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ladytelephagy
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a la maison blanche
7 mai 2009

So play we all

Ma frangine Rei et son homme ont une passion quasi-démesurée pour les jeux de société. A chacun son vice, je ne me permets pas de juger. Le problème, c'est qu'à chaque réunion de famille, quand les jeux sont déballés et qu'il faut choisir, tout le monde sait très bien que je vais voter pour les jeux de type quizz, questions culture générale, pop culture et autres choses du même genre (s'il y avait un quizz de SeriesLive au format jeu de société, vous pouvez être sûre que je voterai pour, les deux mains levées). Pourtant, des jeux où il faut deviner des titres de film, trouver des chansons contenant tel ou tel mot, ou évidemment, citer des séries, c'est fun, non ?

Le gros problème c'est qu'à ce stade, mon père tire la tronche parce qu'il va perdre (ou au mieux, devoir intégrer mon équipe pour n'avoir pas trop l'air de ramer), et que le copain de Rei a d'ores et déjà déclaré forfait parce qu'il ne joue pas pour réfléchir. Allons bon.

Pour remédier à cela, il est déjà arrivé qu'on m'offre de quoi m'amuser à me triturer la cervelle dans mon coin, histoire qu'après je vienne jouer à des jeux pas trop compliqués en communauté avec la sensation d'avoir quand même fait quelque chose de ma matière grise. Je me suis retrouvée par exemple avec un ouvrage pompeusement intitulé Brain Coaching, récupéré dans une brocante (sans le DVD) pour me museler et réussir à jouer au 6 qui prend.

Mais pour mettre ma frangine et même mon futur beau-frère dans mon camps : j'ai un plan.

Les deux lascars m'ont en effet délestée de mon coffret saison 3 de Battlestar Galactica, et semblent s'en donner à coeur joie sur la série (bien que prenant leur temps pour me le rendre). En règle générale, je serais heureuse d'avoir participé à une contagion aussi efficace (deux d'un coup !), mais ici ce qui m'ennuie, c'est que d'une part, c'est mon coffret et que j'ai pas dépassé les 3 premiers épisodes environ, et d'autre part, qu'à un moment ce serait bien de passer à Razor et la saison 4.

Donc, leur offrir ce jeu atteint un double (et machiavélique) objectif : non seulement je les pousse indirectement à me rendre mon coffret saison 3, mais en plus je peux jouer à un truc qui me plaira à la prochaine réunion de famille, ce qui tombe d'autant mieux que... Ah oui parce que, attendez, encore mieux : les anniversaires de Rei et de sa moitié tombent en juin, à quelques jours d'intervalle, et je n'avais pas d'idée cadeau ! Donc je leur offre et, le jour-même, on y joue ! Impec !
Aux prochaines réunions de famille, démocratie oblige, on aura ce qu'il faut de votes pour imposer de jouer à un jeu sur les séries télé ; de quoi traumatiser mon père à vie, certes, mais ce sera jouissif. Pas forcément super intellectuel (quoique le site reste finalement assez obscur à ce sujet), mais au moins, j'aurai remporté une bataille.

Qui sait, ça peut entrainer encore d'autres formes de contagion ? Je me demande si ma mère serait du genre à regarder de la science-fiction, tiens... elle regardait bien V avec moi, quand j'étais petite, alors pourquoi pas ?
Une fois qu'on a réussi à faire regarder Battlestar Galactica à quelqu'un, les horizons s'ouvrent sur des possibilités quasi-infinies, d'ailleurs. Prochaine étape, A la Maison Blanche ! Et peut-être qu'à partir de là on pourrait même envisager de faire cap sur encore plus abstrait, genre OZ ! On peut tout imaginer...

Et tout ça pour un investissement finalement minimal... c'est si beau, une opération de contagion dont tout le monde bénéficie au final !
Enfin, oui, sauf mon père naturellement. M'enfin, personne n'a prouvé qu'il était mon père, si on y pense. Ca expliquerait pourquoi sur lui, mes opérations de contagion restent désespérément infructueuses. Je vous ai déjà parlé de mes opérations de contagion sur lui, je me souviens plus ?

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27 avril 2009

Il va yavoir du spoooort !

Il suffit parfois d'une impulsion minime pour enfin vous pousser à faire quelque chose que vous avez toujours su que vous feriez un jour. C'est en tombant par hasard sur la fiche, et parce que de toutes façons en ce moment je m'arrange pour combler mes lacunes et que la fenêtre à cagoulage était ouverte juste à côté, que je me suis dit "ça y est, cette fois j'y vais".

Cette fois, et j'ignore comment j'ai attendu mais je savais avant même de me lancer que j'aurais tort, et j'en suis sûre à présent, je regarde Sports Night. Allez, vous savez quoi ? Je vous emmène.

SportsNight___1
On en a déjà parlé avec notamment Friday Night Lights, mais je ne suis pas tellement attirée par les séries sportives. Cependant, Sports Night est avant tout une série qui parle d'une émission de télévision sur le sport, et ça fait toute la différence. Evidemment il me manquera de temps à autres des références (quoique, j'ai saisi l'allusion à OJ Simpson...) mais je crois que l'essentiel n'est pas tellement dans le choix du sujet de l'émission que dans le reste. D'ailleurs, comme le Larry Sanders Show quelques années plus tôt, et comme plus tard 30 Rock ou Studio 60 on the Sunset Strip (d'ailleurs le tandem formé par les deux personnages principaux de Sports Night m'y a pas mal fait penser), le feront ensuite avec des émissions de divertissement... ce n'est pas tant le sujet que la passion qu'on y insuffle, ainsi le regard glissé en coulisses, qui importe. Les premières minutes de l'épisode sont électrisantes, et donnent immédiatement le ton. J'ai presqu'envie de dire qu'on sait qu'on regarde du Sorkin dés les premiers instants, en fait. Ca parle, très vite, en mélangeant le travail et le personnel à une vitesse fulgurante, c'est tout de suite rythmé, bizarre, amusant, taquin et futé, on est scotché, en fait non seulement j'ai envie de le dire mais je vais le crier : c'est du Aaron Sorkin, aucun doute là-dessus !

SportsNight___2
Je savais que dans la série je retrouvrais Sabrina Lloyd (Sliders), Peter Krause (Six Feet Under) et Felicity Huffman (Desperate Housewives), mais j'ignorais que j'allais aussi y retrouver Robert Guillaume (Soap)... et plus étonnant encore Joshua Malina (A la Maison Blanche) ! Sa scène d'introduction (il a même droit à deux scènes d'introduction, si on veut chipoter) est absolument géniale ! Les personnages ont tous droit à d'excellents dialogues, et j'avais aimé la réunion un peu plus tôt par sa dynamique (qui ne laissait aucun répit, aucune envie de regarder l'heure ou même s'il reste du milk shake à la fraise), mais là on décroche vraiment la palme, on rit aux éclats, c'est juste excellent. D'une façon générale (et l'avenir l'a prouvé) le casting est tellement excellent qu'à aucun moment le spectateur ne se sent délaissé, tous les personnages même mineurs sont formidables et permettent de toujours mettre de l'ambiance même quand, en définitive, il ne se passe pas grand'chose.

