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ladytelephagy
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15 janvier 2009

United we stand

Il va vraisemblablement m'en falloir un peu plus pour avoir un avis définitif sur United States of Tara, parce que là, un pilote de même pas 30 minutes, ça fait un peu court.

Déjà, c'est justement ça le problème : je m'attendais pas à ce que ce soit si court. Je m'étais résignée à l'idée que ce serait une comédie (il me semblait que le sujet était peut-être un peu trop facile pour de la comédie, mais déjà, c'est une comédie en single camera, ce qui laisse bon espoir... vous imaginez un sitcom comme ça ? le summum du ridicule), mais je pensais que ce serait une comédie à la Desperate Housewives : en format long. Bah non.
En fait, le ton n'est pas ouvertement celui de la comédie, et c'est sans doute ce qui est le plus perturbant. On n'est pas en face d'un Malcolm, si vous voulez. Mais on sait très bien qu'il ne s'agit pas d'une série dramatique non plus, parce que les choses restent trop en surface. On dirait que le choix entre les deux tons a été très difficile, et n'est pas complètement abouti à l'heure de ce pilote.

Le choix de la comédie pose d'ailleurs problème d'emblée, quand Tee et Buck, deux des personnalités de Tara, s'invitent ; il faut évidemment les gérer tour à tour, tout en guettant le retour de Tara elle-même qui a quand même droit à quelques scènes, que j'ai un peu envie de qualifier de prétextes à rappeler qu'il y a effectivement une personnalité centrale. Celle-ci manque justement tellement de personnalité et de substance qu'on finit par ne pas du tout voir le problème qu'il y a à la remplacer par d'autres alter ego... C'est même plutôt un soulagement. Comme les personnalités se succèdent et qu'il faut les présenter, chacune est une caricature et c'est, là encore, très dommageable. En gros, les personnalités de Tara manquent pour le moment de substance (et la personnalité d'Alice, suggérée au détour d'un dialogue, laisse à penser qu'on n'a pas fini de prendre les stéréotypes un par un pour chaque personnalité de Tara). Il n'y a même pas de subtilité dans le choix des premières facettes présentées : l'ado attardée, le mec vulgos, apparemment aussi la gentille femme au foyer...

Dans l'histoire, et ce serait presque dommage, le personnage le plus intéressant est celui du mari. Finalement, avec tous ces zouaves qui entrent et sortent sous diverses personnalités, c'est lui qu'on a le plus le temps de découvrir et d'apprendre à connaître. Et c'est tant mieux car je ne me plaindrai jamais d'un excès de John Corbett tant cet acteur est modéré... et agréable à regarder, ce qui évidemment ne gâche rien.
Son entrée en scène est hallucinante : débonnairement, il comprend en un clin d'oeil quel est le personnage en face de lui et interagit avec comme si c'était une vraie personne, indépendante de sa femme, tandis qu'il faut apparemment un peu d'adaptation à ses enfants. On se doute qu'il lui a fallu (surtout après 17 ans de mariage) apprendre à appréhender tout ça, à faire la part des choses, et ce sera sans doute très intéressant de voir comment lui, il a appris à gérer ce défilé dans sa chambre, et comment aussi Tara a réussi à se faire aimer de lui. Est-il resté justement à cause de ça ? Je me le suis demandé lorsque Tee lui a fait des avances... il les a repoussées mais, dans le fond, peut-être que tout cela l'excite aussi un peu. Auquel cas on se demande qui est le plus malade des deux dans ce couple.

Evidemment, on n'échappe pas au regard des enfants sur la condition de leur mère, et leur façon de vivre avec autant de mères différentes. La relation avec la fille aînée est assez prévisible, surtout avec Tee. La plus intéressante est plutôt du côté du fils qui m'a l'air d'un personnage plein de surprises... lui aussi a des éléments de comédie à apporter, moins "gros sabots" que sa mère d'ailleurs. Franchement, après le père, c'est le personnage qui donne le plus d'énergie à cette série.

J'ai aussi envie d'adresser un dernier reproche à ce pilote : il est épouvantablement claustrophobe. Seules les 5 dernières minutes se déroulent en-dehors de la maison, et c'est vite étouffant. Comment est-ce possible que cela se passe autant en circuit fermé, alors que Tara a un job, des voisins, une soeur, etc...? Au bout d'un moment on a envie de la voir dans le vrai monde, en train d'interragir avec des gens qui ne savent rien de sa maladie, ou en tous cas qui ne savent comment y faire aussi bien face que la famille. Là encore, ça se jouera dans les cinq dernières minutes, mais c'est franchement trop peu, et assez déséquilibré par rapport au reste.

Là, j'ai l'air un peu négative, je pense, mais en vérité c'est vraiment de l'ambivalence. C'est difficile de se faire une opinion arrêtée sur ce seul pilote. Il aurait vraiment mérité plus de temps, en fait. Au moins le pilote, c'était pas tant demander que ça, si ?
Non, vraiment, il m'en faudra beaucoup plus avant d'avoir un avis.

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche United States of Tara de SeriesLive.

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5 novembre 2008

T'as-tu testé ?

