ladytelephagy

Purple is the new black. Un blog qui parle de séries, c'est devenu assez habituel. La question, c'est : de quelles séries ? Séries méconnues, séries anciennes, séries japonaises... mais aussi séries récentes ! Venez, la téléphagie, c'est contagieux !

25-08-12

It's all just a little bit of history repeating

SemaineRusse

Imaginez, bon, je sais pas, moi : disons, une blogueuse spécialisée dans les séries de la planète, mais qui ne parlerait pas souvent de la Russie. C'est un tort, mais ça arrive. Bien. Maintenant imaginez que, par une regrettable coïncidence, cette même blogueuse ne soit pas vraiment portée sur les séries historiques...
Naturellement, c'est là une éventualité totalement hypothétique ; mais elle expliquerait plutôt bien pourquoi jusque là, vous avez très peu entendu parler dans ces colonnes (ou les quelques autres où il m'est arrivé de sévir) de séries historiques russes. C'est un tort que je m'apprête aujourd'hui à corriger alors que je vous ai concocté, pour l'avant-dernier jour de notre semaine russe (eh oui, déjà), une petite rétrospective de fond sur les rapports étroits que la télévision russe (et à plus forte raison, la télévision soviétique) entretient avec les livres d'Histoire.

Il faut commencer par préciser qu'en Russie, plus que dans la plupart des pays, le cinéma et la télévision ont toujours été très proches. Au lieu d'être le parent pauvre de l'audiovisuel, la télévision a rapidement bénéficié de moyens similaires à ceux consacrés jusqu'alors au grand écran... parce qu'elle était publique et parce qu'elle dépendait donc d'un gouvernement qui avait besoin d'imposer la parole officielle sur un très large territoire (et si possible jusque dans chaque salon).
En fait, lorsque la télévision commence à se développer en Russie, les premières fictions télé ne sont pas des séries produites selon les spécificités de ce medium ; à la place, ce sont des films de plusieurs heures, découpés en plusieurs tranches. Ecrits d'un seul tenant, ces téléfilms un peu à part ne prennent pas en compte, comme aujourd'hui, les propriétés d'un visionnage en plusieurs fois (avec la structure d'un épisode), mais constituent une grande fresque coupée brutalement au bout d'1h30, et pour laquelle il faut revenir à la même heure un autre soir pour reprendre le fil. Si sur le plan de l'écriture, la télévision doit donc tout au cinéma, c'est aussi le cas pour les budgets et pour tout un contigent de professionnels du cinéma qui ont été encouragés à travailler pour le petit écran.

Or, le cinéma russe est lui-même proche de la littérature russe, principalement classique ; une littérature nationale qui, comme chacun sait, est très riche.
Les adaptations de grands romans sont nombreuses, souvent couronnées de succès, et il y a un savoir-faire en la matière qui s'est peaufiné depuis les balbutiements du cinéma russes ; à l'instar d'Anna Karenine, adaptée sur grand écran en Russie sous la forme de film muet en 1911 et 1914, puis de façon plus bavarde en 1935 et 1953. La télévision n'a à cette époque pas encore de fresque à proposer sur les petits écrans, mais les spectateurs russes sont déjà bien habitués à voir ces grands classiques (pas forcément à la portée du premier lecteur venu) adaptés par des scénaristes et incarnés par des acteurs. Qui plus est, alors qu'il est si difficile, dans l'après-Guerre, pour les auteurs, de passer le cap de la censure, se tourner vers les classiques littéraires approuvés de longue date par le Gouvernement soviétique est une solution plus simple.

Alors quand la télévision se met à produire de véritable séries, il n'est que naturel qu'une bonne part d'entre elles soient également tournées vers le passé, non seulement en raison de l'idéologie politique du moment (je vous en touche un mot plus bas dans ce post), mais aussi parce que c'est ce que les films ont toujours fait.
Depuis lors, les liens qu'entretient la télévision avec l'Histoire russe ne se sont jamais vraiment distendus, et vous allez voir que les plus grands tournants de la fiction russe ont bien souvent été marqués par des period dramas.

Alors évidemment, il y a d'une part les adaptations de romans, et elles sont nombreuses, même encore aujourd'hui. Mais les sérries historiques ne se cantonnent pas à des adaptations, et c'est aussi, voire surtout, de ces séries historiques-là que je vous propose de parler aujourd'hui.