SportsNight___3
Je disais plus haut que le choix du sport n'était pas forcément important. En fait, ce n'est pas tout-à-fait vrai, et cette scène où toute la rédaction de l'émission assiste émerveillée à un exploit en direct (hautement symbolique, en plus, et ce à plusieurs égards) montre bien que le sport reste l'un des rares domaines qui savent parfois inspirer les gens au-delà de toute rationalité. Je n'aime par exemple pas ces imbéciles qui se sentent obligés de klaxonner dans la rue pendant des heures le soir parce que leur équipe favorite a gagné je-ne-sais-quel championnat, mais il faut quand même bien avouer que seul le sport est capable d'enthousiasmer autant des personnes très différentes avec autant de puissance. Et moi qui n'aime pas spécialement le sport pour le sport, j'ai ressenti le même enthousiasme que toute l'équipe à ce moment-là, et je pense qu'en cela, le sujet du sport est bien choisi, il pose des questions sur la passion, le feu sacré, l'esprit de corps... et en face, tout ce que cite Casey à un moment, c'est-à-dire le business du sport, les pseudo-scandales qui l'entourent, etc.

Et c'est ainsi que même quelqu'un comme moi est tombé sous le charme de Sports Night, et a entrepris d'en découvrir la suite. Tout va bien, je n'ai que deux saisons à regarder, finalement. Parce que, en fait, vous savez quoi ? Qui a besoin de dormir quelques heures par semaine quand on peut recevoir une telle décharge d'adrénaline ?

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Sports Night de SeriesLive.
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21 avril 2009

Quizz, que, quoi, donc, où ? Et surtout : quand ?

Le quizz de SeriesLive (un lien par post, c'est contractuel) a un autre mérite que celui, déjà établi, de me tenir éveillée jusqu'à des heures indues ; il me fait aussi m'interroger sur des choses en apparence sans importance, mais tout de même un peu intéressantes. Juste un peu, rien d'épatant, hein.

Rapprochez-vous, que je vous explique. Je peux répondre sans trop de problèmes (au pire : par élimination) à des questions portant sur le casting d'une série, au personnage principal d'une autre, etc... Mais quand la question comporte une date, bien souvent, je bloque.
Caractéristiquement, une question me demandant "Qui a reçu X award pour Y catégorie en 200X" est sûre de me faire cogiter un bon moment (parce qu'il est évidemment hors de question d'aller chercher la réponse sur le net, c'est moins fun même si ça pourrait rapporter gros). Bon, on peut aussi essayer de procéder par élimination, mais l'élaboration des questions s'affinant, on trouve en général dans les possibilités des séries d'une même "génération", à deux, trois, quatre années près maximum. Et donc là, je coince.

Parce que j'ai beau connaître tout un tas de choses sur les séries, et en avoir vu un bon paquet, je reste infichue de les dater précisément. Si, oui, évidemment, c'est facile si par exemple il s'agit d'Une Nounou d'Enfer, la bonne blague, encore heureux que je le sache. Mais il y a aussi plein de séries que je connais sans pour autant les suivre.
Tenez, un bon exemple : Cold Case. Je connais Cold Case. Des fois, je regarde Cold Case (quand je suis désespérée parce qu'il y a sur les autres chaînes). Des fois, je pleure devant Cold Case, aussi (c'est un tear jerker, je me sens presqu'obligée). Mais comme je ne suis pas la série de près, je n'ai aucune idée de son nombre actuel de saisons, par exemple. Pour être tout-à-fait honnête, si ce n'était le défi de répondre à la question sournoise du quizz de SeriesLive (oh, deux liens ! Je vais renégocier mon contrat à la hausse...), je m'en battrais l'oeil, franchement. Mais en admettant que je tombe sur une question qui m'obligerait à dater l'année de création de Cold Case, pour rester sur notre exemple, eh bah là ça devient carrément compliqué. Je peux essayer de me lancer dans des calculs d'apothicaire en comparant avec d'autres séries. Bon, donc déjà, c'est plus récent que Les Experts Caracas, ça, j'en suis sûre. Presque. Si, c'est sûr. Bon, ça veut donc dire que c'est post-2001, on n'est pas tellement plus avancés. Par contre, est-ce une série plus ou moins récente que Les Expert Kigali ? Je sais classer les différentes séries d'une même franchise dans l'ordre de création, mais de là à passer à une datation précise, faut ptet pas pousser. Bon, et puis Les Experts Mogadiscio, plus ou moins récent que Cold Case ? Nan, c'est mission impossible, ce truc.

Et quand deux séries datant à peu près de la même époque sont toutes deux susceptibles d'avoir été primées dans une même catégorie à une année d'intervalle (genre, mettons : Les Soprano et A la Maison Blanche, disons), j'ai aussi vite fait de me tirer une balle dans la tête.

Mais du coup je me demande pourquoi j'ai autant de mal avec la notion de temps.
Parce que justement, ce qui différencie le téléphage du cinéphile, c'est aussi la notion de temps qui passe. On s'investit sur du long terme et, du coup, on prend la mesure des années. On sait qu'on cagoule la saison 6, donc que ça fait 6 ans qu'on regarde la série. On lit une news portant sur un spoiler ou un changement de cast (qui a dit pléonasme ?) sur la saison 7 même d'une série qu'on ne regarde pas/plus et pouf, une petite soustraction mentale et on a compris. C'est pourtant simple.

C'est peut-être ma nature de pilotovore qui me chamboule mes repères chronologiques ? C'est vrai qu'en regardant un jour une série des années 70, le lendemain un DVD de tartes, le jour suivant retomber sur un pelote de laine d'une série d'il y a trois saisons en arrière, pour ensuite regarder une rediffusion à 20h sur M6, ça n'aide pas beaucoup, je n'en disconviens pas. Et puis c'est vrai que j'ai jamais été très douée en Histoire, chose que je me souviens avoir déjà évoquée d'ailleurs, bref.

En soi, ce n'est certainement pas si important, hormis le contexte de questions de culture télévisuelle, de savoir si telle série date plutôt de 2000 ou 2001. En fait je le sais bien. C'est juste que du coup, le quizz de SeriesLive (trois liens, katching !) me pousse à vouloir me "perfectionner" dans mes connaissances sur les séries. Oh, et encore, si la seule conséquence était que je tente de mémoriser des années de création pour des séries que je ne regarde pas, ce ne serait pas si grave. Mais il y a pire : quand je vois le nom d'une série que je ne connais pas, j'essaye de la regarder, c'est dire à quel point ce quizz est foutrement chronophage, quand même. Mais ça, on en reparlera dans des posts dédiés aux séries en question, ne vous en faites pas. Oh oui, vous n'avez pas encore fini d'en entendre parler...

C'est vraiment rien que du vice, ce quizz.

