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ladytelephagy
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a la maison blanche
10 juin 2007

Dommage collatéral

 Sur le papier, Traveler semblait assez classique : deux étudiants sont pris en chasse par le FBI pour un attentat dont ils ne sont pas responsables, mais dans lequel leur meilleur ami les a impliqués avant de passer de vie à trépas. Vous connaissez certainement autant de références que moi sur le thème du présumé coupable jusqu'à preuve du contraire qui s'enfuit tout en essayant d'établir son innocence, alors je vous épargne la liste de lecture ! M'enfin, que ça ne vous empêche pas de vous cultivationner un peu, hein ?!

Pourtant à bien des égards, c'est très osé, dans une Amérique encore traumatisée par le 11 septembre (oui je vais ressortir le couplet sur les traumatismes du 11 septembre !), de traiter de terrorisme, et détail morbide, de terrorisme à New York. Et dans le traitement de ce thème, Traveler s'aventure là où pas un de ses nombreux prédecesseurs sur le sujet ne s'était risqué, en affirmant comme postulat de base, que le terrorisme fait d'autres victimes que celles auxquelles on érige des stelles : ceux qui en sont accusés à tort, et qui subissent le climat de peur ainsi que la paranoïa qui de nos jours, fait irrémédiablement suite aux évènements graves. Jay et Tyler sont, à ma connaissance, les premières victimes télévisées avérées du dommage collatéral exercé par le terrorisme.

Jusqu'ici, les terroristes, bouh c'était pas bien, et le FBI, c'étaient les gentils.
Ca c'était avant. Dans Traveler, ya pas de méchant. Bon alors disons plutôt : pas encore. Enfin si, d'accord, il y en a un dont on est plutôt sûrs qu'il soit pas un gentil, mais il est cramé, comme ça c'est réglé. Alors qui est-ce qui reste ? Chacun est intimement convaincu d'être dans son bon droit.
Et en fait techniquement, tout le monde l'est. Peut-on reprocher à Tyler de chercher à parlementer avec le FBI en espérant dénouer le problème ? Peut-on blâmer Jay de penser immédiatement à la fuite ? Peut-on en vouloir aux gars du FBI de chercher à être efficaces ? Peut-on même leur en vouloir de faire du zèle lorsqu'il s'agit de brutalité vis-à-vis de terroristes ? Peut-on imaginer que le père de Jay ne fasse pas son possible pour que son fils s'en sorte ? Mais non, rien de tout cela. Chacun des protagonistes de notre affaire a sa conscience pour lui, en fin de compte.

Il n'est pas rare qu'un téléphage, surtout ces dernières années, soit heurté par la tournure manichéenne que prennent vite les séries se frottant de près ou de loin à pareils thèmes, à plus forte raison lorsqu'elles sont américaines (et en la matière, elles le sont toujours de toutes façons, vu qu'en France, on n'a encore rien compris à l'intérêt de la fiction). La seule qui à ma connaissance s'en soit tirée dignement, c'était A la Maison Blanche dans leur épisode spécial 11 septembre, mais ce n'était jamais qu'un seul épisode et puis bon, c'était assez rhétorique. Le reste du temps, sitôt qu'il s'agit de sécurité nationale, tout est permis, et le télespectateur n'est pas encouragé à prendre du recul et réfléchir à la situation et ce qu'elle implique d'un autre point de vue. Après tout, il faut soutenir le héros, c'est-à-dire, invariablement, celui qui agit au nom des victimes du terrorisme.

Tenez, dans Battlestar Galactica, sous prétexte que c'est la guerre, les têtes pensantes de la flotte des survivants ont un peu tendance à confondre état d'alerte et prise de décision exagérée. Ca ne les dérange pas de torturer, d'exécuter, de manigancer sous couvert de l'intérêt général. Et, l'attachement aux personnages ainsi que la pulsion naturelle qui pousse le télespectateur à espérer que les colons survivent au massacre perpétré par les Cylons, font qu'il est ultra-rare de se lever et dire : "bah merde alors, qu'est-ce qui est pire, déplaire à un Cylon ou à Adama ?!". L'état d'urgence ? La loi martiale ? Certes nécessité fait loi, mais les droits de chacun devraient réussir à être respectés, et ce n'est pas toujours le cas. Ce qu'on observe dans Battlestar Galactica dans ces cas-là, et sans réelle dénonciation de la part des scénaristes mais plutôt une certaine application à poursuivre dans cette voie et y "encourager" les personnages, c'est qu'en cas de panique, certains verrous sautent et que, la société se sentant en danger, elle se sent autorisée à prendre certaines libertés avec les règles qui la régissent et font d'elle une civilisation évoluée et juste. En cas de panique, tout semble soudain permis, sans restriction, sans faire de quartiers, sans poser de questions, sans se remettre en question. Le coup d'état militaire en saison 2 était même plutôt traité de façon flatteuse, voire normalisante !!!

