Canalblog Tous les blogs Top blogs Films, TV & Vidéos Tous les blogs Films, TV & Vidéos
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

ladytelephagy

Publicité
24 juin 2012

Not even trying

Ce sont les derniers jours pour que les membres de l'Academy of Television Arts & Sciences votent, afin de pouvoir déterminer les nominations aux Emmy Awards de cette année.
J'ai lu plusieurs articles, certains plus ouvertement narquois que d'autres (mon préféré reste celui sur Rob Lowe), sur le processus qui préside à ces votes : en gros, n'importe qui ou presque peut présenter sa candidature, pourvu de s'acquitter d'une somme ridicule permettant d'entrer dans la compétition (200 dollars plus les frais, pourrait-on dire).

C'est comme ça que les membres de l'Academy se retrouvent à voter parmi un petit millier de candidatures (qu'ils n'ont certainement pas vues dans leur immense majorité, évidemment) pour les acteurs, disons ; on parlait ce soir de la candidature d'Anjelica Huston pour son rôle dans Smash, par exemple, et la liste des prétendants à l'Emmy est vertigineuse.
A partir de là on peut discuter, se moquer et/ou hausser les épaules en décrétant que ce seront toujours les mêmes qui seront nommés, au choix.

Mais par curiosité, j'ai aussi glissé un oeil à une catégorie moins mise en avant, celle des génériques.

Et parmi les productions qui ont soumis leur candidature dans cette catégorie, il y a un nombre ahurissant de séries qui n'ont même pas de générique !

Je peux comprendre qu'on ne soit pas tout-à-fait objectif sur une performance d'acteur : l'acteur lui-même, ou son entourage, ou la production d'une série, tentent le coup même si l'acteur n'a rien fait d'incroyable, parce que ça coûte pas grand'chose et que, bon, on sait pas, sur un malentendu ou une petite gâterie, ça peut marcher.

Mais comment une série comme GCB ose-t-elle présenter ce "truc" qui dure CINQ SECONDES ?

GCB-generique

Tous les génériques soumis au vote n'ont pas forcément du génie, bien-sûr. On pense ce qu'on veut du générique d'Alphas, mettons : il n'est pas mauvais, il n'est juste pas inoubliable. Je comprends honnêtement que la production d'Alphas se soit dit "eh, on n'a pas un générique si mal que ça, tentons !", parce qu'ils ont vraiment essayé de produire un générique avec de la substance, ils ont cherché un thème musical, trouvé un moyen de mettre en scène leur sujet et leur cast... pourquoi pas ? Ils ont bossé sur leur générique, après tout.
Même chose pour New Girl, qui vraisemblablement a essayé de faire quelque chose qui introduise bien son univers et ses personnages, tout en tirant partie de sa star. Le générique de New Girl brûle peut-être la rétine, mais il a le mérite d'avoir une existence tangible.
Pareil, Suits, bon, clairement c'est pas le même genre de générique que Homeland, mais ça se tient, quand même, de candidater quand on a trouvé le moyen de faire un générique qui a de la gueule, et qui a un petit quelque chose d'emblématique et de difficile à oublier. Sans être du grand art comme le générique de Game of Thrones l'an passé, qui forcément place la barre assez haut (comme beaucoup de gagnants précédents dans cette catégorie, d'ailleurs), Suits n'a pas à rougir de son générique.

Mais GCB ? Je sais que la rubrique s'appelle "main title" et qu'il suffit théoriquement que le nom de la série apparaisse, mais quand on n'a même pas eu le courage d'insérer le nom du créateur, sans même parler du cast, dans ce "générique", on est quand même un peu mal placé pour espérer un Emmy, non ?
Ou The Secret Circle ? Ou Smash ? Ou Once Upon a Time, tiens ?
C'est un peu comme si dans les catégories des performances d'acteurs, les gens étaient juste apparus en photo lors d'un épisode au lieu de, vous savez, fournir une performance ! Bon alors je sais, Ellen Burstyn a failli réussir à obtenir un Emmy pour un rôle de 14 secondes ; pour la soumettre au vote, il fallait déjà faire preuve d'un certain culot. Mais c'est quand même 9 secondes de plus que le générique de GCB...
Je sais pas mais, tant qu'à vouloir être nommé dans une catégorie, encore faut-il avoir quelque chose à y présenter ! Même Lab Rats a plus de raisons de postuler que ces séries !

