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ladytelephagy
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22 février 2009

Putain, 10 ans !

Aujourd'hui, c'est l'anniversaire de quelqu'un : Kyle MacLachlan a 50 ans.

Mon Dieu, déjà !
Il y a dix ans de ça, il était tout-à-fait ma pointure.

Je crois que ma génération de téléphages féminines a plutôt fantasmé sur des gars comme Jason Priestley, puis James Van Der Beek j'imagine. Je sais pas, j'essaye de me souvenir de ce qui faisait mouiller mes copines, je dois dire qu'en général ça ne m'intéressait pas d'ailleurs ; la plupart avaient des physiques de minettes... le visage fin, souvent imberbe, la mèche rebelle et souvent claire. De gentils garçons dont on aurait dit que la période de croissance n'était pas tout-à-fait finie, genre encore un peu hybride, tendance "mon ami gay avec lequel je risque rien mais sur lequel je fantasme quand même". L'archétype, c'était ce satané Leonardo Di Caprio. D'accord, il n'y a qu'un rapport limité avec la télé dans son cas, mais c'était lui le canon de beauté quand j'étais ado. Oh oui, j'ai vécu mon adolescence en des temps troublés...

Au lieu de ça, mon type, c'était... nan, vous allez vous moquer.
Moi, tout ça, ça n'a jamais été mon genre. Tant qu'à baver devant un mec qu'on ne rencontrera jamais, autant que c'en soit un vrai. Je comprenais bien : en tant qu'adolescente, il était plus facile de pencher pour des minets qui ne semblaient pas trop virils, donc pas trop dangeureux, parce que toute ado en effervescence qu'on soit, on n'a pas encore vu le loup et on balise un peu, et on espère quand même un peu en une sorte de romantisme tiède de seconde zone, genre Harlequin. Mais à la télé, on risque rien, alors autant cibler du vrai mâle, du mâle qui sent la mousse à raser, la transpiration et qui a le regard un peu dur.

Pour me fanservir, il suffisait de prendre un acteur à la mâchoire taillée à la serpe, au nez un peu cassé, et dans les 40 ans. Kyle MacLachlan ? Complètement mon genre. Jon Tenney ? Je me serais damnée pour lui (et grâce à Brooklyn South et Au-delà du réel, de délicieuses images sont gravées dans mon cortex à jamais). Kevin Kilner ? Il a été mon premier. Je vous épargne la liste exhaustive... Personne dans mon entourage ne les connaissait il y a dix ans quand j'ai découvert leur existence, un à un, et aujourd'hui encore, même si un grand nombre est encore en activité, parfois dans des séries connues, leur nom éveille rarement l'intérêt du grand public. Kyle a eu la chance de cumuler Sex & the City et Desperate Housewives, mais les autres, c'est déjà moins garanti. Et pourtant Jon est dans The Closer. Et Kevin, eh bien, il est parti se rhabiller, le pauvre.

Pourtant la voilà, la vérité. Ça fait dix ans que Kyle et moi, on est comme ça. C'est juste qu'il ne le sait pas.
Dix ans.

Il y a dix ans, la quarantaine, c'était loin. Ce n'était pas vraiment grabataire, mais c'était loin quand même. Aujourd'hui je réalise que quarante ans, c'est 13 ans de plus que moi. Mais que de toutes façons ces acteurs que je trouvais tellement à mon goût, eh bien ils en ont cinquante maintenant, fini de rigoler. J'ai franchi un seuil psychologique, si vous voulez...

Je ne dis pas qu'il ne m'arrive pas, encore maintenant, de me réjouir les mirettes devant un acteur qui ne fasse pas partie de l'équipe "historique". En général c'est d'ailleurs pour m'apercevoir qu'il approche de la quarantaine aussi, d'ailleurs.
Mais ce que ça veut surtout dire, c'est que ça fait 10 années de ma vie que j'ai passé devant la télé, à regarder certains acteurs en me disant yummy, et que je suis toujours là. Je n'ai pas juste 10 ans de téléphagie à mon actif, j'ai 10 ans de téléphagie tout en étant sexuellement active ou à peu près. Ca me donne un coup de vieux comme vous n'imaginez même pas.

Ah, si mes ex pouvaient parler, ils vous en diraient des choses sur Kyle ! Qu'est-ce que je les ai fait chier avec lui. "Kyle est guest dans cet épisode de NY SVU" par-ci, "Kyle a joué dans un téléfilm de merde où pour la première fois il ne se teint pas les cheveux" par-là... ah ils en ont bouffé, du Kyle. Parce qu'il n'était pas question de louper une seule de ses apparitions. Ils ont tous eu droit à Showgirls, même, c'est pour vous dire. Et yen a un, je crois, même, il y a eu droit plusieurs fois.
On a tous nos fétiches, c'est juste que, jusqu'à aujourd'hui, j'étais restée discrète à leur propos sur ce blog, ne me regardez pas comme ça.

