ladytelephagy

Purple is the new black. Un blog qui parle de séries, c'est devenu assez habituel. La question, c'est : de quelles séries ? Séries méconnues, séries anciennes, séries japonaises... mais aussi séries récentes ! Venez, la téléphagie, c'est contagieux !

03-04-12

La vérité toute nue

House of Lies avait commencé comme une dramédie trash ; je peux concevoir que cela ait pu rebuter une partie de mon entourage téléphagique ; au sein de l'équipe du SeriesLive Show, par exemple, les avis étaient contrastés, ce qui est une façon polie de dire qu'il y avait d'un côté le mien, positif, et d'un autre côté les autres, franchement pas charmés.
Pour être honnête, elle n'a jamais totalement cessé d'être trash, mais House of Lies a vraiment dépassé les clichés accrocheurs (ou voulus comme tels, mais ça n'a pas fonctionné sur tout le monde visiblement) pour offrir une série d'une densité incroyable. Mais cela, nombre des déçus qui avaient baissé les bras après le pilote ne le sauront jamais. Ce sont les règles du jeu, c'est certain, et moi-même je ne reste jamais dans les parages quand une série me déçoit au moment du premier épisode, après tout. Simplement j'ai le sentiment que les manifestations les plus trash de son pilote, ainsi que le fameux effet "freeze", sont les seules choses que nombre des gens dont j'ai pu lire l'avis ont remarqué. Comme s'il ne se disait rien d'autre. Et c'est justement là que tout le génie de House of Lies s'est déployé.

Le plus fort c'est que pendant les premiers épisodes, je ne m'intéressais pas vraiment aux troubles de son personnage central, Marty Kaan, dont les déboires me semblaient bien peu captivants comparés à l'incroyable dynamique de son équipe. Pour moi le point fort était vraiment dans leurs échanges à la fois intelligents et foncièrement cyniques, teintés de cette sorte d'agressivité dénuée de toute méchanceté propre à certains milieux professionnels. Les intrigues liées au travail de cet équipe semblaient aussi une façon incroyablement brutale et subtile à la fois de parler de l'état de notre société en ces temps de "crise".
C'est ainsi que le pilote permettait à Kaan de faire la démonstration de tout ce que sa profession implique d'odieux et de réaliste à la fois, en offrant au patron d'une énorme corporation bancaire de faire un geste qui semblerait être généreux et en réalité ne le serait pas. La démonstration était incroyablement perverse et pourtant parfaitement objective de la réalité de bien des milieux.

L'intrigue qui allait se développer à partir de là, avec cette fameuse histoire de fusion/acquisition, est la meilleure preuve du regard aiguisé que House of Lies pose sur l'actualité, et dépasse le cliché du "personnage névrosé dans une dramédie excessive" qui colle à la peau de plusieurs séries de Showtime.

House of Lies s'intéresse donc à une radiographie de la façon dont les finances de nos sociétés (dans tous les sens du terme) nous conduisent à notre décadance morale. A bien y réfléchir, tout est absurde dans ce monde-là. L'Ouroboros se mord effectivement la queue : on fait de l'argent en mentant sur la façon de faire plus d'argent, et on vit dans un status quo où on a l'illusion qu'on fait tourner la machine.
On brasse du vent pour mieux brasser de l'argent, à moins que ce ne soit le contraire.

Le sujet n'est pas facile et en réalité, les névroses du personnage agissent comme une personnification des dérives du système. J'ai l'impression que cela souvent été interprété comme l'inverse, et encore, au mieux. Mais à mesure que cette histoire de fusion/acquisition monte en puissance, il devient difficile de nier que le mode de vie déglingué de Marty Kaan va bien au-delà de la formule habituelle de Showtime, notamment grâce à Jeannie et son parcours également erratique.

HouseofLiesFINAL

Qui plus est, House of Lies propose autant de scènes-choc, souvent jouissives il est vrai, que de scènes authentiquement dramatiques. En faisant tomber le quatrième mur, Marty Kaan partage bien entendu ses commentaires blasés sur son travail ou ses collègues, mais plus encore, il emploie ce procédé dans sa vie personnelle. Il nous invite à partager aussi les moments les plus sombres qu'il traverse, par contre, contrairement à son monde professionnel, cela se fait toujours en silence. Son regard est chargé d'émotions qu'il nous inflige directement, difficile parfois de résister à la tentation de détourner les yeux pour y échapper ; plusieurs épisodes se finissent sous son regard accusateur, alors qu'il partage son angoisse autant qu'il cherche à nous rappeler qu'elle n'est probablement pas différente des nôtres. L'échange qui a lieu à ce moment-là est terrible, implacable.
Ce n'est pas simplement impressionnant parce que Marty Kaan est interprété par Don Cheadle, qui apprend progressivement à maîtriser son personnage, c'est aussi tout simplement parce que rares sont les personnages à partager autant. Et que souvent, ceux qui le font sont des femmes (c'est après tout là la réputation de Showtime), et pour la première fois depuis bien longtemps, un personnage masculin se dévoile avec toutes ses fragilités. Marty Kaan est sans nul doute le personnage le plus vulnérable que j'aie vu depuis bien longtemps.

