ladytelephagy

Purple is the new black. Un blog qui parle de séries, c'est devenu assez habituel. La question, c'est : de quelles séries ? Séries méconnues, séries anciennes, séries japonaises... mais aussi séries récentes ! Venez, la téléphagie, c'est contagieux !

18-09-12

Still haven't found what I'm looking for

Pas facile, ce défi, hein ? Ouais, je trouve aussi. Des pilotes, plus on en reviewe, plus il en vient. Notez bien que je ne me plains pas mais, bon, faut tenir le rythme ! Ca se calmera sans doute quelque part en novembre... enfin, je l'espère ! Et encore, dites-vous que vous ne faites que les lire, whisperintherain et moi devons les écrire ! C'est de l'organisation, et quand les intégrales et les coups de coeur s'en mêlent, c'est un peu compliqué, forcément.
Aujourd'hui, direction l'Irlande et le Royaume-Uni avec Moone Boy, une étrange série dont, je préfère autant vous prévenir, je ne sais pas trop quoi penser... En espérant que la review de whisper soit plus claire que la mienne !

MooneBoy

Alors, de quoi parle Moone Boy ?
Bonne question. Je ne suis pas très convaincue de savoir y répondre. Difficile d'en déterminer le héros, par exemple, tant ce premier épisode semble partir dans plusieurs directions.

A première vue, j'aurais dit que le personnage principal de cette étrange dramédie est Martin, un garçon sur le point de fêter ses 12 ans, et pour qui l'école n'est pas un lieu de tout repos. Mais en réalité, vu que Chris O'Dowd est au générique de la série et qu'il incarne l'ami imaginaire de Martin, on pourrait penser que c'est lui, le personnage central de la série. Sauf que non, parce que l'épisode s'attarde tellement sur le père de Martin, que le petit garçon en deviendrait presque anecdotique. Et finalement le petit monde de Moone Boy semble dépourvu d'un héros clair et défini ; pour beaucoup de séries, on pourrait penser que ce n'est pas une mauvaise chose, qu'il s'agit d'un ensemble show, mais ça ne s'applique pas vraiment au cas présent ; j'ai ressenti cette absence de focus comme un échec pour m'attraper.

L'idée de l'ami imaginaire me plaisait pourtant beaucoup. Quand j'ai entendu parler de la série pour la première fois, j'ai trouvé le concept poétique et émouvant. Dans les faits, la présence de Sean, le meilleur ami invisible de Martin, est si sporadique et si peu significative qu'on pourrait presque, si ce n'était pas ironique, la qualifier d'inexistante. Moone Boy n'est donc ni Wilfred dans les années 80/90, ni Calvin & Hobbes. Et c'est tout le problème ! Comment apprécier une série qui ne se donne aucun mal pour, dans le pilote, nous faire ressentir le genre de lien qui unit un enfant à son ami imaginaire ? C'est injuste, mais c'est comme ça : d'autres sont passés avant, sur un thème similaire, et Moone Boy ne parvient pas à rivaliser.
Je pensais que dans ce cas, d'une façon plus générale, ce serait l'imaginaire de Martin qui prévaudrait ; l'utilisation de ses dessins en début d'épisode me l'avait en tous cas laissé espérer. Mais là encore, ce point de vue est largement délaissé, et les séquences pendant lesquelles le jeune garçon imagine des choses vont être reléguées au rang des gadgets transitoires d'un acte à l'autre de l'épisode.
Pour un peu, les déboires de Martin, martyrisé par deux affreux à l'école, pourraient en réalité servir de pont afin de nous mener doucement vers l'intrigue du père. Mais ce n'est pas le cas, puisque les séquences dédiées à celui-ci seront entrecoupées de scènes totalement anodines concernant Martin et l'une de ses soeurs. Ce qui est dommage car j'aimais énormément l'idée d'un club entre pères désespérés, mais l'idée n'est pas allée très loin non plus pendant l'épisode, du fait du temps d'antenne réduit.

