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ladytelephagy
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18 juin 2009

La philosophie est-elle compatible avec la téléphagie ?

Ah, alors. La philosophie par la série. Je perçois le sujet "foutage de gueule" à l'approche.
Comme tout le monde, je pense (puisque ça fait le tour du web téléphagique depuis au moins ce matin), j'ai lu cet article sur Thibaut de Saint Maurice, qui parle de philosophie à travers les séries. Et non pas dans les séries, nuance. L'auteur, un prof de philo, semble découvrir que d'une part les séries télé sont populaires (le choc !) auprès des jeunes (attaque cardiaque !), mais qu'en plus, il s'y dit des trucs. C'est pas juste du temps de cerveau disponible, c'est... c'est presque pas bête, ce qu'il se dit.
Encore un qui a inventé l'eau chaude. Mais bon, à la rigueur, une révélation même tardive reste une révélation.

Je manque par contre de m'étrangler lorsque je lis quelques uns des exemples employés : 24, Desperate Housewives, Prison Break... et pourquoi pas NCIS aussi ? Si c'est pour faire le malin sur ces séries-là, autant ne rien dire du tout. Cela dit je conçois tout-à-fait que quand on parle du plus petit dénominateur commun, on attire l'attention. Et accessoirement c'est plus vendeur, aussi.

Le vrai téléphage, celui qui ne s'arrête pas aux titres les plus populaires, aura bien entendu flairé la supercherie d'instinct, relevant qu'on n'aura pas attendu "les séries télé, nouvelle forme artistique populaire" (dixit l'article de Slate... sic) pour trouver de la philosophie dans les séries, encore fallait-il y regarder d'un peu plus près.
Le premier titre qui me vient à l'esprit est Oz, pour des raisons assez évidentes je pense. Voilà bien une série qui est pour ainsi dire un vivant traité de philosophie, bien plus profond et intéressant à étudier à mon sens. On y trouve pèle-mêle et entre autres : des questionnements sur la vie, le temps, la nature humaine, etc... D'ailleurs dans la foulée, Oz est aussi une thèse sociologique et un manifeste politique (faut pas gâcher). Et cela en parvenant à être une série très accessible sans jamais se compromettre dans la facilité, en plus. Faites regarder du Oz à vos élèves, Monsieur de Saint Maurice, tout le monde y gagnera, la philosophie comme la téléphagie (pourquoi serait-ce unilatéral ?).
Evidemment, le concept derrière ce bouquin, c'est d'essayer de capter l'attention des jeunes en faisant des parallèles avec des concepts philosophiques, et c'est relativement louable dans l'ensemble, sauf que ça ne tire personne vers le haut !

Qui plus est, on peut trouver de la philosophie n'importe où, j'ai envie de dire, et à plus forte raison si l'on est professeur de philosophie. Avec un peu de réflexion, je suis sûre qu'on peut même trouver une pensée profonde derrière, mettons, Son of the Beach. Si, en y passant quelques heures et en n'ayant rien d'autre à faire, ça doit être possible... C'est toujours facile de poser le regard sur quelque chose pour ensuite l'étiqueter selon un courant de pensée défini. Sauf que ces propos sont bien souvent involontaires, ce qui invalide d'autant la démarche philosophique qui consiste à se questionner sur de l'abstrait et non simplement à résoudre des enquêtes selon un cahier des charges dûment respecté (j'ai NCIS en sourdine à côté de moi en attendant Canterbury's Law, et croyez-moi, bien malin celui qui attribuera aux scénaristes un quelconque degré de réflexion).
J'associe un peu cette démarche aux psys qui, mis face à n'importe quel être humain, trouveront toujours des névroses insoupçonnées ou des pathologies retorses à attribuer à leur congénère (ça doit être une chose intéressante à analyser, d'ailleurs). En gros, quand on cherche un sens à quelque chose, je suppose qu'on en trouve.

Mais à première vue, l'auteur de Philosophie en séries (sic !) s'est surtout contenté de surfer sur la vague de la facilité, ce qui me semble être un comble pour un philosophe. Je ne peux pas vraiment l'en blâmer tout-à-fait : il a simplement fait preuve de pragmatisme vis-à-vis de ses élèves peu inspirés par sa matière, et en plus, sortir un livre lui permet de traire la vache à lait. Une vache à lait rhétorique, ça va de soi.

