ladytelephagy

Purple is the new black. Un blog qui parle de séries, c'est devenu assez habituel. La question, c'est : de quelles séries ? Séries méconnues, séries anciennes, séries japonaises... mais aussi séries récentes ! Venez, la téléphagie, c'est contagieux !

09-06-13

Down Under Abbey

Changement de registre, et accessoirement de continent, avec un nouveau pilote qui nous vient cette fois d'Australie : A Place to Call Home, dont vous vous souvenez peut-être que nous l'évoquions depuis plusieurs mois parmi les projets australiens. Alors que la série était initialement prévue pour la fin 2012, la voilà qui a finalement commencé en avril. Avec un peu de chance, voilà qui remontera le niveau du #pilotmarathon...

APlacetoCallHome

Parfois on a l'impression de pouvoir deviner ce qui s'est dit dans les bureaux des exécutifs d'un network. C'est tellement évident.
Par exemple, chez Seven Network, en Australie, on a regardé les ventes des droits de Downton Abbey, les récompenses ramassées un peu partout, bref, on a regardé le phénomène Downton Abbey, et on s'est dit : "hey, pourquoi yen a toujours que pour les Britanniques ? Nous aussi on pourrait faire ce genre de série !". Un petit coup de fil à Bevan Lee, créateur des succès Packed to the Rafters et Winners & Losers, et voilà, l'affaire était entendue. Par un curieux hasard, car ce ne peut être qu'un hasard, la série a été lancée dans la case précédemment occupée par... Downton Abbey.

Cela ne signifie pas que le résultat, A Place to Call Home, soit une vulgaire copie. De la même façon que de nombreuses séries japonaises savent s'inspirer du meilleur de la télévision étrangère sans pour autant perdre de vue leur identité ou leur tradition télévisuelle, A Place to Call Home s'inspire profondément des recettes de Downton Abbey, mais ne la copie pas ; en piochant quelques idées ailleurs (un côté "médecine de proximité" vu dans Call the Midwife, par exemple), mais surtout en trouvant un contexte et un esprit ancrés dans l'identité australienne, A Place to Call Home trouve un parfait juste milieu. La seule chose qui semble lui manquer, vous l'aurez compris, est le goût du risque, mais la prise de risque est loin d'être un prérequis pour une série.

Mais au fait, de quoi parle cette série ? D'une infirmière, Sarah Adams, qui revient en Australie après 20 ans d'absence. Ces deux décennies sont assez brumeuses pour le spectateur au début du pilote (le voile est levé progressivement sur le passé de Sarah, mais de façon, reconnaissons-le, un peu brouillonne et confuse, cherchant à créer du mystère de façon peut-être un peu trop visible), mais visiblement, le personnage est blessé, et il devient rapidement clair que Sarah se dédie toute entière à sa profession dans l'espoir de penser le moins possible à son passé. Sarah fait la connaissance, dans le bateau de croisière qui l'amène chez elle, et où elle officie comme infirmière (étant entendu qu'elle ne pourrait s'offrir la croisière par ses propres moyens), de la famille Bligh, plus qu'aisée, qui rejoint sa cossue demeure en Nouvelles Galles du Sud.
Elizabeth, la matriarche de la famille Bligh ayant la santé un peu fragile, et le caractère robuste de façon inversement proportionnelle, Sarah a l'occasion de se distinguer par sa capacité à tenir tête à la têtue vieille femme, ce qui rend Sarah immédiatement sympathique aux yeux de George Bligh, son fils aîné. Lorsqu'à son retour à Sydney, auprès de sa mère, Sarah ne rencontre pas le succès escompté, elle contacte George qui lui offre donc de venir travailler dans l'hôpital que sa famille a fait construire, et qui est gérée par le docteur Duncan. Voilà donc Sarah plongée dans la vie des Bligh, espérant pouvoir commencer la sienne et ainsi tourner une nouvelle page.

Ce qui donne énormément d'intérêt à A Place to Call Home, c'est l'apparente légèreté de beaucoup de scènes, pas seulement au niveau du ton mais aussi de la narration, offrant un rude contraste avec la densité des personnages. Au stade du pilote, on ne connaît que rarement les vraies raisons de leurs tourments, mais ces personnages sont tous rongés par quelque chose, leur complexité est palpable en dépit des dialogues badins. Cela donne immédiatement l'impression non pas vraiment qu'ils cachent de lourds secrets, mais qu'il s'offrent tous, plutôt, un visage plaisant, gardant leurs souffrances pour eux-mêmes. C'est une façon intéressante et fine d'écrire les personnages d'une série qui, sans ce genre de nuances, virerait au primetime soap raté à la Deception.
Sarah, par exemple, se présente d'abord comme une infirmière, puis une nonne, puis une ex-nonne. On apprend au cours du pilote qu'elle a abandonné la religion catholique toute entière pour se convertir au judaïsme (une problématique intéressante, et à ma connaissance inédite dans une série dramatique ; contredisez-moi en commentaires). Il manque plusieurs années de sa vie sur son CV, également. Pour autant, elle ne semble pas avoir quelque chose à cacher, elle le cache plus à elle-même qu'aux autres ; la nuance est de taille. D'autres personnages, tel l'autre fils d'Elizabeth, le torturé James, vivent une situation similaire, par exemple. Ils veulent aller de l'avant mais ne le peuvent pas, parce que ce qui encombre leur âme les retient ; pour une série qui se suit de façon plutôt légère, A Place to Call Home fait donc un brillant travail pour ne pas vider ses héros de leur substance.

Le pilote de A Place to Call Home, à mesure qu'il progresse, tire de plus en plus partie des grands espaces, sortant de l'asphyxie claustrophobe qui est parfois celle de Downton Abbey pour nous montrer une Australie à la fois domptée et encore un peu sauvage, parfaite métaphore des transitions que vivent les personnages. La comparaison peut sembler redondante, mais il est visible (et c'est ce qui participe à l'identité propre de la série) qu'un effort a été fait non seulement pour jouer sur le côté historique, les toilettes, les beaux décors, mais aussi un côté plus naturel, plus libérateur. A Place to Call Home montre des personnages qui se libèrent, lentement, parfois malgré eux, de l'étau des conventions, et avoir choisi pour cela les années 50 est absolument parfait. J'ajoute que musicalement, ça fait aussi énormément de bien !

Bref, sans se consummer d'ambition, A Place to Call Home offre un spectacle peu osé, mais certain d'avoir à offrir plus, bien plus, qu'une pâle copie d'un succès international, avec de l'émotion peut-être rare, car dissimulée sous des échanges polis et des conversations parfois peu profondes, mais authentique.
C'est pour ça que le #pilotmarathon existe, voyez-vous. Pour rattraper mon retard sur des perles que j'ai laissé échapper ces derniers mois.

