ladytelephagy

Purple is the new black. Un blog qui parle de séries, c'est devenu assez habituel. La question, c'est : de quelles séries ? Séries méconnues, séries anciennes, séries japonaises... mais aussi séries récentes ! Venez, la téléphagie, c'est contagieux !

01-09-13

Tout le bonheur du monde

Alors que commence aujourd'hui le mois de septembre, il faut nous rendre à l'évidence : c'est la rentrée !
Dans peu de passions autres que la téléphagie peut-on autant s'enthousiasmer à ce sujet... La rentrée, c'est le signe d'une foule de nouvelles séries à découvrir (et pour une partie du lot, à apprécier), le signe du retour à l'écran de séries que l'on aime, le signe aussi que la diffusion de certains projets plus éloignés approche lentement mais sûrement. Et puis c'est la période des Emmy Awards aussi, ce qui ne gâche rien.
Bref, c'est la joie, l'allégresse, la curiosité et l'excitation, vous voyez le tableau.

Enfin, non, vous ne le voyez pas tout-à-fait. De la rentrée, vous connaissez sûrement les nouveautés américaines : tout le monde en a parlé. Sûrement quelques britanniques, aussi. Mais les autres contrées, à quoi ressemble leur rentrée ?

WorldTour-FALL13EDITION

Bienvenue dans le post de la rentrée...
DE TOUTES LES RENTREES !


Je vous invite à découvrir les séries qui vont faire l'automne aux quatre coins de la planète ! Bon alors, évidemment, comme je n'allais pas lister 200 pays (hashtag #lazylady), il a fallu faire une petite sélection dans les pays ciblés, mais n'hésitez pas à me poser des questions en commentaire si vous voulez absolument connaître les nouveautés moldaves de la rentrée, je verrai ce que je peux faire. Pitié, c'est une expression ; pas les nouveautés moldaves.
Dans la foulée, je vous ai également indiqué quelques unes des séries à attendre de la part de ces pays à une échéance un peu plus lointaine, mais je n'ai en revanche pas cherché l'exhaustivité totale.

Prêts ? Alors on y va ; et je vous préviens, on va faire du kilométrage !

ESPAGNE


Pas mal de nouveautés aussi en Espagne ! Antena3, en particulier, a mis le paquet en plaçant dés l'automne quelques uns de ses plus gros projets dans ses grilles, tout en diffusant des séries étrangères comme Under the Dome. En revanche, assez peu de dates précises pour le moment, mais l'Espagne fait partie de ces pays où on se décide rarement des siècles à l'avance, mais plutôt dix jours avant de lancer une série/saison (grand max). Rien que pour me contrarier, quoi. A côté d'Antena3, les autres chaînes se concentrent cet automne sur le retour de leurs meilleurs succès, avec des séries plutôt historiques pour TVE, et plutôt des comédies pour Telecinco..

ViveCantando-300 - Vive Cantando (Antena3)
Le genre : Dramédie musicale
L'histoire : Après une longue tournée, Trini, une chanteuse, doit retourner à La Gloria, où elle a grandi. Trini renoue alors avec son ancien petit ami, aujourd'hui patron du karaoke La Bamba qui a connu de meilleurs jours. Grâce à Trini, La Bamba devient le lieu où chacun peut oublier ses soucis en musique.
> A partir du 3 Septembre
Laqueseavecina-300 - La que se avecina - Saison 7 (Telecinco)
Le genre : Comédie
L'histoire : La vie d'une petite communauté vivant dans un ensemble d'immeubles plutôt cossus.
> En Septembre
Isabel-300 - Isabel - Saison 2 (TVE)
Le genre : Period drama
L'histoire : Le règne de la Reine Isabel n'est pas de tout repos, la voilà désormais face à une guerre civile, et elle devra prendre une difficile décision pour sauver le royaume. Il lui faudra aussi décider de donner sa bénédiction ou non à un certain Christophe Colomb qui organise une grande expédition.
> En Septembre
AguilaRoja-300 - Águila Roja - Saison 5, partie 2 (TVE)
Le genre : Period drama/Aventures
L'histoire : L'Aigle Rouge, un justicier masqué, continue de remonter la piste du meurtre de son épouse...
> En Septembre
Dreamland-300 - Dreamland (Cuatro)
Le genre : Comédie musicale
L'histoire : Cuatro cherche son Glee. Dreamland est le nom d'une école de chant et de danse très sélective qui peut lancer une carrière... En dépit du pitch, Cuatro proclame tenir une série très originale, où la musique ne sera pas une excuse mais au centre de l'intrigue.
> Cet automne
Aida-300 - Aída - Saison 10 (Telecinco)
Le genre : Comédie
L'histoire : Le quotidien d'Aída, une mère de famille, dont la vie est devenue un tout petit peu plus chaotique encore, lorsqu'elle a réemménagé dans la maison où elle avait grandi.
> Cet automne
GaleriasVelvet-300 - Galerias Velvet (Antena3)
Le genre : Period drama
L'histoire : Antena3 cherche son Mad Men. Velvet est le nom d'une des maisons de couture les plus prisées d'Espagne à la toute fin des années 50, juste avant que la haute-couture espagnole ne connaisse la fin de son âge d'or.
> Cet automne
ElTiempoEntreCosturas-300 - El tiempo entre costuras (Antena3)
Le genre : Thriller/Period drama
L'histoire : Adapté du roman éponyme, le drama raconte l'histoire d'une couturière qui, sur un coup de tête, va s'installer dans le protectorat espagnol au Maroc. L'atelier où elle trouve du travail est dirigé par une femme mystérieuse qui travaille en fait pour les services secrets britanniques.
> Cet automne
Icone-PlusTard - pour Antena3 : la comédie musicale Lolita Cabaret... et la diffusion de l'onéreuse El Corazón del Océano, peut-être, un jour, non ?
- pour Telecinco : courant 2014, le thriller policier El Principe (questions sur la corruption et l'immigration en perspective).

Note : Disney España proposera également en Octobre sa 1e série originale locale, Plaza Encanto.

SUEDE


SVT a prévu une rentrée sur les chapeaux de roue, avec l'un de ses crime dramas phares pour entamer la saison (des saisons étrangères inédites viennent parsemer la grille en renfort, et plus précisément américaine avec Homeland, britanniques avec Downton Abbey en fast-track ou The Fall, et, oh surprise, catalane, puisque la chaîne va diffuser Polseres Vermelles). Je n'ai pas trouvé de trace d'une diffusion de série suédoise inédite sur les autres chaînes, TV4 étant par exemple totalement occupée à diffuser Broadchurch.

BronBroen-300 - Bron/Broen - Saison 2 (SVT1)
Le genre : Crime drama
L'histoire : Retour sur le pont reliant la Suède et le Danemark... ou plutôt, direction le dessous. Dans cette nouvelle saison, c'est un bateau dont il est difficile de déterminer si son équipage est suédois ou danois qui vient rassembler nos deux enquêteurs scandinaves préférés.
Le plan : 10 épisodes
> A partir du 22 Septembre
Icone-PlusTard - pour SVT : si je vous dis que Äkta Människor revient le 1er décembre, vous me croyez ?
- pour TV4 : la chaîne ayant commandé une poignée de saisons de Solsidan d'un coup, on n'en a pas encore vu le bout.

A noter : SVT lancera également à partir du 15 octobre une série uniquement diffusée sur ses canaux d'ordinaire réservés à la VOD, (Re)volt, une série destinée au jeune public. Ce drama raconte comment une jeune fille, Eddie, dont la famille déménage dans un petit patelin en apparence sans histoire, tente de se faire de nouveaux amis. Mais elle réalise bien vite que les jeunes de ce village sont en réalité très aggressifs, et elle devient la proie d'un harcèlement grandissant ; il est temps pour elle d'entrer en guerre... Une série qui donne une nouvelle dimension à la pensée d'Angela Chase : "le lycée est un champ de bataille pour le coeur" !

NORVEGE


On commence la saison un peu mollement : il n'est pas question, contrairement à certains pays, de mettre le paquet dés le début de l'année avec trouze nouveautés. Peu de séries originales en cette rentrée, donc ; TV2 n'a par exemple pas de série à diffuser et se concentre sur ses fictions américaines (et britannique). Idem chez TV Norge, où pourtant on annonçait encore avant l'été la diffusion prochaine de la comédie Neste Sommer, qui n'apparaît toujours pas sur les grilles. La rédemption vient, comme souvent, de la chaîne publique NRK, avec une nouvelle comédie, ainsi que des rediffusions de Lilyhammer. Les autres nouveautés norvégiennes devraient arriver ultérieurement.

SideOmSide_300 - Side om Side (NRK)
Le genre : Comédie
L'histoire : Quand Maria et Jonas quittent la ville pour s'installer dans une petite banlieue paisible, ils pensent avoir trouvé le bonheur et, surtout, la tranquillité. Mais dés le jour de leur emménagement dans la maison de leurs rêves, ils réalisent que cette quiétude n'est qu'illusoire...
Le plan : 8 épisodes
> A partir du 7 Septembre
Icone-PlusTard - pour NRK : les crime dramas Mammon et Øyevitne ; la saison 2 de Lilyhammer ; et plus tard à l'automne 2014 : Okkupert, la coproduction avec arte ;
- pour TV2 : la comédie Vekterne, les crime dramas Det Tredje Øye (réalisée par Trygve Allister Diesen) et Acquitted ;
- pour TV Norge : la comédie Neste Sommer par le créateur de Helt Perfekt ne devrait plus tarder.

DANEMARK


DR1 fait figure de mauvaise élève : en lançant ce mois-ci une rediffusion de Nicolaj og Julie (un drama de 2002) et en achevant la rediff de Een Stor Familie (1982, quand même), la chaîne reporte à plus tard ses inédits. Face à cela, TV2 dégaine l'artillerie lourde, avec sa deuxième saison de Rita, fort attendue. Le plus impressionnant vient cependant de TV2 Zulu, la chaîne consacrée à l'humour et aux jeunes, qui entame la saison avec pas moins de 3 nouvelles comédies (la politique de TV2 en matière de commandes a en effet changé récemment) d'un coup ; 2 d'entre elles seront lancées ce soir lors du Zulu Comedy Galla, une cérémonie qui cloture le Zulu Comedy Festival qui a démarré la semaine dernière. La soirée sera présentée par Sidse Babett Knudsen, héroïne de Borgen qu'on n'imagine pas forcément en maîtresse de cérémonie pour une soirée humoristique, mais dont la présence devrait à coup sûr attirer du monde... Enfin, Kanal 5 lance pour la première fois une série dramatique.

Rita_Season2_300 - Rita - Saison 2 (TV2)
Le genre : Dramédie
L'histoire : retour de la prof la plus anticonformiste de la télévision pour une seconde saison qui donnera tout loisir aux spectateurs danois d'admirer les dysfonctionnements de la quarantenaire.
Le plan : 8 épisodes
> A partir du 11 Septembre
Tomgang-300 - Tomgang (TV2 Zulu)
Le genre : Comédie
L'histoire : Mathias tient un kiosque qui lui laisse tout loisir de se plaindre avec ses amis Theis et Aslan de ses déboires au quotidien, et notamment de son impossibilité pathologique à conclure avec la jolie fleuriste Mie.
> A partir du 1er Septembre
SjitHappens-300 - SJIT Happens (TV2 Zulu)
Le genre : Comédie
L'histoire : une série interactive dans laquelle les histoires embarrassantes des spectateurs peuvent devenir l'épisode la semaine suivante ; un premier test avait eu lieu en septembre dernier pour tester le concept. L'essentiel des anecdotes embarrassantes sera d'ordre sexuel, donc contenu explicite à prévoir.
> A partir du 1er Septembre
AggressivAmager-300 - Aggressiv Amager (TV2 Zulu)
Le genre : Comédie
L'histoire : une comédie à sketches dans laquelle deux comédiens endossent des rôles variés et souvent dérangeants. A titre d'exemple, une bande annonce les montre dans la peau d'un couple homosexuel dont l'un est attardé mental, pendant un dîner avec des voisins.
> A partir du 14 Septembre
Heartless-300 - Heartless (Kanal 5)
Le genre : Drame fantastique
L'histoire : Sofie et Sebastian font leurs études dans un pensionnat vieux de 400 ans ; mais ils cachent un lourd secret : pour vivre, ils doivent aspirer l'énergie de ceux qui les entourent. Ils sont décidés à percer le secret de leur malédiction, tout en essayant de trouver leur place dans l'écosystème du pensionnat.
Le plan : 5 épisodes
> Courant de l'automne
Icone-PlusTard - pour DR1 : en janvier prochain, Arvingerne (anciennement nommée Arven efter Veronika) ; et courant 2014, la titanesque série historique 1864, qui tiendra le record de la série danoise la plus chère jamais produite ;
- pour TV2 : le period drama Badehotellet courant 2014.

FINLANDE


Les chaînes finlandaises ne comptent certainement pas parmi les plus prisées sur le plan international, mais ce n'est pas une raison pour bouder les séries qu'elles proposent, généralement plus humbles dans leurs ambitions mais non moins intéressantes. Enfin, je parle au pluriel, mais vous allez voir que comme souvent en Scandinavie, la télévision publique a une longueur d'avance...

HavukkaAhonAjattelija-300 - Havukka-Ahon Ajattelija (YLE TV1)
Le genre : Drama
L'histoire : Tiré du roman éponyme, un classique de la littérature finlandaise écrite par Veikko Huovinen. Cette histoire d'un homme sage qui vit dans une forêt, philosophant sur divers sujets, a déjà été adaptée en 2009 au cinéma, et dans les années 70 en série.
Le plan : 3 épisodes
> A partir du 1er Septembre
SataLasissa-300 - Sata Lasissa (YLE TV1)
Le genre : Dramédie
L'histoire : Ecrite par le comédien Jari Salmi, cette série un peu barrée raconte comment des frères, dont la vie personnelle et professionnelle est en déroute, décident de monter leur propre affaire.
Le plan : 4 épisodes
> A partir du 22 Septembre
Icone-PlusTard - pour YLE TV1 : fin novembre, Kansan Mies, l'histoire d'un politicien qui perd une élection et doit se résoudre à commencer une nouvelle vie (12 épisodes).
- pour MTV3 : probablement au printemps, la série fantastique sexy Nymfit, dans laquelle des nymphes vivant parmi les humains doivent avoir des relations sexuelles avec eux pour conserver leur jeunesse (bon, par contre les humains en meurent).

Naturellement, ces quatre pays préparent également leurs Julkalender respectifs, mais on en reparlera plus en détails en temps utiles !

AUSTRALIE


Changement radical de cap avec l'Australie, où, géographie oblige, on ne vit pas la rentrée de la même façon. La rentrée du printemps apporte donc son lot de nouveautés, mais d'autres ont déjà commencé pendant l'hiver... donc pendant l'été, enfin, NOTRE été (arrêtez de m'embrouiller), comme la troisième saison de Winners & Losers, Wonderland (rien à voir avec le spin-off de Once Upon a Time) qui a démarré fin août, ou Underbelly: Squizzy qui touche à sa fin précisément le 1er septembre. Ah bah, ce soir donc. Voilà, vous m'avez toute mélangée.

MissFisherMurderMysteries-300 - Miss Fisher's Murder Mysteries - Saison 2 (ABC1)
Le genre : Crime drama
L'histoire : Retour de la plus pétillante des enquêtrices pour une nouvelle salve d'enquêtes pleines de mordant. Ce bruit sourd que vous avez entendu était Toeman, qui vient de s'évanouir de bonheur.
Le plan : 13 épisodes
> A partir du 6 Septembre
PowerGames-300 - Power Games: The Packer-Murdoch Story (Nine)
Le genre : Period drama
L'histoire : La mini-série revient sur la rivalité entre deux empires de la presse à travers l'opposition du clan Murdoch et de la famille Packers, depuis les années 60 jusqu'en 1975. Spin-off de Howzat!.
Le plan : 2 épisodes
> A partir du 8 Septembre
SerangoonRoad-300 - Serangoon Road (ABC1)
Le genre : Period drama
L'histoire : Singapour, années 60. Un homme qui a grandi dans un camps d'internement japonais devient, à la faveur du hasard, un détective privé. Il va pénétrer l'univers des bas-fonds de la ville. La série est co-produite par HBO Asia.
Le plan : 10 épisodes
> A partir du 22 Septembre
Icone-PlusTard - pour ABC1 : Janet King, le spin-off de Crownies ; The Gods of Wheat Street, une série en 6 épisodes sur une famille aborigène ;
- pour Nine : la troisième saison de House Husbands ;
- pour Ten : la série historique ANZAC Girls courant 2014 ; la seconde saison de Puberty Blues.

TURQUIE


La Turquie compte probablement parmi les élèves les plus motivés quand vient la rentrée : il y a des nouveautés PAR-TOUT ! Hélas, cent fois hélas, du fait de mes compétences linguistiques pour le moins défaillantes en la matière, je crains d'en avoir laissé quelques unes de côté, mais tâchons tout de même de jeter un oeil sur ce qui reste l'un des pays les plus dynamiques ces dernières années. Seul bémol, en Turquie également, donner des dates de lancement pour les séries semble causer les pires souffrances aux exécutifs des chaînes. Et annoncer le nombre d'épisodes commandés ? N'y songez même pas.