Cela étant, si ce cher monsieur veut m'expliquer un peu mieux sa démarche, je lui ouvrirai volontiers mes colonnes pour un droit de réponse. Le dialogue contradictoire était au centre de la démarche de Socrate, d'ailleurs.

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18 juin 2009

[DL] HawthoRNe

Le bilan de la soirée "HawthoRNe live", c'est qu'au moins, je ne vais pas vous prendre la tête avec cette série-là. C'est pas la série qui va faire 26 tags sur ladytelephagy, si vous me suivez. Par contre, si j'ai bien cerné la série, je suis encore assez mitigée vis-à-vis du générique. Alors on va essayer de confronter les points de vue, pour voir. Vous me direz ce que vous en pensez. Et pour savoir ce que je pense de la série, faudra soit attendre le post que je vous prépare (mais ya pas le feu au lac vu la teneur du truc), soit aller jeter un oeil sur la soirée Twitter avec freescully.

HawthoRNe
Note : lien valable 30 jours minimum. Je reuploaderai si le lien est mort, mais seulement si vous postez un commentaire pour me prévenir !

Non parce que, sur le fond, j'aime bien l'idée de superposer une image vieillotte de la médecine, avec le noir et blanc, les vieilles tenues et le matériel hors d'âge... et le personnel actuel de l'hôpital, les protagonistes de la série, quoi. Le concept est du genre pourquoi pas. Sauf que d'une part, ça ne représente pas du tout la série (si encore on était dans un hosto à la pointe de la technologie, ou un truc du genre médecine d'anticipation à court terme, on peut tout imaginer ! Sauf que pas du tout), et surtout la musique est tellement bateau qu'au lieu de rendre hommage à l'histoire du corps médical au cours du siècle passé, on a surtout une profonde impression d'ennui.
Donc bon, mitigée, certes, mais je penche quand même un peu plus d'un côté que de l'autre.

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche HawthoRNe de SeriesLive.

18 juin 2009

Attention, please

On est des tarées, nous autres qui n'avons pas de majuscule. freescully et moi-même vous donnons en effet rendez-vous ce soir à 20h pour un visionnage du pilote de HawthoRNe en direct, sur Twitter.

Pour une fois, on va changer un peu de méthode ! Ainsi, plutôt que de vous produire un pavé de 50 000 caractères post-découverte, nous serons toutes les deux, simultanément, sur nos comptes Twitter, afin de partager nos impressions sur ce pilote. C'est un peu ce qu'on avait fait pour The Beast en plus mieux, en plus interactif, bref, plus 2.0. Je vous l'avais dit, on est des tarées.
En plus, vu les audiences tièdes de la série, je pressens que ce pilote va être un festival.

La question que certains parmi vous se posent peut-être, c'est : "pourquoi Twitter ? Zavez pas assez d'un blog ?" Si, si j'ai lu la question dans vos yeux.
D'ordinaire, je suis pas trop "site communautaire" et toutes ces sortes de choses. J'ai jamais eu de MySpace (je considère que c'est à laisser aux musiciens et chanteurs), j'ai jamais eu de FaceBook (je considère que c'est à laisser à ceux qui veulent se faire des amis imaginaires, cf. post d'hier ?), par contre Twitter, ça remplace un flux RSS (en effet, mes 3 blogs sont suivis automatiquement sur mon compte, et je répercute aussi les news de Teruki Paradise que je fais), un forum non-exclusif (tout le monde peut rejoindre la conversation), un chat, une boîte mail (ça tombe bien pour moi qui oublie tout le temps le mot de passe de la mienne), bref, pour moi qui déteste avoir 500 applications et/ou sites web pour bosser, c'est le rêve.
Certes, il y a le fait qu'on est limités à 140 caractères. Personnellement, sur mon compte Twitter, j'ai pris le parti de faire ça uniquement en anglais histoire de s'amuser avec le concept. Mais 140 caractères ça rend les structures de phrases simples et faciles à suivre. Alors bon, pourquoi pas ?
J'ajoute que point n'est besoin de s'inscrire, même si c'est plus pratique.

