ladytelephagy

Purple is the new black. Un blog qui parle de séries, c'est devenu assez habituel. La question, c'est : de quelles séries ? Séries méconnues, séries anciennes, séries japonaises... mais aussi séries récentes ! Venez, la téléphagie, c'est contagieux !

29-06-12

Thérapie par le rire

Ce post aurait aussi pu s'intituler : pourquoi j'ai comme l'impression que je vais regarder Anger Management cet été, et comment je le vis presque bien.

AngerManagement

Parfois il y a des pilotes qu'on regarde en étant plutôt certain du sort qu'on réservera à la série... même en étant totalement ouverte en les commençant.
Dans le cas d'un procedural par exemple, je ne vais que très, très rarement me risquer à aller au-delà du pilote, car même s'il est bon, je sais que la formule va vite m'écoeurer. Et les rares fois où le pilote est effectivement bon et où je me dis que je vais faire une exception et quand même continuer, eh bien ça ne loupe pas, deux à trois épisodes plus tard, je décroche. Le procedural, j'en ai trop soupé. Même un bon n'est plus capable de me tenir très longtemps. J'ai plus la patience.

Anger Management n'a donc jamais été sur mon planning de l'été, si tant est que j'aie un planning, et j'ai regardé le pilote par curiosité plus qu'autre chose, histoire de jauger la bête. Et puis finalement, eh bah, on dirait bien que je suis partie pour regarder un peu...

Et pourtant je me fiche de Charlie Sheen comme de ma première télécommande. Autant son père est un demi-dieu, autant lui, franchement, il m'indiffère énormément. L'affaire qui a entouré son éviction de Two and a Half Men, par exemple, ne m'a pas émue, ni fait rire (même pas de façon moqueuse). D'un autre côté je n'ai jamais dépassé le pilote de cette série-là non plus, et tout bien réfléchi, je n'ai même jamais trouvé la force de regarder le pilote en entier.
En fait à mes yeux, le gros argument de la série, c'était Brett Butler. Allons, mais si, vous la connaissez Brett Butler, ne serait-ce que parce que ça fait des années que je vous parle d'Une Maman Formidable. D'ailleurs, qu'elle ait rejoint la série avait quelque chose d'éminemment symbolique puisqu'elle-même a une réputation de terreur des plateaux. Mais en même temps, comment en vouloir à cette femme si drôle ? Moi j'ai jamais pu. Et j'embrasserais le sol foulé par ses pieds si j'habitais pas si loin (mais c'est parce que je lis son autobiographie en moyenne une fois par an, peut-être). Bref, je pensais que Brett Butler serait MA raison de regarder ce pilote jusqu'au bout, ce qui dans ma tête était déjà une belle performance.

Car n'oublions pas qu'Anger Management est la tentative de FX de s'offrir un sitcom à moindre frais pour la plus longue période possible : à l'instar des séries de Tyler Perry comme House of Payne, Meet the Browns et For Better or Worse, l'idée est de prendre la température avec 10 premiers épisodes avant d'en commander après plusieurs dizaines. Qualitativement, on a déjà discuté des implications fâcheuses de ce genre de procédé (du genre à faire passer les comédies de TV Land pour des chefs d'oeuvre d'humour), et savoir qu'en plus un mec aussi peu captivant à mes yeux que Charlie Sheen allait être au centre de la série n'était pas spécialement fait pour me motiver. Qui veut se cogner pas loin de 100 épisodes avec ce type ? Heu, bon, les 13 millions de spectateurs qui étaient devant la centième de Two and a Half Men, il faut croire... mais vous voyez ce que je veux dire.

Et pourtant, Anger Management n'est pas SI mauvais. Pas tant que ça. Le démarrage du pilote est insoutenable de banalité, ça c'est vrai. Et c'est vrai aussi que les seconds rôles du groupe de parole dont le personnage de Charlie Sheen (qui, comme par hasard, s'appelle lui aussi Charlie) est le psy ne sont pas du tout intéressants. Fort heureusement, contrairement à ce que cette première partie de l'épisode va vous faire croire, la série ne s'intéresse pas du tout à eux !
Ils font quasiment de la figuration, et c'est d'ailleurs très bien comme ça, surtout quand, après la situation professionnelle du héros, le pilote se préoccupe de montrer sa situation personnelle. Là non plus ce n'est pas captivant, mais on s'occupe, notamment grâce à une apparition relativement réussie de Brian Austin Green qui fait très bien le gros connard.
C'est en fait que notre thérapeute, qui rappelons-le est spécialisé dans la gestion de la colère, pique lui-même une colère, que les choses s'excitent un peu. Déjà parce que cela met en lumière une relation avec son ex-femme qui n'est pas mal du tout (d'ailleurs c'est l'un deux personnages qui a les meilleures répliques dans cet épisode). Ensuite parce que la réaction en chaîne est intéressante à observer. Enfin parce qu'elle conduit à une très bonne scène de fin.