Mais voilà, vieux frère, ça fait dix ans que je te mate suis ta carrière, le temps a passé, t'as eu le culot de te marier, t'as poursuivi ta carrière d'acteur, j'ai poursuivi ma carrière de téléphage, et aujourd'hui, dix ans après, où en sommes-nous ? Bah, les choses n'ont pas si mal tourné, c'est sûr. Mais merde mon vieux, dix ans, quoi.
Dix ans de téléphagie acharnée pour moi. Dix ans de jobs plus ou moins d'acteur pour toi.

Espèce de vieux con, t'as osé me faire vieillir en même temps que toi !

. . .

On dit qu'on repart pour dix ans, et on regarde où ça nous mène ?

Et pour tous ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche de Kyle MacLachlan de SeriesLive. Qui m'avait poussée à m'enrôler chez eux à l'époque... (et puis celle de Tracy Middendorf aussi, mais rien à voir avec la choucroute, puisque vous le savez, j'aime pas les blondes)

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5 février 2009

Canal+ est une chaîne cryptée

Oui, ce post commence par un scoop, et pas qu'un peu : Canal+ est une chaîne cryptée. Parce que ladytelephagy, votre première source d'info télé sur le net, c'est mon nouveau slogan, voyez-vous. Et si j'ai décidé de vous en informer, c'est parce que, après réflexion, je pense qu'en fait tout le monde n'était pas nécessairement au courant.

Par exemple quand je regarde Le Grand Journal (la quotidienne access primetime de Canal+, donc... oui j'ai aussi une fonction programme télé, maintenant), et que je tombe, oui-oui en clair, sur un trailer de la saison 2 de Dexter avec des gros morceaux de spoiler dedans... j'ai envie de hurler "mais vous êtes cons ou quoi ?".
La réponse étant bien évidemment : ou quoi. Eh, je ne me permettrais pas !

Donc voilà, super, merci, j'ai pas encore vu la fin de la 1e saison de Dexter, et en toute logique, si je ne suis pas abonnée à Canal+ et que je suis une gentille fille, je n'ai aucun moyen de l'avoir vue. Bon, si, il y a éventuellement l'import belge, bon. C'est pas une garantie pour autant. Je me demande bien qui achète le DVD import belge de Dexter s'il ne connaît pas un peu la série, effectivement, mais ça n'implique pas forcément que ledit acheteur ait forcément vu toute la première saison. Je peux citer plein de cas...ouais, ou, euh, disons, au moins le mien.
Mais posons qu'il est plus que probable que des gens regardent Canal+ en clair alors qu'ils ne l'ont pas en crypté, et que ces gens n'aient donc pas vu la 1e saison de Dexter, qu'ils attendent que TF1 se décide à la diffuser, parce que TF1 n'est pas une chaîne cryptée (autre scoop, c'est un festival). On est d'accord que ça peut se produire.

Je vous situe la scène : je suis vierge, blanche, innocente comme le téléphage qui vient de naître, je regarde Le Grand Journal, c'est mon droit, et là, paf ! Gros spoiler dans ma tronche, en même temps c'est ma faute, pourquoi je regarde Denisot ?
Merci, merci beaucoup.

Non mais en vrai je sais que la réponse à "mais vous êtes cons ou quoi ?" est en fait : "non, on veut juste vous décourager d'aller regarder TF1", et ça part d'une attention louable. Mais là, non, franchement. Je suis fâchée.

1 février 2009

Ceci n'est pas un DVD de Pushing Daisies

IlsVeulentMaMort

La suite le 11 février...

28 janvier 2009

La minute de violence gratuite

LaMinuteNecessaire

Garantie sans spoiler ajouté.

20 novembre 2008

Rendre à César...

Pour la plupart d'entre nous, La petite maison dans la prairie est une jolie petite série avec une ribambelle de balades dans... bah, la prairie, du crêpage de chignons entre Laura Ingalls et Nelly Oleson, une apologie à peine déguisée du temps d'avant qui était mieux même si on vivait à la dure, et de bonnes grosses valeurs familiales à la louche sur des airs de violon.
Bon, c'est pas faux, en même temps.
Mais aujourd'hui, je me suis aussi souvenue combien la série était, tout simplement, une bonne série dramatique, percutante à souhait.