BednaiaNastya

Ce n'est, par exemple, pas vraiment une surprise si je vous dis que la toute première telenovela russe, Bednaia Nastya, est justement une série historique.
Là où copier purement et simplement les recettes des telenovelas sud-américaines modernes aurait pu suffire, la série est plutôt inspirée par le succès international de la telenovela brésilienne Escrava Isaura (première telenovela diffusée en Union Soviétique dans les années 70), au concept similaire : prendre un contexte historique propre à la romance, insérer une héroïne qui commence bien mal dans la vie, et lui faire rencontrer le prince charmant...
Située au 19e siècle, Bednaia Nastya est l'histoire d'une charmante créature, Anastasia, née de l'union pas franchement consacrée d'un Prince russe et d'une servante ; elle est confiée à la garde du Baron Korf, un ami de son père, qui l'élève en secret. Le fils de notre Baron, Vladimir, a donc grandi avec elle mais ne la voit pas vraiment d'un bon oeil dans la maisonnée. Arrivée à l'âge adulte (où évidemment elle est devenue une belle blonde d'une grande innocence ; c'est une telenovela), Nastya, c'est son surnom, va faire son entrée dans la haute société de Saint-Pétersbourg et découvrir les nombreuses turpitudes de la vie de l'élite, entre mensonges, trahisons, et même meurtre à l'occasion. Diffusée en 2004, la série s'impose vite comme un véritable phénomène ; elle est ensuite vendue dans de nombreux pays, dont la Chine.

Entre les costumes, les décors somptueux des intérieurs, les tournages extérieurs on location, et tout le reste, les 127 épisodes de Bednaia Nastya coûteront la bagatelle d'environ 11,8 millions de dollars, un record. Pas étonnant qu'en dépit du succès national comme international de la série, la chaîne STS ait hésité à investir dans une suite, bien que celle-ci avait été annoncée rapidement. Prématurément sans doute.

Pour la "petite histoire" (si vous me pardonnez ce jeu de mots), Bednaia Nastya sera également la première série produite par la société Amedia. Amedia, mais si, vous connaissez ! C'est la même boîte de production qui a ensuite produit les immenses séries à succès Maia Prekrasnaia Niania, ou Zakrytaia Shkola... et qui est également en partenariat avec HBO pour installer la chaîne en Russie.

Ce premier succès ouvrira la voie à plusieurs autres ; la seconde telenovela russe, Adioutanty Lioubvi, sera située dans un contexte similaire, dans laquelle un couple qui s'aime est séparé par une mère ambitieuse, qui marie sa fille à un Comte, tandis que l'homme qu'elle aime s'enrôle au service du tsar....
Des séries comme Bednaia Nastya renvoient une image idéalisée du passé, bien-sûr : on y verse plutôt dans la crinoline, et pas trop dans l'interrogation sociale sur ce que c'était que de vivre sous le règne des tsars, par exemple. Parfaites héritières d'Anna Karenine (qui est, ironiquement, l'un des rares grands romans russes à n'avoir pas été adapté pour la télévision dans son pays natal), de nombreuses séries russes romantiques s'inspirent des tourments sentimentaux, des intrigues des puissants, ou des drames humains.
La reconstitution est là pour sublimer ces histoires, les placer dans un contexte qui fait rêver, et qui en appelle à une certaine nostalgie. Mais ce n'est pas le seul type de séries historiques qui passionne la Russie.

Krepost

Une conséquence de la passion de la télévision russe pour l'Histoire, c'est que la télévision (comme le cinéma, d'ailleurs) propose de très, très nombreuses séries de guerre ; et le phénomène n'est pas récent, loin de là. Il faut dire que l'Histoire russe regorge de batailles, de conquêtes et de guerres civiles propres à alimenter à l'envi ce courant, et que c'est en plus l'occasion de glisser un peu de patriotisme dans une série.

Krepost, dont nous avons déjà eu l'occasion de parler à l'occasion des TEFI 2011, remplit parfaitement tous les offices d'une série de guerre. La mini-série, qui est en fait une version re-montée et prolongée du film Brestkaia Krepost, s'attarde sur le siège de la forteresse de Brest, qui a duré une semaine en 1941. Krepost s'ouvre sur deux éléments narratifs plutôt classiques, mais efficaces : des images d'archives (qui reviendront ponctuellement au cours de la série), d'abord, et surtout, un survivant de la prise de la forteresse qui raconte à son petit-fils ce qu'il a vécu pendant la bataille, à l'occasion d'une visite du memorial aujourd'hui situé dans les murs de la forteresse (et accessoirement, la direction du musée a participé à la vérification de la véracité des faits historiques égrennés dans la série).
A la suite de cette introduction, le pilote nous propose le traditionnel avant/après : la vie au fort, lequel fonctionne comme une petite ville de garnison pour l'instant assez peu concernée par la guerre, et qui prospère dans l'insouciance ; puis, avec l'arrivée de l'armée allemande, la bataille elle-même. Si l'on ne trouve dans ces ingrédients que rien de très classique, en revanche il faut admettre que la réalisation est plus que solide, et efficace en diable. Brestkaia Krepost est un film ambitieux dont on sent qu'il a bénéficié d'un budget conséquent.