GorusGunuKadinlari-300 - Görüş Günü Kadınları (FOX)
Le genre : Prison drama
L'histoire : La vie de 4 femmes enfermées en prison, et de leurs relations avec les hommes qui partageaient leur vie avant leur condamnation.
> A partir du 2 Septembre
Intikam-300 - İntikam - Saison 2 (Kanal D)
Le genre : Revenge drama
L'histoire : Non, vraiment : Revenge drama. Il s'agit bien évidemment de la seconde saison du remake turc de la série avec Emily Van Camp.
> A partir du 5 Septembre
LeylaninEvi-300 - Leyla'nın Evı (Star TV)
Le genre : Revenge drama
L'histoire : La série se déroule à la fois en 2012 et avec des flashbacks en 2002, lorsque le mari de l'héroïne (auquel elle a été mariée de force à 16 ans et dont elle a deux enfants) est assassiné. Dix ans plus tard, l'épouse mais aussi le fils aîné ne sont pas remis de la tragédie...
> A partir du 6 Septembre
BenimIcinUzulme-300 - Benım İçın Üzülme - Saison 2 (Show TV)
Le genre :  Romance
L'histoire : Une chronique de la vie amoureuse de jeunes adultes vivant dans une région rurale de la Turquie. La première saison avait été diffusée sur atv.
> A partir du 10 Septembre
MuhtesemYuzyil-300 - Muhteşem Yüzyıl - Saison 4 (STAR TV)
Le genre :  Period drama
L'histoire : Quatrième et dernière saison du plus célèbre drama turc du moment. Il faudra en outre gérer le départ de l'une des actrices principales, Meryem Uzerli, qui après un burn-out est tombée enceinte, s'assurant de n'avoir pas à revenir dans la série.
> A partir du 11 Septembre
KurtlarVadisiPusu-300 - Kurtlar Vadısı Pusu - Saison 8 (atv)
Le genre : Thriller/Action
L'histoire : Un agent qui s'infiltre dans des organisations criminelles se retrouve régulièrement à devoir gommer les limites de la loi. Il lui arrive même de se lier d'amitié avec des criminels.
> A partir du 12 Septembre
Karagul-300 - Karagül - Saison 2 (FOX)
Le genre : Drama
L'histoire : Ebru et Murat vivaient à Istambul où ils vivaient de façon moderne. Mais les affaires d'Ebru forcent le couple et leurs 3 enfants à déménager, et retourner vivre dans la très traditionnelle famille paternelle dans le Sud-Est de la Turquie.
> A partir du 13 Septembre
Calikusu-300 - Çalıkuşu (Kanal D)
Le genre : Period drama
L'histoire : Adaptation d'un roman de Reşat Nuri Güntekin (auteur de Leyla ile Mecnun, qui s'est faite annuler brutalement cet été), la série raconte, au début du 20e siècle, le destin d'une institutrice orpheline qui va s'installer au beau milieu de l'Anatolie.
> A partir du 19 Septembre
Fatih-300 - Fatıh (Kanal D)
Le genre : Period drama
L'histoire : Un biopic sur Mehmet II, un sultan tellement intéressant que je lui avais consacré tout un post cet été. C'est sans conteste la série la plus attendue de la saison en Turquie, pour des raisons également énoncées dans ce post. Impossible d'y couper, il va falloir que vous le lisiez.
> En Septembre
TatarRamazan-300 - Tatar Ramazan - Saison 2 (atv)
Le genre : Revenge drama/Prison drama
L'histoire : Alors qu'il tue un élu ripoux par esprit de vengeance, Tatar se retrouve en prison, où parmi les prisonniers, il est devenu une légende pour son rôle de vigilante. Pendant ce temps, son épouse doit élever seule leur enfant.
> En Septembre
Kayip-300 - Kayıp (Kanal D)
Le genre : Thriller/Drama
L'histoire : Kemal et Leyla avaient tout pour être heureux : une affaire qui marchait bien, une belle maison et deux adorables enfants. Mais quand leur fils disparaît, et que la police s'invite dans leur intimité, c'est toute leur vie qui tombe en miettes.
> En Septembre
YalanDunya-300 - Yalan Dünya - Saison 3 (Kanal D)
Le genre : Comédie
L'histoire : l'histoire d'un quartier cossu dans lequel vivent des familles de nouveaux riches, de bobos, ou de célébrités, qui côtoient une famille conservatrice installée depuis plus longtemps.
> En Septembre
HuzurSokagi-300 - Huzur Sokağı - Saison 2 (atv)
Le genre : Romance/Drama
L'histoire : Bilal est un musulman issu d'une famille très conservatrice, qui tombe amoureux de Feyza, une fille de bonne famille qu'il a rencontrée à l'université. Mais la jeune femme vient d'une famille plus laïque. Pourront-ils être heureux malgré leur différence ? Feyza pourra-t-elle s'adapter aux exigences de la famille de Bilal ?
> En Septembre
Karadayi-300 - Karadayı - Saison 2 (atv)
Le genre : Period drama/Thriller
L'histoire : Un revenge drama se déroulant dans les années 70, dans lequel un homme doit prouver l'innocence de son père condamné à mort ; manque de chance, il tombe amoureux de la même femme que le juge.
> En Septembre
UmutsuzEvKadinlari-300 - Umutsuz Ev Kadınları - Saison 3 (FOX)
Le genre : Dramédie
L'histoire : Nouvelle saison de l'adaptation turque de Desperate Housewives ; la série est dorénavant diffusée par FOX, et non plus Kanal D.
> En Octobre

CANADA Anglophone


Même en diffusant de nombreuses séries américaines du moment, les chaînes canadiennes anglophones trouvent de la place pour leurs commandes originales. Beaucoup, bien-sûr, sont des renouvellements (je compte seulement deux nouveautés en cette rentrée), mais d'un autre côté, pourquoi réparer ce qui n'est pas complètement cassé ?

PackageDeal-300 - Package Deal (Citytv)
Le genre : Comédie
L'histoire : 3 frères qui n'ont rien en commun sinon les liens du sang sont perpétuellement impliqués les uns dans la vie des autres. Mais quand l'un d'entre eux entame une relation sérieuse, le risque que se rompe cette relation fraternelle plane au-dessus de leur tête.
Le plan : 13 épisodes
> A partir du 30 Septembre - Pilote diffusé en Juin
Cracked-300 - Cracked - Saison 2 (CBC)
Le genre : Procedural
L'histoire : Une unité de police mélangeant policiers et psychiatres intervient dans le cas de crimes particulièrement dérangeants et/ou impliquant des criminels mentalement perturbés.
Le plan : 20 épisodes
> A partir du 30 Septembre
MurdochMyteries-300 - Murdoch Mysteries - Saison 7 (CBC)
Le genre : Period drama/Procedural
L'histoire : Retour de la série d'enquêtes se déroulant au 19e siècle.
Le plan : 18 épisodes
> A partir du 30 Septembre
Played-300 - Played (CTV)
Le genre : Procedural
L'histoire : Chaque semaine, les membres d'une unité spécialisée doivent infiltrer le monde criminel afin de pouvoir collecter des preuves et, à terme, procéder à des arrestations. Mais quand les plans compliquées et les interrogatoires sous tension sont finis, il faut revenir à une vie normale...
Le plan : 13 épisodes
> A partir du 3 Octobre
RepublicofDoyle-300 - Republic of Doyle - Saison 5 (CBC)
Le genre : Crime dramédie
L'histoire : les Doyle père et fils travaillent ensemble comme détectives privés.
Le plan : 16 épisodes
> A partir du 6 Octobre
CallMeFitz-300 - Call Me Fitz - Saison 4 (HBO Canada)
Le genre : Dramédie
L'histoire : Larry, éternelle bonne conscience de Fitz, voit sa vie personnelle se modifier, et profite de l'occasion pour se plonger dans l'album de souvenirs des Fitzpatrick, dévoilant plus encore les origines de leurs dysfonctionnements... Pendant ce temps, Fitz a un nouvel ennemi.
> A partir du 7 Octobre
Icone-PlusTard - pour CBC : en octobre, Heartland ; de nouvelles saisons pour Mr. D et Arctic Air.

CANADA Francophone


Pour tous ceux qui craignent de ne pas comprendre un mot des séries précédemment citées (et/ou de ne pas trouver de sous-titres), il reste l'option de se tourner vers les séries québécoises. De nombreuses séries sont de retour, mais les nouveautés ne sont pas en reste ; TVA et Radio-Canada ICI se disputent âprement l'attention des spectateurs, comme vous allez le voir. Une seule véritable inconnue en ce qui me concerne : je n'ai pas trouvé de date pour la suite de la diffusion de la série O', dont la seconde partie des épisodes de la saison 2 devraient être diffusés en automne. A un moment. Je suppose ?

Yamaska-300 - Yamaska - Saison 5 (TVA)
Le genre : Drama
L'histoire : Après que la saison 4 se soit achevée sur un mariage, qu'est-il advenu des habitants de Granby ?
> A partir du 9 Septembre
Unite9-300 - Unité 9 - Saison 2 (Radio-Canada ICI)
Le genre : Prison drama
L'histoire : 48 heures après la fin de la saison 1, nous revoilà plongés dans la vie des détenues de Lietteville. Prévoir de nombreux changements de casting, de la tension... et une nouvelle unité à découvrir !
Le plan : 24 épisodes
> A partir du 10 Septembre
Lavieparfaite-300 - La vie parfaite (Radio-Canada ICI)
Le genre : Comédie
L'histoire : Eric et Julie, un couple avec 3 enfants ont comme beaucoup un quotidien effreiné. Lorsque le père d'Eric décède, laissant de nombreuses dettes, sa mère Estelle emménage avec le couple, rendant la vie sous un même toit encore plus compliquée !
Le plan : 13 épisodes
> A partir du 11 Septembre
LesPecheurs-300 - Les Pêcheurs (Radio-Canada ICI)
Le genre : Comédie
L'histoire : chaque semaine, Martin Petit emmène d'autres humoristes (dans leur propre rôle) pour une partie de pêche généralement chaotique, les comédiens ayant moins de talent pour ferrer le poisson que pour se mettre dans des situations impossibles.
Le plan : 13 épisodes
> A partir du 11 Septembre
LesBobos-300 - Les Bobos - Saison 2 (Télé-Québec)
Le genre : Comédie
L'histoire : Les Maxou, qui ont pour ainsi dire inventé tout ce qui est "in" sur le Plateau-Mont-Royal (ils ont d'ailleurs été les premiers à dire "in"), sont de retour pour de nouvelles aventures écologiquement responsables.
> A partir du 13 Septembre
ToutelaVérité-300 - Toute la Vérité - Saison 5 (TVA)
Le genre : Legal drama
L'histoire : La série se glisse dans les bureaux de procureurs en prise avec les difficultés ou les violences du quotidien. Mais derrière la robe se cachent aussi des hommes et des femmes qui ont également leurs propres problèmes.
> A partir du 16 Septembre
Unsur2-300 - Un sur 2 - Saison 2 (TVA)
Le genre : Drama
L'histoire : Un sur 2 chronique la difficile relation entre Michel et Luce, qui se sont séparés brutalement mais qui doivent trouver un point d'équilibre pour leur fille Léa. La série accueille 3 nouveaux personnages qui ne simplifieront certainement pas les choses.
Le plan : 20 épisodes
> A partir du 17 Septembre
MemoiresVives-300 - Mémoires vives - Saison 2 (Radio-Canada)
Le genre : Drame
L'histoire : Mémoires vives est le nom d'une organisation qui cherche des personnes disparues, créée lorsque Jacques et Francine ont dû faire face à la disparition de leur fille 30 ans plus tôt. Bien qu'aujourd'hui séparés, ils continuent de venir en aide aux familles déchirées.
> A partir du 17 Septembre
LeGentleman-300 - Le Gentleman - Saison 3 (TVA)
Le genre : Thriller
L'histoire : Après deux ans d'absence, la série revient pour une nouvelle saison dans laquelle le Gentleman devra travailler sur deux affaires en apparence totalement indépendantes.
> A partir du 25 Septembre
Icone-PlusTard - pour Radio-Canada : cet hiver, Trauma saison 5 ; et Série noire, sur les déboires de 2 scénaristes dont la série policière a été un échec, et qui doivent par tous les moyens y apporter du réalisme ;
- pour TVA : 2 nouveautés, Les beaux malaises et Les jeunes loups (écrite par le scénariste de Scoop) ;
- pour Séries+ : début 2014, La Marraine, une mini-série sur Ines Barbosa-Hernandez, condamnée pour trafic de drogue dans les années 90.

Amérique du Sud


Bon, ce n'est pas un pays que je vous propose d'aborder pour finir, mais tout un continent ! En effet, place à la nouvelle série de HBO Latino, qui sera diffusée simultanément en version originale dans les pays d'Amérique latine, ainsi qu'avec sous-titres pour le marché Brésilien. Cela n'empêche nullement HBO Latino de rediffuser également l'unique saison de Preamar.

Profugos-300 - Prófugos - saison 2 (HBO Latino)
Le genre : Drama/Thriller
L'histoire : Quand le trafic de frogue tourne mal, il est temps de mettre le voiles. Pour une deuxième saison, les fugitifs de Prófugos continuent leur course à travers le pays pour échapper aussi bien à la mafia qu'à la Justice.
Le plan : 13 épisodes
> A partir du 15 Septembre

...Si vous vous inquiétez de ne pas tout retenir, et c'est normal, ne vous en faites pas : le Pilot Watch revient prochainement sous une nouvelle form- ah, pardon, j'en ai déjà trop dit. En tous cas, estimez-vous heureux, je garde les nouveautés asiatiques pour plus tard, d'autant que la prochaine saison japonaise ne commencera que début octobre. Il faudrait aussi citer les séries brésiliennes comme la 2e saison de Suburbia, mais, à un moment il faut faire des choix.

Vous voilà parés pour faire votre choix dans quelques uns parmi les très nombreuses séries de la planète à être diffusées cet automne. Vous pouvez aussi  me suggérer des ajouts si vous le souhaitez.
Il y a forcément au moins une langue dans le lot que vous compreniez ! Alors maintenant, c'est à vous de me dire : qu'est-ce qui vous intéresse cet automne ?

Posté par ladyteruki à 16:00 - Love Actuality - Permalien [#]

24-08-13

Il n'est jamais mitard pour bien faire

Retour au challenge de la saison 2012-2013, alors que la suivante va bientôt prendre le relai ! Il est en effet hors de question de ne pas regarder tous les pilotes de l'année écoulée, conformément au challenge relevé par whisperintherain et moi-même. Et c'est un pilote qu'on m'a TRES chaudement recommandé que j'aborde ce soir ! Vous l'aurez compris, dans la continuité du post d'hier sur les séries carcérales féminines, voici ma review du premier épisode d'Orange is the new black.

Orangeisthenewblack-cast

Autant le dire tout de suite : le buzz, pour ce que j'en vois dans ce pilote, est justifié. Bien qu'employant de nombreux ressorts de la boîte à outil women in prison, faisant par moments regretter qu'on passe toujours par certains poncifs, Orange is the new black parvient à se montrer intéressant et même plutôt original, toutes proportions gardées.

Parlons d'abord des choses qui fâchent : le personnage central. Cela m'a agacé qu'il soit en quelque sorte "repentant". Ecoute, jeune fille, à partir du moment où tu as volontairement transporté une valise remplie à ras bord de l'argent de la drogue pour ta petite amie lesbienne, non, je suis désolée, tu n'as pas le droit de te poser en victime. Admettre devant l'officier chargé de son dossier "je l'ai fait... une seule fois... ya dix ans" n'est pas vraiment endosser la responsabilité de la chose. Je comprends qu'il y a différents problèmes derrière cette posture : il faut permettre au spectateur de rentrer en prison avec un personnage auquel il s'identifie le plus possible (et quelqu'un de naïf et innocent, au moins moralement si ce n'est légalement, est la meilleure option que puisse proposer une série carcérale), il faut lui donner des circonstances atténuantes. Les anti-héros, dans une série carcérale, n'ont jamais le rôle introductif dans un ensemble show : ça crée beaucoup trop d'inconfort. Mais puisque, pour une fois, l'héroïne a vraiment fait quelque chose de mal : ce n'est pas de la légitime défense, par exemple.  J'aurais aimé qu'on aille jusqu'au bout de la logique.
Au lieu de ça la voilà d'une part à se constituer prisonnière et admettre partiellement qu'elle a fait quelque chose de mal, et d'autre part à se mettre en posture de victime, dont le spectateur finira par se dire qu'elle n'est pas à sa place. On ne va pas en plus trouver dommage qu'elle ait échappé à la Justice pendant 10 ans, au lieu de 12 ce qui l'aurait mis à l'abri du fait de la prescription ! C'est finalement encore plus perturbant que dans le cas de la légitime défense parce qu'ici le crime a vraiment été commis sans autre motif que "je suis jeune et amoureuse". Pas franchement une légitimation à laquelle je peux adhérer spontanément.

Voilà donc Chapman qu'il nous faut en quelque sorte prendre en pitié malgré les circonstances, juste parce qu'elle est blonde et angoissée par ce qui lui arrive. Juste une fois j'aimerais bien qu'on montre qu'il n'y a pas que les filles bien qui ont du mal avec la perspective d'aller en prison. La prison, ce n'est un plaisir pour personne.

Mais admettons. Car grâce à elle, nous allons avoir la possibilité de rencontrer des personnages épatants ! J'avais lu cette interview de Jenji Kohan (oui parfois je fais les choses à l'envers, je lis les interviews avant de regarder les pilotes !) expliquant que sans héroïne blanche, impossible d'aborder tous ces personnages plus "marginaux" dans une série d'ordinaire. Je le crois volontiers, et je crois également que ces personnages sont bien mieux écrits que le "cheval de Troie" de Kohan. Ils apportent une réelle bouffée d'air frais à la série, ils en sont la richesse essentielle. D'abord parce qu'aucun de ces personnages de détenues n'est là où on pense qu'il va être, apportant de la surprise tout au long de l'épisode en plus d'une légère touche d'humour pince sans rire. Et surtout, parce que très vite se dessine une galerie de portraits qu'on devine immédiatement comme pleine de surprises.
Par exemple, ce qui est accompli en à peine une minute sur le personnage de Diaz, gifflée par sa mère est absolument génial ; ce qui se suggère en quelques secondes par cette claque, puis par les deux répliques de la jeune femme dans la chambre, est absolument énorme. On devine énormément de choses, et on veut en même temps en savoir plus. Autant l'interprétation que l'écriture laissent entrevoir un immense potentiel de ce côté-là. Au point de préférer que Chapman passe au second plan rapidement, si possible.
Je m'aperçois en fait que c'est de plus en plus fréquent pour moi de préférer au personnage principal les secondaires voire les tertiaires, mais avec des séries comme celle-là, comment voulez-vous faire autrement ?