Alors voir Traveler nous dire, ou en tous cas poser les éléments et amorcer un discours allant dans le sens de montrer que la chasse au terroriste ne terrorise pas que les coupables, c'est osé, et c'est très bien. C'est un peu ce qui manquait dans le panorama télévisuel : une série pour dire aussi que la peur ne simplifie pas les problèmes, elle en crée injustement à ceux qui n'ont normalement rien à se reprocher, et elle ne fait que rassurer illusoirement ceux qui ne tombent pas sous les coups durs aléatoires qu'elle provoque quand un évènement se produit.

En plus d'avoir un énorme autre inconvénient. Parce que, pendant que Jay et Tyler s'enfuient, mobilisant tous les efforts des cellules anti-terroristes, eh bien le vrai poseur de bombe, lui, on n'est pas sur son dos. Qui a monté cette machination, puisqu'apparemment des personnes haut placées sont dans le coup ? Eh bien personne au FBI n'a le temps de se poser la question puisque les étudiants ont été décrétés coupables ! Et c'est aussi ça que se dit le télespectateur pendant ce temps, que tous ces efforts, cette diplomatie, cette efficacité de la part du FBI pour arriver à mettre la main sur nos deux fugitifs, c'est bien, mais ce n'est pas le coupable qu'on pourchasse comme une bête, et que la lutte contre le terrorisme, elle se tire dans le pied !

Evidemment, Traveler fait aussi la part belle à l'action, avec des courses-poursuites (ce qui est plutôt logique pour des fugitifs) dans les rues de New York (avec quelques plans urbains très sympathiques), quelques flashbacks dont ce n'est forcément que le début, un peu de théorie du complot et ce qu'il faut de mystère et de suspense (combien de fois on vous a dit de ne pas faire confiance à William Sadler, c'est un monde ça, il a toujours été hautement antipathique pourtant, ça ne met la puce à l'oreille de personne de voir le sheriff Valenti simplifier la vie de son petit monde ?)... Bref, Traveler n'est pas à proprement parler une série sur le terrorisme, elle ne propose pas de mise en garde, elle ne traite pas du sujet de façon abstraite ou militante, elle ne donne pas de leçons. Mais son plot est, à la base, conçu sur le mode de la contradiction en ce qui concerne nos certitudes habituelles sur la place de la justice dans un monde où le terrorisme fait parler de lui chaque jour. Non, la lutte contre le terrorisme ne justifie pas tout, et si son but est nécessairement louable (quel pays veut que ses musées explosent à tous bouts de champs ?) ses moyens sont eux souvent contestables.

Traveler est certainement de ces séries dont l'intérêt mythologique est moindre (qui tire les ficelles, l'homme à la cigarette ???) et dont les rebondissements, bien que pour le moment limités à une poignée d'épisodes, ne sont pas exactement novateurs (un inconnu aide nos fugitifs mais ne leur explique rien... Mr.X où êtes-vous ?) mais qui sur le fond, a au moins cet avantage de ne pas avoir cédé... à la terreur. Et pour une série traitant aussi de terrorisme, c'est quand même pas trop tôt.

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Traveler de SeriesLive.

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16 avril 2007

Ceci n'est pas un post politique

Bien que nous ayons un peu ralenti la cadence (pas d'épisode depuis environ une semaine), mon homme et moi regardons actuellement la première saison de Babylon 5. Une série engagée politiquement qui fait autant de bien à regarder en ce moment qu'un épisode avisé d'A la Maison Blanche. Souvent je suis frappée, dans ces deux séries, par l'aptitude à dénoncer certains discours. Mais en ce moment, c'est celui dénoncé dans plusieurs épisodes de Babylon 5 qui me touche plus particulièrement.

Je résume la situation : on est loin dans le futur, les hommes et les extra-terrestres (plusieurs races extra-terrestres, d'ailleurs) se sont longtemps battus, la guerre avec eux s'est enfin achevée et la station Babylon 5 (5e construite, dernière encore debout) a été créée afin, si possible, d'éviter que ce genre de choses se reproduisent. La diplomatie des plus grandes nations de l'univers vit donc sur la station et réagit aux problèmes des uns et des autres. Chacun à sa façon, chacun selon sa culture.

Au milieu de tout cela, il reste encore les humains mais dans ce monde-là, les humains, ils sont légèrement en minorité. Pourtant c'est eux qui contrôlent la station (le commandant prend ses ordres de la Terre, et l'équipage est intégralement humain). Sur la Terre, nombreux sont ceux qui pensent que les extra-terrestres on trop de pouvoir et qu'ils vont conduire à la ruine de l'humanité.

Les propos et actes d'origine raciste à l'encontre des extra-terrestres se manifestent plusieurs fois dans cette première saison. En vrac, on essaye d'assissiner ou humilier certains représentants des communautés extraterrestres, on complote pour tuer le président terrien (en visite sur la station) en faisant croire que l'attentat est d'origine extraterrestre, on tente d'enrôler des pontes de la station (dont le commandant) pour assurer la puissance du mouvement.