Dans ce genre de situations, j'ai envie de dire aux responsables de GCB : un peu d'humilité ! Des séries avec des génériques décents n'ont pas postulé (il était bien celui de Death Valley, en comparaison !) ; des séries qui partent avec un avantage critique et un meilleur buzz n'ont pas postulé (sinon moi je vote pour le générique de The Good Wife, tant qu'on y est !). Suburgatory avait un générique de 10 secondes, il est potable mais la production n'a pas osé le soumettre, c'est plutôt classe position comme comportement.

Evidemment, à côté de Homeland, Luck, American Horror Story, Boss ou Magic City, il va falloir se lever tôt pour que GCB soit nommée dans cette catégorie le mois prochain. On est relativement tranquilles, de la même façon que Rob Lowe ne devrait pas non plus être nommé non plus pour son incroyable performance dans un téléfilm de Lifetime...
Mais quand même, vous êtes d'accord avec moi, c'est honteux non ?

Publicité
23 juin 2012

Vous avez un ancien message

La semaine dernière, je suis tombée sur un article de Cracked intitulé Why Every '80s Sitcom Decided to Kill Off the Mom sur lequel j'ai d'ailleurs tweeté ; c'est lui qui m'avait donné envie de me replonger dans Punky Brewster, d'ailleurs.

Outre l'analyse de l'article en elle-même, plutôt intéressante, cet article sur les sitcoms des années 80 et leur portée sociale m'a laissé songeuse. L'auteur prend évidemment toutes les précautions, et nous explique qu'il ne s'agit pas de prétendre que TOUTES les séries de cette époque employaient cet outil de la maman absente pour raconter leurs histoires. Mais une quantité non-négligeable d'entre elles avait de toute évidence un point commun révélateur.
Alors, que dira-t-on des séries que nous regardons actuellement ? Que disent-elles sur notre société actuelle ?

Evidemment, avec le temps et les mutations de l'industrie télévisuelle, les choses sont un peu différentes. On n'est plus dans les années 80, voyez-vous.
Il y a chaque année plus de chaînes, et il y a chaque année plus de chaînes qui se lancent dans les fictions originales ; cette semaine, c'était encore le cas de Bounce TV, par exemple. Avec l'intensification des productions du câble, le panorama s'est diversifié. Il est déjà devenu compliqué de faire des généralisations par chaîne (ou alors à la louche : genre généraliser les séries de Showtime quand on peut y trouver aussi bien The Borgias que The Big C), alors comment faire des généralisations sur le message de ce que plusieurs dizaines de chaînes nous racontent sur notre époque ?

Evidemment, on peut quand même regrouper certaines séries dans des groupes.

On pourrait par exemple discuter de ce que toutes les séries policières cérébrales de la décennie des années 2000 disent sur notre besoin d'omniprésence policière, de rationalisme, et de besoin de mettre les méchants en prison grâce à des preuves irréfutables. Avec l'annulation d'une première série de la franchise des Experts, on peut d'ailleurs imaginer que ding dong, la sorcière est morte, et que cette page est en train de commencer à se tourner.

A part ce cas particulier qui concerne un genre à part entière, un "message" donné peut concerner quatre, cinq, parfois une demi-douzaine de séries, mais rarement plus. Par exemple je me souviens avoir trouvé lamentable qu'en période de crise, des séries comme Breaking Bad, Weeds et Lights Out s'évertuent à nous expliquer que "la fin justifie les moyens", en particulier lorsqu'un peu d'humilité pourrait parfois tout aussi bien arranger le problème financier des personnages (si ce n'est qu'on n'aurait pas de matériel pour une série ; bon, certes). Ces séries s'obstinaient à nous dire que le confort matériel primait sur tout, y compris le confort tout court. Qu'importe que vous soyez misérable, du moment que l'argent est là !
Mais, même en ajoutant Necessary Roughness et Hung à ce petit cercle, difficile de dire qu'il s'agit là d'un véritable ras-de-marée, aux proportions réellement emblématiques.