Mais au sujet de l'écriture, le meilleur tour de force est l'utilisation des flashbacks. On n'a vu que ça, des flashbacks, depuis environ 10 ans ; on avait l'impression d'en avoir fait le tour et d'avoir tout vu cent fois. Et pourtant, Orange is the new black parvient à trouver une façon très élégante de l'intégrer dans la narration, en les utilisant à la fois pour expliquer le background de son héroïne, mais aussi pour servir de métaphore, ou encore servir de transition entre deux séquences plus classiques de l'arrivée en prison de Chapman. On a l'impression non seulement que ces flashbacks sont là pour nous expliquer des choses, mais aussi, voire surtout, pour comprendre ce qui traverse la tête de son héroïne (dont la tête est "encore à l'extérieur", ainsi que le dira un gardien) pendant les passages les plus clichés des séries carcérales comme par exemple la fouille.
Cette façon de nous prendre pour des spectateurs intelligents est franchement une rareté en matière de flashbacks. Certaines scènes de ce type se permettent ainsi de déjà orienter l'épisode vers quelque chose de dramatique, permettant au pilote d'Orange is the new black de ne pas se limiter à une simple exposition. C'est un vrai plaisir d'assister à une telle finesse. La valeur de la rareté, sûrement.

Même si je regrette certains ingrédients de ce pilote (sa dernière minute est légèrement trop hystérique pour moi), il est clairement solide et je comprends l'enthousiasme que peut générer la série ; je n'ai qu'une envie, me dépêcher d'en voir la suite. Mes craintes d'assister à une redite des séries carcérales déjà regardées pendant la saison écoulée, comme Unité 9 qui a clairement été l'un de mes coups de coeur, sont totalement apaisées ; c'est rare qu'un premier épisode remporte pareil défi haut la main !

Il y a des séries comme ça, qui semblent rencontrer l'unanimité ; au moment de s'y attaquer, on a toujours des appréhensions, craignant d'être déçu et que le buzz ait gonflé artificiellement nos attentes... mais il faut simplement se rendre à l'évidence : il y a toujours d'excellentes séries qui nous tombent dessus, quand bien même on persiste à entendre des "ya rien de bien cette saison" cycliquement.
Soit ça, soit je suis entourée de personnes de très bon goût.

Challenge20122013

Posté par ladyteruki à 23:44 - Review vers le futur - Permalien [#]

23-08-13

Population carcérale

Découvrir des séries de tous horizons permet de distinguer certaines tendances qui semblent, dans plusieurs pays à la fois, se dessiner en même temps, sans apparente concertation. C'est agréable, cette impression d'avoir une vue d'ensemble.

Parfois il suffit d'un succès pour contaminer toute la planète, parfois c'est moins facilement traçable. Dans le cas qui nous occupe, ce n'est pas ce qui s'est passé, les projets ayant été lancés en quasi-parallèle. Ce cas qui nous occupe aujourd'hui, ce sont les fictions carcérales.
Encore que ce n'est pas assez précis, pardon : les fictions carcérales avec des femmes.

Si vous le voulez bien, récapitulons ce que les derniers mois nous ont rapporté en la matière des quatre coins du globe :
- Juin 2012 : Dead Boss aux Royaume-Uni
- Septembre 2012 : Unité 9 au Canada
- Mai 2013 : Wentworth en Australie
- Juin 2013 : Orange is the new black aux USA
Seulement 4 séries ? Pas de quoi dessiner une tendance, me direz-vous ! Oui enfin, d'une part, ce sont 4 séries qui sont apparues en un an, dans 4 pays différents, quand il n'y en avait eu les années précédentes dans aucun pays du monde ; et d'autre part... ce post n'est pas fini ! ...Loin de là !

Il y a, certes, à intervalles réguliers, des séries carcérales féminines qui pointent régulièrement leur nez sur la planète ; mais ce sont des phénomènes isolés, quand, pour la première fois depuis longtemps (et en tous cas dans des proportions inégalées), tout le monde semble vouloir SA série sur le sujet.
Parmi les exemples ayant précédé de quelques années cette petite vague carcérale, on peut citer évidemment la mexicaine Capadocia, qui date de 2008 et que je ne saurais que vous recommander une fois de plus d'autant que les deux premières saisons sont sorties en DVD avec des sous-titres anglais, et sont trouvables par exemple sur Amazon.

Je ne suis, au juste, pas à même de dire quel évènement particulier a directement présidé à la naissance de ces séries, de façon quasi-simultanée, s'il y en a un. Par contre, la symbolique et le message de ces séries, que je m'apprête à discuter dans le post qui va suivre, peuvent peut-être servir de piste de réflexion pour expliquer cette curieuse petite mode.

OrangeistheNewBlackYou got that right : orange really is the new black !

Mais d'abord, un peu d'histoire.

Le genre du women in prison, car c'est bien d'un genre qu'il s'agit, a connu un boom au cinéma dans les années 60 et surtout 70. Le thème n'était cependant pas tout-à-fait nouveau : on trouve des films women in prison dés les années 20 (les thématiques ne sont toutefois pas explorées de la même façon ; on y reviendra).
En tous cas, l'intention derrière ces films est toujours un peu la même : c'est plutôt le genre de film indépendant qu'on fait sans trop de moyens, et avec l'objectif relativement avoué de montrer des femmes en toute gratuité, dans une configuration "sexy" ou supposée telle. C'est le cinéma sexploitation.

Il y a donc point essentiel à la base de ce genre : tous les prétextes sont bons ! Si une femme se bat (et elle va se battre), ses vêtements seront arrachés ; si elle est sale (et elle va être sale), elle va devoir prendre une douche ; si elle est punie par les autorités de la prison (et elle va être punie), alors elle sera attachée/fouettée/battue de la façon qui sera aussi "sexy" que possible. Les films ne sont pas tous égaux devant cette sexualisation (ni sur la signification de celle-ci), mais elle reste commune au genre.
De surcroît, ces films opposent souvent une femme à la planète entière, ou en tous cas, à tous les humains qu'elle rencontre en prison, ne recevant d'aide ni de la part des geôliers, ni de la part des autres détenues. Car dans ces films, les matons sont souvent brutaux, voire sadiques, et les autres prisonnières le sont à peine moins ; la torture sous diverses formes tient une place conséquente dans l'intrigue, et les prisonnières sont plus généralement soumises à des mauvais traitements injustifiés, genre fouille corporelle, un grand classique ! Le fait que tout ce petit monde vive en circuit fermé n'arrange évidemment rien à l'ambiance.
Il y a des films présentant des exceptions aux caractéristiques que je viens de citer, c'est vrai ; mais au moins un de ces ingrédients est toujours systématiquement présent dans les films women in prison post-révolution sexuelle.

Le contexte de la prison permet aussi de limiter les lieux de tournage, et donc le budget... ce qui n'est pas du luxe vu que la plupart des films women in prison sont, je l'ai dit, de petites productions indépendantes.

Plaît-il ? Un concept pas cher ? Aha, mais ça, c'est une mission pour la télévision !

Au début des années 70, plusieurs séries vont donc reprendre le concept tel qu'il existe à ce moment-là, se l'approprier, et surtout : trouver le succès. A un tel point que le genre women in prison va devenir une manne... pour les soaps !
Ca parait étonnant dit comme ça, tant on imagine que le contexte d'un soap est plutôt inoffensif (à tort), mais si on y réfléchit, ça a du sens : tourner dans un endroit absolument fermé (donc peu onéreux), avec une distribution pléthorique, et avec la possibilité quasi-infinie de toujours rendre la vie plus difficile aux prisonnières (qui de surcroît sont des femmes), eh bien... ça tombe sous le sens quand on connaît le modèle économique et narratif du soap opera.
Les années 70 vont donc voir la naissance de soaps carcéraux féminins à succès.

Dans ces colonnes, j'ai déjà pu citer la série australienne Prisoner. Lancée en 1979, elle s'inspire ouvertement d'une autre série du genre, d'origine britannique cette fois, appelée Within These Walls, et diffusée à partir de 1974 (et ce, alors qu'à l'époque les formats voyagaient moins bien qu'aujourd'hui !). L'originalité de Within These Walls, vis-à-vis des films women in prison, était de s'intéresser non pas aux prisonnières, mais plutôt au personnel de la prison et aux difficultés qu'il rencontrait dans sa mission, ce qui était déjà une innovation en soi par rapport à l'héritage des films. En humanisant les geôliers, Within These Walls se montre déjà plus soft dans ses représentations.

Ces séries vont d'une part être d'importants succès d'audience dans leur pays natal, mais surtout, seront largement diffusées de par le monde.
Diffusée en hebdomadaire, mais en calquant son modèle narratif sur celui du soap, Within These Walls s'achèvera 4 ans après son lancement ; en revanche, Prisoner sera plus longue : elle devait initialement être une mini-série, elle comptera au final 692 épisodes et s'achèvera en 1986.

Pour mieux comprendre l'impact national et international de Prisoner, je vous encourage donc vivement à relire mon post sur l'histoire de la série à travers les décennies. Le post du jour est bien assez long comme ça !

Etonnamment, alors que le phénomène women in prison rencontre le succès à la télévision, en priorité dans le monde anglophone, l'équivalent qu'on pourrait qualifier de men in prison n'existe pour ainsi dire pas, et en tous cas pas dans les mêmes conditions (le genre n'est d'ailleurs pas non plus répertorié au cinéma comme s'inscrivant dans le courant de la sexploitation).
On peut évidemment arguer qu'une fiction carcérale, qu'elle mette en scène des prisonniers hommes comme femmes, a nécessairement tendance à parler de thème violents, et à tenter la surenchère. Je vous l'accorde bien volontiers. Mais "étrangement", les personnages sont plus sexualisés dans le cas des séries féminines. De surcroît, là où le lesbianisme est un thème quasi-systématique des séries avec des femmes, l'homosexualité reste plus marginale dans les séries à population masculine, ou alors elle se limite à des sous-entendus. Pour faire la comparaison, regardez la série américaine Papa Schultz ! Certes elle est un peu antérieure aux soaps women in prison, mais rares y sont les situations explicites...
Il faut préciser à ce propos que les séries carcérales masculines de l'époque sont plutôt des comédies ; c'est le cas par exemple de la britannique Porridge, datant également de 1974. Il ne viendrait pas à l'esprit de grand'monde de torturer les prisonniers jusqu'à ce qu'ils se retrouvent à moitié à poil ! Deux poids deux mesures, comme souvent en la matière.
Je sais à quoi vous pensez et, oui, je vais en dire un mot si vous me permettez cette digression. Vu que je prépare actuellement mon post bilan de la série, on peut se demander si Oz, certes pas du tout contemporaine des séries que je viens de citer, ne tombe pas, ponctuellement, dans la plus basique des configuration propres au cinéma de sexploitation carcéral ; on y trouve après tout de nombreux acteurs montrant leurs fesses ou en full frontal, et une intrigue homosexuelle explicite parcourt une bonne partie de ses saisons. Cependant, la nudité des personnages masculins a-t-elle vraiment la même signification ? Les hommes nus dans Oz expriment des choses très variées, et pas nécessairement l'humiliation sadique qu'on trouve dans la sexploitation. Quand bien même : la série trouve une dimension philosophique et sociale qui permet de lui économiser un label peu enviable, mais il est vrai que dans ses pires épisodes, Oz ne fait sûrement pas mieux qu'un soap carcéral un peu gratuit... Faut-il s'en réjouir ? Ce sera un autre sujet pour un autre jour.

TenkoLes prisonnières de Tenko.

Après les années 70, les séries carcérales féminines feront leur apparition sur les écrans de façon plus sporadique, et surtout avec un retentissement moindre. Si j'arrondissais à la louche, je dirais qu'une deuxième vague, ou plutôt mini-vague, enfin un clapotis quoi, est apparue pendant la décennie suivante ; peut-être par effet de bord avec la diffusion de Prisoner qui était en cours, et connaissait toujours un grand succès.
En effet, en 1980, un remake de Prisoner est en projet aux USA ; le pilote de Willow B: Women in Prison ne sera pas retenu, cependant il augure d'une future tentative qui sera plus fructueuse. Mais surtout, deux séries apparaissent pendant cette décennie : d'une part Tenko en 1981 (trois saisons et un téléfilm de réunion), et de l'autre... Women in Prison, diffusée par FOX en 1987.

Ce qui est intéressant avec ces deux séries, c'est leur façon de revenir aux sources du cinema qui a donné naissance au genre, et, en même temps, d'en rompre certains codes, faisant ainsi progresser le modèle.

Ainsi, une grande partie des productions de longs-métrages women in prison revêtaient un caractère exotique : c'est le sous-genre "jungle prison", qui permet de filmer des actrices moites (tout benef'), mais aussi de sembler moins virulent envers le système pénal et d'utiliser une république bananière comme métaphore de la société actuelle. On ne compte plus les films du genre, à partir des années 70, se déroulant dans une prison moite, généralement quelque part en Asie. C'est précisément le choix que fait Tenko, co-production australo-britannique qui se déroule en 1942 après la chute de Singapour, dans un camp d'internement japonais.
Dans cette prison au milieu de la jungle se retrouvent enfermées des européennes capturées par l'armée nippone, alors qu'elles tentaient avec d'autres expatriés de fuir Singapour. Preuve que le choix de l'univers carcéral est au moins autant financier que créatif (la série a vu le jour alors que sa créatrice faisait des recherches sur une infirmière ayant vécu dans un camps similaire), la série sera entièrement filmée dans un entrepôt du Dorset, à l'exception de ses deux premiers épisodes, extrêmement onéreux et filmés on location.
Pourtant, ce qui différencie fondamentalement Tenko du reste des séries sus-mentionnées, c'est que ses héroïnes ne sont pas des criminelles, mais des prisonnières de guerre. Et elles vont non pas se retrouver dans une situation de violence mutuelle, mais s'unir contre leurs geôliers étrangers, du moins dans la première saison (la seconde, située dans un nouveau camps, mettra en scène des femmes "collabos" qui tiennent la prison japonaise ; la troisième mettra l'accent sur leur libération).

Quant à l'américaine Women in Prison, dont on peut difficilement douter vu son titre que ses producteurs ignorent ce qu'ils font, elle reprend le principe très classique de l'innocente injustement condamnée, qui se retrouve dans un univers carcéral dont elle ne connaît pas les codes. Toutefois, et c'est une première pour le genre, il s'agira cette fois d'un sitcom multi-camera. La série n'obtiendra jamais les "back nine", et sera annulée après la diffusion de ses 13 épisodes.

Ces fictions sont des séries hebdomadaires qui s'inscrivent dans leur genre atitré (drama pour Tenko, comédie pour Women in Prison) et s'éloignent du soap.
La toute dernière série anglophone sur le sujet à être diffusée en quotidienne est Dangerous Women, lancée en 1991 en syndication aux USA ; mais il s'agit d'un remake de Prisoner, elle en reprenait de nombreux personnages, des intrigues, et bien évidemment la structure. D'ailleurs le succès ne sera pas vraiment au rendez-vous, et après une saison, Dangerous Women disparaîtra de l'antenne.

En 1999, ce sera finalement au tour de la britannique Bad Girls de reprendre le flambeau, là encore au format hebdomadaire ; jouissant d'une belle longévité, la série durera au total 8 saisons. Les USA ont d'ailleurs envisagé plusieurs d'en faire un remake : d'abord sur FX, puis sur HBO par Alan Ball, et finalement en 2012 sur NBC par John Wells... avant de se raviser. Bad Girls a également été diffusée dans de nombreux pays du monde, bien que souvent de façon incomplète.

HinterGittern
Hinter Gittern
, le plus littéralement du monde.

En dehors du "triangle" Grande-Bretagne/Australie/USA, les séries carcérales féminines sont inexistantes pendant plusieurs décennies. Dans de nombreuses contrées, le concept de women in prison, s'il est jamais exploité, l'est plutôt au cinéma (indépendant) qu'à la télévision : on compte par exemple de nombreux films du genre en Italie et en Asie (un peu NSFW).

Cela fait moins d'une décennie seulement que les choses ont commencé à changer.
Outre les exemples de Capadocia et Unité 9, plus amplement détaillés dans des posts antérieurs, voici une petite liste de ce que le monde non-anglophone a pu proposer dans le domaine en l'espace de quelques années.

Tout commence avec Hinter Gittern ("derrière les barreaux"), une série allemande qui voit le jour en 2007. Si ses intrigues sont plutôt classiques sur le fond, son cas est cependant un peu atypique sur la forme puisque, bien que la série soit diffusée de façon hebdomadaire, elle emprunte aux codes du soap, rappelant ainsi, encore une fois, combien elle doit à Within These Walls et surtout Prisoner ; elle est, en outre, diffusée sans interruption à longueur d'année, exactement comme de nombreux soaps.
Hinter Gittern connaîtra même des crossovers avec des soaps allemands, plus précisément Gute Zeiten, Schlechte Zeite et son court spin-off Großstadtträume. Lors de ces crossovers, des femmes arrêtées dans l'un des soaps étaient alors envoyées purger leur peine ou attendre leur procès dans Hinter Gittern.

Cette série sera adaptée en Turquie la même année, sous le titre de Parmaklıklar Ardında (une traduction littérale), tournée dans la véritable prison de Sinop qui avait été fermée quelques années plus tôt. La version turque durera 3 saisons, contrairement à la série allemande qui en comportera 16 au total (il faut dire que ses saisons sont découpées de façon assez hors normes).
Jusque là, la Turquie n'avait jamais connu que des mini-séries carcérales en assez petit nombre, évitant de passer trop de temps dans cet univers anxiogène. Elles étaient de sucroît toutes centrées sur des prisons pour hommes, à l'instar de la mini-série Köpek en 2005 (également tournée à Sinop, d'ailleurs). Là où Parmaklıklar Ardında donne dans les thèmes habituels du genre women in prison (évidemment en s'adaptant à la culture turque), Köpek en revanche interroge le cycle vicieux de la criminalité, à travers l'histoire d'un homme né en captivité et qui finit par y passer la plus grande partie de sa vie, devenant ainsi un véritable prédateur. Au passage, vu la réputation des prisons turques depuis Midnight Express, ça doit valoir le coup d'oeil !

Intéressante aussi mais pour une toute autre raison : la série vietnamienne Định Mệnh Oan Nghiệt, diffusée en 2007. Cette fiction offre un twist original à la formule classique : la série commence alors que trois soeurs, orphelines et élevées séparément dans différents foyers ou familles d'accueil, se retrouvent dans une même prison, suite au crime de l'une d'entre elles qui fait boule de neige. Du fait de leur histoire particulière, elles sont à la fois dans une situation classique du women in prison, c'est-à-dire sont seules contre tous (subissant à la fois la violence des co-détenues et celle de leurs gardiens ; de surcroît leur background a aussi des conséquences sur leurs rapports avec la direction de la prison), tout en étant, à l'instar des femmes de Tenko, unies face à l'oppression.