10 avril 2009

Ce que nous appelons un épisode embaumerait autant sous un autre titre...

Il y a un truc qui m'a toujours un peu chiffonnée, dans les séries télé. Un truc qui ne me met pas mal à l'aise, qui ne m'énerve pas, ne m'attriste pas, ne m'inquiète pas, non ; ça me chiffonne, juste.
Ce sont les titres d'épisodes.

Déjà il y a quelque chose qu'à leur sujet je n'ai jamais vraiment compris, c'est : d'où ils viennent ?
Je regarde pas mal d'épisodes en sortie d'usine, via le cagoulage donc, et je suis obligée de dire que soit je suis complètement aveugle, soit le titre n'apparait jamais à l'écran. Je ne le vois JA-MAIS. Et pourtant, on peut dire que les génériques et post-génériques, je les regarde. J'y vois les noms des guests, le nom des réalisateurs, le nom des différents gars qui ont fait un truc pour cet épisode et qui méritent d'être mentionnés sans attendre le générique de fin, bref tout... mais les titres d'épisodes, jamais.

Bon alors d'où ils sortent, ces titres ? Ce sont les programmes télé qui les sortent de leur chapeau ? Evidemment que non, sans quoi ce serait la foire, or on trouve très facilement des guides d'épisodes variés qui restent cohérents les uns entre les autres, ce qui laisse donc penser que ces épisodes ont effectivement un titre "officiel". D'un autre côté je peux comprendre qu'on attribue un titre à un épisode, c'est pas très élégant de dire "Ah tu as vu le 1x13 hier soir ?" à la machine à café. D'ailleurs ça se prononcerait comment...? Mais qui les dégote, ces titres ? Est-ce dés l'écriture du script que ça se décide ?

Et puis, plus important, à quoi ça sert ?

Personnellement je suis infoutue de me rappeler du titre d'un épisode, sauf si je l'ai vu 792 fois, ce qui arrive le plus fréquemment pour Une Nounou d'Enfer, Sex & the City et autres séries multi-rediffusées pour mon plus grand plaisir et le désespoir de nombreux télespectateurs (mais on recausera de Sex & the City bientôt, j'ai des trucs à vous en dire). Ca m'arrive aussi de me souvenir du titre d'un épisode simplement parce que celui-là, je le regarde suffisamment souvent pour m'en souvenir (me viennent à l'esprit des épisodes de Rude Awakening, The Practice ou A la Maison Blanche, par exemple, que je me repasse à un rythme suffisamment régulier pour finir par imprimer le nom de tel ou tel épisode-clé ou préféré).
Je ne suis pas certaine d'être une référence en matière de mémoire, m'enfin je me dis que, quand même, quand on a regardé un épisode, ce n'est pas la première chose dont on se souvient, son titre, quand même. Alors à quoi ça sert dans ce cas ?

Ca sert à plus long terme ? J'essaye d'imaginer dans quels genres de cas...
- le cas : j'ai interrompu mon visionnage de la série et je veux reprendre là où j'en étais. Je regarde sur un site genre Episotheque et là, en voyant le dernier titre qui me dit quelque chose, je m'aperçois que je me suis arrêtée après "Celui qui disparaît de la série", et voilà, je n'ai plus qu'à continuer à visionner mon DVD ! Euh, sauf qu'il faut déjà se souvenir du titre de tous les épisodes qu'on a déjà vus. Donc pas convaincue.
- le cas : je cagoule régulièrement la série et je veux être sûre que ma pelote de laine est bien remplie, qu'il ne me manque rien. Je file donc, rapide comme le vent, voir un guide d'épisodes genre SeriesLive (une pub par post, c'est contractuel) et là je m'aperçois avec horreur qu'il me manque l'épisode "Stranger" !!! Horreur, malheur, mais tout va bien car je peux aller cagouler la... euh, bah non, j'avais pas besoin du titre de l'épisode, juste du numéro, la plupart des fournisseurs de laine ne prenant pas la peine d'indiquer le titre de l'épisode. Donc pas convaincue.
- le cas : je voudrais juste vérifier si TFHein respecte les télespectateurs qui, s'ils n'étaient pas si avides de Cola, ne feraient pas vivre la chaîne, et je veux donc vérifier que l'épisode qui a été diffusé en troisième position par la chaîne est bien le troisième épisode de la saison en cours. Retenez la leçon mes amis : tout amateur de cola que vous puissiez être, le troisième épisode diffusé n'est jamais le troisième épisode de la saison en cours, d'ailleurs, le terme de saison est complètement dissocié de la notion de continuité dans l'esprit de TFHein. Pas la peine de vérifier, c'est avéré. D'ailleurs selon le guide que vous consulterez, c'est même pas dit que le titre de l'épisode corresponde à son numéro dans la chronologie de la série puisque même certaines chaînes américaines se permettent de diffuser dans le désordre quand ça leur chante, donc même dans ce cas ça peut être inexact. Donc pas convaincue.
- le cas : j'ai rien à foutre de mes journées et j'apprends par coeur le titre des épisodes de mes séries préférées. Bon, là à la rigueur ça se tient, j'ai rien à y redire...

Nan, franchement, à quoi sert un titre d'épisode ?

En plus osons le dire, ces titres sont traduits pour leur diffusion sous nos lattitudes, et la traduction est souvent piteuse, n'ayant souvent que très peu de choses à voir avec l'esprit du titre original. Du coup la chose revêt encore moins d'intérêt. Et dans ce cas, ceux qui parviennent à avoir une mémoire des titres prennent-ils la peine de mémoriser les deux titres, l'original et le traduit ? Et à quoi ça leur sert, encore une fois ?

Un titre de série, je ne dis pas : c'est comme une marque. On en a besoin, c'est une identité. Mais un titre d'épisode ? Moi je me souviens de plein de trucs dans un épisode, souvent ça va jusqu'à la liste des guests, mais ça s'arrête là. C'est pas une identité, souvent ça ne reflète que de très loin ce qui s'y est produit (sans compter que les VF nous servent souvent des titres hyper bateau, genre "Révélations", ah merci, vous avez cogité pendant combien d'heures pour nous le trouver celui-là ? Et les fois où vous avez tellement fait attention que deux épisodes peuvent avoir le même titre ? J'me comprends).

Bon, non, vraiment je comprends pas. Pas moyen, vraiment, je n'en vois pas l'intérêt. Ce qui m'arrange bien puisque je suis infichue de les mémoriser.
Mais c'était quand même une petite réflexion que je voulais partager, ne serait-ce que parce que, vous, vous en voyez l'intérêt, et vous allez peut-être pouvoir m'éclairer ?

4 avril 2009

Everybody Ned Somebody

J'ai pas la force.
Je sais bien que la pétition a plusieurs mois. Je sais bien que l'annulation aussi. Je sais bien que maintenant ya plus que quelques clampins pour ajouter leur signature parce que tout le monde sent bien que c'est trop tard (bien que, merci de le noter, mais en un mois les signatures avaient triplé, juste après l'annonce de l'annulation, et ça franchement il faut le souligner parce que hein, on a tous fait des efforts sur ce coup, et même après).