J'en étais à ce stade-là de ma réflexion quand je me suis souvenue de mon ressenti il y a quelques mois.
Plus précisément, quand Last Man Standing, Work It, How to be a Gentleman et Man Up! se sont succédées pendant cette saison. Toutes, loin de là, n'ont pas trouvé de succès immodéré. Mais leur message était clair : l'homme doit reconquérir son statut viril et dominant, sous peine de devenir une proie pour les méchantes femmes indépendantes. Sérieusement, la plupart de ces séries l'ont dit de façon encore plus explicite que ça dans leur pilote, je ne fais que paraphraser.
Contrairement au groupe précédent, qui concerne à grand'peine une demi-douzaine de séries dont la création est répartie sur plusieurs saisons, ces séries de machos (mais machos contrariés, érigés en victimes) ont vu le jour pendant la même saison. C'est pour cette raison que le message me semble assez significatif.

Du coup, peut-être qu'on regardera les séries comme Last Man Standing, dans quelques décennies, comme des signes d'un retour en arrière conservateur sur le rôle de l'homme et de la femme dans la société. Peut-être qu'un mec qui écrira dans trente ans sur un truc qui sera l'équivalent de Cracked aujourd'hui, nous expliquera que c'était lié à la situation financière de nos pays, et que d'ailleurs la plupart du temps, une crise économique s'accompagne d'un retour des vues conservatrices, et que ça n'a rien d'étonnant. Peut-être qu'il fera le lien avec les Personhood Laws et leur importance en pleine campagne présidentielle américaine.

Ou peut-être pas, d'ailleurs.
Je veux dire : peut-être qu'il y a toujours eu une demi-douzaine de séries machos par an, et je ne m'en aperçois que maitenant ? Peut-être que c'est moi qui deviens une chienne de garde qui prend la mouche facilement. Ca me fait peur autant qu'à vous, je vous rassure. Après tout, Ma Famille d'abord ne date certainement pas de cette saison.

Et puis, évidemment, qui peut prétendre avoir, aujourd'hui, le même recul sur les séries que nous avons actuellement sur nos écrans, que l'auteur de Cracked sur ces sitcoms des années 80 ?

BabyDaddy

Et pourtant, alors que je regardais le pilote de Baby Daddy, jeudi matin, je me disais que certaines choses étaient quand même bien intégrées. Dans ce (mauvais) pilote de (mauvais) sitcom, une fois de plus, on est supposés être hilares parce que trois mecs se retrouvent dans la terrifiante position de devoir s'occuper d'un enfant. Alors que quand même, quoi, soyons sérieux : ce sont des mecs !

Certes, le gag n'est pas jeune : il est directement inspiré de Trois hommes et un coufin, après tout. Et le jeune adulte irresponsable qui découvre son reflet dans le regard pétillant d'un bébé était déjà au coeur de Raising Hope.
Sauf que la famille Chance est dysfonctionnelle dans son ensemble ; sa dynamique ne repose sur aucune forme de sexisme. Tandis que les scénaristes de Baby Daddy ne se donnent la peine à aucun moment de faire semblant de partir du principe que l'équation hommes + enfant est incongrue. A un tel point d'ailleurs que leur amie Riley, lorsqu'elle entre en scène, prend immédiatement les choses en main afin d'éviter la catastrophe : c'est normal, c'est une gonzesse. Même si elle a le même âge qu'eux, il est logique qu'elle sache s'occuper d'un enfant.

Baby Daddy est, répétons-le encore une fois pour ceux qui auraient besoin de l'avertissement, un mauvais sitcom.
Mais, vous voyez, un mauvais sitcom non-sexiste se contenterait de glisser une phrase du genre "je me suis occupée de mes 712 frères et soeurs, je sais comment faire" vite fait bien fait. Ce ne serait pas drôle, mais ça aurait un sens.
Un mauvais sitcom sexiste laisse la chose inexpliquée, parce que l'explication, c'est qu'une femme sait s'occuper d'un bébé (elle sait même faire apparaitre un biberon comme par magie alors que deux des garçons sont partis en course pour en chercher). C'est intégré, comme je le disais, que la femme de l'équipe sache prendre les choses en main. Voyez, ce n'est pas drôle.. et ça a aussi un sens.