Puisque je suis téléphage et, pis encore, pilotovore, ce n'était qu'une question de temps avant que je ne teste une nouvelle série, en l'occurence aujourd'hui, Testees.

Et comme chaque fois que je découvre une nouvelle série, avec ses personnages, son ambiance et son style, bref, un nouvel univers, j'ai appris quelque chose. Et qu'ai-je appris aujourd'hui ?
J'ai appris que FX n'a pas encore acquis ce don si particulier qui permet d'acheter de bonnes comédies.
J'ai appris que tout intéressant et/ou marrant que soit le pitch d'une comédie, c'est la réalisation qui fait la différence.
J'ai appris que j'aurais peut-être ri de cette série il y a quelques années, mais que j'ai vieilli.
J'ai appris, et c'est peut-être le plus important, qu'il ne faut pas manger en regardant Testees. Suuuurtout pas.

Mais c'est vrai : même quand on n'aime pas ce qu'on voit, on en retire quelque chose. On se définit autant parce qu'on a aimé regarder que ce que sur quoi on n'a pas accroché.

Je regarde Testees, j'esquisse un sourire sur les 20mn que dure le pilote, repousse mon assiette avec dégoût sur la fin ; et de cette façon, j'ai appris que j'étais de moins en moins amatrice d'humour potache.
C'est un peu comme ces petites voitures téléguidées qui sont censées rouler de façon autonome dans votre appartement, et qui se cognent contre le mur et doivent en déduire qu'elle doivent tourner pour l'éviter... bon, sans se cogner dans le mur, on est d'accord que les petites voitures n'auraient pas su trouver le chemin, pas vrai ? Tout pareil.

C'est même ça qui caractérise le téléphage : le goût de l'expérimentation, de la découverte ; l'élan courageux qui le pousse à regarder toujours plus d'épisodes, toujours plus de séries, c'est cela même le sel de sa vie ! Ah, le bel enthousiasme alors qu'il s'aperçoit que dans sa cagoule est déposé un nouvel épisode dont il ignore quasiment tout ! Ah, l'excitation de le voir déballer son bel épisode, le sourire radieux ! Ah, la douce euphorie quand commencent à apparaitre les premières images !
Et comme dans Testees, ça ne finit pas toujours aussi bien qu'on l'aurait espéré.

Testees est donc une métaphore sur la télévision, et, je le redis, ça finit de façon crade. A méditer avant d'enfiler votre cagoule, donc.

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Testees de SeriesLive.

2 novembre 2008

Le jeune bouseux, le vieux sorcier, l'épée magique, tout ça

Combien y a-t-il de chances pour qu'une série de fantasy soit réellement originale ? Une sur cent, grand max ; plutôt même une sur mille en fait. C'est toujours le même tralala : on prend un bouseux de base, on lui fait découvrir un Destin héroïque, on le flanque de quelques comparses aux capacités complémentaires, si possible avec un love interest dans le lot, on saupoudre d'un peu de magie et on ajoute toute une panoplie d'armures et d'armes étincelantes, ptet même en incluant deux ou trois créatures magiques...
Bon ça va, hein, moi aussi je connais mes classiques. Tu parles d'une affaire. Qu'un Merlin ne me surprenne pas, c'est normal, mais qu'un Legend of the Seeker énumère un par un tous les poncifs du genre, c'est hyper lassant.
Au début je voulais faire un post La preuve par trois, mais ensuite je me suis aperçue que j'avais bien mieux à faire de ma bande passante, surtout pour un pilote de cette taille, et d'ailleurs vous aussi, alors laissons les choses comme ça ; si vraiment vous avez besoin de cagouler en ce moment, allez donc faire un tour sur le post d'hier, plutôt. Cependant, les captures étant déjà faites, je les ai laissées dans mon post final quand même. Mais ne vous étonnez pas qu'il manque un petit quelque chose en fin de post, quoi...

Allez, c'est qu'un mauvais moment à passer, courage.

LegendoftheSeeker___1
Tout commence alors que la toujours aussi jolie Elsa (ah bon, c'est pas la chanteuse ? Ah, au temps pour moi) gambade gaiement à cheval à travers bois, avec sa frangine. Elles semblent jouer à chat avec des vilains messieurs, et c'est la frangine qui perd. Ah, s'il-vous-plaît un peu de tenue, essayez au moins de réprimer votre bâillement. Alors Elsa décide d'aller vers un mur d'eau verte... certainement en cure thermale, je pense. J'ai pas tout compris mais toujours est-il qu'elle se la joue Moïse, sépare les mystérieuses eaux vertes en deux et se retrouve... euh, bah ailleurs. C'est là que l'attend son Destin... et euh en fait son Destin, c'est d'aller apprendre son propre Destin à un avorton local qui s'éclate à couper du bois pour faire des zoulis ponts. En même temps ya pas de sot métier me direz-vous. C'était ça ou garçon de ferme de toutes façons ; et puis page, c'était déjà pris.