Nan, mais je sais. Ca sert à rien de garder ce lien dans ma colonne.
Mais j'ai pas le coeur, vous comprenez ? Parce que ça voudrait dire que c'est vraiment, vraiment fini.

Et s'il y a bien une chose qui n'est pas finie, c'est mon histoire avec Pushing Daisies.
Tiens ça me fait penser que je vous devais une anecdote. Si, vous allez voir, ça vaut le coup, pourvu de bien suivre le déroulement des opérations, vous allez vous bidonner.

Vous vous souvenez combien j'ai lutté pour me la faire offrir pour mon anniversaire... pour finalement l'avoir dans l'os ? Je crois que ça s'est vu, mais j'y tenais à ce DVD. J'y tenais dés que j'ai su qu'il sortirait, j'y tenais encore plus fin novembre quand a été annoncée l'annulation, j'y tenais et pas qu'un peu pour Noël, j'y tenais pour mon anniversaire le mois suivant... mais ya des gens qui ne comprennent rien à rien, limite s'ils ne se moquent pas. Donc je me suis retrouvée avec un ersatz et croyez-moi, pour me mettre en boule, il n'y avait pas plus réussi que ce vilain truc en plastique signé de la main de mes parents.

A quelques temps de là, je continue de faire savoir que le DVD me plaît vraiment, vraiment, vraiment beaucoup, qu'il sort le 11 février en France et que cette fois, après bientôt quatre mois à baver dessus, ça va bien, j'y vais le jour de la sortie.

Mais de façon complètement inattendue, ma mère me dit qu'elle va finalement l'acheter.
Bon, donc le 11, je suis restée sage, j'ai évité la FNUC du mieux que j'ai pu, j'ai encore attendu. Et là, rien. On devait m'inviter pour me remettre très officiellement le DVD en tant que "cadeau d'anniversaire en retard", mais j'ai jamais été invitée au fameux dîner de gala de mes rêves. J'en ai donc fait une dépression, normal, vous feriez pareil à ma place. Pis j'ai rouspété aussi. Mais ça je le fais de toutes façons, c'est sûr. Sauf que là je commençais à l'avoir vraiment mauvaise, parce que maintenant, ils l'avaient acheté, c'est juste que personne ne se décidait à me donner le coffret, je pouvais même pas dire : allez, je vais à la FNUC et on n'en parle plus.

Un jour que ma mère passe me voir, elle me glisse le coffret l'air de rien et me dit que, bon, elle a un peu remarqué que j'étais obsédée par ce DVD, et qu'on n'allait pas attendre d'organiser un truc avec toute la famille pour me le remettre. J'ai failli en pleurer de joie, comme vous l'imaginez. Elle me dit qu'elle expliquera à mon père qu'elle n'a pas pu acheter le DVD et que comme mon petit four a lâché, on va plutôt m'offrir ça pour mon anniv (tout bénéf pour moi, soit dit en passant). Et que quand je viendrai pour fêter mon fameux cadeau d'anniversaire en retard, eh bah j'aurai un four et tout le monde sera content.
Et on aurait très bien pu arrêter les frais à ce moment-là. Mais non ! Parce que dans la famille de lady, rien n'est jamais aussi simple que ça pourrait l'être !

CAR, REVIREMENT DE SITUATION ! Quand ma mère lui sort son petit mensonge sur l'air de "bah finalement j'ai pas pu acheter le DVD alors on lui paye un mini four (même prix, en plus, tu vas être content) pour son cadeau d'anniversaire en retard à la place", eh bah à la surprise générale, et prouvant que finalement le travail au corps effectué sur lui l'été dernier pour qu'on m'offre le DVD de la 1e saison d'A la Maison Blanche avait payé, mon père s'écrie que, effectivement, c'est mieux de m'offrir un four parce qu'un four, c'est utile, mais qu'ils m'ont maintenant promis le DVD. Et que l'idée ne l'enchante pas, parce que c'est un DVD, donc c'est pas de la culture, mais qu'une promesse est une promesse. Et que DVD il doit donc y avoir.

Ma mère revient donc pour me dire que, d'une part, je m'achèterai mon nouveau four toute seule comme une grande (bon, à la limite on s'en fout) mais surtout que maintenant, elle va devoir faire croire à mon père qu'on m'offre le coffret, alors qu'elle me l'a déjà donné.

Donc, suivez bien la logique, parce que là va yavoir du sport cérébral ; plutôt que de me dire : "rend-moi le coffret et joue la surprise quand on te l'offre", elle a préféré goupiller une combine pas très logique mais qui m'arrange bien : elle a récupéré le coffret Pushing Daisies, mais vide ! J'ai gardé les DVD. Pourquoi ? Parce que mon père sait à quoi ressemble le coffret, et qu'il sait lire ! Donc il faut m'offrir le bon coffret.

Mais là où j'ai pas du tout compris, c'est qu'elle m'a aussi demandé quel autre DVD elle pourrait mettre dans le coffret de Pushing Daisies à la place, pour qu'il y ait quand même des DVD dedans (limite je suis pas obligée de l'ouvrir devant eux, le coffret, pourtant !).
Alors on a trouvé Samantha Who?, qui sortait pile au bon moment et avec un prix vert à la FNUC dérisoire, et donc le gag final, c'est qu'elle va mettre les DVD de Samantha Who? dans le coffret Pushing Daisies, pour que ce dernier me soit offert très officiellement lors du dîner de "re-anniversaire" avec ma famille, ET qu'elle me filera le coffret vide de Samantha Who? ensuite, en douce, quand on se verra sans mon père.

Prenez le temps de relire si vous n'avez pas tout saisi. Je vous rassure, j'ai mis du temps aussi. Mais une fois qu'on a pigé le truc, c'est épatant en fait. Parce que si sur le coup, j'ai d'ailleurs rien compris à son micmac, tout ce que je sais à présent, et c'est l'essentiel finalement, c'est que je regarde depuis plusieurs semaines la 1e saison de Pushing Daisies en DVD alors que mes parents m'offrent le coffret demain ; que demain, je vais recevoir les DVD de Samantha Who? ; et que quelque part avant la fin du mois, ma mère m'offrira le coffret vide de Samantha Who?.

Tout ça pour pas dire à mon père qu'elle m'a offert le DVD de Pushing Daisies. Des fois ça vaut le coup d'avoir une famille complètement déglinguée. Ils sont pas normaux, mais c'est la première fois que ça me rend autant service. Et pour quelque chose en rapport avec les séries, en plus ; ça tient carrément du miracle.

De pas du tout de DVD pour mon anniversaire, on est passés à deux DVD de séries qui me font plaisir ! Enorme, non ?
Hey, franchement, ça valait coup que je vous la raconte, celle-là, non ? C'est de l'anecdote, ou je m'y connais pas !