Alors, peut-être que je suis peut-être devenue une chienne de garde, ça se trouve. Ou alors de plus en plus de séries puent vraiment le sexisme à plein nez.
Remarquez que l'un n'exclut pas totalement l'autre, d'ailleurs...

22 juin 2012

[DL] Coarcherna

Sur le fil du rasoir, vous avez trouver le 10e et dernier générique de notre jeu en moins de 24h, et à ce titre, je vous félicite. Mais évidemment, plus que vous féliciter, il s'agit ici de vous proposer le fameux générique bonus, le mystérieux 11e générique.

Pour changer un peu des destinations du reste du jeu, j'ai choisi cette fois de vous emmener en Scandinavie, plus précisément en Suède avec la dramédie Coacherna. Clairement inspirée du format de dramédies américaines, genre Showtime, Coacherna avait été diffusée par SVT dans une case jusque là plutôt habituée aux fictions d'une heure, un choix qui lui a permis de se retrouver pendant quelques semaines accolée à The Bic C à laquelle elle a temporairement servi de lead-in.
La série faisait également partie des nombreuses séries sélectionnées pour le festival de Monte-Carlo, mais elle en est repartie bredouille (je sais, je sais, mon dernier world tour commence à dater).

Coacherna
Note : lien valable 30 jours minimum. Je reuploaderai si le lien est mort, mais seulement si vous postez un commentaire pour me prévenir !

J'aime énormément le côté ésotérique du générique de Coacherna ; cartes, astres, et une mystérieuse clé (dont on se doute qu'elle serait plutôt la clé de notre subconscient) le disputent à de toutes aussi métaphoriques pièces de puzzle.
Mais, et vous me direz si vous partagez cette impression, bien plus que des coachs, ses héroïnes finissent par avoir un peu l'air d'être des voyantes ; cela colle probablement à Zelda (la seconde à apparaitre au générique), adepte de méthodes "alternatives", mais pas vraiment à Carolina et Nathalie. Ce n'est pas forcément un mal mais cela donne probablement une vision un peu déformée de la série.

Encore une fois, et il faut admettre que c'est le point fort de nombreuses séries scandinaves, le plus marquant dans le générique de Coacherna, c'est le thème musical. Si vous vous souvenez, les mêmes recettes avaient diablement fonctionné pour Rita et Lykke, par exemple, pour lesquelles les tags devraient vous permettre de vous rafraîchir la mémoire au besoin. Après écoute, cela devient très vite difficile de ne pas repenser à la chanson, à la fois légère et extrêmement prenante.

Félicitations pour avoir remporté ce générique à la dernière minute ou presque, et merci encore à tous d'avoir participé !

22 juin 2012

[DL] Muhtesem Yüzyil

Quand on pense "série turque", on devrait toujours penser Muhtesem Yüzyil, LA série qui fait un carton dans 712 pays du monde quand elle est en petite forme.

En tous cas, la crise du générique rend peut-être les productions américaines décevantes depuis quelques années, mais ce jeu des génériques nous aura rappelé combien d'autres pays savent encore faire du bon boulot dans ce domaine : on est loin du générique balancé avec la va-vite, ici, puisque celui de Muhtesem Yüzyil dure quasiment 2 minutes complètes !

MuhtesemYuzyil


Note : lien valable 30 jours minimum. Je reuploaderai si le lien est mort, mais seulement si vous postez un commentaire pour me prévenir !

Le point fort du générique de cette saga historique, c'est clairement son thème, épique à souhait. Evidemment, ce n'est pas le genre de musique, entre autres de par sa longueur, qui va forcément vous marquer durablement et que vous allez vous mettre à siffloter sous la douche, mais sur le moment elle fonctionne parce qu'elle souligne parfaitement l'ambiance de la série, et vous donne envie de plonger dans son univers.

