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ladytelephagy
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a la maison blanche
28 juillet 2009

Ah ! Célibat, célibat, célibat !

On va se livrer à une petite expérience, vous voulez bien ?
Pour cela, j'ai besoin que les célibataires parmi vous se rangent devant moi à gauche, et ceux dont le cœur n'est plus à prendre, devant moi à droite. Bien en rang les uns à côté des autres, sur deux lignes parallèles, d'accord ? Bien. Maintenant, les célibataires, vous allez vous baisser, ramasser des cailloux et les lancer sur ceux qui sont maqués. Vous avez vu ce qui vient de se passer ? Nous venons de prouver qu'il est possible de faire l'exact inverse de ce qui se passe dans les séries.
Car si le machisme en a quasiment disparu, si le racisme en a quasiment disparu, si l'homophobie en a quasiment disparu... le célibatophobisme y est encore omniprésent.

C'est bien simple, il ne se passe pas un épisode sans que tout personnage célibataire soit implicitement poussé à modifier sa condition. En fait, un célibataire heureux, dans les séries, ça n'existe tout simplement pas. C'est limite honteux.
Il lui faudra donc absolument chercher l'âme sœur, ou pire, sa moitié, puisqu'un célibataire est forcément incomplet. Et je ne parle pas que de la tribu de gonzesses de Sex & the City ou des esseulés d'Ally McBeal. Noooon, ces célibataires-là sont tellement clichés, dans leur recherche obstinée de l'amour, de vraies têtes chercheuses à rencart, que ça ne prouverait rien de tout de m'attaquer à eux. Penchons-nous plutôt sur les cas les plus critiques !

Dans Les Experts Caracas, Grissom tombe sous le charme de Lady Heather et de Sara, parce que sinon, un type qui partage sa vie entre mots croisés et insectes, ça fait trop pitié au spectateur. Le personnage masculin d'une série se doit de prouver sa virilité ! Non mais. Dans Monk, le coeur d'Adrian n'est plus à prendre, puisqu'il aime toujours son épouse, mais cela n'empêchera pas les scénaristes de lui filer dans les pattes des love interests potentiels à plusieurs reprises ; bah oui, les veufs aussi ça fait pitié. Pire ! Même dans A la Maison Blanche, il faut qu'il y ait des histoires d'amuuur et de coucheries, alors que tout le monde y bosse 24/7 (syndrome workaholic dont on parlait hier), parce qu'ils n'ont pas le temps de changer de chemise, mais ils ont le temps de s'offrir des aventures ! Les exemples sont nombreux, et tous conduisent inéluctablement à la même conclusion : à la télé, le célibataire est persona non grata.

Et quand il est nouvellement célibataire, il faut qu'il ait des circonstances atténuantes (veuf, largué par son conjoint). Comme ça ça fait plein d'histoires, un fond de commerce quasi-inépuisable d'histoires plus ou moins romanesques. Quand on ajoute à ça les cohortes de célibataires en sursit, on comprend qu'il est très, très rare de trouver un personnage célibataire et content de l'être.

D'ailleurs, pour bien montrer que le célibat, c'est la lose, la plupart des personnages dépeints comme des cœurs solitaires n'ont en général pas d'ami, c'est tout l'un ou tout l'autre ! Je ne sais pas s'il faut en conclure que, s'il avait des amis, le personnage se taperait l'un d'entre eux par facilité, ou si quelqu'un qui n'a pas de vie amoureuse est forcément asocial. J'ignore à ce sujet ce qui est le plus insultant, mais Friends tend à confirmer la première théorie, et House la seconde. On est cernés.
On veut nous pousser à nous maquer, comme si le célibat c'était la solitude, et qu'il soit urgent de se débarrasser de ce fardeau. On compte pourtant 101 millions d'américains non-mariés (source), que font donc les lobbys "pro-célibat heureux" ?

Eh bien moi je dis : ça suffit ! Ca va bien maintenant, ces conneries ! Qu'est-ce que c'est que cet ostracisme à la noix ? C'est quand même fou, ça : même quand ils ont cent fois mieux à faire, même quand la série est censée ne se préoccuper que de leur vie professionnelle, il faut que les personnages de séries se sentent obligés de ne pas rester seuls. Vu que quand ils le sont, ils ne peuvent pas être heureux de toutes façons. STOP ! Assez ! On veut des célibataires mais pas des gens seuls, on veut des célibataires bien dans leur peau. Ca existe pourtant dans la vraie vie, non ?
Si. Et j'en suis le radieux exemple. En fait c'est ptet bien parce que j'en ai assez que le reste de l'univers complote pour me flanquer d'un soupirant, que j'aimerais trouver dans les séries un peu de tranquilité...

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12 juillet 2009

Nous n'abandonnons pas nos morts

Je crois que ce que j'ai toujours aimé avec Urgences, et qui semble plus vif maintenant alors que la série entame des adieux longs d'une saison, c'est l'effort de mémoire que fait cette série envers ses personnages passés.
Et ils sont nombreux...

Ce qui est formidable c'est les mentions multiples que la série fait des personnages qui ont quitté le générique, mais ont laissé une empreinte sur les personnages restants. Et le mot passe, et les personnages passent, et le travail de mémoire continue. Ils sont partis dans une autre ville, un autre pays, ou vers un ailleurs plus grand, mais ils restent tous à hanter d'une façon ou d'une autre les couloirs de l'hôpital.
J'aime cette façon de faire. Elle devrait être naturelle pour toute série qui commence à prendre de l'âge.