Le problème de Moone Boy, évidemment, c'est que j'en attendais quelque chose de précis, trop précis peut-être. Pas sur le plan du ton, où je me retrouve bien dans le côté dramédie pas trop outrancière mais ponctuellement drôle, mais plutôt du point de vue de l'histoire et des personnages. C'est comme si la série avait dû choisir une direction mais qu'elle s'y était refusée : à trop vouloir en dire, on finit par ne plus rien dire du tout. Pour ce pilote, j'attendais de toute évidence des choix plus marqués, plus radicaux, dans le point de vue de l'enfant ou de son ami imaginaire. Mais en-dehors de quelques petites remarques sarcastiques ou affectueuses, Sean n'apporte rien au cours des évènements.
...Mais peut-on réellement reprocher à une série de n'être pas celle que l'on voulait ?

A mon goût en tous cas, Moone Boy manque de fantaisie, ou de nostalgie, ou de tendresse. Le pilote avait le choix des armes mais n'en a dégainé aucune. Le plus effrayant, c'est que rien n'indique au vu de cet épisode que Moone Boy ne sera pas constitué de 6 épisodes totalement indépendants, ce qui, grosso-modo, en fait une sorte de Malcolm tiède et vaguement rétro. Un deuxième épisode a été diffusé à la suite du pilote vendredi, mais toute envie de m'y atteler m'a abandonnée à l'issue du visionnage du pilote.

Est-ce que j'aurais mieux donné sa chance à Moone Boy si je n'avais pas lu son pitch ? Probablement que j'aurais été plus ouverte en lançant l'épisode, et que j'aurais placé mes espoirs un peu moins haut pour le personnage de l'ami imaginaire, par exemple. D'autres points, par contre, m'auraient probablement déçue, comme la place très restreinte des dessins de Martin, mettons. On ne saura évidemment jamais ce que j'en aurais pensé si j'étais venue à Moone Boy vierge de toute idée préconçue...
L'expérience de ce pilote n'aura donc pas été concluante, mais me conforte dans ma volonté de vouloir éviter au maximum de me renseigner sur une série avant de la découvrir. J'aurais donc retenu au moins une chose de ce pilote...

Challenge20122013

Posté par ladyteruki à 23:21 - Review vers le futur - Permalien [#]

24-02-12

Clown triste

Alors que le mois de janvier était placé sous le signe de la mid-season canadienne, forte en nouveautés, février aura été un mois dédié à l'Australie qui, à l'issue de ses vacances estivales (alors, jaloux ?) faisait sa rentrée, les mesures d'audience reprenant à ce moment-là.
Certes, The Straits n'est pas forcément du genre à déclencher des émeutes parmi les téléphages exigeants, Outland ne plaira pas à tout le monde même s'il y a un net mieux à mesure que la série progresse, et on va reparler dans un post très prochain du très attendu Miss Fisher’s Murder Mysteries qui a débuté ce soir, sans compter que l'atypique Danger 5 débarque bientôt, mais en attendant, souffrez que je vous parle d'une série qui a démarré mercredi soir et qui compte déjà parmi les perles de 2012.
Je vous le dis, en ce début d'année, mon petit coeur ne survivra pas à toutes ces merveilles téléphagiques, on est gâtés pourris.

Si vous êtes un peu comme moi, vous avez développé une certaine méfiance vis-à-vis des comédies australiennes : l'humour de Bogan Pride, Housos et autres Angry Boys a en effet de quoi laisser, au mieux, circonspect, quand ce n'est pas l'étrange Wilfred ou Lowdown qui conduisent à s'interroger sur ce que "comédie" signifie aux antipodes (est-ce que par hasard ce serait un synonyme de "fumette" ?). Il y a du bon, c'est certain, mais il y a aussi quand même pas mal de choses qui rappellent qu'il y a un petit décalage horaire. Et encore, j'ose même pas tenter Swift and Shift Couriers, sans quoi je ne croirais plus en rien.