Là où le générique de Muhtesem Yüzyil fournit assez peu d'efforts en contrepartie, c'est en termes d'images, qui sont soit des photos promotionnelles des personnages (pendant la première demi-minute uniquement) soit des extraits tous bêtes de la série.
J'ai toujours un problème avec les séries qui font ça, mais là où Muhtesem Yüzyil joue bien son coup, c'est en utilisant un petit effet pour ne pas juste plaquer ces images telles quelles, mais leur donner un petit filtre, auquel s'ajoute l'effet "triptique" qui finalement anoblit un peu le procédé, et la thématique des flammes qui sert de transition entre certains passages.

Clairement, le générique ici présent gagne des points pour l'effort, même si conceptuellement ce n'est pas une révolution. Preuve qu'on peut faire du bon boulot sans pour autant se casser la tête, et même dans des conditions assez simples, fournir un résultat qui permette l'immersion.

21 juin 2012

[DL] Het Huis Anubis

Le potentiel téléphagique des internats semble infini ; outre les comédies romantiques adolescentes qu'on peut y trouver en Asie, les séries fantastiques y voient visiblement des trésors d'opportunités, notamment en Europe puisque, comme vos proposition au jeu des génériques l'ont prouvé, l'Espagne a El Internado et les Pays-Bas Het Huis Anubis. Les deux séries se sont d'ailleurs montrées facilement exportables et adaptables, un témoignage supplémentaire pour le sujet choisi.

HetHuisAnubis
Note : lien valable 30 jours minimum. Je reuploaderai si le lien est mort, mais seulement si vous postez un commentaire pour me prévenir !


Ce que j'aime le plus dans le générique de Het Huis Anubis, c'est probablement le thème musical. Il y a quelque chose dans la chanson qui me rappelle énormément les génériques des séries que je regardais moi-même il y a de nombreuses années, quand j'étais jeune, innocente, et probablement d'un âge plus proche du public-cible de celle-ci.

Etrangement, les images n'apportent que peu d'information sur la série, laissant les paroles de la chanson se taper tout le boulot ; ici, une généreuse moitié du générique est dédiée à présenter les jeunes personnages, mais ils ne sont même pas vraiment en situation au sens où bien malin celui qui peut conclure quoi que ce soit sur la personnalité de la plupart d'entre eux. Et du coup, avec un générique assez bavard, la série parvient à entretenir, sous un certain angle, une forme de mystère.
On regarde le générique, on sait de quoi parle la série, mais on ne connait pas la série ! C'est assez bien joué, quand même...

Publicité
21 juin 2012

[DL] Obroutchalnoie Kolcho

Parmi les choses qui vous captivent dans la vie, ou même en matière de téléphagie, les telenovelas russes sont probablement assez bas dans la liste. C'est peut-être la raison pour laquelle vous n'aviez pas forcément mémorisé le post dans lequel je vous parlais d'Obroutchalnoie Kolcho, une série d'une exceptionnelle longévité qui s'est achevée le mois dernier.

D'accord, Obroutchalnoie Kolcho n'est pas nécessairement la série que vous allez vous acharner à trouver sur internet (dommage, en streaming c'est relativement facile ; oh bon, d'accord, sans sous-titres, vous espériez que j'allais vous dire quoi ?!) mais je voulais attirer votre attention sur son générique, qui me semble bien fichu.
Laissez-moi reformuler : comparé aux quelques autres telenovelas de l'Est qu'on a pu évoquer dans ces colonnes, par exemple (pensez Majka, disons), le générique est plutôt réussi. Mon seul regret est de ne pas avoir trouvé une meilleure définition, mais bon. Hein.

ObroutchalnoieKolcho
Note : lien valable 30 jours minimum. Je reuploaderai si le lien est mort, mais seulement si vous postez un commentaire pour me prévenir !