Donc si vous voulez suivre nos impressions ce soir à partir de 20h (à un poil près, quoi), le lancement sur fera sur Twitter sur nos comptes :

lady_2009_bigger           Logo_bigger   

17 juin 2009

Imaginaire Imogène

Je ne sais plus pourquoi mais je me suis mise à repenser à l'un de mes ex. Non je me suis pas trompée de blog. Après que nous ayons rompu, je me suis aperçue qu'il avait souscrit à un service de petite amie virtuelle, qui lui envoyait régulièrement des mails indigents du genre "ah j'ai passé une bonne journée aujourd'hui, j'ai hâte qu'on se voie", rien de polisson.
Comment j'ai eu accès à ces mails relève désormais de la prescription. Non, je vous le dirai pas... vous êtes de la police ou quoi ?
Bref j'y repensais, sans jugement aucun d'ailleurs (est-ce ma faute si je suis trop humaine pour les hommes que je fréquente ? Raisonnablement non), et je me suis dit : je me demande s'il est encore abonné à ce truc. Sans doute pas. Je le lui souhaite. Enfin, avec les mecs, on sait jamais. Mais même s'il l'était encore, ça m'a rappelé à quel point certains d'entre nous entretiennent tout de même des relations imaginaires.
Arrêtez de vous moquer. Je parle aussi de nous, téléphages.

Cette relation imaginaire avec des séries, je ne vais pas avancer bêtement qu'elle existe entre le spectateur et la série qu'il suit. Au contraire, cette relation-là est bien réelle. Pas comparable avec d'autres relations évidemment (pour ceux qui se rappellent encore comment on peut avoir des relations avec quelqu'un d'autre que le monsieur qui nous livre des pizzas pour nos soirées télé), mais elle existe et j'en ai déjà parlé de nombreuses fois (dont ici). Bien crétin celui qui irait faire mine d'avancer que, boh, la télé, ça n'engendre pas un lien affectif. Ou alors ce serait quelqu'un qui tond la pelouse en même temps qu'il regarde Damages (je me fais pas des amis en appuyant là où ça fait mal). La tendresse qu'on a envers les personnages, notre assiduité d'une semaine à l'autre, et pour les bloggueurs téléphages parmi nous, la ferveur que nous mettons à disserter sur le sujet en long, en large, en review et en travers, en sont des indices assez nets.

Non, je parle de la relation imaginaire avec les séries qui ne sont plus. Nous les avons tant investies que nous continuons de nous en préoccuper alors même qu'il ne s'y passe, par essence, plus rien. Je ne le critique pas, pour le pratiquer moi-même, mais je dois dire que je connais très peu de domaines d'intérêt où cette inclination est si prononcée.

Scarlatiine parle par exemple de La petite maison dans la prairie, et à travers cette série, de tout ce qui nous a marqué à jamais dans nos coeurs de téléphages. Comment se fait-il que 10, 15, ou même 20 ans après, nous continuons d'avoir une relation avec ces séries qui nous ont marqués ? Cela fait par exemple des siècles qu'il n'y a plus d'inédit d'Une Nounou d'Enfer (depuis l'arrêt de Living with Fran, diront les mauvaises langues), et pourtant j'ai trouvé le moyen d'avoir des choses à en dire à 24 reprises depuis l'ouverture de ce blog, alors qu'évidemment la série était finie depuis des lustres avant même que je n'ouvre ladytelephagy ! La faute aux rediffusions ? Pas seulement ! Ou alors on m'explique les 26 occurrences de Rude Awakening...

La série vit toujours en nous.
Même sans aller jusqu'à la fanfiction (quoique les Buffyistes soient parmi les coutumiers de la chose), nous repensons aux personnages, aux bons moments passés, bref nous la nourrissons de notre imaginaire. Nous avons réellement construit des souvenirs avec ces séries... comme s'il s'agissait d'amis imaginaires. Sans même parler des extrêmistes qui tombent dans le culte de la personnalité (chais pas moi, imaginez quelqu'un qui regarde tout ce que fait Kyle MacLachlan même quand c'est pourri ; et ça l'a longtemps été), il est assez perturbant de voir que nous continuons d'investir des séries tombées au combat.
Un peu plus tôt ce matin, tao tweetait sur Everwood. Voilà bien un exemple flagrant de série avec laquelle les spectateurs ont continué d'entretenir une relation tendre. Et moi, avec mon deuil de Pushing Daisies qui me mine le coeur ? Pas mieux.