Onmytoes

Par exemple : j'aime A la Maison Blanche, mais non seulement cette série s'est fait un devoir d'éliminer ses personnages encombrants comme des déchets (une version "jour des poubelles" du mercato des acteurs, quelque part), mais en plus elle s'est dépêchée d'en oublier la plupart comme s'ils n'avaient jamais existé. Ça n'enlève rien aux multiples autres qualités de cette série mais il faut avouer que quand on y pense,c'est vraiment énervant.

Après tout, l'avantage d'une série, c'est quand même bien de se construire sur le long terme. Et quand elle y arrive, il faut qu'elle en profite ! Qu'elle s'auto-référence sans vergogne, qu'elle s'envoie des bouteilles à la mer à réouvrir plusieurs saisons plus tard, qu'elle sache regarder en arrière, qu'elle exploite ses épisodes précédents. C'est à la fois une preuve de cohérence, et aussi une façon d'entretenir la relation avec le spectateur qui a suivi pendant des saisons.

Parce qu'une série joue sur la relation d'affection, bâtit une relation dans le temps (et ce n'est pas pour rien qu'on développe souvent un sorte d'amitié et de proximité avec les personnages), il lui faut impérativement tirer partie de sa forme. Beaucoup de séries ont tendance à préférer rajouter des couches de mystères, de retournements de situation et de nouvelles questions, mais ce n'est qu'une façon artificielle de capitaliser sur les saisons les plus anciennes. Alors que réemployer les personnages qu'on a aimé mais qui ont disparu des intrigues, et les réinsérer ponctuellement dans les dialogues pour montrer qu'ils sont toujours en vie, ça, c'est profiter du format série (et pas juste en ressuciter un qui revient créer des ennuis...).

RayNeela

D'après ce que j'ai lu, les derniers épisodes d'Urgences que France2 doit encore diffuser vont nous gâter de ce côté-là. J'ai hâte.
Ces adieux sont vraiment très excitants pour moi, finalement. C'est une célébration semaine après semaine.

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture (même si là, ça ferait peur) : la fiche Urgences de SeriesLive.

6 juillet 2009

[GAME] C'est pas grave...

Devant la participation au jeu des intrus, je me dois de battre en retraite : visiblement, zêtes pas inspirés. C'est pas grave, je vais pas insister. J'espère que ceux qui ont joué se sont tout de même bien amusés.

Allez, je suis pas rancunière, voici tout de même les réponses !
- chaque fois que je suis à la FNUC, je regarde s'il y a la suite de Gilmore Girls et je me rends compte que j'ai oublié si j'ai acheté la saison 3 ou pas et, dans le doute, je n'achète rien
C'est vrai, et d'autant plus pénible que la rubrique Diagnostic COLLECTION devrait m'aider, mais la faille dans mon plan, c'est que je n'ai pas internet à la FNUC.
- je proclame que j'ai 800 VHS à la maison mais je sais que c'est faux
Encore une vérité vraie : je sais pertinemment qu'il y en a bien plus. J'ai juste la flemme de compter !
- j'ai acheté la saison 1 de Deadwood sans avoir jamais vu un seul épisode de la série, justement dans l'objectif de m'y mettre
Et c'est l'une de mes lumineuses idées téléphagiques les plus coûteuses à l'heure actuelle. Nan mais un jour qu'il n'y aura rien d'autre à regarder, je vais forcément m'y mettre, hein ! Hein ?
- sur VHS, j'ai la plupart des épisodes d'Une Nounou d'Enfer en double, et quelques uns en triple... il y en a par contre un que je n'ai jamais enregistré
Absolument, et il s'agit en plus d'un épisode génial entièrement réalisé en dessin animé, un amusant épisode de Noël... M6 l'a à ma connaissance diffusé une seule fois, puis snobé pendant les nombreuses rediffusions suivantes. Qu'est-ce que ça a pu me faire râler !!! Mais avec le DVD de la saison 3, j'ai trouvé le repos du guerrier...
- les étiquettes de toutes mes VHS ont été faites sur le même modèle (celui-ci), à quelques exceptions pour marquer certaines VHS plus particulières. L'une d'entre elles arbore fièrement le logo de Loft Story dessiné à la main
C'est absolument avéré, je voulais illustrer l'enregistrement d'un prime. A l'époque je considérais que puisque c'était scénarisé, c'était à assimiler à une série. Et en plus je m'en étais voulue d'avoir raté le pilote... d'un autre côté j'avais 18 ans, c'est l'âge bête. Je suis en train de chercher la cassette, je vous tiens au courant de la preuve photographique.
- il m'est déjà arrivé d'acheter un DVD et de le laisser sous plastique pendant des mois sans avoir même envie de le regarder
J'ai sous les yeux la saison 1 de Deadwood pour le prouver. Et hélas pas qu'elle, m'enfin bon, c'est pas la Journée de la Honte Téléphagique, aujourd'hui...
- mon premier coffret DVD était la saison 6 de Sex & the City
Comme pour A la Maison Blanche, ce sont longtemps les coffrets VHS qui ont prédominé (majoritairement parce que j'ai eu mon premier lecteur DVD apprivoisé en 2004). Mais vu le nombre de rediffusions, ya pas de quoi se mettre la rate au court-bouillon.
- je n'ai toujours pas compris pourquoi Action! est sorti en DVD et pas Manhattan, AZ
Juré, parfois, ça me réveille la nuit. C'est une vraie torture ! Les séries ont à peu de choses près la même durée, ont connu la même exposition en France (proche du néant), ont été diffusées sur la même chaîne du câble à la même heure, je ne comprends pas pourquoi ça a semblé rentable de distribuer l'une et pas l'autre. Sérieux, c'est au-delà de mes facultés de compréhension.