Woodley
Mais c'est sans a priori que je me suis lancée dans Woodley et j'en suis fort aise. C'est une véritable friandise, inspirée par les vieux films muets (et un peu Mr. Bean, si, la référence est obligée). Woodley n'est pas une série d'humour muet. Mais ça se joue à peu de choses. Ses personnages parlent peu, surtout le rôle-titre, mais ils parlent tous quand même. C'est sans doute ce qui lui permet à la fois de se parer d'un charme délicieusement désuet, et de ne pas paraître ridicule et datée.

Ce premier épisode, qui joue timidement son rôle introductif afin de ne pas nous laisser penser qu'on a affaire à une simple série à sketches, nous présente donc le personnage de Woodley, un petit bonhomme qui a la trentaine, mais qui a gardé sa maladresse et son innocence d'enfant. Le problème c'est que Woodley a une petite fille, Ollie, dont il est supposé être responsable... du moins, quand il en a la garde, puisque sa femme a fini par ne plus supporter d'être la seule adulte à la maison, et l'a quitté.
Woodley est regardable par toute la famille, à condition que grands comme petits soient avertis qu'il n'y sera pas question que de plaisanteries. Par moments, Woodley est profondément triste, et son personnage ne s'en cache pas, ou presque : seulement en secouant le lait (regardez, vous comprendrez) ; on le verra même prêt à se jeter du haut d'un pont dans une scène à la fois jolie et mélancolique, mais à vrai dire, beaucoup de choses dans Woodley sont jolies et mélancoliques à la fois.

Reposant essentiellement sur Frank Woodley, son acteur principal, son créateur, son scénariste et son producteur, la série s'appuie aussi sur un sens de la mise en scène évoquant avec plus ou moins d'insistance le début du XXe siècle : musique à l'accordéon et à l'orgue de barbarie, looks rétros, couleurs à la fois vieillottes et pétillantes, plaisir des décors et des détails fleurant bon une certaine nostalgie.
Si Woodley était une série française, on se plaindrait d'améliepoulinisme stéréotypé, mais comme Woodley est une série australienne, on ne moufte pas et on se régale, c'est injuste mais c'est comme ça.

Le studio rétro de Papa Woodley C'est drôle... ...mais c'est triste Une jolie rencontre Woodley au secours d'un canard

Petit bijou plein de rire et de larmes, d'une tendresse à toute épreuve y compris dans ses moments les plus douloureux, parfaitement délicieux même quand certaines blagues se voient un peu venir, parce que le personnage est adorable et attachant au possible, Woodley est une curiosité pleine de charme.
Le genre de série qu'on aurait un peu envie de regarder tous les soirs, plutôt qu'une fois par semaine, à vrai dire.

Posté par ladyteruki à 12:14 - Review vers le futur - Permalien [#]

31-10-11

[DL] Housos

Depuis quelques temps maintenant, je tente de vous donner envie d'aller tenter des séries venues d'ailleurs. On a fait le tour de plein de pays ensemble, et les posts Médicament générique vous donnent l'occasion d'en découvrir quelques images avec, je l'espère, pour conséquence d'aller jeter un oeil à la série elle-même, si le générique a piqué votre curiosité. Et j'ai développé, depuis l'été 2010, quand je me suis penchée sur le cas de ce pays, une grande affection pour les séries australiennes, dont je m'efforce de suivre l'actualité non seulement à cause de SeriesLive, mais par envie personnelle. Et je n'hésite pas à en remettre une couche sur des séries comme The Slap, par exemple. Vous ai-je déjà parlé de Spirited, d'East of Everything, de Crownies, de Winners & Losers, et de bien d'autres (ne serait-ce que Wilfred, tiens !) : oui, et pas qu'une fois. Et j'aimerais tellement que vous tentiez le coup.
De vous à moi, s'il y avait un classement des pays autres que les USA où j'aime le plus regarder ce qui se fait, l'Australie serait ex-aequo avec le Japon. Et le Danemark. Et-... nan mais vous voyez ce que je veux dire. Ca a été une révélation que de me pencher sur le cas de l'Australie. J'aimerais tellement partager ça avec vous. Ecrire des posts pour vous donner envie d'aller voir ce qui s'y passe, si vous ne l'aviez pas encore fait. Vraiment.