Car aujourd'hui, M6 diffusait ce qui était certainement l'épisode le plus impressionnant de la série : L'Incendie.

Pour avoir passé le plus clair des midis de mon enfance devant la série, je sais que la série a de temps à autres plus à offrir que ces images d'Epinal, et tout justement L'incendie, je le guettais et j'espérais secrètement qu'il tomberait l'un de ces jours où je peux voir la série, parce que pour autant que je me souvienne, c'est le plus tragique que j'aie vu.
Eh bien mon souvenir était bien en-dessous de la vérité. Je me rappelais de l'histoire, du choc de Mary ensuite, mais étrangement j'avais totalement oublié qu'on voyait réellement la scène pendant laquelle Alice Garvey et le bébé de Mary sont réellement en train de brûler vifs. Et comme chacun de vous le sait, c'est exactement ma came, ce genre de scène.

Alors que justement cet épisode tenait une place spéciale dans mon coeur, j'avais en fait oublié pourquoi. Pourquoi, en tant que petite fille, il m'avait impressionnée, et à vrai dire il m'a impressionnée une fois de plus aujourd'hui, même après des années et des années à me sustenter d'horreurs diverses et variées dans mes séries favorites.

Je veux dire : on voit Alice hurler de terreur, s'ecrimer à briser la fenêtre avec le corps du bébé qu'elle voulait initialement sauver, et c'est tellement... VRAI ! Vous imaginez le truc ? Oui, dans La petite maison dans la prairie, on peut voir une scène comme ça !!!

Lincendie

Mais ce n'est pas tout puisque cette scène intervient en fait très tôt (surtout que c'est un double épisode... zut de zut, je ne verrai pas la fin demain). Nous attendent donc d'assez pénibles scènes avec Mary qui sombre totalement dans la folie (elle berce le corps de son bébé brûlé, elle s'enferme dans le mutisme...), histoire de ne même pas nous laisser la moindre petite seconde de répit nerveux.

Et dire que la plupart du temps, la série nous laisse croire qu'on regarde un truc sirupeux et bon enfant... Bon, évidemment, j'ai souvenir d'un certain nombre d'épisodes qui nous montraient combien la vie n'était pas facile pour toute la tribu Ingalls. Je me rappelle la tempête de neige dans les tous premiers temps, je me rappelle beaucoup plus tard la façon dont Almonzo s'escrime à sauver son exploitation après une grêle dévastatrice et se bousille la santé... il y a d'autres choses qui n'étaient pas tendres. Ne serait-ce que la mort d'Albert, tiens. Mais d'une certaine façon, rien ne nous prépare tout de même à cette scène si cruelle et si intense. Laquelle nous récompense pour tous les "Oh papa, je suis si heureuse !" de Laura.

Ok, Scalartiine, j'avoue : respect.

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture (wow, faut la faire celle-là quand même) : la fiche La petite maison dans la prairie de SeriesLive.

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17 novembre 2008

Opération INDEXATION

Bon, j'en ai marre. J'arrête. C'est devenu insupportable. J'ai vraiment fait des efforts pour m'accrocher mais là c'est plus possible.
Mon classeur noir vient de prouver ses limites. Vous pensiez que je parlais de quoi ?

Ah, je ne vous en avais pas encore parlé de mon classeur noir. Pourtant ça fait des années que je me le trimbale de déménagement en déménagement, et que courageusement, de temps à autres, je l'ouvre pour en extirper une information capitale sur la prochaine VHS que je vais regarder.
Sauf que là, ce n'est plus possible. Déjà, je ne peux plus y rajouter la moindre feuille, sinon je pense que la plaque tectonique sur laquelle je vis va basculer tragiquement dans les entrailles de la Terre. Et en plus, ce n'est plus gérable au niveau des mises à jour.

Mon classeur noir, c'est un gros classeur de compta que j'ai récupéré, je ne sais plus trop où ni comment, sans doute une fois où je faisais une razzia au rayon papeterie, vu que je suis capable de claquer plus de pognon en une journée dans une papeterie que toute une année dans une parfumerie. Bref. Il était très épais, le dos solide, d'amples anneaux de métal, je pensais qu'il tiendrait le coup.

A chaque série que j'ai enregistrée sur une de mes précieuses VHS, j'ai ajouté une feuille. Une nouvelle série, une feuille. Un nouvel épisode, une nouvelle ligne sur la feuille.
Du coup après quelques semaines je me suis acheté des intercalaires alphabétiques.
Et ça a continué. Une série, une feuille. Un épisode, une ligne sur la feuille.