Challenge20122013

Posté par ladyteruki à 12:36 - Review vers le futur - Permalien [#]

28-06-12

Perdues de vue

C'est encore l'une de ces histoires stupides de rendez-vous manqués.
L'an dernier, j'avais commencé Winners & Losers avec la conviction d'avoir trouvé une petite dramédie fraîche, sympathique, avec des personnages extrêmement attachants, et j'étais bien décidée à suivre les aventures de Frances, Sophie, Bec et Jenny, ces amies d'enfance qui, à la faveur d'une soirée de réunion d'anciens élèves, se retrouvent à nouveau liées les unes aux autres par un extraordinaire gain au loto (ça ne fait pas de mal que la série soit diffusée en lien avec le tirage du loto, vous vous en doutez...).

Le problème est qu'au départ, la première saison devait faire 13 épisodes, et pour ça, je me sentais d'attaque. Mais quand la commande a été étendue à 22 épisodes, j'ai reculé devant l'ampleure de la tâche car mon planning était trop chargé.

"Je reviendrai plus tard", me suis-je promis, "quelque part pendant des vacances, ou un peu avant que la série ne revienne à l'antenne", puisqu'une saison 2 a vite été demandée par Seven. Les jolies promesses que voilà.

WinnersandLosers

Quelque part en ce mois de juin, j'ai vu passer l'annonce du retour de la série. Vite, vite ! M'y remettre, finir la saison 1, et embrayer sur la seconde, vu que c'est l'été et que j'ai plus de créneaux disponibles.

Mais entre la préparation du SeriesLive Show (qui a requis le visionnage de l'intégrale de Carnivàle, entre autres, si vous vous souvenez) et le reste, impossible d'avancer suffisamment vite, d'autant que j'ai évidemment repris depuis le pilote, et pas à partir de là où je m'étais interrompue.
Vendredi dernier, j'avais un joli post en brouillon dans la catégorie To be continued... avec les premières captures des premiers épisodes, mais impossible de finir à temps. Pas grave ! Je me suis une fois de plus promis que, tant pis, exceptionnellement je posterai mon To be continued... après la reprise de la série. Mais force est de constater que je n'ai pas assez avancé, que demain c'est vendredi, et que je ne suis toujours pas au point sur Winners & Losers.

Facteur aggravant, le fait que je sache que de nouveaux épisodes continuent de tomber alors que je fais mon rattrapage en quadruple vitesse est un peu décourageant (outre le fait qu'avec le nouveau boulot que j'ai commencé cette semaine, j'ai moins de temps libre). Et le mental joue beaucoup, comme chacun sait, dans ce genre d'entreprise.

Je m'y suis mal prise et c'est un fait : j'ai attendu que paraisse l'annonce de la date du retour de la série (alors que ce genre de choses, en Australie, a tendance à se faire dans une fourchette de 2 à 3 semaines maximum avant la date en question, ce qui laisse peu de temps pour insérer un marathon), j'ai mal plannifié mon visionnage avec ce que j'avais également sur mon "planning", et j'avoue bien volontiers m'être laissée dépassée par d'autres choses (comme par exemple le pilote de Bunheads, que je n'étais pas obligée de revoir 712 fois... moi et ma monomaniaquerie, hein !).

Et le pire c'est qu'à chaque fois que je me pose devant un épisode, même si je l'ai déjà vu, j'y prends un grand plaisir, retrouvant l'affection pour les héroïnes, l'ambiance pétillante de la série et tout ce qui fait son charme d'une manière générale, quand bien même elle ne fera jamais partie des grands crus de ma collection de séries (ou de ma collection de séries australiennes ; d'ailleurs concernant l'achat du DVD, je ne suis pas encore fixée). Winners & Losers est une petite chose attachante et légère, pleine de coeur et d'énergie, et je retrouve même l'envie de baiser le sol foulé par Virginia Gay, que je ressentais pendant mon visionnage des premiers épisodes de la saison 1.
Mais voilà, là je sens bien que les conditions ne sont pas optimales et que je ne vais probablement pas aller au bout. La saison nippone est sur le point de commencer, maintenant (ce qui signifie non seulement des pilotes mais aussi la rédaction d'un ou deux bilans de la saison précédente), et récupérer le retard accumulé sur Winners & Losers va devenir de plus en plus difficile ; je ne veux pas non plus que ça se transforme en corvée pour autant.

C'est vraiment décevant de se fixer un rendez-vous et d'être incapable de l'honorer. J'ai conscience de marcher au coup de tête et au coup de coeur, mais pour une fois que j'avais pris une résolution pour essayer de ne pas me faire avouer, et je me retrouve à mi-chemin entre honorer ma promesse et complètement rater mes retrouvailles avec la série.
Ca n'arrive qu'à moi, ce genre de mésaventures ? Soyez chics, dites-moi que je suis pas toute seule dans ce genre de déconvenues...!

Posté par ladyteruki à 22:30 - 3615 My (So-Called) Life - Permalien [#]

10-05-12

What's up down under ?

Il y a quelques semaines, je vous avais proposé de faire le tour de ce qui nous attendait dans les mois à venir du côté de la fiction scandinave.
Eh bien aujourd'hui, si vous avez le temps pour une petite balade, je me suggère de vous emmener dans une promenade parmi les prochaines séries australiennes, qui ne manqueront pas de tenir une large place sur ce blog quand viendra le moment de leur diffusion puisque, vous le savez, j'ai développé ces dernières années une tendresse toute particulière pour ce pays dont les fictions ne me déçoivent (presque) jamais, comme peuvent en témoigner mes post exaltés sur Woodley, Outland ou encore Woodley. Pardon, je voulais dire Miss Fisher's Murder Mysteries.

Un petit avertissement cependant : certains projets que j'ai pu évoquer ces dernières semaines, comme la mini-série Carlotta avec Jessica Marais, mettons, ne figurent pas dans ce gigantesque récapitulatif qui ne couvre que les projets de séries prévus pour une diffusion en l'an 2012. Pour ce qui se passera au-delà... on aura le temps d'y revenir une autre fois !
Prêts ? Alors on est partis !

TrickyBusiness

Du côté du network Nine, d'abord, les festivités commencent dés la semaine prochaine avec le lancement, le 14 mai, de la nouvelle série Tricky Business. Dans cette série dramatique déjà fort comparée à Packed to the Rafters, mais empruntant aussi à une formule procédurale, on suivra une famille dont le coeur de métier est de procéder au recouvrement de dettes. Au casting, plein de visages bien connus des spectateurs australiens : Shane Bourne (City Homicide), Gigi Edgley (Farscape), Debra Byrne (The Secret Life of Us), Kip Gamblin (Home and Away), Antony Starr (Rush et prochainement dans Banshee) et Lincoln Lewis (Neighbours, SLiDE...).

