envoyer leur purée et je me suis tapé sur les cuisses une bonne partie de l'automne.

Au final, même ces procédés mal fagotés n'ont pas réussi à me rappeler de me rappeler à temps devant mon écran (oui, même le mail envoyé le jour-même !!!). Et pourtant on parle d'une téléphage... On ne s'étonnera donc pas tellement qu'avec des recettes aussi mal mises en pratique, les audiences aient été... eh bien, celles qu'on connaît.

Sur le fond, le personnage pitoyable remâché d'une Ally McBeal qui aurait percuté Carrie Bradshaw dans un Starbuck n'était guère plus captivant. Je ne saurais juger l'actrice, n'ayant pas le point de comparaison avec le jeu de Mélanie Doutey dans les mêmes fonctions, et n'ayant même jamais vu Zoe Felix à l'oeuvre avant ce soir-là, mais le personnage donnait des envies de meurtre, ça c'est clair(a). Ha ha.

Je lis au sujet de cette seconde saison des choses surprenantes... que Clara Sheller est trop parisianniste, par exemple. Je ne me rends pas compte, personnellement, je dois dire. Mais c'est vrai aussi que je suis moi-même trop parisianniste (ou plutôt parisianniste-wanabee, hein mon timide ?).
Mais je reste surprise de ce genre de reproches, quand même.
Reprocherait-on à Sex & the City son New Yorkisme ? Bah non ! Il fait partie de la série, de son univers. Je ne dis pas qu'un personnage comme Clara ne peut exister qu'à Paris, mais ça lui donne plus de sens, finalement, de la cohérence.

Enfin bref, un beau vautrage dans les règles de l'art !
Alors, la question se pose-t-elle pour moi de regarder ce soir ? Bah, déjà, non : je ne serai pas rentrée du boulot avant, au bas mot, 21h15. Où est l'intérêt de louper 20mn d'un épisode ? Déjà. Et puis de toutes façons, non. Non tout court. D'accord, pour une fois, Clara Sheller n'était pas une série policière, mais pour autant, ça ne donne pas envie de regarder des fictions françaises, dont l'absence d'audace n'a d'égal que le cruel manque d'âme. Pas un souffle de vie ne se dégage de la série, on a une cruelle impression de pénibilité : pénibilité à avoir quelque chose à raconter, pénibilité d'avoir des enjeux à créer, pénibilité de se trouver une identité... On rame beaucoup mais on n'atteint jamais le rivage.

Donc ce soir, pour moi, en rentrant du boulot, ce sera Heroes. C'est tout dire, je pense.

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Clara Sheller de SeriesLive.

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30 septembre 2008

S.L. Law

J'adore le film La guerre des Rose. Non, je ne me suis pas trompée de blog, mais c'est mon intro, un peu de patience.
Dans ce film, le personnage de Danny DeVito a une réplique sublime : "un bateau coule avec 100 avocats à son bord, que reste-t-il ? ...un immense espoir".
Parce qu'en fait, j'adore les blagues d'avocat.

J'aime en fait tout sur les avocats, avouons-le. J'ai souvent du mal avec les séries policières, mais les séries judiciaires, je suis partante ! Avant même d'être une téléphage acharnée, je regardais L.A. Law avec amour, le soir à des heures indues, sur France 3. Eh oui les gars, j'ai idolâtré John Spencer bien avant de découvrir A la Maison Blanche ! Qui l'eut cru ?

Ce qui me plaît le plus, ce n'est d'ailleurs pas tellement le procès en lui-même. Je suis assez indifférente aux peines et aux condamnations. Ce qui m'interpelle, c'est la façon qu'ont les personnages de réagir aux questions qui se posent à eux : morales, éthiques, juridiques ; d'essayer d'en faire un paquet cohérent pour l'homme, alors que ce n'est pas fait pour.
J'aime aussi la faculté qu'ont ces personnages à souvent modeler les mots et les idées avec intelligence ("wit" est le mot idéal), avec des éclairs de génie qui sont d'une intense stimulation pour le spectateur.
Voilà, et c'est ça qui est bon. Et quand une série parvient à faire les deux, c'est encore mieux !