Pour une série qui se déroule dans un milieu où, si l'on est beau parleur, on peut se remplir les fouilles, House of Lies repose donc énormément sur les silences. Et si bien des séries savent à l'occasion utiliser le silence, produire un tel résultat sur 12 épisodes est plus rare, et laisse... sans voix. Oui, les protagonistes de House of Lies sont de grands bonimenteurs... mais ils sont toujours honnêtes avec eux-mêmes, et donc avec nous. C'est assez rare pour être souligné, quand dans de si nombreuses séries, le spectateur doit d'abord faire l'effort de comprendre les motivations du personnage avant de les partager. Ici, Marty ou dans une moindre mesure Jeannie sont dans la nudité la plus complète.

Il y a d'ailleurs beaucoup à dire de la performance de Kristen Bell. Je n'ai jamais eu une sympathie très poussée pour l'actrice, elle est sympathique mais pas incontournable ; et surtout, je n'ai pas vraiment gardé un souvenir impérissable de Veronica Mars. D'ailleurs peut-être que tant mieux, ça m'évite d'aborder sa performance avec une attente trop précise. Mais au fur et à mesure de la série, elle va se révéler comme un pillier des intrigues, se développant plus qu'on n'aura pu l'espérer pour Clyde ou Doug (deux éléments que j'apprécie énormément par ailleurs, mais certainement pas pour les mêmes raisons, leur utilité se bornant aux axes plus légers des épisodes). La progression est lente, mais cohérente pour Jeannie ; à partir du moment où elle signe un pacte avec le diable, les choses se précipitent, laissant à Kristen Bell toute latitude pour nous épater. Mais vraiment.
C'est là que je me suis rappelé de l'incroyable prestation de Bell dans le pilote de Veronica Mars et de mon émotion face à la scène du "lendemain" du viol de Veronica. Soudain je révise mon opinion de l'actrice à la hausse. Il y a des Emmys qui se perdent, à vrai dire.

Soyons sincères, deux autres femmes se débrouillent incroyablement bien pendant leur temps d'antenne pourtant limité : Dawn Olivieri, incroyable en femme à la fois venimeuse et perdue dans une spirale de haine de soi, Megalyn Echikunwoke (j'ai dû copier/coller) se montrant parfaitement charmante mais aussi terriblement humaine. Quand tant de séries ont tendance à écrire les rôles féminins au détriment des rôles masculins, ou l'inverse, la présence de ce cast de charme formidablement bien servi par une écriture très tendre fait un bien fou.

Et au final, voilà comment on part d'une dramédie en apparence légère, trash, et pas forcément très profonde, à l'une des meilleures séries de ce début d'année. House of Lies n'est pas juste un coup de coeur, c'est un travail bien plus profond que cela qui parle à ce qu'il y a de plus fragile en nous, tout en nous servant une vision très sensée des organes financiers de notre monde, et des passages excessifs mais jamais totalement gratuits.
Alors c'est vrai que mon avis vaut ce qu'il vaut puisque ça doit être la dixième série qui m'impressionne en ce début d'année. Mais ça veut aussi dire que, les amis, le crû 2012 est absolument épatant. On a une chance de folie d'être téléphages en ce moment. On ne s'en rend probablement pas compte, mais le monde nous envoie de toutes parts des productions d'une exceptionnelle qualité. House of Lies en est une, et ça va être une torture d'attendre jusqu'à la saison prochaine.

Posté par ladyteruki à 20:07 - Review vers le futur - Permalien [#]

31-07-09

Le prénom interdit

Concept plus ou moins maîtrisé d'une série à une autre : le prénom interdit. Alors que nous sommes à, pour arrondir, un mois du lancement des festivités de la rentrée (pilotes à foison, changements de cast dans les séries déjà lancées...), le problème va se poser du prénom interdit, avec, fatalement, quelques loupés en la matière.

Ah, alors : qu'est-ce que c'est que cette fameuse histoire de prénom interdit ? Le Petit Téléphage Illustré nous dit, page 236, édition 2008 :
Prénom interdit :  prénom utilisé pour un personnage nouveau, mais qui a déjà été porté par un personnage majeur de l'histoire de la téléphagie par le passé.
Comme toujours, Le Petit Téléphage Illustré vole au secours de l'éducation des masses.

Pour vous en donner un criant exemple : l'année dernière, la palme du prénom interdit est revenue à Veronica de Better Off Ted. A l'effet : "hein ? Veroni-... ah, celle-là !" propre au prénom interdit, s'ajoutait le second effet Kiss Cool, qui fait qu'on associe le prénom à un type de personnage, ici, la blonde cynique.
Avouez que ça va être dur à battre en cette nouvelle saison, tant le syndrome est merveilleusement illustré par le présent exemple.

Certains personnages dotés d'un nom hors du commun sont d'emblée hors de danger : Josiah, Angus, et autres Fox, sont relativement à l'abri, sauf à vouloir explicitement leur rendre hommage (j'ai par exemple des soupçons sur la ressemblance entre Buffy et Sookie).
Il y a aussi les petits flemmards qui ont d'emblée déclaré forfait, et qui optent pour un classique John, Mike ou encore Tom. Cette guerre n'est pas leur guerre, ils ont déjà rendu les armes.