Howzat

On attend maintenant la date de diffusion pour la mini-série Howzat!, lancée par Nine suite au succès public et critique de Paper Giants chez la concurrence. J'ai déjà eu l'occasion à plusieurs reprise de vous expliquer le challenge qui attend cette série qui va tenter de jouer sur la réputation de la série dont elle est officieusement le spin-off, en ayant toutefois pris de la distance avec son équipe créative ou le cast qui avait fait son succès. Howzat! sera diffusée en deux parties avec Lachy Hulme dans le rôle principal, celui du magnat des médias Kerry Packer.

Underbelly-logo

Difficile de mentionner les séries australiennes sans passer par Underbelly : Nine n'a aucun intérêt à laisser mourir la franchise, et celle-ci reviendra pour une nouvelle mini-série de 8 épisodes, quelque part pendant le second semestre 2012. Underbelly: Badness (c'est vous dire) continuera de s'intéresser à l'histoire criminelle de l'Australie, mais sera plus moderne qu'aucune autre série de la franchise à ce jour, puisqu'elle s'intéressera à la période 2001-2011, une période qui couvre la durée de l'enquête sur le parrain Anthony Perish, campé par Jonathan LaPaglia, qui profite de la gloire de The Slap pour se refaire une santé sur le petit écran australien.

L'un des rares projets de Nine en matière de dramédie s'appelle House Husbands ; la série s'intéressera en 10 épisodes à 4 pères au foyer, et sera produite par l'équipe de la série adolescente SLiDE. On nous promet d'apprendre à faire la connaissance avec des hommes qui découvrent qu'éduquer des enfants... ne signifie pas nécessairement qu'il faut cesser d'en être un soi-même.

BikieWars

Du côté de Ten, on n'est pas en reste. A l'instar des Underbelly (c'est d'ailleurs la même équipe), mais aussi de fictions comme Paper Giants, la mini-série Bikie Wars: Brothers in Arms s'intéressera à l'histoire récente de l'Australie en retournant en 1984, pour raconter l'affrontement entre deux bandes rivales de bikers ; la série démarre le 15 mai prochain, et nous permettra de retrouver Todd Lasance (Crownies), Luke Ford (Home and Away), Anthony Hayes (The Slap), Damian Walshe-Howling (Terra Nova) et Callan Mulvey (Hartley, Rush...). Voici la première bande-annonce...

Pour ce qui est des plans du network Ten pour la suite de l'année, on vient d'annoncer officiellement la mise en chantier d'une dramédie policière du nom de Mr & Mrs Murder, dans laquelle l'incontournable Kat Stewart et Shaun Micallef (tous deux au générique d'Offspring) incarneront un couple de spécialistes en nettoyage de scènes de crime, qui décident de mener des investigations trop complexes pour la police.

ReefDoctors

Reef Doctors est également au programme. La série, pensée plutôt comme un drama familial, suivra une mère célibataire qui dirige une équipe de médecins, dans une clinique travaillant dans une communauté près de la grande barrière de corail. La série devrait marquer le retour sur le petit écran de l'actrice Lisa McCune dans le rôle principal, qui n'avait plus travaillé depuis l'annulation de la série Sea Patrol.

PubertyBlues

Le projet le plus ambitieux de Ten pour 2012, c'est l'adaptation du roman Puberty Blues. Avec un cast à tomber par terre et les producteurs John Edwards et Imogen Banks, très en forme ces dernières années, nul doute que la série fera partie de celles qui comptent.
Le roman Puberty Blues, écrit à quatre mains, racontait quelques mois de l'adolescence de deux jeunes filles prises dans le tourbillon d'un groupe de surfeurs ; assez glauque et dur (on y parle, pêle-mêle, d'alcool, de drogue et de viols...), le roman avait fait l'objet d'une adaptation ciné très édulcorée dans les années 80. De par la moyenne d'âge du cast (cf. l'une des premières photos de promo, ci-dessus), on devine ici que la série devrait aussi aborder le point de vue des adultes, certainement des parents, ce qui est un ajout original et risqué par rapport au matériau d'origine. Il faudra garder l'oeil sur cette série dont on souffle qu'on pourrait la découvrir cet été.

H2O

Du côté des séries pour la jeunesse, Ten a aussi prévu de mettre du budget dans Mako Mermaids, spin-off de la série H2O (dans laquelle a débuté Phoebe Tonkin, aujourd'hui dans The Secret Circle). Le tournage de ces 26 épisodes d'une demi-heure a débuté mardi, et raconte comment trois jeunes sirènes tentent de défendre leur île magique... Lucy Fry (également au générique de Reef Doctors), Ivy Latimer (Home and Away, Love My Way) et Amy Ruffle, une inconnue, enfileront à leur tour les nageoires en plastique qui ont fait le succès de leurs aînées. Le budget total de cette production s'élève à près de 10 millions d'euros...

WinnersandLosers

Chez Seven, on y va plus doucement. La chaîne doit encore annoncer ses plans pour la série Winners & Losers, dont la saison 2 n'a toujours pas de date de démarrage. C'est d'autant plus étrange que tous les facteurs devraient être réunis pour faire de cette nouvelle saison un véritable succès : excellentes audiences l'an passé, cliffhanger, et le tournage date même de l'été 2011... On se demande ce qui retient le network.

Quant aux nouveautés, elles sont pour le moment un point sur l'horizon. A Place to Call Home, un feelgood drama produit par l'équipe de Packed to the Rafters, est en projet, mais pour l'instant sans date d'arrivée sur les écrans. On souffle  qu'un projet de Jane Turner et Gina Riley serait également en développement. Mais, attendez, ne seraient-ce pas les créatrices de Kath & Kim ? Un nouvel indice, peut-être, dans notre chasse au scoop sur le retour de la série...!
Seven a aussi en projet une série pour la jeunesse du nom d'In your dreams, dans laquelle deux adolescentes australiennes, les jumelles Samantha et Beth Haselton, font l'expérience d'un choc des cultures alors qu'elles passent des vacances avec leur lointaine famille excentrique dans un château allemand.

...Mais c'est bel et bien du côté du public que les projets sont les plus nombreux : le groupe ABC développe de plus en plus de séries australiennes, et on ne va pas s'en plaindre. Il faut dire que ce sont sur ses publiques épaules que reposent les principales subventions et obligations relatives au développement de la fiction nationale, et ABC1, notamment, a énormément de commandes en cours.

Ainsi, Devil's Dust, une mini-série en deux parties, s'intéressera-t-elle au scandale de l'amiante. On a vu il y a quelques semaines que le cast comporterait à nouveau Anthony Hayes (The Slap), ainsi que Don Hany (East West 101) et Ewen Leslie.

JackIrish

ABC1 toujours, qui nous prépare également Jack Irish, dont là aussi on a déjà eu l'occasion de discuter et qui signe le retour à la télévision australienne de l'acteur Guy Pearce (Mildred Pierce), accompagné par Anthony Hayes (décidément l'acteur de The Slap qui mène le mieux sa barque cette année), Damien Garvey (Terra Nova, Sea Patrol), Shane Jacobson et Roy Billing. Deux affaires d'une heure et demie chacune sont prévues, au cours desquelles ledit Jack Irish tentera de mettre la main sur des personnes qui font exprès de disparaitre pour échapper à leurs dettes. On nous promet un drame sombre, et cette première image de promo confirme effectivement cette prédiction.