Vous l'aurez compris par élimination, l'intrus était donc le suivant :
- un été, j'ai piqué une crise au téléphone parce que ma mère n'avait pas enregistré un épisode d'Invasion Planète Terre saison 3 pendant que j'étais sortie
Jamais je me serais énervée pour la saison 3, m'enfin !!! Et puis quoi encore, pleurer sur le sort de Ken et Barbie ? Il faut vraiment que je vous éduque mieux sur cette série...

Alors, bon, en ce lundi où j'avais quand même envie de poster un jeu, c'est le retour des Illustres Inconnus que je vous propose. Le principe est ultra-simple : vous avez trois photos, à vous de trouver les noms et le titre d'au moins une série où on a pu voir la personne en question.

Round9_1 Round9_2 Round9_3
Rachelle Lefevre
(Le loup-garou
du campus)
Reba McEntire
(Reba)
Julianne Nicholson
(Les Mediums /
Ally McBeal)

Petite devinette : c'est quoi le thème du jour ? Juste pour voir si vous suivez...

27 juin 2009

Sex & the City Hall

Me voilà confrontée à un nouveau cas de conscience : un drama coréen peut-il être rangé dans la catégorie Dorama Chick ? Je vais pas en dormir de la nuit...
Un peu dégoûtée de la fiction anglophone pour quelques heures, j'ai décidé de me tourner vers la solution de facilité : l'exotisme. Mais plutôt que de revenir une fois de plus à mes amours nippones, je me suis dit "tente le coup pour une série coréenne, ça te changera". D'ailleurs ce n'était pas juste une question de changement d'horizons mais aussi une petite expérience pour un post à venir. 'Verrez.
Des dramas coréens, jusqu'à aujourd'hui, je n'en avais vu aucun. Mais j'avais entendu parler de quelques uns d'entre eux et, ma priorité, c'était d'éviter les niaiseries romantiques à tout prix, ou alors à la condition que la série n'ait pas que cela à offrir. Mon choix s'est donc porté sur City Hall, un série empruntant à la fois à la comédie d'amuuuur, et à la série politique. Bah tant qu'à faire, hein.

Je ne m'attendais pas à trouver avec City Hall une version matin calme d'A la Maison Blanche, et c'est tant mieux car la finesse du second n'est guère présente dans le premier. Je dois dire que j'ai même levé un sourcil sceptique à plusieurs reprises et notamment devant une scène interminables aux relents scato. Oui, vous aussi, hein ? Et encore, moi, j'ai vu cette scène. Il me faudra vivre avec...

Cependant, je dois bien admettre que j'ai été surprise. Surprise parce que le portrait de la vie politique à la mairie d'Inju était dépeinte avec une certaine sagacité. D'une façon générale, les scènes touchant au monde politique ne sont pas dénuées de pertinence, comme l'excellente scène d'ouverture qui montre le déroulement d'une élection locale et qui est entrecoupée de citations particulièrement bien trouvées, et qui, si elles cassent un peu le rythme de l'intro, ont au moins le mérite de tout de suite démontrer que la politque est aussi boîteuse du côté des élus que des votants. Un propos qui a le mérite de l'honnêteté, nous évitant de tomber dans la caricature.
Les personnages qui hantent les couloirs de la mairie sont d'ailleurs un peu dans le même discours : il y a les pourris, les arrivistes, les intègres, et aussi ceux qui sont là non pas par conviction ou ambition, mais parce qu'il faut manger, et être fonctionnaire, c'est quand même bien confortable.

A ce titre, l'héroïne Shin Mi Rae est absolument délicieuse. La politique, elle n'en a rien de rien à faire. Si l'intro nous montre une jeune femme qui n'aime pas se décider entre deux options (politiques, mais aussi culinaires par exemple), on comprend bien vite que ça ne l'empêche absolument pas d'être une grande gueule, un peu à contre-courant, et pas tellement adepte du politiquement correct, c'est le cas de le dire. Mais on s'aperçoit aussi progressivement qu'elle n'est pas juste une chieuse, c'est simplement une nana avec un passé complexe qui a les pieds sur terre et ses propres problèmes, probablement un peu trop pour se préoccuper des magouilles politiques des uns et des autres. Une nana normale, quoi. Mais vraiment normale. Pas avec des travers charmants, non, des vrais défauts. C'était rafraîchissant.

City Hall n'est pas la série ultime que je recommanderai encore dans 5 ou 10 ans. Elle a des faiblesses assez difficiles à surmonter pour qui est habitué aux séries américaines, notamment au niveau rythme, par la multiplicité de personnages secondaires pour le moment particulièrement inutiles, sans compter que le pilote dure une heure avec des scènes parfois interminables (notamment celle qui est si grotesquement stupide que je cherche à l'effacer de ma mémoire). Mais il reste que cette plongée dans le monde de la politique coréenne, avec ses personnages tous plus imparfaits les uns que les autres, a quand même pas mal de charme. On pressent bien comment critique de la politique politicienne et comédie romantique vont se mêler, et les choses sont relativement prévisibles, mais ça n'en est pas moins agréable.

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture coréenne : la fiche City Hall de SeriesLive.

22 juin 2009

[GAME] Souvenirs, souvenirs

Résultats de la première édition du jeu des intrus !
Avant de décerner le cookie au gagnant (ils sortent du four, je voudrais pas que vous vous brûliez la langue), on va donc revenir sur chacune de ces affirmations que je vous ai proposées la semaine dernière...