Entre ces deux extrêmes, il y a tout le reste. Les prénoms qu'on espère avoir utilisés avant tout le monde, ou au moins, qui n'auraient pas été utilisés par un personnage marquant ces dernières années ; à cet égard, l'exemple Veronica est criant parce que quand Veronica Mars a déboulé, plus personne ne pensait aux Dessous de Veronica, alors qu'à son arrivée, la Veronica de Better Off Ted débarquait dans un univers où les téléphages pensaient encore à Veronica Mars, et même à l'éventuelle résurrection de cette série en film ; là se trouve la faute qui a fait basculer Better Off Ted dans l'univers parallèle du prénom interdit.
Chaque saison, il faut rivaliser de ruse et renouveler son abonnement auprès du Guide des Prénoms des éditions Atlas pour trouver, miracle, un prénom qui sorte un peu de l'ordinaire, et garantisse d'être protégé du fameux danger du prénom interdit.

Parce que le problème du prénom interdit, c'est qu'il refuse au personnage d'avoir son identité propre, parce qu'il rappelle trop celle d'un autre. Qu'y a-t-il dans un nom ? Tout le personnage, condensé en quelques lettres évocatrices. Et sur ce simple nom repose tout l'affect que le spectateur a placé dans un personnage qui lui est antérieur, et bloque le principe-même sur lequel le succès d'une série se construit : l'attachement. C'est un peu comme quand votre nouveau mec s'appelle comme votre ex, ça ne peut pas se faire sans aléas...

A la rentrée, nous aurons évidemment notre lot annuel de John, Mike, Tom et toute la clique. Et puis il y aura ceux qui auront pris le risque de braver le prénom interdit. Pour un nouveau personnage, c'est un défi en soi, même s'il semble relever du détail.

A plus forte raison parce que chaque spectateur a sa propre liste, toute personnelle, de prénoms interdits. Pour moi, il ne peut y avoir qu'une Fran, qu'une Reba, qu'une Roseanne, et d'ailleurs une seule Dana, aussi. Alors que de toute évidence il en a forcément existé d'autres que celles auxquelles je pense. Ces personnages qu'on peut se permettre de nommer uniquement par leur prénom, participent à la malédiction du prénom interdit.
Tremblez, scénaristes ! Le jour du jugement premier n'est plus très loin...

Posté par ladyteruki à 07:11 - 3615 My (So-Called) Life - Permalien [#]

20-07-09

[DL] Movie Stars

Une fois que vous l'aurez vu, vous me demanderez pourquoi je vous propose le générique de Movie Stars. C'est une très bonne question, et je vous remercie de ne pas l'avoir encore posée. C'est vrai que Movie Stars est une série qui n'a rien pour elle : méconnue, complètement nulle (pour une fois, les deux allant de paire à raison), et en plus, en-dehors d'un acteur, on n'y connait personne (ou plus personne, pour être exacte).
Par contre je trouve amusant d'y voir Harry Hamlin y interpréter un acteur, avant d'interpréter un... acteur dans Veronica Mars. C'est amusant parce qu'à l'écran il a été plein de fois acteur, et dans la vie, jamais.

MovieStars
Note : lien valable 30 jours minimum. Je reuploaderai si le lien est mort, mais seulement si vous postez un commentaire pour me prévenir !

Quant au générique lui-même, il n'est même pas intéressant non plus. Un générique de sitcom des années 90 très typique, sans saveur ni style bien à lui. C'était quoi déjà la question ? Ah, j'y suis : pourquoi. Bah, c'est l'attrait de l'inédit, principalement. Vous pourrez à l'avenir briller dans les conversations téléphagiques et dire que vous connaissez Movie Stars. Et ce, sans avoir eu à vous farcir ne serait-ce que l'ombre d'un épisode. Merci qui ?

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture... bah restez comme ça, ça vaut mieux.
Boooooon, je vais voir ce que je peux faire.

Posté par ladyteruki à 22:33 - Médicament générique - Permalien [#]

31-05-09

[DL] Veronica Mars

Oui, je vous avais déjà proposé le générique de Veronica Mars, mais la version de la 3e saison me fait toujours comme un pincement au cœur. Pas du tout parce que je regrette l'annulation de la série (arrivée à la 3e saison, je ne regardais plus de toutes façons), mais surtout parce que la nouvelle orchestration est, je trouve, poignante.

VeronicaMars_saison3
Note : lien valable 30 jours minimum. Je reuploaderai si le lien est mort, mais seulement si vous postez un commentaire pour me prévenir !

Et ce sans même parler du fait que la mise en image est bien plus recherchée que pour les deux saisons précédentes. Là où avant on ne se contentait que d'extraits, ici les tableaux sont recherchés, étudiés de façon à faire les présentations tout en donnant le ton... C'est de la belle ouvrage, ça c'est clair.
M'arrache toujours une larme...

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Veronica Mars de SeriesLive.

