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ladytelephagy
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18 novembre 2008

Réapprendre à finir

Vous le savez, je ne suis pas très "cinéma". J'ai un mal fou à tenir devant une même histoire pendant une heure trente (ou pire, pendant deux ou trois heures). J'ai besoin de changement, de diversité, de versatilité même.
On arguera que je peux faire des orgies avec une seule série et m'envoyer plus de deux saisons de Brothers & Sisters en moins d'un mois, et c'est vrai ; mais c'est pas pareil. La structure d'une série fait qu'on a une impression de rupture entre deux épisodes, qu'on peut souffler, et ça, ça n'existe pas dans un film. J'ai même souvent l'impression qu'on essaye de nous emprisonner dans l'histoire pour être bien certains qu'on ne va pas penser à autre chose pendant le temps que dure le film.
Or c'est précisément la raison pour laquelle 45mn, c'est bien, et 45mn avec une pause pub ou deux, c'est encore mieux.

Du coup, je regarde en moyenne deux à trois films par an (parfois quatre, si on compte les téléfilms !). Je le confesse sans grande honte, il y a beaucoup de films que je n'ai pas vus, et que beaucoup considèrent comme des classiques. Je connais les pitches de la plupart des films dont on me parle, et souvent le casting, aussi. Je peux tenir une conversation sur le cinéma et faire illusion... mais j'en ai vu très peu, au final. De temps à autres j'en vois un dont tout le monde m'a parlé pendant des mois voire des années, et je me dis "tiens bon, ma grande, ce sont deux heures un peu usantes à passer, en échange de quoi tu mourras moins bête". Exemple : l'hiver dernier, j'ai découvert The Eternal Sunshine of the Spotless Mind. Jusqu'à ce que je m'endorme, disons.

Il y a aussi quelques films que j'aime bien, je ne dis pas que ce sont les meilleurs au monde, je ne me permettrais pas, mais en tous cas je les regarde (et parfois les re-regarde) avec plaisir. Je n'ose même pas vous dire les titres, tellement la plupart des cinéphiles se moqueraient de moi... En général, les films que j'apprécie n'ont d'ailleurs rien, mais alors rien à voir avec les séries que j'aime. Comme quoi ce sont vraiment deux mondes à part...
Bon, ce n'est pas de mon adoration pour Sh... euh, les films de merde, dont je voulais parler aujourd'hui.

Il y a quelques temps, je vous faisais un post sur la personne de Lee Pace, parce que, chose miraculeuse, j'avais regardé plusieurs films/téléfilms avec lui, et j'étais encore en vie cérébralement pour en parler. L'occasion était trop belle et comme en plus l'acteur avait su m'impressionner...
C'est en voulant préparer un nouvel article de cette même rubrique que je me suis retrouvée à regarder d'autres films. Je ne sais pas si vous vous rendez compte, quand même... trois nouveaux films ! Vous saurez autour de qui ça tournait en temps utile, ne vous inquiétez pas.

Et je crois qu'en tant que téléphage, regarder des films me sert, en quelque sorte, de rééducation.
Parce qu'à force de regarder des séries, on perd de vue quelque chose... LA FIN. Toutes les bonnes choses ont une fin et, quand on suit des séries sur plusieurs années, on en vient à l'oublier, on a l'impression que les choses seront, en quelque sorte, éternelles. Ou alors, quand une série se termine, c'est souvent dans des conditions tragiques qui font qu'il n'y a pas vraiment de fin, juste une interruption définitive de programme.
Mais un film est construit pour avoir un début et une fin (duh ?!), dés le début, et ça a quelque chose de fascinant, quelque part, de savoir que le scénario sait vraiment où il va ; du moins faut-il le souhaiter parce que là, on travaille sans filet, on ne peut pas se rattraper à l'épisode suivant...
Enfin, sauf s'il y a une suite, comme c'est la mode depuis quelques temps.

D'ailleurs c'est tellement plus facile pour moi de suivre un film avec une suite ! J'aime retrouver les personnages un peu plus tard, voir comment les acteurs ont su se glisser à nouveau dans le rôle, comment la continuité a été gérée par le scénario. Je crois aussi, tout simplement, que j'ai du mal à laisser partir les personnages.
Quand on est téléphage, on ne sait pas forcément comment dire "adieu".

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10 novembre 2008

Yatt... uh ?

Pourquoi, mais pourquoi j'ai acheté la 1e saison de Heroes, alors que j'ai interrompu mon visionnage au cours de la 1e saison, et que je ne l'ai jamais repris depuis ? Et qu'en plus c'est pas vraiment la série du siècle. Et qu'en plus, de notoriété publique, la saison 2 est lamentable. Et la 3e pas vraiment mieux. Et que Kring n'en finit plus de s'excuser.
Bon alors, pourquoi ?

Eh bien exactement pour toutes ces raisons, en fait.