Car il est temps pour moi de faire mon coming out : j'ai ri devant la scène finale du pilote d'Anger Management. On me l'aurait dit 20 minutes plus tôt (et même 10 minutes plus tôt), je n'y aurais pas cru. Mais j'aime énormément le renversement qui a lieu pendant cette scène, qui doit beaucoup au scénario bien-sûr, pas si prévisible que je l'aurais pensé, et surtout à la présence de Selma Blair, qui fait vraiment des étincelles.

En plus, d'une façon générale, le pilote d'Anger Management n'est vraiment pas un épisode claustro : en montrant aussi bien la thérapie de groupe que Charlie organise à son domicile, que la chambre de sa fille, sa cuisine, la maison de son ex-femme, le bar, le groupe de thérapie en prison, et le cabinet de sa propre thérapeute, cet épisode prouve qu'il a de nombreux centres d'intérêt. C'est tellement souvent dans une série que les choses se passent toujours dans le même living, avec une ou deux scène dans une autre pièce ou au boulot si on a de la chance... ça fait un bien fou de voyager autant pendant ce pilote et de se dire que la série ne va pas sans arrêt tourner autour de la même structure. Il y a plein de choses à faire, le personnage a vraiment l'air d'évoluer dans un vrai monde, et pas juste d'être limité par la superficie du studio, vraiment ça fait du bien. Je regarde bien volontiers Happily Divorced, par exemple, mais franchement, c'est très fermé comme série de ce point de vue (quand une scène se passe dans la serre où Fran conduit son activité de fleuriste, une fois tous les cinq épisodes en moyenne, on a l'impression de voir du pays !).
Ca parait ridicule mais de voir tous ces contextes dans lesquels Charlie évolue, ça m'a donné une sorte d'espoir, ça m'a paru prometteur pour plein d'intrigues différentes. Pardon mais, tant qu'à signer pour 100 épisodes, autant être sûr qu'on sera à l'aise.

Enfin j'en sais rien. Je dis ça mais peut-être que le soulagement de ne pas avoir eu à subir un pilote totalement insupportable (juste très inégal) me pousse à penser que je vais suivre la série, et en fait je décrocherai peut-être au bout de deux ou trois épisodes. On verra. Mais si je devais choisir entre Anger Management et Whitney... non, bon j'avoue, c'est de la triche, trop facile.
En tous cas, ce premier épisode n'a pas été le total désastre annoncé, et pour une comédie dont je ne trouve pas l'acteur principal drôle ni sympathique, on pourrait presque parler de performance.

Posté par ladyteruki à 23:50 - Review vers le futur - Permalien [#]

16-08-11

Dream job

Retour au boulot après un weekend de trois jours, et alors que mon patron rentre de vacances. Adieu au pendu, au baccalauréat et à tout ce qui a occupé la 1e quinzaine d'août, pendant laquelle il n'y avait rien à faire. Fin de la rigolade. Les affaires reprennent.
Et pourtant je n'y suis pas allée à reculons, ni les épaules basses. En-dehors du fait que je dois me lever un peu tôt à mon goût, ça ne me dérange pas du tout.

Je me demande comment ça se fait.
Parce qu'on ne peut pas dire que les séries donnent beaucoup envie de bosser.

DreamJob
Déjà parce qu'on ne voit pas souvent les personnages travailler, en vrai. Dans les séries américaines, quasiment pas du tout. Dans les séries nippones, juste de quoi montrer une certaine image d'Epinal (ressemblant furieusement à un clip dans de nombreux cas).

Il y a l'école Roseanne ou Working Class. Des séries qui montrent à peu près régulièrement des personnages en train de bosser, mais pas vraiment de façon motivante. Ces personnages-là n'aiment pas leur travail, ils sont bloqués dedans pour payer leurs factures, et c'est tout. Motivation : zéro. Evidemment ya pas d'excitation intellectuelle folle à servir des sandwiches ou assembler des bouts de plastique à la chaîne, mais bon, les personnages ne sont pas obligés de se plaindre de leur boulot à longueur de temps non plus. Je sais bien que Roseanne est un cas particulier, et que la série repose sur ça pour soutenir son propos autant que Mariés, Deux Enfants, mais dans ce cas précis, admettons-le, le personnage principal n'aime pas le travail TOUT COURT. Quel que soit le boulot, ça ne va que si Roseanne peut ne rien faire (et dans ce cas-là elle se plaint que le patron est un emmerdeur, ou les clients, ou les collègues...). Mais ça fait quand même pas mal de mécontents si on ajoute les George de Dead Like Me et tous les jeunes travaillant à un moment ou un autre de la série dans un fast food quelconque (Buffy, this one's for you).