Posté par ladyteruki à 23:09 - Médicament générique - Permalien [#]

[GAME] Adieu je m'en vais

Eh oui, c'est terrible à dire, mais je quitte ce blog. Aujourd'hui vous ne me verrez pas de la journée, je m'en vais dans le dehors, là-bas, là où il n'y a pas de télé (ou alors s'il y en a une, on n'a pas le droit de l'utiliser...). Oui, je suis au supplice, chez mes parents, toute la journée. Je me nourris de New York Unité Spéciale au moment où ce post apparait, histoire de faire le plein avant une journée anti-téléphagique (gloire aux posts qu'on peut programmer à l'avance, mais je me répète).

Du coup, vous comprenez bien que j'aurai besoin de réconfort en rentrant ce soir. Pour ça, je compte sur vous. Voici donc un nouveau jeu des génériques pour que vous me montriez que vous tenez à ce blog, même quand je ne suis pas là... et pour que vous vous amusiez, aussi !

Le thème du jour est : "des génériques pleins de tendresse". Quand je les regarde, j'ai toujours un pincement au coeur, pour diverses raisons, en général tout simplement par affection, et parce que musicalement et parfois même visuellement, ils dégagent quelque chose de spécial. Une nostalgie, un attachement... vous voyez ?

1 - Une série rétro avec une ado blondinette qui fait ses expériences (mais qui n'est pas un spin-off) > American Dreams
2 - Une série dont j'ai vu le pilote fin janvier
3 - Une série dont je vais vous rebattre les oreilles cet été > Corky
4 - Une série où tout le monde connaît ton nom > Cheers
5 - Une série chamallow > Veronica Mars
6 - Une série rétro avec un ado brun qui fait ses expériences > Les Années Coup de Coeur
7 - Une série morte et bien morte > Six Feet Under
8 - Une série presque militaire > Major Dad
9 - Une série inconnue dans un bus > Joan of Arcadia
10 - Une série avec de l'aviron et des yeux vairon > Young Americans

Évidemment, c'est assez subjectif, mais vous commencez à bien me connaître maintenant ! Et puis au pire, si vous êtes nouveau dans le coin, n'hésitez pas à lire des posts plus anciens, ça vous aidera sûrement. Pis je pense que plusieurs sont faciles, en plus... Et, ah oui : toutes ces séries sont finies ; mais ça ne veut pas dire qu'elles sont forcément toutes vieilles...
J'ajoute que la 5e, une fois n'est pas coutume, figure déjà dans le flacon (c'est la seule de la liste), mais c'est une autre version que je veux vous proposer.

Allez ! Vous avez 24 heures : ce soir, quand je rentre, vous aurez trouvé tous ces génériques, et je les posterai tous ! Mais si, mais si. M'enfin, bien-sûr que si. D'ordinaire vous le faites en 48h, il n'y a pas de raison ! Et je suis certaine que vous pouvez le faire sans indice de ma part, en plus.

Et avant que j'oublie de vous nourir, voilà un cookie pour le jeu des Illustres Inconnus !
Le palmarès fait un peu girl power... dites les mecs, faut se remuer !
Cookie_JoFreeScarlatiine

Posté par ladyteruki à 00:00 - Games On - Permalien [#]


11-04-09

Life support

Il y a des choses qui ont changé dans ma vie, récemment. C'est pas que le rythme de cette nouvelle existence me tue, mais il faut le temps de s'habituer, quoi. Du coup, ces derniers temps j'ai pris une mauvaise habitude c'est que quand je suis rentrée à la maison, j'ouvre la porte et je tombe directement sur mon lit (avec un rebond contre le mur parce que le lit n'est pas pile face à la porte d'entrée, mais vous saisissez l'idée, quoi) après quoi je m'endors comme une masse. Dans le meilleur des cas je tiens le coup un ou deux soirs de semaine, mais ce ne sont jamais les jours que je voudrais.
J'ai donc pitoyablement raté Life le 25 mars, et puis du coup bah j'ai pas regardé le 1er avril parce que je ne voulais pas sauter des épisodes, et là j'ai compris que j'étais à nouveau entrée dans la spirale infernale.

Mais si, vous savez : la spirale infernale. La spirale infernale qui commence par "j'ai raté un épisode cette semaine" et finit par "du coup j'ai arrêté de regarder et ah bah, tiens, la deuxième saison commence ce soir". Cette spirale infernale.

Ca m'a fait le coup pour plusieurs séries déjà, comme par exemple Veronica Mars ou surtout LOST : j'ai arrêté pour des raisons techniques, et je n'ai jamais réussi à retrouver l'envie de m'y remettre ensuite. C'est un peu comme 24 : dés qu'on sort de l'univers, on ne parvient plus à s'y replonger, parce qu'on a eu l'occasion de prendre du recul et de se dire que, finalement, c'est pas si intéressant.
Il est hors de question que je laisse ça se produire avec Life. HOOOOORS DE QUESTION. Nan mais vous ne vous rendez pas compte, on parle de Life, là ! La série qui insuffle de l'air dans mes poumons depuis que je suis privée de tartes. Donc c'est même pas la peine d'y penser.
Mais j'ai la solution.