- Heroes était très marrant au début. Cette série est super bien gaulée, c'est du popcorn pur beurre ! C'était une série parfaite pour suivre avec mon homme de l'époque mais justement, quand l'homme est sorti de ma vie, Heroes aussi.
- Heroes est une série popcorn, je l'ai dit. Et je n'ai qu'une affection modérée pour le popcorn. Alors très vite, j'ai trouvé des choses bien plus passionnantes à cagouler, du moins quand j'avais la place technique de le faire. Et puis les diffusions à la télé ne tombaient jamais au bon moment. Et puis je suis amoureuse de la voix de Pasdar. Tout ça tout ça. Nan, le DVD, c'était la seule solution.
- Heroes s'est embourbé jusqu'au cou avec sa saison 2, il parait. Bah je veux vérifier par moi-même. Mais pour ça j'ai besoin, déjà, de me rappeler à quoi ressemblait la première saison, et puis quand même d'avoir des réméniscences à peu près claires de l'histoire. Donc bon, la saison 1, c'est déjà un début.
- Heroes a été très pénible pendant la saison 2, qu'il se dit. Sauf que je lis des magazines, moi (oui j'ai du fric à claquer, je vous l'avais déjà dit peut-être ?). Et que dans Générique(s), eh bien le propos était plus nuancé. Apparemment, le rythme se ralentit mais peut-être finalement à bon escient, gagnant un peu de substance. Bon bah moi, je veux voir un Heroes qui gagnerait en profondeur. Ca doit faire bizarre.
- Heroes pédale dans la semoule avec sa 3e saison, à ce qu'on dit. Bah oui mais ça aussi je veux le voir de mes propres yeux. Quand on part d'une première saison d'une efficacité désarmante, un pur produit tiré au cordeau et tout, je me demande comment on peut se planter autant ensuite. A des fins documentaires, à des fins pédagogiques, même, il faut vraiment que je voie ça.
- Heroes est un produit devenu tellement honteux que son créateur Tim Kring s'est excusé plusieurs fois à son sujet. Outre le fait qu'il faudrait commencer par s'excuser pour Preuve à l'appui, et qu'après on pourrait éventuellement discuter, je trouve ça tellement fort de café que j'ai bien envie de charger la mule moi aussi, et pour ça il faut que je voie de quoi il s'agit. Surtout qu'on en parle dans le podcast de SeriesLive On Air demain, quand même... merde, c'est pas sérieux.

Voilà, maintenant vous savez pourquoi.
J'ai pas dit que c'étaient de bonnes raisons, juste que ce sont mes raisons...

20 octobre 2008

Push it

Pendant ces très longues heures de déconnexion avec le monde (des heures pendant lesquelles j'ai dû me rendre avec mes jambes jusqu'à la librairie, appeler des vrais gens et même, allumer une vraie télé... pour avoir ma dose d'informations ; c'était horrible, j'ai cru mourir !), j'ai réalisé un truc : ces histoires de monomaniaquerie, mais si, vous savez, quand je me goinfre de toute une saison en quelques jours, ça a plein de bons côtés que je pense déjà avoir exposés, mais ça a aussi un gros inconvénient : je perds totalement de vue... eh bien, le reste.
Non, pas manger, pas dormir ! Tout téléphage sensé sait que c'est complètement optionnel voire superflu. Non, le reste comme : les autres séries.

Je me suis aperçue que je n'avais encore regardé aucun épisode de la seconde saison de Pushing Daisies. Je n'ai aucune idée de la raison pour laquelle je n'y avais pas pensé, mais c'est probablement la faute de Brothers & Sisters (mais que met ABC dans ses séries ?!). Je dirais bien que c'était à cause de la grève mais ce serait un honteux mensonge puisque je me suis fait une rétrospective de la première saison cet été...
Ptet que la perspective de voir des abeilles dans le premier épisode de la saison m'avait freinée ? Ouais, possible. M'enfin, c'est Pushing Daisies ! L'une des séries les plus [insérez cent adjectifs flatteurs ici] de ces dernières années !

Mais bon, je suis contente des trois épisodes que j'ai regardés ce weekend, ils ont ranimé la magie et c'était finalement une bonne expérience que de sentir cet enthousiasme se regonfler, une sorte de bourrasque sentant la pâte à tarte, le miel et le tournesol, qui s'engouffrait dans mes poumons. Cette série est un enchantement à tous les niveaux : visuel (et je ne parle pas que de Lee Pace), sonore (chaque épisode a son propre univers), scénaristiques...
A vous, je peux bien le dire : j'ai passé mon temps à m'écrier à quel point c'était mignon, inventif et amusant, battant des mains, et remuant les jambes sous ma chaise alors que soudainement elles ne touchaient plus le sol.

Pushing Daisies vous fait vous sentir comme un enfant, comme si le monde dehors n'était fait que de merveilles légèrement perverses (relisez vos contes de fées, vous verrez que cette magie malsaine est déjà là), sans pour autant vous prendre pour le dernier des mioches de la voisine (parce qu'ils sont bêtes à manger du foin, les mioches de la voisine !), et sans brader pour autant ses histoires ni ses personnages.
Une féérie pour adultes qui veulent encore rêver le monde !