Donc enlever le panneau Sauvez Pushing Daisies ? Ca me fait encore plus mal au coeur après toutes ces péripéties. Nan, j'vais le laisser encore, même s'il sert à rien. Ned et moi, ça ressemble plutôt à l'histoire sans fin...

savehim

Et pour ceux qui manquent cruellement d'une tarte à la crème dans la figure : la fiche Pushing Daisies de SeriesLive. Nan parce que faut suivre, un peu, quand même, quoi...

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29 mars 2009

La Carrie Bradshaw du DVD

Mon téléphone vibre sur mon bureau (en fait, non, c'est une figure de style : la vérité c'est qu'il a cette chanson en sonnerie, mais ça fait moins Charlie Crews-like, alors on va dire que mon portable vibre et tombe du bureau, d'accord ?) et je réalise qu'on m'a envoyé un message.
Ce message dit en des mots très succincts, et envoyés de façon extatique par une amie et collègue de bureau qui ne sent pas sa joie parce qu'elle part en vacances à la fin de la semaine prochaine et qu'elle comptait un peu dessus pour voir du pays, les mots suivants : "LA PAYE EST TOMBEE".
Ce qui dans le language courant signifie soit "ah tiens, je vais payer mon loyer", ou "si je mangeais cette semaine, pour voir si c'est comme dans mes souvenirs", ou même "mais c'est génial, que vais-je faire de tout cet arg-... ah, tiens, mon banquier passe en courant sous ma fenêtre, il a un paquet sous le bras et il regarde derrière son épaule, finalement je sens que je ne vais rien faire de cet argent".
Mais comme je suis téléphage, que mon loyer est déjà réglé, que je n'ai pas eu la mauvaise idée de faire des enfants comme les geignardes de In the Motherhood, et que les chats ne réclament pas de console video ce mois-ci, pour moi ça signifie avant tout : "tiens, où est rangée ma carte FNUC ?" (là aussi c'est bien-sûr un effet de style, évidemment que je sais où elle est). Elle n'a que deux mois, elle est encore en rôdage, mais bon, faut quand même l'éduquer un peu, quoi. Sinon après elle n'aura pas les bons réflexes... vous savez ce que c'est, plus jeunes on les forme, etc...

Or, donc, ou plutôt : argent, donc, c'est pas tout d'être pleine aux as, encore faut-il faire les choses avec intelligence. Sur l'air de :
Les Téléphages ont été conçus par l'homme
Ils se sont rebellés
Ils ont évolué
Leur apparence et leurs sentiments sont humains
Certains d'entre eux sont programmés pour penser comme des humains
Il en existe plusieurs copies
Et ils ont un plan

Car en effet, j'ai un plan.
La première étape du plan, c'est de ne pas être suffisamment bête pour acheter un DVD en double. Avouez que ce serait ballot.
La seconde étape du plan, c'est de ne pas répéter certaines erreurs du passé. Oui, le DVD qui est planqué là dans le coin et qui cale la table dans l'entrée, bon, bah s'il est là, ya une raison, on va ptet éviter de réitérer les mêmes conneries. On dépense beaucoup, certes, mais on dépense utile tout de même.
La troisième étape du plan c'est que j'ai remarqué que, ces derniers temps, après les passages en FNUC (ou Vergin Megasture quand le monde tourne à l'envers), j'aimais bien venir me vanter de mes emplettes ici, et que franchement, ça se fait pas de faire tout un post pour dire : "ohé, j'ai dépensé des sous et vous vous l'avez pas le beau coffret, heu !". Sérieux, ça se fait pas.

Donc pour toutes ces raisons, j'ouvre une rubrique bien à part pour ça, hop ça se passe , dans la colonne de droite, si vous cliquez, c'set à vos risques et périls, et si vous cliquez pas vous l'aurez un peu moins mauvaise d'avoir mangé uniquement des coquillettes au beurre ce mois-ci (et croyez-moi, toute contente que je sois de mes achats, je compatis, surtout les coquillettes au beurre, ya pas plus cauchemardesque).

La rubrique s'apelle donc Diagnostic COLLECTION, elle est faite d'images pas super jolies mais toujours représentatives du produit que j'ai à la maison (j'allais pas non plus prendre les photos moi-même avec mon téléphone à résolution pourrie...), et il y a une petite bafouille en présentation, mais comme j'ai horreur de balancer les trucs sans vous en parler au préalable, voilà, j'en fais un post quand même.

Donc l'idée, c'est que chaque fois que tombe dans mon b*rdel sur un DVD acheté légalement et en France (je dis pas que j'ai pensé à tous les mettre pour l'ouverture, d'ailleurs), je le mets là, pour bien montrer que je suis une gentille fille qui a deux pis qui HADOPI. Que même si on télécharge, le téléphage n'en est pas moins (lorsque le monde ne lui souhaite pas trop de mal et que financièrement il peut se le permettre) un grand dépensier devant l'Eternel, et que même parfois, c'est en dépit du bon sens.

Et puis franchement, vous le savez comme moi, chaque coffret a son histoire, parce que chaque série a son histoire.
Quand on fait le geste d'acheter un coffret DVD, et à plus forte raison quand on sait qu'on pourrait se contenter du téléchargement, c'est encore plus symbolique que si on se contentait d'attendre une rediff ou de se la cagouler soi-même. Ca signifie l'attachement qu'on ressent envers une série, son univers, parfois certains d'entre nous considèrent que c'est une façon de soutenir les productions que nous aimons, d'autres estiment que c'est encore la meilleure façon de rester dans la légalité sans se mouiller, et d'autres enfin n'ont pas de répit tant qu'ils n'ont pas acheté tout ce qui porte le nom de leur série fétiche, bref on a tous une bonne raison, et je voulais aussi insister là-dessus, parce que vous me connaissez maintenant, vous savez que je milite aussi un peu pour ce genre de choses.

J'ai dû faire un choix, dans cette rubrique, qui est le suivant : toutes les VHS que j'ai achetées complètement légalement (quoique parfois en occas') par le passé, j'ai résolu de ne pas les y mettre. Ce qui signifie qu'une grande partie de ma telephage-o-theque, en fait, n'est pas du tout représentée ici. L'intégrale de A la Maison Blanche, ou de Sex & the City, pour ne citer que ces deux séries qui prennent pourtant une place considérable dans mes rayonnages, ne sont donc pas présentes. Parce que d'une part je voulais montrer que ma bonne volonté de consommatrice dépensière ne date pas du siècle précédent, et d'autre part parce que la VHS, en fait, quelque part, c'est trop facile. Parce qu'on peut facilement obtenir des DVDrip de qualité équivalente au produit acheté, sur le net, en fait, c'est plus symbolique de montrer qu'on achète des DVD.

Et puis aussi, je voulais pas y passer des heures. Contrairement aux apparences, j'ai une vie.