Bon, en théorie, ç'aurait dû fonctionner. Sauf que c'est précisément à ce moment que ma téléphagie s'est déclarée. Enfin, où est l'œuf, où est la poule, je ne saurais dire, mais en tous cas, ça tombait mal. Il faut dire que dés qu'on donne à un téléphage les moyens techniques (multiples magnétoscopes, classeur noir, etc...) d'organiser sa téléphagie, bizarrement, c'est là qu'elle devient hors de contrôle.
Et comme en plus je suis pilotovore, forcément...

La première mesure a été de décider que le cagoulage n'entrerait pas dans le spectre des compétences du classeur. Ce que je cagoule, je le répertorie ailleurs.
La seconde mesure a été de mettre en pause l'indexation des VHS, en espérant la mener à bien plus tard, différemment. Mais bon, ça voulait aussi dire que près de la moitié d'entre elles devenaient difficilement accessibles, puisque j'étais incapable de trouver un épisode donné facilement. Du coup, quand je cherchais un épisode, et qu'il n'était pas répertorié, je passais des heures, au milieu de mes cassettes, à les regarder une par une... ah je voyais plein de trucs, c'est sûr, mais jamais ce que je cherchais. Frustration.

Et puis là, il y a quelques temps, j'ai voulu m'y remettre. Mais force est de constater qu'on ne peut pas, techniquement c'est pas possible je vous assure, répertorier toutes les séries que j'ai en VHS dans ce classeur, à raison d'une série par page. Trop de séries.

Je me retrouve donc avec, sur les bras, un épaississime classeur noir, plein à craquer d'informations parcellaires sur mon opération COLLECTION. Je ne peux pas poursuivre l'indexation. Je ne peux pas exploiter la moitié de mes données.

Logiquement, on se dit "bah oui mais pourquoi insister avec le format papier ?".
Pourquoi ? Pourquoi, vous dites ? Mais parce qu'à ce jour je n'ai pas réussi à trouver un seul logiciel capable de prendre en charge l'indexation de mes VHS ! Les logiciels de ce type sont en général étudiés pour le cinéma ! Et c'est totalement différent !

Vous allez tout de suite comprendre à quoi ça ressemble.
Chaque VHS porte deux étiquettes : une sur la tranche, petite, avec son numéro d'identification, et une autre plus grande, c'est la plus importante, avec le numéro, et la liste de ce qu'on y trouve.
Si je prends la cassette 273, par exemple, on peut donc voir ça (bon j'ai pas de scanner, donc j'ai fait un schéma... mais il faut savoir que c'est du fait main pour toutes les cassettes, puisque c'est antérieur à l'époque où j'avais un chez moi informatique) :

273

Donc oui, j'ai fait ça pour toutes les VHS, une par une, je mentionne tout ce qui a un rapport avec les séries à chaque fois (d'où la mention des pubs Stargate SG-1 alors qu'évidemment, il y a plus de pubs que ça, mais je les mentionne comme repère), je vous laisse imaginer l'ampleur du truc rien que pour le fichage...
Donc l'indexation doit me permettre de retrouver à la fois tout ce qu'il y a sur la VHS n°273, histoire de ne pas vider la telephage-o-theque chaque fois que je me demande ce qu'il y a sur la 273, mais aussi me permettre de retrouver tous les épisodes de SPACE 2063, sur plusieurs cassettes, évidemment. Et ça, une base de données prévue pour les films, elle ne peut pas gérer. Et croyez-moi j'en ai testé...

Et encore, tout ça, c'est en mettant de côté ce qui est sur support non-préhistorique, je ne parle que des VHS ! Il faudrait aussi pouvoir mentionner les DVD et les pelotes de laine pour atteindre la perfection !
C'est infaisable, il faut bien le dire. Si, ce serait faisable, l'équivalent d'un Teruki Paradise ça serait même impeccable. Mais bon, j'ai pas la technicité qu'il faut pour ça. Ah, si, si j'avais un geek sous la main, ça pourrait, mais j'en ai pas. Plus. Bref.

Donc voilà, depuis quelques jours, je pète un câble, parce que chaque fois que j'ai envie de regarder quelque chose, impossible de trouver sur quelle VHS ça se trouve, comme l'autre jour avec la cérémonie des Emmy Awards de 2002. J'enrage.

Je ne sais pas encore comment, mais il va falloir sévir.
Comment vous faites, vous ?