Et j'ai osé passer à côté de ça ? Mais comment ai-je pu ?! Le monde n'est-il donc pas assez sombre sans qu'en plus je m'inflige pareil traitement ?
Une fois qu'on y a goûté, peut-on de bonne foi faire exprès de se passer du petit haussement d'épaules de Ned, des battements de cil de Chuck, des grognements d'Emerson, du large sourire d'Olive et j'en passe ? De ce délice de couleurs, de musiques... et même de saveurs et d'odeurs qui tourbillonnent à chaque épisode ?
Voilà, c'est ça le vrai sadisme ! Savoir que Pushing Daisies existe, et s'en passer ! Pire : choisir de s'en passer !

Du coup, quand je lis sur SeriesLive qu'enfin la série débarque sur Canal +, je ne résiste pas à l'envie de braver les interdits et, en dépit de mes problèmes de connexion, venir depuis le boulot vous dire qu'il faut, oui il faut regarder Pushing Daisies. Sinon je ne veux plus de vous sur mon blog, vu ? Attendez, si vous n'êtes pas téléphage pour des séries comme celle-là, pour quoi pouvez-vous l'être, franchement ?
D'ailleurs dés que je retrouve ma connexion, on va en parler un peu plus...

Et dire qu'il y a des gens qui achètent à prix d'or des pilules du bonheur pour obtenir cet effet-là... tss tss tss !

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture (je vous préviens, je bannis votre IP) : la fiche Pushing Daisies de SeriesLive.

16 octobre 2008

Hiii !

Au beau milieu de la nuit, dans l'obscurité quasi-totale d'une grande ville, un cri retentit, court, aigu, mais presque hystérique. Nonchalant, un chat qui somnolait par là lève la tête, les yeux mi-clos par le sommeil, avant de reposer, d'un air blasé, sa tête sur le flanc de son voisin.

En s'approchant de l'origine du cri, on aborde un immeuble sis au pied d'une voie ferrée, carré et austère, sombre du peu de lumière qui ne filtre que par une fenêtre, située à un étage élevé. Il s'agit d'une lumière bleutée, éclairant une petite pièce qui sent bon le nem à la crevette et le lychee. Une jeune femme, dos à la porte, est assise devant un écran d'ordinateur, et fait fébrilement rouler la molette de sa souris. Sur l'écran défilent des images qui auraient certainement un sens si la video n'était pas en vitesse accélérée, tandis que le coeur de la jeune inconnue palpite. Son attention toute entière est focalisée sur les images, et son regard scrute l'écran avec avidité et curiosité, comme en quête d'un détail vital.

Ah, on dirait qu'un autre son va se produire, tendons l'oreille...

"Hiii ! Kevin Kilner est dans la première saison de Cashmere Mafia !!!"

Ah oui, c'est bien ce que je soupçonnais ; lady vient de plonger le nez dans ses archives. Et ça l'a rajeunie de 10 ans !

7 octobre 2008

Famille nombreuse, famille heureuse ?

Deux semaines. Deux saisons.
Et toujours pas de générique en vue.

Cette histoire de Brothers and Sisters commence vraiment à sentir mauvais. Maintenant que je suis revenue au rythme hebdomadaire qui est le lot commun de chacun, et que je dois attendre pour ma dose de Walker (pas Johnnie Walker, hein), il va bien falloir se rendre à l'évidence : j'ai besoin de toute urgence de reporter mon appétit sur une autre série. On verra bien sur qui ça tombe.

Petit bilan de cette seconde saison : l'un de vous m'avait mise en garde un peu plus tôt sur une éventuelle déception. C'est largement moins grave que je ne m'y attendais. D'une façon générale, de toutes façons, les secondes saisons sont toujours plus compliquées à aimer. Mais en tous cas le résultat reste très bon.
Mon reproche principal (outre le nombre d'épisodes mais on sait tous que 2007-2008 a été une saison troublée) s'adressera à la structure des différents arcs. Là où la première saison semblait développer très vite ses histoires, parfois même de façon un peu précipitée au risque de frôler la surenchère par moments, la saison deux s'autorise à faire avancer la plupart de ses axes de façon très irrégulière. Ainsi, des histoires qui couvaient depuis le tout début de la saison voire la fin de la précédente (comme l'homosexualité de l'oncle Saul) mettent un temps fou à atteindre leur but pourtant évident. Sur l'air de "un pas en avant, deux épisodes sans en parler". C'est assez frustrant car leur développement est pourtant assez évident (ô surprise, Saul finit par faire son coming out, c'était bien la peine de nous faire mariner comme ça). Mais le nombre d'axes différents a été plutôt mal géré cette fois-ci, et on retrouve ce phénomène pour plusieurs personnages, comme par exemple le couple Tommy/Julia, le divorce de Sarah, voire même les tribulations de Kitty et Robert, ce qui relève du comble. C'est le problème, j'imagine, quand un ensemble show s'ajoute des personnages (ce qui dans le contexte d'une famille, semble inexorable, encore faut-il savoir y faire face). C'est donc plutôt un problème de rythme qu'autre chose.

Pour le reste, stritement rien à redire, les Walkers sont égaux à eux-mêmes, tout en coucheries, en mensonges qu'on ne se cache jamais bien longtemps, et surtout, en dîners et en téléconférences. Comme toujours on se marre, on pleure, et la plupart du temps les deux en même temps, chaque personnage parvenant à être touchant (à l'exception peut-être de Tommy dont on ne comprend pas bien comment il peut coucher avec Lena alors qu'il a affronté il y a moins d'un an les trahisons posthumes de son père, et il n'a d'ailleurs pas fini de déguster).