Encore une fois, je vais faire mon Cylon, mais j'ai un plan ; et il est le suivant :
- j'ai acheté un petit cochon
- chaque fois que je passe devant une FNUC et que j'ai envie d'y entrer, je m'auto-punis
- l'amende versée à moi-même est de 1€ à chaque fois
- je mets donc 1€ dans le petit cochon
- et en juin, sans effort (vu le nombre de fois où la tentation me prend), je m'offre une première vie

De toutes façons, avec les DVD que j'ai été acheter l'autre jour en occas' (Felicity, Dharma & Greg...), j'ai largement de quoi faire dans l'intervalle, sans compter que j'ai du Big Love à faire avancer, et un coup de pied dans l'arrière-train à me filer pour Deadwood et Rome. Donc je peux tenir sans piller une FNUC d'ici-là, c'est faisable.

Je ne tiens pas vraiment à cette série. Je ne tiens pas vraiment à cette série.
Bon d'accord, peut-être que j'aime bien cette série.

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Life de SeriesLive.

Posté par ladyteruki à 14:53 - Opération COLLECTION - Permalien [#]

24-11-08

Le cinéma, ce Piemaker

Depuis l'annulation de Pushing Daisies, on voit un peu partout fleurir... non pas des marguerites, mais des espoirs. Espoir d'un comic mettant fin à la série (c'est mieux que rien mais personnellement je sais que ce changement de média me bloquera), mais aussi espoir d'un film final.
Aujourd'hui, on annonce que c'est au tour de The Riches de se conclure par un film.
Mentionnons tant qu'on y est la sortie prochaine du film de Dead Like Me, les projets sur Arrested Development (je l'avais déjà oubliée cette série-là pourtant) et Veronica Mars (il parait), les rumeurs sur LOST (mais qu'on les achève !), ainsi que les sursauts du macchabée Stargate qui se rêve en... Star Trek, dont tout justement la sortie d'un nouveau film approche (et qui à première vue ressemble à beaucoup de choses, sauf à un film de Star Trek ; voir les posts sur le sujet pour voir que je n'en pense pas forcément que c'est une mauvaise chose, d'ailleurs).

Dites-moi, qu'est-ce qu'ils ont, tous, là, avec leurs films ?

Vous connaissez ma réticence envers ce format long, dont justement je parlais il y a peu. L'inconvénient principal, c'est à mes yeux la problématique du cumul de la longueur et de la brièveté : il faut rester deux heures sur son fauteuil, mais l'histoire doit tenir en seulement deux heures. Du coup, ça change tout. Peut-être même plus encore que pour une version en comic, finalement. Parce qu'alors toute la structure est à inventer ! Et puis évidemment, il faut prendre en compte tout un tas de choses : être cohérent pour ceux qui ne sont pas familiers avec l'univers de la série et qui vont quand même venir (les chieurs), donner le quota attendu de retournements de situation, d'action, de frissons, etc... Car disons-le, la plupart des films issus d'une série sont conçus comme des blockbusters, et non comme des films originaux et plus personnels (je vais pas parler de film d'auteur, non plus, mais on se comprend). Bref, le film, rien à voir. Du coup, c'est la porte ouverte à toutes les déceptions, et elles ne sont pas rares pour le téléphage, avouons-le, surtout que le poids de l'attente joue souvent son rôle.

Evidemment, je ressens une certaine jouissance à me dire que le cinéma semble héberger maintenant les restes de la télévision, récupérant les miettes de la gloire passée de séries qui ont quand même eu un succès suffisant pour justifier l'investissement financier dans un ultime film, donc jouissant d'une certaine aura, mais qui restent un rebut de l'industrie télévisuelle. C'est en moi la téléphage engagée qui se dit ça...
Mais une autre voix dit aussi (c'est en moi la téléphage schizophrène qui se dit ça) : pourquoi justement le cinéma donne-t-il leur chance à des projets qui sont souvent frappé du sceau de l'échec ? Car c'est quand même souvent ça, l'histoire derrière le film faisant suite à une série. On fait un film parce qu'on s'est fait court-circuiter, et qu'on n'a pas eu le temps de raconter tout ce qu'on avait à dire ; s'il venait à se faire, le film de Pushing Daisies serait probablement de cet ordre, par exemple. Et donc finalement, le cinéma semble être en berne côté créativité, en récupérant ce que la télévision a jeté pour diverses raisons (la télé est un enfant capricieux qui jette facilement ses jouets à la première humeur), mais par contre, côté liberté, finalement le cinéma aurait encore pas mal de choses à offrir, peut-être plus qu'à la télévision.

Je vous avoue que je me demande quand même comment on peut lancer le financement d'un tel projet. Je sais pas, imaginez : vous êtes Joss Whedon, vous n'avez plus aucune série à l'antenne, et vous cherchez à financer le film d'un projet (avec effets spéciaux en plus !) qui n'a même pas duré une saison ? Car Firefly est l'exemple même des séries pour lesquelles on se demande comment le miracle du cinéma a pu se produire (même s'il a effectivement pris son temps).
J'essaye de me figurer Bryan Fuller (enfin, après Dead Like Me, il doit être rôdé, le pauvre... à quand un film Wonderfalls pour boucler la boucle ?) en train de présenter son projet devant une tablée de producteurs impossibles à dérider : "Bon alors c'est une série bien onéreuse, pas très rentable, qui a été annulée après deux saisons toutes deux très courtes, audiences catastrophiques, acteurs impossibles à remplacer, et euh... voilà, c'est tout. Vous me faites un chèque ? Parce que sinon je prends aussi les cartes de crédit, les bons au porteur, et les rouleaux de pièces de 10 cents, hein". Hmmmouais.