3 novembre 2008

She thinks his name was John

Pendant ma déconnexion d'avec le monde, en l'absence technique de nouveautés à déguster (mais je me suis rattrapée ce weekend, ne vous en faites pas pour moi), j'ai dû opter pour le plan B : la rediff. Et comme depuis quelques temps, je suis d'humeur légère, j'ai reporté ma fringale sur deux comédies : d'une part Scrubs, que je regarde toujours avec plaisir même si je connais la première saison par coeur, et d'autre part Three's company, dont je persiste à dire que tout téléphage un tantinet cultivé doit faire l'expérience, la saison 2 étant, de surcroît, en nette amélioration.

Je n'ai pas du tout fait exprès, mais du coup, je me suis retrouvée, dans la même journée, deux fois en présence de John Ritter.

JohnRitter_Avant

Et je dois bien reconnaître que je l'aime bien, John Ritter ; il me manque toujours un peu. Au juste, je ne saurais pas très bien dire d'où ça vient. Mais quand j'ai appris son décès, ça m'a vraiment beaucoup attristée, et j'y repense souvent... alors que je suis pourtant incapable de dire quand je l'ai remarqué pour la première fois, a contrario de John Spencer ou Don S. Davis, par exemple, dont la disparition m'a aussi affectée, mais pour qui je suis capable de dire quand je les ai "rencontrés", et pourquoi ils me sont un peu plus chers que d'autres.

Il y a quelque chose à propos de John Ritter qui me rend encore plus triste : c'est que dans Three's company, il était si drôle !
Le cast de la série, tout entier, est excellent, chacun dans son registre, mais c'est lui, de loin, le plus brillant. On sent qu'il se donne à 200% ! Il a une générosité de jeu incroyable... et ce qui me rend infiniment triste, c'est qu'on ne peut pas savoir cela sur John Ritter si on ne l'a pa vu dans Three's company. Qu'on le regarde à l'oeuvre dans Buffy, 8 Simple Rules ou Scrubs, il n'impressionne pas vraiment. Il semble comme en demi-teinte. Limité, sans doute, dans son action. Il n'y a pas de place pour son exubérance, son jeu très physique, son énergie... s'il avait encore tout cela. Et ça vraiment, ça me fend le coeur.
On pourrait se dire que c'étaient les rôles qui voulaient ça, mais en même temps, c'était sa force... pourquoi engager un acteur bien précis pour l'empêcher d'exercer son art ?

S'il-te-plaît, John, encore une fois ! Encore une fois un épisode où te voir sauter, voler, danser, tomber, virevolter comme tu sais faire, comme avant !

John Ritter nous a quittés il y a plus de 5 ans, mais la semaine dernière, j'ai eu l'impression qu'il était parti bien avant...

JohnRitter_Apres

26 septembre 2008

Sous la dent

Je ne suis pas fan de canines pointues.
Petite, les vampires étaient ma plus grande phobie, et même si je sais bien, maintenant, qu'ils n'existent pas, je préfère garder mes distances avec leur univers. Combien de fois, dans un innocent épisode de Buffy, ou autre, ai-je dû détourner les yeux simplement parce qu'une paire de dents cauchemardesque faisait son apparition le temps d'un éclair ? Je vais même vous dire : voir Peta Wilson pendant une demi-seconde bien précise m'a complètement gâché le visionnage de La ligue des gentlemen extraordinaires. Il y a même certains clips que je ne peux pas regarder alors que j'adore la chanson. Même Le shérif a les dents longues me fait frissonner par moments (et pourtant j'adore cet épisode, c'est l'un de mes préférés avec Prométhée post-moderne et Je souhaite). C'est comme ça, chacun ses phobies après tout... moi, j'ai jamais vraiment le cou tranquille.

Alors on comprend aisément que j'aie soigneusement tenu mes distances avec Moonlight !

Et pourtant, tout le monde continuait de comparer le pilote de True Blood avec cette série et il a bien fallu que je prenne sur moi pour voir de quoi il s'agissait. Parce que la seule chose médiocre que True Blood n'a pas encore fait, c'est bien le copier coller...
J'ai donc calfeutré les fenêtres, vaporisé la pièce d'ail, et je me suis emmitoufflée jusque sous le menton, puis j'ai lancé le pilote, un pieu à la main, en toute sécurité. Je ne crois pas aux vampires mais après tout, j'ai ptet tort, hein.

Bon, déjà mauvaise nouvelle : d'après Moonlight, l'ail, les pieux, tout ça, ça fait que dalle. Merci, les gars, hein. On se sent tous beaucoup mieux, maintenant.
Autre constatation, plus agréable celle-là : c'est drôlement esthétique, la réalisation tient plutôt bien la route (ya que les flashbacks qui sont relativement lourds et pas super bien gérés), les effets spéciaux ne sont pas faméliques et, même si l'histoire du pilote est un peu caricaturale, on ne s'ennuie pas. Il y a ce qu'il faut un peu partout, suspense, action, dialogues... incisifs... bref il y a à boire et à manger pour tout le monde. Enfin, je me comprends.