Je trouve ça absolument sidérant, finalement. Certes, tant qu'on reste dans une certaine mesure, ce n'est pas inquiétant. Mais ça pose sérieusement question tout de même sur le principe même de la série, qui s'insinue dans notre quotidien et espère tentaculairement s'accrocher à tout ce qui dépasse pour qu'on ne cesse jamais de la regarder. Une fois l'annulation passée, ainsi que des années voire des décennies, nous sommes toujours sous le charme.
L'addiction à une série se soigne-t-elle un jour ?

Une partie de moi espère que non. L'autre partie pourrait rationaliser un peu, mais elle est trop occupée à écouter la première chanter After You've Gone, chanson utilisée dans un épisode de Rude Awakening que je n'ai pas vu depuis deux ou trois ans, et que je fredonne depuis ce matin. Vous en tirerez les conclusions que vous voudrez...

16 juin 2009

Ethique téléphagique

"La série est beaucoup trop complexe à suivre pour le téléspectateur lambda (sans insulte aucune puisque j'ai moi-même décroché : impossible de la regarder en faisant autre chose)."

Wow, wow, wow. Quoi ? Je... j'ai bien lu, là ? Je veux dire... attendez, j'ai dû louper quelque chose. Et en plus, ça vient d'Eske. Alors là, je suis mortellement déçue. Arrêtez tout, on recommence.
Comme ma mission sur Terre, si je l'accepte (et je l'ai acceptée un soir de janvier), est de propager la bonne parole téléphagique de par le monde, je me dois d'intervenir. C'est même urgent, à ce stade. Car on vient d'atteindre un point de non-retour, je dirais. Quand un téléphage que je tiens en haute estime commence à dire des choses comme ça, on sait qu'il est expressément temps d'agir.

Premièrement, au nom de tous les télambdas du monde, je tiens à m'insurger : c'est pas parce qu'on n'est pas un passionné de séries qu'on n'est pas capable de se bloquer 45mn devant un épisode. Quand je dis "se bloquer", je dis bien : regarder la télévision de façon exclusive, quitte à sortir la vaisselle de la machine plus tard, ou à empêcher fiston de jouer avec les prises électriques un autre jour. On n'a pas besoin d'être passionné pour regarder un épisode en évitant d'en profiter pour se vernir les ongles d'une main, mettre la table de l'autre et changer la couche de la petite dernière avec les doigts de pieds (vous pensez qu'on ne peut pas changer une couche avec les pieds, si-si, c'est possible). Je ne suis pas télambda moi-même, mais j'en ai connu beaucoup (mon travail de contagion est en cours, cela dit). Et ils étaient capables de tenir 45mn devant une série en se concentrant sur ce qui s'y passait. D'ailleurs, chose merveilleuse, is sont capables de le faire pendant 1h30 devant un film, ce qui est une plutôt bonne nouvelle, du moins dans le cas qui nous préoccupe. Donc, non, je suis désolée, mais ce n'est pas parce qu'on n'est pas téléphage qu'on n'est pas capable d'accorder à un épisode l'attention qui convient. Le succès sur TFHein de séries policières peu feuilletonantes en est à mon avis la preuve flagrante.

Et surtout, deuxièmement, je tiens à rappeler l'une des règles de base de la téléphagie : si vous voulez pouvoir vous targuer d'aimer les séries télé, regardez-les. Ne les écoutez pas. A des fins purement éducatives, je pense qu'il faut reprendre par les bases.

CeciEstUneTV   CeciEstUneRadio
Télévision   Radio

On entrera dans les subtilités pendant une prochaine leçon, mais disons tout simplement pour résumer que la télé a un écran, et la radio n'en a pas. Avec un peu d'observations et de pratique, vous vous en apercevrez. Notez bien que je n'ai rien contre la radio. Mais de la même façon qu'il est absurde de rester assis à fixer une radio, il est absurde de se contenter d'écouter la télévision. On pourrait dire que c'est en quelque sorte la règle d'or de la téléphagie. C'est tout simplement pas fait pour, quoi.