Donc voilà, je sais que ça peut avoir l'air un peu vantard, et quelque part ça l'est sans doute aussi (bien que si je voulais vraiment me vanter, je montrerais aussi tous les DVD de Jmusic que j'achète, histoire de vraiment bien écoeurer tout le monde avec mes dépenses pendant que le reste du monde crève dans la misère ; un peu comme la présentatrice de la météo de Canal+ qui fait dépenser exprès 30 000€ à sa chaîne en amendes du CSA juste pour le plaisir de faire un sketche alors que c'est une somme indécente), mais ça me permettra aussi d'utiliser la rubrique Opération COLLECTION pour autre chose que vous faire le détail de mes tickets de caisse à l'avenir, quelque chose que j'avais tendance à faire ces derniers temps.

Voilà, si vous avez envie de réagir là-dessus, en bien ou en mal, les commentaires sont ci-dessous à tout moment, même dans des semaines ou des mois (je suis notifiée à chaque commentaire posté, donc je vous verrai tout de même), n'hésitez pas.
Et sinon, c'est par là que ça se passe.

3 octobre 2008

La rechute

Comme vous le savez, mercredi dernier, j'ai remis la main sur mes épisodes de Brothers & Sisters, et j'ai réalisé que je pouvais maintenant voir la fin de la saison que j'avais bêtement laissée en plan. J'ai donc repris le pilote, repris tous les épisodes que j'avais vus, cagoulé comme une sauvage les épisodes de la première saison que je n'avais pas pu encore voir...
Et j'ai tout englouti, tous les épisodes, quasiment sans mâcher : le matin avant d'aller au boulot, le soir en rentrant, le weekend entre deux préparations de podcast... TOUT. LE. TEMPS.

Mardi après-midi, je me suis trouvée bêtement à considérer mon chez moi informatique, assise devant l'ordinateur, les épaules basses et le visage circonspect, tiraillée entre l'épuisement et la faim.
J'ai alors été bien obligée de constater que :
- j'avais fini la 1e saison en moins d'une semaine
- j'avais entamé la seconde dans la foulée
- j'avais épuisé mes possibilités d'espace disponible
- j'en voulais encore
Rendons-nous à l'évidence : j'ai boulotté 25 épisodes de cette série en moins d'une semaine, je ne suis toujours pas rassasiée, et je suis de nouveau dans cette situation où je dois sacrifier mon appétit pour de bêtes raisons techniques. Plus rageant ? Il n'y a simplement pas. L'histoire se répète, dramatiquement.

Evidemment, le plus simple serait d'aller racheter des fournitures pour faire de la place, mais je commence à voir les choses sous un autre angle.
Non, là, il va falloir sévir, de toute évidence. Parce que, si je regarde au-delà de cette dernière semaine de frénésie, que vois-je ?

Je vois que j'ai cagoulé toute la première saison de The Big Bang Theory (je ris pourtant, en moyenne, un épisode sur deux), et que je continue même à regarder la saison suivante pour des raisons que je ne suis pas certaine de saisir.
Je vois que j'ai cagoulé 3 saisons de Reba en 2 mois environ ; alors d'accord, la 6e était plus courte, mais quand même.
Je vois que je donne sa chance à The Mentalist pour encore un épisode ou deux, et, misère, peut-être même plus selon la tournure que ça prendra.
Je vois que j'ai l'air bien partie pour suivre Privileged cette saison.
Je vois que la tournée des nouveautés n'est pas encore finie.
Je vois que Samantha Who? reprend la semaine prochaine.
Je vois qu'il y a aussi Pushing Daisies, Dirty Sexy Money...
Je vois que sur Brothers & Sisters, je suis loin d'être tirée d'affaire !
Je vois que je ne suis, surtout, pas à l'abri que ma fringale se porte ensuite sur une autre série dont je pourrais me piquer de voir des saisons antérieures. Pour être totalement honnête, j'ai déjà fait du répérage et j'ai deux-trois petites choses en ligne de mire, de toutes façons.

Bon, on va être clairs, ce ne sont pas quelques CD qui tiendront le choc, de toute évidence. On dirait bien qu'en cet automne, je suis plus gourmande que pour le précédent ; que ma téléphagie se redéclare de façon vivace.
Je vais donc devoir, bel et bien, m'acheter une nouvelle pelote de laine dure pour ma cagoule. Il faudra bien ça.

C'est que, voyez-vous, ce n'est pas pour rien que l'opération COLLECTION se nomme ainsi : je suis strictement incapable de laisser perdre quoi que ce soit. C'est une complication téléphagique qui arrive, parfois... je ne comprends pas ceux qui régurgitent ce qu'ils ont avalé avec tant d'enthousiasme.

Tout ça a commencé vers 2001, je pense, au plus fort de ma maladie. J'étais une jeune téléphage influençable, et je suis tombée sous le charme d'un certain nombre de séries. Je les aimais tellement que je voulais pouvoir regarder, encore et encore, les épisodes. Jusque là c'est cohérent.

Ce qui a commencé à l'être de moins en moins, c'est quand j'ai commencé à enregistrer le reste. Tooooout le reste. J'allumais la télé, et systématiquement, j'allumais le magnétoscope aussi (oui, c'était encore une ère où la VHS était fréquentable). J'enregistrais tout ce que je regardais (j'aimerais pouvoir prétendre que la réciproque était vraie). Je sortais de chez moi, je programmais 5 enregistrements. Je revenais, j'enregistrais encore.

Etonnez-vous après ça que je capitalise près de 800 VHS à la maison (et je ne m'aventure même pas à compter les DVD que j'ai achetés depuis que je suis passée dans le monde moderne).

Je suis extrêmement sentimentale avec mes enregistrements. Il m'est physiquement impossible d'effacer quoi que ce soit. Même, et c'est là qu'on touche à la psychiatrie, quand je n'ai pas aimé. Je n'ose même pas vous dire le nombre d'épisodes du JAG, ou des Ahem! du Bonheur, ou même... de 7 à la Maison, que j'ai. Et que je ne peux pas, non je ne peux pas, effacer.

De toutes façons, les enregistrements étant faits de façon quasi-industrielle (4 à 5h de programmes chaque jour), il peut très bien y avoir, sur une même cassette, un épisode de Charmed, puis un Buffy, puis deux A la Maison Blanche, puis un Ma Famille d'Abord, et ainsi de suite, ce qui rend l'effacement pour ainsi dire impossible, sous peine d'estropier l'épisode suivant.

Ah oui, il y a ça, aussi : quand il me manquait 5 ou 10 secondes d'un épisode (ne parlons même pas d'une minute), et qu'il repassait... je le réenregistrais. Idem quand la qualité de l'image ou du son ne me semblait pas optimales. Pareil lorsque la chaîne avait la bonne idée d'aposer un logo (genre Téléthon, Sidaction ou Dieu sait quoi d'autre). Donc il y a des épisodes que, oui-oui, j'ai en double. Et je n'efface pas celui de moins bonne qualité, pour les raisons énoncées plus haut. Je ne peux pas. Vraiment pas.