Quand on regarde, les avocats sont partout, même dans les séries non-judiciaires. Plusieurs personnages, dans A la Maison Blanche, étaient avocats de formation. Pourtant, de tribunal il n'est que peu question. En ce moment, je vois un avocat omniprésent dans Brothers & Sisters, comme une sorte de personnage incontournable dans les affaires familiales et professionnelles des uns et des autres.
Les avocats sont là pour nous faire réfléchir sur notre société, pour la faire avancer, parfois dans la laideur, et ce même si parfois, ils le font sur des sujets aussi farfelus qu'Ally McBeal a pu le faire. On n'est pas obligés de se prendre la tête pour apprécier les qualités des séries d'avocats d'ailleurs !

Evidemment, toutes ne sont pas forcément bonnes, je l'ai vu récemment avec Night Court dont je parlais il y a peu... Mais globalement, c'est vraiment un genre formidable qui recèle de grands trésors dramatiques, notamment. Et rien que pour ça, on n'avait vraiment pas trop de 15mn pour en faire notre sujet de débat dans le numéro de SeriesLive On Air de ce soir.

Et vous, quelles sont vos préférées dans ce registre ?

Et pour ceux qui manquent cruellement de son : SeriesLiveOnAir_Purple_mini

15 octobre 2007

Ode to my VHS

Ca faisait un bout de temps que je n'avais pas eu l'occasion d'aller dans cette FNAC ; la plus grande que je connaisse, si ce n'est la plus grande tout court. C'est dans ce temple du produit culturel que je venais, il n'y a pas si longtemps, prendre mon fix régulièrement. Ca faisait en fait 3 ans. Le rayon DVD a déménagé au premier étage, mais à part cela, rien n'a changé dans le magasin. Je réprime un soupir mêlé de nostalgie et de contentement, et m'engage sur l'escalator.

Plus qu'un rayonnage obscur caché au milieu des imports, les séries ont désormais tout un espace qui leur est dédié. Sur les coffrets, les plastiques sont propres et bien tenus, l'étiquettage est soigné, coloré, bardé d'autocollants signalant des promotions... Bien en évidence, les séries du moment ont aussi droit à un panneau "à la TV", et tout cela est très proprement classé alphabétiquement.

Ce rayon, vous le connaissez tous à présent. Mais pour moi qui n'étais pas venue depuis 3 ans, c'est un peu comme une révélation ! Après des années à fouiller laborieusement, cherchant à deviner si mes séries favorites seraient cachées au beau milieu des comédies musicales (ne riez pas, c'est du vécu) ou parmi les films pour ado faisant la part belle à la videographie des soeurs Olsen ; après des années à ramener chez moi des coffrets déchirés à l'étiquette illisible (mais qui, c'est vrai, m'a permis d'obtenir un rabais inattendu par deux fois lorsque la pauvre préposée à la caisse devinait à grand'peine le prix à me demander) ; à lutter pour trouver les nouveautés... Cette époque de vaches maigres est derrière moi, elle est derrière nous tous, et n'a sans doute plus cours que dans les espaces culture des supermarchés de Province... Et encore.

Pourtant, je ne peux pas étouffer ma déception. Au milieu des dizaines, des centaines de coffrets DVD bien rangés, acheter un pilote ou une saison n'est plus aussi magique. La joie d'avoir déniché un titre sortant des classiques X-Files/Buffy/Ally McBeal (ouais ça marchait bien la Fox à l'époque), le bonheur de fouiller des heures pour déterrer le seul coffret Will & Grace disponible... Et puis, la sensation rugueuse de la cassette, aussi, une fois à la maison, devant le magnétoscope, le plastique tiède qu'on pouvait prendre à pleines mains pour la glisser dans l'appareil, le petit cliquetis des deux bobines dans le boîtier noir, les premiers centimètres de bande transparente, le petit carré à casser pour bloquer l'enregistrement (ou la petite glissière verte de BASF...) !

