ladytelephagy

Purple is the new black. Un blog qui parle de séries, c'est devenu assez habituel. La question, c'est : de quelles séries ? Séries méconnues, séries anciennes, séries japonaises... mais aussi séries récentes ! Venez, la téléphagie, c'est contagieux !

27-09-11

Post oublié

Croyez-le ou non mais j'ai bien failli oublier de rédiger mon post sur le pilote d'Unforgettable, puisque Scarlatiine et moi avons un deal : elle regarde tous les pilotes de la rentrée à la condition que j'écrive sur chacun d'entre eux.
J'aurais fait exprès d'oublier que j'aurais pas pu (et pour cause), ça ne s'invente tout simplement pas. Et ça tombe bien parce qu'Unforgettable n'invente rien non plus. Ooooh que non.

Bon alors, que vais-je en dire ?

UnforgettableOuPresque
J'hésite.
Est-ce que je me mets en colère ? La, maintenant, tout de suite, de voir un de ces procedurals à la con comme on a eu Past Life, ou chais plus quels autres, je les oublie aussi vite qu'ils sont annulés de toute façon ? Est-ce que je me révolte contre cette impression de bouffer toujours les mêmes histoires, toujours les mêmes personnages, toujours les mêmes effets à la con ? Est-ce que je me lève d'un air obstiné pour dire que si c'est comme ça, eh bah je préfère encore regarder Whitney ? Vous savez, un long paragraphe furieux où j'exagère juste un peu ?
Ou bien est-ce que j'opte pour le mépris ? Vous savez, quand j'utilise tout un tas de métaphores et de comparaisons cinglantes pour vous faire comprendre que je n'ai que du dégoût à offrir à une pareille production froide et sans saveur ?
Ce que je peux aussi faire, c'est simplement en rire. Mais est-ce que j'arriverais à en rire ? Est-ce que je ne suis pas trop fatiguée pour en rire ? J'étais encore capable d'en rire il y a quelques années. Mon humour n'aura pas survécu à ce genre assomant.

En tous cas ce post ne pourra pas être positif, tenez-vous le pour dit. Je n'ai pas encore le plan dans ma tête mais le ton sera négatif, ça c'est sûr.
Peut-être un peu moqueur, aussi, parce qu'à force de mincir ET de se faire gonfler les lèvres, certaines actrices ne ressemblent plus à rien.

Ah, il faut absolument que je case cette pensée qui m'est venue pendant le pilote : la série est composée au bon tiers de scènes pendant lesquelles l'héroïne... se souvient. Alors autant dans la ruelle, bon, ça faisait son petit effet, la reconstitution, tout ça ; autant la tête d'ahurie constipée au diner, bof. Et alors ? Moi aussi j'arrive à me souvenir d'avoir passé une nuit avec un de mes ex. Manquerait plus que ça encore. Et je fais pas de l'hypermnésie pour autant.
Faudra aussi mentionner que je tire mon chapeau à la bonne femme qui a une telle mémoire qu'ELLE SE VOIT DANS SES SOUVENIRS avec un regard extérieur. Trop. Fort. Ca par contre je sais pas le faire.

Faudrait que je pense aussi, à un moment de mon post, à parler des scènes débiles dans la forêt. Au stade du pilote on est déjà complètement sûrs que c'est l'héroine qui a tué sa frangine, déjà, et franchement personne ne frémit. Si au moins yavait une bonne ambiance... ouais, penser à mentionner qu'avec une forêt et de la neige, le minimum serait d'avoir un peu les jetons.

Et sinon, quoi d'autre ? Ah, penser à mentionner d'autres séries, pour orienter les lecteurs vers des trucs qui valent le coup d'être vus ou simplement pour parler de quelque chose de moins désagréable.
Pis je crois que j'aurai fait le tour.

Non, vraiment, c'est tout. Et maintenant j'ai envie de revoir le final de Will & Grace.

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Unforgettable de SeriesLive.

Posté par ladyteruki à 11:56 - Review vers le futur - Permalien [#]

21-09-11

Crème glacée et pudding

Ce n'est pas moi qui prétendrai que l'unviers de Playboy n'exerce pas une certaine fascination sur les esprits. Et d'ailleurs ça ne me gène pas de le reconnaître : il y a une dizaine d'années de ça, j'avais découvert le téléfilm A Tale of Two Bunnies et je l'avais adoré. On y voyait deux Bunnies débutantes commencer leur formation, l'une avec succès, l'autre en tombant dans les pires excès. C'était pas le scénario le plus incroyable du monde, et, loin de là, le cast non plus (qui sait qui est Marina Black ? Voilà merci), mais j'aimais bien le contexte historique, le décor du club, l'univers de Playboy en général, en tous cas tel que dépeint dans le téléfilm qui lui aussi choisissait une époque similaire. Donc c'était cool, voilà.
Et ce n'est pas moi qui prétendrai que, 10 ans après, la fascination sur l'univers de Playboy ne fonctionne plus.