Même quand on sait comment ça finit, ce qui est le propre d'une fiction sur une bataille historique, impossible de ne pas se tordre d'inquiétude pour les personnages et notamment Sacha, jeune héros de Krepost. Loin de présenter les Russes en vainqueurs évidents (phénomène auquel on peut, par exemple, assister dans la très patriotique Band of Brothers, où en dépit des pertes et des souffrances il ne fait aucun doute dés le départ que la Easy Company est faite de héros), Krepost s'attache à d'abord penser à l'armée russe comme à des victimes innocentes, puis à des underdogs. C'est quelque chose que la série accomplit notamment grâce à sa figure centrale, Sacha, un cadet qui n'a même pas encore atteint l'âge d'avoir du poil au menton, et qui porte sur l'assaut de la forteresse un regard perdu et dévasté... mais qui va bien être obligé de participer à la bataille, et ainsi devenir un héros, bien que malgré lui.
La technique est éprouvée, et elle fonctionne, à plus forte raison parce qu'Alexandr Kott, le réalisateur, a l'oeil pour saisir aussi bien des images très tendres que les pires horreurs. C'est d'ailleurs un goût pour le drame qui est très russe, qui provient, là encore, de la littérature classique.

On dit que l'Histoire est toujours écrite par les vainqueurs. Mais on n'est même pas obligés de décrire une période où l'on est vraiment le vainqueur pour faire une série à la gloire de la nation... et quoi de mieux pour (ré)écrire l'Histoire que d'utiliser la fiction ? C'est après tout une méthode de propagande qui a fait depuis longtemps ses preuves. Par exemple, vous vous rappelez sans doute qu'on a déjà évoqué Vyzyvaem Ogon na Sebya, qui était à la fois la première série diffusée à la télévision soviétique, et un hymne à la gloire des actions de Résistance d'une jeune femme qui monte une cellule afin de saboter l'aviation de l'occupant allemand...

Le plus fort, c'est qu'il n'est pas non plus nécessaire, pour une série de guerre, de montrer à l'écran des images de bataille au front. Par exemple, la mini-série Kursanty s'intéresse à 5 cadets recrutés par une école d'artillerie en 1942, et suit leur préparation de trois mois avant de partir pour la bataille de Stalingrad... qu'on ne verra donc pas.
A la place, la série s'intéresse à la notion de "chair à canon" : ayant inconsciemment intégré le fait qu'ils ont de grandes chances de ne jamais revenir, nos héros vont donc vivre au maximum leurs derniers mois de liberté. A noter que des DVD de cette série sont apparemment sortis aux USA, sous le titre The Cadets, et avec sous-titres donc. Je vous tiens au courant dés que j'ai mis la main dessus, on en reparlera si le coeur vous en dit.

PiotrPerviyZavieschanie

L'autre grande répercussion de la passion russe pour l'Histoire sur petit ou grand écran, c'est le nombre de biopics proposés chaque année aux spectateurs, et à plus forte raison, des biopics de personnalités politiques.
C'est sans doute ce qui pose le plus de questions, à l'heure où la parole officielle est encore très voire trop présente dans les médias russes.

On l'a dit, se tourner vers un passé lointain est une solution régulièrement adoptée par la télévision russe. On peut à titre d'exemple citer Piotr Perviy. Zavieschanie (ci-dessus), un biopic sur Pierre Ier, alias Pierre le Grand, diffusé par Rossiya 1 au printemps 2011. Comme son titre l'annonce (zaviet signifie "le testament"), la mini-série retrace les dernières années de son règne : sentant la fin proche, le tsar tente de construire sa légende, mais aussi de préparer sa succession. Délaissé par ses compagnons les plus fidèles qui commencent à préparer leur reconversion auprès du futur monarque, il ne trouve de loyauté qu'auprès d'une belle jeune femme qu'il n'aura pas le temps d'épouser avant sa mort, en 1725. La série a coûté plus de 2,7 millions de dollars... pour moins de 4h de programme !

Mais évidemment, les séries historiques russes peuvent aussi se prendre de passion pour une Histoire plus récente, et notamment le 20e siècle, qui a donné énormément de personnalités historiques d'importance, à plus forte raison quand on a un message politique à faire passer. Ainsi, Deviat Jiznei Nestora Makhno est l'adaptation d'une biographie de Nestor Makhno, une figure de l'insurrection ukrainienne, en 1918, par exemple ; d'une façon générale, un nombre important de séries s'intéresse aux deux Guerres mondiales, plus rarement à l'entre-deux guerres.

La Guerre Froide a également fourni autant sinon plus de sujets à la télévision russe, qu'à la télévision américaine, comme par exemple la série d'action KGB v Smokingie, une série d'espionnage de 2005 située dans les années 70, dans laquelle une employée du KGB est envoyée en mission, intervenant sur des opérations du Mossad ou de la CIA. La série dure pendant une saison de 16 épisodes sur la chaîne REN.

Car naturellement, inutile de s'attacher à prendre pour héros une personne ayant réellement existé : il suffit d'inventer une fiction dans laquelle le héros croisera de grandes figures de l'Histoire, ou assistera à des évènements importants. On peut par exemple (mais cette liste, vous le devinez, n'aura vraiment rien d'exhaustif) mentionner Ruskiy Perevod, une mini-série en 8 épisodes diffusée en 2007, dans laquelle un jeune étudiant en langues orientales devient un interprète pour le ministère de la Défense, et est envoyé au Yémen. Couvrant la période de 1984 à 1991, la série plonge son héros dans le Yémen marxiste alors en pleine tentative de réunification, avant de l'envoyer en Libye.