Ce qui est formidable dans cette série, outre ce que j'ai déjà expliqué et qui m'est personnel, quelque part (à savoir la joie de voir une famille évoluer dans le cours du temps), c'est que même dans les retournements de situation les plus soapesques que la série s'autorise, cette dernière s'attache à toujours conserver un lien avec les épisodes passés. Ainsi, Brothers and Sisters s'autoréférence en permanence, de manière souvent très allusive ; les personnages ont une histoire ensemble, et ils ont, c'est encore plus important, une mémoire. Quand on voit qu'une photo qui a servi d'accessoire à la découverte de l'existence de Rebecca, loooooin là-bas en saison 1, permet de faire rebondir le final de la saison 2, on ne peut qu'être bluffé par la façon dont tout reste cohérent avec ce qui s'est déjà produit.
Les personnages restent toujours typiquement eux-mêmes, y compris lorsque leur vie avance ou change, à l'image de Kevin qui, tout en restant obstinément fidèle à son caractère psychorigide, prend sur lui pour progresser dans la vie, d'où cet adorable final avec Scotty.

On pourra, si on est de mauvaise foi ou tout simplement hermétique au concept, trouver des défauts à Brothers and Sisters, mais indubitablement, l'incohérence n'en fera pas partie.

L'autre grand avantage de la série, c'est de proposer, en définitive, des portraits d'américains très différents, aussi bien par leur âge que par leur mode de vie, leurs valeurs ou leurs convictions politiques, avec toute la variété possible dans le contexte de la série (on a même, via Scotty, Holly et Lena, un point de vue moins socialement avantagé que du côté des Walkers ; le cas Scotty donnant lieu à une courte mais cinglante fustigation du système américain d'assurance médicale), et permet à chacun de s'exprimer librement, de Kitty la très conservatrice (chaque épisode un peu plus) à Nora la grand'mère plus décontractée, et même si politiquement, on s'alpague moins qu'en première saison sur l'abstrait, les discussions sur les implications concrètes des points de vue des uns et des autres persistent et sont un véritable bonheur. Ni vraiment républicaine, ni vraiment démocrate, mais toujours puissamment engagée, Brothers and Sisters accomplit le tour de force de s'adresser à tout le monde, et ce faisant, de mélanger les regards, permettant plus de compréhension que jamais.
Parce que c'est ça, une famille : en dépit des irrémédiables différences, apprendre à composer avec le caractère de chacun pour progresser, ensemble et chacun de son côté.

Vous l'aurez compris, je me lance donc dans la troisième saison avec un plaisir intact... un seul regret, fini les épisodes par bouquet de trois en rentrant du boulot.

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture (dites, vous suivez ou bien ?) : la fiche Brothers and Sisters de SeriesLive.

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6 octobre 2008

Money changes everything

J'ai une drôle de relation avec Farscape ; c'est l'une de ces séries que j'ai découvertes grâce à mon enregistreuse de l'époque où j'étais une téléphage acharnée (voir post précédent) ; l'enregistreuse en question avait Série Club, et un sens aiguisé de la générosité téléphagique : elle enregistrait régulièrement des épisodes de séries que je ne connaissais pas pour que je puisse m'instruire. C'est aussi grâce à elle que j'ai découvert Rude Awakening ou encore Oz, je lui dois donc beaucoup. Et donc, je lui dois aussi la découverte de Farscape.

Seulement, quelques temps après ça, nous avons perdu le contact. Et à l'époque, je n'avais même pas de chez moi informatique, et ne songeais donc même pas au cagoulage. Farscape et moi avons donc, par voie de conséquence, perdu le contact également, et forcément, je suis passée à autre chose.

Environ deux ans plus tard, rassemblant mes faibles économies, je me suis offert le DVD de la première partie de la première saison pour Noël. Sauf que je n'avais pas de lecteur DVD et que je comptais sur le matériel d'autres personnes pour suivre le début de ladite saison, dont je n'avais vu que quelques épisodes jusqu'alors. Voilà qui compliquait largement les choses. Ajoutons aussi que 40 euros pour un cinquième de saison, c'est du foutage de gueule même pour une téléphage acharnée. Je ne sais pas si ces éditeurs DVD se rendent compte que pour leur acheter leurs rondelles, il faut aussi qu'on mange ; un bon client est un client vivant, pourtant, non ? Bref, après une très courte période de frénésie, j'ai dû laisser tomber. Et je suis donc passée à autre chose, à nouveau.

A quelques temps de là, environ deux autres années en fait, je me retrouve à déménager et, pour de sombres histoires que je vous épargne, je change de fournisseur d'accès à internet et me retrouve gratifiée chez mon nouveau FAI d'un accès gratuit à Série Club pendant plusieurs semaines. Et là, sur quoi je tombe, par le plus grand des hasards, comme un signe du Destin ? Sur une diffusion de la dernière saison de Farscape ! Et je me retrouve à me régaler de ces épisodes avec joie et empressement. C'est ainsi que j'ai pu voir une grande partie de la saison ultime, y compris le final, lors d'un bel été, alors que j'avais loupé une grande partie des deuxième et troisième saisons. C'était un vrai délice ! Je regardais les deux diffusions, celle en journée, et celle à une ou deux heures du matin, parce que les deux portaient sur la 4e saison mais pas au même point et que ça me laissait l'espoir d'en voir le maximum. Mais j'ai ensuite connu quelques déboires financiers qui m'ont forcée à abandonner ma connexion internet quelque temps. Et du coup, je suis encore passée à autre chose.