On a souvent envie de parler des autres genres de films basés sur les séries : ah la gloire de Sex & the City, ah la renaissance du cultissime (sic) X-Files, ah la belle longévité des Simpsons... C'est facile pour ceux-là. Je ne me fais même pas de soucis pour eux ! L'opération est vouée à la rentabilité (et ça entraine d'autres types d'inconvénients de type fan-milking).

Mais pour tous ces projets de la dernière chance, tous ces revivals touchés du doigt du Piemaker (First touch, movie. Second touch, dead. Again. Forever.), j'ai quand même un pincement au cœur. On sent bien que c'est pour finir ce qui a été commencé, contenter les derniers fans enragés (ce sont les pires), mais au final, ça pose des questions, quand même.
Et au final, j'avoue que j'ai rarement l'envie d'aller les voir, ces films.

Posté par ladyteruki à 18:34 - Point Unpleasant - Permalien [#]

15-11-08

[DL] Logan's Run

Bieeeeeeeen avant le Logan de Veronica Mars, il y avait le Logan de L'Age de Cristal, soit Logan's Run, voui je suis joueuse.
Métaphore de la société moderne, la série nous présentait un monde où les gens devaient mourir à 30 ans (au cours d'une très jolie cérémonie, certes, m'enfin quand même), alors que c'est justement l'âge où on commence à découvrir ce à quoi ressemble le monde. Enfin, moi je l'interprète comme ça, hein. D'un autre côté ça va faire 10 ans que je rêve d'en avoir 30, alors je sais pas, j'ai peut-être une vue biaisée de la chose.

Logan_sRun
Note : lien valable 30 jours minimum. Je reuploaderai si le lien est mort, mais seulement si vous postez un commentaire pour me prévenir !

Le générique est vieux, certes, et il marque bien les années, mais j'adore le sentiment d'urgence provoqué tout de suite par l'alarme qui revient cycliquement pendant le thème.
Comme vous le savez (je vous en ai parlé par exemple pour The Brady Bunch), j'aime bien quand un générique essaye non seulement de nous présenter les acteurs, bon ça c'est classique, mais aussi l'histoire de la série. Résumer un pitch dans un générique, n'est-ce pas merveilleux ? Et si pratique ! Par exemple on sent sur la fin du générique de Logan's Run que le dehors, ça peut être sympa, et que peut-être le personnage de Francis va lui aussi remettre quelques petites choses en question. Mais pour s'en assurer, il faudra voir au moins le pilote...

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Logan's Run de SeriesLive.

Posté par ladyteruki à 16:04 - Médicament générique - Permalien [#]

19-08-08

Rien à voir avec Barry Allen

J'ai souvent eu un problème avec les goûts téléphagiques de mon entourage. Par exemple, à l'époque où il n'y avait qu'une télé pour toute la maison, ma soeur aimait bien regarder Flash, Agence Acapulco, ou Los Angeles Heat. Mon premier copain était fondu de Sydney Fox (et Buffy, aussi, ce qui compense plus ou moins). Et ne parlons même pas de celui qui aimait avec passion Mutant X (précisément parce que c'était nul, en plus). En tant que téléphage, il est avéré que je ne sais pas m'entourer, c'est un fait. D'où mes efforts désespérés pour faire découvrir toujours plus de séries...
Je ne nie pas la qualité de ces séries (quoique...?), mais leur point commun, c'est d'être essentiellement des séries d'action.
Problème : l'adrénaline, ce n'est pas exactement ce que je recherche dans une série. Donc l'action, c'est bien mais ça me fait fuir s'il n'y a rien d'autre.
Or vous savez ce que c'est : parce que vous êtes "mordu de séries télé", on ne s'explique pas que vous fassiez la grimace quand on vous propose de regarder un épisode de l'une des séries sus-citées. Bah ouais, si vous aimez les séries, vous aimez toutes les séries, hein, c'est logique. Donc j'ai vomi tripes et boyaux devant un nombre d'épisodes assez conséquent de ces séries et quelques autres (par contre pour Pacific Blue, je confesse, c'était moi, mais j'étais alors jeune et bête, et j'ai un mot d'excuse : il y avait Marcos Ferraez au générique ; au début en tous cas).

Donc, depuis, je suis d'une prudence de Sioux quand une nouvelle série d'action pointe son nez. Traduisez par : je passe mon tour quasi-systématiquement. Et comme en ce moment, je n'ai personne pour m'en infliger, on va pas tenter le Diable non plus !
Mais d'un autre côté, vous savez aussi que je suis suffisamment sentimentale pour que, lorsqu'un acteur pour lequel j'ai beaucoup de sympathie se montre au générique d'une série, et que je viens à le savoir, je finis toujours, d'une façon ou d'une autre, et même si c'est avec des mois ou des années de retard, par aller jeter un oeil.
Je suis faible, c'est comme ça.