Souvent, les messages de haine envers les extraterrestres font froid dans le dos. Ils font froid dans le dos, parce que si on ne change que les noms de communautés, on les a déjà entendus. Et on les entend encore. Ils font froid dans le dos parce qu'au fil des épisodes on sent bien que ce qui se passe entre les races humaines et extraterrestres ne se fait pas que sur la station. Les gourvernements et les populations ont des griefs bien précis les uns envers les autres et il se passe tout de même des choses, là où le merveilleux commandant Sinclair n'a pas de prise et ne peux trancher de façon équitable, hors de sa juridiction. Ils font froid dans le dos car avec les épisodes, on sent que le monde bascule tout autour et que ce n'est qu'une question de temps avant que Babylon 5 ne soit même plus une repère de Paix et de diplomacie. La station peine déjà à avoir un véritable rôle dans les rapports entre les communautés, mais on sent bien que ce qui se passe ailleurs échappe à son contrôle et aura un impact sur elle.

La station sera-t-elle un échec ? Pas forcément (je vous le dirai quand on aura avancé dans la série), mais si elle n'existait pas, il n'y aurait plus d'espoir d'entente, plus d'espoir d'amélioration des relations entre les différentes races. Cela dit, on sent bien qu'elle s'apprête à traverser une zone de fichues turbulences.

Ce qui est important, c'est la ferveur avec laquelle le commandant tente de rester juste, de respecter la complexité du monde qui l'entoure, de prendre en compte la subjectivité de chacun et trouver un compromis, sans tomber dans aucune forme de racisme, de ségrégation, ou de parti-pris. L'effort est louable même si on sent que ses valeurs ne sont pas faciles à porter, pas faciles à communiquer. L'idéal que porte la station Babylon 5 est aussi un enjeu, dont dépendent les populations de chaque communauté, et il faut s'y tenir, même si c'est dur, même si on n'arrive pas forcément à voir les améliorations au premier regard, l'effort doit se poursuivre et si ce n'est pas le cas, on ouvre la porte à des dérives ignobles.

Dans le monde où vit Sinclair, la haine de l'autre, l'envie de garder obstinément ses positions sans concéder qu'elles puissent cohabiter avec celles des autres, sont le véritable danger auquel il faut faire face, et on ne lutte pas contre ce danger avec des phasers. Il faut faire preuve de ce qui semble être pour certains du laxisme, pour d'autre un dû, et tenter de faire cohabiter les différences.

Et pourquoi un terrien serait-il capable de tant d'impartialité, me direz-vous ? Il a été terrien, il s'est battu pour la Terre pendant la guerre, comment pourrait-il juger avec clairvoyance ? Simplement parce que Sinclair a des idéaux et qu'il tente de s'y tenir. Que ses idéaux-là sont plus forts, et qu'il n'est pas ce qu'il a fait dans le passé.
Parce que l'alternative que proposent les autres prises de positions ne peut mener qu'à la perte de l'unité du monde, Babylon 5, c'est la série-médicament à consommer dans la semaine qui vient, urgemment.

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture (c'est la semaine pour s'y mettre) : la fiche Babylon 5 de SeriesLive.

Ceci n'était pas un post politique. Ceci en est un, en revanche.

11 avril 2007

Fous ta cagoule !

Il n'est pas à prendre avec des pincettes, en ce moment, mon homme. L'embargo sur Battlestar n'est toujours pas levé, non plus que celui sur A la Maison Blanche. On avait commencé à progresser sur Babylon 5 mais je sais pas ce qui s'est passé, on a déterré un coffret des Experts et du coup on l'impression d'avoir délaissé Babylon 5 aussi, alors il regarde plutôt South Park et ça me désole, bref c'est un peu la panique.

Du coup ce week end pascal, alors que nous allions en courses (5 bons kilomètres de marche à pieds, puis retour, je peux vous jurer que c'étaient des courses qui se sont faites mériter), nous tombons en extase devant... la saison 1 de Oz avec la quelle je bassine tout le monde depuis que je sais sa sortie imminente. Moi, interdite, en pâmoison ; lui, confiant, qui me dit "je te l'offre". Or en ce moment personne n'a de sous, donc je me suis vue forcée...
...j'arrive toujours pas à croire que je l'aie fait...
J'ai donc refusé la proposition en question. Et là j'ai fait une des pires choses de ma vie de téléphage : j'ai dénigré la première saison de Oz. "Mais ya même pas dix épisodes, c'est cher pour pas grand'chose, on revient dans six mois ça sera à quinze euros même pas, en plus franchement elle est passée sur M6 cette saison, je l'ai en intégralité en VHS, comme si j'avais besoin de m'acheter ça maintenant tout de suite".

Si le Dieu de la télé est miséricordieux, il y aura peut-être une espoir de rédemption pour moi.