Ce n'est pas mieux dans l'immense majorité des séries comiques ou dramatiques. Quand un personnage a une profession, il n'y pose pas les pieds. Si, au début d'un épisode jusqu'à ce qu'on l'appelle et que l'intrigue commence, à la Parenthood, ou quand il y a une petite intrigue à tirer de ses relations de travail, genre Monica dans Friends. On ne le verra jamais aller au boulot et y passer du temps juste parce que ça fait partie de sa vie (8 à 10h par jour seulement, en plus). On part probablement du principe que ça va ennuyer le spectateur. Je trouve au contraire que ce serait, une fois de temps en temps (je ne dis pas dans TOUTES les séries), une bonne façon d'explorer le personnage, son caractère, son background même. Mais c'est comme si on cherchait des personnages auxquels s'identifier le plus possible, sauf sur le boulot. On ne veut pas entendre parler de travail. Les personnages gagnent leur vie par l'opération du Saint Esprit. C'est comme si une cigogne venait leur apporter leur chèque à la fin du mois.

Pour finir, il y a les séries se basant sur un univers professionnel, et là, difficile d'échapper à l'univers du travail ! Mais quand on y regarde de plus près, ces séries-là ne parlent pas souvent du monde du travail lui-même.
Déjà il faut retirer toutes les séries policières, qui parlent en général seulement des enquêtes elles-mêmes, et pas de l'ambiance de travail, des rapports avec la hiérarchie ou tout simplement de l'accomplissement qu'on ressent ou non (à l'exception de la franchise Law & Order, et encore, à des degrés divers selon la série). Ces angles sont le plus souvent cantonnés à 2mn dans un épisode trois ou quatre fois par saison, et après on n'en parle plus. Dans Les Experts, c'est ce qu'on décide de considérer du character development, faut de mieux dans 99% des épisodes (et puis soudainement arrivent les sweeps ou la fin de l'année, et là on s'inquiète un peu et dans ce cas le character development s'intéresse à la vie pseudo-personnelle d'un personnage ou deux).
Les séries médicales ou judiciaires ont souvent ce même problème, en particulier sur le long terme ; la première et éventuellement la deuxième saison parlent du degré de fatigue des personnages, de leur engagement dans le travail, de l'impact des cas rencontrés sur leur moral, et puis au bout d'un moment, bon, on repart sur les histoires persos, ça va bien maintenant. Et puis admettons-le, combien d'entre nous vont devenir chirurgien ou avocat ? Tout ça, c'est par soucis de dramatisation, mais pas du tout parce que le milieu va soudainement nous sembler familier. C'est une espèce d'exotisme de proximité : les personnages vont travailler, mais ils ne font pas un travail dans lequel la majorité de la population va se reconnaître.
Restent donc les séries qui sont bien obligées de passer du temps au travail. Et on doit reconnaître que ce sont le plus souvent des comédies qui s'en chargent le mieux, genre évidemment The Office, Outsourced ou Better Off Ted, ce qui n'est pas fait pour donner vraiment envie de bosser.

Je sais que je suis épouvantablement réac, je le sais, mais au nom du ciel, mais quelle série faut-il regarder pour apprendre à aimer le travail ? Pour apprécier ses collègues ? Pour montre ce que c'est vraiment que de démarrer ? Je n'en vois aucune.
L'autre jour sur Twitter, l'une des personnes que je suis, apparemment assez jeune et venant de commencer dans un nouveau boulot, disait sa déception d'avoir fait une bourde pour son premier jour. Je trouverais ça cool que, de la même façon que des séries accompagnent les ados pendant leurs vie au collège ou au lycée, et même à la fac, dans des situations diverses (en cours, en famille, entre amis, au sport...), il y en ait une que cette personne puisse regarder pour se dire "nan mais, des bourdes, on en fait tous en début de carrière, ça ira mieux avec le temps". Et pas forcément en mettant en jeu la vie d'un patient ou en envoyant un innocent en prison.
Des séries pour apprendre à explorer des choses variées, il y en a plein. Il y a des séries qui parviennent à me donner envie de vivre différemment, de vivre une histoire d'amour, de vivre des aventures, de vivre ailleurs... pour donner une idée sensible du monde du travail, je suis désolée, yen a pas.

Quand tu es personnage de série, ton boulot, soit tu le détestes parce qu'il est minable, soit tu t'y adonnes corps et âme parce qu'il fait partie des "nobles" professions qui dirigent la société. C'est comme si tous les spectateurs étaient des mères juives qui veulent que leur personnage favori soit médecin, ou avocat (parce que POTUS, c'était déjà pris), sinon c'est la misère.