Je vous accorde d'entrée de jeu que la musique n'a rien de transcendant, c'est un peu cliché, ça fait un peu pop au rabais des années 90, n'y revenons pas, la chanson n'est pas l'objet de mon attention.
Mais j'avoue, pour le reste, aimer le concept, alors que l'héroïne Anastacia, dite Nastia, traverse la ville à la recherche de cette fameuse alliance qui semble sur le point de lui échapper dans la foule. La métaphore n'est pas nécessairement fine, mais on n'attend pas forcément d'un générique qu'il soit trop allusif, et en l'espèce ça fonctionne bien. Qui plus est, au cours de ce périple, Nastia va évidemment croiser plein de personnages de la série, auquel elle ne prête pas la moindre attention (osons le dire, elle est même prête à leur décalquer l'épaule sur le mobilier urbain) mais qui ont l'élégance de tous apparaitre en couleur, dans un monde triste, pluvieux, en noir et blanc. Admettez-le, l'idée est bien troussée.

En outre, ce qui joue pour le charme du générique d'Obroutchalnoie Kolcho, c'est sa longueur. Cela évite d'assister à un défilé brutal de 712 personnages en 15 secondes, comme pas mal de soaps américains font, et qui renvoie plutôt l'impression que les personnages sont interchangeables. Ici chacun est mis en situation, et je trouve que ça fonctionne d'autant mieux qu'on a le temps de lire leurs réactions.

Parce qu'une chose assez incroyable qu'accomplit ce générique, l'air de rien, c'est de ne chercher à aucun moment à mettre son héroïne en position de supériorité, et donc à ne pas nous pousser à l'adorer. Bien loin de la jolie princesse précieuse, Nastia est une bitchasse sans considération pour les autres, qui, lancée dans la poursuite de son maudit anneau, ne cherche même pas à avoir l'air désolée de bousculer tout le monde, même les vieilles dames. MEME LES VIEILLES DAMES ! Quelle pétasse. Et du coup la conclusion de ce générique est ouverte aux interprétations : Nastia finira-t-elle seule parce qu'elle ne se souciait que de cette bague au détriment du reste du monde ? La question se pose, et c'est intéressant que dans une telenovela supposée nous intéresser à son sort, on n'essaye pas, dans ce générique, de la rendre sympathique outre mesure. Evidemment ça ne remplace pas le portrait qui en est fait dans les épisodes, mais clairement, le point de vue du générique d'Obroutchalnoie Kolcho, dont la mission est quand même de nous mettre en situation au cas où on aurait roupillé pendant le dernier épisode, est ambigu. Ca valait bien de vous le faire découvrir !

21 juin 2012

[DL] Kaboul Kitchen

Il y a assez peu de génériques français dans ma collection, et moins encore sur ce blog ; on peut donc voir un symbole à l'apparition de celui-ci dans ces colonnes. Ce n'est pas tant, j'imagine, que les bons génériques français manquent, mais surtout que je n'en ai pas souvent vus ces dernières années ! Mes repères en la matière datent probablement des vendredis policiers de France 2... et encore.
Bon, il y a aussi le fait que les séries françaises, je les cagoule rarement, étant donné que elles-passent-à-la-télévision-et-non-mais-ça-va-bien-je-vais-pas-me-faire-chier-à-télécharger-des-merdes-françaises. Ah, je vous ai jamais cachés être une grosse raciste en puissance, hein. Du coup, j'ai bien le générique de Hénaut Président quelque part, il est sympa mais faut ripper le DVD ; tout ça, ça fait beaucoup de manoeuvres (et d'espace à libérer sur mon disque dur) pour pas grand'chose.
Alors du coup, voilà comme je me retrouve avec ce générique sous la mimine, rapport au fait que je fais des efforts moi Môssieu et que je tente de m'ouvrir à des séries françaises. Et donc : Kaboul Kitchen.

Il me faut maintenant vous dévoiler une nouvelle facette sombre de ma personnalité : j'ai tendance à penser que les génériques français sont au moins aussi lamentables que les séries elles-mêmes. De mémoire, le seul qui trouve grâce à mes yeux est celui de Maison Close, qui tourne parfois dans ma playlist de génériques. Les autres, je les occulte avec la plus grande joie.
Oui, je dis souvent que la fiction française sera ma prochaine aventure téléphagique, mais je commence vraiment de loin, comme vous le voyez.