Alors évidemment, Moonlight, c'est un peu du travail trop propre. On est sur CBS, ils ne connaissent quasiment que ça. M'enfin, ça se tient. Ca se tient tellement que, le temps de m'acheter un briquet, des allumettes et un bec bunsen, de m'allumer un bon feu de cheminée et d'anticiper la Saint Jean... je regarderai peut-être même le second épisode. Je suis une téméraire !

Enfin, je dis peut-être, parce qu'il y a quand même un peu trop de canines là-dedans. Donc j'attends de voir si je me prépare des cauchemars vampiriques pour les nuits à venir, et j'aviserai ensuite.
Ca ne tiendrait qu'à moi, je t'enverrais tout ça chez le dentiste, et puis c'est tout, mais non, il y a toujours ces maudits clichés comme quoi le vampire doit avoir les canines acérées... franchement, tant qu'à vouloir à tout crin briser les stéréotypes, en voilà un intéressant auquel faire la nique, non ? Non ? Vous dites ? Je dis ça parce que j'ai les chocottes ? Et alors c'est interdit ? Ce serait pas le principe, même, des fois ?

Il paraît intéressant de se demander pourquoi la plupart des séries de vampires s'attachent à justement défaire un certain nombre de stéréotypes, tout en conservant tout de même une partie d'entre eux. On fait mine de réinventer le mythe, mais est-ce vraiment le cas ? On veut rendre le vampire plus proche de la réalité, plus plausible (et pour ça je renouvelle mes remerciements...), mais en même temps on maintient un certain nombre de clichés. Est-ce par pure convention ? Sont-ils réellement nécessaires pour frapper l'imaginaire ? La vraie originalité, ce ne serait pas justement de s'en affranchir complètement ? D'inventer de nouvelles explications aux trous dans les jugulaires, à la peau pâle, tout ça ? Mais non, il y a une sorte de base intouchable, et c'est vraiment dommage. Surtout pour ceux que ça fait flipper...

Ce qui me rappelle que j'ai ce vieux pilote de Kindred qui n'attend qu'une chose : que je me prenne en main. Je tourne autour du pot depuis deux ou trois ans, au moins. Il serait peut-être temps de franchir le pas, non ? Ou pas. Ya rien qui presse... j'aime pas être prise à la gorge.

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture et de sang frais : la fiche Moonlight de SeriesLive.

19 mai 2008

Ex and the city

Ce week end, ma soeur et moi faisions Sex & the City à deux : après un début de soirée dans un musée, on a passé le reste de notre samedi soir à siroter de délicieuses petites choses roses et sucrées (des milk shakes, pas des cosmo... zavez vu les prix rien que pour un milk shake à Paris, alors un cosmo !?) tout en parlant de cul. Evidemment l'une de nous a fait la comparaison, et nous nous sommes demandées si nous irions voir le film.

Parce que la question devait nécessairement se poser à un moment ou à un autre.

sexandthecity_zamovie

Surtout que, même si je ne suis vraiment pas le même genre de nana que les héroïnes de Sex & the City (ou alors, à la grande rigueur, Miranda, mais pas complètement... disons que je ne m'identifie pas à elle mais c'est la seule que je tolèrerais comme amie !), j'ai toujours eu beaucoup d'affinités avec la série. Je la retrouve toujours avec le même plaisir, quel que soit l'épisode qui passe (et Dieu sait que M6, comme moi, semble ne pas pouvoir s'en passer).

Il y a tous les épisodes qui me font rire (ou plus souvent sourire car je me refuse à catégoriser Sex & the City comme une série humoristique), et puis surtout tous ceux qui m'émeuvent beaucoup. Il y en a plusieurs, mais citons principalement La douleur exquise, dont j'ai déjà parlé mais, une fois n'est pas coutume... c'était dans mon blog perso ! Et puis il y a, dans une moindre mesure (je suis émue mais je n'ai pas besoin d'aller jusqu'à pleurer), l'ensemble de la sixième et ultime saison.

Depuis que je l'ai vue, je n'ai de cesse de répéter à qui veut l'entendre (et hélas pour mon entourage, aux autres aussi) que cette sixième saison, et notamment son final, étaient d'une telle perfection, qu'à eux seuls les deux épisodes du final méritaient une septième saison.