LegendoftheSeeker___2
Bon alors évidemment, le jeune gredin, que par commodité je vais appeler Moustique parce qu'il a vraiment le physique de l'emploi, et que je n'ai aucunement l'intention de me fatiguer à retenir son nom, va découvrir que d'une part il est une sorte d'élu (la Tueuse, mais en plus viril, si vous voulez... encore que), mais aussi que d'autre part il a gagné une épée en inox à une tombola, et aussi la panoplie habituelle des parents adoptifs qui meurent brutalement dans des circonstances qui nous le mettent en pétard. Et pendant que vous réprimez un bâillement, il a aussi le temps de se fritter avec son frère d'adoption qui savait qu'il n'était pas son frère même quand il était son frère. Ça devient un peu Dallas mais bon. Ce qui est bien c'est que Moustique a vraiment hérité de tout l'attirail du héros de fantasy lambda : il est con comme la lune mais fait illusion, il passe son temps à s'énerver après tout le monde (crise d'adolescence et Destinée valeureuse font rarement bon ménage), il est super impulsif et il n'oublie pas de reluquer le décolleté d'Elsa, qu'en même temps elle a fort charnu alors pourquoi se priver, c'est vrai. Réprimez encore un bâillement, on est presque au bout.

LegendoftheSeeker___3
Il faudra à peu près une heure à Elsa pour s'apercevoir que Moustique a quelque chose dans le pantalon. Pour ça il faudra qu'il sauve la vie à quelques locaux ainsi qu'à elle-même, pour s'entendre dire à plusieurs reprises qu'il est le Siqueur sur un ton épaté, car Elsa est très impressionnable. J'ai pas trop compris de quoi il s'agissait mais tout le monde a l'air de trouver ça très important. Alors d'accord. Tant mieux pour lui, après tout. Ya aussi une grosse baston aux abords du centre thermal, avec des mecs qui sont pas contents parce que le Siqueur a un bouquin qui les intéresse (alors que vu leur tronches on n'aurait jamais pensé qu'ils sauraient lire, comme quoi les préjugés c'est vraiment trompeur). Mais on l'a vu plus haut, Moustique est en pleine crise d'adolescence, donc pas très prêteur, il flanque le bouquin au feu sans vérifier s'il y a une fiche de bibliothèque dedans ni rien, et il bastonne tout le monde, c'est rien, tout va bien, c'est les hormones. Là-dessus arrive le vieux pouilleux de service qui fait office à la fois de mentor et de nudiste (je vous en ai pas parlé parce qu'il aurait fallu faire une capture mais il est là depuis le début de l'histoire, enfin pas vraiment, des fois il est aussi un peu dans le coaltar, il a pas toléré la chaleur de la cure thermale, un truc comme ça, oh eh, ne m'embêtez pas avec les détails voulez-vous ?), bref tout est bien qui finit bien, ou plutôt qui commence mal parce que ni Moustique ni Elsa n'ont clamsé, et apparemment il va falloir tenir pendant toute la série avec ces deux grands couillons. Et là, on se dit que finalement, Les Experts ont trouvé leur maître en matière d'abus sur les lumières et les couleurs... Puis là, bon, c'est à peu près la fin, si, ya bien un vilain méchant de service qui fait son numéro après mais bon, on a compris l'idée, quoi.

Voilà, c'était vraiment très intéressant.
Finalement je ne sais pas pourquoi je vous ai écrit une intro si pessimiste. Quand on prend du recul, on s'aperçoit que Legend of the Seeker, c'est quand même une pure histoire avec une demi-portion qui va en cure thermale avec sa copine chanteuse et son grand-père naturiste. On voit pas ça tous les jours à la télé...

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Legend of the Seeker de SeriesLive.

6 octobre 2008

En plein coeur

L'an dernier, il y avait le risible Cavemen. Cette année, je ne sais plus où donner de la tête !

Je ne sais pas, il y a un concours dont je ne suis pas informée, quelque chose ? Vous savez, c'est vraiment dommage que les Emmies ne récompensent pas les séries les plus méprisables et pitoyables de la saison aussi, parce que d'une part ça permettrait à plein de séries prématurément exterminées de quand même avoir une chance aux Emmies, et surtout ça servirait de leçon à tous ceux qui se pointent avec des concepts comme, mettons, je ne sais pas moi, au hasard : Valentine.

Parce qu'en dépit de tous les défauts de cette série (et, mon Dieu, par où commencer ?), il y a quand même une raison pour laquelle elle mérite que je lui tire mon chapeau : le pilote est exactement ce que le pitch laissait présager. Et c'est déjà une belle prouesse que de ne pas nous avoir déçus.

Nan mais, attendez, le concept c'est peut-être ça après tout : essayer d'attirer la pitié des spectateurs via une série kitschissime et ridicule. Bon, ça ne marcherait pas sur moi, mais quand on est spectateur de la CW et qu'on se fait laver le cerveau depuis quelques temps, je sais pas, ça peut peut-être prendre, hein...

Pour le reste, je n'ai qu'une chose à dire : Polaha est au générique. Cette série est donc condamnée de toutes façons. Dommage pour le retour de Christine Lakin qui avait mis des années à refaire surface, mais bon, si on n'achève plus les canassons qui boîtent, on ne va jamais s'en sortir sur la CW !
Déjà que...

