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2 broke girls
2 octobre 2011

The Stepford Moms

Subs

Depuis sa diffusion, j'ai déjà vu le pilote de Suburgatory quatre fois. Oui, quatre. Autant vous dire que je le connais par coeur. Pourquoi tant de visionnages ? Une partie de l'explication tient aux circonstances : des trajets en train à faire, du temps passé dans un (ex-)appartement dénué de toute autre forme de divertissement que mon smartphone, etc... Une autre tient dans une raison toute simple : ce pilote est BON.
EDIT : en fait cinq fois parce que j'ai fait les captures pour ce post sans ressentir même l'envie d'utiliser l'avance rapide.

J'ai peut-être la mémoire courte, mais cette saison, je n'avais pas encore autant ri devant un pilote (j'ai dit "devant un pilote", car si j'avais dit "d'un pilote", là naturellement la palme reviendrait à Whitney) (oui j'ai l'intention de tirer à vue sur cette série jusqu'à ce qu'elle soit retirée de l'antenne, et au vu du deuxième épisode, que sincèrement je ne pensais pas que NBC aurait l'audace de diffuser, j'ai largement matière à le faire) (pourquoi avoir regardé un autre épisode ? Eh bien, trajets en train, ex-appart, tout ça). A gorge déployée. De ce rire que je ne réprime plus depuis bien longtemps, parce qu'il est trop rare, et qui traduit un réel plaisir devant ce que je vois, en dépit d'un sujet qu'on pensait connaitre, d'une technique de narration (l'ado futée) pas spécialement innovante, et d'une réalisation colorée qui peut sembler la décrédibiliser, mais participe en réalité à sa démarche.

Suburgatory-PassiveAgressive
La vie de banlieue, cet étrange territoire qui recouvre un univers fondamentalement différent aux Etats-Unis que ce qu'évoque le terme "banlieue" en France, on pensait qu'on connaissait, parce qu'on avait tous vu Desperate Housewives. Mais même les jours où Desperate Housewives prenait du recul sur cet univers, elle n'en riait jamais tout-à-fait ; Suburgatory s'en charge sans mettre la main à la fiole de vitriol.

La série a réussi à trouver un sujet dont elle peut tirer à la fois de la tendresse et du rire. Ce n'est pas donné à toutes les comédies (plus les épisodes avancent, plus Up All Night semble s'être obligée à choisir entre les deux pour ne garder que les gags et abandonner la tendresse ; dommage, c'est l'équilibre qui me plaisait dans le pilote). Notre petite comédie en extirpe des scènes absolument absurdes, comme la nana qui tombe dans la piscine et ne cille même pas, l'oeil rivé sur son portable, ou les alignements de voisins parfaitement alternés homme/femme arrosant leur pelouse. Mais ces séquences ne sont pas des manifestes, ni une critique virulente, juste l'envie de plaisanter à partir d'un postulat qui le lui permet, celui d'un monde superficiel avec des codes étranges. Il s'en dégage une bizarrerie proche de celle de l'univers d'Eureka (pour moi qui n'en ai vu que les premiers épisodes, du moins), à la fois azimutée et constituée de petites touches pas trop appuyées, dépassant le cadre du registre comique ou toonesque pour aller quasiment se loger dans le fantastique par moments.
C'est que, Suburgatory, qui pourrait probablement être jugée "gentillette" si l'on n'y prenait garde, a décidé de rire de son sujet, mais pas de s'en moquer. Elle le fait avec beaucoup de coeur et un brin de fantaisie, mais jamais méchanceté, et le recul que prend son héroïne n'est jamais agressif ; parce que la série, un peu à la façon d'Outsourced, veut juste rire dans une ambiance bon enfant des petites absurdités (presque) ordinaires de la vie de banlieue, et pas prouver quoi que ce soit, surtout pas qu'elle a du mordant (comme le prouve le petit tacle sans conséquence à Glee). Elle ne cherche pas à prouver qu'elle peut s'attaquer à un sujet, elle veut juste montrer qu'elle sait le décortiquer et en extraire des scènes qui peuvent faire rire tout le monde.
Et dans un univers télévisuel où de moins en moins de comédies sont regardables par toute la famille sans que les plus âgés n'aient envie de se pendre devant la bêtise des gags, ou que les plus jeunes ne comprennent aucune plaisanterie, c'est une exception qui mérite d'être saluée.