C'est comme ça qu'on en arrive à avoir certains épisodes d'Une Nounou d'Enfer en double, en triple exemplaire. De la folie douce. Et par là-dessus, j'ai acheté les DVD, jamais effacé une seule VHS.

Ah je l'ai faite tourner, l'industrie de la VHS, en mon temps, croyez-moi ! Pendant des années, j'ai acheté chacune de ces VHS (ouais, bon, d'accord, il m'est arrivé d'en récupérer chez des amis qui s'en débarrassaient, aussi), j'ai acheté en tout et pour tout cinq magnétoscopes différents (ça s'use vite ces machins-là, et le samedi, la Trilo était face à New York SVU, j'étais bien obligée d'en avoir au moins deux ; quelle tristesse, aujourd'hui ils sont tous tombés au combat). A la FNUC, c'est bien simple, j'achetais mes VHS vierges de 240mn par packs de 10 !

Je ne connaissais pas encore le cagoulage... Je passais beaucoup de temps, toujours à la FNUC, mais aussi dans d'autres grandes surfaces culturelles, chez les magasins de videos, à Gibert Jeune, à acheter des VHS, en neuf aussi bien qu'en occasion (comme ce coffret assez incroyable de T. and T. que j'avais dégoté, le pilote en plus !), ah je l'ai fait tourner le commerce !

Il m'arrivait qu'on m'appelle par mon prénom chez Gibert ; une fois à la FNUC, on m'a proposé un caddie pour faire mes courses... ah je les ai fait vivre, tous ces gredins !

Et je vous épargne aussi ma frénésie de DVD quand j'ai fait l'acquisition de la bête.

J'ai tout gardé, jamais rien revendu, ni effacé, ni jeté.

Alors c'est pas côté cagoulage que je vais changer ma démarche. Je les ai, je les garde, mes épisodes, et précieusement ! Et vu que mon pouvoir d'achat (a contrario de tout le monde) a augmenté depuis que je ne suis plus au chomdu, et que je vais jusqu'à acheter des DVD qui ne plaisent pas vraiment (comme récemment avec Damages) simplement parce que je suis passée dans une FNUC et que j'avais mon chéquier (avec le DVD de Roseanne, ça faisait un chiffre rond en plus !), j'aurais tendance à penser que je suis quitte avec l'industrie des anti-cagoulages.
Après tout, ma rechute leur profite autant qu'à moi.

Je me dis juste qu'à un moment, il faudra envisager d'acheter l'appartement de ma voisine, pour le stockage. 15m² de séries télé, c'est pas le rêve ?!

30 septembre 2008

S.L. Law

J'adore le film La guerre des Rose. Non, je ne me suis pas trompée de blog, mais c'est mon intro, un peu de patience.
Dans ce film, le personnage de Danny DeVito a une réplique sublime : "un bateau coule avec 100 avocats à son bord, que reste-t-il ? ...un immense espoir".
Parce qu'en fait, j'adore les blagues d'avocat.

J'aime en fait tout sur les avocats, avouons-le. J'ai souvent du mal avec les séries policières, mais les séries judiciaires, je suis partante ! Avant même d'être une téléphage acharnée, je regardais L.A. Law avec amour, le soir à des heures indues, sur France 3. Eh oui les gars, j'ai idolâtré John Spencer bien avant de découvrir A la Maison Blanche ! Qui l'eut cru ?

Ce qui me plaît le plus, ce n'est d'ailleurs pas tellement le procès en lui-même. Je suis assez indifférente aux peines et aux condamnations. Ce qui m'interpelle, c'est la façon qu'ont les personnages de réagir aux questions qui se posent à eux : morales, éthiques, juridiques ; d'essayer d'en faire un paquet cohérent pour l'homme, alors que ce n'est pas fait pour.
J'aime aussi la faculté qu'ont ces personnages à souvent modeler les mots et les idées avec intelligence ("wit" est le mot idéal), avec des éclairs de génie qui sont d'une intense stimulation pour le spectateur.
Voilà, et c'est ça qui est bon. Et quand une série parvient à faire les deux, c'est encore mieux !

Quand on regarde, les avocats sont partout, même dans les séries non-judiciaires. Plusieurs personnages, dans A la Maison Blanche, étaient avocats de formation. Pourtant, de tribunal il n'est que peu question. En ce moment, je vois un avocat omniprésent dans Brothers & Sisters, comme une sorte de personnage incontournable dans les affaires familiales et professionnelles des uns et des autres.
Les avocats sont là pour nous faire réfléchir sur notre société, pour la faire avancer, parfois dans la laideur, et ce même si parfois, ils le font sur des sujets aussi farfelus qu'Ally McBeal a pu le faire. On n'est pas obligés de se prendre la tête pour apprécier les qualités des séries d'avocats d'ailleurs !

Evidemment, toutes ne sont pas forcément bonnes, je l'ai vu récemment avec Night Court dont je parlais il y a peu... Mais globalement, c'est vraiment un genre formidable qui recèle de grands trésors dramatiques, notamment. Et rien que pour ça, on n'avait vraiment pas trop de 15mn pour en faire notre sujet de débat dans le numéro de SeriesLive On Air de ce soir.

Et vous, quelles sont vos préférées dans ce registre ?

Et pour ceux qui manquent cruellement de son : SeriesLiveOnAir_Purple_mini

1 octobre 2007

We're the new women

Vous sentez l'extase monter ? Si, si, vous allez voir : Michael Vartan... si, pas mal comme encas, quand même... Christopher Titus... ça vient, là, hein... et enfin, Dylan McDermott... Vous voyez ? Oh oui ! C'est bon, ça ! Encore !!!

Eh oui mais tout se paye dans la vie, les enfants. Et en échange du regard de braise de Dylan McDermott (qui figure depuis une décennie dans ma liste de mecs qui finiraient en quatre heures si l'occasion se présentait) et des tablettes de chocolat de Chris Titus, il y a... Big Shots. Vous voyez bien que tout a un prix.

Sur le principe, jamais vous ne trouverez quelqu'un qui loue plus que moi les avantages d'une série préférant se préoccuper de la gent masculine plutôt que sur les babillages des demoiselles. Jamais vous ne trouverez plus grande fan des quarantenaires que moi. Et si vous êtes capable de nommer qui que ce soit qui sache qui est Christopher Titus, et qui en plus l'apprécie, eh bien... signalez-moi l'existence de cette autre être humain urgemment !
Aussi, sur le principe, je réponds présente.

Malheureusement (encore un post truffé de "malheureusement", "hélas" et autres "mais"... que me conseillez-vous pour moins de négativité en cette rentrée ?) l'Enfer, comme vous le savez, est pavé de bonnes intentions. Parce que dans les faits, Big Shots est vraiment la version masculine de Sex & the City. Ca marche en miroir exactement sur le même modèle (ils sont quatre, ils ont des façons de voir complètement opposées, qui est bon vivant, qui est super coincé, etc...), sans vraiment qu'on ait l'impression qu'on parle de mecs, de types qui feraient moins les chochottes pour un pet de travers... bon, tu trompes ta femme et tu te sens coupable ? Tu devrais sauter Kim Raver dans Lipstick Jungle, tiens, vous feriez la paire !