Quand les opportunités de cagoulage sont revenues, d'ailleurs, à l'image d'un certain nombre d'autres séries, je n'ai pas eu le courage de faire main basse sur les épisodes manquants. Farscape fait simplement partie des séries qui ne peuvent pas être cagoulées. Enfin, techniquement si, évidemment, mais non, c'est physique, vous savez ? On en a parlé déjà, il y a quelques temps, souvenez-vous : certaines séries sont simplement au-dessus de ça.

Aujourd'hui, et je n'ai de cesse de vous le répéter ces derniers temps je crois, je me retrouve avec un peu d'argent entre les mains... et ça brûle ! Alors j'essaye de réfléchir à tout ce que j'ai mis entre parenthèses ces dernières années pour des motifs financiers, et qui n'a plus lieu d'être en attente, que donc maintenant j'ai bien l'intention de m'offrir, et tout naturellement, Farscape est revenue sur le tapis. C'est bien simple, il suffit que je regarde le générique pour que les frissons reviennent : l'univers, l'esthétique, les personnages, y a-t-il quoi que ce soit qui ne soit pas excitant dans Farscape ?

Alors me voilà à mettre Farscape tout en haut de ma liste : cette fois je veux voir les épisodes, tous les épisodes, et dans l'ordre, du premier au dernier.
D'ailleurs, vous avez remarqué ? C'est bientôt Noël. La boucle sera bientôt bouclée.

Et pour ceux qui manquent cruellement de coups de pied au derrière : la fiche Farscape de SeriesLive.

28 septembre 2008

Wo-oh, ce serait le bonheur...

Depuis que je fais de la place dans mon chez moi informatique, j'ai à nouveau la possibilité de cagouler en masse des séries que, pour de strictes questions de place, j'avais dû mettre entre parenthèses. Eh oui, parfois, tout téléphage que l'on soit, on est bien obligé de faire des priorités.
Du coup je redécouvre le charme d'une série que j'avais aimée, mais que j'avais dû laisser de côté : Brothers & Sisters.

Donc oui, je le savais déjà, mais j'adore cette série.
J'adore qu'il n'y ait aucun maillon faible dans le cast. J'adore que la série soit si engagée. J'adore qu'elle soit capable de regarder derrière son épaule pour voir les traumatismes du 11 septembre. J'adore que Rob Lowe y ait posé ses valises. J'adore le duo Kitty/Nora qui fait des étincelles. J'adore le personnage de Justin qui est impossible à aimer, mais impossible à détester. J'adore la relation détonante que la maîtresse du patriarche développe avec la famille. J'adore que les personnages nous offrent chacun la possibilité de suivre un bout de leur vie professionnelle. J'adore que la série s'offre le plus loufoque comme le plus dramatique en un même épisode. J'adore, j'adore, j'adore.

C'est juste que quand j'ai découvert la série il y a deux ans, ce n'était simplement pas le bon moment. Mais là ça y est, je suis prête, balancez toute la famille, il y a de la place dans mon disque dur et dans mon coeur, de la place pour tout le monde, de Paige la petite diabétique à Kevin l'avocat trop tendu, je les veux tous, pendant des heures et des heures.

J'adooooore, j'adore plus que tout, la perspective de voir se développer une famille pendant des saisons et des saisons, voir les pièces rapportées s'intégrer, les enfants grandir, d'autres pièces rapportées s'intégrer, et ainsi de suite encore et encore, créant une dynastie familiale où chacun aura eu sa place, aura eu son moment, aura dû s'éclipser.
Je ne trouve jamais de séries dramatiques satisfaisant durablement mon obsession (quasi-malsaine) pour les familles qui évoluent dans le temps. J'espère que Brothers & Sisters me donnera cela, et je soupçonne que c'est aussi pour ça que j'ai laissé cette série se mettre en retrait : pour qu'elle ait déjà du bagage en arrivant.

Car je dois l'avouer, si je ne me suis pas secoué les puces plus tôt, c'est aussi parce que je sais que j'ai deux saisons à rattraper, et une troisième qui ne va pas tarder, et que c'est une vraie réjouissance que de se dire que j'ai déjà beaucoup, beaucoup à voir, avant d'en arriver au stade où il faudra attendre chaque semaine l'épisode suivant. Je ne suis vraiment pas d'humeur à ronger mon frein et à progresser lentement. Je sais que ça fait aussi partie du charme, et j'y viendrai de toutes façons quand j'aurai épuisé mes réserves, mais là, non. C'est aussi pour ça que j'aime bien regarder les séries quand elles sont finies : je peux me faire des intégrales en quelques semaines.

Je ne veux pas attendre ! (euh, non, attendez, ça c'est une autre série...)