Lassé par mes arguments plus qu'il n'était convaincu (parce que lui n'a vu que le pilote et avait bien envie de voir la suite), il remet le coffret à sa place sur mes recommandations ("mais si vas-y repose-le avec l'autre, bouhouhou, là côté du coffret de Profit qui me fait de l'oeil, bouhouhou") et on repart comme si de rien n'était.
Mais une fois nos courses faites et notre marathon achevé, impossible de ne pas revenir sur l'incident. Il me demande avec insistance pourquoi, si on ne peut acheter ce DVD, on ne le cagoulerait pas purement et simplement. Après tout, c'est vrai, quelques posts plus tôt je faisais moi-même l'apologie d'une certaine consommation, comment dire ? à la carte... de la production téléphagique.

Il met le doigt sur quelque chose.

Ce n'est pas tant l'existence du DVD qui m'empêche de cagouler une série. Je ne me dis pas "puisque le DVD existe, j'ai qu'à économiser/vendre à rein/faire un prêt Cofidis pour me le procurer", en me flagellant à chaque cagoulage illégal. Ce ne sont pas des considérations de ce genre qui me préoccupent, mais simplement l'idée insoutenable de cagouler une série que j'aime profondément.
Je peux cagouler des séries complètement inédites en France, en "sortie d'usine" comme dirait un certain Miyo de ma connaissance, je peux cagouler aussi certaines qui ont été diffusées mais que j'ai ratées. Pas systématiquement mais je suis obligée de reconnaître que ça m'est arrivé.

Mais qu'il s'agisse d'Oz, Battlestar Galactica, A la Maison Blanche, NY SVU ou Une Nounou d'Enfer (QUI A RI ? Dénoncez-vous sur le champs), par exemple, bref, de séries que je juge d'exception, et là ça m'est physiquement impossible. J'insiste : physiquement.
Il existe un monde parallèle dans lequel il est plus simple de voir les séries que j'aime, du moins une partie d'entre elles, sans avoir à dépenser mes rares sous, ni attendre la Saint Glinglin que sorte la saison 3 (une saison par an, une p***** de s******** de m**** de saison par an ! un sitcom qui a plus de 10 ans !). Mais je n'ai pas envie de vivre dans un monde où je ne possède pas la série dans le format optimum, dans un coffret kitschissime ou au contraire sublissime, avec un livret ridicule que, si je ne sors pas de son package dés le premier jour, je vais irrémédiablement tordre et abimer avec les visionnages. C'est du pur sentimentalisme, peut-être un peu de matérialisme en sus, je ne doute pas un seul instant que personne ne compte sur mes 40 euros pour vivre et éventuellement produire sa série suivante, c'est juste parce que ces séries-là sont mes cultes à moi et qu'elles sont à ce titre intouchables.

Je me prive ainsi de certaines séries que j'aurais suivies avec plaisir si je n'avais pas dû m'en priver, et je suis consciente. Mais ce sont là les limites du cagoulage pour lady.

Cela vient peut-être aussi de l'affection toute particulière que j'ai pour les VHS (et dont je parlerai plus amplement dans un post qui est pour l'instant réduit à la triste condition de brouillon) et dont j'aime tant le côté tactile et chaleureux, que seul le coffret peut me rappeler (même si un froid DVD à l'éclat narquois n'a vraiment pas le même sens pour moi, le coffret, lui, prolonge un peu cette sensation).

Peut-être que quand les chasseurs de cagouleurs auront compris qu'en chacun de nous, il y a la limite sentimentale qui sépare ce qui n'est qu'usage courant, entretien de la machine à téléphager, en somme, et ce qui a vraiment de la valeur, alors peut-être aurons-nous une base solide sur laquelle établir les règles qui satisfassent, sinon tout le monde, au moins une large portion de chacune des parties. En attendant, c'est à chacun d'établir la ligne à ne pas croiser, et laissez-moi vous dire qu'on vit à une époque où hélas, on a plus de raison d'effacer les lignes que de les revoir au plus serré.

Et pendant ce temps, je me maudis d'avoir été raisonnable, et mon homme se rabat sur South Park. La vie est moche, voilà la vérité.

27 février 2007

Plus près de toi... (air liturgique)

- Bonjour, je m'appelle lady, j'ai 25 ans et je suis pilotovore.
- Bonjour lady !

C'est pas facile tous les jours d'être téléphage, mais alors, être pilotovore, c'est un cas particulier (genre maladie orpheline), vraiment pas évident à gérer. Tout a commencé lorsque j'ai développé les premiers symptômes de la téléphagie, il y a une demi-douzaine d'années environ. Jusque là, la maladie ne s'était pas trop déclarée. J'avais eu quelques états alarmants, comme lorsque Canal+ a commencé à diffuser Invasion Planète Terre, et effectivement on aurait pu peut-être établir un diagnostic avancé à ce moment-là, mais non. Mais comme la majeure partie du temps, il n'y paraissait pas, ça restait sans gravité. Mais lorsque vraiment j'ai eu des accès de téléphagie aigue, avec enregistrement quasi-compulsif de tout ce qui me passait sous la main, et que j'ai décrété que j'allais essayer de voir au moins un épisode de chaque série (de préférence américaine) de ce bas-monde, et dans la mesure du possible, faire en sorte que cet épisode soit un pilote... là vraiment, j'ai atteint le point de non-retour.