Enfin, non, même pas. Car Big Shots arrive à être moins fin que Lipstick Jungle que justement j'ai cité (ne parlons même pas de Sex & the City). Tout ça avec un humour pas très recherché (genre les scènes liées au transexuel, c'est digne, au mieux, d'un vilain sitcom), quelques situations vaseuses voire carrément embourbées (genre la maîtresse de notre transfuge d'A la Maison Blanche, blondasse stéréotypée, garce et de surcroît horripilante), ou même simplement, des maladresses (pourquoi cacher le visage de la femme de Chris Titus si on la voit à l'écran ? autant s'arranger pour qu'on ne la voie vraiment jamais si elle veut nous la refaire Morty Fine, mais là c'est juste débile)... vous voyez le tableau.

Ah, et j'oubliais. Le plus irritant dans cette série, c'est le country club. Nom d'un chien si je chope le gars qui a eu l'idée du country club...

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Big Shots de SeriesLive.

25 juillet 2007

Il était une fois...

C'est à l'âge de 25 ans, 6 mois, 29 jours, 20 heures et 6 minutes que j'ai pu découvrir Pushing Daisies et, bon, d'accord, je partais avec un a priori plus que positif (j'étais déjà complètement acquise, oui ! vous aviez vu ces merveilleux trailers ???) mais je suis vraiment aux anges. En fait c'est à un tel point que je prépare déjà mon matériel pour la saison prochaine -ah ça, je vous prie de me croire, ça va cagouler !

C'est l'ambiance de la série qui tranche avec ce qu'on a l'habitude de voir : c'est bien simple, depuis le premier jour ça me faisait penser à Big Fish, eh bien c'est exactement ça ! Un univers coloré, légèrement désuet, enfantin, envoûtant, légèrement magique... Pas tant le don du héros mais surtout le point de vue que la série offre sur le monde, à un tel point qu'on se demande à quelle époque ça se passe par moments. La narration fait également son oeuvre. Les voix off, je commençais à en souper personnellement (j'ai atteint mes limites avec Burn Notice qui cumule tout ce que les voix off ont de ronflant et irritant ces dernières saisons), mais là, ça participe pleinement à l'ambiance, parce que cette narration donne l'impression d'entrer dans un conte, bon, d'acord, un conte un peu malsain par moments (ya quand même des gens qui crèvent... parfois plusieurs fois) mais un conte tout de même. D'ailleurs si vous vous souvenez bien, les contes sont souvent malsains (demandez un peu à la reine de Blanche-Neige qui bouffe des coeurs, hein ?)... mais toujours avec un aspect merveilleux pour faire travailler l'imaginaire et se retrouver dans un autre monde. Pushing Daisies, c'est exactement ce type d'univers, un pur délice.

Si vous cherchez de la "valeur ajoutée", alors elle est principalement là : dans cet univers un peu baroque et vieillot (mention spéciale aux tantes de Chuck), du jamais vu sauf au cinéma (il parait que ça sens le Barry Sonnenfeld, moi je trouve que ça fleure bon le Tim Burton, vous me direz où vous vous situez dans ce débat...), et c'est d'ailleurs assez étonnant de voir une série avec une si forte identité visuelle (surtout qu'il faut bien le dire, elles ne sont pas légion ces derniers temps à oser l'originalité). Visuellement on en prend plein les yeux, et dans le bon sens du terme, le meilleur sens du terme. Les couleurs vives, notamment, sont un véritable régal. Meilleur qu'une bonne tarte aux fraises...

Côté intrigue, bon, faut dire ce qui est, sur le coup on se réjouit de ce qu'on voit, mais après coup il faut bien admettre qu'on a du mal à savoir où ça nous mène. Notre amateur de tartes et héros sauve son amour d'enfance d'une mort certaine (vraiment certaine puisqu'elle était déjà morte), au mépris de tout ce qu'il a appris sur son don (à savoir qu'épargner une vie en ressucitant quelqu'un, c'est prendre celle de quelqu'un d'autre), parce que son coeur est pur et qu'ils s'aiment, ces deux-là, comme lorsqu'ils avaient 10 ans... C'est mignon mais on se demande bien jusqu'où les chassés-croisés peuvent bien nous mener. L'alternative à éviter l'ennui, ce serait que Ned découvre alors d'autres choses sur son don : il sait déjà qu'en ressucitant quelqu'un plus d'une minute, cela prend la vie d'un autre, mais peut-être qu'au-delà d'une semaine, un mois, un an... ça a aussi des effets. Est-ce qu'il a déjà tenté, après tout ? Bon, par là ce pourrait être intéressant. Ou bien qu'il finisse quand même par se demander d'où lui vient ce don (mais ce serait alors difficile de préserver l'ambiance magique de la série). Enfin il y a plein de possibilités mais pour le moment, j'attends sans trop réussir à m'en faire une idée... Après tout, ça a aussi son charme de ne pas être capable de prédire l'orientation d'une série !

Enfin, un petit mot sur le cast et les personnages : Ned est le gars qu'on aurait pensé être super réglo, mais qui en fait n'est pas aussi psycho-rigide qu'on le penserait (il s'accomode fort bien de ses petits arrangements avec la mort), et son interprète, sans être extrêment expansif, arrive à être expressif et touchant. Cette sobriété est tout à son honneur mais elle participe aussi à l'impact de la narration puisqu'alors il n'y a pas redite avec ce qu'explique la voix off (ou très peu). Chuck est pétillante, un peu barge mais très sympathique, on n'a aucun mal à s'approprier le personnage, même si le contexte peut paraître vraiment tordu de prime abord (cela vient aussi peut-être du fait que le jeu de l'actrice m'évoque Amy/Mary-Lousie Parker dans A la Maison Blanche). Et puis enfin, il y a Chi McBride (je fais des efforts mais je n'arrive jamais à détester une série où il se trouve !), un peu à contre-emploi de ses récents rôles plutôt sérieux où son personnage est pince sans rire, et même si pour le moment il a plutôt l'air d'un alibi (l'alibi "je-lance-l'intrigue-principale" et l'alibi "je-vais-donner-du-contenu-aux-intrigues-des-épidoes-à-venir", plus évidemment l'alibi de couleur, hélas...) son rôle me plaît vraiment, c'est un cynique dans un monde magique !!!

Bref, sitôt qu'on se laisse emporter dans l'ambiance décalée de la série, le reste devient complètement secondaire. Pour un pilote, c'est un délice, c'est merveilleux... je l'ai déjà dit mais ya pas de mal à répéter. Là où effectivement on peut avoir quelques doutes, c'est sur la façon dont tout ça va scénaristiquement se tenir par la suite... il ne faudrait pas que la forme l'emporte sur le fond. Mais si l'écueil parvient à être évité, j'ai trouvé ma série de l'année.

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Pushing Daisies de SeriesLive.

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