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture (ça ne risque pas de s'arranger) : la fiche Valentine de SeriesLive.

24 septembre 2008

Elle ne va pas être meilleure pour nous

Encore une série qui n'aura pas volé son titre...

Vous vous rappelez de ce film avec Ben Stiller, Mon beau-père et moi ? J'en cauchemarde encore.
Bon, eh bien accrochez-vous, parc que Worst Week, c'est le même, mais sauf que c'est une resucée. Je n'ai pas vu la série britannique qui a eu la cruauté de donner naissance à la version américaine que j'ai vue ce soir, mais ça ne donne pas envie, et je crains d'avance la resucée également... ce qui ferait de la version yankee une resucée de resucée, le tout à partir d'un film ras des pâquerettes, je vous laisse imaginer l'ampleur des dégâts.

Oui, parce que mon conseil, c'est de vous en tenir à l'imagination. Imaginez que vous avez vu ce pilote, et que donc vous n'avez plus besoin de le voir, c'est dans votre intérêt.

Accablant, affligeant, atterrant, consternant, décourageant, déplorable, désolant, embarrassant, lamentable, pénible... les qualificatifs ne manquent pas ! Votez pour votre préféré.
Quant à moi, je prends tout le lot et je vais me passer vite fait les idées. C'est dommage que j'aie regardé The Mentalist en premier, ça m'aurait changé les idées (d'autant que les différences avec le preair relèvent de l'anecdotique, j'aurais été en terrain connu). Oh, mais dis donc, j'ai pas le 3e épisode de Privileged à regarder ?

Alors on est d'accord ? On oublie Worst Week, et on prie tous bien fort pour que CBS en fasse autant rapidement.

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Worst Week de SeriesLive.

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22 septembre 2008

Trop facile

Je perds la boule. Je n'arrive pas à me souvenir si je vous ai déjà parlé de Raising the Bar. Les tags me disent que non (hein que c'est utile, ces bidules ?). Je recouvre un peu de ma santé mentale. Très peu, vu la série dont je m'apprête à vous parler et qui me rend dingue...

Préambule : notez bien que je suis extrêmement bien disposée, sur le papier, à l'arrivée de cette série. Je n'ai qu'une affection modérée pour les séries policières, mais les séries judiciaires ont d'avance toute ma sympathie. J'allais y retrouver la délicieuse Jane Kaczmarek, en plus ! Et puis Gosselaar, même avec le cheveu long et gras, reste Gosselaar... un bon petit eye candy qu'on ne peut décemment pas refuser. Même si son jeu est pourri, il présente bien, quand même !

En dépit de tous ces a priori positifs (ou peut-être justement par leur faute), Raising the Bar a démontré que Bochco ne plaçait pas... non, attendez. Je ne vais pas m'amuser à ça. Pas de jeu de mot sur le titre (lui-même étant déjà un pun), ce serait trop facile. Ce serait entrer dans le jeu de la série. Non, je ne vous donnerai pas cette satisfaction, Môssieu !

Parce que franchement, c'est la raison pour laquelle je n'avais pas parlé de Raising the Bar plus tôt : cette série est simplement pathétique ! C'est une dramédie à la Kelley, mais sans le génie de Kelley... pour autant que je sache Bochco n'a jamais eu son génie lorsqu'il s'agissait d'intégrer dans une même série autant de folie que de raison. Bochco ne sait pas nous éberluer devant la fantaisie de ces personnages, et je le soupçonne d'en manquer beaucoup trop lui-même pour pouvoir faire illusion. Ce type a des qualités mais la démence n'en fait pas partie, or c'était une qualité essentielle si l'on voulait faire de Raising the Bar une vraie réussite.

Non qu'il soit nécessaire d'être Kelley pour faire une série à la fois judiciaire et déjantée, je suis sûre que d'autres peuvent le faire, et pas strictement sur le même modèle d'ailleurs, simplement il leur faudrait la même capacité que lui à sortir des poncifs du genre, et des rigidités habituelles des personnages. A les rendre réellement désaxés. Ici, les personnages de Raising the Bar sont d'une banalité affligeante, ils sont... beiges, oui, je pense que c'est le mot. Tristement passe-partout. Et ce n'est pas d'apprendre les coucheries des uns et des autres sur la fin (surtout que ça ne surprend personne, l'effet est entièrement raté) qui change la donne.
Celui de Jane Kaczmarek, effectivement, retient à peu près l'attention. L'actrice semble s'y donner avec délectation, et l'écriture semble lui offrir les seules opportunités d'originalité, mais tout ça manque de logique. Les personnages d'une bonne dramédie sont bizarres, mais on peut les comprendre ou compatir à leurs tribulations, bref se lier avec eux de façon à leur pardonner leur étrangeté, voire même la voir comme une qualité charmante. Ici rien de tout ça, dans Raising the Bar c'est en fait exactement l'inverse, les personnages sont on-ne-peut-plus normaux, mais ils semblent inconsistants. Comment voulez-vous vous lier avec eux dans ces conditions ? Et si on ne peut pas établir de lien avec toute cette clique, comment les supporter jusqu'au bout de leurs argumentations ? Comment espérer avec eux la relaxe du client ?