Et pourtant je sais, je sais que la patience est une vertu en matière de séries, et il y en a plein pour lesquelles l'attente n'est pas insurmontable, mais pour Brothers & Sisters, non, rien à faire, je ne veux pas.
C'est peut-être pour ça que j'attendais. Eh bien, c'est bien vrai ce qu'on dit : l'attente rend les choses meilleures. Et j'ai bien l'intention de me régaler sans modération !
Si je voulais être quelqu'un de modéré, je ne serais pas téléphage, pour commencer...

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Brothers & Sisters de SeriesLive.

26 septembre 2008

Sous la dent

Je ne suis pas fan de canines pointues.
Petite, les vampires étaient ma plus grande phobie, et même si je sais bien, maintenant, qu'ils n'existent pas, je préfère garder mes distances avec leur univers. Combien de fois, dans un innocent épisode de Buffy, ou autre, ai-je dû détourner les yeux simplement parce qu'une paire de dents cauchemardesque faisait son apparition le temps d'un éclair ? Je vais même vous dire : voir Peta Wilson pendant une demi-seconde bien précise m'a complètement gâché le visionnage de La ligue des gentlemen extraordinaires. Il y a même certains clips que je ne peux pas regarder alors que j'adore la chanson. Même Le shérif a les dents longues me fait frissonner par moments (et pourtant j'adore cet épisode, c'est l'un de mes préférés avec Prométhée post-moderne et Je souhaite). C'est comme ça, chacun ses phobies après tout... moi, j'ai jamais vraiment le cou tranquille.

Alors on comprend aisément que j'aie soigneusement tenu mes distances avec Moonlight !

Et pourtant, tout le monde continuait de comparer le pilote de True Blood avec cette série et il a bien fallu que je prenne sur moi pour voir de quoi il s'agissait. Parce que la seule chose médiocre que True Blood n'a pas encore fait, c'est bien le copier coller...
J'ai donc calfeutré les fenêtres, vaporisé la pièce d'ail, et je me suis emmitoufflée jusque sous le menton, puis j'ai lancé le pilote, un pieu à la main, en toute sécurité. Je ne crois pas aux vampires mais après tout, j'ai ptet tort, hein.

Bon, déjà mauvaise nouvelle : d'après Moonlight, l'ail, les pieux, tout ça, ça fait que dalle. Merci, les gars, hein. On se sent tous beaucoup mieux, maintenant.
Autre constatation, plus agréable celle-là : c'est drôlement esthétique, la réalisation tient plutôt bien la route (ya que les flashbacks qui sont relativement lourds et pas super bien gérés), les effets spéciaux ne sont pas faméliques et, même si l'histoire du pilote est un peu caricaturale, on ne s'ennuie pas. Il y a ce qu'il faut un peu partout, suspense, action, dialogues... incisifs... bref il y a à boire et à manger pour tout le monde. Enfin, je me comprends.

Alors évidemment, Moonlight, c'est un peu du travail trop propre. On est sur CBS, ils ne connaissent quasiment que ça. M'enfin, ça se tient. Ca se tient tellement que, le temps de m'acheter un briquet, des allumettes et un bec bunsen, de m'allumer un bon feu de cheminée et d'anticiper la Saint Jean... je regarderai peut-être même le second épisode. Je suis une téméraire !

Enfin, je dis peut-être, parce qu'il y a quand même un peu trop de canines là-dedans. Donc j'attends de voir si je me prépare des cauchemars vampiriques pour les nuits à venir, et j'aviserai ensuite.
Ca ne tiendrait qu'à moi, je t'enverrais tout ça chez le dentiste, et puis c'est tout, mais non, il y a toujours ces maudits clichés comme quoi le vampire doit avoir les canines acérées... franchement, tant qu'à vouloir à tout crin briser les stéréotypes, en voilà un intéressant auquel faire la nique, non ? Non ? Vous dites ? Je dis ça parce que j'ai les chocottes ? Et alors c'est interdit ? Ce serait pas le principe, même, des fois ?

Il paraît intéressant de se demander pourquoi la plupart des séries de vampires s'attachent à justement défaire un certain nombre de stéréotypes, tout en conservant tout de même une partie d'entre eux. On fait mine de réinventer le mythe, mais est-ce vraiment le cas ? On veut rendre le vampire plus proche de la réalité, plus plausible (et pour ça je renouvelle mes remerciements...), mais en même temps on maintient un certain nombre de clichés. Est-ce par pure convention ? Sont-ils réellement nécessaires pour frapper l'imaginaire ? La vraie originalité, ce ne serait pas justement de s'en affranchir complètement ? D'inventer de nouvelles explications aux trous dans les jugulaires, à la peau pâle, tout ça ? Mais non, il y a une sorte de base intouchable, et c'est vraiment dommage. Surtout pour ceux que ça fait flipper...

Ce qui me rappelle que j'ai ce vieux pilote de Kindred qui n'attend qu'une chose : que je me prenne en main. Je tourne autour du pot depuis deux ou trois ans, au moins. Il serait peut-être temps de franchir le pas, non ? Ou pas. Ya rien qui presse... j'aime pas être prise à la gorge.

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture et de sang frais : la fiche Moonlight de SeriesLive.