Unite9_JeanneJeanne d'Unité 9, l'une des créatures blessées qui peuplent invariablement les séries women in prison.

Oppression, le mot est lâché. Car quelle est, au fond, la symbolique de toutes ces femmes enfermées, série après série, décennie après décennie ?

Le principe de montrer des femmes en prison repose en effet sur une dynamique bien différente d'une prison pour hommes.
Aux origines des films des années 20, le genre women in prison s'appuie volontairement sur un paradoxe, qui sera régulièrement repris par la suite : d'une part, la femme est considérée comme naturellement douce, gentille et sensuelle ; mais puisqu'elle est une mise au ban de la société et qu'elle est considérée comme criminelle, ces qualités sont perverties et elle devient alors violente, malfaisante, et se livre à une sexualité considérée comme plus masculine, c'est-à-dire brutale voire dégradante (ou, dans le cas des films des années 20, elle se livre à une sexualité quelconque, ce qui la dégrade automatiquement).
La sexploitation conduira à une érotisation progressive (bien que pas systématique) de ces thèmes au cinéma, et donc à la télévision.

Il est courant chez la quasi-totalité de ces séries de passer les portes de la prison aux côtés d'une femme qui, elle, au contraire, est bel et bien douce, gentille, et innocente (si possible y compris sur un plan sexuel). Faites le test sur les séries carcérales féminines que vous connaissez !
En fait, c'est bien simple : une héroïne principale de série women in prison est toujours innocente par défaut. Elle a tué ou manqué de tuer quelqu'un ? C'était de la légitime défense : c'est le système qui est bancal. C'est précisément ce que la série a pour vocation de souligner : une femme a suivi les règles du jeu, a quand même fini condamnée, et va maintenant vivre une descente aux Enfers dans un univers auquel rien ne la destinait.

C'est d'ailleurs vrai pour les autres séries qui vont employer l'axe de la femme en prison temporairement, bien que n'ayant pas comme sujet central la vie en prison elle-même. Prenez par exemple Just Cause, série canadienne totalement oubliée (dont je ne me souviens que parce qu'une actrice de la saison 3 de Rude Awakening y tenait le rôle principal). Toute l'histoire repose sur le fait que l'héroïne a été emprisonnée pour un crime qui n'était pas le sien (mais celui de son mari), et qu'elle passe son incarcération à obtenir son diplôme en droit. Elle bénéficie ensuite d'une libération sur parole pour sa bonne conduite, pendant laquelle elle va se démener pour aider d'autres personnes accusées injustement et leur éviter la prison.
Plus occasionnellement encore, certaines héroïnes de séries autrement filmées hors des murs d'une prison, se retrouvent à l'ombre le temps d'un épisode ou moins, comme par exemple Loïs Lane dans Loïs & Clark. Là encore, Loïs est piégée pour un crime qu'elle n'a pas commis, et se débat contre un système qui se retourne contre elle, alors que Loïs est une working girl performante qui a suivi les règles de la société pour s'imposer socialement et professionnellement. Quelle injustice !
Au passage, mentionnons qu'un magnifique hommage aux films women in prison des années 70 sera rendu dans un épisode de Pacific Blue où l'une des fliquettes s'infiltrera dans un pénitentier, se faisant passer pour une détenue ; il est vrai que les dernières saisons de Pacific Blue n'étaient que pure sexploitation à partir du moment où chaque épisode était prétexte à aborder un nouveau fétiche, soi-disant en s'infiltrant dans un nouvel environnement pour mener une enquête, mais cela reste un parfait exemple. Oui j'étais devant la télé dans les années 90, sue me.
On pourrait citer plein d'autres exemples, naturellement. Pour ma part je n'en ai pas vu certains, à l'instar de, attention spoiler pour les retardataires, Weeds, mais je vous laisse le soin d'explorer ces exemples en commentaires ; il y a des chances pour que dans le lot, on trouve des exceptions qui confirment la règle !

Le but du jeu dans tous les cas : voir l'oie blanche (ou l'équivalent de l'oie blanche dans un milieu criminel) lutter contre la tentation de devenir elle-même une créature violente, malfaisante et à la sexualité brutale, la suivre alors qu'elle s'accroche à son innocence... mais, inexorablement, la perd progressivement à travers la réalité de la prison. Pour le plus grand délice sadique du spectateur, comme souvent.

C'est souvent sordide, si l'on y pense. Car la forme-même de la série (et à plus forte raison du soap), contrairement au film, implique qu'une libération n'est pas à envisager dans l'immédiat (plus de prisonnière = plus de série !). Il est dans l'intérêt des scénaristes et donc des spectateurs de faire durer la peine, de ne pas tendre vers une sortie, ni même une amélioration derrière les murs.
L'objectif d'une série carcérale au sens large est de durer, et donc de maintenir la population enfermée dans une situation traumatique ; la surenchère en est une conséquence logique. De ce fait, les séries women in prison n'ambitionnent pas de redresser les prisonnières, ni de faire en sorte qu'une condamnée puisse réintégrer la société, et y trouver une place "honnête" ou en tous cas acceptable.
On l'a dit, les fictions carcérales féminines sont nées dans les années 70, et puisent dans les films d'alors leurs origines. Du coup, rares sont les fictions du genre, y compris aujourd'hui, qui explorent les thèmes des tous premiers films women in prison. Les longs-métrages des années 20 et 30 insistaient en effet sur la réhabilitation, la réintégration de la femme criminelle (ou considérée comme telle par la société) dans une vie plus rangée, plus conventionnelle. Réinsertion était le maître-mot, c'était surtout la méthode qui changeait : si certains films passaient par un pur et simple redressement (presqu'un dressage), la plupart en revanche privilégiaient la notion d'amélioration de la prisonnière elle-même, ou de l'univers carcéral au sens plus large. On retrouve peu ou pas cet ingrédient dans les séries women in prison.
C'est assurément un signe des temps, aussi.

Que les prisonnières se mettent bien dans le crâne qu'elles sont enfermées pour de bon, là où beaucoup de fictions carcérales masculines mettront plutôt l'accent sur l'espoir de liberté ; sans même aller jusqu'à évoquer The Shawshank Redemption, c'est quand même un peu tout le postulat de Prison Break. Dans l'imaginaire de ces fictions, la femme est prisonnière. Enfermée. Il faut la faire plier. Elle va tenter de réagir, de s'adapter... mais pas vraiment de s'échapper : ce n'est pas le propos de ces histoires.
Femme, tu appartiens à tes geôliers, donc. Il dépend de leurs bonnes grâces que tu ne finisses pas tailladée dans la cour ou poignardée dans une douche (et qu'ils soient hommes ou femmes influe assez peu sur leur cruauté, comme le montre l'exemple de Tenko). Le véritable geôlier est le spectateur, naturellement. Les origines "sexploitatives" du women in prison télévisuel sont là pour nous rappeler que c'est là tout le sens que prend l'enfermement de ces femmes, vu qu'il s'agissait d'un cinéma par essence voyeuriste.

D'ailleurs, puisque l'héroïne est innocente (ou victime des circonstances, ou au moins d'une grande naïveté), il n'est donc même pas même pas vraiment question de punir une criminelle, mais de rabaisser une femme qui n'a rien fait de mal d'autre que d'exister dans une société qui lui est défavorable, de la torturer mentalement, émotionnellement, physiquement, et de la pousser dans des comportements sexuels qu'elle n'aurait bien souvent pas choisis à l'air libre (la convoitise, les attouchements et le viol sont, naturellement, très présents dans ces fictions).

Le jour où une série women in prison se sera totalement extirpée du trope de l'héroïne qui est là sans raison valable autre que les injustices, on aura vraiment écarté la dynamique des films notamment sexploitation dans les séries women in prison ; mais pour le moment, ils restent tout de même la plus grande influence sur les fictions télé du genre.
Et il y a une autre bonne raison à cela.

Capadocia_OnsenlassepasCapadocia, on s'en lasse pas.

Quand une série carcérale féminine veut éviter la gratuité (et c'est de plus en plus le cas reconnaissons-le), la perte d'innocence est  métaphorique ; quand évidemment, elle peut être prise de façon plus littérale dans une série plus décomplexée ; rappelons au passage que dans les années 70, les soaps australiens en particulier étaient très chauds (tiens, je vous ai déjà parlé de Number 96 et The Box ? Ah, oui.).
Dans ce cas, il reste toujours l'option de déléguer aux personnages secondaires les intrigues les plus explicites ; là encore, c'est ce qu'ont choisi de faire les séries de l'année écoulée. Et puisqu'on parle de personnages secondaires, eux aussi sont un peu toujours les mêmes : la prisonnière âgée qui s'est adoucie et aide les nouvelles à leur arrivée, l'animal qui n'a presque plus rien d'humain et laisse libre cours à ses pulsions (oh, Bambi), la jeune mère qui s'inquiète pour ses enfants, et ainsi de suite.

Lorsque cette gratuité est évitée pour tout ou partie, la violence décrite prend alors la forme d'une dénonciation sociale.
C'est le but avoué du genre depuis les tous premiers films women in prison des années 20 ; les séries ne font pas exception. Dans son essai "Women in prison movies as feminist jurisprudence", paru dans le Canadian journal of women and the law, la professeure Suzanne Bouclin explique en introduction que :

"certains [films women in prison] offrent des façons d'imaginer la violence de l'Etat et des pratiques judiciaires ainsi que l'inhumanité des institutions de manière à laisser entrevoir des injustices plus grandes de genre, de race et de classe, qui rendent certaines femmes en particulier plus vulnérables à la criminalisation et à l'incarcération."

Comme la plupart des séries carcérales au sens plus large, les séries women in prison accomplissent la même mission, quoi qu'à des degrés variés, et sur des modes qui varient au cours de leurs saisons. A travers des scènes qui peuvent parfois sembler relever de la plus pure et simple sexploitation, les séries carcérales féminines se montrent alors incisives dans leur façon de dépeindre les inégalités sociales auxquelles les femmes font face, et qui les conduisent en prison bien malgré elles.

Le réquisitoire le plus explicite à cet égard est celui de Capadocia ; en choisissant de montrer également ce qui se passe à l'extérieur de la prison, et plus précisément parmi les autorités pénitentiaires, politiques et économiques (...essentiellement masculines), la série met en évidence le "piège" qui s'est resserré sur bon nombre des femmes aujourd'hui derrière les barreaux.

La journaliste mexicaine Marcela Turati met d'ailleurs ce phénomène en exergue dans son article "Capadocia: La realidad que supera la ficción", où elle met en parallèle les personnages et intrigues de la série de HBO Latino, avec le parcours de véritables prisonnières mexicaines qu'elle a rencontrées. Pour elle, les femmes en prison ne sont pas des criminelles mauvaises jusqu'à la moëlle, mais avant tout des femmes fragilisées socialement. Elle cite les statistiques : sur 11 000 femmes incarcérées au Mexique, 96% des sont mères d'au moins trois enfants, 70% n'ont pas dépassé le niveau de l'école primaire, et 20% sont analphabètes. Des chiffres qui n'ont rien de strictement mexicains.
Et de citer le monologue d'un des personnages de la série, l'avocate Teresa Lagos spécialisée dans les Droits de l'Homme, expliquant à un étudiant qui lui demande pourquoi s'occuper des droits des prisonnières :

"Certains crimes sont commis avec préméditation, mais il n'y a pas que cela. Il ne s'agit pas de dire que toutes les victimes sont innocentes, mais qu'une bonne partie des prisonniers qui vivent dans les prisons de notre pays sont emprisonnés pour des erreurs administratives, des défaillances dans le système de justice, parce qu'ils n'ont pas mille pesos pour payer un pot-de-vin. Historiquement, notre société a toujours puni sévèrement les femmes et les épouses. Nous ne pardonnons pas à nos mères, à nos sœurs ou à nos filles ce que nous pardonnons aux hommes de notre famille. La société impose à la femme une responsabilité qu'elle n'a pas demandée. Il est attendu de nous de la soumission, de l'abnégation, et le renoncement à nos désirs, parce que l'homme né de la famille est à la base de la société, et que la femme est à la base de la famille. Mais qu'advient-il lorsque vous supprimez la base de la base ?"

Un sujet exploré plus en profondeur, bien que hors des murs d'une prison, par la série argentine Mujeres Asesinas (adaptée sous le même titre au Mexique, et bientôt aux USA sous le titre Killer Women).
Cette série, dont le format est anthologique, s'applique à montrer des meurtres commis par des femmes que souvent jusque là rien ne prédisposait à la violence. D'ailleurs, la structure-même de la série le met bien en évidence, notamment à travers les titres des épisodes. Ceux-ci portent en effet des appellations suivant le modèle : "Marta Odera, monja" (Marta Odera, la nonne ; c'est le titre du pilote de la version argentine). Si tous les titres ne sous-entendent pas forcément que les femmes assassins sont nécessairement innocentes à l'origine, beaucoup le sont, ou vivent dans une situation compliquée qui en fin de compte les pousse dans leurs retranchements, telle "Felisa, desesperada" (Felisa, désespérée).

Tout n'est donc à jeter dans ces séries carcérales féminines, vous l'aurez compris : loin de là. Cela ne signifie pas non plus qu'elles sont dans la gratuité permanente.
Ces fictions sont capables de dire quelque chose d'intéressant sur la nature humaine ou la Justice, mais aussi sur la condition des femmes dans une société patriarcale. Mais leur concept de départ et la critique sociale qui se trouvent dans ces séries reposent simplement sur une mise en scène généralement plus sexualisée (et pas de la même façon) que pour les séries carcérales masculines.

GorusGunuKadinlari "Eylül'de" qui signifie "en septembre", on en a tous profité pour apprendre un mot de Turc dites donc.

Vous pensiez que c'était fini ? Pas franchement. Ainsi que j'ai pu le dire, l'idée n'est pas nouvelle, et ne risque donc pas de disparaître de sitôt.
La preuve avec une fiction carcérale féminine prévue pour la Turquie, et cette fois ce n'est pas un remake : Görüş Günü Kadınları, commandée par la branche locale de FOX, et suivant le destin de quatre femmes emprisonnées ; la série débarque pour la rentrée automnale sur la chaîne.

Et en attendant, je termine de rédiger ma review du pilote d'Orange is the new black. Ah oui ! Parce que je ne vous l'avais pas dit ? Au départ, c'était sur cet épisode que je voulais écrire pour mon post du vendredi...

Posté par ladyteruki à 14:33 - Série de valeurs - Permalien [#]

09-06-13

Monsters are not born, they're made

Pardonnez-moi, mon père, parce que je n'ai pas tout regardé. Je sais, c'est péché. Mais entre nous, regarder le pilote d'une série australienne de 692 épisodes, c'est un peu tenter le Diable, quand même ! Sans compter que je ne pense pas avoir déjà regardé de séries australiennes datant des années 70 et qu'il vaut peut-être mieux tenter les années 90 ou 80 avant, histoire d'y aller progressivement. Alors du coup, non, je n'ai jamais vu Prisoner, la série carcérale qui est à l'origine de la naissance de Wentworth (je recommande plus que vivement la lecture de mon petit post historique sur le sujet, d'ailleurs).
Alors, vous me pardonnez, mon père ? Promis, je réciterai trois "Je vous salue Mary Tyler Moore pleine de grâce" pour faire amende honorable.

Wentworth

Parfois la téléphage s'effraie de toujours regarder un peu la même chose. 
Pour vous donner un exemple : quand on me dit "la série met en scène un flic qui...", eh bah ça y est, mon cerveau se met en mode autopilote, je me laisse gagner par l'ennui, alors que finalement ça ne veut rien dire, il y a de bonnes séries avec des flics. Je crois. Bon là je vois pas d'exemple, mais c'est principalement par mauvaise foi. Ca doit forcément exister.
Toujours est-il que parfois, certains sujets peuvent nous inciter à nous tenir à l'écart d'une série, simplement par peur de la redite.
Alors, quand Wentworth dit vouloir accompagner les débuts d'un personnage (fut-il emblématique de Prisoner) dans une prison pour femmes, pardon, mais la téléphage a tendance à réprimer un baillement voire même carrément se braquer. Déjà que, quand la téléphage a tenté Unité 9, la téléphage a été surprise de ne pas y voir une redite de Capadocia... faut ptet voir à pas trop tenter le sort.

Et finalement, même avec énormément de points communs, Wentworth finit par faire vivre une expérience assez différente de celle qu'offre Unité 9.
Ne vous laissez pas abuser par le fait que les choses commencent de façon similaire ; le fait que Bea Smith, comme Marie Lamontagne, soit envoyée en prison, dans un bloc où vivent en commun plusieurs prisonnières, au sein d'un univers dont elle ne connait rien et qu'elle observe avec de grands yeux effarés, n'est que le point de départ à partir duquel les deux séries vont pas mal diverger.
D'abord parce qu'on ne ressent pas du tout l'humanité d'Unité 9, sa prison moderne où les prisonnières se comportent en groupe de façon à peu près civilisée. Ensuite parce qu'on n'est que très peu dans l'exposition ; là où Unité 9 prenait son temps pour parler des premières heures de détention (il avait fallu attendre le 2e épisode, après tout, pour entrer dans le vif du sujet), détaillant la honte, la peur et l'humiliation par le menu, Wentworth s'active afin de présenter sommairement le contexte. L'incontournable séquence de fouille sera en effet présente dans le pilote, mais elle n'a pas du tout les mêmes effets que dans le glacial second épisode d'Unité 9.

Mais surtout, la violence de Wentworth, sans atteindre les sommets d'un Capadocia (ou d'un Oz, pour parler aussi du pendant masculin), est bien plus présente que dans la série québécoise. On s'y sent oppressé, ébloui, désorienté en permanence ; la réalisation se donne du mal pour ça, il faut le dire, jouant sur les éclairages comme les couleurs, ainsi qu'en s'appuyant sur des musiques efficaces en diable, là où Unité 9 se contentait d'un réalisme finalement un peu tristounet par comparaison.
Dans ce monde forcément effrayant, Bea va donc vivre des premières heures bien loin de celles que lui connaissent les spectateurs australiens qui ont gardé d'elle le souvenir d'une meneuse, d'une battante ; elle est le mouton qui vient se faire manger la laine sur le dos par celles qui savent, celles qui maîtrisent les codes.