Le problème c'est que ni l'émotionnel, ni le rationnel, n'ont d'attrait ici. Les plaidoiries sont fades (bah oui mais quand on passe derrière d'autres séries du même genre, il faut savoir relever le défi !) et sans surprise. Pas un avocat, même Gosselaar qui pourtant semble avoir été désigné personnage principal, avec ce que ça semble comporter obligatoirement d'idéalisme et de passion (Alan Shore me manque...), que tout cela est prévisible, ne se revèle être spécialement brillant devant la Cour. Et c'est le personnage avec le plus de temps d'antenne, alors imaginez le peu de répondant en face ! Non, sérieusement, on essaye de faire quoi, ici ?

Tout cela n'a nullement empêché la série de très bien fonctionner et de faire partie des premiers renouvellements de la saison, pour une raison qui m'échape encore. Ca doit être ce même genre de motivation qui fait que les gens s'intéressent quand même à la suite de True Blood. Comme une sorte de papillon attiré par l'espoir lumineux de finir par voir une amélioration, j'imagine.
Eh bah brûlez-vous les ailes, si tel est votre bon plaisir, mais ce sera sans moi.

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Raising the Bar de SeriesLive.

12 septembre 2008

C'est certain, Sookie sucks

Faisant fi de toute tentative de suspense, j'annonce donc clairement la couleur : True Blood ? No pasarán ! Pourtant on ne pourra pas dire que je n'ai pas fait d'effort : devant un preair pourtant risible, je n'ai pas hésité à regarder la version définitive du pilote, au cas où. La triste constatation qui en a découlé s'est faite en plusieurs étapes :

1 - "Eh merde, Anna Paquin marine toujours dans son short !" : remporter un Oscar avant d'avoir perdu toutes ses dents de lait n'implique pas forcément qu'il faille persister dans cette carrière. Ou alors c'est les cheveux blonds qui ont un effet pervers... toujours est-il que la nunucherie est toujours là et bien là, et elle donne des envies de meurtre. Et les jolies filles comme moi, vous savez ce qu'on leur fait en prison ?!

2 - "Est-ce que le pilote de Six Feet Under était aussi décousu ?!" : je me pose de grandes questions sur Alan Ball, la principale étant : ce mec n'est-il pas carrément surrévalué ? Quand on voit la façon dont les scènes se succèdent dans True Blood, passant d'un genre pitoyable à un autre sans la moindre logique, si ce n'est celle de reprendre les recettes qui font les succès des séries Z, franchement, on s'interroge.

3 - "Scenes not missing anymore" : on s'en doutait un peu mais, bon, hein... vu ce à quoi on a affaire, j'ai préféré vérifier. Donc oui, toutes les scènes manquantes ont été ajoutées, et certaines ont été refaites (principalement à cause du point n°4). Avec une classe qui n'a rien à envier à celle de feue Anna Nicole Smith, et la discrétion d'une Paris Hilton ! Prenez par exemple l'une des scènes qui se fout le plus ouvertement de notre gueule, quand le frère de Sookie rapplique dans le bar. Ce mec a eu l'excellente idée de se couper les cheveux entre les deux tournages (avec un petit méchage blond dont ma coiffeuse vous dirait des nouvelles), mais seules certaines scènes ont été retournées, ce qui permet d'avoir une différence énorme d'un plan à un autre. Juste par radinerie. Alors il parait qu'être radin, c'est in, mais là, franchement, on est dans le summum du cheap. Quand on veut avoir l'air de ne pas prendre les spectateurs pour des boeufs, soit on se fend de tout tourner une seconde fois, quitte à mettre la main à la poche, soit on s'arrange avec ce qu'on a. A se demander où est passé le perfectionnisme qu'on appréciait, si-si, je vais le redire, dans Six Feet Under.

4 - "Tara est morte, vive Tara !" : ça c'est quasiment la meilleure nouvelle de ce pilote. L'actrice qui jouait Tara a décampé, vite fait mal fait. Je dis "quasiment" parce que, reconnaissons-le, si la nouvelle Tara ne surjoue pas autant, elle n'est pas pour autant meilleure, non, elle est juste moins mauvaise... Quand au fait que ce changement de casting a induit des coups de ciseaux très malencontreux, j'en ai parlé ci-dessus. Comme quoi, quelque part, au fond de son cœur, Alan a su que j'avais raison...

5 - "La mythologie c'est pour les cons" : ça n'a pas changé, le coup des vampires est toujours aussi mal exploité. Pire encore, un axe du preair a été abandonné, alors qu'il aurait pu donner lieu à une intrigue à peu près intéressante, mais il a été lâchement passé au massicot : il n'y a plus de témoin mystérieux au sauvetage du vampire par Sookie (et donc pas d'intervention pour l'aider à se battre). Peut-être que les mecs se sont dit qu'ils n'arriveraient nulle part avec ça, ou que ça faisait trop pour un pilote, mais c'était quand même la seule vraie indication qu'on allait s'intéresser un peu aux vampires. Là, du coup, tout ce qu'il reste, c'est les coucheries du frère de Sookie qui le font finir en prison, et Sookie qui s'est mis les Thénardiers du coin à dos. Ca valait vraiment la peine de nous faire chier avec les histoires de vampires.