KaboulKitchen
Note : lien valable 30 jours minimum. Je reuploaderai si le lien est mort, mais seulement si vous postez un commentaire pour me prévenir !

En l'occurrence, je suis bien obligée de reconnaître que je trouve le générique de Kaboul Kitchen un peu miteux sur les bords, et ne va pas spécialement tourner en boucle chez moi. Déjà parce que la chanson m'insupporte : elle est "antipathique", pour autant que ce soit possible pour une chanson. Ca vient de la diction du chanteur, probablement.
Mais le pire est probablement le peu d'efforts que fait ce thème musical pour s'accorder avec les images, ou le thème de la série, ou quoi que ce soit. On a l'impression que la musique n'a été choisie que pour ses deux derniers mots, et c'est d'autant plus navrant que Kaboul Kitchen parle quand même, en définitive, assez peu de cuisine française. Ca fait un peu : "oh, hey, les mecs, ça se passe dans un resto français, faut trop qu'on mette cette chanson ! C'est super ironique !". OK d'accord, je suis peut-être de mauvais poil, et mon avis est peut-être biaisé, mais mon Dieu, quelle chanson atroce.

Là où par contre ça va à peu près, c'est au niveau des images, mais leur traitement fait un peu trop "tourné à la va-vite" pour être réellement bon. Si cela fait partie du stock d'images tournés à Kaboul-même par la production (j'ai lu quelque part que ces images avaient été tournées vite fait et sans autorisation), passe encore, mais je vois pas ce qui empêchait de faire un produit fini un peu propre, avec des filtres ou bien une façon originale de les mettre en scène, de façon à éviter l'aspect documentaire qui ne fait pas honneur à la série, ni ne rend justice à son ton.

En gros, Kaboul Kitchen me rappelle exactement pourquoi je n'ai aucune foi dans les génériques français. Je sais, je sais, il n'a pas fallu grand'chose pour m'en convaincre. Mais admettez : il est pas génial, ce générique, quand même !

21 juin 2012

[DL] Réttur

Pour ceux qui n'avaient pas réussi, à l'issue de notre partie de chasse islandaise, à mettre la main sur le pilote de Réttur (mais il est encore temps !), voilà qu'un nouveau jeu vous offrait une seconde chance.

Le générique de Réttur peut sembler assez simple sur le papier, limite simpliste : quelques images de la série (les protagonistes, quelques symboles de la loi...) défilent pendant 43 secondes. Un effet intéressant a été ajouté : ces images sont en fait composées de mots, qu'on imagine être des textes issus de Codes divers ou éventuellement de procès verbaux ; le fait que ces lettres s'écrivent ou s'effacent permet de passer d'une image à l'autre avec beaucoup de fluidité, imprimant en plus un mouvement qui crée une sorte de panorama de l'univers de la série. Bon. Fort bien.
 
Et pourtant, bien plus qu'une parenthèse un peu esthétique, le générique de Réttur parvient à faire bien plus que ça lorsqu'on se retrouve devant lui.

Réttur
Note : lien valable 30 jours minimum. Je reuploaderai si le lien est mort, mais seulement si vous postez un commentaire pour me prévenir !

Pourtant, Réttur tient avec ce générique une excellente pièce de sa narration. Ce thème légèrement répétitif, instauré avec énormément d'efficacité, c'est en effet la clé de son ambiance pendant les épisodes. En créant cette parenthèse pendant laquelle le thème tourne à l'écran, surtout accompagné des transitions si fluides qui le composent, la série impose ces quelques notes, les martèle et les rend incontournables. Ici, pas besoin de grande instrumentation complexe, l'air se retient, et se retient d'autant mieux qu'il sera utilisé sous forme d'insert pendant les épisodes, soulignant certains passages-clé.
Ce que Réttur accomplit avec ce thème musical est absolument saisissant, et pourtant si simple...

J'ai l'intention de regarder la saison 2 avant la fin du mois, on verra bien si des modifications sont apportées à ce petit bijou entêtant. Qu'est-ce qu'on fait, je vous tiens au courant ?

