ladytelephagy

Purple is the new black. Un blog qui parle de séries, c'est devenu assez habituel. La question, c'est : de quelles séries ? Séries méconnues, séries anciennes, séries japonaises... mais aussi séries récentes ! Venez, la téléphagie, c'est contagieux !

27 octobre 2010

Poudre de Merlinpinpin

Vos réactions ont été plutôt tièdes, mais tout de même nombreuses. Du coup, même si vous n'étiez pas forcément super encourageants, j'ai décidé de jeter un œil au pilote de Merlin, juste histoire de ne pas mourir idiote quand vous étiez si nombreux à avoir vu la série.

Merlinclique

En fait, j'ai même fait une incroyable découverte : un épisode de Merlin s'assortit à la perfection avec mon visionnage matinal d'un épisode ou deux dans le train (hélas souvent 2 en temps de grèves...). Et comme il y a 5 jours dans une semaine travaillée, l'air de rien, je me suis quand même enfilé 5 épisodes de Merlin depuis qu'on en a parlé ! La téléphagie est décidément quelque chose de bien imprévisible...

Et c'était tout comme vous m'aviez dit (comme quoi, on n'est pas forcément déçus quand on entend beaucoup de choses sur une série...!) : les intrigues répétitives, le character development inexistant, le personnage central charmant, la virile histoire d'amitié avec Arthur... Bref un truc sympatoche et franchement pas intellectuel, mais qui divertit. Parfait quand on a toutes les deux minutes les portes du train qui s'ouvrent et se ferment sur fond de sonnerie stridente et de pas pressés vers la sortie.

La série n'est (vraiment) pas exempte de défauts. Les effets spéciaux sont à mourir de rire, j'avais plus vu ça depuis, je sais pas, Xena au moins, et c'était dans les années 90 donc il y avait des circonstances atténuantes.
Mais surtout, il y a ce que j'ai pris l'habitude d'appeler le "prétexte de la mort", déjà parce que l'expression me plait, et surtout parce que dans les 2 premières minutes de l'épisode, il va y avoir un prétexte débile pour que quelqu'un soit à deux doigts de trépasser dans l'épisode. S'il faut brusquement inventer un père à un protagoniste alors qu'il n'a aucune autre utilité que de devenir la victime de la semaine, c'est pas grave, vogue la galère ! S'il faut inventer un personnage machiavélique sorti du néant pour l'y faire retourner au bout de 45 minutes, c'est pas grave, balance ce que t'as ! Et puis, cntractuellement, le dragon a droit à une apparition par épisode, en général sans la moindre utilité, pour parler par énigmes et s'envoler d'un air narquois (dans le monde de Merlin, les dragons sont des salopards), laissant son interlocuteur s'égosiller à la lueur d'une torche avec le désespoir de l'imbécile qui n'a pas compris et qui n'a certainement pas demandé à la bonne personne, mais que ça n'empêchera pas de revenir la semaine suivante refaire le même cirque, comme dans une espèce de relation sado-masochiste. Et puis, il y a aussi le fait que jamais au grand jamais un personnage malfaisant ne dévoilera ses intentions. La sorcière qui a droit à DEUX épisodes (un record) sur les cinq que j'ai vus, par exemple, on sait pas ce qu'elle veut et on s'en fout, elle est juste là pour dresser des obstacles de la semaine, avec un péril de la semaine qui donne lieu à un "prétexte de la mort". Tout-au-plus Gaius se fendra-t-il d'un pseudo-cliffhangerisant "mais on devrait peut-être lui dire", mais on sait très bien que les scénaristes n'ont pas la plus petite idée de ce dont il s'agit, sans quoi ils nous donneraient au moins de quoi vraiment nous demander de quoi il s'agit.
On n'est pas là pour se poser des questions, on n'est pas là pour exiger de la qualité, et on n'est même pas là pour des intrigues cohérentes et/ou feuilletonnantes, non, vous avez voulu de la magie, vous avez voulu un héros au grands yeux bleus, c'est ce que vous aurez et rien de plus.

Pour autant, on s'en fiche, car d'une part ça fait du bien d'avoir un personnage qui n'a aucune envie de sacrifier à l'adage "un grand pouvoir implique de grandes responsabilités", surtout parce qu'il y a quelque chose de vraiment moderne dans la façon d'aborder la série pseudo-historique dans le ton des dialogues, qui dans leurs meilleurs moments sont badins, amusants et rythmés. Franchement, sur une échelle intellectuelle allant de 0 à 10 (10 étant Rubicon et 0 étant la trépanation en regardant Smallville), Merlin se situe pile sur la moyenne, surtout pas plus, et pas moins en tous cas, et au moins on sait pour quoi on signe quand on commence, on n'est pas pris en traitre.
Cette semaine, ma série du train n'est plus Merlin, j'estime avoir fait le tour du sujet après ces 5 épisodes, mais c'est quand même pas mal pour une série qui ne m'enthousiasme pas plus que ça. Nan, c'est pas mal du tout, même...

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Merlin de SeriesLive.