Bon bah, bilan, plusieurs centaines de VHS à la maison (enregistrées main ou achetées). Plus les coffrets DVD, que je ne compte pas. Ouais, quand même. Indexation perpétuellement en cours. On ne connaîtra sans doute jamais vraiment le nombre exact de séries en ma possession. Et la téléphage gravement atteinte en moi jubile à l'idée que, peut-être, un jour, j'aurai amassé plus de séries que je ne pourrais matériellement en voir.
Nan, j'avais prévenu, quand même. Je suis téléphage. Je vous l'avais dit !
Et donc, téléphage-pilotovore. Restez, ce n'est contagieux que si je vous fais voir certains épisodes.

Si je n'étais que pilotovore, ça irait. Je chercherais avidement un pilote, le regarderais, et passerais au suivant. Or, je suis aussi téléphage, ce qui implique que souvent se pose à moi la question "bon finalement, est-ce que je vais me borner au pilote ?". Dans la plupart des cas, disons, 80%, la question se résoud en quelques minutes : je sais quand j'ai adoré une série, je sais quand je l'ai détestée. Mais il y a aussi une proportion de videos pour lesquelles j'hésite. Les cas où le pilote n'est pas mauvais, il n'est pas excellent, il m'inspire juste la réflexion que la série a beaucoup à dire et que ça ne peut pas se cantonner au pilote, ou, autre possibilité, qu'une certaine somme de choses ayant encore la possibilité de s'améliorer, s'affiner ou se préciser, j'ai besoin de regarder la suite pour me faire une opinion définitive.
Avec les conséquences que l'on imagine pour les problèmes de stockage qui en découlent.

Alors soyons clairs : Close to Home avait un bon pilote. Mais je soupçonnais qu'il m'avait en grande partie plu à cause, non pas de son contexte, ni de sa qualité d'écriture, mais bel et bien à cause de l'affaire sur laquelle il s'ouvrait. Damned.
Et puis aussi parce que (maintenant qu'elle ne joue plus dans des soaps je peux bien le dire), je suis folle du charme de Jennifer Finnigan. Ca reste entre nous, hein.
J'ai donc gardé mon pilote dans un coin, j'ai guetté le second, je l'ai regardé... et zut de zut, je ne sais toujours pas. Là, ce n'est résolument pas le sujet de l'enquête qui m'a eue, parce que franchement c'était bateau. Mais je me sens comme Gina au moment de la fusillade dans A la Maison Blanche : j'ai vu quelque chose, mais je ne sais juste pas quoi.

J'ai peut-être tout simplement vu la lumineuse Jennifer Finnigan. Mais non, je sais pas, il y a définitivement autre chose. Alors me voilà en train de m'apprêter à regarder le 3e épisode. Et ça pue, parce qu'à partir du 3e, les chances que je décrète que maintenant il est trop tard pour arrêter de regarder la série vont se réduire quasiment à néant. Ce qui fait qu'au final, je vais regarder une série honnête mais pas fabuleuse, sans vraiment savoir pourquoi, avec toujours dans un coin de ma tête, la question : mais nom d'un chien, qu'est-ce qui me plaît tant là-dedans ? Pourquoi je regarde ?
Et pourquoi je suis infichue d'effacer mon épisode après ? Oui parce que, oui, je vous ai pas dit, mais j'ai ça aussi, comme problème. Je n'efface que par rage ou par erreur. Je vous raconterai ça une autre fois, là, j'ai mon épisode 3 tout prêt tout chaud.

Combien j'espère qu'il sera décevant et médiocre !

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Close to Home de SeriesLive.

13 février 2007

Il est grand, il est beau, il est fort !

Je ne regarde pas souvent New York: Section Criminelle. Déjà parce que toutes les sections sont criminelles (traduction de titre miteuse oblige, je boycotte), ensuite parce que j'ai toujours espoir que Shirley Bellinger revienne à la vie au lieu de la donner, et enfin parce que Goren, je ne le supporte pas. Dans cette excellente franchise faite d'ensemble shows plus brillants et subtils les uns que les autres, et se bonnifiant avec les années par-dessus le marché, c'est vraiment un mouton noir.
Mais dimanche soir, on avait envie de se faire une série (BSG et TWW étant indisponibles une fois de plus), on est tombés dessus, on a regardé. C'est parfois aussi simple que ça.

Ce qu'il est grand, Goren ! D'ailleurs dans le générique à un moment il se plie en deux pour regarder un suspect dans les yeux, ça trompe pas. Il est beau aussi... Son sourire charmeur quand il tourne autour de sa proie... Et puis surtout, ah oui surtout, qu'est-ce qu'il est fort !!! C'est bien simple, tout le monde est trop lent pour lui. Goren, s'il n'avait pas un cahier des charges imposé par la chaîne qui scrupuleusement a besoin d'occuper 45 mn de façon la plus formatée possible, il résoudrait non pas une, mais au moins deux voire trois affaires par épisode. Parce qu'il est comme ça : il sait tout avant tout le monde.