- la première fois que j'ai éclaté en sanglots devant la télé, c'était devant Chicago Hope
C'est absolument vrai et c'était l'épisode où le personnage d'Alan Birch mourrait tragiquement, et ce en laissant une adorable petite fille derrière lui. Je n'ai d'ailleurs pas juste pleuré, je suis restée pétrifiée pendant une bonne heure après ça...
- l'un de mes chats aime regarder Alerte à Malibu
C'est absolument vrai et j'ajoute qu'en plus, il se désintéresse totalement des scènes qui se passent chez Mitch et son fiston. Un post est en préparation à ce sujet, c'est édifiant.
- je n'ai jamais regardé l'intégralité des épisodes de Oz
A ma grande honte, c'est vrai. Le problème d'acheter beaucoup de DVD c'est qu'on ne les finit pas forcément avant de passer au suivant...
- mon père a arrêté de regarder X-Files après un épisode où Mulder et Scully vieillissaient de façon accélérée, parce qu'il en a fait des cauchemars
Et j'ajoute que du coup, toute la famille a été sommée d'arrêter de regarder également et qu'on est revenus aux "samedis Patrick Sébastien". Une dure époque de ma vie de téléphage, mais ce qui ne nous brûle pas la rétine nous rend plus fort.
- j'ai cagoulé tous les épisodes de Stacked, et je les ai tous gardés
La chose est absolument vraie même si je n'ai aucune idée de pourquoi. Par contre je ne les ai pas regardés depuis qu'ils ont été mis sur pelote de laine, pour ma défense !
- depuis la rentrée de septembre, j'ai dépensé plus de 500 euros à la FNUC (c'est indécent)
J'y suis retournée samedi, je pense qu'on peut même dire que j'ai dépassé les 600 (c'est indécent aussi).
- dans Sex & the City, je préfèrerais être amie avec Miranda, mais si elle avait la garde-robe de Charlotte
C'est une honte le traitement des rousses à la télé, elles ont toujours des fringues pas possibles ! Charlotte au moins, elle sait s'habiller. Mais c'est une coincée, je ne la supporterais pas.
- je me refuse à regarder les derniers épisodes de Pushing Daisies
On en avait déjà parlé et je n'ai pas changé d'avis à ce sujet. Peut-être que posséder la saison 2 me permettra enfin d'en faire le deuil ?
- j'ai tellement d'idées pour ladytelephagy On Air que je n'y touche plus très souvent de peur de devoir choisir
L'un de vous avait eu la primeur de cette information il y a des mois de ça mais je ne sais pas s'il s'en souvenait. C'est vrai mais je vais en tous cas recommencer à enregistrer des posts anciens qui ont été peu ou pas commentés, pour leur donner une nouvelle jeunesse. Je vous tiens au courant cet été.
- une à deux fois par an, je cagoule le pilote d'Entourage, je le mets sur une pelote de laine... et je le perds sans l'avoir jamais vu
En fait cette semaine, dans l'intervalle, j'ai retrouvé l'un de ces CD. Contente, je l'ai dit à ma frangine qui me l'a du coup emprunté. Je ne l'ai toujours pas vu...
- je garde religieusement tous les magazines spécialisés en séries que j'ai achetés ces dix dernières années
C'est tellement vrai que ça pèse une tonne à chaque déménagement. Pour certains ça ne vaut pas vraiment le coup mais j'ai toujours l'espoir de me faire un stock de scans un jour...
- longtemps, j'ai cru que Teal'C s'écrivait Tirk'h (je dois encore en vérifier l'orthographe aujourd'hui)
Maintenant que j'ai rédigé cette phrase, je pourrai consulter ce post en cas de doute et faire des copier-coller. Dans l'épisode fanfic que j'avais écrit à un moment (et qui était trop Mary Sue pour être publié, n'insistez pas), le nom est cité au moins 50 fois avec cette orthographe.
- quand j'étais ado, j'avais commencé une fanfic parodique d'Invasion Planète Terre qui avait duré un peu moins d'une dizaine de chapitres
Il y était question, pèle-mêle, d'informaticien sexy, d'aubergines farcies, et de gens qui remuent les doigts plus vigoureusement que d'habitude. C'était censé remplacer la 3e saison et ça tenait vraiment de la private joke entre fans, vous n'y comprendriez rien.

Vous l'aurez donc compris, la phrase qui n'était absolument pas vraie était la suivante :
- la honte d'avoir acheté le DVD de la première saison de One Tree Hill est si forte que je ne l'ai jamais ajoutée à la galerie Diagnostic COLLECTION
Le cookie de la victoire revient donc à Scarlatiine qui a été la plus rapide à donner la réponse, je vous l'avais dit, c'était aussi un jeu de rapidité. Comme l'a souligné Jérôme, si je n'ai pas honte de certaines autres séries dans ma telephage-o-theque (moi j'aurais plutôt mentionné Les Routes du Paradis mais bon), je suis prête à tout mettre dans cette rubrique pourvu de me rappeler d'avoir le DVD (par exemple je persiste à croire que j'ai d'autres saisons d'A la Maison Blanche en DVD mais impossible de mettre la main dessus). Voici donc un cookie amplement mérité :
(hm, dans mes archives, je vois que tu n'as pas gagné de cookie entier depuis l'époque de ton pseudo précédent...)
cookie_Scarlatiine

Je propose qu'on lance une nouvelle semaine de jeu des indices, avec aujourd'hui comme thème : mes souvenirs téléphagiques. On a tous ici, je pense, grandi devant la télé. Voici quelques unes de mes premières expériences... à vous de me dire celle dont vous pensez qu'elle ne s'est jamais produite.