Très attendue, mais pour des raisons différentes, Redfern Now est une série en projet depuis un bon bout de temps maintenant, et qui ambitionne d'être une fiction écrite, tournée et interprété par des australiens aborigènes (en tout, ils sont 250 à travailler sur le projet), avec pour seule aide extérieure, excusez du peu, le Britannique Jimmy McGovern (Cracker, Accused) qui en a supervisé l'écriture. La série s'intéressera à six foyers de Redfern, un quartier où se croisent tous les contrastes. Un projet qui prend en plus une saveur particulière alors que SBS s'apprête à lancer une chaîne publique à destination des aborigènes, et vient de débloquer 63 millions de dollars australiens (un peu moins de 50 millions d'euros) dans ce but...

ThisChristmas

Vers la fin de l'année, This Christmas (auparavant titrée New Christmas lorsqu'elle avait été annoncée) fera également son apparition. Cette comédie originale proposera six épisodes, dont chacun se déroule à une année d'écart alors que la famille Moody célèbre les fêtes de fin d'année. On trouve derrière ce projet Phil Lloyd (At Home With Julia) et Trent O’Donnell (Laid), qui ont déjà travaillé ensemble sur un épisode spécial Noël de Review with Myles Barlow, au concept similaire.
Ce projet de comédie est rejoint par un autre qu'on avait déjà abordé, Please Like Me, sur le difficile passage à l'âge adulte d'un jeune homme qui pensait prendre son indépendance et finit par retourner vivre avec sa mère divorcée, pour découvrir que les parents, c'est plus ce que c'était... Les deux séries jouissent chacune d'une commande de 6 épisodes d'une demi-heure.

Il se murmure également que la chaîne aurait mis en chantier The Time of our Lives, qui n'est pas du tout le soap auquel vous pensez, mais une gigantesque série chorale radiographiant la vie de protagonistes dans la trentaine et la quarantaine. Le développement de ce projet n'a cependant pas encore été confirmé officiellement, mais les mêmes murmures indiquent qu'on pourrait s'attendre à une diffusion dés la fin des Jeux Olympiques de cet été, ce qui serait très, très rapide.

La petite soeur ABC2 proposera de son côté un ambitieux projet de série multiplateforme, avec The Strange Calls : les épisodes diffusés sur la chaîne seront complétés par des webisodes, ainsi qu'une narration parallèle via Twitter et Facebook. On trouve au coeur de ce projet Toby Truslove (Outland) dans la peau d'un flic de la ville qui se retrouve muté dans une brigade de nuit d'une petite bourgade côtière, où il va se trouver confronté au paranormal... Les 6 épisodes de cette série étonnante ont été tournés entre février et mars dernier, et je vous avoue que la curiosité risque de l'emporter !

Rake

Au rayon des retours, ABC ramènera la dramédie légale Rake pour une deuxième saison. Le tournage a repris le mois dernier, donc il va falloir s'armer de patience... Et en parlant de patience, la comédie journalistique Lowdown revient pour une seconde saison, près de 2 ans après sa première diffusion ; on y retrouve Adaw Zwar, l'un des créateurs de la série Wilfred d'origine.

Tangle

Un tout petit mot sur le câble, vite fait parce que ce n'est pas encore là que ça se passe.
Outre la grande inconnue que représente le renouvellement de Tangle pour une quatrième saison (vu le budget dépensé par Showcase l'an dernier sur la mini-série Cloudstreet, la troisième saison était déjà un miracle), tous les regards sont tournés vers Wentworth, la série carcérale de FOXTEL dont je vous expliquais la genèse voilà deux mois. Très attendue, la série produite par Jo Porter (Packed to the Rafters) est pourtant baignée de mystère : on ignore le nombre d'épisodes commandés, la distribution, et ne parlons même pas d'une date de diffusion !


Ah, avant de vous quitter, juste un dernier mot pour vous signaler que la saison 2 de Laid a repris en ce mois de mai, pour ceux qui avaient accroché à cette comédie romantique morbide, et avec tout ça, vous êtes parés pour faire votre marché dans les prochaines séries australiennes de l'année !

Posté par ladyteruki à 18:24 - Love Actuality - Permalien [#]

04-05-12

[DL] Rang 1

Ce soir, dans le SeriesLive Show, nous parlons de chance, de hasard, et donc de jeu. Comme toujours chaque fois que nous choisissons un thème et que nous lançons les premières idées de sujet, l'équipe essaye d'établir une liste de séries dont on pourrait parler se rapportant aux sujets déjà sélectionnés. Ces séries viennent ainsi enrichir les rubriques telles que le In & Out, ou donnent lieu à des tractations pour le pilote.
L'une des séries dont vous n'entendrez pas parler ce soir, mais qui aurait pu figurer dans notre sommaire, est Rang 1. Diffusée entre octobre dernier et janvier, cette série flamande parle de gagnants au Loto. La grande différence avec The Syndicate ou Winners & Losers, c'est que les personnes qui jouent font toutes partie de la même famille. C'est-à-dire qu'au lieu de se déchirer autour de l'argent ainsi gagné, les protagonistes vont ici avoir une excuse pour changer de vie tout en conservant, peu ou prou, des relations stables avec leur entourage familial. Il faut admettre que l'angle choisi est original.

Rang1
Note : lien valable 30 jours minimum. Je reuploaderai si le lien est mort, mais seulement si vous postez un commentaire pour me prévenir !

Et puis ce générique, je l'aime bien. Il me rappelle un peu celui de Dubbelleven (plus jeune d'un an, mais diffusée sur la même chaîne : éen), avec une musique simple mais qui ne donne pas envie de rire, et un visuel aux couleurs très simples, mais renvoyant une image de fluidité, de mouvement, de transition. Le concept est simple mais efficace. D'ailleurs je m'aperçois que je ne vous ai jamais mis le générique de Dubbelleven, si ça vous intéresse, il faut vous manifester dans les commentaires ci-dessous.

Alors, pourquoi donc ne parlerons-nous pas de Rang 1 ce soir dans le SeriesLive Show ? Vous allez voir c'est tout bête : personne dans l'équipe ne parle le néerlandais, et il n'existe pas de sous-titres. Mais si vous connaissez quelqu'un qui pratique cette langue et qui ait envie de sous-titrer 13 épisodes, ma foi, envoyez-le moi, ce serait dommage de le décourager !