Première enquête hier soir : une jeune femme très influençable et à l'esprit particulièrement malléable qui aime qu'on prenne les décisions pour elle se fait embringuer dans une histoire qui la mène droit au casse-pipe.
Premier coup de génie : le duo Goren/Eames est sur la piste de Donnie, le poseur de lino (et accessoirement poseur de bombes sur ses complices), là ils apprennent qu'il prend des cours de danse, donc Goren entre sur la piste (Goren ne paie pas ses cours de danse, ce serait insultant) et hop ! Première femme entrant dans le champs, elle a son manteau dans la main : il fait trois pas, la drague, et à peine partie, il annonce à sa collègue qu'elle est la nouvelle complice de Donnie ! J'ai peut-être loupé un truc mais à quel moment a-t-on dit qu'il avait UNE nouvelle complice ? Et comment a-t-il su que c'était elle ? Il n'a même pas parlé aux autres ! Il ne s'est pas dit que sur deux cours de danse par semaine, Donnie pouvait avoir plein d'autres possibilités pour recruter un complice ? Mais non, je suis bête : c'est Goren ! Il est dans la confidence des Dieux (= scénaristes).
Après naturellement, on finit par perquisitionner la voiture de la pauvre femme et on trouve deux produits chimiques cachés dans le coffre. Et là, j'aimerais qu'on fasse une pause sur le regard de cocker d'Eames qui attend sagement que Goren l'irradie de la lumière divine de son intelligence pour lui lire les étiquettes et dire à quoi ça sert ! Eames a fait l'académie de police, mais Goren lui, il a pris des cours avec Paster et Einstein, on ne peut rien contre lui ! Eames doit vachement s'identifier à la femme qu'ils cherchent, dans cet épisode, je vous le dis...
Pour finir, naturellement, on a droit une fois de plus au show de Goren. Je ne sais pas si c'est l'acteur ou le rôle qui influent, mais qu'est-ce que ça peut être gonfflant de le voir faire son cirque à chaque épisode... La scène de la danse avec Donnie, c'était en plus le nec plus ultra du ridicule. Mais si c'est spectaculaire, c'est pour Goren ! Dans sa tête, il sait exactement quoi dire, et comment faire en sorte d'obtenir que la complice balance le criminel ! Les rouages de l'esprit humain sont des tobogans pour lui !
Et Eames, elle fait quoi pendant tout ce temps ? Bah, elle, elle assure la phrase de chaque fin de chapitre, la petite accroche un peu piquante. C'est contractuel. Et puis sinon elle pose des questions, pour que les télespectateurs qui n'ont pas le Q.I. à quatre chiffres de Goren puissent comprendre ce qui se passe.

Ce n'est hélas pas toujours facile de suivre. La preuve dans le second épisode (celui-là je suis certaine que c'est une rediff, je m'en souvenais très bien... mais je n'ose pas dire pourquoi à cause de I HATE BRENT SPINNER...). Là, mon homme était complètement largué. Déjà l'enchaînement dans le pré-générique était digne d'un marathon. A la suite de quoi notre héros se fait fort de résoudre toute l'enquête tout seul. Parce qu'il ne peut pas compter sur ses collègues, techniquement, ce serait comme si un cheval de course espérait qu'un petit poney rose à crinière fuschia l'aide à gagner sur l'hippodrome de Longchamps. Donc à partir d'une simple date de naissance, il arrive à conclure non seulement que la victime s'est rendue à la fête d'anniversaire de la psy, mais en plus il trouve le resto du premier coup ! Et là on est obligé d'être soufflé par tant de brio ! Ensuite sa façon de démasquer les actes manqués de la fille des suspects, en interprétant ses mots (pas étonnant qu'il obtienne toujours des aveux s'il interprète tout !) pour les tourner en dénonciation ou en tous cas, pour en faire un témoignage menant à des indices, est simplement bluffante. Mais bon, c'est Goren, à force, on admire en silence.

Vous voulez que je vous dise ? Une part de moi est vraiment ravie qu'il ait fallu ramener Big dans la franchise. Ca ne se dit pas, mais les problèmes de santé de Vincent d'Onofrio nous auront vraiment rendu service. Parce que, que cela vienne de l'acteur ou de l'écriture, au moins, on était certains que ça ne pouvait pas se reproduire dans la même série. C'est vrai, un flic qui résoud une affaire, seul, sans l'aide de personne, en interprétant les témoignages, en comprenant les preuves tout seul, en ne faisant presque jamais appel aux services médico-légaux, et en étant capable de toujours tout savoir sur tout... eh bah merde, c'est l'ennui mortel.

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche New York Section Criminelle de SeriesLive.

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12 février 2007

Ta maladie, tu la gardes pour toi

Cette fois j'espère bien que c'est dans l'autre sens que ce n'est pas contagieux...