- pendant les vacances, j'étais capable de passer la journée devant des séries, en commençant devant KD2A et en finissant juste avant que ma mère ne rentre devant Urgences
- quand mon père rentrait tard du travail, ma mère nous autorisait à manger devant la télé. C'est ainsi que coquillettes et Notre Belle Famille sont liées à jamais dans mon subconscient
- j'ai eu en ma possession 3 coffets VHS de Profit
- une fois, j'ai volé sans le faire exprès une encyclopédie Star Trek d'une valeur à l'époque d'environ 200 Francs
- pendant une époque j'ai mangé tous les jours au Quick pour pouvoir collectionner les tasses et mug Friends
- ma mère m'avait créé un cahier spécial dans lequel elle avait collé toutes les coupures de journaux sur MacGyver (je crois qu'elle était plus fan que moi)
- on me répète que je regardais Les Tripodes quand j'étais petite, mais je n'en ai pas le moindre souvenir alors qu'il parait que ça m'avait terrifiée
- j'ai fait découvrir Buffy à ma soeur alors que pendant longtemps, elle pensait que c'était une niaiserie de série Z
- mon premier coffret de série, c'était la VHS de la moitié de la première saison d'Invasion Planète Terre
- un été, ma mère a bouclé à clef le meuble télé ; je n'avais pas assez regardé MacGyver, parce je n'ai jamais réussi à crocheter...

N'oubliez pas que le premier à trouver la bonne réponse aura gagné, c'est un cookie qui ne se partage pas qu'on peut gagner dans ce jeu ! Résultats lundi prochain...

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1 juin 2009

And I need you more tonight...

Ce petit intermède ne parlera pas de séries. Je sais, c'est choquant. Mais il parlera quand même de télévision, rassurez-vous.
Ce soir, Conan O'Brien commence sa nouvelle carrière d'hôte du Tonight Show de NBC.

conansback

Celui qui restera certainement mon rouquin préféré se trouve donc devant un nouveau challenge, celui d'amuser l'Amérique une heure plus tôt. Le défi pour lui est de réussir à mettre juste un peu d'eau dans son vin pour coller à ce nouveau time slot, sans se départir des qualités qui font de lui un animateur si populaire.
Qu'il se rassure, moi, je le suivrai dans cette aventure.

Si je parle de Conan ici, c'est parce que lui et moi avons une histoire vieille de près de 7 ans, et qu'elle a commencé... avec les séries. Car en 2002, Conan présentait pour la première fois les Emmy Awards, qui étaient retransmis par je ne sais plus quelle chaîne du câble française. J'avais enregistré l'émission pour... eh bien, pour ce qu'elle était : une cérémonie de récompenses sur la télévision. J'ignorais alors complètement qui était Conan O'Brien.

Et puis, il est apparu.
Conan_BonnieTyler
Et la face du monde en a été changée. Elle est devenue pâlichonne et pleine de tâches de rousseur.
Une fois n'est pas coutume, merci, merci au Mal de m'avoir approvisionnée en attendant que je numérise ma VHS ; et entre nous soit dit, c'était quand même une autre époque, regardez-moi ce public : Aniston et Pitt en couple, le cast de Six Feet Under et A la Maison Blanche... voilà qui ne nous rajeunit pas.

A l'époque, je n'avais pas internet chez moi. Mais chez mes parents, sur l'ordinateur de l'école ou dans des cybercafés, j'ai commencé à faire des recherches, pour comprendre d'où sortait ce grand maigrichon à l'humour ravageur, et à la mèche rousse. J'ai commencé par me familiariser avec son univers, à lire religieusement le Conologue qui était pendant un temps disponible sur le site officiel du show, et que je lisais semaine après semaine et gardais dans un coin. Et dés que j'en ai eu la possibilité, j'ai cagoulé des émissions du Late Night où j'avais appris qu'il faisait office depuis des années. J'avais l'impression d'avoir raté quelque chose pendant une éternité. A côté, ce pauvre vieux Letterman, que j'avais découvert un peu plus tôt, n'était qu'un petit joueur, il était moins drôle ! Et puis, il était moins roux.

Inutile de dire que, quand une fan des Emmy Awards et de Conan voit arriver la 58e cérémonie quelques années plus tard, elle ne peut qu'être à la fête.

Toutes ces années, je me suis réjouie de le voir, dés que j'en avais l'occasion, officiant dans ce Late Night qui m'avait permis de glisser un oeil par le trou de la serrure pour prendre le pouls d'une autre Amérique, celle qu'on ne voit pas souvent ici (mais Canal + nous a depuis offert la possibilité de faire la connaissance de Jon Stewart, c'est pas mal aussi même si ce n'est pas la même chose). Lorsqu'un artiste que j'aimais, le plus souvent un acteur puisque je ne suis que peu branchée musique occidentale, se voyait invité chez lui, j'étais toujours aux anges et j'essayais de voir l'émission, c'était une consécration, c'était une intronisation, c'était... la perfection. J'ai souvent rêvé d'y voir Kyle MacLachlan et plus tard Lee Pace (orgasme télévisuel assuré) mais ça ne s'est jamais fait ; pour le premier je n'ai jamais mis la main sur l'émission, pour le second, il lui manquait visiblement des galons.
La bonne nouvelle c'est qu'en s'installant plus près, à L.A., Conan leur donne à eux tous et aux autres une nouvelle chance !