Donc avec tout ça, on se demande quand même un peu pourquoi je me demande si je vais aller voir le film ! C'est que justement, tout était si parfait... Je suis restée sur une si bonne impression. Chaque fois que je revois les épisodes à la télévision, j'y vois ce que j'ai aimé. Je n'y redécouvre pas la série, je n'y aperçois pas les défauts qui m'avaient échappé ou que j'avais occultés, non, mon regard ne se dirige que sur ce qui me renvoie à l'histoire si intense que j'ai avec cette série qui a su me toucher et, surtout, le peut encore. Montrez-moi une toute petite photo de Miranda donnant le bain à sa belle-mère et je vous suis toute acquise, désarmée dans l'instant. La moindre suggestion de la complicité qui unit Charlotte et son schmuck, et je fonds littéralement. Voir Smith esquisser la difficile position de la main me coupe immédiatement le sifflet. L'énumération s'arrêtera à trois, Carrie et moi sommes irréconciliables (pour tout vous dire, si c'était l'une de mes amies, elle ne le serait plus depuis longtemps...). Mais toujours est-il que c'est quand même l'une des rares séries à s'être finies en beauté, dans une espèce de grand Schelem impeccable, et ça ya quand même pas des masses de séries qui peuvent s'en enorgueillir !

Combien de fois le téléphage se prend-il la tête entre les mains à la fin d'un series finale, l'air désolé, pour dresser mentalement la liste des ratages, erreurs, et autres dommages collatéraux sur cet exercice de style suprême, peut-être plus difficile encore que le pilote (et c'est une pilotovore qui vous le dit !), qui est celui où il faut clôturer proprement une série ? Combien de lettres inachevées ou postées sur un forum, pour saluer ou conspuer tel ou tel final ? Hein ? Oui, vous, là ! Combien ? Et ceci sans compter les séries qui n'ont pas eu la chance d'avoir une fin... et elles sont là aussi légion.

Vouloir tenter le sort ? Prendre le risque de briser en miettes cette étonnante concordance d'évènements et de talents qui ont permis que Sex & the City se finisse de façon, nan, pas satisfaisante : j'ai dit parfaite ! Et j'assume !

Eh bien, c'est dans ces cas-là qu'un téléphage assume son étrange identité et déclare à la face du monde : j'aime trop cette série pour aller voir le film !

PS : mais comme dit ma soeur, ça veut pas dire que je ne finirai pas par le voir lorsqu'on m'offrira le DVD par exemple... Ça mériterait réflexion, de déterminer en quoi voir le film au cinéma semble une plus grande prise de risque, d'ailleurs.

Et pour tous ceux qui manquent cruellement de culture (mais je savais par mes mots-clés que vous étiez des cas) : la fiche Sex & the City de SeriesLive.

3 mars 2007

Dying to live, dying to love

Il y a quelques trésors dans toute telephage-o-thèque, qu'on chérit plus que tout, même si le temps passe. Et qu'inlassablement on regarde, et regarde, et regarde encore, sans jamais se lasser, parce que notre coeur se serre toujours de la même façon en le voyant. Il y a simplement des séries qu'on ne peut pas oublier.

Corky est de celles-là. J'ai aimé cette série au premier jour, et encore, ce premier jour (qui était un premier soir, un dimanche, je m'en souviens), l'épisode n'était pas extraordinaire. Et du jour où j'ai découvert pourquoi cette série était épatante, alors je lui ai toujours été fidèle. Et les séries passent, les modes aussi, et je découvre avec plaisirs de nouveaux titres, mais Corky reste, à jamais, dans mon Top5.

L'une de mes VHS les plus précieuses, c'est celle qui contient les trois derniers épisodes de la série. Bonjour déprime ? Oui et non ! Bon, d'acord, l'un des épisodes nous raconte la descente aux Enfers de Jessie, mourant dans son lit d'hôpital, le suivant nous retrace les dernières semaines de Jessie et Becca ensemble, et enfin dans le dernier, on apprend la mort de Jessie (ça va, ne dites pas que je vous ai spoilés, ça fait jamais que 14 ans maintenant que ç'a été diffusé !). Remarquez que je résume très largement, là...
Et pourtant, ce qui marque, au-delà de la souffrance de nos deux personnages préférés, et la terreur inspirée par le réalisme de la maladie de Jessie (petit rappel pour les ignares, Jessie a le SIDA), c'est l'amour.