Mon homme a un vice, un pêché mignon, un guilty pleasure bien à lui : plus c'est nul, plus il a envie de regarder. C'est tout-à-fait le genre de mec qui serait capable de se taper une saison complète de Whoopie s'il en avait l'occasion, et vous obliger à l'accompagner. Le gars qui, si on ne le surveille pas, pourrait carrément regarder La Femme Nikita pour une autre raison que Peta Wilson, et apprendre les dialogues par coeur. Le danger public prêt à s'enfiler tous les épisodes des Feux de l'Amour qu'il pourrait voir, et à vous hurler dessus si jamais il vous arrivait de changer de chaîne.
L'une de ces phrases est du vécu, je n'ose vous dire laquelle...

Bref, je le savais depuis le début, la tâche était rude et yavait du boulot. Mais là... là !
C'est ma faute, aussi. Depuis que j'ai décrété qu'il y avait embargo sur les DVD de Battlestar Galactica et A la Maison Blanche, on sent que la famine fait rage dans les rangs. J'ai voulu tester sa volonté mais de toute évidence, le petit scarabée n'est pas encore prêt. Il s'est rabattu...
Nan, je peux pas le dire.

Il s'est rabattu sur Mutant X.
C'est la honte ! C'est comme un Jean-Claude Convenant avec un fils cultivé, c'est la fin de tout ! Tout est à refaire ! Je peux pas laisser faire ça, je peux pas le supporter !

Il a voulu regarder le pilote. C'est ma faute, j'ai pas été capable d'en dire du bien. J'ai tenté de retenir derrière mes dents ce que j'en pensais mais au dernier moment, j'ai laissé échapper "enfin, c'est n'importe quoi, en fait". Malheur à moi. Mais vous avez raison, je l'ai cherché. Et puis après tout, à bien y réfléchir, ç'aurait aussi bien pu lui servir de point de comparaison. Ce n'est pas qu'il ne sache pas reconnaître une excellente série lorsqu'il en voit une, mais une très bien, des fois, il a encore un peu de mal. C'était à des fins pédagogique.

Ca n'a pas raté. Dés les premières scènes de combat dans la ruelle sombre, les rires gras ont fusé, il s'est tapé sur les cuisses, et entre deux gloussements, j'ai distinctement entendu "oh non les pimpins, c'est pas vrai !". Et ça, c'est le signal, le signal que c'est foutu, que je suis foutue, que je n'ai qu'à appeler les secours, à me faire rappatrier, à sauter par la fenêtre (au 5e étage, oui-oui) pour échapper au pire. Mais j'étais faite comme un rat. Il en a regardé un second. C'était encore plus nul. Il a voulu regarder le 3e... Il s'est même tapé la visite du studio avec John Shea !

Le problème, c'est que cette série est plus tarte à chaque épisode, et qu'il le sait, en plus, l'animal. C'est bien pour ça qu'il continue. Et chaque seconde de plus qui s'affiche sur le compteur du lecteur DVD est comme un poignard, dans mon coeur. Il fait ça parce qu'il adore regarder des merdes, c'est sa nature, mais je ne peux pas m'empêcher de me dire que c'est juste pour me faire du tort.

Courage. Je n'ai que la première partie de la première saison. Il ne devrait plus y en avoir pour longtemps. Et après, j'enchaîne sur la mini-série de V, pour essayer de stopper ce neurocide. En espérant, dans l'intervalle, ne pas être atteinte...

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Mutant X de SeriesLive.

12 février 2007

L'angoisse de la fin de saison

C'est horrible. Nan, ça ne peut pas se produire. Ah nan mais quelle horreur : plus que deux épisodes, et c'est la fin de la saison.

Je devrais être ravie, gourmande, curieuse, heureuse ! Mais la perspective que cette saison prenne fin (et que la suivante soit encore loin) me rend au contraire nerveuse. Tenir trois mois ? Vous n'y pensez pas !

Voilà plus d'un mois maintenant que mon homme, tombé comme moi amoureux de Battlestar Galactica, tente désespérément de voir la fin de la saison 2. Je suis étonnée qu'il n'ait pas vu le coup arriver. En effet, pour la saison 1, à peine achetée, à peine regardée ! Mais si la période de Noël n'avait pas été là, je pense que nous y serions encore, car la seule perspective d'atteindre le dernier DVD était terrifiante à mes yeux. Mais là, il n'y a pas (encore) de 3e saison ! Alors pas touche ! Je ne dis pas qu'on s'en garde pour plus tard, même pas, c'est bien simple : on regardera la fin de la 2e saison quand on sera sûrs d'avoir la 3e entre nos petites mimines. Avant, c'est même pas la peine d'y penser.

Je ne dis pas ça que parce que je pressens que, comme pour la première saison, le cliffhanger va être énorme. Non, parce que je vais vous dire : ça me fait exactement pareil pour la saison 5 d'A la Maison Blanche. Tant que j'ai pas le coffret de la saison 6, il est souhaitable pour tout le monde que le DVD reste où il est. Zoey pourrait être en danger de mort une nouvelle foi, le président Bartlet faire une attaque cardiaque doublée d'une aggravation de sa maladie, et Leo pourrait se mettre à sourire, que je ne changerais pas d'avis. N'y comptez pas. Et même si Josh devait embrasser Donn... enfin ça, on verra.