Il y a quelques semaines, j'étais en larme devant l'épisode final du Late Night. Le coup de détruire le décor, ça m'a tuée. Que ce soit le dernier, aussi, ça a marqué la fin d'une époque. Le début d'une autre...

C'était donc le post sentimental du jour, pour souhaiter bonne chance à Conan. Et lui dire que... pour ce que ça vaut, moi, demain, je le regarderai dans ses nouvelles attributions.

30 mai 2009

C'est dans les vieilles marmites... ah, non, tiens.

J'ai décidé d'engager un mage vaudou. Il devrait pouvoir me mettre en contact avec les forces occultes qui sont à l'origine du renouvellement inexplicable de certaines séries. On a déjà évoqué le cas Gary Unmarried, eh bien sitôt qu'on sait que c'est l'œuvre perverse du Malin, tout de suite, on comprend mieux.

Après une semaine passée sous les auspices de The Tudors et A la Maison Blanche, j'avais envie d'un peu d'humour, ça arrive même aux meilleurs d'entre nous après tout. J'ai voulu prendre conseil auprès d'une personne que je pensais bien intentionnée à mon égard...
"Hey, lady, tu sais, cette série qui dure depuis plusieurs saisons et que tu n'as toujours pas regardée...?
- Uh oh.
- Eh bien elle a été renouvelée !
- Humph.
- Tu devrais y jeter un œil, franchement.
- Hm...
- C'est super drôle, franchement. Tout le monde adore. Ça marche bien aux USA, en plus..."

Je me suis faite avoir avec The Big Bang Theory, je me suis faite avoir avec 30 Rock, on aurait pu penser que je ne me laisserais plus prendre à pareilles tactiques. Rien du tout, je me suis faite avoir comme un bleu. Ou : pourquoi une fois de temps en temps, je devrais croire mon instinct. D'accord, c'était une bonne initiative de donner une seconde chance à Rome et The Tudors, mais c'est pas une raison pour en faire une généralité. Certes, jamais deux sans trois, mais je pense que ça ne vaut que pour les séries dramatiques.
The New Adventures of Old Christine, par contre, c'était la pire idée téléphagique de la semaine.

Est-ce que les DVD de cette série sont vendus avec une plume incluse, pour pouvoir se chatouiller sous les bras, et ainsi esquisser un vague sourire ?

Ce genre de sitcoms pseudo-familiaux au rabais, et ça englobe Gary Unmarried, Surviving Suburbia et donc The New Adventures of Old Christine, yen a un peu marre quand même. C'est toujours la même chose. C'est encore une fois des gens sans problème dans la vie qui essayent de nous faire rire avec des situations au-delà du banal. Je rappelle que pourtant, sitcom vient de situation comedy, la situation devrait être drôle, non ? Qu'est-ce que ces gens ont tous, à se plaindre d'avoir un toit, un travail, des enfants...? On en n'a pas assez soupé pendant la décennie précédente, avec les Tout le monde aime Raymond et autres cochonneries du même acabit ?
Rires en boîte, situations convenues, humour prévisible, jeu sans subitilité : tels sont les ingrédients qui m'attendaient, et qui m'ont confortée dans l'idée que, The New Adventures of Old Christine, c'est finalement comme Seinfeld : on est ravis pour les autres que ça leur plaise, mais on n'en comprendra jamais l'intérêt tant c'est d'une facilité désoeuvrante. Et la solution de facilité, c'est pas un peu... facile ?!

Je sais pas, vu qu'elle s'est débarrassé de son ex-mari, que son petit est entré dans la grande école et que son frère habite chez elle, Christine, elle pourrait en profiter pour faire plein de choses ! Pour changer de vie ! Pour se lancer dans un projet abracadabrantesque à faire hurler de rire même les ménagères constipées ! Non, il faut qu'elle sacrifie à son tour à tous les poncifs du genre, qu'elle se remette sur le marché du coeur, qu'elle angoisse comme une malade pour sa marmaille, qu'elle cherche à exister socialement auprès des autres parents d'élèves, etc... MAIS C'EST NUL !!! Et entre parenthèses, c'est d'un rétrograde...!

Non, vraiment, ça passera pas. The New Adventures of Old Christine a tout de vieux et rien de nouveau, ne croyez surtout pas le titre.
Ça, c'est fait. Suivaaaant !

Mon mage vaudou m'a recommandé de lui apporter un poulet blanc lors de ma prochaine visite, afin de m'exorciser. Je pourrai peut-être ainsi oublier que cette série-là a été renouvelée, a contrario de Samantha Who?, qui sait ? Ou bien si je lui fais sacrifier un bouc, il nous aidera, Christina et moi, à rétablir la justice en ce vil monde télévisuel ? Un autographe, merci !

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche The New Adventures of Old Christine de SeriesLive.

26 mai 2009

Vaut mieux (pé)tard que jamais

Mon premier tag sur cette série, c'est émouvant...
Jusque là, sur Weeds, j'avais été très sceptique. Le générique me plaisait bien, c'est sûr, mais ça ne fait pas tout, non plus.