Aujourd'hui ne sera pas l'un de ces posts. Aujourd'hui sera plutôt un avertissement, une mise en garde, un signal d'alarme. Aujourd'hui sera un post dans lequel je vais limite vous recommander de fuir, voyez ? NE REGARDEZ PAS HOUSOS. C'est un conseil d'amie.
Evidemment les plus aventureux parmi vous iront quand même vérifier de quoi il s'agit, parce que je suis connue pour ma mauvaise foi dans les parages et que, rho quand même, ça ne peut pas être si terrible que ça. Si. Si ça l'est. Je vous le dis et le répète, fuyez Housos. Vous avez encaissé Angry Boys et vous pensez pouvoir n'importe quelle comédie ras-des-pâquerettes australienne ? Vous vous pensez à la hauteur ? Je vous arrête tout de suite, ce ne sont que des idées que vous vous faites. Pour l'amour du ciel, de la téléphagie et de tout ce qui est sacré en ce bas-monde, ne regardez pas Housos.

Housos
Note : lien valable 30 jours minimum. Je reuploaderai si le lien est mort, mais seulement si vous postez un commentaire pour me prévenir !

Si le générique ne vous en dissuade pas, laissez-moi vous éclairer : vous trouvez que la réalisation de ce générique évoque une video Youtube faite avec trois euros six sous ? TOUT LE PILOTE EST COMME CA. Et c'est vraiment moche, en plus d'être idiot. Mais l'idiotie, des fois c'est drôle, pas vrai ? Eh bien pas toujours. Et Housos, en s'attaquant à ce qui semble être l'équivalent australien des Chtis, ne parvient pas à se hisser plus haut que le niveau de ses personnages. Ce n'est pas une question de référence culturelle qui nous est insaisissable, c'est que normalement, la comédie est supposée être drôle, voyez-vous, même quand les héros sont des white trash. Alors je vous en supplie, je vous en conjure, ne regardez pas Housos. A la limite, si vous y tenez vraiment, attaquez-vous à Bogan Pride. Mais pas Housos.
Déconnez pas. Je tiens à vous, l'air de rien.

Et pour ceux qui manquent cruellement de... non, je peux pas dire le mot, j'ai trop honte : la fiche Housos de SeriesLive.
Note : le post de ce soir ainsi que celui de demain ont été programmés à l'avance, faites semblant de rien, je reviens pour un post de première fraîcheur mercredi et lirai vos commentaires à ce moment-là.

Posté par ladyteruki à 23:00 - Médicament générique - Permalien [#]

27-06-11

Le meilleur ennemi de l'homme

Il est naturel d'hésiter à regarder un remake ; c'est un dilemme qui survient souvent quand on a apprécié la série d'origine. Mais plus encore, quand on ne l'a pas aimée, l'hésitation est compréhensible.

Après quelques jours de profonde introspection téléphagique ("mais si je ne regarde pas un pilote qui passe à ma portée, ai-je encore le droit de me plaindre de tous les pilotes que je ne vois jamais ?!", oui je manquais de sommeil et j'étais assomée par la chaleur, passons), j'ai fini par me résoudre à regarder le pilote de Wilfred, la série américaine, après avoir ressassé mes souvenirs de Wilfred, la série australienne. Vous en vous souvenez peut-être, c'était avant que je ne poste quotidiennement ce weekend (vous inquiétez pas, moi aussi, ça m'a fait un choc).