21 septembre 2008

Les deux font deux paires

Ne cherchez pas la fiche de Nikki & Nora sur SeriesLive, n'essayez même pas sur tv.com : la série n'a existé que le temps d'un pilote, et encore, ce dernier n'a jamais atteint les écrans... mais il semble, si j'en crois mes recherches, alimenter l'imagination de bien des gens, des années plus tard.
Ce n'est que l'un de ces nombreux projets avortés dont on ne sait pas grand'chose, voire moins que ça, et sur lesquels nous sommes bien obligés de faire une croix, même quand ils semblent prometteurs. De temps à autres, un Nikki & Nora, un Pretty Handsome, s'échappent, mais combien de merveilles insoupçonnées sommes-nous voués à rater ?

Alors, de quoi parle Nikki & Nora, pour commencer ? Si l'on en croit la plupart des présentations que j'ai pu lire, il s'agit de deux lesbiennes qui travaillent dans la police de la Nouvelle Orléans. Si on vous le demande, ma version serait plutôt la suivante : il s'agit de deux femmes-flic de la Nouvelle Orléans, qui s'avèrent être lesbiennes.
Non que leur homosexualité soit implicite, loin de là. Non que leur histoire d'amour ne fasse pas l'objet d'un peu d'attention scénaristique, non plus. Simplement c'est loin d'être l'axe central de ce pilote.

En fait, le badinage entre Nikki et Nora (l'auriez-vous deviné, ce sont elles les héroïnes de cette série) dans les rues de la Nouvelle Orléans m'a rappelé celui de Flic de mon coeur. Wow, j'adorais cette série ! Bon, cela dit, je ne me rappelle pas de scène de bain entre Remy et sa blondinette collègue... un point pour les lesbiennes, donc.
J'ai eu l'impression qu'il y avait le moins possible de voyeurisme, et que la façon qu'ont ces deux-là de s'asticoter gentillement (je veux parler de piques verbales, bande de gros cochons !) reste suffisamment secondaire pour qu'on ne se dise pas, comme c'est si souvent le cas, que leur condition d'homosexuelle est un élément purement raccoleur. C'est juste une relation amoureuse, et il s'avère que c'est entre deux femmes, et on n'en fait pas tellement plus que pour tout autre couple de télévision hétéro qui bosserait ensemble.

Le vrai hic, c'est... à peu près tout le reste. Un peu comme si l'équipe derrière Nikki & Nora s'était donné tant de mal pour en faire un couple équilibré, que le reste avait été expédié à la va-vite. L'intrigue policière n'est vraiment pas convaincante. Les personnages masculins secondaires n'ont pas grand'chose à se mettre sous la dent (une fois, juste une fois je voudrais être bluffée par Shemar Moore pour autre chose que sa constitution physique). Les clichés sur la Nouvelle Orléans sont d'une banalité désoeuvrante (mais ce qu'il y a de bien c'est qu'on peut s'en servir à titre d'archives documentaires, maintenant... quoi ?! depuis quand on n'a plus le droit à l'humour noir ?!).
Bref, ces faiblesses provoquent très exactement ce qu'il était prévu d'empêcher : la seule chose revêtant à peu près de l'intérêt dans cet épisode, c'est le couple central. C'est ballot quand même !

Heureusement, Christina Cox et Liz Vassey portent formidablement bien leur rôle. Vassey, en particulier, est toute en finesse, en taquineries, bref, charmante de bout en bout. Cox est... disons... fidèle à elle-même. Ce n'est pas une mauvaise actrice mais depuis, quoi, dix ou quinze ans que je la vois opérer ici ou là, on dirait qu'elle ne s'interprète jamais qu'elle-même. En l'occurence ça colle au personnage, mais c'est un peu fatigant à la longue.

Donc oui, il y a Cox et Vassey dans ce pilote, le torse de Shemar Moore aussi, qu'on se le dise, une façon plutôt intéressante de montrer les flashbacks concernant la scène du meurtre (la première salve de flashbacks montrant un viol avait même quelque chose d'à la fois suggestif et très violent), et puis la Nouvelle Orléans, une des villes sur lesquelles j'ai fantasmé pendant des années dans mon adolescence, ce qui, avouons-le, joue pas mal à mes yeux... mais ça ne rattrape pas les multiples imperfections dont ce pilote est constellé. On ne s'étonnera donc pas tellement, du coup, que la série n'ait pas été retenue par UPN.

Plus que le pilote lui-même, c'est finalement son retentissement qui a le plus d'intérêt, en fait. On apprend par une interview de la créatrice sur AfterEllen (traduction sur Univers-L pour les non-anglophones) que le processus pour faire aboutir le projet a duré deux ans, par exemple, mais son impact s'est finalement étendu bien au-delà, notamment dans la communauté gay comme on peut se l'imaginer, qui s'est réjouie de ce projet, même abandonné en cours de route. J'ai trouvé des projets de fanfiction, divers articles, et même des propositions de revente du pilote, pourtant jamais diffusé à la télévision (c'est encore moins légal que d'avoir mis la main dessus, les gars !).
N'est-ce pas le genre de situation qui tombe typiquement sous la rubrique "culte", des fois ?