J'embarque mes rondelles dans leur coffret tout plat. Bien-sûr, l'essentiel, on est d'accord, c'est le contenu. Mais notre façon d'apprécier le contenu n'a-t-elle pas changé, du coup ?

Le regard las, la caissière me donne le prix exact, conforme à l'étiquette au centime près, et me glisse mon DVD dans un rachitique sac pour CD. Ce qui est rassurant, c'est que par contre c'est toujours aussi cher...

En sortant, mon sac light en plastique glissé dans mon sac à mains (ai-je mentionné combien je regrette les sacs monstrueux qui cognaient mon mollet ?), je passe devant le rayon des supports vierges. Pour trois étals de DVD, DVD-R et autres galettes satinées, on ne trouve plus qu'une pile de VHS de 180 mn, le strict minimum, et même plus de choix de marques. Quand je pense qu'à une époque, ils les vendaient par packs de 10 x 240 mn...

10 juillet 2007

Addy McBeal !

Elle est un peu plus rousse, elle s'est remplumée, elle n'a pas de chiottes mixtes où passer ses journées, mais à n'en pas douter, elle est de retour : Ally McBeal connaît une nouvelle incarnation !

Pour tous ceux qui attendaient (au tournant) le spin-off de Grey's Anatomy, je me veux ici rassurante : Private Practice n'aura pas grand'chose en commun avec la série qui l'a vue naître, non, elle tient tout d'Ally McBeal et c'est une drôlement bonne nouvelle ! Les blagues graveleuses, les rendez-vous au bar après chaque journée de travail, les coucheries et divorces au sein d'une même entreprise, des délires de toutes sortes et un personnage principal attachant et drôle à souhait, tout est là pour faire revivre ce classique des années 90 à la rentrée.

C'est en tous cas la conclusion que je tire de cette incursion que TF1 nous a permis de voir ce soir, et qui a certainement fait que je viens d'assister aux deux meilleurs épisodes de la saison.
C'était d'ailleurs assez flagrant de passer des dialogues mous et sans substance à Seattle, à ceux, légers et rythmés de L.A. ! Le contraste était saississant, comme si c'était déjà une série bien à part avec d'autres scénaristes, d'autres dialoguistes... Ajoutons à cela que le cast est simplement parfait (crotte au remplacement de Merrin Dungey d'ailleurs... mais bon, s'il n'y a que ça qui change à l'arrivée de Private Practice, alors c'est pas si grave) et qu'en Californie, on voit la vie en couleurs (ce qui est loin d'être le cas à Seattle où tout est délavé et bleuâtre...).

Bref je suis plus enthousiaste que je ne l'ai jamais été pour ce spin-off, je partais avec l'a priori que Private Practice allait être une odieuse vache à lait mais au contraire, le rejeton a plus de piquant que la maman. C'est donc avec deux fois plus d'impatience (mais cette fois, entièrement positive et sans arrière-pensée) que je vais guetter l'arrivée du pilote de cette série si prometteuse...

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Private Practice de SeriesLive.

11 mars 2007

Un peu de poivre dans votre JT ?

Patty ou devrais-je dire, Pepper, est définitivement mon pilote coup de coeur de la semaine. D'un autre côté, je l'ai regardé dimanche soir, me direz-vous. Et en plus, je suis en retard. Mais quand même. Et puisque le pilote de Pepper Dennis, puisque c'est de cette série qu'il s'agit, m'a tellement plu, allons-y pour une nouvelle trilogie de captures. Avec un peu de bol, je vous donnerai envie de découvrir cette série dont on n'a pas trop entendu parler le temps qu'elle a duré, et pourtant, elle le vaut bien.
Puisque cette fois je ne m'offre pas le luxe d'une review en préambule, voyons un peu si on arrive à en faire le tour en trois coups d'oeil !