Posté par ladyteruki à 23:44 - Médicament générique - Permalien [#]

15-04-12

Fées du Logie

Il est un peu plus de minuit trente à Melbourne et le gratin de la télévision australienne est probablement en train de se mettre minable au champagne à l'heure qu'il est. Le moment est donc venu de revenir sur les résultat de la 54e cérémonie des Logies, les récompenses de la télévision australienne qui se sont tenues ce soir (heure locale, ça va de soi).
Les Logies ont la particularité d'être remises sur la base des votes des lecteurs de TV Week, un procédé qui permet de récompenser les programmes essentiellement sur la base de leur popularité, a contrario des AFI Awards qui dépendent d'un vote professionnel. L'occasion est donc rêvée de voir ce qui plait vraiment aux Australiens.
Outre les prix dont je fais volontairement abstraction, tels que les émissions sportives, musicales ou informatives, voici donc les récompenses remises aux acteurs de fictions et à ces fictions elles-mêmes, dont vous avez pu entendre parler dans ces colonnes. Du coup, quand une série ne vous parle pas, n'hésitez pas à aller glisser un oeil dans les tags au bas de ce post. Prêts ? Allez, on y va.

LogieAwards

Asher Keddie a remporté le TV Week Silver Logie de l'actrice la plus populaire ; il faut dire qu'en étant nommée pour deux personnages (dans Offspring et dans Paper Giants), elle partait grande favorite. Elle bat ainsi, entre autres, Jessica Marais, mais celle-ci pourra tenter de se rattraper avec un Emmy puisqu'elle est maintenant au générique de Magic City. Pour l'équivalent masculin, c'est Hugh Sheridan qui a décroché la statuette, pour son rôle dans Packed to the Rafters.

Du côté des révélations (alias Most popular new talent), c'est Steve Peacocke, un acteur arrivé l'an dernier dans le soap Home and Away qui a décroché le titre masculin. Plus intéressant, le versant féminin a été remis à Melissa Bergland pour son rôle dans la dramédie Winners & Losers (dont on attend d'ailleurs la date de retour).

On monte d'un cran avec le TV Week Silver Logie du meilleur acteur. Alors là, il y avait du lourd : Alex Dimitriades, de The Slap, était en lice face à Don Hany pour East West 101 ou Geoff Morrell de Cloudstreet, mais c'est finalement Rob Carlton qui a remporté la récompense pour son interprétation dans Paper Giants ; oh oui, il va beaucoup manquer à Howzat!. La récompense de la meilleure actrice était aussi l'occasion d'un choc des titans : Asher Keddie, encore (pour Paper Giants), mais aussi Kat Stewart pour Offspring ou encore Essie Davis pour The Slap. C'est effectivement une actrice de The Slap qui l'a emporté, mais sans nul doute encore plus méritante que la belle Essie : Melissa George a reçu la statuette ; les dernières fois que ç'avait été le cas, c'était pour son rôle dans Home and Away dans les années 90...

Home and Away Offspring Packed to the Rafters Underbelly: Razor Winners & Losers

Last but not least, le prix du drama le plus populaire se jouait entre 5 séries : Home and Away, Offspring, Packed to the Rafters, Underbelly: Razor, et Winners and Losers. C'était un tout petit peu prévisible, mais le trophée a été décerné à Packed to the Rafters, certainement l'un des plus grands succès publics de la télévision australienne actuellement.

Et même si je parle rarement de programmes pour la jeunesse, laissez-moi souligner que la deuxième saison de la série My Place a reçu un prix également, l'emportant notamment face à Lockie Leonard.
Parmi les grands moments de la soirée, on notera qu'une promo du film dérivé de Kath & Kim a été diffusée en présence des deux interprètes qui sont venues présenter une catégorie sur scène ; pour le moment ça ne confirme ni n'infirme la rumeur qu'on évoquait précédemment, mais ce n'est peut-être pas idiot de le garder dans un coin de tête.

Posté par ladyteruki à 16:36 - Love Actuality - Permalien [#]

31-10-11

[DL] Housos

Depuis quelques temps maintenant, je tente de vous donner envie d'aller tenter des séries venues d'ailleurs. On a fait le tour de plein de pays ensemble, et les posts Médicament générique vous donnent l'occasion d'en découvrir quelques images avec, je l'espère, pour conséquence d'aller jeter un oeil à la série elle-même, si le générique a piqué votre curiosité. Et j'ai développé, depuis l'été 2010, quand je me suis penchée sur le cas de ce pays, une grande affection pour les séries australiennes, dont je m'efforce de suivre l'actualité non seulement à cause de SeriesLive, mais par envie personnelle. Et je n'hésite pas à en remettre une couche sur des séries comme The Slap, par exemple. Vous ai-je déjà parlé de Spirited, d'East of Everything, de Crownies, de Winners & Losers, et de bien d'autres (ne serait-ce que Wilfred, tiens !) : oui, et pas qu'une fois. Et j'aimerais tellement que vous tentiez le coup.
De vous à moi, s'il y avait un classement des pays autres que les USA où j'aime le plus regarder ce qui se fait, l'Australie serait ex-aequo avec le Japon. Et le Danemark. Et-... nan mais vous voyez ce que je veux dire. Ca a été une révélation que de me pencher sur le cas de l'Australie. J'aimerais tellement partager ça avec vous. Ecrire des posts pour vous donner envie d'aller voir ce qui s'y passe, si vous ne l'aviez pas encore fait. Vraiment.

Aujourd'hui ne sera pas l'un de ces posts. Aujourd'hui sera plutôt un avertissement, une mise en garde, un signal d'alarme. Aujourd'hui sera un post dans lequel je vais limite vous recommander de fuir, voyez ? NE REGARDEZ PAS HOUSOS. C'est un conseil d'amie.
Evidemment les plus aventureux parmi vous iront quand même vérifier de quoi il s'agit, parce que je suis connue pour ma mauvaise foi dans les parages et que, rho quand même, ça ne peut pas être si terrible que ça. Si. Si ça l'est. Je vous le dis et le répète, fuyez Housos. Vous avez encaissé Angry Boys et vous pensez pouvoir n'importe quelle comédie ras-des-pâquerettes australienne ? Vous vous pensez à la hauteur ? Je vous arrête tout de suite, ce ne sont que des idées que vous vous faites. Pour l'amour du ciel, de la téléphagie et de tout ce qui est sacré en ce bas-monde, ne regardez pas Housos.

Housos
Note : lien valable 30 jours minimum. Je reuploaderai si le lien est mort, mais seulement si vous postez un commentaire pour me prévenir !

Si le générique ne vous en dissuade pas, laissez-moi vous éclairer : vous trouvez que la réalisation de ce générique évoque une video Youtube faite avec trois euros six sous ? TOUT LE PILOTE EST COMME CA. Et c'est vraiment moche, en plus d'être idiot. Mais l'idiotie, des fois c'est drôle, pas vrai ? Eh bien pas toujours. Et Housos, en s'attaquant à ce qui semble être l'équivalent australien des Chtis, ne parvient pas à se hisser plus haut que le niveau de ses personnages. Ce n'est pas une question de référence culturelle qui nous est insaisissable, c'est que normalement, la comédie est supposée être drôle, voyez-vous, même quand les héros sont des white trash. Alors je vous en supplie, je vous en conjure, ne regardez pas Housos. A la limite, si vous y tenez vraiment, attaquez-vous à Bogan Pride. Mais pas Housos.
Déconnez pas. Je tiens à vous, l'air de rien.