Le fait que Wentworth soit un "prequel moderne" (comme c'était le cas pour Bates Motel qu'on a pu évoquer plus tôt cet après-midi, d'ailleurs) finit par avoir un sens en soi, en fait : montrer comment, de pauvre victime déphasée, Bea Smith va devenir la chef officieuse de la prison, est déjà un témoignage en soi. C'est comme si les scénaristes disaient : vous savez ce qu'elle va devenir, le rôle de Wentworth est donc non seulement de vous dire comment elle va le devenir, mais aussi, à travers cette évolution, de vous indiquer qu'elle va devoir faire le deuil d'une part d'humanité. Prendre de l'influence ne se fera pas en un jour, et pas sans y laisser des plumes ; le seul pilote, déjà, montre combien Bea est soumise aux influences, aux manipulations, aux punitions, aux accusations. Vu la tournure que prend la fin de cet épisode inaugural, ça ne va pas s'arranger de si tôt ! Et c'est finalement le tragique message de Wentworth, qu'une série carcérale sans l'aspect "prequel" ne pourrait pas dire de la même façon, et en tous cas certainement pas si vite : on n'entre pas en prison en ayant la carrure pour mener les autres prisonnière. Cela s'apprend. Et chaque étape de cet apprentissage coûte.
Bien-sûr, Oz nous dit parfois ce genre de choses, mais jamais de façon aussi nette et crue, et certainement pas de façon aussi définitive. Le fait que Wentworth s'inscrive dans une narration qui la précède de trois décennies lui donne tout son sens, souligne toute sa cruauté.

Dans tout ça, quelques regrets tout de même. D'abord, la façon dont, peut-être, la violence est peut-être trop rapidement présente dans cet épisode ; pardonnez que je me répète, mais les derniètes minutes de cet épisode inaugural sont très éprouvantes, non seulement parce que le téléphage est tenu en haleine, mais aussi, voire surtout, parce que sa confusion est entretenue. Ensuite parce que cela devient peut-être un peu trop rapidement, justement, une question de pouvoir : en-dehors de Bea, les personnages seront assez peu fouillés. Certains, comme Franky Doyle, n'ont pas besoin de l'être beaucoup : les spectateurs australiens qui connaissent leurs classiques savent bien qui est Franky, un autre personnage important de la mythologie Prisoner. Mais c'est beaucoup plus dommage pour la plupart des autres, réduits à quelques passages un peu stéréotypés (comme la petite vieille qui s'est mis en tête de rétablir la paix dans le bloc H, ou la mère qui vit là avec sa petite fille en bas âge...). Evidemment, cela n'empêche nullement ces personnages de se développer progressivement : on parle bel et bien d'un pilote ici, tout n'est pas joué. Mais il ressort une impression de superficialité, voire peut-être même de gratuité, qui ne donne pas envie. Dans un registre similaire, Capadocia donnait plus de substance à ses héroïnes.
Enfin, et il faut le noter (je vais aller lire quelques reviews maintenant que j'ai vu le pilote, je pense que plusieurs critiques australiens doivent l'avoir relevé), il y a une certaine victimisation de Bea Smith ; les raisons de son incarcération ont changé, et ce n'est pas innocent. Au lieu, comme dans Prisoner, d'avoir étranglé la maîtresse de son mari et abattu celui-ci, Bea s'est ici rebiffée contre un mari violent qu'elle a cherché à empoisonner au gaz de pot d'échappement. Une fois, juste une fois, j'aimerais qu'on essaye de m'inciter à me mettre dans la peau d'une vraie criminelle, pas d'une criminelle avec des circonstances atténuantes qui justifieraient presque le spectateur plaide pour qu'on relâche la pauvre femme.

L'expérience Wentworth vaut donc la peine, même si, comme moi, vous n'avez pas fait l'effort de regarder la série originale Prisoner. Il ne faut cependant pas vous attendre à une claque, ou en tous cas, pas une claque durable : les effets de ce pilote s'autodétruisent quelques minutes après son visionnage, vous laissant, à la place du souffle coupé qui était le vôtre au terme du pilote, avec une curieuse impression de vide. La vérité se situe sûrement quelque part au milieu...

Challenge20122013

Posté par ladyteruki à 21:39 - Review vers le futur - Permalien [#]

07-06-13

[DL] Wentworth

Dimanche, je serai sur ce blog ET sur Twitter pour un immense #pilotmarathon. Le principe ? A partir de 10h du matin, et toute la journée, je regarderai, livetweeterai, et reviewerai des pilotes ; dans cet ordre. Du coup aujourd'hui, on la joue un peu plus light, avec un post Médicament générique, qui vous propose de jeter un oeil sur un, eh bien, euh, générique.
A l'origine de cette idée, trois constats.
Constat numéro un : lorsque j'ai fait mon hiatus en mars/avril, j'ai pris un retard considérable sur beaucoup de pilotes. Ca ne s'est pas arrangé ensuite.
Constat numéro deux : mes marathons The Cosby Show et Brothers & Sisters ont phagocyté l'essentiel de mon temps ces dernières semaines.
Constat numéro trois : j'aime bien les défis et ça fait quelques temps que je ne m'en suis pas lancé dans ce genre. Donc voilà,

Alors ce soir, histoire de se mettre en jambes, je ne vous propose pas n'importe quel générique, mais celui de Wentworth, la nouvelle série carcérale australienne (dont j'ai pu vous raconter la genèse ici, au cas où vous manqueriez cruellement de lecture) dont justement je n'ai pas encore reviewé le pilote.

Wentworth
Note : lien valable 30 jours minimum. Je reuploaderai si le lien est mort, mais seulement si vous postez un commentaire pour me prévenir !

Difficile de ne pas penser à Unité 9 devant ce générique (devant un peu tout qui concerne Wentworth, soyons honnêtes...). On verra bien si cette impression se confirme ou non ; sachant qu'évidemment, le téléphage curieux a tendance à dresser des comparaisons là où il n'y en a pas forcément à faire, les deux séries appartenant à des continents différents, dans des langues différentes, et s'étant vraisemblablement développées indépendamment l'une de l'autre (et quasi-simultanément).

Rendez-vous ici et sur Twitter dimanche, donc, pour en savoir plus sur ce pilote... et tous ceux que j'aurai à mon programme ! Vous serez là ? Moi oui, avec des réserves de jus d'orange pulpé !!!

Posté par ladyteruki à 19:52 - Médicament générique - Permalien [#]

01-03-13

Bouche à oreille

Amis téléphages, l'heure est venue pour moi de solliciter à nouveau vos lumières.
Eh oui, grand retour aujourd'hui des posts La une est à VOUS, dans lesquels, pour changer un peu (pas toujours les mêmes !), c'est votre responsabilité que de me convaincre de regarder une série. Ou pas, d'ailleurs. Enfin, tout est expliqué .

En ce moment, je traverse une période de léger flottement téléphagique. En-dehors de quelques absolus favoris (The Americans, Monday Mornings, et les visionnages de Smash avec le #SmashEnsemble), je ne regarde plus aucune série américaine dramatique de façon régulière (et plus qu'une japonaise : dinner, bien que l'enthousiasme se soit tassé). J'ai laissé tomber, même si ce n'est que temporairement, des séries comme The Good Wife, Unité 9 ou encore Nashville. Je n'ai tout simplement pas le jus. Evidemment, il y a toujours les pilotes que je regarde, mais en matière de suivi hebdomadaire, nan, j'ai goût à rien. Et ça fait depuis janvier comme ça ! En fait, comme j'ai abandonné mes visionnages en décembre lors du marathon Scrubs, c'est même pire que ça... Après avoir laissé passer plusieurs semaines de la sorte, me disant que ça allait revenir, que je n'avais qu'à passer à autre chose en attendant (l'occasion de rattraper des séries comme Raw, retenter le visionnage de Monroe, picorer des épisodes de Brain et bien-sûr regarder des films), mais je commence un peu à m'alarmer.
J'ai un peu tout tenté. C'est que, vous comprenez, des comédies que je suis en hebdomadaire, j'en ai plein, niveau dramédie je suis évidemment comblée par House of Lies (et ce, de multiples façons et dans toutes les positions), mais mon planning hebdomadaire manque cruellement de séries dramatiques. Ca me manque, en somme. Mais je n'ai pas le goût, pourtant, à reprendre ces séries abandonnées ; je pense que je suis rebutée par un effet "loin des yeux, loin du coeur", moins je les regarde, moins j'ai envie de les regarder, mais il en faudrait peu pour que la flamme qui m'animait il y a encore peu se ravive, sauf que le premier pas coûte.

En toute franchise, entre les plutôt bonnes raisons ("The Good Wife me plait plus en marathons ou mini-marathons", expérience avérée pendant les saisons précédentes ou je finissais toujours par préférer ce mode) et les excuses carrément piteuses ("ouais mais en ce moment j'ai envie d'engloutir des épisodes par 10 pour toutes mes séries dramatiques", mensonge éhonté comme le prouve le suivi régulier des séries sus-mentionnées), je ne peux plus laisser faire.

C'est là que je me suis dit : plutôt que de revenir à tout crin aux séries que je suivais cet automne, on va procéder par étapes et simplement trouver une série toujours en cours de diffusion, qui me soit nouvelle mais que je puisse, après rattrapage en mini-marathon, je serais d'humeur d'en faire autant pour d'autres. Une fois que j'aurai fait ça pour une série qui aura le goût de la nouveauté, ce sera plus facile de le faire pour d'autres abandonnées voilà trois mois !
Telle est ma logique ; on est d'accord que c'est boiteux mais c'est tout ce que je vois comme option, à part m'enfermer dans mon living, m'attacher à mon fauteuil et me forcer à regarder un épisode d'Unité 9 en me menaçant d'un flingue. Ce qui serait d'une part un peu ironique, et d'autre part vraiment dommage.

J'ai donc cherché quelle série pourrait bien correspondre à mon objectif, et l'une de celles qui revient régulièrement est Scandal.
Une partie de ma timeline Twitter semble en dire du bien, mais j'avoue que je ne saisis pas comment elle en arrive à cette conclusion après l'expérience désastreuse qu'a été le pilote pour moi. Et pourtant. S'il y a bien une chose qui ressort des réactions extatiques sur Scandal, c'est que la série a muté depuis le début de son existence, et qu'elle est arrivée à quelque chose qui a l'air plus abouti que sa formule ne le laissait initialement imaginer. Amis téléphages, l'heure est venue pour vous de me le confirmer (ou pas).

Dois-je (re)regarder Scandal ?

BoucheaOreille

Les pour :
- J'avais vaguement senti que Scandal se voulait un peu politique, et j'ai bien envie de ça en ce moment
- D'après les échos que j'en ai, Olivia Pope devient un personnage franchement intéressant, et la perspective d'assister à une telle évolution m'intéresse parce qu'assez peu de personnages, en ce moment, sont des héros en aussi évidente mutation

Les contre :
- Bah, déjà, je vois 10 raisons. Libre à vous d'en ajouter, étant bien entendu qu'il n'y en a aucune à retirer.
- Parce qu'on ne peut pas dire que je sois une fan de Shonda Rhimes (mais ça s'est ptet vu via le lien précédent)
- Parce qu'en ce moment, c'est la mode du "tout-soapesque" et que je n'ai pas envie de me lancer dans un truc qui me rappelle la qualité piteuse d'un Revenge ou Deception, avec une touche de thriller pour faire genre, mais quand même beaucoup de vide

Vu que plusieurs d'entre vous êtes pourtant convaincus que Scandal est en train de tourner au petit bijou, je ne doute pas que vous allez démonter mes arguments comme rien. Comme toujours dans cette rubrique, l'idée n'est pas forcément de me faire regarder absolument une série, mais d'être aussi bien capables de donner, vous aussi, des arguments pour et des arguments contre, de citer des qualités qui m'ont échappées comme des défauts qui hélas existent bien, histoire que je me fasse une idée.
Je compte sur vos bons conseils, amis téléphages, vous qui me connaissez bien : peut-être que Scandal n'est vraiment pas faite pour moi, c'est possible... mais y a-t-il une chance pour que je sois passée à côté d'une série qui me ravirait ?
Et dans ce cas... c'est à VOUS de m'en convaincre.

Posté par ladyteruki à 12:26 - La une est à VOUS - Permalien [#]

26-12-12

[DL] Unité 9

Un peu plus tôt cette semaine, alors que je livetweetais l'écoute de ma playlist de génériques sur mon smartphone depuis le boulot (oui c'est plutôt calme cette semaine, ahem), amdsrs m'a suggéré de mettre ladite playlist en ligne sur 8tracks.
Ce que j'ai fait.
Naturellement, ce ne sont que les versions audio (rippées directement depuis les version video que je me découpe précieusement dés que l'occasion s'en présente), ce qui est forcément un peu décevant surtout pour les plus réussis visuellement, mais tout de même : il y a à l'heure où je vous parle un peu plus de 215 titres dessus, pour un total d'écoute de presque trois heures, ce qui, pour un genre musical dont les chansons durent une poignée de secondes en général, n'est quand même pas trop mal.
Bon, depuis, je commence à rajouter d'autres génériques (les premières que j'avais mises en ligne étaient celles de ma playlist "vitale", mais j'en ai évidemment plein d'autres, comme le savent ceux qui consultent régulièrement la catégorie Médicament générique de ce blog), et il y en aura encore plein d'autres. Etant nouvelle sur 8tracks, je ne suis pas encore très au point quand il s'agit de tagger les chansons (je voulais les annoter pour préciser le pays et l'année mais ça n'a pas l'air de beaucoup marcher), mais la playlist est tout de même fonctionnelle dans l'intervalle, alors servez-vous, les gens, c'est fait pour ça. On me souffle dans l'oreillette que les génériques sont récupérables avec Jdownloader, également.

Et pour les génériques video, n'hésitez pas à me réclamer des reuploads pendant les fêtes, profitez-en !

Alors ! Pour fêter le fait que je vous ai mis des génériques audio de toute la planète à disposition, je me suis dit que j'allais vous mettre... un générique video à disposition. Et pas n'importe lequel, celui d'un de mes coups de coeur de 2012, j'ai nommé Unité 9. Alors j'ai un peu zappé deux ou trois épisodes mais promis, en 2013 je me mets à jour. En attendant n'hésitez pas à vous y mettre, car quitte à me répéter, cette série est excellente.

Unite9
Note : lien valable 30 jours minimum. Je reuploaderai si le lien est mort, mais seulement si vous postez un commentaire pour me prévenir !

Tout-à-fait entre nous maintenant...
Chaque fois que je l'entends, j'ai l'impression d'avoir affaire à The Walking Dead, pourtant. Alors je sais, je sais bien : je suis particulièrement traumatisée par The Walking Dead, comme les tags ci-dessous vous en informeront si vous cliquez dessus. Et pourtant, les premières notes me glacent immédiatement, parce que j'ai l'impression que c'est The Walking Dead.
Non pas que je me détende une fois que je réalise que c'est d'Unité 9 qu'il s'agit, car la série n'est pas exactement du genre qui fait chaud au coeur. Mais les faits sont là, ce générique est très, très mauvais pour mon pauvre petit coeur fragile.
Sans compter que même esthétiquement, dans cette prison en apparence vide et abandonnée, je vois des similitudes, mais peut-être que je devrais envisager de consulter à propos de cette histoire de The Walking Dead...? En tous cas, vous me direz si vous avez vu cette parenté aussi entre les deux génériques, je compte sur votre avi objectif.

Ouais, en fait je suis pas fan du générique d'Unité 9. Mais c'est le générique d'une des meilleures séries de l'automne, alors on fera avec.
J'ai pensé à vous dire qu'il fallait regarder Unité 9, ou pas ? Je m'en voudrais d'oublier de vous le signaler.

Posté par ladyteruki à 21:33 - Médicament générique - Permalien [#]

02-11-12

Dix sur 20

Vous pensiez que notre défi, à whisperintherain et moi, avait permis de faire le tour de toutes les séries québécoises de la rentrée ? Nenni. Et je m'apprête aujourd'hui à en aborder une nouvelle, histoire d'enfoncer le clou. J'ai lu que cela faisait plusieurs années qu'autant de séries n'avaient pas débuté simultanément au Québec, je le crois bien volontiers, et j'ajoute qu'en plus, la plupart n'ont vraiment pas à rougir (même si dans le cas des Bobos, il faut parfois accepter de se contenter d'épisodes faibles régulièrement).
Naturellement, whisper vous offrira sa propre critique sous peu, donc n'hésitez pas à harceler le lien en bas de review pour guetter l'apparition de son post.

Unsur2

Connaître le pitch d'Un sur 2 est un véritable plus quand on aborde la série, alors, pour ceux qui ne lisent pas les world tours (bien que l'idée semble saugrenue), voilà le tableau : après trois mois d'absence, Michel revient voir sa femme Luce et leur fille Léa. Il n'est pas franchement bien accueilli et c'est d'ailleurs la raison pour laquelle il squatte chez son meilleur ami plutôt que réintégrer directement ses pénates. La raison ? Michel a pris la poudre d'escampette avec une jeunette quelconque, et forcément il n'est pas accueilli comme le messie à son retour, alors qu'il semble avoir repris ses esprits.
Mais cela, le pilote d'Un sur 2 aura du mal à vous le dire. On pourrait prétendre que c'est parce que le premier épisode de la série s'ingénie à dépeindre la situation en filigrane avec subtilité, mais puisqu'on est entre nous, on peut bien nommer les choses pour ce qu'elles sont : c'est vraiment très flou. On ne comprend pas vraiment pourquoi Michel a tellement de mal à aller parler à son épouse, pourquoi il pionce chez son pote, pourquoi d'ailleurs l'épouse parait un peu mal lunée... On a quelques indices çà et là mais au lieu de piquer notre curiosité, ça entretient plutôt une sensation de frustration et même d'énervement par moments. Cet épisode inaugural donne en réalité l'impression d'avoir manqué un backdoor pilot qui aurait explicité les informations dont on a besoin pour s'investir... et éventuellement choisir son camps.