PepperDennis_1x01_1
Une scène d'ouverture purement impeccable (limite trop au regard des 5 minutes qui suivent et qui sont moins épatantes), avec un double-discours ambigu tendant à nous mener par le bout du nez pendant quelques minutes. Mais non, le regard de killer de Pepper, c'est juste parce qu'elle a flairé le scoop ! A noter que Rebecca Romijn-Stamos, à qui je n'avais pas prêté grande attention jusqu'ici à vrai dire, est effectivement une beauté, et c'est pas parce que je m'en rends compte avec plusieurs mutants de retard que je ne dois pas le souligner. Ce regard-là, elle nous le fera plusieurs fois, mais il marche à tous les coups (on dit merci au mascara centuple-épaisseur, mais quand même).

PepperDennis_1x01_2
J'ai pensé à dire que Rebecca/Pepper avait la grande classe ? Et j'adore sa voix aussi. Mais bon, cette capture nous amène aussi à une scène savoureuse de surenchère télévisuelle, où Pepper couvre un évènement tragique avec un flegme blasé, où son charmant collègue joue les saints en aidant les secours par haut-parleur interposé, pour finalement voir notre Pepper péter une durite et prononcer un mot qu'aucun chaste télespectateur ne devrait jamais entendre. Si Pepper n'avait pas été suspendue, j'aurais été scandalisée, forcément, pensez-donc ! Mais plus que sa tête à la révélation à l'antenne de son véritable nom, c'est quand même encore cette capture-là qui me ravit le plus au moment de cette scène. Oh yeah.

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Et là arrive la petite scène (en fait il y en a eu deux dans ce pilote) qui rappelle furieusement Ally McBeal. Non seulement à cause de ce cher et adorable et charmant (et plus que consommable) Josh Hopkins, mais dans sa globalité la plus entière et insécable. Pepper courant au ralenti vers l'ascenseur pour s'apercevoir que son crush est sur le point de ramener une autre collègue chez lui, c'était déjà too much, mais là, cette grande gourdasse en train de faire des mouvements de mâchoire comme si cette dernière allait se décrocher de son ravissant visage, en faisant mine de garder une certaine contenance (que le principal intéressé a de toutes façons décodé), c'est ridicule au plus haut point. D'accord, j'ai quand même eu envie de m'écrier "mais dis-lui !!!", mais uniquement parce que j'ai regardé trop de scènes de ce type avec la sus-mentionnée Ally. La scène qui s'en suit (Pepper marchant lentement, dans la rue, en pleine nuit, puis mangeant chinois avec sa frangine sur le sol de l'appart) est un vilain repompage aussi, d'ailleurs. Bouh que c'est vilain. Bon, drôle, efficace, tout ce qu'on veut, mais quand même usé jusqu'à la corde.

Comme je jouerai le jeu des 3 captures, pas une de plus, je ne mentionnerai pas la blague de l'Emmy Award, ni la présence furtive de Larisa Oleynik, et toujours pas le coup des oeufs (même pas pourris, en plus). Mais que ça ne vous empêche pas d'y jeter un oeil, et d'en rire à ma santé.

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Pepper Dennis de SeriesLive.
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26 janvier 2007

...Crane

Arrivant à la fin de la première saison de Boston Legal, je ne peux m'empêcher de faire un constat : s'il y a bien une thématique récurrente chez David E. Kelley (en-dehors de la plus évidente, à savoir l'exploitation des débats juridiques comme exploration de la société américaine, et de l'autre, plus superficielle, de chérir les actrices les plus maigres de la création), c'est bien la peur de perdre ses facultés, intellectuelles en particulier. Je ne vais pas chercher à psychanalyser ce monsieur que j'estime infiniment par ailleurs, mais à mon avis, il y aurait matière...