Avec son héroïne charmante aux expressions rappelant Emma Stone et son increvable énergie versatile, son paternel tout sauf abruti capable de lui tenir la dragée haute à l'occasion, la maternelle poupée Barbie plutôt futée et franchement sympa malgré ses airs cruches (Cheryl Hines est délicieuse dans son rôle, et m'est enfin rendue sympathique après un pénible In the Motherhood dont je fais encore des cauchemars), la voisine d'en face qui vit sur sa pelouse, et l'inénarrable petite camarade boulotte qui souffre plus encore que l'héroïne, Suburgatory offre aussi une palette de personnages sympathiques et drôles à la fois, capables d'être attachants mais aussi très drôles.

Ainsi, il y avait des scènes incontestablement hilarantes...

Suburgatory-1 Suburgatory-2 Suburgatory-3

... mais je crois que le passage où je me tords le plus de rire, c'est devant l'expression de douleur muette de Lisa. IM-PAY-A-BLEUH.

Suburgatory-NoComment

Il y a des choses que je ne trouve pas forcément épatantes (la serveuse pot-de-colle, par exemple, ou le peu de présence d'Ana Gasteyer même si je pense que la voir toujours en train d'arroser son jardin forme aussi un excellent gag récurrent au long du pilote, mais il n'a pas vocation à perdurer au-delà je pense), cependant il ressort de ce premier épisode l'envie de faire quelque chose d'équilibré entre une certaine impertinence et l'envie de se réunir convivialement autour d'une comédie qui n'attaque personne, mais sait rire tout de même.
Je veux bien regarder encore un peu Up All Night ou 2 Broke Girls cette saison, mais mon coup de coeur dans le domaine des comédies, c'est définitivement Suburgatory. J'apprendrai donc à prononcer ce titre à peu près correctement. Enfin, j'espère...
Maintenant la seule chose qui manque à Suburgatory pour être ma comédie préférée de tout l'univers cette saison, c'est d'avoir un vrai générique.

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Suburgatory de SeriesLive.

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22 septembre 2011

Mise en perspective

Pas toujours facile de lancer un sitcom sur les déboires financiers des personnages "working poor". Quand le réalisme est au rendez-vous, c'estl 'humour qui ne suit pas toujours. Quand l'humour est de la partie, c'est le réalisme qui déserte. Or, toutes proportions gardées, il faut des deux pour que la comédie atteigne son but... et son public.

Forcément, quand 2 Broke Girls démarre (avec plusieurs minutes à la gloire de Kat Dennings), la déception est de taille : ni l'humour ni le réalisme ne semblent avoir été convoqués et, à la place, on a droit à des répliques un peu téléphonées, et même parfois plaquées pour faire "twist de fin de scène" sans réussir à être pétillantes. L'arrivée du personnage de petite fille riche (interprété par la encore moins drôle Beth Behrs et sa... perruque ? nan sérieux, c'est une perruque, dites ?) arraches quelques soupirs frustrés. Les seconds rôles insupportables et caricaturaux n'arrangent rien. Que tout cela est mal engagé.

Il faudra attendre assez longtemps, en fait, pour qu'une d'une part l'alchimie prenne lentement (en fait, quand le personnage de Caroline commence à répliquer aux vannes de Max), et surtout pour que 2 Broke Girls trouve SON truc : la perspective. L'intelligence de cette comédie est dans son but, et si elle s'y tient et parvient à le tourner en gimmick (notamment en faisant le total des sommes possédées par les filles), elle tient quelque chose.