Et puis, pour finir, la série historique, c'est un fait universel, se mêle facilement à certains genres, et c'est quand même bien pratique... surtout quand ces genres sont le policier, le judiciaire, et assimilés ! Ainsi, Jizn i Prikliouchenia Mishki Yaponchika (photo ci-dessous), dont les 12 premiers épisodes ont été diffusés fin 2011, qui s'intéresse à une sorte de Robin des Bois sévissant à Odessa en 1917. Plus qu'un gangster, un gentleman, Mishka Yaponchik a vraiment existé, et faisait de ses braquages et cambriolages de véritables performances d'artiste, avec des scénarios complexes. Il a règné pendant 3 années sur Odessa avant que l'Armée rouge ne s'empare de la ville et qu'il ne devienne révolutionnaire.

JizniPriklioucheniaMishkiYaponchika

On pourrait continuer longtemps à lancer des exemples, évidemment. Comme je le disais, l'Histoire russe est abondante, et tout aussi abondamment documentée par de nombreux romanciers, biographes et historiens.

Pour nous, spectateurs occidentaux qui avons grandi avec des fictions françaises, britanniques ou américaines, les différentes séries historiques russes revêtent d'ailleurs un intérêt supplémentaire : nous avons rarement eu l'opportunité d'adopter, même temporairement, le point de vue russe sur de nombreux évènements de l'Histoire, des campagnes de Napoléon à la Guerre Froide, en passant par la Seconde Guerre Mondiale.
Les rares occasions se sont généralement présentées à nous via des fictions occidentales, ou, plus rarement, des co-productions avec la Russie. En 2007, c'était le cas de War & Peace, adaptation de l'incontournable roman éponyme de Tolstoi, et résultant d'un partenariat franco-italo-allemand. Les 4 épisodes ont apparemment été diffusés sur France 2. Mais c'est plus l'exception que la règle, et les Russes sont, finalement, un de ces nombreux peuples dont nous connaissons mal l'Histoire.

Espérons qu'avec le temps (et peut-être un petit peu cet article ?), il sera plus facile d'accéder aux très nombreuses séries historiques produites chaque année par la Russie... j'espère en tous cas que cette balade vous aura plu.
On se retrouve demain pour la dernière journée de notre semaine russe, ne manquez cela sous aucun prétexte !

Posté par ladyteruki à 19:26 - 3615 My (So-Called) Life - Permalien [#]

03-03-12

We are the 80s

BlackMarch

C'est bien souvent pour des raisons assez fallacieuses (genre : pas de vraie source d'information sur le long terme) qu'on ne vous parle pas beaucoup de télévision russe. C'est un tort que je m'en vais aujourd'hui réparer, et profitez-en bien, on ne sait pas quand sera la prochaine fois.

Pour que des news nous parviennent au sujet de la fiction russe, il faut qu'il se soit VRAIMENT passé quelque chose. Des séries russes, il y en a, pourtant, comme vous le prouvera rapidement un clic dans les tags de ce post, se référant à Kak ia Vstretil Vashu Mamu, Interny, Maia Prekrasnaia Niania, Shkola... ou plus anciennement Vyzyvaem Ogon na Sebya. Je vous l'accorde au vu du nombre de tags que je peux vous suggérer, je ne parle pas de télévision russe souvent non plus. C'est un tort. Faudra que je tente un post sur le pilote de Tcherkizona un jour, tiens.
Le problème c'est donc que pour le moment, c'est pas facile-facile de mettre le grappin sur des infos les concernant, ces séries, même si elles existent, preuve en est faite. La Russie est un peu comme les pays arabes avec ses fictions : pas très motivée quand il s'agit de sortir de son cercle linguistique. Et entre nous soit dit, puisqu'on est en petit comité, le matériel promotionnel des séries russes est souvent très moche et pas très attractif (il parait que dans la plupart des pays occidentaux, le jaune est considéré comme une couleur cheap, eh bien en Russie apparemment non, à commencer par la chaîne STS). Et je le prouve.

Vosmidesiatye
Aujourd'hui on donc va parler de Vosmidesiatye (soit, donc, Восьмидесятые si vous savez déchiffrer le Russe ou que vous voulez vous y mettre, un titre de série à la fois ; eh, faut bien commencer quelque part), une dramédie qui, comme son nom l'indique, se déroule dans les années 80. Si je vous le dis.

Et si j'ai entendu parler de Vosmidesiatye, lancée le 30 janvier dernier sur STS (qui a diffusé ses 12 épisodes d'une demi-heure en quotidienne, à 19h30), c'est parce qu'elle a fait des audiences assez spectaculaires en prime time où elle a atteint des scores record le soir du pilote, du genre 23% de parts de marché en général, et 20% sur la cible ô combien privilégiée des 14-44 ans. La série a permis à STS de prendre la pôle position dans cette case horaire aussi bien sur la région de Moscou qu'au niveau national, et c'est apparemment un exploit parce que mes sources soulignent toutes ce fait (pour ce que j'y connais en audiences russes, hein, je vais pas m'amuser à contester...). Avec Dnievnik Doctora Zaitsevoi, une comédie romantique en milieu médical, la série a ainsi permis à STS d'améliorer sensiblement ses audiences de ce début d'année, notamment sur la tranche des 16-54 où la chaîne est passée 2e (il semblerait que la chaîne occupait la 4e place sur la même période en 2011).