Donc voilà, à partir de maintenant, considérez-vous éduqués. Le prochain qui me dit qu'il a regardé une série sans la regarder en continu, c'est simple, je bannis son IP et je fais un mot aux parents.
La prochaine fois qu'une série vous aura semé en route, vous trouverez une meilleure excuse que ça, j'espère !

Vous avez de la chance, c'est l'heure de la récré. Quand vous aurez bien assimilé tout ça, on passera à la leçon suivante et on apprendra comment changer de chaîne pour éviter de voir Les Experts Djibouti pour la 100e fois.

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15 juin 2009

[GAME] Je n'avouerai jamais...

...sauf à vous.
Aujourd'hui j'inaugure un nouveau type de jeu, qui survivra, ou pas, ça dépendra de vous. Le jeu est parfaitement simple, je vous rassure... mais le nombre de commentaires sous ce post le confirmera (ou pas).

Le but du jeu est donc le suivant : je vous donne une liste de plusieurs faits, bien-sûr en rapport avec la télévision (ici, des aveux un peu honteux), et vous devez trouver celui qui n'est pas vrai. Il est possible que des indices soient ou ne soient pas disséminés dans mes posts passés de ce blog, d'ailleurs. Vous pouvez chercher dans les archives pour trouver certaines réponses, vous pouvez vous creuser les méninges en essayant de vous souvenir de mes goûts personnels, ou vous pouvez tout simplement jouer au pif, à votre guise.

Et naturellement, le premier (l'heure du post faisant foi) à trouver la seule affirmation fausse de la liste gagne un bon cookie.

- la première fois que j'ai éclaté en sanglots devant la télé, c'était devant Chicago Hope
- l'un de mes chats aime regarder Alerte à Malibu
- je n'ai jamais regardé l'intégralité des épisodes de Oz
- mon père a arrêté de regarder X-Files après un épisode où Mulder et Scully vieillissaient de façon accélérée, parce qu'il en a fait des cauchemards
- j'ai cagoulé tous les épisodes de Stacked, et je les ai tous gardés
- la honte d'avoir acheté le DVD de la première saison de One Tree Hill est si forte que je ne l'ai jamais ajoutée à la galerie Diagnostic COLLECTION
- depuis la rentrée de septembre, j'ai dépensé plus de 500 euros à la FNUC (c'est indécent)
- dans Sex & the City, je préfèrerais être amie avec Miranda, mais si elle avait la garde-robe de Charlotte
- je me refuse à regarder les derniers épisodes de Pushing Daisies
- j'ai tellement d'idées pour ladytelephagy On Air que je n'y touche plus très souvent de peur de devoir choisir
- une à deux fois par an, je cagoule le pilote d'Entourage, je le mets sur une pelote de laine... et je le perds sans l'avoir jamais vu
- je garde religieusement tous les magazines spécialisés en séries que j'ai achetés ces dix dernières années
- longtemps, j'ai cru que Teal'C s'écrivait Tirk'h (je dois encore en vérifier l'orthographe aujourd'hui)
- quand j'étais ado, j'avais commencé une fanfic parodique d'Invasion Planète Terre qui avait duré un peu moins d'une dizaine de chapitres

On est lundi, je vous laisse une semaine pour faire des propositions ci-dessous, réponse lundi prochain ! N'insistez pas, vous n'aurez pas d'indice, vous y arriverez tous seuls...

14 juin 2009

Le web téléphagiique s'agrandiit

Bon alors vous le savez, c'est pas trop mon truc le copinage, d'ordinaire.
Et comme vous le savez, c'est pas trop mon truc Les Simpsons, d'ailleurs.
Et comme vous le savez, le rouge c'est pas tout-à-fait ma couleur.

...euh, pourquoi je fais de la pub pour ce blog alors ?

Grandiie

Eh bien, tout simplement parce que c'est celui, tant attendu, de Scarlatiine, oui elle s'est enfin décidée, et elle va nous faire bénéficier à son tour de son regard sur les séries. Depuis le temps que je faisais du lobbying pour que ça arrive !