Bon, vous l'avez compris, je passerai mon tour sur cette série, je lui ai quand même offert, en l'espace de quelques mois, un part considérable de mon temps, tout ça pour un rendu pitoyable. Le southern gothic, c'est bien, mais encore faut-il le maîtriser, et ne pas chercher à le mâtiner avec plein d'autres trucs pour faire de l'esbroufe : les idées dans une série, c'est bien, mais comme le dit Fran à propos du maquillage : "quand yen a moins, c'est un plus !".

Mais si jamais je me suis plantée, ça arrive même aux meilleures, n'hésitez pas à venir me dire un petit mot pour m'avertir du miracle, en cours de saison, ok ?

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture (c'est pas avec cette série que ça va s'arranger) : la fiche True Blood de SeriesLive.

5 septembre 2008

Go now, go !

Avaler 1L d'eau de javel.
Sauter du haut d'un pont.
Me pendre.
Me jeter devant un train, ou un bus. Mais surtout un train, parce que j'habite près de la gare et j'ai des nouvelles chaussures.
Me tirer une balle dans la tête.
Me fendre le crâne avec une hache.
Me perforer les veines du bras une à une.
Ce ne sont que quelques unes des mille façons de mourir qui m'ont faites fantasmer pendant l'épreuve 90210.

Et j'ai persisté jusqu'au milieu du second épisode, alors imaginez ma détresse.
En même temps, je me désintéressais déjà de Beverly Hills quand j'avais l'âge-cible, alors maintenant...

Je pourrais vous dire pourquoi je fais de l'urticaire chaque fois que je regarde ce genre de trucs (et ce, toujours en espérant, ô surprise, ne pas avoir envie de vomir, cette fois, juste cette fois), mais franchement, mon commentaire serait indubitablement le même que la dernière fois que j'ai parlé d'un teen show... les acteurs suffisamment vieux pour être de MA génération, les histoires de coucheries, de sorties... tous les trucs qui n'ont en fait pas de sens mais qu'on fourgue aux ados, et chaque saison, on fait leur jeu et on leur sort de nouvelles cochonneries dont ils peuvent se gaver comme une oie du Périgord, et ça me fatiiiiiiigue.
Alors disons simplement que je vous ai prévenus, que j'ai craché ma bile, et qu'on est quittes sur ce coup, ok ?
. . .
Vous avez une minute ? Je vais quand même développer, qu'on n'y revienne plus.

Sans déconner... même moi qui n'ai pas été fan de la série "originale", j'ai trouvé qu'on ne ressentait aucune nostalgie. Quoi, vous pensez vraiment que le simple fait de nous faire revenir Kelly a suffit ? Alors ok, c'est peut-être une actrice charmante, cette Jennie, bien plus que ne l'a jamais été Shanen qui OMG n'est pas gâtée par les années, mais franchement, en-dehors de ça et quelques mineurs petits clins d'oeil, ce n'est qu'un teen show comme les autres. Comprenez : aussi inintéressant que peut l'être son public en général.
C'est d'un triste de s'attarder sur la vie amoureuse de ces ados comme si rien d'autre n'existait. Il n'y a jamais d'autre enjeu. C'est juste moi, mon ex et mon futur copain, dans ces séries-là. Le reste n'est jamais que prétexte et ça ne fait frissonner personne.

Pourtant l'adolescence, ce pourrait être tellement plus que ça, à la télévision ! Pour beaucoup d'entre nous ça n'a pas ressemblé à ça, pas vrai ? C'était plus dense, plus compliqué ! Je ne me regardais pas le nombril en attendant qu'un garçon le découvre aussi (en plus j'aurais pas forcément su quoi faire ensuite), je me posais des questions sur mon avenir, la personne que j'allais devenir quand tout ça aurait arrêter de changer perpétuellement, chaque matin, j'essayais de comprendre les adultes autour de moi, je me construisais des passions, découvrais que le monde ne m'était pas offert et faisais des expériences intellectuelles, artistiques, émotionnelles, allant bien au-delà de la simple quête de petit copain ou de popularité. Et j'étais entourée d'ados qui vivaient la même chose et on ne me fera pas croire que c'est ça, être un adolescent !

Depuis Angela, 15 ans, quelqu'un peut-il me citer une série qui ait vraiment su retranscrire tout cela ? Parce que si elle existe, donnez-moi vite le titre, je veux la voir, tout de suite, ici, maintenant !!!

Donnez-moi de véritables crises avec les parents, des moments où l'on est encore le bébé de la famille, des moments où on est adulte dans les yeux des autres mais pas dans les nôtres, des instants de grâce et d'innocence, des moments perfides qui façonnent les prémices de notre carapace, des révélations sur le monde extérieur, des révélations sur notre monde intérieur, faites-moi vibrer de ce qu'a vraiment été l'adolescence !