Posté par ladyteruki à 12:17 - Telephage-o-thèque - Commentaires [3] - Permalien [#]

16 avril 2009

Krod, Warrior Prince

Quand j'ai découvert Krod Mandroon, j'ai immédiatement pensé à Nakayomi. Quand il va voir ça, il va devenir fou. C'est comme Xena, mais sans lesbiennes (ya un gay, ça compense ?). Le reste : tout pareil.

Je ne sais plus si je vous ai dit, mais bon, Xena, une fois de temps en temps, passe encore. Mais de là à suivre plusieurs épisodes, et à plus forte raison sur plusieurs saisons... non. Juste non. Ce n'est pas assez ma tasse de thé.
Donc j'ai regardé le pilote de Krod Mandroon, oui. Et, brave bête (et surtout parce qu'après une rude journée de boulot j'avais pas le courage de regarder autre chose), j'ai aussi regardé le second.
Bon bah mon verdict reste inchangé : je vois très bien Naka suivre cette série, mais moi, pas.

Les trucs fantastiques, on a déjà établi avec le Siqueur que de toutes façons, j'étais pas tellement amateur. C'est vrai que là, l'humour, ça pourrait aider a priori, sauf que c'est vraiment de l'humour lourd et un peu facile, de la comédie "familiale" en quelque sorte, du moins s'il n'y avait pas de connotations sexuelles (ai-je déjà mentionné Xena ?), bref, pas exactement mon genre d'humour. Comme le savent tous les amateurs de rillettes : nous n'avons pas les mêmes valeurs. Ca veut pas dire que la série n'est pas bien... ça veut pas non plus dire qu'elle est extra mais que j'ai de la merde dans les yeux... c'est potable, quoi.

Et je me dis qu'à la rigueur, je préfère voir à la télé une débilité assumée telle que celle-ci, plutôt qu'une qui s'ignore mais persiste quand même (deux saisons de East Bound and Down, le monde a définitivement basculé dans le chaos) à se faire croire qu'elle est drôle. C'est pas très fin, c'est pas très original, mais bon, ça pourrait être largement pire.

Nan ça y est, c'est tout, vous pouvez disposer. Rien de plus à dire.

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Krod Mandoon and the Flaming Sword of Fire de SeriesLive.

Posté par ladyteruki à 18:59 - Review vers le futur - Commentaires [3] - Permalien [#]

04 août 2008

[GAME] Baby talk

Le moins qu'on puisse dire, c'est que vous étiez en petite forme pour cette pitchenette... la moitié des effectifs sont tombés au combat depuis la première Pitchenette !
Bon, pas grave, l'un de vous va quand même rentrer chez lui avec un cookie ce soir, car il y avait une Pitchenette qui valait le coup (relisez-vous si vous voulez).

Donc, à tout seigneur, tout honneur :

cookie_jerome

Nan, franchement, pas mal du tout cette Pitchenette... même si, le podcast, c'est inquiétant. Non ? Moi je trouve. Les podcasts, c'est le mal ?
- Depuis qu'ils ont fui leur exploitation minière dans le sud du Dakota, les parents de Walter Campbell, 11 ans, ont perdu leur joie de vivre et ne s'occupent plus de lui. Peu après qu'ils aient emménagé dans leur nouvelle ferme, à quelques kilomètres d'une réserve indienne, Walter découvre une pépite d'or cachée sous le lit de ses parents. D'où vient-elle ? Pourquoi sa famille vit-elle dans la pauvreté ?
- Juliet est la plus adorable petite fille de 6 ans ; dans son pensionnat catholique, elle passe pour une petite fille modèle. En cachette des bonnes sœurs, chaque matin, elle vient chercher devant la porte une carte postale qu'un homme déguisé en Monsieur Loyal lui apporte pour maintenir le contact secret avec ses parents. Où sont-ils ? Pourquoi envoient-ils une carte postale d'une ville différente chaque jour ? Quelle est sa véritable identité ?
Ouais, juste deux cette semaine, mais je suis sûre que j'ai mérité un cookie. Non ?

Allez, troisième pitchenette, voilà les ingrédients :
- C'est une série d'action.
- Il n'y a ni arme à feu, ni arts martiaux.
- Le personnage principal est une femme.
Et non c'est pas Xena. A vous de jouer maintenant !

Posté par ladyteruki à 23:57 - Games On - Commentaires [4] - Permalien [#]

24 février 2007

In the yeeeeeeear twenty-five twenty-five

Je ne pense pas que Cleopatra 2525 soit conçue comme une série comique. Encore que. Toujours est-il que ça n'empêche pas d'être pliée de rire devant pareille bêtise. Pourtant, on pourrait se dire qu'ayant vu quelques Hercule, à peu près autant de Xena, et même, ya des siècles, un Jack of All Trades, j'étais parée à la forme toute particulière que revêtent les séries de Sam Raimi. Eh bah non ! Ou plutôt : on a beau s'y préparer, quand le moment vient, on est quand même démuni.