2BrokeGirls

Le soucis c'est qu'en attendant, 2 Broke Girls souffre d'un épouvantable problème de rythme et d'une écriture assez pauvre, deux défauts qui ont tendance à ne pas être facilement pardonnables à une comédie. Kat et Beth ont beau se dépenser énormément chacune à leur façon, on sent bien qu'elles tentent de sauver les meubles et insuffler un peu d'énergie là où les répliques sont poussives et les gags très convenus, et si Kat Dennings est absolument superbe (et pas juste à cause de ses deux personnalités), je ne suis pas certaine qu'elle parvienne à faire illusion longtemps.

Il faudra donc du temps à 2 Broke Girls avant de se montrer convaincante. Je ne sais pas encore si je veux lui en laisser, je tenterai probablement le 2e épisode (mais pas forcément dés sa sortie comme j'ai pu le faire pour le pilote ; oui je suis à la bourre sur mes posts), mais il faudra vraiment faire preuve de persuasion pour me garder ensuite devant mon écran... Je souhaite aux scénaristes de se botter un peu le train, sinon ça pourrait être aussi navrant que Whitney. Nan j'déconne, ça pourra jamais être à ce point. Mais quand même, attention.

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche 2 Broke Girls de SeriesLive.

19 septembre 2011

Insupportable

Beaucoup de mal a été dit de Whitney, et je ne suis pas certaine que ça s'arrangera avec les épisodes, si tant est que NBC ait le culot du pluriel. Et ce n'est pas ici que vous trouverez un son de cloche bien différent...!

Certes, il est rare que le pitch d'un sitcom soit très recherché, mais celui de Whitney relève vraiment du dénuement le plus total, puisqu'il s'agit uniquement de faire un sitcom sur Whitney Cummings. Voilà, c'est le pitch. On arguera que construire toute une série sur un acteur, à plus forte raison une comédie s'appuyant sur un humoriste, n'est pas exceptionnel, loin de là, c'est ce qu'on appelle un vehicle. La différence réside d'une part dans la renommée de cette personne (or personnellement je n'avais jamais entendu parler de Cummings avant que ce projet n'aboutisse, et sa fiche IMDb me confirme que ça n'a rien d'etonnant ; et d'ailleurs normalement ladite personnalité n'a pas besoin de garder jusqu'a son nom de famille dans la série...), et d'autre part dans son charisme. Ce genre de sitcom se base sur le postulat que sa star va tellement déborder d'energie qu'elle va nécessairement, entre autres, éclipser le reste du cast.

Whitney
C'est la que j'en viens à la SEULE raison de regarder Whitney sans vous pendre avec votre câble ethernet : Chris d'Elia. A la base, on sent que son personnage est l'éternel type "normal", supposé rendre Whitney plus folle, originale et drôle (par comparaison) ; mais personne n'est à la mesure d'un tel challenge. Cependant la présence de Chris/Alex donne un résultat finalement appréciable même si de toute évidence ce n'etait pas le but d'origine : ses sarcasmes le rendent infiniment plus drôle qu'elle. En fait, chaque fois que Whitney fait un truc écrit pour nous faire rire, échouant misérablement, il la casse immédiatement, et/ou démoli le gag foireux qu'elle vient de commencer.
La seule fois ou j'ai souri dans le pilote, c'est ainsi dans un de ces passages typiques ou Alex voit Whitney faire l'imbecile pour faire rire, ne trouve pas ça drôle et la vanne allègrement : Whitney fait un truc typique, elle mange des cupcakes qui composaient la pièce montée au mariage auquel ils assistent, et quand la mariée le découvre, les scénaristes ont du écrire quelque part dans leur script que hilarity ensues. Le spectateur, qui regarde l'épisode caché derrière ses doigts dans une position de facepalm affligée, ne rit pas du tout au gag vu et revu cent fois. Et c'est la que Chris/Alex, au lieu de faire un "oh, Whitney" quelconque pour souligner qu'elle est impossible/drôle/embarrassante (toutes les mentions étant inutiles dans le cas présent), écarquille légèrement les yeux et la gourmande : "t'es en feu ce soir, t'as prévu de finir sur quoi, du blackface ?".
Et la je dois à la vérité de dire que j'ai souri... Pour la première fois de cet épisode, je n'ai pas montre les dents par colère mais par amusement.