Ce thème se retrouve pour ainsi dire dans chacune de ses séries, quoique je vous accorde ne pas toutes les avoir vues (tenez, Girls Club, par exemple...). Citons naturellement, mais je ne cherche nullement à être exhaustive, le professeur Lipschultz, de Boston Public cette fois, qui se trouve être un fabuleux prélude à Denny Crane.

Invariablement, le questionnement sur la capacité à pouvoir continuer à exercer sa profession se pose... mais d'abord par le biais de l'entourage. Jamais vous ne verrez un personnage atteint de sénilité ou autre source de diminution, se remettre en question (alors que, curieusement, la plupart des personnages de Kelley sont justement très doués pour la remise en question). Non, le doute émane d'abord des proches, ou en tous cas de ceux avec qui le sujet travaille. C'était par exemple le cas dans la première saison de The Practice, où un avocat faisait appel à Bobby Donnell pour pallier à ses difficultés dans une affaires. Une occasion pour notre cher Bobby d'être confronté à ce qui était autrefois un modèle pour lui, et qu'il doit mettre sur la touche pour préserver les intérêts de son client.

Dans Chicago Hope, je me souviens aussi (plus vaguement, je n'ai vu la série que brièvement lorsque TF1 l'a diffusée en matinée il y a certainement une décennie) que le directeur de l'hôpital ne pratiquait plus parce qu'il n'était plus capable. Il y a également eu des occurences dans Ally McBeal à propos d'un juge (d'ailleurs, Ally elle-même, lorsqu'elle craint d'être folle, fait l'expérience de ce questionnement).

Dans Boston Legal, la question de mettre Denny Crane sur la touche est évoquée, bon, disons, un épisode sur deux, et je suis gentille. Qu'il s'agisse de son âge, de sénilité, d'Alzheimer, de Creutzfeldt-Jacob, ou de n'importe quelle autre explication (sur ce sujet, la saison 1 est tellement floue qu'on se demande si ces "diagnostics" ne sont pas des inventions successives de Denny Crane), le fait est que l'homme est diminué. Et que tout le monde se demande s'il est bien raisonnable de le laisser exercer encore.

Bien entendu, ce ne serait pas drôle si Denny se retirait. D'abord, n'oublions pas que l'homme possède encore une intelligence phénoménale dans son domaine (à la fin de la saison 1, il n'a perdu aucun procès de sa carrière !)... bien qu'elle ait ses failles évidentes, elle a aussi ses bon côtés. Et puis surtout c'est le biais par lequel la série peut exprimer à fond sa fantaisie, et ça, on ne saurait s'en priver.

Cette ambivalence (il n'est plus ce qu'il a été, mais ce qu'il est à présent fonctionne quand même drôlement bien sous un certain angle) est plutôt courante chez du Kelley, donc. D'ailleurs assez ironiquement, la première fois que j'ai vu ce thème être exploité dans une série, c'était dans une rediffusion de L.A. Law sur France 3 il y a 5 ou 6 ans (cela concernait également un avocat cette fois-là), série à laquelle, justement, Kelley a collaboré avant de se lancer en solo. Si je retrouvais le titre de l'épisode, je serais curieuse de savoir si Kelley a justement travaillé sur cet épisode.

Cette thématique récurrente, à plus forte raison dans des séries de qualité (du moins, sur une majeure partie de leur parcours) fait penser à une sorte d'immense métaphore filée, ou peut-être à une préoccupation sur le long terme. Comme je l'ai dit, je ne chercherai pas à analyser l'homme à travers les oeuvres. Mais c'est tout de même drôlement intriguant et en prime, cela donne une cohérence supplémentaire à l'univers...

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture (vous cherchez les embrouilles ?) : la fiche Boston Legal de SeriesLive.

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