21 juin 2012

[DL] The Clinic

Chose promise, chose due : vous vouliez découvrir le générique de la série irlandaise The Clinic, eh bien c'est fait ! Bon, il a fallu le mériter, mais on n'a rien sans rien en ce bas monde...

Voici donc le générique tel que présent dans le pilote de la série, mais comme le cast change pas mal au cours des 7 saisons, je pense qu'il doit exister plusieurs versions. Je vous dirai ça quand j'aurai fini la saison 1.

L'une des plus grosses surprises pour moi a été de constater que le générique de The Clinic mettait en avant autant les noms des acteurs que ceux des personnages. C'est d'autant plus important que le cast, j'ai eu l'occasion de vous le dire en parlant du pilote, est pléthorique, que le personnel de la clinique court sans cesse dans tous les sens, se présente de façons très variées, et du coup, le générique s'avère très vite être un outil fantastique lorsqu'il s'agit d'aborder la série.

TheClinic
Note : lien valable 30 jours minimum. Je reuploaderai si le lien est mort, mais seulement si vous postez un commentaire pour me prévenir !

Vous pouvez le voir, ce générique est très différent de celui de la plupart des séries médicales, déjà parce qu'il n'est pas bleu. L'air de rien, c'est une nuance qui est importante, au propre comme au figuré.

La principale raison de sa différence est probablement son orientation plus dramatique, puisqu'ici, les personnages ont la priorité sur le contexte médical. Les portraits se succèdent, généralement pris dans le feu de l'action mais en même temps, comme ce sont des photos, ils n'ont pas l'effet que peut avoir, par exemple, celui d'Urgences. Mais de toute façon, comme ici il s'agit d'une clinique et non d'un service médical où l'on traite en majorité des cas critiques, on n'a pas besoin de retranscrire une ambiance de précipitation.
On peut également considérer que le choix de montrer l'aspect médical presque uniquement à travers des radios est également là pour souligner le côté dramatique, le fait qu'on entre dans l'intimité de ces gens pour voir ce qui se passe en eux, et pas pour saluer leurs prouesses médicales

Il en ressort une impression douce-amère, mettant en avant des personnes avant d'être des soignants, et un côté assez nostalgique qui provient probablement du thème musical.

Sachez pour ceux qui sont intéressés que si ce post obtient plus de 10 commentaires, je ferai un post La preuve par trois pour le pilote de la série. A vos claviers !

21 juin 2012

[DL] Preamar

Si vous en aviez marre des génériques courts où chaque seconde compte, à l'instar de celui dont on vient juste de parler... alors détendez-vous et appréciez Preamar, c'est l'un des rares représentants de son espèce.

Tenez-vous bien, le générique de cette série brésilienne, diffusée sur HBO en Amérique du Sud, dure pas moins de 1mn 27 ! C'est un véritable film promotionnel, n'ayont pas peur des mots ! Le titre de la série va ainsi défiler plusieurs fois à l'écran, histoire de bien faire passer le message. D'autres mots vont d'ailleurs apparaitre pendant ce générique paradoxalement très bavard, notamment les mots "Rio" et "Maré", histoire de bien nous expliquer ce qu'on fait là.

Preamar
Note : lien valable 30 jours minimum. Je reuploaderai si le lien est mort, mais seulement si vous postez un commentaire pour me prévenir !

Paradoxalement, en dépit de sa longueur, Preamar ne met presque pas ses protagonistes en avant, et nous invite plutôt à nous immerger, bien souvent au sens propre, dans l'esprit de la plage : sable, vagues, personnes souriantes profitant du beau temps ou simplement de la présence des autres personnes souriantes... le générique de Preamar est un hymne à la plage, tout ça sur fond de musique paradisiaque invitant au farniente.
C'est tout ce que l'office du tourisme de Rio a toujours rêvé de vous faire voir, mais avec les sous de HBO !

Personnellement, je suis capable d'écouter ce générique en boucle et de m'imaginer à me dorer la pillule sur la plage d'Ipanema. L'inconvénient des coups de soleil en moins. Ah, le générique de Preamar, quel bonheur !!!

Publicité
ladytelephagy
Publicité
Archives
Publicité