Bon tout ça c'est bien gentil mais ça ne nous dit pas grand'chose de l'intérêt de Vosmidesiatye, à plus forte raison parce que Dnievnik Doctora Zaitsevoi se ramasse des remarques lapidaires sur l'une des rares sources anglophones que j'ai trouvée à son sujet, et que, de toute façon, c'est bien connu, les audiences ça ne nous dit rien sur la qualité intrinsèque d'une série. J'ai donc pris sur moi de cagouler le pilote de Vosmidesiatye, que je me suis ensuite mis sous le coude en attendant le Black March, et, eh bien, on est en mars.

Sur fond de bande-son très typique des années 80, limite stéréotypée, Vosmidesiatye suit Vania Smirnoff, un jeune étudiant qui, en 1986, quitte le foyer de ses très modestes parents, et commence à prendre son indépendance en s'installant dans le dortoir de son université. Outre le temps qu'il passe avec son copain Sergei et son nouveau camarade de chambre Boris, il y découvre aussi l'amour, ou du moins essaye, avec la très jolie (ce sur quoi je suis assez d'accord) Inga, une jeune femme un rien prétentieuse, mais pas méchante, venue d'un milieu aisé et qui a connu la vie à l'Ouest.
Evidemment ses sentiments ne sont pas partagés, sinon ce serait trop facile. Cela devrait se compliquer, à en croire le site officiel de la série, quand une dénommée Katia va débarquer dans la série, mais dans le pilote, pas de Katia en vue.
A la différence socio-culturelle, il faut ajouter que Vania est l'un de ces personnages qui cumulent maladresse et poisse. Dans le pilote, cela s'illustre par exemple alors que la fac entière se retrouve pour célébrer l'installation dans les dortoirs de l'université, et que notre Vania se retrouve coincé dans un ascenseur avec la gardienne de l'immeuble (aisément) quincagénaire, pendant que ce dragueur de Sergei approche Inga. On est pas dans la comédie grossière à laquelle on pourrait s'attendre dans pareille situation caricaturale, mais on ne peut pas dire que les troubles de Vania soient hilarants ou touchants non plus. Cela dit, la conclusion de la scène mettant en parallèle Vania tentant de sortir de l'ascenseur avec l'aide de la gardienne, et Sergei approchant Inga m'a fait sourire un instant.

Peut-être qu'en réalité, l'intérêt de Vosmidesiatye tient dans le fait que la famille Smirnoff ne se résume pas à Vania. On passe ainsi du temps avec ses parents, qui, tout en essayant de prendre leurs distances avec leur fils aîné qui le leur réclame de façon un peu violente (limite crise d'adolescence en retard), continuent leur petite vie avec leur plus jeune fils Misha, âgé d'environ 5 ou 6 ans. Ca n'a rien d'épatant en soi, entre le dîner avec Kolia (l'oncle de Vania) ou les aventures pour déménager les affaires de l'étudiant, mais ils sont assez touchants quand même, ces deux-là, et surtout, ils ont un côté ordinaire qui permet de se mettre plus facilement dans la peau d'un Russe des années 80.

Difficile de nier dans tout ça que Vosmidesiatye vaut principalement pour son côté nostalgique plutôt que par ses intrigues ; mais sa nostalgie, la série la tire de quelque chose de relativement réaliste, et c'est une plutôt bonne nouvelle. Le plus grand mérite de la dramédie est probablement d'essayer d'associer son propos un peu simpliste et idéalisé sur les années 80, auquel on s'attendait forcément un peu, avec une envie de ne pas non plus en rajouter dans les stéréotypes tels qu'une série américaine se plairait sans doute à les montrer, à grand renfort de couleurs flashys, ou de tenues et de coiffures impossibles. Il faut dire qu'évidemment, la situation des deux pays à ce moment-là n'est pas la même, mais enfin, idéalisme nostalgique pour idéalisme nostalgique, ça aurait quand même pu être pire.
Le choix de montrer des personnages en général pas très riches permet ainsi de rappeler des détails qui, à coup sûr, feront sourire les Russes qui, comme Sergei, ont eux aussi utilisé de l'eau sucrée pour remplacer le gel pour les cheveux, par exemple.

En cela Vosmidesiatye accomplit quand même bien sa mission de voyage dans le temps, et ça se sent au niveau de la photographie.