Et pour ceux qui manquent cruellement de... non, je peux pas dire le mot, j'ai trop honte : la fiche Housos de SeriesLive.
Note : le post de ce soir ainsi que celui de demain ont été programmés à l'avance, faites semblant de rien, je reviens pour un post de première fraîcheur mercredi et lirai vos commentaires à ce moment-là.

Posté par ladyteruki à 23:00 - Médicament générique - Permalien [#]

04-10-11

C'est finalement si simple de séparer le bon grain de l'ivraie...

La rentrée américaine est finie.
...Bon d'accord, je suis un peu alarmiste. Mais pas complètement : le plus gros des nouveautés de la saison est derrière nous. Il y aura encore des pilotes dans les semaines à venir (en fait, si on y réfléchit, des pilotes il en vient tous les mois), et je ne me plains pas parce que la rentrée japonaise est là, même si je n'ai pas encore eu le temps de me pencher dessus. Je ne vais certainement pas manquer d'occupations.
Mais quand même, une excitante page téléphagique se tourne avec le début du mois d'octobre.

Je reconnais ce moment un peu mélancolique au fait que c'est à cette période que mes disques durs saturent et que je commence à faire de la gravure parmi mes cagoules.

C'est d'ailleurs le moment idéal de faire le point sur les séries qu'on va suivre, et les autres. Car parfois, un pilote, sans être mauvais, n'est pas bon au point qu'on poursuive l'aventure. Forcément, plus on regarde de séries de la planète, plus il faut savoir doser l'énergie et l'enthousiasme qu'on est prêt à mettre dans une nouvelle série, et je l'ai appris à la dure cette année en commençant plusieurs fois des séries que je n'avais en réalité pas vraiment envie de suivre pendant 10, 15, 20 épisodes ; en général je m'en aperçois parce que les épisodes s'entassent dans un dossier et que je n'ai aucune envie d'écouler le stock (ça me l'a par exemple fait pour Winners & Losers qui, pour me plaire, n'aurait pas pas dû excéder la durée de 5 épisodes) (par contre j'aurais signé volontiers pour 20 épisodes de The Yard, à titre de comparaison).

Donc, bilan. Enfin, bilan des premières semaines de la saison, mais allez, bilan quand même.

PanAmForever

En fin de compte, je poursuis pour le moment 2 Broke Girls. Je sais pas trop pourquoi. Je ris pas vraiment, c'est un peu mon Mike & Molly de cette année (ce qui tombe bien puisque j'ai laissé tomber Mike & Molly).
En revanche, après le deuxième épisode d'A Gifted Man, j'hésite : après un pilote touchant, ce second opus nous a fourni tout ce qu'une série médicale peut offrir de plus cliché. Je pense que le troisième épisode sera décisif.
Petite baisse de régime aussi (mais moins grave) pour PanAm qui reste cependant sur mon planning. Je regrette que The Playboy Club ne puisse pas l'accompagner, j'apprécie réellement cette série même si elle ne révolutionne pas la face du monde. Dommage que la série se fasse annuler sans même qu'on puisse voir la suite des épisodes produits (PS : pour un historique d'une décennie de séries annulées plus vite que leur ombre, je vous renvoie au post de l'an dernier faisant suite à l'annulation de Lone Star).
Et bien-sûr, j'ai fermement l'intention de poursuivre Homeland et Suburgatory, mais là, je ne juge que sur un seul épisode.
Je ne me suis pas encore décidée pour Terra Nova et Up All Night, les jours qui passent ne jouant en pas en leur faveur. Toutes les autres séries appartiennent déjà au passé à mes yeux.

Ce n'est pas si difficile de faire du tri, en définitive : je repère les séries qui ne m'ont pas séduite à la rapidité avec laquelle leur pilote arrive sur une rondelle pour mes archives.

Posté par ladyteruki à 23:19 - 3615 My (So-Called) Life - Permalien [#]

16-07-11

En petite vertu de la loi

Crownies

"When I first came here, you advised me to have a glass of champagne every night, so I could have a glass after a case without it looking like a celebration. Because prosecuting isn't about winning or losing, you said, we're not representing the victim, we're not obliged to feel for the victim or feel we have to give our best for them, but we do, David. We do."
(Janet King, Crownies - 1x01)

Si comme moi, vous êtes coutumier des legal dramas, Crownies ne vous surprendra pas vraiment. Je comprends pourquoi ABC1 en a commandé directement 22 épisodes : ça se mange sans faim ! Le produit est parfaitement calibré, la formule a été testée et approuvée par le passé, il n'y a, à vrai dire, pas tellement d'enjeu (et du coup je m'explique mal les audiences très tièdes de son lancement).
Mais on ne regarde pas toujours une série pour son originalité. En fait, il y a des tonnes de séries qu'on regarde tout en sachant qu'elle empruntent des sentiers balisés, et pour autant on ne les trouve pas moins agréables. C'est le cas de Crownies, qui rappellera de nombreuses séries du même genre, parmi lesquelles The Deep End, à la différence notable qu'on a ici affaire à des procureurs et non des avocats travaillant en cabinet.

La structure est donc la même : un groupe de jeunes (et bien-sûr beaux) procureurs se lance dans le métier, et en apprend les avantages et les inconvénients au fil de leurs expériences. Fort heureusement, le poncif du "j'arrive dans mon nouveau boulot" nous a été épargné, et nos jeunes sont déjà bien intégrés dans les bureaux du procureur lorsque commence le pilote, qui suit la journée précédant le pot de Noël du bureau (je vous avoue que même en travaillant dans le public, jamais je n'ai vu un pot de Noël à thème comme celui-là ; je commence à me dire que j'aurais dû passer les concours de la magistrature, plutôt). Se mêlent donc des préoccupations décontractées, des répliques amusantes et des taquineries entre collègues du même âge, et les véritables cas légaux auxquels nos jeunes (et nos moins jeunes) sont confrontés.

De ce côté-là, on est un peu dans la demi-teinte. La répartition est très irrégulière dans le premier épisode, bien que s'arrange avec le deuxième (c'étaient en effet deux épisodes qui étaient proposés pour la soirée de lancement ; en l'absence d'une séparation nette entre le deux, je vais donc traiter dans ce post des deux épisodes).

