ladytelephagy

Purple is the new black. Un blog qui parle de séries, c'est devenu assez habituel. La question, c'est : de quelles séries ? Séries méconnues, séries anciennes, séries japonaises... mais aussi séries récentes ! Venez, la téléphagie, c'est contagieux !

09-08-09

ありがとう, Eske-さん

Et d'ailleurs en parlant de dorama japonais, plusieurs de mes fiches ont été postées aujourd'hui par Eske (puisse ses séries favorites être renouvelées à l'infini), donc si ce n'était encore fait, n'hésitez pas à aller voir les fiches de ces séries dont je vous ai déjà parlé :

- Lunch no Joou (fiche SL)
- Yakou no Kaidan (fiche SL)
- Innocent Love (fiche SL)
- The Quiz Show (fiche SL)
- Futatsu no Spica (fiche SL)

Merci à lui pour participer à l'éducation des téléphages français, et rendez-vous avec de prochaines fiches très bientôt !

Posté par ladyteruki à 13:13 - 3615 My (So-Called) Life - Permalien [#]

22-06-09

New Friends

Oyez, oyez ! Eske (que mille DVD lui soient offerts en sacrifice) a pu mettre en ligne une partie des fiches nippones que j'avais envoyées il y a quelques temps. Dans la prochaine salve, vous trouverez également des séries dont je n'ai pas parlé mais dont le post est actuellement en travaux, d'ailleurs...

Mais pour le moment :
- Bokura no Yuuki
- Hokaben
- Joou no Kyoushitsu
- Last Friends

N'hésitez pas à leur payer une visite, et d'en profiter pour aller relire les tags associés, car il s'agit de séries dont j'ai déjà parlé par le passé. Je crois me rappeler que Last Friends avait fait une adepte, n'hésitez pas à tenter votre chance avec l'une ou l'autre de ces séries !

Après le succès de Lunch no Joou (prochainement fiché aussi), je vais essayer d'espacer un peu moins les posts sur les séries nippones, comme vous avez pu le voir tout à l'heure avec Yakou no Kaidan... que d'ailleurs je dois envoyer à Eske dans un avenir proche. Le pauvre, il n'en verra jamais le bout.

Posté par ladyteruki à 22:30 - 3615 My (So-Called) Life - Permalien [#]

Le mieux est l'ennemi du bien

Je vous ai déjà parlé de ma déconvenue du moment en matière de télévision japonaise, qui consistait à dépérir en attendant qu'une bonne âme ait l'idée de sous-titrer en anglais Aishiteru ~Kaiyou~. En l'absence de pareil miracle, mon attention se reporte (à grand'peine) sur d'autres nouveautés du printemps. Aujourd'hui, je me suis donc prise par la main, et j'ai donné sa chance à Yakou no Kaidan.

L'impression générale qui ressort de cette série est avant tout la dispersion. A force de vouloir en rajouter dans le scabreux, le pilote finit par partir dans tous les sens et c'est particulièrement désagréable de se rendre compte, au bout d'environ 45mn, que vous n'avez aucune idée du thème de la série.

S'agit-il d'une critique de l'ambition ? C'est vrai que le personnage principal de Yakou no Kaidan est rongé par une ambition malsaine. Il souhaite en effet réussir dans le milieu de l'esthétisme, et n'hésite pas à jouer les gigolos auprès de vieilles peaux pour cela pour se faire subventionner son propre salon de beauté (j'ai eu une pensée pour Christian Troy). Michio Sayama souffle le chaud et le froid sur son actuelle bienfaitrice, et se montre manipulateur à chaque instant, jusque dans sa façon de la toucher. A elle seule, cette idée assez perverse était largement suffisante pour donner de l'intérêt à la série, et pourtant...

S'agit-il d'une enquête policière ? Le pilote s'ouvre sur la reconstitution d'un meurtre ayant eu lieu 5 ans plus tôt. Le meurtre est brutal et l'accusé principal est maintenant décédé, mais l'enquêteur responsable a des doutes et soupçonne qu'un autre homme est à l'origine du meurtre en question. Il a juste mis beaucoup de temps avant de comprendre les circonstances exactes du meurtre. Maintenant, il va tenter de démasquer celui qu'il pense être à l'origine de cet acte impardonnable, en demandant à sa fille d'approcher le suspect, qui s'avère être Michio, pour le tenir à l'oeil sans éveiller sa méfiance. Ce second axe est effleuré à grand'peine à mesure que l'épisode avance, et surtout on ne comprend pas très bien pourquoi il se superpose au premier, et pourtant...

S'agit-il d'une histoire de rédemption ? Michio semble jouer au chat et à la souris avec sa propre nature. Gigolo, tueur, amant, artiste, il est un peu tout cela à la fois mais se laisse porter par ses pulsions au lieu de les dominer pour qu'elles servent ses ambitions. Pourtant, son âme est visiblement torturée par ses actes, et la rencontre avec Sachiko Edamura, qui allie à la fois une certaine perversité elle-même, une reconnaissance sociale marquée, et en plus une beauté sophistiquée, ne semble que raviver ces blessures. Il met en danger son ambition dévorante, sa relation avec sa protectrice, son travail, et surtout son secret, en décidant de la fréquenter. Espère-t-il devenir meilleur, ou au moins être lui-même sans avoir à manigancer pour cela ? Le doute subsiste.

Le problème de ces trois axes est avant tout qu'au lieu d'ajouter de la profondeur, ils n'ajoutent que du flou. La complexité du personnage central de Michio ne nécessitait absolument pas cette surenchère de trames scénaristiques, qui s'emmêlent au lieu de parvenir à se donner du sens les unes aux autres. Pourquoi tuer (et s'en vanter auprès de sa mécène) si Michio souhaite évoluer dans les hautes sphères de la société ? A quoi a bien pu lui servir le premier meurtre ? Pourquoi passer autant de temps à exécuter des travaux d'approche minutieux avec Sachiko si c'est pour finir l'épisode de la sorte ?
Au lieu d'être intrigantes, les contradictions de l'épisode sont hautement irritantes.

A trop vouloir en faire, on finit par ne plus réussir à accomplir grand'chose. Pour un cas d'école, tentez Yakou no Kaidan.

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Yakou no Kaidan de SeriesLive.

Posté par ladyteruki à 18:47 - Dorama Chick - Permalien [#]


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