Car dans un premier temps, Michel passe pour le pauvre héros contrit et incompris, et Luce pour la mégère détestable, et dans cette version des faits, forcément, le spectateur a envie à plusieurs reprises de faire un gros câlin à Michel (le fait que Michel soit interprété par Claude Legault étant un facteur aggravant de ces soudaines envies de hug). En fait les femmes ont particulièrement le mauvais rôle dans l'épisode, alors que même la copine/épouse du pote râle parce que Michel a transformé leur chambre d'amie en porcherie, ou que la patronne du café se montre particulièrement désagréable vis-à-vis du pauvre homme. Cette position de victime, on mettra du temps à le comprendre, ne se justifie pas vraiment : c'est quand même Michel qui a trompé son épouse, mis les voiles vers une destination exotique, et qui revient le bec enfariné maintenant que le démon de midi affiche quatorze heures. Pas franchement le mec innocent envers qui les femmes du coin sont injustement féroces... In extremis, Luce aura même droit à quelques lignes de dialogues permettant d'établir qu'elle n'est pas totalement obtuse, et qu'elle voit encore un peu de bon dans cet homme.

Malgré tout, il n'est pas tout-à-fait mauvais, ce Michel. Il met une énergie louable à essayer de revenir dans la vie de sa fille, Léa (une adolescente qui aura une scène, et une seule, mais quelle scène, pour nous prouver le génie de son personnage), et à également retrouver le chemin de sa maison et de la quincaillerie que le couple possède. Et d'ailleurs, la quincaillerie a besoin de lui, et l'étage de la maison était sur le point d'être loué de toute façon, alors...

Evitant de justesse de tomber dans la caricature, Un sur 2 nous promet donc de voir comment la réconciliation va se dérouler entre Michel et Luce, impliquant leur fille malicieuse, et les amis pas toujours super objectifs. Malheureusement ce premier épisode un peu brouillon manque de vraiment nous entraîner dans une histoire qui nous touche.
A trop vouloir nous inciter à soutenir Michel, Un sur 2 évite énormément les vraies questions soulevées par le départ de celui-ci, et ne respecte pas la pluralité des points de vue, nous incitant à vouloir à tout crin une réconciliation qui ne va pas de soi. Il faut espérer que ce sera accompli dans les épisodes suivants, mais j'avoue que j'ai été assez refroidie par la trame de cet épisode qui, outre son évidente partialité, s'enfonce dans des contingences (logement, travail, etc...) qui font un peu perdre de vue l'essentiel, à plus forte raison parce que les solutions sont très rapidement évidentes de ce point de vue là. Il manque aussi à Un sur 2 un peu de tendresse dans sa façon de montrer les personnages et ce qui les tourmente ; sans aller jusqu'au travail magnifique réalisé sur Tu m'aimes-tu?, un peu plus de subtilité n'aurait pas été de trop pour montrer ce que traversent intimement ces personnages.

Cependant, on peut dire que c'est une bonne saison pour Céline Bonnier, qui trouve ici une deuxième série cet automne dans laquelle faire la démonstration de son talent (la première étant Unité 9 ; j'ai pensé à vous dire qu'il FALLAIT regarder Unité 9, je ne me souviens plus ?), et dans un rôle diamétralement opposé qui plus est. Et puis, Claude Legault...
Bon allez, d'accord, je tente un deuxième épisode. C'est bien parce que c'est vous deux.

Challenge20122013

Posté par ladyteruki à 13:46 - Review vers le futur - Permalien [#]

07-10-12

lady's world tour - Escale n°17

-- World Tour --

Pas facile tous les jours de trouver de quoi alimenter ce blog, je vous le dis. Des fois, il ne se passe tout simplement rien dont on puisse parler ! Pas une news, pas un pilote, et ne parlons même pas des projets, R.A.S. ! Comment voulez-vous écrire des world tours dans ces conditions ? C'est une torture.
Mais comme je vous aime bien, je me suis forcée un peu.

Skwizas

- AFRIQUE DU SUD :

* Après deux années d'absence, les petites grand'mères de Skwizas reviennent pour une seconde saison. Dans cette comédie, les héroïnes un peu âgées n'ont plus à s'occuper de leur famille, et peuvent se concentrer sur la façon la plus plaisante de passer leurs journées car pour elles, l'âge est dans la tête. SABC2 a décidé de ramener cette comédie diffusée à l'origine pendant l'été 2010, même si, le temps de développer cette nouvelle salve d'épisodes, il a fallu procéder à quelques changements dans la distribution ; les spectateurs pourront donc constater qu'une mamie qui est partie, et une autre qui accueille sa nièce. La nouvelle saison de Skwizas débarque samedi 14 octobre à 19h.

Rake

- AUSTRALIE :

* C'était la semaine des bonnes nouvelles pour Rake ; outre le projet d'adaptation aux USA, la série était également officiellement renouvelée pour une troisième saison par la chaîne publique ABC1. Une annonce qui ne relève cependant pas de la surprise, puisque l'équipe de la série fondait de solides espoirs en un renouvellement.
* Parfois, même quand une chaîne n'annonce pas clairement ses renouvellements, on peut les deviner : c'est ce qui se passe quand des fonds sont alloués à certaines productions. Chez Film Victoria, on vient d'accepter de subventionner plusieurs séries d'ABC, la plus importante étant probablement la dramédie morbide Laid, qui obtient ainsi une troisième saison. Deux séries obtiennent aussi une seconde saison : la série pour la jeunesse Dead Gorgeous, lancée en 2010, et la comédie twentysomething, qui avait pourtant disparu des radars après sa diffusion à l'automne 2011. D'autres projets de nouveautés d'ABC ont également reçu leur argent de poche : la comédie It's a Date, et les séries The Athletes et Small Boy (dont on suspecte qu'il s'agirait du projet A Better Man de SBS sous un nouveau titre). Comme ces projets n'ont pas encore été annoncés par le groupe public, il faudra attendre un peu avant d'en savoir plus sur les pitches de ces séries.
* Et puis, le développement de la série carcérale Wentworth, pour l'opérateur câble et satellite FOXTEL, s'est poursuivi tout l'hiver, et on sait enfin quels sont les acteurs principaux retenus pour cette version réimaginée de la série culte Prisoner. Seront donc au générique : Danielle Cormack (...actuellement dans Rake), Nicole Da Silva (Rush, East West 101), Celia Ireland (Laid), Catherine McClements (Rush, Brigade des mers), Kate Atkinson (Offspring), Leeanna Walsman (Underbelly: Badness) et une nouvelle dans la profession, Shareena Clanton. Les 10 épisodes de Wentworth doivent apparaitre sur SoHo (le nouveau nom de la chaîne W depuis cet été) en 2013 ; le tournage commence la semaine prochaine à Melbourne et devrait durer 4 mois.
* Et puis, le 16 octobre démarrera The Strange Calls, un projet transmédia de SBS annoncé depuis plusieurs mois, dans lequel une petite ville côtière va être le théâtre d'évènements surnaturels. Les 6 épisodes de la série sont complétés par des webisodes, ainsi que des intrigues complémentaires à suivre sur Facebook et Twitter. Mais dés le 9 octobre, une preview sera accessible sur le site de VOD public iView. On y retrouvera Toby Truslove, héros d'Outland un peu plus tôt cette année.

Flashpoint-DVDAllemand

- CANADA anglophone :

* On n'en parle pas souvent dans ces colonnes, mais Flashpoint est LA série canadienne du moment. Ah ouais, vous ne me croyez pas ? Alors vous croirez peut-être ceci : cette semaine, elle est devenue la première série canadienne depuis 16 ans à remporter la case horaire (ô combien convoirée) du jeudi à 22h. La première. En 16 ans. Dans l'intervalle, seules des séries américaines ont réussi à être leader. Pas mal, non ? La série est en effet regardée par 1,45 million de spectateurs, volant ainsi la vedette à la diffusion d'Elementary sur Global (1,38 million de spectateurs). Ah non mais oui, ok, je vois d'où vient la méprise : quand je disais "LA série du moment", je ne parlais pas forcément de qualité...
* De son côté, Citytv a mis en route la production de Seed, une série qui, si vous suivez les world tours régulièrement, vous rappellera El Donante : il y est question d'un homme qui découvre que sa contribution à une banque du sperme a donné naissance à de nombreux enfants... très nombreux ! Alors qu'il découvre l'existence de ces enfants, il apparait également dans la vie de leurs parents, ce qui n'est pas toujours très bien accueilli. En tout ce sont 13 épisodes qui ont été commandés, et qui mettront en vedette Adam Korson et Carrie-Lynn Neales, des acteurs jusque là abonnés aux rôles aussi captivants que "Hipster #1" dans 2 Broke Girls ou "Test Technician" dans The LA Complex. La diffusion devrait commencer début 2013.

Unite9-Cellules

- CANADA francophone :

* Promis, on ne parlera pas d'Unité 9 à absolument chaque world tour. Enfin on verra. Mais je me devais de vous informer (n'est-ce après tout pas ma mission ?) des audiences épatantes de la série... qui a battu cette semaine son propre record ! Eh oui, ce sont pas moins de 1,38 million de spectateurs qui étaient présents ce mardi pour suivre la série (rappel : ils étaient 1,2 million la semaine précédente). Ca en dit long sur le bouche à oreille positif que rencontre la série. A raison. Et si vous avez besoin d'encore une raison pour vous lancer dans le visionnage d'Unité 9, eh bien ma review du pilote est justement ici. A noter qu'Ève Landry, qui interprète Jeanne dans la série, est actuellement à Cannes dans le cadre du MIPCOM (j'accepte les chèques et les bons au porteur, je suis sûre qu'il est encore temps de trouver une place de train).
* Le scénariste de la série Les Invincibles travaille actuellement sur un nouveau projet original : Saison Deux, c'est son nom, raconte les tribulations de deux auteurs travaillant sur la série imaginaire Les dessous de la justice, et qui, en dépit du succès public rencontré, doivent faire face à des critiques lapidaires dans la presse. Ils décident donc de se mettre en quatre pour que la deuxième saison de leur série mette tout le monde d'accord... Une idée de série originale, dont nous pourrons juger par nous-mêmes à partir du deuxième semestre 2013. En espérant que la série soit bonne, parce que sinon ce serait une fichue ironie.
* On connaissait la petite chaîne qui monte, voilà maintenant le service de VOD qui monte. Netflix n'en finit plus d'étendre ses centres d'intérêt : après l'installation en Scandinavie, maintenant c'est un partenariat avec Radio-Canada qui est mis en place. Les séries La Galère, Les Parent et Les Invincibles, justement, s'ajouteront donc au catalogue de séries de Netflix, et d'autres fictions devraient suivre d'ici la fin de l'année.. La VOD n'est pas un problème pour nombre des fictions québécoises (le catalogue du site tout.tv, par exemple, est en effet très bien fourni), mais Radio-Canada estime qu'il est de son devoir de mettre ses séries à disposition sur le plus grand nombre de supports possibles. J'aime bien leur façon de penser. Au Canada, l'abonnement illimité à Netflix coûte moins de 8 dollars par mois.

Cobre

- CHILI :

* Lundi, une nouvelle nocturna démarrait sur MEGA : Cobre, une série historique située en 1927 et parlant, comme son titre l'indique, de cuivre. Il s'agit en effet des luttes de pouvoir autour d'une mine de cuivre, entre deux frères qui tentent de maintenir l'exploitation et un riche entrepreneur qui cherche à les en déposséder. Malheureusement, le lancement de cette saga n'a pas captivé les foules (bien qu'elle ait obtenu un meilleure score que Solita Camino, dont on parlait la dernière fois). La série est diffusée chaque lundi à 22h30 et il s'avère qu'il y a une bande-annonce ; qu'est-ce que je fais, je vous la montre ?

Graduados-Promo

- COLOMBIE :

* L'une des séries les plus regardées en Argentine en 2012 s'appelle Graduados. Depuis son lancement en mars dernier, la série totalise en moyenne 25% de parts de marché sur Telefe chaque soir de semaine à 22h00. Il s'agit d'une comédie, dans laquelle, 20 ans après avoir quitté le lycée, d'anciens élèves se retrouvent et réalisent qu'ils ont encore des affaires à régler les uns avec les autres ; un concept facile à décliner à l'envi. Pas étonnant dés lors que d'autres pays s'intéressent au format. RCN Colombia et Fox Telecolombia sont les premiers sur le coup, et ont décidé de co-produire une version pour la Colombie. En fait les deux sociétés de production semblent vouloir aller très vite, puisqu'ils en sont déjà à la phase casting...

Forbrydelsen-III

- DANEMARK :

* Sur DR1, la troisième saison de Forbrydelsen se porte... oui, on peut le dire, plutôt bien. Pour le season premiere, pas moins de 1,6 million de Danois étaient réunis devant leur écran, ce qui représente 60% des spectateurs ! Alors ouais, franchement, on se plaint pas. Profitez-en tant que ça dure : cette saison est la dernière. Fort heureusement, l'attente ne devrait pas être trop longue puisque BBC4 diffusera cette saison dés le mois de novembre (je ne suis pas sûre qu'une diffusion d'une saison scandinave à la télévision britannique ait déjà été aussi rapide, d'ailleurs...).

GranHotel-DowntonHotel

- ESPAGNE :

* Gran Hotel faisait son retour mercredi sur Antena 3... avec un petit coup de mou par rapport à la saison précédente. Seulement 2,82 millions de spectateurs ont suivi le season premiere, alors qu'ils étaient 3,44 millions en décembre dernier, lorsque la première saison s'était achevée. Mais n'allez pas mettre cette baisse de régime sur le compte d'un désamour, du moins pas nécessairement : c'est aussi un peu la faute d'Antena 3 qui, pensant tenir une série très populaire, avait placé la série face à... la version espagnole de The Voice. Ah oui, brillante idée, vraiment.
* Et puis notre feuilleton "la grosse panique de TVE" continue, alors que la chaîne publique est obligée d'envisager des licenciements afin de se maintenir à flots. Ce sont 70 exécutifs de la chaîne qui vont donc devoir quitter la chaîne, laquelle a pour objectif de se séparer de 28% de sa direction afin de pouvoir faire des économies.

LOnoreeIlRispetto

- ITALIE :

* La troisième saison de la série L'Onore et il Rispetto s'est achevée sur Canal 5 ce mardi soir sur un record : 6,6 millions de spectateurs ont regardé le 6e et dernier épisode de la saison ! Mais même si les saisons de L'Onore et il Rispetto (une saga qui se déroule dans les années 50) sont courtes, pas d'inquiétude : la saison 4 est déjà en production.

rté

- IRLANDE :

* ...mais pas que. rté, BBC Northern Ireland et BBC Scotland lancent en effet un appel à projets pour des sociétés de production indépendantes, afin de mettre en développement des séries pouvant intéresser à la fois l'Irlande, l'Irlande du Nord et l'Ecosse. Une somme substencielle sera également allouée au projet retenu à l'issue de cette initiative. Les programmes soumis à cette appel à projets devront "refléter les liens" entre les différentes zones géographiques concernées. C'est le tout nouvel outil d'e-commissioning de rté qui accueillera tous les projets, pour lesquels la date butoir du 9 novembre est fixée.

TennoHakobune

- JAPON :

* Et un nouveau dorama pour WOWOW, un ! Après un passage par le thriller avec Double Face cet automne, la chaîne câblée revient aux drames sociaux avec Ten no Hakobune, une série qui se déroule dans le monde de l'aide humanitaire internationale et dont le tournage est actuellement en cours dans les Philippines. Nanami (incarnée par Miki Mizuno, déjà vue dans Soratobu Tire), une jeune femme qui s'est engagée pour intervenir après un tremblement de terre, va ainsi découvrir un monde où les dessous de table, le détournement d'argent et les manoeuvres politiques empêchent les aides de parvenir correctement aux populations dans le besoin. C'est Taeko Asano (Last Friends) qui est responsable du scénario de cette série dans laquelle l'argent, mais aussi le sexe, deviendront des enjeux... On pourra la découvrir à partir du 9 décembre sur WOWOW.

Hellfjord

- NORVEGE :

* Ah bah alors ça, ça fait plaisir ! Alors que la nouveauté de NRK, Hellfjord, était initialement annoncée plutôt pour novembre, devinez quoi ? Elle débarque finalement dés ce mardi 9 octobre sur la chaîne publique ! Il est possible que l'un des facteurs ayant participé à cette hâte soit la projection de la série à l'occasion du Fantastic Fest fin septembre, à Austin (Texas), où la série a apparemment rencontré un vif enthousiasme et d'excellentes critiques. Hellfjord, vous le savez, se réclame de l'héritage de Twin Peaks et met en scène un policier venu de la ville, d'origine pakistanaise qui plus est, se retrouve brutalement muté dans une petite ville de province un peu bizarre qui cache un secret... Au total, 7 épisodes sont prévus, et j'espère qu'on pourra mettre la main dessus !

Ned2

- PAYS-BAS :

* Ned2 se prépare à diffuser en janvier une nouvelle série, Het Imperium, dans laquelle, pour une fois, au lieu des meurtres et d'autres crimes de sang, on suivra des affaires relatives aux criminels en cols blancs et leurs fraudes. La série s'intéressera à deux hommes, Ger van Woerkom et Theo Frijn, qui ont lancé une affaire dans l'immobilier en 1995, et qui ont depuis engrangé des millions... mais en 2007, ils sont arrêté pour fraude à hauteur de plusieurs millions d'euros... Het Imperium suivra donc leur procès en se basant sur le roman De Vastgoedfraude, de Marc et Roeland Linssen ; d'ailleurs, si Het Imperium rencontre le succès, d'autres de leurs ouvrages pourraient être adaptés à l'avenir. La mini-série en 4 épisodes est prévue pour janvier prochain.

MiAmorElWachiman

- PEROU :

* La chaîne péruvienne ATV a lancé cette semaine une nouvelle série, intitulée Mi amor, el wachimán. Contrairement aux apparences, il ne s'agit pas d'une telenovela mais d'une mini-série, bien qu'il y soit question d'une romance entre une jeune femme d'un quartier huppé et le gardien qui fait des rondes dans ledit quartier huppé afin de gagner sa vie. Lancée à 21h ce lundi 1er octobre, la série a immédiatement pris la tête de sa tranche horaire. Ce qui fait un peu de peine quand on voit à quoi elle ressemble...