Et ne nous laissez pas garder comme souvenir uniquement nos petites historiettes de coeur ! Oui, elles comptaient sur le moment, mais non, elles n'ont pas autant fait pour nous que tout le reste de ce que nous affrontions !

Alors voilà, oui, voilà précisément pourquoi je ne peux plus regarder les teen shows sans un goût acre dans la bouche, ce n'est pas vrai, nous n'étions pas ces êtres affadis et dénués d'intérêt qu'on nous montre, ces petits personnages vides entrant dans leur case gentillette de l'ado cherchant son premier amour (ou ce qui se passe dans les voitures devant la grille), nous étions tellement plus !
Et vous, ados d'aujourd'hui, de dix ans mes cadets, VOUS êtes plus. Alors exigez plus de vos séries ! Vous ne pensez pas que vous méritez d'être un peu mieux montrés à la télé ? Chais pas, moi, vous êtes censés être en période de rébellion, ça ne vous révulse pas qu'on vous réduise à ça ?

L'appel est lancé. Maintenant promis, je n'y reviens plus.

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche 90210 de SeriesLive.

23 août 2008

Sarah Connor ?

Il doit certainement y avoir, quelque part, une raison de regarder la série Terminator: The Sarah Connor Chronicles. Mais je ne la connais pas. J'ai déjà eu du mal à trouver une raison d'en regarder le pilote (ce qui fait que j'ai pour ainsi dire attendu la sortie en DVD pour m'y coller), alors toute la série, vous imaginez.
Il faut sans doute avoir le cerveau éteint pour apprécier ce genre de trucs. Ou même ne pas en avoir du tout.

Mais le plus affligeant, c'est de voir que la réalisation est relativement soignée (bien que scolaire et prévisible), que le casting tient la route et qu'en soi, le pilote a fait, de toute évidence, l'objet de beaucoup d'attentions et d'investissement. C'est affligeant, oui, parce que tous ces efforts, ce travail, cet engagement, c'est pour que le résultat soit une bête série d'action qui se répète déjà trois fois elle-même en 45 minutes, ce qui tient quand même de la performance de haute voltige.
Pour vous résumer l'épisode, la structure donne en effet ceci : Sarah et son fils (qui cette fois n'a pas rétréci...) sont quelque part, une machine arrive pour les dégommer, ils s'en sortent, la machine aussi, ils s'en vont ailleurs, la machine les suit pour les dégommer, ils s'en sortent, la machine aussi, ils s'en vont dans le futur...
Et je parie que dans les épisodes suivants, ya une nouvelle machine qui essaye de les dégommer et qu'ils s'en sortent !!!

Bon alors évidemment, je résume, là. Parce que quelque part là-dedans il faudrait ajouter qu'il y a une autre scène de dégommage raté en ouverture (mais ça ne compte qu'à moitié je suppose, puisque c'est dans un rêve), et surtout je suis bien obligée de mentionner l'arrivée de Summer Glau (avec toujours cette vilaine maladie congénitale qui fait qu'elle n'arrive pas à cligner une seule fois des yeux, j'espère que la médecine pourra quelque chose pour elle, un jour, quand même...) quelque part dans cette boucle infernale, ainsi que le fait qu'on a aussi Dean Winters qui se balade dans le coin (Dean qui avait pris un sacré coup de soleil le jour du tournage de la première scène...). Et chaque nouveau choix de carrière d'Owain Yeoman me rend plus sceptique à son égard, aussi ; un coup c'est plutôt honorable, un coup ça donne l'impression que c'est purement alimentaire...

Je crois que s'il y avait une seule phrase à retenir de ce pilote, ce serait... BOOM. Ouais, c'est sans doute la partie des dialogues la plus aboutie, je pense. Ya aussi le KABOOM qui était pas mal, mais, non, résolument, j'ai une préférence pour BOOM.
Ce qui est très exactement le bruit que fait ma tête lorsqu'elle heurte le mur en espérant que j'aie une vilaine amnésie. Je vivais tellement mieux avant de me remplir le cerveau de conneries...

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture (je vous en veux pas spécialement, mais comme c'est la tradition...) : la fiche BOOM de SeriesLive.

19 août 2008

Rien à voir avec Barry Allen

J'ai souvent eu un problème avec les goûts téléphagiques de mon entourage. Par exemple, à l'époque où il n'y avait qu'une télé pour toute la maison, ma soeur aimait bien regarder Flash, Agence Acapulco, ou Los Angeles Heat. Mon premier copain était fondu de Sydney Fox (et Buffy, aussi, ce qui compense plus ou moins). Et ne parlons même pas de celui qui aimait avec passion Mutant X (précisément parce que c'était nul, en plus). En tant que téléphage, il est avéré que je ne sais pas m'entourer, c'est un fait. D'où mes efforts désespérés pour faire découvrir toujours plus de séries...
Je ne nie pas la qualité de ces séries (quoique...?), mais leur point commun, c'est d'être essentiellement des séries d'action.
Problème : l'adrénaline, ce n'est pas exactement ce que je recherche dans une série. Donc l'action, c'est bien mais ça me fait fuir s'il n'y a rien d'autre.
Or vous savez ce que c'est : parce que vous êtes "mordu de séries télé", on ne s'explique pas que vous fassiez la grimace quand on vous propose de regarder un épisode de l'une des séries sus-citées. Bah ouais, si vous aimez les séries, vous aimez toutes les séries, hein, c'est logique. Donc j'ai vomi tripes et boyaux devant un nombre d'épisodes assez conséquent de ces séries et quelques autres (par contre pour Pacific Blue, je confesse, c'était moi, mais j'étais alors jeune et bête, et j'ai un mot d'excuse : il y avait Marcos Ferraez au générique ; au début en tous cas).