Cleopatra 2525 reprend une partie des éléments qui avaient marché avec Xena, d'ailleurs : les héroïnes sont des femmes (cette fois, elles sont trois), et à la vue du pilote, on peut se dire qu'il suffirait de pas grand'chose pour instaurer une intrigue entre deux d'entre elles, peut-être même les trois, allons-y carrément. Les fringues sont à peu de choses près dans le même esprit, il n'y a que les matières qui changent et avec quelques accessoires futuristes en sus parce que, notons-le : Cleopatra 2525 est, de ces quatre séries, la seule qui ne se déroule pas à un âge antique. Bien qu'on retrouve les mêmes codes... et bien-sûr la même réalisation. Il y a de l'action, les hommes sont soit serviles, soit inifiment belliqueux, et bien-sûr, un quota de plaisanteries par acte.

A noter : ce ne sont pas ces plaisanteries contractuelles qui font rire. Non, c'est l'accumulation d'une réalisation déplorable (quand on est dans l'antiquité, ça passe, mais dans le futur, ça fait tâche) et d'une qualité de jeu qui donne à penser que la direction d'acteur n'est pas le plus gros du travail opéré sur la série. Ne parlons pas des effets spéciaux qui ont vieilli plus vite que ceux de certaines séries plus anciennes, sinon on en a pour des heures. Si avec ça, vous ne trouvez pas, sinon à vous poiler, au moins à sourire d'une rictus dédaigneux, c'est probablement que vous êtes trop coutumier de Sam Raimi et sa vision toute particulière du divertissement de télévision.

Parce que c'est bien de ça qu'il s'agit, dans le fond, de divertissement. En dépit de la trame scénaristique (il en fallait bien une, et on s'arrange pour qu'elle soit la plus simpliste possible, quasiment un prétexte), on a surtout là une série pas prise de tête, parée pour vous faire passer les 20 minutes les moins compliquées à comprendre possible, avec une moyenne d'une scène d'action toutes les deux minutes environ. Ce qui est beaucoup. Pourtant je n'ai rien contre les divertissements à la base, notez bien, j'en regarde un certain nombre moi-même à mes heures (on parle quand même de quelqu'un qui vient d'enchaîner sur la seconde saison de Reba et encense Une Nounou d'Enfer avec ferveur depuis une décennie, mes standards en terme de divertissement ne sont donc pas si élevés) mais il faut reconnaître que ce genre convient assez mal aux séries futuristes en général. Alors oui, on passe un bon moment (la moitié étant consacrée à se moquer du jeu de scène de Victoria Blatte, toujours si subtile) mais, sur le même principe (trois belles nanas, un contexte futuriste et de la baston régulièrement), on peut par exemple citer Birds of Prey, bien plus efficace, et surtout exigeant de son casting un peu plus que des mouvements de bassin ou de torse. Qu'une série ait vécu plus longtemps que l'autre reste un mystère pour moi.

Il faut quand même noter que le casting en question s'est illustré ensuite dans des rôles à la mesure de son talent : Victoria Prout a dégoté un rôle de composition dans Mutant X (ou on sent bien qu'elle a travaillé ses mimiques félines... et euh, c'est tout), on se souvient principalement de Jennifer Sky pour avoir officié dans le pilote de Fastlane, dans du Charmed et surtout dans un épisode de la première saison de Boomtown (en tant que... danseuse érotique aussi, et vu son CV actuel, c'est sans doute encore ce qu'elle fait pour gagner sa vie), et enfin Gina Torres n'est autre que la fière combattante qui se tient aux côtés de Malcolm Reynolds dans Firefly (là aussi, on sent le rôle de composition) ce qui lui a ouvert les portes d'une apparitions dans Angel (elle jouait aussi les terreurs, mais pas de démonstration exagérée de muscles cette fois) lorsque la luciole en question s'est éteinte, et qui depuis s'est tapé l'incruste dans un grand nombre de séries (24, The Shield, ALIAS...). On constate que c'est celle qui a le jeu le moins risible qui s'en est le mieux sortie. Comme quoi ya bel et bien une justice, même à Hollywood. Et puis finalement, Gina nous démontre quoi avec toutes ses apparitions ? Qu'il n'y a pas de mauvais acteur : il n'y a que des mauvais rôles, et des metteurs en scène de merde. Nan, ok, ya aussi des acteurs pitoyables, mais l'écriture et la direction n'arrangent rien.

Je sens que je vais discrètement planquer mon épisode de Cleopatra 2525, ptet même le jeter, je sais pas, parce que d'ici à ce que mon homme se pique de vouloir le regarder, ya pas loin. Et franchement, je ne voudrais pas interrompre sa consommation de Mutant X. D'ailleurs plus j'y pense, plus ces séries vont bien ensemble et se complètent à merveille.
O_o
Ok, c'est dit, je brûle mon exemplaire du pilote. Pas de blagues.

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture (culture, culture... un bien grand mot) : la fiche Cleopatra 2525 de SeriesLive.

Posté par ladyteruki à 15:57 - Telephage-o-thèque - Commentaires [2] - Permalien [#]


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