Aussi, après avoir tourné autour du pot une saine dose de temps (j'y vais, j'y vais pas, j'y cagoule, j'y cagoule pas... bon bah maintenant que c'est cagoulé, autant rentabiliser l'espace disque occupé !), j'ai fini par donner sa chance à Flashpoint.
Über-circonspecte, comme on s'en doute. Genre avec plein de vilains préjugés et tout en ayant un plan de secours du type "au pire, je ramène mon matériel et je me fais les ongles en attendant la fin de l'épisode". Ouais, comme je vous disais, les séries d'action, c'est vraiment pas ma tasse de thé, hein, je m'en cache pas...

Mais bon, reconnaissons au moins qu'outre son traitement léché (ah, ils ont des filtres et ils sont bien décidés à prouver qu'ils savent s'en servir), Flashpoint parvient à apporter un peu de nuance aux séries de pur muscle, notamment par sa façon de donner du relief aux évènements.
Comment ? En montrant l'avant et l'après. Soit les causes et les conséquences.
En tous cas c'est comme ça dans le pilote, et j'ai presqu'envie de me demander si ça se poursuivra ensuite (c'est juste que c'est pas du tout prévu dans mon planning téléphagique mais bon, si j'ai un créneau qui se libère, on verra).

Donc ce qui est intéressant dans le pilote de Flashpoint, en fait, c'est qu'il s'agit d'une équipe d'intervention, mais que l'intervention, dans le fond, on s'en bat l'oeil : ce qui importe, c'est pourquoi il y a besoin d'une intervention (le mec a pas décidé de prendre un otage parce qu'il n'y avait rien à la télé, non, il a ses raisons... pas forcément super étayées, mais ses raisons), et l'impact qu'aura cette intervention ensuite sur les protagonistes.

Et à ce titre je suis bien obligée de reconnaître que l'effet de choc est super bien retranscrit lorsque vient le dénouement de ladite intervention. Mélange de sensation de malaise, d'incompréhension et de tristesse (surtout qu'évidemment on était à ça de trouve une solution de négociation), bref, on subit le contrecoup des scènes d'action pure, et ça fonctionne quand même bien. Une excellente gestion des silences, notamment, fait beaucoup pour ces scènes où les dialogues vont à l'économie sans qu'on ait l'impression que le dialoguiste était parti en pause déjeuner, comme c'est souvent le cas.

Bref, c'était efficace.
Au-delà de ça, eh bien... l'intrigue est creuse (et faut pas compter sur des explications détaillées de l'affaire, mais bon en même temps on n'est pas vraiment dans une série policière non plus, c'est pas leur job), les personnages sont assez lisses à l'exception du mec principal (ouais, lui là, le mec qu'on a pris parce qu'on pouvait pas avoir Bruce Willis, mais qui lui ressemble avec 30 kilos de moins...), bref on n'est pas non plus dans un contexte de révélation, mais globalement, ça se tient.

Et puis, oui, bon, d'accord, j'adore Colantoni, vous êtes contents ? Je craquais déjà pour lui quand il jouait les jeunes loups dans Voilà!, je craquais encore pour lui dans Veronica Mars, et là je craque encore, c'est ce que vous vouliez entendre ? Eh bah c'est dit ! C'est le genre de gars auquel je ne peux pas résister, petit sourire, regard qui pétille, un ptit air "guy next door", en un mot, le gars qu'on ne peut pas détester même si on essayait, et pour ma part je ne me donne même pas cette peine. Vous avez eu les aveux que vous vouliez ?

En un mot, Flashpoint, c'est clairement pas la série du siècle, ni même de l'année d'ailleurs, mais si, un jour, admettons, une chaîne française diffuse la série et que, par exemple, je tombe dessus... bah il se pourrait que je reste jusqu'à la fin de l'épisode sans sortir mon sac en papier.
Comme quoi dans la vie faut jamais se braquer.

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Flashpoint de SeriesLive.

Posté par ladyteruki à 03:20 - Review vers le futur - Permalien [#]

15-06-07

Fin de l'embargo sur Galactica

Eh oui, mon homme a finalement eu raison de mes défenses. Il faut dire qu'il m'a eue à l'usure, à force de réclamer la fin de la 2e saison de Battlestar Galactica par ici, soupirer quand je propose de regarder autre chose par là... j'ai tenu plusieurs mois mais là, ça y est, je dépose les armes.