Je me rappelle avoir regardé le pilote, ou du moins avoir essayé, il y a très longtemps de cela, probablement même dés qu'il a été disponible. Mais la première scène m'a semblé si rasoir, et la seconde manquait tant de finesse, que j'ai vite laissé tomber. Le contraste entre les deux était voulu, mais justement trop facile ; la situation semblait caricaturale et pas vraiment enthousiasmante. Bref j'ai décroché assez rapidement, et même si je ne considérais pas qu'il s'agissait d'une odieuse bouse (voir aussi : Gary Unmarried, East Bound and Down, The CW...), j'avais l'impression persistante que la série était très largement surestimée. J'avais beau en lire plein de choses (essentiellement des critiques généraliste, pas des reviews épisode par épisode, ça a peut-être eu son importance), j'avais complètement rayé cette série de ma liste des choses à surveiller.
En fait, à travers cette anecdote, je vous raconte aussi celle d'une autre hérésie, celle de n'avoir pas su apprécier Breaking Bad (mon premier tag sur cette série aussi, tiens). La crème de la crème téléphagique pense pourtant qu'il s'agit des meilleures séries du moment, je suis navrée, mais même en ayant été nourrie par des séries que je pense être de grande qualité (A la Maison Blanche, Oz...), je n'ai jamais pu m'y faire.

C'est probablement le fait d'avoir ramené hier chez moi Jonathan Rhys-Davies, ironiquement, qui m'a fait retenter le coup. J'avais sous les yeux, avec les DVD des deux premières saisons de The Tudors, une nouvelle preuve qu'il ne faut jamais dire jamais. Que peut-être, quelque part, dans le fond, il était éventuellement possible et envisageable que mes goûts aient changé en matière de téléphagie. Que certaines barrières soient tombées.
Avec la révélation que j'étais passée à côté de quelque chose pour Rome et The Tudors, est née la conviction que j'avais peut-être fait pareil avec d'autres séries ; pas des cas comme Friday Night Lights où, ayant testé tout le pilote, j'étais en droit de me dire que j'avais peut-être des raisons de réviser mon jugement, mais des cas où, ayant fait l'impasse sur tout ou (très grande) partie au moins du pilote, mon jugement expéditif, voire mes préjugés, m'avaient peut-être privée de quelque chose de très bien.

Forte de cette bonne résolution, j'ai donc regardé à nouveau Weeds, mais cette fois, lorsque j'ai poussé mon premier soupir de frustration, j'ai tenu bon, serré un peu les dents, et attendu. Sur les 31 minutes qu'a duré le pilote, mettons que les 5 premières étaient une sorte de torture douce masochiste, du style "ya pourtant la saison 2 de The Tudors qui m'attend, pourquoi je me fais du mal ?". La première scène avec les deux mioches de Nancy, dans la maison (6mn 45 à ma montre) a donné le coup d'envoi du revirement. J'ai commencé par être amusée, et c'était un bon début. Mais c'est à la 11e minute qu'enfin l'horizon s'est dégagé et que j'ai vraiment vu poindre de l'amusement. Une fois lancée, une fois ces premières minutes derrière moi, j'ai enfin apprécié. A partir de 16 minutes, j'étais en zone sécurisée et toutes mes défenses étaient tombées.

En fait, ce qu'il me fallait, ce n'était pas juste Nancy Botwin mais bien toute sa fine équipe, avec une dynamique particulièrement appréciable côté enfants, et surtout la conviction qu'elle n'était pas hypocrite, avec d'un côté le caricatural conseil de parents d'élèves, et d'autre part le deal d'herbe. Non, c'est une nana qui s'est vraiment affranchie des impératifs de son milieu, un électron libre, et ce n'est qu'une fois certaine de cela que j'ai vraiment commencé à me détendre. Tant qu'elle semblait jouer sur les deux tableaux, genre "je deale uniquement pour maintenir mon niveau de vie", je n'étais pas intéressée. Mais quand ça s'est décanté et que j'ai pu constater qu'elle avait un regard différent sur le mode de vie en banlieue BCBG, là j'ai vraiment accroché.

Une de mes séries préférées ? Peu de chances, faut rien exagérer. Une série à mes yeux réhabilitée dont je regarderai les épisodes en cas de vaches maigres ? Déjà plus.

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Weeds de SeriesLive.

21 mai 2009

[DL] A la Maison Blanche

La tendance est à la nostalgie, au refuge dans les valeurs sûres, et donc aux premières saisons d'A la Maison Blanche en ce jour férié. Et devant cet air solennel et pour ainsi dire sacré, lady est au garde à vous devant sa télé exactement comme dans le générique de L'Enfer du Devoir.

AlaMaisonBlanche
Note : lien valable 30 jours minimum. Je reuploaderai si le lien est mort, mais seulement si vous postez un commentaire pour me prévenir !

Reprise des programmes demain, promis. Surtout qu'on sera vendredi, et qu'il y aura une bonne review de Glee (ou une mauvaise, repassez demain pour le savoir). Mais aujourd'hui, mon cœur de téléphage fréquente deux cathédrales.

Et pour ceux qui manquent cruellement d'éducation : la fiche A la Maison Blanche de SeriesLive.

16 mai 2009

Les héritiers de la louve

Le choc. J'ai réalisé hier soir qu'en fait, Rome allait débarquer en hertzien dans nos contrées la semaine prochaine. Et je n'ai toujours pas vu. Dans une semaine, je n'aurai plus la moindre excuse. Sauf que la semaine prochaine, zêtes gentils mais moi j'ai une vie, je dormirai quand M6 va diffuser la série. Et c'est apparemment le dernier coup de pied au derrière dont j'avais besoin pour m'y mettre, ENFIN...

