ladytelephagy

Purple is the new black. Un blog qui parle de séries, c'est devenu assez habituel. La question, c'est : de quelles séries ? Séries méconnues, séries anciennes, séries japonaises... mais aussi séries récentes ! Venez, la téléphagie, c'est contagieux !

06-10-08

En plein coeur

L'an dernier, il y avait le risible Cavemen. Cette année, je ne sais plus où donner de la tête !

Je ne sais pas, il y a un concours dont je ne suis pas informée, quelque chose ? Vous savez, c'est vraiment dommage que les Emmies ne récompensent pas les séries les plus méprisables et pitoyables de la saison aussi, parce que d'une part ça permettrait à plein de séries prématurément exterminées de quand même avoir une chance aux Emmies, et surtout ça servirait de leçon à tous ceux qui se pointent avec des concepts comme, mettons, je ne sais pas moi, au hasard : Valentine.

Parce qu'en dépit de tous les défauts de cette série (et, mon Dieu, par où commencer ?), il y a quand même une raison pour laquelle elle mérite que je lui tire mon chapeau : le pilote est exactement ce que le pitch laissait présager. Et c'est déjà une belle prouesse que de ne pas nous avoir déçus.

Nan mais, attendez, le concept c'est peut-être ça après tout : essayer d'attirer la pitié des spectateurs via une série kitschissime et ridicule. Bon, ça ne marcherait pas sur moi, mais quand on est spectateur de la CW et qu'on se fait laver le cerveau depuis quelques temps, je sais pas, ça peut peut-être prendre, hein...

Pour le reste, je n'ai qu'une chose à dire : Polaha est au générique. Cette série est donc condamnée de toutes façons. Dommage pour le retour de Christine Lakin qui avait mis des années à refaire surface, mais bon, si on n'achève plus les canassons qui boîtent, on ne va jamais s'en sortir sur la CW !
Déjà que...

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture (ça ne risque pas de s'arranger) : la fiche Valentine de SeriesLive.

Posté par ladyteruki à 22:50 - Review vers le futur - Permalien [#]

12-08-08

1h30 in a Lifetime

J'ai passé les deux derniers jours à glander devant les téléfilms American 60s et American 70s. (Punaise que c'est bon d'avoir quelques jours de vacances !)
Non, l'un n'est pas la suite de l'autre. Enfin c'est sans doute la volonté qu'il y avait à la base mais franchement, rien à voir. On se prend très vite d'affection pour la famille du premier, alors qu'on n'en a rien à carrer des petits péteux du second.

Ça doit être au moins la 10e fois que je vois American 60s et à chaque fois je trouve ce téléfilm super bien conçu. C'est équilibré, bien écrit, bien réalisé... l'utilisation des images d'archives, mêlées au noir et blanc, à l'utilisation de la télévision (par exemple pour l'assassinat de Kennedy)... le mélange est super harmonieux et efficace. Je ne vais pas dire qu'on s'y croirait, mais, le rendu est bon.
En comparaison, American 70s n'est qu'un téléfilm sirupeux et sans rythme, où les situations semblent rocambolesques (sur la fin, quand Amy Smart décide d'entrer dans une secte, c'est parfaitement énorme... et puis alors après, pour la déprogrammer, c'est le festival du n'importe quoi) et arrivent sans aucune logique. La continuité ? Connaît pas.
Et puis pour tout vous dire, American 60s fourmille d'acteurs tous plus sympathiques les uns que les autres (oui, même Marc Blucas qui a vraisemblablement été coupé au montage plus souvent que prévu), avec suffisamment de charisme pour permettre l'authentification immédiate. Et pourtant, ce n'était pas un pari gagné que de s'identifier à des personnages aussi différents, vivant dans une autre décennie...

A une époque, j'étais fan de tous ces téléfilms qu'on voit à 13h30 sur M6. C'était mon plaisir coupable à moi : passer 1h30 à pleurnicher devant un téléfilm cheesy, comme une ménagère de 50 ans... Je n'ai jamais su regarder les teenageries, mais un bon téléfilm pour mémère, là d'accord. Il y a du bon et du largement moins bon, évidemment, mais on y voit passer tellement d'acteurs de série télé, de petites histoires amusantes, qui feraient des prémices intéressantes pour des séries parfois, et on s'amuse tellement à jouer les gonzesses éplorées (le premier qui me fait remarquer que je suis effectivement une gonzesse, je le mords), qu'au final c'est un vrai plaisir.

Et puis je vous avouerai que j'ai jamais su résister à tous ces téléfilms où on suit l'histoire de toute une famille, sur plusieurs années. Mais si, vous savez, au début tout la famille est réunie dans une jolie maison avec une clôture blanche... et puis il se passe un drame, et/ou les enfants grandissent, et les choses changent...
...D'ailleurs dans la même veine qu'American 60s, sur ce point, il y a We were the Mulvaneys (et si je me souviens du titre en VO c'est parce que je confesse avoir été consulter la fiche imdb et qu'elle est encore dans mon historique...), avec pareil, une famille qui éclate, et chacun qui vit sa vie...
...Et évidemment à la fin tout le monde (ou presque) se retrouve et ce sont les grandes embrassades et tout le toutim.
Et là je chiale et j'ai eu ma dose de bons sentiments pour 6 mois.