Magdalena

- PHILIPPINES :

* Dans les Philippines, il y a une communauté non-négligeable de musulmans. Alors, au vu des évènements qui ont secoué cette communauté à travers le monde, ces dernières semaines, GMA-7 a décidé de ne pas lancer sa nouvelle série Haram (qui signifie "interdit"), qui devait parler d'une romance entre une jeune musulmane et un soldat catholique. La chaîne se réserve la possibilité de tout de même diffuser la série plus tard, mais préfère éviter la polémique actuellement.
* La chaîne GMA 7 tient pourtant l'une de ses line-up les plus puissantes depuis longtemps. Le 8 octobre prochain, elle lancera Magdalena, une nouvelle série qui rejoint un block appelé "Afternoon Prime", qui capitalise généralement d'excellentes audiences. Magdalena raconte l'histoire d'une jeune femme, Lena, qui doit travailler pour soutenir financièrement sa famille, mais dont la beauté est aussi sa pire ennemie, et sa naïveté se retournera contre elle lorsqu'elle sera contrainte de devenir escort girl. La série rejoint donc ce block de fin d'après-midi, où se trouvent déjà Sana Ay Ikaw Na Nga depuis le mois dernier (l'histoire d'une jeune fille qui reçoit de l'acide au visage et qui, défigurée, perd l'homme qu'elle aimait), et  sera rejointe à la fin du mois par Yesterday's Bride (ou quand une jeune future mariée perd la mémoire dans un accident de voiture et ne reconnait pas son promis). Cette programmation surpuissante devrait une fois de plus permettre à GMA 7 de trouver le succès, aussi pas étonnant qu'elle fasse une promo soutenue de ce trio de choc :

* Et puis, demain également, mais dans une autre tranche horaire, GMA 7 décidément très en forme lancera une version philippine de la série sud-coréenne Coffee Prince 1 Ho Jeom, tout simplement sous le titre de Coffee Prince. De nombreuses séries coréennes sont diffusées chaque année aux Philippines, mais assez peu obtiennent une adaptation ; cela faisait depuis 2008 que GMA 7 planchait sur le sujet !

Hatufim

- RUSSIE :

* Tout le monde regarde les Emmy Awards, et la meilleure preuve, c'est que la société de production russe Weit Media a acheté les droits de Hatufim afin d'en produire une version locale pour une chaîne qui reste pour le moment à annoncer. Plusieurs chaînes de par le monde ont acheté les droits de Hatufim (dont arte en France), mais il n'y avait pour le moment qu'une adaptation aux USA. 
* Et puis sur Perviy Kanal, c'est un autre remake qui se prépare :celui de la série espagnole Los mysterios de Laura. Le tournage a commencé pour cette nouvelle série d'enquêtes, qui devrait apparaitre sur la chaîne publique début 2013.

Portkod

- SUEDE :

* En cette rentrée, SVT proposera Portkod 1321, en photo ci-dessus, une websérie de 10 épisodes qui s'intéresse à deux adolescentes qui sont forcées de cohabiter le temps d'un été alors que leurs parents, tombés follement amoureux, sont partis en voyage de noces. Si au début elles se regardent en chiens de faïence, elles vont finir par vivre côte à côte les tourments de leur été... La série commence le 16 octobre sur SVT Play, et le trailer est plutôt engageant...
* Et puis ce soir, la comédie Solsidan revient sur les écrans suédois. La saison 3 débarque à 21h alors que les saisons 4 et 5 sont déjà dans les tuyaux. Bah oui : TV4 avait commandé 3 saisons d'un coup l'an dernier. Nan mais comme ça c'est fait et on en parle plus, quoi.

MujeresAsesinas

- USA qui a bon goût :

* Au chapitre des remakes de séries étrangères actuellement en développement, on compte donc les australiennes Rake (si vous avez suivi) et The Slap, mais aussi l'argentine Mujeres Asesinas (déjà adaptée dans plusieurs pays d'Amérique latine ainsi qu'en Italie).

DoctorWho
- DIVERS :

* Les coproductions internationales sont de plus en plus fréquentes, mais jusqu'ici, il y a généralement eu des "familles" de pays qui collaborent régulièrement ensemble : des pays d'Amérique du Sud, par exemple, ou d'Europe (ou encore l'Allemagne et l'Australie, sur des séries pour la jeunesse) ; qui plus est, c'était plus souvent le fait d'un accord entre sociétés de production qu'autre chpse. Eh bien apparemment, les choses vont encore un peu évoluer puisque les Gouvernements du Brésil et du Royaume-Uni ont signé un traité de co-production, permettant au fruit de futures collaborations de trouver un écho dans les deux pays. Les productions bénéficiant de ce pacte auront ainsi droit à des réductions d'impôt au Brésil, ou des subventions au Royaume-Uni, pour vu de répondre aux critères de cet accord. Au total, 18 millions de livres sont ainsi allouées sur une année à l'aide financière qui sera offerte aux productions tombant sous cet accord. Je n'ai pas trouvé les détails des conditions à remplir pour pouvoir empocher ce royal butin, mais c'est suffisamment alléchant pour qu'on entende rapidement parler d'une production sautant sur cette belle occasion, et on en saura alors certainement plus !
* Et puis les Australiens, un peu jaloux des épisodes de la série qui se sont déroulés aux USA ces derniers temps, ont décidé de lancer une campagne afin de faire venir la production de Doctor Who dans leur pays. Rappelons que l'Australie est particulièrement férue de la série, et que les spectateurs peuvent suivre la série dans les heures qui suivent sa diffusion au Royaume-Uni (voir le lien au bas de ce post). Pour ceux qui ont envie de jeter un oeil ou même mettre la main à la pâte, la pétition est ici.

Pour finir, ah, génial, parfait, formidable, je vais être obligée de reprendre Moone Boy : la délicieuse Amy Huberman rejoint en effet la deuxième saison de la série de Chris O'Dowd. 'Zavez qu'à voir, je savais même pas que la série avait été renouvelée.


C'est tout pour aujourd'hui mais je compte sur vous, comme pour chaque world tour, afin que vous me disiez ce qui vous a le plus intéressés. Et veuillez m'excuser, ça fait deux/trois semaines que j'ai pas mis le Pilot Watch à jour, mais je m'y attèle très prochainement... vous me pardonnez ?

Posté par ladyteruki à 19:28 - Love Actuality - Permalien [#]

27-09-12

lady's world tour - Escale n°16

-- World Tour --

Alors, qui est prêt pour un tour du monde en ce jeudi maussade ? Il faut avouer que ça met toujours du baume au coeur de prendre le pouls des télévisions du monde... enfin, en tous cas, ça marche sur moi. Vous me direz si ça a des effets similaires chez vous.
Et alors, en plus, aujourd'hui, je vous avoue qu'il y a plein de séries sur le point de débuter aux quatre coins de la planète qui font furieusement envie. En Argentine, en Belgique, au Chili, au Pays-bas... plein de choses alléchantes ! Mais jugez plutôt.

Babylon

- ARGENTINE :

* Sur Canal9, c'est officiellement la rentrée : deux séries hebdomadaires s'apprêtent à débuter sur la chaîne. La première, prévue pour demain, s'appelle 23 Pares et, à l'instar de Perfidia ou El Donante, elle a remporté le désormais fameux (en tous cas dans ces colonnes) Concurso Series de Ficción Federales. Basée sur un roman de Viviana Bernath, cette nocturna (le lancement se fera à 23h30) montrera le quotidien d'une famille travaillant dans un laboratoire d'analyses génétiques. Deux jours plus tard, soit le dimanche 30 septembre, ce sera Babylon qui débutera, cette fois en primetime, mais vous allez voir que le concept est bien plus original. Babylon est en effet une dramédie policière et politique en 13 épisodes, dont l'originalité tiendra entre autres dans ses scènes presque totalement en noir et blanc, à l'exception de quelques unes aux couleurs saturées lorsque les évènements se dérouleront dans la mystérieuse ville de Babylon. Inspirée par le film noir, Babylon aura pour héros un étrange flic que la malchance poursuit, et qui se retrouve notamment impliqué avec un étrange cabaret ; bien qu'une enquête occupe chaque épisode, un fil rouge se dénouera également pendant la saison, couvrant une vaste période dans la vie des personnages : de 1973 à nos jours ! Tout ça ne nous donne qu'une vague idée de ce que sera Babylon, mais ça donne méchamment envie...

PubertyBlues-Friendship

- AUSTRALIE :

* Quand on est l'adaptation d'un bouquin qui fait une centaine de pages à tout péter, obtenir une saison de 8 épisodes semble déjà inespéré en termes de durée. Mais Puberty Blues semble avoir conquis son public à un tel point que la série pourrait bien être renouvelée pour une deuxième saison ! Celle-là alors, je l'avais pas venue venir ! Surtout que les audiences ne sont pas éblouissantes, même si la série parvient à doubler les scores de son lead-in, ça reste décent, sans plus. Bon, on se calme, on respire, ce n'est pas encore fait, mais la production semble visiblement confiante, et commence à penser aux histoires que cette nouvelle saison pourrait raconter (en même temps, jusqu'à présent, s'éloigner du matériau d'origine ne leur a jamais fait peur).
* Un autre renouvellement, celui-là bien officiel : House Husbands, qui a commencé le mois dernier. C'est la première fois qu'une nouveauté du network Nine gagne une seconde saison depuis... pfiulala, depuis Rescue: Special Ops, en 2010. C'était un peu la crise, quand même ! Mais avec un lancement suivi par 1,24 million de spectateurs, et des audiences consistantes depuis lors, House Husbands est une réussite incontestable pour la chaîne... pour ce qui est de la qualité, je vous donne rendez-vous dans ma review du pilote (...je me rends compte à l'écriture de ces news que j'ai énormément négligé les pilotes australiens dans le cadre de mon défi avec whisperintherain, ce sera vite corrigé).
* Au rayon des nouveautés, c'est la dernière série en date de la franchise Underbelly qui se prépare, puisque le tournage a commencé cette semaine en vue d'une diffusion courant 2013. Underbelly: Squizzy (après "Badness", ça fait un peu petit joueur quand même...) s'étendra de 1915 à 1927 et s'intéressera au gangster Squizzy Taylor.

PaulKempAllesKeinProblem

- AUTRICHE :

* Oh, regardez-moi ça ! Un petit nouveau dans la grande famille du world tour ! Eh bien oui, on se ballade aujourd'hui en Autriche aussi, où la chaîne publique ORF2 se prépare à accueillir dans sa programmation Paul Kemp - Alles kein Problem, une dramédie en 13 épisodes qui raconte les affaires de Paul Kemp, un médiateur chargé de résoudre les divers problèmes de ses clients : mariages en crise, familles brisées, et autres cas divers et variés l'attendent, alors que le pauvre Paul doit également gérer sa vie de famille. En effet, sa femme l'a trompé et on ignore s'il est le père du bébé que porte son épouse... Produite avec l'aide de l'allemande ARD, Paul Kemp - Alles kein Problem a été tournée en deux temps, d'abord à l'automne 2011 pour les 6 premiers épisodes, puis entre mai et juillet dernier. La série devrait apparaitre dans les grilles de la chaîne autrichienne début 2013.

CrimiClowns

- BELGIQUE :

* Sur la chaîne 2BE, une nouvelle dramédie s'apprête à débuter lundi : Crimi Clowns. Il s'agit d'une co-production avec les Pays-Bas (c'est la chaîne Veronica qui diffusera la série là-bas, plus tard pendant l'automne) écrite par Luk Wyns, qu'on connait en France pour son travail sur Matrioshki. Derrière les costumes colorés se cache donc, vous l'imaginez, un peu plus que des clowneries. Crimi Clowns suit en effet Ronny Tersago, un homme qui s'est fait connaître avec son personnage du clown Norry, mais qui un jour voit l'un de ses faux-pas publié dans les tabloids, grillant ainsi sa carrière. Pour ne pas tout perdre, il décide, avec quelques uns de ses proches, de se recycler dans les cambriolages et les braquages (en costume, donc) ; leur premier "coup" les emmène dans un magasin de hi-fi et videos, où Norry a l'idée de voler une camera afin de filmer leurs exploits criminels, mais aussi leur quotidien perturbant... Et pour répondre à votre question, oui, il y a un trailer, et avec sous-titres anglais par-dessus le marché. Pardonnez mon langage, mais putain, ça donne méchamment envie !

SessaodeTerapia

- BRESIL :

* J'ai découvert il y a quelques jours qu'une adaptation de BeTipul (encore une !) démarre cet automne. Cette fois, c'est donc au Brésil que ça se passe, sur la chaîne du câble et satellite GNT. Sessão de Terapia, puisque c'est son nom, démarre le 1er octobre, et je ne vous pitche pas la série, ce serait insultant.
* De son côté, Rede Record a décidé d'adapter Patito Feo, la telenovela pour ados venue d'Argentine qui a suscité un enthousiasme dans de nombreux pays (en France, rappelons qu'elle a été diffusée par Gulli sous le titre De tout mon coeur), décrochant un International Emmy Awards en 2008. La série a déjà été adaptée quatre fois, dont au Mexique, et c'est à partir de cette version que la scénariste Ecila Pedroso prépare le script de la version brésilienne... La série devrait prendre la relève, en 2013, de la telenovela Rebelde (elle-même un remake d'une telenovela mexicaine, Rebelde, elle-même adaptée de la telenovela argentine Rebelde Way... notice a pattern here ?) qui va s'achever au bout de deux années de diffusion.
* Et puisqu'aujourd'hui, on ne va apparemment pas trouver de preuve de l'originalité de la télévision brésilienne, SBT aussi a commandé un remake d'une telenovela argentine. Nan mais, faut le dire, c'est sympa l'ambiance entre chaînes de télévision en Amérique du Sud, on s'emprunte des formats à qui mieux-mieux, on se fait des tresses et on commande des pizzas... Mais je m'égare, pardon (c'est la douleur). Cette fois c'est une série des années 90, Chiquititas, qui est concernée, une série musicale à destination des préados ; la version brésilienne de la série remplacera ainsi Carossel en mai 2013. L'original avait tenu huit saisons, ce qui évidemment suscite l'envie...

Motive

 - CANADA anglophone :

* Après The Killing, Kristin Lehman retombe sur ses pieds et décroche le rôle principal de Motive, un procedural de CTV dont le tournage a commencé le 17 septembre dernier, en vue d'une diffusion en janvier prochain. L'enquêtrice de Motive, Angie Flynn, est capable d'entrer dans la tête des tueurs et de comprendre comment ils réfléchissent... sauf qu'il ne s'agira pas pour les spectateurs d'essayer de deviner qui a perpétré les crimes sur lesquelles elle travaillera, puisque la victime comme le criminel seront connus dés les premières minutes de l'épisode. Le retour du whodunit, c'est maintenant ! Lehman sera rejointe par Louis Ferreira, Brendan Penny et Lauren Holly dans cette nouvelle série.

Unite9

- CANADA francophone :

* Maintenant que je pense avoir chanté les louanges d'Unité 9 sur tous les tons, je pense qu'il est temps qu'on parle de la série de façon plus objective... pour célébrer ses audiences ! Les deux premier épisodes avaient en effet totalisé de beaux scores, mais le téléroman O' revenant lui faire concurrence cette semaine sur TVA, rien n'était joué. Eh bien résultat, le season premiere de O' a attiré 926 000 spectateurs... contre 1,2 million pour le troisième épisode d'Unité 9, qui reste donc leader du primetime le mardi soir. Qu'est-ce que je fais, j'en remets une couche, ou vous avez compris qu'il FAUT regarder Unité 9 ?

SolitaCamino

- CHILI :

* Accrochez-vous, les enfants, parce que la nouveauté de la chaîne Mega n'est pas là pour rigoler, au contraire. Solita Camino, qui commence le 1er octobre, est en effet une série qui parle... d'inceste. La série raconte en effet l'histoire de Manuela, une jeune fille de 14 ans qui a été abusée par son beau-père, mais dont l'histoire n'a pas fini de se compliquer. Vous pouvez découvrir les neuf premières minutes de la série dans cette preview.

IRIS

- COREE DU SUD :

* Peut-être vous souvenez-vous du succès incroyable de la série d'espionnage IRIS, diffusée à l'automne 2009 par KBS. A l'époque, la production se faisait une joie de clamer à qui voulait l'entendre (c'est-à-dire beaucoup de monde vu le succès de la série, qui a quasiment atteint les 40% de parts d'audience sur la fin de sa saison) qu'IRIS aurait un spin-off ET une seconde saison. Or, les deux phénomènes sont extrêmement rares en Corée du Sud, à plus forte raison pour une série de primetime aussi coûteuse. Le spin-off, on l'avait eu : il s'appelait Athena, et il avait été lancé fin 2011 sur la chaîne concurrente SBS, avec des audiences, eeeh, ma foi, pas mauvaises au début, mais en nette dégringolade au fur et à mesure de la diffusion. De la seconde saison d'IRIS, on avait craint de ne plus trop entendre parler, et pourtant, depuis cet été, les choses s'agitent ; on apprenait par exemple que Byung Hun Lee, héros de la première saison, ne reviendrait pas, étant trop occupé par sa carrière aux USA. Les choses sont désormais plus que concrètes encore, puisque plusieurs acteurs viennent officiellement de rejoindre la série : Da Hae Lee (qui n'a pas connu de grand succès à la télévision coréenne depuis Chuno), et Hyuk Jang (récemment vu dans Ppurigipeun Namu), incarneront les deux rôles principaux de la saison. Seung Woo Kim et Min Jong Kim reprennent quant à eux du service et, comme dans la première saison d'IRIS et dans Athena, ils incarneront des agents nord-coréens. Le tournage de IRIS 2 devrait commencer dés octobre, avec pour objectif une diffusion en février 2013.

MuhtesemYuzyil-Orage

- EGYPTE :

* Vous savez, le Ramadan, c'était il y a deux mois ? Bon, eh bien à la télévision égyptienne, on prépare déjà le prochain. L'acteur Ahmed Adam vient en effet de signer pour le rôle du scientifique Mostafa Mahmoud dans un biopic écrit par Waleed Youssef. Médecin, philosophe, journaliste et écrivain, Mahmoud a écrit plus de 100 ouvrages. Une idée de topic intéressante, du genre à donner des regrets que les séries égyptiennes ne connaissent généralement qu'une diffusion assez limitée géographiquement.
* Ce n'était qu'une question de temps avant que la série turque Muhtesem Yüzyil soit adaptée (ce qui explique la photo ci-dessus). Quand on tient un succès pareil, on ne le laisse pas s'échapper ! C'est le cas de l'Egypte, où le réalisateur Enas El Deghedi, coutumier du cinéma, a annoncé son premier projet pour la télévision, avec Mustafa Muharam au scénario. On peut se demander comment un biopic d'une figure historique turque aussi importante peut être adaptée par un autre pays, il faudra donc s'armer de patience pour avoir (peut-être) une chance de voir ce que ce projet donnera.