WilfredUS-Languerapeuse

Le truc, c'est qu'à part leur pitch de départ (un homme voit le chien d'une jolie fille comme un égal avec qui il peut interagir comme s'il était humain), ces deux séries ne pourraient pas être plus différentes l'une de l'autre.

Sur l'aspect théorique, je n'ai pas encore décidé si c'était une bonne ou une mauvaise chose. Qu'un remake décide de s'écarter autant de l'original est rarement bien accepté, mais dans ce cas précis, c'est peut-être une bonne idée vu la bizarrerie un peu imperméable de la version australienne. L'appropriation n'est pourtant pas tellement culturelle, comme on peut s'y attendre pour Homeland/Hatufim et comme on l'a vu pour les deux versions de Shameless. C'est plus une question de ton, de personnages... et au final, de propos lui-même.

Là où le pilote du Wilfred australien jouait sur une ambiance d'angoisse, limite de thriller, ce qui était souligné par les nombreux fondus au noir, les effets sonores oppressants et les décors claustro (très peu d'extérieurs, et dans ce cas toujours très encadré par des palissades et des obstacles)... la version américaine, forcément californienne et ensoleillée, est pleine de grands espaces, de ciel dégagé, de couleurs, de verdure, et joue sur une bande son typique de dramédie.

Et puis, on s'aperçoit que l'histoire même a changé : le clébard australien débarquait alors que le héros se tapait déjà la fille, créant une atmosphère de jalousie progressivement explicitée, avec un véritable triangle ; le chien-chien américain se focalise sur notre héros alors que celui-ci n'est que le voisin de sa maîtresse, avec qui les interactions sont (pour le moment ?) limitées, recadrant la série sur le personnage masculin et ses névroses plutôt que sur le danger que représente le meilleur ennemi de l'homme.

Bien-sûr, dans les deux cas, le personnage de Wilfred n'est ni tout noir ni tout blanc, et on le doit à la prestation maîtrisée de Jason Gann qui (mais s'attendrait-on à autre chose de quelqu'un qui interprète cet étrange animal depuis des années ?) est absolument parfait, à la fois destabilisant et chaleureux, affectueux et hargneux, bref, parfait en chien. Mais l'emploi est radicalement différent car dans la version américaine, Ryan pense s'en faire un ami, et trouve en lui la force de s'affirmer, tandis qu'Adam sent tout de suite que Wilfred n'est pas son allié et sympathise avec lui, mais avec prudence.

WilfredUS-Oreillesdanslevent
C'est un parti pris intéressant, d'ailleurs, que Wilfred soit à ce point pour Ryan le moteur d'un changement personnel, comme si Wilfred était une sorte d'ange d'épaule, alors que pour Adam, la relation se fait plutôt d'égal à égal. C'est ce qui, au final, change tout. Il y a certes une part de personnalité là-dedans : Adam est un type normal, Ryan est complètement angoissé, et du coup la relation à Wilfred est différente ; mais c'est aussi toute la symbolique de Wilfred qui en est changée.
Au lieu de personnifier l'angoisse d'une relation nouvelle (dans la version australienne, et puisque Adam se tape déjà la maîtresse de Wilfred, celui-ci évoque les ex de Sarah dés le pilote, et notamment celui qui est mort dans un accident), ici le toutou est surtout là pour personnifier l'angoisse. C'est moins universel, mais le propos est bon tout de même, parce que rondement mené. Simplement, des personnages plongés dans les affres de la dépression, on en a déjà vu pas mal, et il faudra plus qu'un chien qui parle avec un accent australien (j'ai adoré le petit sursaut de Ryan après le mini-suspense, c'était facile, mais c'était bien joué) pour innover vraiment sur le terrain ; cependant je crois la série capable d'en faire quelque chose de bien, à terme.