Affluez nombreux, précipitez-vous, la peinture est fraîche mais je n'ai pas le moindre doute sur ce blog !
Euh, pensez à revenir me voir de temps en temps, hein ?

14 juin 2009

Give credit where credit is due

Je vous propose souvent des génériques, certains de qualité, d'autres moins, certains recherchés, certains bêtes à manger du foin, bref. Aujourd'hui, je suis tombée complètement par hasard (ou plutôt par le genre de hasard qui fait qu'on clique sur un sujet et qu'on se met à lire tout ce qui traine) sur le site de DIGITAL KITCHEN. Un nom qui ne parle pas nécessairement au premier abord mais dés que je vais vous expliquer de quoi il retourne, la lumière va jaillir, vous allez voir.
DIGITAL KITCHEN est une agence qui s'occupe de développer des génériques.

J'ai toujours pensé instinctivement que ce n'était pas la production d'une série qui s'occupait du générique. Principalement dans le cas des bons génériques qui vont avec de mauvaises séries, et vice versa. Tenez, prenez Point Pleasant : très bon générique, mais rien à voir avec la qualité de la série. C'est donc bien que son concepteur ne travaillait pas sur le show. Cela semblait donc évident pour certaines séries, mais je ne m'étais jamais piquée de le vérifier. Et puis là, par hasard vous disais-je, je suis tombée sur le site de DIGITAL KITCHEN qui effectivement produit (entre autres) des génériques. Et leur palmarès a de quoi faire baver n'importe quel téléphage, jugez plutôt quelques uns de leurs accomplissements :

Dexter_generique_580   GhostWhisperer   TrueBlood_580   SixFeetUnder

Eh ouais, quand même. Sans compter aussi The Company (comment n'ai-je pas pensé à proposer ce générique plus tôt), Rescue Me, Nip/Tuck ou encore House. Que du bon, quoi.
Alors, devinez quoi ? Se donner du mal pour un générique, c'est payant : à l'exception de Rescue Me et True Blood (mais pour ce dernier, dans un mois on aura les nominations des Emmys et ce sera la 1e année d'elligibilité de la série, attendons de voir), tous ces génériques ont reçu au moins une nomination aux Emmy Awards, et plusieurs ont été récompensées d'un trophée.
Comme quoi, avec tous leurs génériques de 10 secondes, un grand nombre de séries du moment n'ont rien compris aux multiples bienfaits d'une mise en bouche digne de ce nom ; on ne fabrique pas simplement une jolie video, on ne se crée pas juste une identité : on marque les esprits.

C'est peut-être l'influence de Teruki Paradise sur mon esprit malade, avec ses videos en format court à la pelle, mais je trouve qu'il serait intéressant qu'on puisse trouver sur un site quelconque (au hasard... SeriesLive ?) une indication plus systématique quant à ceux qui sont derrière nos génériques préférés. C'est quand même drôlement intéressant de constater qu'il y a des gens qui ont autant d'excellence dans ce domaine que le studio DIGITAL KITCHEN, non ? Et puis, pourquoi pas, ça vaudrait aussi bien pour l'aspect video qu'audio, d'ailleurs. Tenez, vous saviez par exemple que le compositeur du générique de 30 Rock était le mari de Tina Fey ?

Merde alors, on dirait presqu'un post éducatif. Vite, vite, une video pour compenser... Ah, je sais : oh, le joli making-of ! Ouf, l'espace d'un instant, j'ai failli être sérieuse.

13 juin 2009

Une série méteencale...

Voici un article qui était prévu pour une autre publication, mais après un impair involontaire mais bien impardonnable de ma part, ça n'aura pas lieu. Je vous l'offre donc, j'aime pas laisser perdre...

Vous vous souvenez quand John Carter est arrivé aux Urgences, avec son menton imberbe, ses grands yeux et son envie de compatir avec les malades (ce qui le rendait souvent hermétique aux enseignements du dur Benton) ? Eh bien je soupçonne que l'inspiration derrière ce personnage se trouve en Doogie Howser, médecin de son état, et plus jeune d'environ une dizaine d'années.
Car si Dr Doogie apparait comme un drama médical, il est avant tout l'objet d'un parcours initiatique.