Pas facile d'avoir un peu d'intimité à la maison On est d'accord, donc : Inga est mignonne Sergei, charmant copain au demeurant, mais ptet un peu trop justement Vue de l'ascenseur Papa et Maman Smirnoff

Alors au final, Vosmidesiatye n'est pas une immense réussite qui va vous convaincre que la télévision russe regorge de merveilles (pourtant il y en a, forcément il y en a !), mais c'est quand même une petite série honnête, un divertissement familial pas abrutissant même s'il ne promet rien, au vu de son pilote, de révolutionnaire.
Suffisamment sympatique en tous cas pour faire des audiences extraordinaires, après tout, et finalement peut-être que, si ça ne nous dit rien sur les qualités d'une série en termes de narration, d'interprétation ou de production, ça signifie quand même un peu quelque chose.

Posté par ladyteruki à 21:39 - Review vers le futur - Permalien [#]

14-02-12

lady's world tour - Escale n°3

Aujourd'hui c'est la... oui enfin vous savez. Et du coup, ma soirée est bloquée pour une combo Smash + Ozmarathon (et plus si affinités ?) avec plusieurs téléphages de bonne compagnie sur Twitter (n'hésitez pas à nous rejoindre, d'ailleurs), et j'aurai peu de temps pour vous témoigner mon affection ce soir.
Du coup, je vous poste un petit world tour dés maintenant, avec un aperçu des nouvelles de la planète, certaines datant de vendredi mais euh, hein, on va pas faire des world tours tous les jours non plus. Evidemment, plus on surveille de pays, plus il faut s'attendre à ce qu'il y ait de nouvelles jour après jour, ce n'est pas une grosse surprise...

J'ai tâché de suivre vos indications (pour lesquelles je vous remercie) et me suis efforcée de reparler, entre autres, d'Irlande. Avec les IFTAs, c'était facile. On verra pour les prochaines fois comment ça se goupille.

MrsBrownsBoys
- IRLANDE : grand'mère a la patate
La comédie irlandaise qui ravit tout le monde (bonnes audiences, nominations dans divers festivals internationaux...) c'est Mrs. Brown's Boys. On y découvre un humoriste grimé en grand'mère irlandaise, qui veille sur son entourage. Vous ne la connaissez pas et pourtant, la semaine dernière, la vente du coffret DVD de la première saison a dépassé le million d'exemplaires vendus au Royaume-Uni et en Irlande, depuis sa mise sur le marché début octobre. La série devient donc la 3e comédie télé la plus vendue dans ces deux pays, et seules Little Britain et The Office (UK) ont totalisé plus de ventes en DVD. La série de rté, co-produite avec BBC Scotland, a achevé la diffusion de sa deuxième saison au début du mois, et le coffret de la saison 2 devrait sortir début mai ; on pourrait bien retrouver de tels chiffres dans quelques mois, donc. Sachez aussi que la série est d'ores et déjà renouvelée pour une troisième saison attendue pour le mois de décembre. Et une suite de "bonnes" nouvelles n'arrivant jamais sans un joli mot de la fin, la série a également remporté le titre de meilleur programme de divertissement aux IFTAs ce weekend (Love/Hate en a tiré 7 récompenses, accessoirement et tant que je vous tiens).

- RUSSIE : dasvidania
Le deuil qui n'attriste pas grand'monde en France, parce qu'on ne l'y connait pas, mais qui vaut la peine d'être noté : on apprenait samedi le décès du scénariste et réalisateur Sergei Kolosov, au début du mois, à l'âge de 90 ans. Là comme ça on a un peu envie de dire "et alors ?", sauf qu'outre une ribambelle de téléfilms, Sergei Kolosov est aussi celui qui, en 1964, a tourné la toute première série pour la télévision soviétique, Vyzyvaem Ogon na Sebya (Вызываем Oгонь на Cебя en Russe dans le texte) où son épouse jouait le rôle principal. La série en 4 volets s'intéressait à la Seconde Guerre Mondiale, racontant comment une jeune femme monte un réseau de Résistance afin de saboter des avions ennemis. Vyzyvaem Ogon na Sebya avait été saluée par plusieurs prix saluant son propos patriotique sa qualité, dont un remis en 1968 en RDA. Pour satisfaire votre curiosité, la série a été postée intégralement (bien que sans sous-titres) sur Youtube, si vous le voulez. Après, vous faites comme vous le sentez...

- ALLEMAGNE : le boulet
Das Erste vient de commander une mini-série en 3 volets adaptée des fameuses aventures du baron de Münchausen, qui devrait être prête pour une diffusion à Noël. Sobrement intitulée Baron Münchhausen, la mini-série mettrait en scène notre aristocrate alors qu'une jeune demoiselle se présente à lui en prétendant être sa fille ; ils se mettent ensemble en quête de sa mère, ce qui leur fait vivre d'incroyables aventures. Le scénario est de Finley Seng, et c'est au réalisateur Andrew Left qu'incombe la tâche de faire vivre l'univers du baron (pas facile de passer derrière Gilliam !). Pour note, Das Erste a également commandé deux autres mini-séries, cette fois en deux parties chacune, en vue de son programme de fin d'année : Der Turm ("la tour"), adaptée d'un roman primé, racontant les souvenirs d'un médecin vivant à Dresden pendant les 7 années précédant la chute du Mur, et Das Andere Kind ("l'autre enfant"), également adaptée d'un roman, où une jeune femme médecin assiste aux fiançailles de sa meilleure amie à Scarbourough, et finit par enquêter sur deux meurtres similaires mais sans aucune connection apparente.