En outre, dans le pilote, l'insistance sur les substances ingérées par les deux protagonistes aboutit à des conclusions différentes. Dans la version australienne, c'est l'une des rares choses sur lesquelles les deux personnages s'entendent immédiatement. Dans la version américaine, le doute planne pendant un long moment quant à savoir si l'ingestion de médicaments est la cause d'hallucination ; tenter d'expliquer, même temporairement et pour se contredire ensuite, l'existence-même de Wilfred, est d'ailleurs un peu dommageable a priori, même si dans le faits, le résultat rend plutôt bien en fin de compte.

Enfin, l'ajout de personnages secondaires (la soeur du héros, le voisin motard) me laisse pour le moment circonspecte. Il est vrai que je n'ai vu que le pilote de la série originale, et que j'ignore si ces personnages sont intégrés ensuite, de près ou de loin, à l'intrigue. Mais j'ai trouvé la soeur hystérique et le voisin caricatural, et je vois mal leur apport à la série.
Cependant, les deux Wilfred sont à ce point différentes l'une de l'autre, que je ne peux pas dire que ce soit foncièrement une mauvaise chose.

Je me suis posé la question de savoir si j'étais trop formatée pour apprécier la série australienne. Le fait que j'ai apprécié le remake US accentue cette question, car il s'avère que, en dépit de quelques défauts, elle est plus agréable à suivre.
Mais idéalement, j'aurais apprécié un juste milieu entre la bizarrerie extrême de Wilfred Australie, et le côté un peu lisse et attendu de Wilfred US.

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Wilfred (US) de SeriesLive. Faudra que je la mette à jour, cette fiche, tiens.

Posté par ladyteruki à 11:29 - Review vers le futur - Permalien [#]

24-06-11

Au panier

J'étais en train de me tâter pour savoir si j'allais regarder Wilfred (US), en tout bien tout honneur naturellement, quand j'ai réalisé que je n'avais jamais posté ici à propos du pilote de Wilfred (l'original australien), ce que j'ai trouvé un peu fort de café après en avoir pourtant tellement bavé devant le pilote.

AuPanierWilfred
Epitome de la comédie pas drôle et pas conçue pour l'être, Wilfred est juste une expérimentation barrée, et il ne faut pas y chercher l'hilarité (pour ma part je n'y ai pas même trouvé un vague rictus amusé). L'idée est d'explorer un concept allumé, improbable même, et pour tout dire on a plus l'impression d'un exercice pour ceux qui font la série que de quelque chose prévu pour les spectateurs. Comme une private joke portée plus loin que d'habitude.
C'est bizarre autant qu'étrange, et c'est de cette curiosité est supposée se suffire à elle-même, être le seul carburant qui ramène le spectateur à la série semaine après semaine.

Vous l'aurez compris, le pilote de la série australienne Wilfred ne m'a pas séduite, mais pour autant, en dépit de son look indies et peu raffiné, de son cast pas franchement affolant (Adam Zwar est, comme toujours, incapable d'être bon, sans qu'on puisse dire qu'il est mauvais ; voir aussi : Lowdown) et de ses dialogues enfumés, on ne peut pas objectivement en dire que c'est une grosse merde. Ca fait simplement partie des séries "tout ou rien", celles qui soit fonctionnent à fond sur vous, soit tombent totalement à plat, la qualité de la série n'étant pas incriminée, le spectateur non plus, mais les deux étant profondément incompatibles.

Oh, bien-sûr, je soupçonne qu'il faille avoir fait un sort à la moquette pour apprécier totalement cette série. Mais ce n'est que ma mauvaise foi légendaire qui s'exprime. Cependant, pour ce qui est de voir le pilote de la version américaine... j'avoue que pour le moment, j'hésite toujours. Et pour que moi, je refuse un pilote, c'est quand même que...

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Wilfred (AU) de SeriesLive.

Posté par ladyteruki à 16:47 - Telephage-o-thèque - Permalien [#]


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