Doogie, c'est cet ado de 16 ans qui, dés le pilote, ne trouve rien de mieux à faire que sauver une vie au lieu de passer son permis... Il est comme ça, Doogie. La série repose évidemment sur ce paradoxe fort pratique (un petit surdoué qui évolue dans un monde d'adultes) afin de détricoter le passage à l'état adulte pour le jeu garçon pris entre deux feux.

Pour cette petite expérience scientifique, je vais avoir besoin d'un blondinet intelligent et sensible, d'une profession réputée pas facile, et d'un cobaye-témoin en la personne d'un ado lambda.
Car l'impact des expériences de notre héros en milieu médical se mesure immédiatement grâce au meilleur ami de Doogie, Vinnie. En fréquentant toujours son meilleur ami (pour des raisons certes obscures, mais qui suis-je pour vous faire une leçon sur l'amitié ?), Doogie garde donc un repère et peut prendre l'ampleur du chemin parcouru, grâce aux réactions de son ami escaladeur de fenêtres. C'est bien simple, si Doogie avait un ange d'épaule et un diable d'épaule, Vinnie incarnerait plutôt le second... et lorsque notre jeune médecin rencontre des problèmes sur son lieu de travail, il trouve rarement en Vinnie l'éclairage et les conseils qu'il aura réellement envie de suivre. Heureusement, c'est là qu'intervient un autre personnage très important de la série (et souvent sous-estimé ou réduit à un simple gimmick), le journal intime ! Doogie y consigne en effet hebdomadairement ce qu'il a appris... de la vie.

En effet, il ne s'agit pas pour lui d'apprendre son métier : il ne nous est laissé aucun doute sur le fait que notre bon docteur Doogie est compétent et capable sur un plan strictement médical. Ce qu'il doit apprendre, c'est en fait tout le reste : gérer ses relations professionnelles, son approche des patients (il manque souvent de distance ; et cela peut alors avoir de bons comme de mauvais côtés), ses histoires de coeur et, du moins l'espère-t-il parfois, ses histoires de sexe. Sur ces choses-là, il est évidemment comme n'importe quel personnage adolescent, à savoir peu sûr de lui et tâtonnant. Et l'ordinateur, épisode après épisode, est là pour attester des progrès que notre tête d'ampoule préférée fera en la matière.

A travers son médecin compétent mais d'une grande innocence, Dr Doogie fait plus que transposer des intrigues adolescentes en milieu médical. Il s'agit ici de poser des questions (qui fâchent, parfois) sur la relation médecin/patient, sur le poids de ce métier et la façon de le porter en préservant autant que possible son humanité. C'est grâce à l'éducation progressive de son protagoniste éponyme que la série nous éduque, non pas sur les actes de médecine (comme de trop nombreuses séries médicales), mais sur la façon de les pratiquer.

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Dr Doogie de SeriesLive.

12 juin 2009

[DL] Royal Pains

Un beau ptit mec, une piscine, un grand ciel bleu... Non, ne me dites rien : Royal Pains serait-elle une série estivale ? Chut, je vais trouver toute seule !
En soi on n'a pas inventé grand'chose, mais je trouve l'ensemble très sympathique. En fait on a même l'impression d'assister au générique d'un sitcom, d'ailleurs à mes yeux, la "chute" du générique est assez représentative de ce qu'on a souvent dans le cas de comédies pures reposant sur un acteur plus particulièrement. Un acteur qui nous fait d'ailleurs ici sa meilleure imitation de Candide...

RoyalPains
Note : lien valable 30 jours minimum. Je reuploaderai si le lien est mort, mais seulement si vous postez un commentaire pour me prévenir !

L'idée de jouer à la fois avec la médecine et le luxe est cependant assez amusante (stétoscope en perles de culture, pillulier rempli de diamants, etc...) donc on peut estimer que le générique est à l'image de la série : sympa, pas prise de tête mais bien conçu. Je suis pas fan de la chanson, mais ça se tient.
Par contre j'ai rarement vu un logo plus mal assorti !

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Royal Pains de SeriesLive.

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