J'ai d'abord essayé de gagner du temps : "mais on a plein d'autres choses à voir, plein de séries pour lesquelles je dois t'attendre pour regarder la suite : Dexter, Heroes, Veronica Mars, Ugly Betty... ça peut bien attendre non ?" Bon bah, non. "Et sans compter que ya deux trois pilote que je voudrais bien te faire voir en ce moment, la fin de Profit que tu n'as jamais vue et, bon, c'est pas génial en ce moment mais Grey's Anatomy est toujours en cours, les épisodes de New York Unité Spéciale chaque samedi, suivi de tes deux épisodes de la série originale, et puis souvent, House le mercredi, ne parlons même pas de la saison 2 de Desperate Housewives que je n'ai toujours pas vue et qui arrive la semaine prochaine !!!" Toujours pas. Avouez que pourtant ce n'est pas les occasions de téléphager qui manquent par les temps qui courent sans qu'on ne finisse ce pauvre petit coffret de Battlestar Galactica qui ne demande rien à personne, si ce n'est rester dans les rayons de la telephage-o-thèque jusqu'à ce que son petit frère de la saison trois soit enfin là. J'ai même tenté les esquives plus sournoises : "On regarde aussi Babylon 5 en ce moment, tu veux qu'on se mélange dans les intrigues ou quoi ???". Ouais, c'est de la mauvaise foi, mais il fallait quand même que j'essaye, vous comprenez ?

Résultat après des semaines de lutte acharnée, j'ai déployé le drapeau blanc. Ok, ok, finissons-la cette saison deux, mais si par malheur la troisième n'atterrit pas dans mon lecteur DVD au moment-même où elle sort, je ne réponds plus de rien.
Pour gagner un peu de temps (j'angoisse qu'on finisse ce coffret comme au premier jour) on a quand même revu deux épisodes, histoire de bien faire trainer le plaisir... mais au fait, finalement, cette seconde partie de saison deux, elle vaut quoi ?

Est-ce le recul ? Sont-ce réellement deux-trois intrigues plus faiblardes ? Avons-nous un peu perdu la foi ? Certaines histoires semblent tirer parfois un peu les grosses ficelles, et notamment la prise d'otage sur Cloud9, et le troisième commandant du Pegasus qui meurt dans des circonstances pitoyables (cela dit la scène où il préfère faire du dépannage depuis le poste de commandement au lieu de... commander... valait son pesant de cacahuètes), du coup difficile d'adhérer aux dernières intrigues en date.

Nan en fait, j'ai ma théorie... On relâche un peu la tension : un triangle amoureux a été aboli avec la mort de... rha comment il s'appelle l'assistant de Roslin déjà ? Je suis prête à mettre ma main au feu qu'on le reverra pourtant ! Bref. D'autre part, les Adama père et fils sont de moins en moins en conflit, le vice-président complètement loco a l'air de fumer un peu moins de moquette ces derniers temps (j'ai pas dit que ça le rendait moins dangereux, juste moins saoûlant)... Sharon 2.0 va avoir son petit bébé sans plus trop faire de vagues. Bien, bien... Il va y avoir un cliffhanger à se fracasser le crâne contre les murs, hein, pas vrai ? Mais si allez, ça se sent... c'est pour ça que là, on a l'impression que c'est un peu mou du genou, c'est voulu...

Soyons honnête, en fait, que la fin de la saison deux soit à en tomber raide, je m'y attends de toutes façons vu la manière dont la première saison s'est achevée. Battlestar est une série à laquelle on n'a rien à apprendre sur ce terrain-là. Mais je dois dire que, si j'étais prise dans le tourbillon des diffusions hebdomadaires, ce stratagème conserverait deson effet, tandis qu'ici, il a un effet décourageant, de la même façon que se mutiler le cortex cérébral avec trois Grey's Anatomy à la suite dans une même soirée a des effets plus que nocifs (surtout vu le niveau de la saison... c'est bien simple, mardi soir, c'était plus amusant de s'engueuler que de regarder les deux derniers épisodes, c'est pour vous dire !).

Ca semble assez évident, mais laissez-moi appuyer dessus tout de même vu que j'en ai eu la réaffirmation poignante cette semaine : beaucoup de séries ne sont faites pour être regardées "à la carte", soit en DVD, soit en raison d'une diffusion... comment qualifier ce procédé ? Erratique ? Grotesque ? Humiliant ? A double-tranchant ? Ah, je sais : une diffusion à la française !
Si une série doit être vue, chaque semaine, régulièrement, un épisode à la suite, c'est qu'elle est construite pour cela ! 'Tain ça paraît tout con mais oui ! Un épisode à la fois. Un par semaine. Vouloir chercher plus, de par le recours au DVD, ou à cause d'une diffusion à la française, c'est faire du tort à sa construction, et courir le risque de tomber dans l'un ou l'autre de ces travers qui guettent le téléphage : l'overdose ou le désintérêt. Et puisqu'on la regarde, la série, ce n'est pas ce que l'on veut, n'est-ce pas ?

Pour être un téléphage raisonnable qui goûte avec délice chaque série comme il se doit, il faudrait... eh bien, être raisonnable. Bon, euh, pas facile-facile, ya pas d'option B ? Si, vivre aux States avec une diffusion (presque toujours) respectueuse du rythme naturel d'une série. Merde alors, il va falloir apprendre à être raisonnable si je veux profiter correctement de Battlestar Galactica... parce que déjà que cette série n'est pas diffusée sur du hertzien, mais si elle l'était ce serait de toutes façons un problème.

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Battlestar Galactica de SeriesLive (profitez-en, les fiches des prequels sont en ligne depuis peu).

Posté par ladyteruki à 23:26 - Telephage-o-thèque - Permalien [#]


  1  2    Fin »