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture... je ne pense pas que SeriesLive accepte les fiches pour ce genre de cas, pour être honnête, mais je me renseignerai à l'occasion.

21 septembre 2008

The Big Empty Theory

La nature et mon écran ont ceci en commun que tous deux ont horreur du vide.
Après les adieux larmoyants faits à Reba il y a quelques heures, je me retrouve dans cette situation difficile où on se cherche quelque chose à regarder en sachant qu'on va mettre du temps à être aussi enthousiaste pour une autre série.

Déjà, je sais qu'en ce moment, je suis plus encline à regarder des comédies ou disons, au moins, des séries plutôt légères. Ce qui, attention, ne me prive nullement du plaisir d'entendre parler de 4 viols à la suite en un seul épisode de New York SVU, ne confondons pas, simplement je suis en quête d'un remplacement, en ce moment ; je n'ai pas encore atteint le stade où je suis totalement sevrée de mon obsession précédente et j'en suis encore au moment où on cherche la même série que celle qu'on vient d'achever, mais en inédit.
Inutile de dire que c'est pas un défi, c'est une utopie.

C'est exactement la raison pour laquelle j'ai excavé la première saison de The Big Bang Theory, dont le pilote ne m'avait pas fait rire outre mesure lorsque je l'ai regardé il y a des mois de ça. J'ai choisi cette série parce que je sais qu'elle ne comblera pas le vide laissé par mon obsession précédente, et que je ne vais donc pas bêtement passer à côté de quelque chose de bien juste parce que j'ai un déficit en accent texan à combler. D'accord, c'est tordu, mais vous devez bien admettre que ça se tient.
C'est un sitcom, cela dit, et c'est donc ce qui lui donne trois longueurs d'avance sur les quelques autres séries que j'ai à ma portée, qui me semblent trop sombres en ce moment, bien que de toute évidence, nombre d'entre elles soient de bien meilleure qualité. C'est tout le paradoxe de la chose...

Je sais que plein de monde en dit du bien, de cette série ; il y a une semaine encore ma soeur s'exclamait "bah quoi ? c'est super drôle ! toi qui est une geekette tu devrais adorer !". GG, frangine...

Mais au fait, pourquoi je ne trouve pas The Big Bang Theory drôle ?
D'une... oui bon bah ça va, effectivement, je suis téléphage ascendant geekette (mon thème astral n'est pas écrit en 1337 mais presque). Donc ces blagues-là, permettez, sont ultra-éculées.
De deux... Kaley Cuoco. Ne fait sans doute rire que ceux qui sont forcés de la regarder à moins de 50cm de distance, avec sa bille de clown.
De trois... oh je vous en prie ! C'est d'un convenu tout ça ! La blondinette un peu simple, au grand coeur, qui se heurte au monde étrange de tout un tas de nerds, geeks et autres scienteux aux moeurs et tics ridicules... mais combien de fois faudra-t-il voir ça, encore et encore ?
De quatre... même avec un pitch éculé, on peut faire des gags originaux. A condition d'y mettre du sien. D'employer un dialoguiste de talent. De ne pas lire uniquement les blagues Carembar. Mais non, rien à faire, la moitié des gags sont usés jusqu'à la corde.
De cinq... d'épisode en épisode, ce sont toujours les mêmes scènes, interminablement. Cette montée d'escaliers, je la vomis. Je sais pas qui a trouvé le gimmick hilarant dans l'équipe de production mais je veux sa tête sur un plateau.
On va ptet s'arrêter à cinq, vous ne croyez pas ?

Si The Big Bang Theory avait été mon premier sitcom, je ne dis pas, j'aurais peut-être ri aux éclats. Peut-être. Enfin faut voir.
Mais là, rien à faire. Quand un épisode m'a tiré un sourire, c'est déjà énorme. La prévisibilité des gags comme des situations fait peine à voir.
Mais en même temps, c'est ce que j'ai pour le moment sous la main côté comédie, en attendant que ma normalement grasse paie de septembre m'autorise à faire main basse sur la suite de Roseanne, que j'ai en ligne de mire (et la transition avec The Big Bang Theory est finalement toute trouvée !). J'aurai alors juste le temps de m'enfourner une poignée d'épisodes pour faire la transition jusqu'à l'arrivée de la seconde saison de Samantha Who?, début octobre, et on pourra ainsi dire que je suis prémunie contre les effets de manque pour un bon bout de temps, du moins en matière de comédies. Après quoi je ne suis pas à l'abri d'un nouveau coup de coeur qui me permettrait d'aller à nouveau de l'avant, et ainsi de suite.

Reste que The Big Bang Theory n'est pas de ces séries qu'on suit amoureusement : on les regarde, parce qu'on n'a rien d'autre sous la main, parce que ça passait pendant qu'on zappait, qu'importe. Rien d'addictif sur le long terme et, vous me connaissez, je cherche au contraire à remplacer une came par une autre.
Et si je me permets ce jugement aussi tranché, c'est parce que j'ai passé les dernières 24h à m'envoyer l'intégralité de la première saison. Comment ça, ça démolit entièrement ma belle démonstration ? Et alors ? Je suis une téléphage tendance geek, moi, pas une physicienne !

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche The Big Bang Theory de SeriesLive.

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