Ainsi, c'est surtout la belle rousse Erin qui est au centre des attentions scénaristiques avec deux affaires similaires que son mentor l'encourage à ne pas mener au procès. Mais la rouquine a encore un petit coeur qui bat sous sa peau de porcelaine (ai-je mentionné que la créature en question est un ravissement pour l'oeil ?) et elle persiste malgré tout. Le côté idéaliste de la jeune femme est assez classique mais donne une touche humaine aux intrigues, ce qui fait plaisir vu le ton badin de beaucoup d'autres axes du pilote.
Les autres affaires sont assez rapidement survolées, entre Ben qui se voit confié un dossier très important et top secret, mais dont le contenu sera vite balayé par le scandale entourant le trajet du dossier lui-même (en fait, c'est l'axe que va emprunter, à ce qu'il semble, une bonne partie de la saison, l'occasion de donner aussi de bonnes scènes au personnage de Janet, cf. citation ci-dessus), Lina qui bosse sur une affaire touchante mais qui touche à sa fin (la plaidoirie a eu lieu avant le début du pilote, on est en attente d'un verdict), et Tatum dont je ne suis pas certaine d'avoir compris à quoi elle sert sinon être blonde et ravissante.
Par contre, si l'on en sait peu sur le déroulement des dossiers de Richard dans un premier temps, on a droit à une suite de petites scènes très touchantes mettant en exergue la difficulté que c'est pour lui de devoir faire de la paperasse sur des affaires glauquissimes. On ne le verra pas les traiter, les plaider, les régler ni quoi que ce soit, on n'est même pas sûrs qu'il fasse autre chose que remplir des cases (le passage devant un juge se fera, par contre, pour le 2e épisode, avec un dossier n'ayant rien à voir, et ce sera un epic fail de toute beauté), par contre l'accumulation de dossiers ignobles est très bien rendue. Richard, épuisé, supplie qu'on lui donne autre chose que des crimes sexuels, n'importe quoi. "De la drogue, pourquoi pas ? J'adore la drogue !" s'exclame-t-il en espérant en finir avec les plaintes pour viol et inceste. Le pilote lui donne assez peu de scènes, ce qui souligne son tempérament doux, effacé et raisonnable, mais ces petites touches sont un plus considérable pour présenter à la fois le personnage et les réalités de la profession.

Alors après, je ne vous le cache pas, il y a un peu de fesses. Et encore, moins que ce que le trailer laissait présager. C'est vraiment le côté le moins agréable de la série, qui donne l'impression que les histoires de coucheries devaient être explicitées un peu plus souvent qu'à leur tour pour plaire au public (je ne serais pas étonnée si c'était en fait le truc qui avait refroidi le public, pas forcément habitué à ça dans une série légale). Non que ces scènes soient épouvantablement explicites (même s'il y a un peu de racolage dans la façon de profiter de la plastique impeccable de Tatum, et dans une moindre mesure Erin et Lena), mais enfin, voilà, ça fait un peu remplissage grossier pour faire jeune et hype et attirant.
Je n'en ai pas vu l'intérêt, même dans le cadre du fameux axe tournant autour du dossier qui ne doit pas sortir du bureau du procureur (et qui bien-sûr va se retrouver dans la presse). Je me fiche un peu de qui couche avec qui, surtout dans le cas de Lena où vraiment j'ai pas compris du tout l'intérêt de la scène. Et si untel couche avec unetelle, la drague est tellement évidente en amont (cf. Ben, Julie et le bonobo ; regardez, vous comprendrez) que c'était pas la peine de montrer après que ces deux-là avaient concrétisé tant c'était évident. C'est en ça que la gratuité a tendance à titiller les nerfs ; j'espère qu'on se passera de ces scènes à l'avenir maintenant qu'on a compris les dynamiques (notamment du côté de Tatum où on n'a vraiment pas besoin qu'on nous mette le nez dessus pour percevoir ce qui se passe), mais j'ai comme un doute.
Je vous rassure, ça ne baise pas non plus dans tous les coins, mais ça manque de subtilité, voilà tout.

Dans la légèreté ambiante de la série (l'omniprésence de Tatum, alors que concrètement je n'ai aucun souvenir de l'avoir vue bosser dans aucun des deux épisodes, et l'arrogance permanente de Ben, y contribuent fortement), le drame est donc exploré avec prudence. Et après tout ce n'est pas plus mal : il ne s'agit pas de jouer les montagnes russes. Bien que j'aime beaucoup quand une série légale nous offre des moments bouleversants dans une affaire, je dois reconnaître qu'il est plus équilibré de ne pas partir dans du drame trop sombre vu la tonalité générale des autres scènes. D'un autre côté il n'y a pas de gag à proprement parler non plus, pas de gros délire, pas de bizarrerie incroyable ; c'est vraiment de la dramédie pure, parfaitement à mi-chemin. On apprécie ou pas, mais il n'empêche, c'est plaisant d'avoir su trouver le ton juste.

Certains personnages sont donc plus appréciables que d'autres, plus approfondis que d'autres, plus agréables visuellement que d'autres (plusieurs des acteurs sont des anciens, même de façon fugace, du soap Home and Away ; alors après c'est vrai aussi que l'interprète de Ben était dans Cloudstreet, ça n'augure en rien de leur talent, mais enfin les moches courent pas les couloirs du bureau du procureur, quoi)...
Rien de révolutionnaire dans la série Crownies, c'est certain. Mais un légal drama agréable, porté par un cast sympathique et une écriture qui n'a pas à rougir, ça fait toujours plaisir.

Je ne sais pas encore si je tiendrai la longueur (j'ai tendance à avoir de plus en plus du mal avec l'âge), et donc j'ignore si je regarderai Crownies au rythme de sa diffusion ; récemment j'ai eu un peu de mal à continuer Winners & Losers pour cette raison. Je préfère mes séries australiennes avec une douzaine d'épisodes, que voulez-vous ? Mais ça ne retire rien à son plaisant mérite.

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Crownies de SeriesLive.

Posté par ladyteruki à 02:02 - Review vers le futur - Permalien [#]

25-03-11

[DL] Den Som Dræber

On dirait que la motivation revient, progressivement. Ca n'aura jamais pris que deux mois, et encore, ça pourrait être mieux. Mais il s'avère que du coup, la semaine a été plutôt fructueuse. Alors, de quoi vous parler aujourd'hui ? Du pilote de Prozac, que j'ai finalement décidé de regarder après des mois d'hésitation, de Mad Dogs, que j'ai goulument avalée en quelques jours, du très bon démarrage de Winners & Losers, d'ailleurs il faudra surveiller les audiences la semaine prochaine, de l'intégrale Outsourced du weekend dernier, du pilote d’Endgame auquel je me suis attaquée alors que le deuxième épisode était déjà diffusé (pas bien), ou encore, accrochez-vous à vos bretelles, du coffret Borgen que j'ai finalement reçu pour mon anniversaire ce mercredi... Non mon anniversaire n'était pas du tout ce mercredi, mais vous commencez à connaître mes parents : quand il s'agit de cadeaux d'anniversaire, rien n'est jamais simple ; pour mémoire, rappelons les péripéties autour de la 1e saison de Pushing Daisies... Tout ça sans évoquer le décevant 10e épisode de Harry's Law, définitivement la série la plus inégale du moment (mais un coup de cœur tout de même), parce que je vais pas vous en parler tout le temps, non plus, même si ce n’est pas l’envie qui manque.