Offspring
 - AUSTRALIE : suite et fin des annonces de rentrée
On a parlé la semaine dernière des annonces des différentes chaînes pour 2012, vous ne pensiez tout de même pas qu'on avait fini ? Peu de surprises pourtant de la part du network Ten, qui a confirmé la diffusion prochaine de la mini-série Bikie Wars, ainsi que de Reef Doctors dans le courant de l'année. Une nouvelle saison est prévue aussi pour Offspring, produite par John Edwards ; enfin, Puberty Blues, une adaptation en huit épisodes du roman éponyme qui avait déjà fait l'objet d'un film dans les années 80, devrait pouvoir communiquer quelques noms pour son cast prochainement ; il faut probablement s'attendre à une diffusion pendant le second semestre. Puberty Blues fait partie du patrimoine australien, si l'on peut dire, et raconte l'adolescence de deux jeunes filles qui intègrent un groupe de surfeurs dans les années 70, avec ce que ça implique de surfie culture dans ce qu'elle revêtait alors, je cite, "de plus tribal et sexiste", de sexe, de drogues... Je n'ai pas lu le bouquin (j'en ai maintenant très envie) mais il y a, au vu des divers articles sur le projet, clairement un propos féministe à attendre derrière le côté un peu trash qui est décrit. Du côté du câble, Foxtel promet une troisième saison pour Tangle. En revanche, il a été confirmé que la série adolescente SLiDE ne connaîtrait pas de seconde saison. A ce sujet, on n'en avait pas trop parlé ici parce que moi les teenageries voilà, mais je vous invite à aller lire la review de Tao.

- USA : ah, les filles entre elles
Personne ne vous en parlera, je pense, alors souffrez que je vous glisse un mot sur Nice Girls Crew, une série en 5 épisodes qui sera projetée en avant-première lors du 30e San Francisco International Asian American Film Festival, qui débute le 8 mars prochain. Vous devinez donc un peu pourquoi j'en parle ici et comment j'ai pu tomber dessus... Il s'agit d'une série mettant en scène trois actrices américaines d'origine asiatique : Sheetal Sheth, Lynn Chen et Michelle Krusiec (laquelle jouait la copine de Dave dans quelques épisodes de Titus !), figurent au générique de cette comédie où trois femmes se réunissent dans le cadre d'une sorte de book club, sauf qu'au lieu de parler de livres, on y discute plutôt de sexe, de drogues, ou encore de cannibalisme. Ne me demandez pas, je ne fais que reprendre le résumé de la série. La série est décrite par sa créatrice Christine Kwon (qui travaille aussi pour le festival, ceci explique cela) comme un mélange de Bridesmaids et Arrested Development, et elle voulait faire une série sur des femmes de couleur qui sont capables de sortir du stéréotype de la gentille fille sage. En farfouillant un peu, on apprend que le tournage s'est fini à la mi-janvier, et on peut même trouver un behind the scenes du dernier jour ! Ca ne nous apprend pas grand'chose sur la série elle-même, mais c'est quand même sympa.

- JAPON : fight for what's right
Où l'on commence à parler de séries pour ce printemps ! Masato Sakai (rendu célèbre par ses lèvres bioniques par exemple dans JOKER) sera au générique d'un dorama intitulé Legal High pour Fuji TV, aux côtés de la douce Yui Aragaki, dont je ne dis plus de mal depuis Smile (ou presque plus) parce qu'elle n'est que barbapapa. Ces considérations téléphagiques et intellectuelles mises à part, Legal High sera une série, oui, légale, comment avez-vous deviné, dans laquelle un avocat cynique et désagréable (un avocat, quoi), intéressé uniquement par l'argent et les femmes (un avocat, donc), est prêt à tout pour gagner et préserver sa réputation d'imbattable (un avocat, disais-je). Mais il va progressivement réaliser que sa conception de la justice est peut-être un rien erronée, et va commencer à se battre pour des causes en lesquelles il croit. La série devrait être lancée en avril, les mardis soirs à 21h.

Dicte

- DANEMARK : reporter blues
Alors je sais pas si c'est moi qui suis plus attentive en ce moment, mais dites donc, la fiction scandinave, hein ! Aujourd'hui, c'est notamment au Danemark que ça se passe, où Miso, la société de production à l'origine de Den Som Draeber, se remet de l'échec de la série avec un nouveau projet. Dicte, prévue pour 10 épisodes, sera à la fois une série policière et un drama mettant en scène une mère divorcée qui travaille comme reporter, ce qui la conduit à enquêter sur des crimes à Århus, deuxième plus grande ville du pays (ya pas que Copenhague dans la vie). Pour ne rien changer, la série est une adaptation des romans d'Elsebeth Egholm. D'après le producteur, Jonas Allen, il ne s'agit pas simplement d'enquêtes : "c'est aussi l'histoire d'un personnage qui est célibataire et qui aborde la quarantaine (...) c'est une série sur elle, ses amis, sa vie amoureuse et sa fille adolescente". Ca changera un peu (ou pas). La production s'active d'autant plus que Dicte a déjà une date de lancement pour le tournage : le 14 mai. Miso est aussi, je vous le rappelle, en train de plancher sur une série historique d'énorme ampleur dont j'avais évoqué le budget sur SeriesLive, intitulée 1864, et dont le tournage démarrera en janvier prochain.