Alors : Rome. Alors. Bon. Rome, disons-nous. Bien. Donc, Rome. Hé bien !!! Ça se passe à Rome. Déjà. Ensuite, Rome, c'est... euh, un péplum. Enfin oui et non. Bon, donc disons que Rome... c'est un peu l'histoire de Rome. Quoique, pas exactement non plus. Non. Bon. Compliqué, hein ? Donc. Disons. Rome... Pffiuuuuuulala ! Tout ça.

Parce que blague à part, je conçois, c'est quelque chose à ma portée, que Rome puisse enflammer le cœur de certains téléphages. D'ailleurs il est bon de noter que la série ne m'a pas déplu, en fait, contrairement à ce que mon hésitation du paragraphe précédent pourrait vous faire croire. Non, c'est juste que je suis très mitigée, ce qui n'est pas la même chose.
Car il s'en dégage quelque chose d'un peu contrariant, qui vient, je suppose, du fait que j'ai du mal avec les séries se déroulant dans le passé, comme j'ai déjà eu l'occasion de vous le dire.
Non, en fait, ça ne vient peut-être pas que de là. Je soupçonne qu'il y ait un problème culturel là-dessous, aussi.

Je veux dire que, sur le coup, on vous dit Rome, vous pensez Rome antique, et tout va bien, vous vous pensez au top niveau, eh nan mais je veux dire, on est quand même des héritiers des Gaulois, on a tous lu Astérix à la bibliothèque du collège, et les cours sur la mythologie en 6e c'était du poulet ? Zut à la fin, ce sont pas des amerloques (et encore moins des rosbeefs) qui vont nous faire la leçon sur le sujet.

Alors que, réflexion faite, une fois devant, on s'aperçoit qu'on ne connait rien de rien à tout ça : comment fonctionne la démocratie à la romaine ? Eh oui, avant de se faire tuer par Brutus, César a partagé le pouvoir ! Quels sont les us et coutumes sociaux (sexe, mariage, famille, amis) ? Avouez qu'on ne sait que dans les très grandes lignes (à moins évidemment d'être déjà passionné par cette époque mais la problématique est alors toute autre, et je ne suis même pas sûre qu'un téléphage amateur de l'antiquité se pose vraiment la question de savoir s'il va regarder la série !). C'est d'autant plus désagréable qu'on n'a, en fait, aucun repère, a contrario de séries qui se dérouleraient dans un passé moins lointain, genre années 60 ou 70. Là, vraiment, on ne sait pas. On n'a de cesse d'être surpris par le fait que les moeurs semblent, en définitive, si proches des nôtres. Je m'attendais à une culture bien plus barbare que ça, bien que je ne me considère pas comme ignare en la matière j'ai été surprise du degré de civilisation qui nous était présenté. Est-ce afin de servir la fiction (mais dans ce cas quel est l'intérêt de faire se dérouler la série dans ce passé si éloigné, si c'est pour qu'il reste si proche de notre propre culture ?), ou est-ce à peu près pertinent ? On se le demande à de nombreuses reprises, et d'ailleurs peut-être qu'en fait, le manque de connaissances sur le sujet, alliée au fait que lesi dées reçues sont plutôt mises à mal, font plus de mal que de bien au spectateur. Du coup, on passe beaucoup de temps à essayer d'appréhender cet univers pour avoir les fondations qui permettraient de suivre l'intrigue.

Le gros problème, c'est que l'intrigue ne nous attend pas. Potassez vos vieux bouquins du collège, éplucher Wikipedia, faites quelque chose mais préparez le coup, c'est un conseil d'amie. Car le bon côté de Rome, c'est quand même son côté très "A la Maison Blanche avec des glaives et des sacrifices de bœuf".
Héhé.
(Excusez-moi pour cette interruption de programme, l'image d'un Josh qui se baladerait en toge m'est apparue et m'a quelque peu déconcentrée. Je disais quoi ? Ah, oui.)

A cet égard, Rome dévoile tout de suite sa complexité avec brio : les enjeux sont posés avec beaucoup d'intelligence, les personnages se présentent de façon très accessible en évitant relativement bien les stéréotypes (la fourbe intrigante, le soldat sempiternellement loyal, etc... laissent tout de même espérer en un certain nombre de nuances à venir), etc. J'ai aussi envie de saluer la façon dont tous ces éléments sont mis en place subtilement, noyés sous une tonne d'informations, pour être mis en lumière par Octave bien plus tard dans l'épisode, et qui soudain donne un angle très différent à la perspective qu'en avait jusque là le spectateur. C'est très bien gaulé (si je peux me permettre), et c'est le type d'intelligence aigue que, personnellement, je me suis réjouie de retrouver ici, dépassant la simple reconstitution fictionnelle pour aller vers des intrigues plus abstraites, donc plus faciles à appréhender.

Bilan donc plutôt positif, mais encore très, très retenu de ma part. Je note tout de même que la prod a fait un gros effort pour me mettre dans sa poche en engageant l'altier Ciarán Hinds dans le rôle de César (d'habitude c'est pas ma taille, il a quand même 56 ans, mais on dira que c'est comme pour Lee Pace qui lui est trop jeune, il a droit à une dérogation), une petite attention qui ne m'a pas échappé, je suis touchée, merci. Kevin McKidd y est bien plus charismatique que dans Journeyman, également. Les rôles féminins sont plus irritants (et les nanas souvent moches comme c'est pas permis) mais, heureusement, ils sont moins nombreux pour le moment. Bref ça va, ça se tient, au point que, jugez par vous-mêmes : je tente le second épisode. Je promets rien, mais c'est quand même relativement bon signe.

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Rome de SeriesLive.

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