Isabel

- ESPAGNE :

* Canal+ Espagne se motive sur la fiction nationale. Après avoir commandé quelques projets originaux. En 2011, la chaîne avait commandé deux séries : un drama, Crematorio, et une comédie/dramédie, Qué fue de Jorge Sanz (qu'on avait évoqués sur SeriesLive, si vous m'y lisiez à l'époque). Les deux séries étaient clairement inspirées par les formats américains : Crematorio avait par exemple des épisodes de 45mn, alors que le 70mn est la norme sur les chaînes espagnoles. Mais depuis ? Depuis pas grand'chose, en-dehors de la diffusion de séries américaines telles que Boss, Girls, True Blood, The Newsroom (depuis ce mois-ci), ou encore Boardwalk Empire (la 3e saison démarre en Espagne ce samedi). Mais la chaîne n'a pas dit son dernier mot en matière de fiction espagnole, et commande cette fois une série documentaire similaire à celle de PBS, America in Primetime (diffusée par Canal+ Espagne en janvier dernier). España en serie, ce sera le nom de cette émission, sera composée de 4 rendez-vous de 50mn revenant sur l'histoire de la télévision espagnole, avec des images d'archive et des entretiens avec des réalisateurs et acteurs espagnols. Ca sera intéressant à regarder, si jamais les videos nous parviennent (et encore plus si on trouve le moyen d'avoir des sous-titres). En ce qui concerne les projets de fictions originales, Canal+ Espagne n'est d'ailleurs pas totalement en reste, car elle a bouclé au printemps le tournage de Falcón à Séville, en co-production avec ZDF en Allemagne et Sky Atlantic au Royaume-Uni.
* Bon et puis, ça y est, c'est officiel : Antena3 a annoncé hier que cette fois, la fusion avec laSexta, c'était sûr et certain ! Tellement sûr et certain que la fusion sera effective le 1er octobre... La chaîne a donc accepté les conditions qui lui ont été soumises cet été par le Gouvernement espagnol (pour un résumé des épisodes précédents, direction l'un des précédents world tours). C'est la seconde grande fusion de ce genre en Espagne, après qu'en décembre 2010, Cuatre ait fusionné avec Telecinco, du groupe Mediaset. Outre les chaînes publiques, le panorama espagnol sera donc, à partir de lundi, dominé par deux grands groupes de télévision : le groupe A3 d'une part (incluant Antena3 et maintenant laSexta) et Mediaset de l'autre. A eux deux, ces groupes représenteront 85,5% du marché...
* Puisqu'on parle de Telecinco, mauvaise nouvelle pour Familia, la comédie qu'elle préparait. Le tournage a été interrompu afin de procéder à une réorientation, la chaîne n'étant pas du tout satisfaite des épisodes tournés jusqu'à présent. Pour ne rien arranger, la comédie La que se avecina, qui doit entamer sa 6e saison lundi, a causé quelques soucis à la chaîne alors que le premier épisode a leaké sur internet. Voilà donc Telecinco en guerre contre le piratage, la chaîne ayant annoncé qu'elle avait tracé le site d'origine du fichier sur internet ("un site qui propose déjà des programmes de plusieurs chaînes"), et que les choses n'allaient pas en rester là. Reste que pour le moment, la grande inconnue c'est : comment ce site a réussi à se procurer une copie de l'épisode en avant-première... il se dit que l'épisode, mis sur les serveurs du service de VOD Mitele, aurait tout simplement été récupéré par un petit malin.
* Du côté du public, place à notre désormais habituelle constatation des dégâts. Déjà, les choses vont très, très mal pour TVE en ce qui concerne sa comédie Stamos Okupa2. Le sitcom familial a démarré le 14 septembre avec des audiences lamentables (8,8% de parts de marché),suivie d'un deuxième épisode encore plus bas (5,4% de parts de marché). Alors, cette semaine, la comédie bascule dans la case du vendredi soir à 00h45, parce que ça va bien, hein. Je ne voudrais pas m'avancer mais je crois que Stamos Okupa2 n'aura pas de saison 2. D'autant que la série est vraiment affublée de tous les maux : l'un des responsables de Canal9, Toni Beltrán, prétend que c'est lui qui a pitché la série à TVE en 2009, et que l'idée avait été alors refusée par la chaîne, avant de finalement lancer le projet Stamos Okupa2 sans lui. A vrai dire, vu les résultats, il n'y a pas de quoi se vanter, mais maintenant l'affaire va aller en justice. C'est un peu ce qui s'est passé pour Toledo. Vous vous souvenez de Toledo ? Les spectateurs espagnols non plus. Stamos Okupa2 est le premier projet de comédie produit en in-house par la chaîne publique depuis Paco y Veva, en 2004.
* La chaîne publique a dû faire une croix sur la telenovela Amar en tiempos revueltos. On se souvient que TVE rencontre d'énormes difficultés financières, et ne peut payer les droits de diffusion de nombreuses séries qu'elle a pourtant commandées. La série, dont le tournage s'était mis en stase, va finalement atterrir en janvier 2013 sur Antena3. Les ennuis de TVE sont loin d'être finis, puisque la chaîne pourrait subir l'an prochain une coup de 50 millions dans son budget.
* Allez, une bonne nouvelle quand même : sur la chaîne publique, il y a aussi des succès ! En témoigne Isabel (en photo ci-dessus), la fameuse série historique qui a failli croupir à jamais dans un tiroir de la chaîne et qui, finalement voit ses audiences rester stables... voire même augmenter : après un premier épisode à 20,1% de parts de marché (3,52 millions de spectateurs), et un deuxième à 20,2% (3,73 millions), le troisième épisode de la série, diffusé lundi, a totalisé 20,3% des parts de marché (3,88 millions). Avec ce genre de scores, la série s'impose comme le leader de la soirée. Alors, ça valait pas le coup de la diffuser, cette fiction ? A ce stade, la chaîne publique doit même se mordre les doigts d'avoir loupé le coche pour une deuxième saison.
*  Un petit mot, enfin, sur Polseres Vermelles, la série catalane qui a fait l'évènement cet été sur Antena3, s'est achevée avec 11,7% de parts de marché (2 millions de spectateurs) pour son 13e et dernier épisode. Certes les audiences de la série ont baissé au cours de l'été (la série avait démarré avec 17,8% de parts de marché, soit devant 3 millions de curieux), mais elle reste tout de même l'un des gros succès du hors-saison en Espagne, prenant à vrai dire tout le monde par surprise, y compris chez Antena3 où on pensait simplement diffuser un petit truc vite fait pendant l'été. En-dehors de ses deux derniers épisodes, la série catalane (la première diffusée à l'échelon national) avait été le leader de sa case horaire cet été. L'aventure de Polseres Vermelles ne s'arrête pas là : outre une deuxième saison en préparation, située deux ans après la première (Albert Espinosa, le créateur de la série, a évoqué son objectif d'avoir en tout 5 saisons, chacune séparée de 2 ans), la série catalane sera également diffusée aux USA par le network hispanophone V-me. Les droits auraient également été vendus à des chaînes au Mexique, en Finlande et en Corée du Sud ! Et alors, ce projet d'adaptation Red Band Society, ça avance, Martha Kauffman ?

DekhBhaiDekh

- INDE :

* Pas tous les jours facile de produire une campagne pour expliquer le passage au numérique au plus grand nombre ? Challenge accepted. En Inde, les chaînes ont toutes diffusé 2mn de noir complet pendant trois jours, ce mois-ci, à 19h58, 20h58 et 21h58, avant de montrer un message d'information "Go digital or go blank" (et son équivalent en hindi). Problem solved.
* En 1993 apparaissait Dekh Bhai Dekh, une série diffusée par la chaîne publique Doordashan. Rien que de très classique : un sitcom familial montrant les tribulations de la famille Diwan, une maisonnée multigénérationnelle. La chaîne publique envisage de produire un remake dans les 6 prochains mois, et est actuellement en pourparlers pour ressuciter l'une des comédies les plus populaires de son temps avec le producteur d'origine, Anand Mahendru. En 2009, une sorte de film spin-off avait connu une sortie en salles.

PRICELESS

- JAPON :

* Si au Japon, il n'est plus rare qu'une série fasse son comeback sur les petits écrans après quelques années d'absence, cette fois-ci, on a échappé à une nouvelle saison d'un succès passé. Mais de justesse. La série d'enquêtes Galileo va en effet revenir début 2013... mais au cinéma. Rappelons que Galileo est l'adaptation de romans de Keigo Higashino (le même dont les écrits ont servi de support à l'anthologie Higashino Keigo Mysteries sur Fuji TV cet été), et a donné, outre une série en 2007, un téléfilm (ou "SP") en 2008, et enfin un film sur grand écran en 2008 également. L'acteur et chanteur Masaharu Fukuyama reprend une fois de plus son personnage de Manabu Yukawa, un professeur d'université au don d'observation hors du commun, même si évidemment il est insupportable au quotidien. Rappelons encore qu'au Japon, quand une série a du succès, elle devient un film, et si le film a du succès, il redevient série. Prudence, donc...
* Juste un petit mot pour vous prévenir que je prépare comme d'habitude mon traditionnel récap de la saison nippone, et qu'on verra les détails des séries qui s'apprêtent à débuter sur les écrans japonais. D'après mes estimations et sachant que je ne suis pas dispo samedi (mon post quotidien sera d'ailleurs programmé à l'avance, j'en profite pour le glisser l'air de rien), ce récap devrait être en ligne dimanche. On y parlera entre autres de la nouvelle série de Takuya Kimura, PRICELESS (en photo ci-dessus) qui a déjà été évoquée précédemment dans ces colonnes.

LaTeniente

- MEXIQUE :

* Les chaînes hispanophones investissent le créneau de la websérie. Televisa (au Mexique) et Univision (aux USA) vont en effet lancer le 29 octobre prochain la toute première webnovela, intitulée Te Presento a Valentín. Pourtant, en dépit de son appellation rappelant la formule des telenovelas, cette nouvelle série aura un format assez classique pour le support web, avec 15 épisodes de 6 minutes chacun, mis en ligne en parallèle sur les sites d'UVideos et Televisa.
* Tournée l'été dernier, la série La Teniente (en photo ci-dessus) débarque le 1er octobre sur la chaîne TV Azteca. La série raconte l'histoire d'une femme lieutenant (si-si !) travaillant dans la Marine mexicaine, avec María Fernanda Yepez (Rosario Tijeras...) dans le rôle principal. Les 24 épisodes de la série ont été conçus pour s'appuyer sur des histoires vraies, comme c'est le cas pour Paramedicos, qui a démarré sur Once TV le mois dernier, et comme ça l'a été pour El Equipo. A la différence de ces séries, TV Azteca n'a eu recours à aucun financement de l'Etat, et notamment de la part de la Marine (je sais pas si c'était clair dans ma news...). Bon alors, faut pas pousser, l'armée mexicaine a tout de même prêté des équipements (des bateaux, des avions, ce genre de petites choses) et des lieux de tournages pour faciliter la production de la série. Diffusée sur la même chaîne dans le cadre du projet Azteca Series, La Teniente est considérée comme un spin-off officieux de la série Drenaje Profundo, diffusée en octobre 2010 au Mexique, et à l'automne de l'année dernière par France O.
* Enfin, HBO Latino commence à parler de sa série mexicaine Señor Avila, une série en 13 épisodes sur laquelle elle communiquait assez peu jusqu'à présent. Ecrite par les frères Walter et Marcelo Slavich (déjà auteurs d'Epitafios), la série raconte l'histoire d'un père de famille qui exerce la profession d'agent en assurances... ainsi que celle, en parallèle, de tueur à gages. La date du 13 janvier prochain commencerait à être évoquée pour le lancement de la série sur les écrans d'Amérique du Sud.

NewZealandTelevisionAwards

- NOUVELLE-ZELANDE :

* Les New Zealand Television Awards, au nom plutôt transparent, seront remis le 3 novembre prochain à Auckland. L'occasion de parler des nominations, qui concernent un total de 46 catégories. Evidemment, on ne va s'intéresser qu'à la fiction... Attention, en Nouvelle-Zélande, les nominations sont courtes, avec en général 3 compétiteurs maximum dans chaque catégorie (bah oui, sinon il faut nommer tout le monde !). Dans la catégorie Meilleure comédie ou série de comédies (les programmes de non-fiction, y compris les évènements unitaires, entrent en effet dans cette catégorie), on trouve la compétition humoristique 7 Days, le spectacle Wilson Dixon: The New Zealand Tour et, hourra, Hounds. Du côté du prix du Meilleur programme pour enfants/la jeunesse, ce sont Girl vs Boys (une dramédie qui s'autoproclame "romantic whodunit" dans laquelle une adolescente enquête sur la raison pour laquelle le couple le plus populaire de la ville s'est séparé), le programme Let’s Get Inventin’, etThe Erin Simpson Show (une compétition sportive entre 30 écoles du pays) qui se disputent le titre. Pour la Meilleure série dramatique, enfin, on trouve la première saison de Nothing Trivial, la saison 4 de Go Girls, et Underbelly: Land of the Long Green Cloud.

MoederikwilbijdeRevue

- PAYS-BAS :

* Rendez-vous le 8 octobre prochain sur Ned1, pour découvrir la série Moeder Ik Wil Bij de Revue, une fiction historique se déroulant pendant les années 50. A la fin de la guerre, Bob, un ancien soldat, revient dans sa famille, constituée par son père Jacob et ses quatre soeurs. Si de son côté, le pays connait un boom de la consommation, il n'en est rien pour la petite famille, qui est toujours sans le sou. Mais lorsque le cousin de Bob l'invite à assister au spectacle de musichall qu'il dirige, notre ex-militaire a soudain une épiphanie : il va rejoindre la revue ! ...Et c'est pour qui la bande-annonce ?

TaGordin

- USA qui fait faire ses devoirs par les copains :

* Dans le world tour du jours, les adaptations de séries étrangères en cours de développement aux Etats-Unis comptent : le thriller israélien Ta Gordin (on l'a dit), le drama mexicain Terminales, la série britannique Pulling, et j'en oublie probablement.
* Hulu a décidé d'acquérir les droits de la série australienne The Straits ; rappelons qu'en France, c'est Sundance Channel qui a acquis les droits de la série.

GameofThrones

- EVENEMENT :

* Si vous êtes en Irlande (ou que vous pouvez y aller) les 5 et 6 octobre prochains, le Galway Film Centre organise pour la deuxième année consécutive "Talking TV Drama", sur l'écriture de séries dramatiques (sans rire). Y sont prévus différentes rencontres, sur l'état de la fiction en Irlande mais aussi sur la fiction scandinave, et la série à l'honneur est Game of Thrones (...tournée en partie en Irlande, ceci expliquant cela).
Voici une liste (non-exhaustive) des scénaristes qui y seront présents : Hans Rosenfeldt (Bron/Broen), Richard Cottan (Wallander UK), Tom Farrelly (Raw), James Moran (Torchwood), Declan Croghan (Waking the Dead), Bryan Cogman (Game of Thrones)... Plus d'infos sur le site du Galway Film Centre.

SON

- DIVERS :

On finit sur une info qui donne à réfléchir... Le groupe suédois SVT a décidé de faire l'acquisition de sa toute première série turque, SON, l'histoire d'une femme à qui on apprend que son mari est mort dans un accident d'avion, mais qui se demande s'il n'a pas en réalité disparu, étant donné qu'on refuse de lui restituer le corps et que rien n'indique qu'il soit monté à bord de l'appareil. Ce thriller est la première fiction turque à être diffusée en Europe occidentale ; les épisodes seront diffusés en primetime à partir de janvier par SVT (soit un an après son lancement sur la chaîne turque ATV, comme en atteste le Pilot Watch puisque SON était l'une des séries turques que j'ai guettées la saison dernière).
Pour ma part, je suis impressionnée (et c'est ce qui explique que, même si je parle rarement des acquisitions d'un pays à l'autre, j'évoque celle-ci). Imaginez : en pleine Scandiwave, SVT pourrait très bien se reposer sur la proportion fiction anglophone/fiction locale de sa grille ! Mais non, elle décide d'aller chercher des séries en Turquie (effectivement en plein boom elle aussi depuis quelques années). J'admire le fait que SVT ne se repose pas sur ses lauriers et tente quelque chose de ce genre, à plus forte raison avec un thriller et en primetime (il aurait été tellement facile d'opter pour un soap, comme cela se passe souvent pour les telenovelas, alors reléguées dans une case secondaire). Il faudra vraiment surveiller les audiences de cette expérimentation... je me demande si ça va prendre dans d'autres pays européens ?
Accessoirement je suis étonnée de n'avoir jamais lu qu'une chaîne allemande faisait ce genre de tentative ; vu la taille de la communauté turque en Allemagne, ç'aurait pourtant du sens. Personnellement je n'avais pas trop été bluffée SON (moins qu'avec Uçurum, à laquelle j'avais dédié une review de pilote), mais bon, ça ne diminue en rien le mérite de cette acquisition. Il est cependant bon de noter qu'à l'origine, la série est constituée de 25 épisodes de 90 minutes, mais que SVT2 (puisque c'est cette chaîne du groupe qui en a fait l'acquisition) optera pour un format de 50 épisodes d'une demi-heure, en quotidienne. 50 épisodes sur les bras, c'est un sacré défi ! (mais si je sais encore compter, ça implique de sacrées coupes, non ?)
Des nouvelles de ce genre, on pourrait bien en entendre d'autres dans les prochains jours, à mesure que le MIPCOM se rapprochera. Le grand rendez-vous de la fiction internationale se tiendra en effet entre le 8 et le 11 octobre à Cannes.

Ah, si, encore une chose, pour ceux qui ne l'ont pas lu quand j'ai RT l'info sur Twitter : Äkta Människor va sortir en DVD au Royaume-Uni ! Merci qui ? Merci Nordic Noir !

Voilà, promis cette fois, c'est fini !
Alors, la traditionnelle question : quelles sont les infos qui ont le plus piqué votre intérêt/curiosité aujourd'hui ? Ah je vous avais prévenus, il y a de bonnes choses...

Posté par ladyteruki à 22:24 - Love Actuality - Permalien [#]