- SUEDE/DANEMARK : un pont plus loin
Ca y est ! Je m'étonnais de ne pas trouver de news... La co-production Bron/Broen a été renouvelée officiellement pour une deuxième saison dont le tournage devrait démarrer en octobre. La société de production suédoise, Filmlance, travaille en effet déjà sur 2 saisons de 3 épisodes chacune pour Morden i Sandhamn, sur TV4, et la vie est une question de priorités. On a donc un peu de temps devant nous pour découvrir la première saison de la série bi-nationale, ce qui tombe plutôt bien puisque, comme répercuté sur Twitter la semaine dernière, BBC4 a acquis les droits de la série pour une diffusion britannique. Et arte en France, pitetre ? Juste une suggestion.

- SUEDE : des audiences au beau fixe
Comme j'ai tendance à ne pas regarder de comédies sans sous-titres (voir aussi : VOSTM), je n'en ferai probablement pas de review bien que l'épisode soit très facile à trouver (voilà voilà), donc laissez-moi vous reparler ici de Kontoret. L'adaptation de The Office a démarré dimanche soir sur TV4 et, même si on ne peut pas dire que ce soit une grosse surprise vu le contexte (cf. les tags), le lancement est une réussite puisqu'il a été suivi par 1,48 million de spectateurs, soit 18,2% de parts de marché. Plus intéressant encore, sur la tranche des 12-59 ans, la série a obtenu 40,1% de parts de marché (ce qui est quand même le but recherché), alors que, comme le souligne Fredrik Arefalk, chef des programmes, la concurrence le dimanche est généralement rude. Un total de 8 épisodes a été commandé, mais il serait étonnant à ce stade que la chaîne ne souhaite pas aller plus loin. J'en profite tant que j'en suis à parler de Suède pour répéter ce que j'ai dit sur Twitter, mais l'excellent drama 30° i Februari a également fait un très bon démarrage la semaine dernière sur SVT avec 1,45 million de spectateurs.

ReservadeFamilia
- CHILI : l'ambition, une affaire de famille
Peut-être vous souvenez-vous de Gran Reserva, la série espagnole que j'ai pu évoquer par le passé sur SeriesLive. Les spectateurs chiliens pourront découvrir le mois prochain Reserva de Familia, une adaptation de la série pour la chaîne TVN au format "nocturna", c'est-à-dire une série qui passe pendant le nouveau créneau si prisé par un nombre grandissant de chaînes sud-américaines, en seconde partie de soirée. On en a déjà parlé mais pour ceux qui, dans le fond, roupillaient un peu ce jour-là, rappelons que les nocturnas sont dans la gamme au-dessus des telenovelas niveau production et budhet, avec un nombre d'épisodes plus fluctuant (les séries sont souvent plus courtes ; ce ne sera cependant pas le cas de Reserva de Familia qui devrait avoir une commande de 90 épisodes) et un ton proche des productions reconnues internationalement comme peuvent l'être les séries américaines. Alors au programme de Reserva de Familia, il y aura évidemment du vin, du sexe, du vin... Je vous invite à aller jeter un oeil chez TVN, qui propose déjà de quoi se faire une idée sur le site officiel de la série. Reserva de Familia prendra le relai de Su nombre es Joaquín à compter du 5 mars. Pendant ce temps, Gran Reserva se prépare à revenir pour une troisième saison sur les écrans espagnols.

- COREE DU SUD : devoirs de lecture
Je finis par attirer votre attention un excellent article de Dramabeans sur les audiences des nouvelles chaînes câblées. Si les pionnières du milieu (OCN, tvN...) n'ont pas trop de mal à imposer des séries à succès (toutes proportions gardées évidemment), c'est une toute autre histoire pour les chaînes qui ont à peine un trimestre d'existence. Rien d'extraordinairement surprenant là-dedans, il est normal que les choses prennent un peu plus de 3 mois pour trouver leur rythme de croisière, mais la lecture n'en vaut pas moins la chandelle.
Ce qui me rappelle que j'ai le pilote de Yeoje sur mon ordi depuis des semaines et qu'il ne va pas se regarder tout seul.

...A vous de me dire s'il y a des nouvelles qui vous bottent plus que d'autres dans tout cela. Personnellement, je vois du potentiel partout, mais c'est sans doute une déformation "professionnelle" !

Posté par ladyteruki à 12:24 - Love Actuality - Permalien [#]


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