Mais même ce genre de trucs, il faut que ce soit bien fait. Et pendant quelques années, j'en ai vu passer des dizaines et je peux vous dire que pour faire un bon téléfilm de ce genre, il faut impérativement des acteurs de série télé chevronnés, mais, si possible, un peu sur le déclin (qui aurait osé faire un téléfilm dans les années 90 sans Jaclyn Smith ou Jane Seymour ?! enfin, quand Melissa Gilbert n'était pas libre, je veux dire...). Dés que vous prenez des petits nouveaux, c'est voué à l'échec (c'est souvent le contraire pour les séries, d'ailleurs : sitôt qu'on bâtit un téléfilm sur un nom bankable, ça fonctionne, alors que quand on fait ça sur une série, le résultat est souvent sans âme).

Et puis après, pour le reste, l'histoire ou ce qui tient lieu de, vous pouvez vous lâcher, tout est permis.

Ce qui fonctionne bien, ce sont les histoires de bébés. Ya rien qui fait mieux chialer qu'un bébé qui naît gravement malade (si possible alors que les parents ont eu du mal à l'avoir). Yen a un, comme ça, avec Michele Greene et Ann Jillian (oui je retiens les noms, et puis ?), archétype du genre : deux bébés ont des problèmes de santé qu'on pourrait qualifier de complémentaires, et on se doute que l'un finira par donner un organe à l'autre, mais le téléfilm les voit un peu grandir avant... pure merveille du genre (évidemment à la fin la maman de celui qui est mort va voir celui qui a survécu grâce à l'organe donné, c'est cheap, donc c'est merveilleux).
Dans le genre thriller il y a évidemment les bébés échangés, ou mieux, le bébé volé, ou on n'est pas sûr, mais ça fait moins pleurer ce genre de trucs, je conseille pas. Et puis alors les thrillers à la mord-moi-le-nœud, genre la petite nana est bloquée dans une maison vide et ya un méchant qui rôde, ou bien, variante, Alyssa Milano est bloquée dans une maison avec des voleurs qui ont décimé toute sa belle-famille le soir de Thanksgiving... ou encore une mère est bloquée dans une maison avec une locataire machiavélique... mais j'ai jamais accroché là-dessus. De toutes façons, si vous voulez jouer les nénettes devant un téléfilm à la Lifetime, allez-y carrément, ne faites pas les chochottes !
Je sais pas, optez pour un de ces téléfilms super tragiques où la mère a un cancer du sein, ou bien où la fille est atteinte d'anorexie (celui où Amy Jo Johnson est une gymnaste qui ne se nourrit pas est pas mal par exemple), et où ya des morts ! Les morts c'est chouette !!! Vous le connaissez, celui où Scott Bakula est marié à Cynthia Nixon, ils vivent au 19e siècle et Nixon est super malade, alors il lui construit une maison toute en verre pour qu'elle puisse être isolée mais quand même voir ses enfants, et puis elle finit par quand même clamser et il est inconsolable et il refuse de fêter Noël avec ses enfants ? Immense !
Qui le croirait, mais il y a aussi des téléfilms fantastiques ! Il y en a notamment un avec Sherilyn Fenn que j'ai jamais vraiment compris... il était question de mondes parallèles et de retour dans le passé... son mari c'était Thomas Gibson et des fois il était largué par ce qui arrivait à Sherilyn, d'autres fois il était inquiétant... jamais rien pigé.
Il existe aussi un certain nombre de téléfilms sur les couples impossibles, où évidemment les deux personnages passent leur temps à se rater, ou à s'engueuler pour des broutilles, mais à la fin ils réalisent que... bon, vous voyez le tableau. Ça c'est quand même le summum du scénario de pacotille et je laisse aux amateurs. No fun. Enfin, si, il y a bien cet adorable téléfilm qui doit dater du début des années 90, où une jeune fille grosse qui s'appelle, je crois, Stéphanie, rencontre un beau chauffeur de métro, et ils tombent amoureux, mais le mec est fiancé à une pétasse richissime, alors ça se passe pas super bien, mais évidemment à la fin il choisit la grosse qui aime s'éclater au pieu, et manger des ours fourré à la guimauve... ça changeait un peu et la fille qui jouait la grosse était plutôt émouvante, dans le genre.
Par contre il y a tous les téléfilms de Noël et là c'est souvent un vrai régal. Au dernier Noël, je travaillais, donc j'en ai vu très peu (et que des nuls...), mais on en trouve des très mignons et larmoyants.
Et puis enfin, il y a ceux auxquels on ne s'attend pas : les comédies grosses tatanes ! La première fois que je suis tombée dessus, j'étais sur le train arrière. Et j'y ai repensé l'autre jour en voyant le pitch d'une série de la saison prochaine : Valentine. C'était un téléfilm où Cupidon était envoyé sur Terre pour que deux amoureux finissent par se tomber dans les bras l'un de l'autre, mais c'était un Cupidon ballot et ça marchait pas tout de suite ; et les costumes étaient ultra-ridicules, on voyait sa mère Aphrodite dans une vilaine toge et avec une perruque bouclée qui faisait des apparitions, et Cupidon vivait en haut d'une horloge à Manhattan ou un endroit de ce style, hilarant. Il y a aussi cette comédie avec Charisma Carpenter, vous savez, quand elle avait pris du lard... où elle joue une célibataire chiante qui essaye de se trouver un mec à temps pour aller au mariage de je-ne-sais-quelle cousine, et tous ses rendez-vous sont foireux évidemment, mais ya ce mec auquel elle ne pense jamais et avec lequel elle finit... très bien foutu, drôle et ridicule à la fois !

Vous voyez, je ne vous ai pas trompés, je connais vraiment un grand nombre de ces cochonneries. Il m'est arrivé de décaler des rendez-vous pour voir la fin de ces trucs !

Allez, avouez... ya pas un ou deux téléfilms qui vous ont marqué ? On est entre nous là...

Posté par ladyteruki à 21:32 - Zappeur, Zappeur n'aies pas peur ! - Permalien [#]
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