Aisu

On en était donc là et, des séries que j'attendais à peu près (genre : ah oui elle a été commandée, non ?), The Playboy Club était l'une de celles que j'attendais le plus, si ça signifie quelque chose.
Je n'attendais pas du Mad Men : pour avoir du Mad Men, je pense qu'à ce stade on est tous conscients qu'il faut regarder Mad Men. The Hour l'a prouvé (avec brio) cet été ; on peut s'inspirer de la série à succès et pour autant, tout de même su trouver son univers. J'ai hâte de voir si Erobreren aura également appris la leçon.
The Playboy Club, à sa façon, et contrairement à ce que la plupart des mauvaises langues vous diront, a aussi tiré les enseignements du succès de Mad Men sans en être une pâle copie. Il y a inspiration, c'est indéniable, et plus forte sans aucun doute que dans The Hour, mais Playboy recouvre un tel folklore, fait appel à une telle part de notre imaginaire, plus encore dans sa prime jeunesse (aujourd'hui ça ne fait probablement plus rêver que les chirurgiens esthétiques), qu'on ne peut pas juste se limiter à cela quand on aborde la série. Oui, il est certain que NBC a commandé la série à cause de Mad Men, et le pilote tourné en conséquence. Mais le pilote ne se borne pas à copier son aîné.

Alors après, je ne vais pas prétendre qu'il s'agit de ZE pilote de la rentrée. Déjà parce que pour rivaliser avec la qualité de Homeland, il faut se lever tôt. Et ensuite parce que je ne suis pas totalement stupide (non, pas totalement), et que je vois bien les limites de la série.
Mais plus le pilote avançait, plus je me suis dit que, quand même, je ne voyais pas ce qu'on pouvait lui reprocher. On peut tout-à-fait ne pas l'apprécier, surtout si on aime déjà Mad Men et qu'on a l'obsession que semblent avoir beaucoup de demander aussi bien que Mad Men sinon rien (et si déjà on arrêtait de comparer, on pourrait se détendre un peu et apprécier un peu mieux le pilote), mais on ne peut pas dire que c'est une merde, pas si on a vu Whitney, par exemple. Ou The Secret Circle. Ou... vous m'avez comprise.

Evidemment c'est un peu cliché, mais Playboy EST un cliché : on vend du cliché, quand même, à la base ! Et bien-sûr, cette histoire d'homicide est un peu cousue de fil blanc parce qu'on sent que c'est un prétexte pour lier la nouvelle Bunny au séduisant héros. Et alors ? Vous croyez qu'une intrigue de Grey's Anatomy, où dés le début on a droit à un "comme par hasard...!", était moins téléphonée ? Mais on s'attachait aux personnages, au contexte, aux histoires (ou pas) (ou plus, dans mon cas ; j'ai pas été très loin).

On est avant tout là pour visiter les coulisses du club, assister à la genèse de Playboy, les premières fêtes dans le Manoir Playboy, les costumes, l'ambiance musicale de l'époque. On veut juste tâter les oreilles et les petites queues soyeuses plutôt que de regarder éberlués des lèvres et des nichons démesurés sur du papier glacé qui n'a plus rien de frippon. On veut revivre la légende. On veut avancer avec les Bunnies, parce qu'outre le petit derrière qui frétille, c'étaient de jolies histoires de femmes, là où Mad Men est quand même plus un univers d'hommes (ce qui n'empêche pas les beaux portraits de femmes, bien-sûr).
Les histoires de mafia, l'apprentissage des Bunnies, les fêtes folles, les clients qui tentent d'être discrets, les inévitables coucheries, les jalousies, les secrets... c'est bien aussi. Il n'y a rien de honteux. Il n'y a rien de piteux. Il n'y a rien de génial, ah ça on est d'accord, mais ce n'est pas plus crétin que les centaines de séries policières photocopiées qui débarquent chaque année sur les écrans (mon programme ce soir : tenter Unforgettable).

C'est un milieu original, que dis-je original, unique. Je ne vois pas pourquoi j'en demanderais plus à une série qui peut, si on le lui permet, me fournir du divertissement sympathique et rétro sans faire honte au monde de la télévision, simplement parce qu'elle a pensé que pour voir le jour, il fallait surfer sur la vague d'une série encensée par la critique. On a eu pléiade de séries policières qui l'ont fait pendant la décennie précédente et on ne leur en a pas tenu rigueur pour si peu. Je trouve vraiment exagéré le lynchage auquel j'assiste depuis quelques jours ; ou alors je lis pas les bonnes reviews.

Non, The Playboy Club n'est pas le meilleur pilote de la rentrée, loin s'en faut. Mais ce n'est pas le pire non plus, là encore loin s'en faut. Je regarderai le temps que ça durera, dussè-je être la seule.

Et pour ceux qui manquent cruellement de cul-ture : la fiche The Playboy Club de SeriesLive.

Posté par ladyteruki à 21:37 - Review vers le futur - Permalien [#]
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