C'est psychologique. Quand on a comme moi le malheur de ne pas s'amouracher des séries les plus populaires (comme LOST), on se condamne à un rythme de sortie digne d'un scenario de soap opéra : l'an prochain on y est encore. Tenez, Une Nounou d'Enfer : près de 10 ans d'attente, tout ça pour quoi ? Une saison par an !!! Un malheureux sitcom déjà doublé et diffusé 100 fois, connu de tous ! Ils attendent quoi, que les tenues de Miss Fine aient vraiment l'air de dater de deux décennies ??? Autre exemple : vous avez vu combien de temps il a fallu attendre pour avoir Oz en DVD ? Hein ? Comment ne pas devenir parano dans ces conditions ?!

Alors oui, Grey's Anatomy, LOST... alors là d'accord, là ça y va, genre une demi-saison tous les quinze jours, là ok, on se lâche ! Mais les autres, hein, les autres ? Bah les autres rien, nada, nothing, pouet, peau d'balles ! Faut pas compter dessus. Et je ne compte même pas sur les diffusions télé, yaurait de quoi devenir chèvre. M6 a beau s'obstiner à rediffuser Une Nounou d'Enfer, apparemment la chaîne ne retrouve pas ses 3 dernières saisons, et même les trois premières c'est pas dit qu'elles soient montrées dans l'ordre. Et l'épisode de Noël en dessin animé, vous l'avez vu plus d'une fois, vous ? Voilà, exactement ce que je disais.

Alors ce DVD de Battlestar, plutôt mourir que le sortir de sa boîte avant la parution du suivant. C'est peut-être d'une logique bancale (parce que dans le fond, je suis bien consciente que je me prive de ma série pendant tout ce temps-là) mais je n'en démordrai pas.

Et il y a peut-être certaines séries qu'on peut se permettre de mordiller ça et là sans complexe, mais quand il s'agit tout de même de Battlestar Galactica, A la Maison Blanche, Oz et Une Nounou d'Enfer, non madame, non monsieur, chez moi on ne mange pas de ce pain-là. Bon d'accord, du coup on ne mange plus rien du tout, mais pourquoi on n'en profiterait pas pour regarder ce DVD de Mutant X qu'on snobe systématiquement chaque fois qu'on se demande ce qu'on pourrait regarder, hein ? C'est vrai ça, que fait cette bouse dans le fond de la téléphage-o-thèque, toute poussiéreuse et délaissée de tous...?

20 janvier 2007

Petite liste

Ca ne coûte rien de rêver. Et puis on sait jamais...
Mon anniversaire tombe dans maintenant 5 jours, je serai vieille, je mérite une compensation. Ayez pitié, c'est l'année des Catherinettes.

Donc, j'ai décidé de me faire une petite liste des DVD que je rêve d'avoir... Je sais qu'ils existent ! Mais ptet pas tous dans notre pays. Peu m'importe. De toutes façons pingres comme vous êtes, vous allez sans doute ne rien m'offrir. Je tente quand même :
- A la Maison Blanche : je n'ai toujours pas trouvé le temps ni les moyens de faire main basse sur la saison 6. C'est emmerdant. J'ai aussi la 1e saison en vieilles VHS et elles gagneraient à trouver du repos en étant remplacées par des DVD.
- Action! : cette épatante série d'humour trash, vitriolant Hollywood et nous permettant de mater Jay Mohr (maintenant qu'il est marié à Nikki Cox de Las Vegas, vaut mieux faire une croix dessus et se rabattre sur les DVD) n'a pas son égale... et hélas peu de chances d'atteindre un jour un quelconque créneau d'une chaîne hertzienne. Une seule saison, c'est quand même pas la mort.
- Farscape : j'ai bien la première partie de la première saison (soit un centième de huitième de la série... non attendez, un dixième de la moitié... non c'est pas ça...) mais franchement, je suis bien plus tentée par l'acquisition rapide et la moins coûteuse possible de la série dans sa totalité. Si vous arrivez à faire ça, je vous offre la première partie de la première saison pour votre peine.
- NY Unité Spéciale : de vous à moi, même si la série devient lisse avec l'âge (comme la peau de Mariska Hargitay : hasard ou coincidence ?), ça reste une formidable série ! Ca me fera gagner une place folle sur mes diverses VHS de mauvaise qualité, où en plus je suis loin d'avoir réussi à avoir tous les épisodes. Il me manque même celui où Sherilyn Fenn est une belle-mère incestueuse, imaginez mon désarroi.

Liste non exhaustive.
Bon, si vous n'avez vraiment pas les moyens, vous n'avez qu'à prétendre que je n'ai pas communiqué mon adresse postale sur ce blog, et que tout ce que vous pouvez faire, c'est me montrer une photo de la cover de l'un ou l'autre des coffrets sus-cités. Je vous en voudrais pas. Pas trop...

Sinon en Belgique, la première saison de Oz est sortie cette semaine, aussi. Pour pas cher... J'dis ça... j'dis rien.

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