A travers ses interventions, le personnage d'Alex calme un peu les gags pas drôles de Whitney sa copine, et l'acteur Chris semble lui-même vouloir dire à Whitney sa collègue que son numéro n'est pas drôle. Ce faisant, il devient notre sauveur. J'ajoute que je n'avais jamais fait gaffe à cet acteur avant, mais son phrasé est parfait et j'aime son sens du timing. Quand sa carrière se relèvera du fiasco de ce sitcom, j'ai hâte de suivre la suite de ses aventures. On se donne donc rendez-vous dans une semaine.

Voilà, c'est tout ce qu'il y a à sauver dans Whitney. C'est mieux que rien, mais ça ne suffit pas à m'inciter à poursuivre la série. Il paraît que Whitney Cummings est l'une de ces nouvelles têtes sur lesquelles il faudra compter (elle bosse aussi sur 2 Broke Girls cette saison, cette fois en restant hors-camera), et je veux bien le croire si elle se contente d'ecrire et qu'elle laisse tomber l'interpretation. Son jeu me rappelle celui de l'actrice qui joue dans le remake polonais d'Une Nounou d'Enfer (car j'irai jusqu'a prétendre que l'actrice de la version russe est plus subtile que Cummings), et, oui, c'est aussi insultant que ça en a l'air.

Ah, oublions vite que Whitney a jamais existé ! Car je ne voudrais pas me trouver prise au piège et regarder cette abomination uniquement parce que Chris d'Elia y fait figure de génie comique... par comparaison. Par désespoir, si vous voulez. Vite, vite, une meilleure comédie a découvrir !

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture (c'est votre seule opportunité de la visiter, après il n'y aura plus de raison d'y revenir) : la fiche Whitney de SeriesLive.

4 août 2011

Be gentle, I'm a virgin

En général, à partir du mois de mai, ma politique sur les projets a tendance à se renforcer. Cette politique est la suivante : les annonces ne passeront pas par moi. Je ne veux rien savoir. Pas un résumé, pas un trailer, rien, j'attends le pilote.
Que c'est beau, ces idées toutes arrêtées ! Que c'est noble, ces grands principes !

Et puis, intervient le principe de réalité. Par exemple quand, l'été aidant (ou plutôt empirant), je commence à "devoir" faire des news US sur SeriesLive en l'absence d'autres rédacteurs disponibles/motivés/s'élagant le poil dans la main (rayez la mention inutile). Et là je suis bien obligée de fourrer mon nez dans les projets, y compris les séries qui commencent à l'automne et dont je préférerais me garder la surprise jusqu'au moment de découvrir le pilote.

J'aime bien lancer un pilote sans savoir de quoi ça parle. Je vous l'accorde, parfois ça réserve des surprises moins bonnes que d'autres (on l'a vu avec Against the Wall), mais globalement c'est un procédé qui me correspond mieux, et depuis deux ou trois saisons que j'aborde une nouvelle saison américaine de la sorte, on peut dire que je suis satisfaite du système. C'est la raison pour laquelle je vous prépare souvent de modestes résumés des séries nippones à venir sur une saison donnée, sans faire la même chose pour les USA. Bon pis, ya suffisamment de monde qui le fait sur les USA, z'avez pas besoin de moi en plus, hein.

Or, donc, cet été, il s'avère que j'en vois passer, des projets. Evidemment ça dépend de l'actu, et du contenu de cette actu (si ce sont des posters promotionnels, je ne risque pas grand'chose si ce n'est découvrir le thème de la série, genre avec The Secret Circle, par exemple, je peux déjà vous dire que le visionnage du pilote ne va pas être triste, vu que ados + sorcières, c'est plutôt un tue l'amour qu'autre chose pour moi). Mais reste que pour CERTAINS projets, j'ai quand même quelques petites notions qui progressivement commencent à entrer dans ma caboche ; et le problème, c'est que quand on écrit une news, on en intègre infiniment vite le contenu. Je fais mon possible pour me débarrasser d'un maximum de souvenirs, éviter les videos de promo quand c'est possible et tout et tout, m'enfin, on peut pas totalement échapper à tout ça une fois qu'on commence à écrire des news dessus.