L'amour dans son état le plus pur. Juste l'amour. L'amour de deux êtres, et notamment de Becca, capables d'endurer le pire l'un pour l'autre, de subir les pires tourments juste pour faciliter la vie de l'autre. L'amour aussi, d'un père, de deux mères, d'un frère et d'une soeur, qui ont chacun leurs histoires, et chacun leurs problèmes (et comme le dit Becca, ça les rend parfois un peu indifférents à ceux des autres), mais qui, en fil rouge, ont toujours cette flamme dans le coeur.

Et, plus que leur famille, plus que leur époux, plus que leur travail, qu'est-ce qu'ils aiment, tout ces gens-là ? Ils aiment la vie, puissamment, et de manières différentes, mais ils aiment tous la vie. Et pour trois épisodes où la mort rôde comme un coyote affamé, ce sont trois épisodes qui parlent drôlement bien de la vie.

Ah, j'ai, depuis, réussi à enregistrer quelques bons épisodes de cette série, mais meilleurs que le final ? Ca, jamais.

Comment peut-on surpasser la grâce et la beauté de Becca qui, toute en abnégation, et bien que ça lui pèse, est prête à tout pour Jessie ? Comment peut-on surpasser ces dialogues pourtant si simples, qui dans tout leur naturel, parviennent à faire passer humour noir, espoir, amour, découragement, tristesse, peur...?

Corky
est née bien avant ces séries qui regorgeaient d'effets de manche, ces séries qu'on a vu fleurir dans les années 2000, avec des dialogues taillés au cordeau, des répliques étudiées au mot près, des plans toujours très propres et élaborés, avec des éclairages complexes, des décors extraordinaire, des mouvements de camera imaginatifs ou originaux... Oui, la réalisation date, mais elle peut se passer de ces démonstrations de force ! Car la série a une force incroyable, ses personnages sont touchants et réalistes, ils baignent dans le naturel, ils ne s'encombrent pas d'une beauté superficielle due à douze filtres de couleurs, à des écrans splittés ou encore à un montage incisif. Parce que dans la vie, personne n'est là pour mettre une lumière parfaite dans les moments qui comptent. Personne ne vous donne le mot parfait pour transmettre votre émotion. Et Corky est justement la série qui parvient à retranscrire tout cela. Il y a des flottements, il y a des plans maladroits, il y a des éclairages un peu bizarres, et des scènes qui parfois semblent sorties de nulle part (Jessie sous la douche ?!) mais au final, tout est parfait, il ne faudrait rien changer, car l'émotion est là, intacte, presque réelle.

Les années passent et, je le dis sans honte, je pleure toujours comme la première fois devant le final de Corky. Pour moi, ça, c'est culte. Le temps ne peut pas enlever l'énergie vitale qui se ressent à chaque instant de ces épisodes, le temps ne peut pas atténuer la grâce de cet enchaînement si parfait et si commun d'évènements de la vie de la famille Thatcher, le temps ne peut pas lutter contre la somme d'émotions qui frappent votre coeur comme des vagues sur les rochers à ce moment, ce moment précis.

Je réalise, pour la centième fois que je regarde ces trois épisodes auxquels je tiens tant, un peu comme à chaque fois que je les regarde, à quel point cette série, avec quelques autres, a signifié tant dans la façon dont je me suis construite, en tant que téléphage, mais surtout en tant que femme. Car elle est de ces séries qui vous laissent une empreinte indélébile sur l'âme. Certains de mes idéaux viennent de là. Certaines de mes valeurs viennent de là. Certaines de mes erreurs viennent de là. Certains de mes regrets viennent de là. J'ai grandi en gardant à l'esprit, parfois consciemment, parfois moins, ces trois épisodes qui, quel qu'ait été ma vie chaque fois que je les ai vus, ont eu de l'impact sur moi. Trois épisodes que j'ai regardés souvent au long des années, souvent avec un regard différent, mais qui ont contribué à ce que je devienne moi. Il n'y a pas beaucoup de séries dont on peut dire ça. A quelques jours d'un premier anniversaire qui me blesse comme jamais encore, suivre les dernières années de la vie de Jessie est d'un réconfort inouï. Il n'y a pas beaucoup de séries qui s'engouffrent dans notre coeur à ce point qu'on ne puisse que s'ouvrir personnellement en les évoquant.

Parfois, on a besoin de se réconcilier avec la mort, avec la vie, avec la famille, avec l'amour, avec plein de choses. On devrait tous avoir le final de Corky sous la main pour ça.

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture (ne vous représentez pas devant moi avant que cette lacune ne soit comblée) : la fiche Corky de SeriesLive.

J'ajoute que celui qui parviendra à me procurer le générique en bonne qualité au format numérique sera mon héros.

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