Déjà que vous avez eu fort à faire en lecture cette semaine, et vous n'avez même pas eu le temps de lire les trois pavés qui ont été postés, la preuve : zavez pas commenté. Ahem.

Donc, du coup, j'ai choisi la solution de facilité : j'ai décidé de vous parler d'une série que je n'ai PAS vue cette semaine. Il faut dire que je guette désespérément les sous-titres de Den Som Dræber, nouvelle série danoise lancée sur TV2, et que comme ça je peux en profiter pour vous demander gentillement si vous les avez vus passer. Hop, ni vu ni connu j't'embrouille, ça fait d'une pierre deux coups.

DenSomDraeber
Note : lien valable 30 jours minimum. Je reuploaderai si le lien est mort, mais seulement si vous postez un commentaire pour me prévenir !

D'autant que je me suis rendue compte que, jusqu'à présent, chaque fois ou presque que je vous avais parlé de série scandinave, j'avais soigneusement évité les séries policières. Deux explications à cela : d'abord tout simplement par goût personnel, puisque je ne suis pas attirée par les séries policières quel que soit leur pays d'origine (on va pas revenir dessus, hein, suffit de chercher n'importe quel post ou presque de ce blog mentionnant NCIS...). Et ensuite parce que, voulant dépasser le cliché de la série scandinave qui ne fournirait que des trucs policiers déprimants et/ou glaçants, j'avais jusque là préféré vous parler d'autres types de séries... oubliant du coup un pan tout entier de la fiction scandinave !

Bon, l'erreur est donc réparée, d'autant que le générique de Den Som Dræber a quelque chose d'à la fois déprimant et/ou glaçant, mais aussi de rythmé et efficace, qui encore une fois dépasse le cliché du générique pendant lequel on se dit qu'on aurait encore le temps de se pendre avant que l'épisode ne reprenne, ça irait plus vite. Et je sais pas pour vous, mais je trouve qu'on sent bien le côté glauque de la chasse au tueur en série (puisque c'est de cela qu'il s'agit) grâce à la fugacité de certaines images dérangeantes.

En tous cas la série a su rencontrer son public avec tous ces éléments, puisque son pilote, diffusé le 13 mars dernier, a attiré un peu plus de 1,47 millions de spectateurs, ce qui est la plus grosse audience pour le lancement d'une série sur TV2 depuis (d'après mes sources) trois ans. Et apparemment les critiques sont à l'avenant, ça a l'air d'être du solide.
Comme ça en plus, vous voilà éduqués sur l'actu danoise, c'est vraiment tout bénéf ce post.

Voilà donc j'ai quand même fini par vous produire un pavé, mais bon, c'est vendredi, et le vendredi c'est permis. Comme le mardi, mais dans la plus pure tradition de ladytelephagy.

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Den Som Dræber de SeriesLive.

Posté par ladyteruki à 21:44 - Médicament générique - Permalien [#]

26-09-10

Une curieuse semaine

Ami téléphage, tu l'auras sans doute remarqué, il n'y a pas eu d'article ce dimanche, après le bilan de la semaine passée. Ne t'inquiète pas, ami téléphage, je prépare quelque chose pour ton plus grand bonheur, et satisfaire ta curiosité, mais ce n'est pas pour cette semaine.

Tu l'auras également vu, ami téléphage, depuis quelques temps, ton serviteur bosse sur SeriesLive pour t'offrir l'opportunité de satisfaire ta curiosité sus-mentionnée. Comme je te sais intéressé par ces sujets, mais pas nécessairement pourvu du réflexe d'aller vérifier quand je poste une news sur SeriesLive, je me suis dit que ça t'intéresserait peut-être d'avoir un petit récap des news de la semaine, histoire d'aller faire un tour, lire, et peut-être réagir si on a tous de la chance.
Bref, ami téléphage, permets que j'inaugure aujourd'hui une nouvelle rubrique dont le succès, osons le dire, dépend de toi : CuriosityLive, du nom de... eh beh, ma foi, ça me semble assez transparent.

Voici donc ce qui s'est dit sur les séries du monde entier cette semaine sur SeriesLive :

Lundi
LosHeroesdelNorte_MEA
Ce soir au Mexique : rires et chansons (pourries)
La chaîne musicale Bandamax lance dans quelques heures sa première série.
Mardi
WinnersLosers_MEA
Winners & Losers, le prochain drama de Seven Network
Le network australien offre de l'espoir à tous les lycéens qui aujourd'hui finissent dans la benne à ordures...
 
InternationalEmmyAwards
International Emmy Awards : et le présentateur est...
Les Emmys vous manquaient ? Séchez vos larmes, leur version internationale revient pour une 38e édition dans exactement deux mois.
Mercredi
TranchesdeVie_MEA
Ce soir au Canada : les francophones découvrent Tranches de vie
Une comédie à sketches sur le couple et la famille...
 
JaeWookKim_1
Le cast de Maerineun Oebakjjung est fin prêt
Il y a quelques jours, on cherchait l'homme parfait pour cette comédie romantique... Trouvé !
Jeudi
World
En bref : l'actu des télés du monde
Des séries qui commencent, qui se vendent, qui s'annoncent... ça bouge dans le monde cette semaine !
 
listener
The Listener, toujours à l'écoute même sans NBC
Ce n'est pas parce qu'une chaîne américaine n'en veut plus que The Listener va s'arrêter là...!
Vendredi
JeppangwangKimTakGoo_MEA
Audiences coréennes : comme des petits pains !
Mission accomplie : le fameux boulanger de Jeppangwang Kim Tak Goo a finalement réussi son pari qui consistait à capter l'attention de 50% des spectateurs coréens. Pour le reste... c'est par là que ça se passe.

Ojichanwa25Sai_MEA
Une chaîne japonaise tente la comédie en quotidienne
La comédie de 30 minutes n'est pas exactement le fort des chaînes japonaises, mais TBS fera un effort en novembre.
Samedi
MyPlace_MEA
ABC3 revient au pied du figuier de My Place
Quand l'adaptation d'un livre original décide d'aller encore plus loin...
Dimanche
RosedOr_2010
Rose d'Or : les récompenses de la 50e édition
C'était la 50e fois que la TSR organisait le festival de la Rose d'Or, destiné à récompenser la télévision internationale.

Est-il besoin de souligner à quel point tes réactions, ami téléphage, sont les bienvenues sur ces news...?
(traduction en langage skyblog : lâche ton com !)

Posté par ladyteruki à 20:29 - Love Actuality - Permalien [#]