Aussi, je ne vous ferai pas plus de tour d'horizon de la saison cette année que je n'en ai fait les années précédentes. Mais je voulais quand même dire un mot sur quelques remarques que je me suis faites avec le peu d'information que je lis et les choses que je vois passer sur Twitter (vu que Twitter se fiche bien de ma politique de pré-rentrée et me bombarde d'informations). Il n'y a pas exactement de séries que j'attends : ce concept m'est, pour les raisons expliquées ci-dessus, devenu étranger : si on en sait peu sur un projet, on peut l'aborder avec le moins possible d'a priori ; c'est d'ailleurs bien le but de la chose. Mais il se dessine malgré moi un vague croquis des séries qui me semblent intéressantes, parce que profondément différentes.

AmericanHorrorStory
Ainsi, American Horror Story me semble original. Le problème c'est que je m'en serais tenue à ça, je n'aurais aucune idée préconçue et ç'aurait été parfait ; mais depuis que je sais qu'on y trouve Dylan McDermott et Connie Britton, j'ai des attentes côté cast, et depuis que je sais que Ryan Murphy est à la barre, je suis dubitative (on se souviendra que je jette mentalement des fleurs à la moindre mention de Pretty Handsome, mais conspue Glee depuis le 4 ou 5e épisode de la deuxième saison). Rien que pour ça je sens que le visionnage du pilote sera sensible, outre le fait que je ne raffole pas du concept de se faire peur à la télévision (ou au cinéma, d'ailleurs).
De la même façon, Once Upon a Time aurait été tentant si maintenant je n'en connaissais pas l'histoire qui me semble bateau et digne d'un téléfilm de SyFy réalisé par un quelconque membre de la famille Halmi. En l'état, et sauf si je parviens à m'extraire les extraits de la mémoire par je-ne-sais-quel miracle, je vais probablement regarder le pilote à reculons alors que c'est quand même vachement plus original qu'encore une série policière supplémentaire.
J'ai aussi entendu parler de 2 Broke Girls, par exemple, et j'aurais au contraire voulu me sentir moins enthousiaste alors que j'en sais peu sur la série, mais que le peu que j'en sais me plaît.
Au bout du compte, ça se produit quand même pour pas mal de séries. Et c'est bien ce qui m'ennuie.

J'aimerais trouver, en fait, la façon d'atteindre une réelle objectivité au moment de lancer un pilote qui m'est inédit. Je regarde tellement de pilotes que c'est souvent impossible : pour les séries étrangères, il faut surveiller les news pour savoir que la série sort, parce qu'on ne risque pas d'être noyés sous les infos, et donc on ne parvient pas à être "vierge" de tout présupposé en lançant le premier épisode. Sans compter que, de par mes attributions sur SeriesLive, il m'est impossible d'ignorer volontairement une série australienne ou japonaise qui s'apprête à débuter. Toute l'année, je regarde des pilotes, mais on ne cagoule jamais un pilote réellement par hasard : il y a les séries anciennes, dont on a nécessairement entendu parler, les séries méconnues mais sur lesquelles on va se renseigner pendant que ça cagoule, ne serait-ce que pour s'assurer qu'on va bien tomber sur une série et pas une émission quelconque, et ainsi de suite. Sans compter les pilotes que j'ai déjà vus, il y a quelques mois ou une décennie, que je retente avec, forcément, une idée derrière la tête.
Alors, ce laboratoire de l'objectivité, je ne peux le mener que sur les séries américaines de la rentrée prochaine, parce que je peux plus facilement gérer les flux d'informations à leur sujet (je sais où regarder, et donc où ne pas regarder). Mais ça reste encore insuffisant.

Et je continue d'entamer chaque année des séries tout en ayant un biais, et ça me dérange. Je voudrais bien leur laisser une chance de remplir leur office uniquement par elles-mêmes, à toutes ces nouveautés. Dans une ère de communication instantanée, de promo à outrance et de buzz permanent, je sais que ça relève de la gageure. Mais ce serait un défi intéressant à réussir au moins une fois. Mais comment ?

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