Donc, depuis, je suis d'une prudence de Sioux quand une nouvelle série d'action pointe son nez. Traduisez par : je passe mon tour quasi-systématiquement. Et comme en ce moment, je n'ai personne pour m'en infliger, on va pas tenter le Diable non plus !
Mais d'un autre côté, vous savez aussi que je suis suffisamment sentimentale pour que, lorsqu'un acteur pour lequel j'ai beaucoup de sympathie se montre au générique d'une série, et que je viens à le savoir, je finis toujours, d'une façon ou d'une autre, et même si c'est avec des mois ou des années de retard, par aller jeter un oeil.
Je suis faible, c'est comme ça.

Aussi, après avoir tourné autour du pot une saine dose de temps (j'y vais, j'y vais pas, j'y cagoule, j'y cagoule pas... bon bah maintenant que c'est cagoulé, autant rentabiliser l'espace disque occupé !), j'ai fini par donner sa chance à Flashpoint.
Über-circonspecte, comme on s'en doute. Genre avec plein de vilains préjugés et tout en ayant un plan de secours du type "au pire, je ramène mon matériel et je me fais les ongles en attendant la fin de l'épisode". Ouais, comme je vous disais, les séries d'action, c'est vraiment pas ma tasse de thé, hein, je m'en cache pas...

Mais bon, reconnaissons au moins qu'outre son traitement léché (ah, ils ont des filtres et ils sont bien décidés à prouver qu'ils savent s'en servir), Flashpoint parvient à apporter un peu de nuance aux séries de pur muscle, notamment par sa façon de donner du relief aux évènements.
Comment ? En montrant l'avant et l'après. Soit les causes et les conséquences.
En tous cas c'est comme ça dans le pilote, et j'ai presqu'envie de me demander si ça se poursuivra ensuite (c'est juste que c'est pas du tout prévu dans mon planning téléphagique mais bon, si j'ai un créneau qui se libère, on verra).

Donc ce qui est intéressant dans le pilote de Flashpoint, en fait, c'est qu'il s'agit d'une équipe d'intervention, mais que l'intervention, dans le fond, on s'en bat l'oeil : ce qui importe, c'est pourquoi il y a besoin d'une intervention (le mec a pas décidé de prendre un otage parce qu'il n'y avait rien à la télé, non, il a ses raisons... pas forcément super étayées, mais ses raisons), et l'impact qu'aura cette intervention ensuite sur les protagonistes.

Et à ce titre je suis bien obligée de reconnaître que l'effet de choc est super bien retranscrit lorsque vient le dénouement de ladite intervention. Mélange de sensation de malaise, d'incompréhension et de tristesse (surtout qu'évidemment on était à ça de trouve une solution de négociation), bref, on subit le contrecoup des scènes d'action pure, et ça fonctionne quand même bien. Une excellente gestion des silences, notamment, fait beaucoup pour ces scènes où les dialogues vont à l'économie sans qu'on ait l'impression que le dialoguiste était parti en pause déjeuner, comme c'est souvent le cas.

Bref, c'était efficace.
Au-delà de ça, eh bien... l'intrigue est creuse (et faut pas compter sur des explications détaillées de l'affaire, mais bon en même temps on n'est pas vraiment dans une série policière non plus, c'est pas leur job), les personnages sont assez lisses à l'exception du mec principal (ouais, lui là, le mec qu'on a pris parce qu'on pouvait pas avoir Bruce Willis, mais qui lui ressemble avec 30 kilos de moins...), bref on n'est pas non plus dans un contexte de révélation, mais globalement, ça se tient.

Et puis, oui, bon, d'accord, j'adore Colantoni, vous êtes contents ? Je craquais déjà pour lui quand il jouait les jeunes loups dans Voilà!, je craquais encore pour lui dans Veronica Mars, et là je craque encore, c'est ce que vous vouliez entendre ? Eh bah c'est dit ! C'est le genre de gars auquel je ne peux pas résister, petit sourire, regard qui pétille, un ptit air "guy next door", en un mot, le gars qu'on ne peut pas détester même si on essayait, et pour ma part je ne me donne même pas cette peine. Vous avez eu les aveux que vous vouliez ?

En un mot, Flashpoint, c'est clairement pas la série du siècle, ni même de l'année d'ailleurs, mais si, un jour, admettons, une chaîne française diffuse la série et que, par exemple, je tombe dessus... bah il se pourrait que je reste jusqu'à la fin de l'épisode sans sortir mon sac en papier.
Comme quoi dans la vie faut jamais se braquer.

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Flashpoint de SeriesLive.

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