Quand j'étais ado, je regardais Friends en me disant qu'avoir 30 ans, c'était avoir des dates et se retrouver entre copains. Je ne me disais pas qu'avoir 30 ans, ça pouvait être analyste financier (ou peu importe la profession qu'exerçait Chandler, d'ailleurs le flou autour de sa profession en dit long). En fait, je fais mentalement le tour des séries que je regardais, que mes camarades regardaient, que ma soeur regardait... pas moyen de trouver une seule série qui essaye de donner envie d'aimer le boulot. Ce ne devrait pourtant pas être une fatalité.

Alors je sais bien. Une série n'a pas forcément pour rôle d'être pédagogique, et je suis la première à le dire. Mais sans aller jusque là, pouvoir se reconnaître dans le monde du travail, ça peut être l'objet d'une série dramatique sans aller jusqu'au prêchi-prêcha. Et d'ailleurs à l'origine, les séries policières avaient pour vocation de donner une bonne image des flics aux spectateurs, et ça a bien marché. Pourquoi on ne ferait pas la même chose avec des séries sur le monde du travail au lieu de toujours caricaturer ce que c'est que de bosser dans un milieu qu'on n'aime pas ?
D'ailleurs ça me donne l'impression que la plupart des séries s'adressent aux adolescents tant qu'ils vont en cours (collège, lycée, fac), puis ensuite, propose des personnages dans le monde du travail, comme s'ils y étaient entrés le plus naturellement du monde. Il n'y a rien entre les deux ?

Et puis, allez, je me doute... Les séries vont quand même pas prêcher contre leur paroisse ! Les gens qui aiment bosser, je suppose qu'ils ne sont pas censés aimer les séries, ils n'en regardent pas ; normal, ils sont au boulot ! Non ? C'est pas la logique ? On dirait que ça l'est, en tous cas. La symbolique derrière tout ça me laisse perplexe.
Je devine bien que les gens ne regardent pas forcément des séries pour qu'on leur rappelle leur quotidien pas marrant. Mais ça dépend des séries, parce qu'il y a aussi des gens capables de regarder Oz pendant plusieurs saisons, comme quoi les choses pas marrantes, quand c'est bien fait, ça peut être captivant. Je refuse de croire que tous les gens qui regardent des séries le font uniquement pour se vider la tête, ou alors il faut m'expliquer le succès de plein de séries. Parfois on veut du glamour, parfois on veut se sentir concernés. C'est le cas pour plein de thèmes : la famille, l'amour, l'amitié, l'argent...

Mais jamais je ne me sens concernée professionnellement dans une série. Jamais je ne me dis que ça me concerne et que ça reflète quelque chose de vrai (quitte à ensuite le détourner à des fins dramatiques). Parce que je fais partie de ces gens qui aiment bosser, qui apprécient (la majorité) de leurs collègues et même leur boss, et que les séries ne veulent pas parler de ça, des gens qui aiment bosser non pas parce qu'ils font un métier incroyablement utiles à la société (médecin, avocat, flic, reaper...), mais parce qu'ils ont l'impression de s'accomplir eux-mêmes. C'est gratifiant de gagner sa vie (quand on le peut), et c'est gratifiant de savoir qu'on fait quelque chose d'utile ou à peu près.
Où est la série qui me rappelle ce que c'est que de commencer dans un métier ? D'apprendre progressivement les codes implicites de la vie au travail ? De gagner son premier salaire ? De vivre en communauté dans un bureau, un service ou une entreprise où les gens s'entendent bien ? Je trouverais ça vraiment cool qu'une série me rappelle que bosser, ce n'est pas juste un boulet que je dois trainer pour payer mon loyer, mais aussi une façon d'être quelqu'un, d'exister. Je ne fais pas le métier le plus passionnant de la Terre. Je ne fais même pas le métier que j'aurais voulu. Je ne suis certainement pas considérée comme un pilier de la Nation quand je le fais. Mais ça fait quand même du bien de se sentir utile, et d'être payée à quelque chose que je sais bien faire. Pourquoi aucune série ne m'encourage jamais à ressentir ça ? Pourquoi le boulot, c'est soit le bagne si c'est un "vrai" métier, soit un sacerdoce si c'est un métier "utile" à la communauté ? Il devrait y avoir quelque chose au milieu.
Quel genre de message les séries envoient-elles sur le travail ?

Je regardais Julie Taylor commencer à penser à son avenir. Ca fait une saison, un peu plus, que je vois la plupart des personnages de Friday Night Lights envisager leur avenir. Mais aucun de ces personnages n'a envie de travailler dans quoi que ce soit, ils n'ont aucune envie, aucun objectif. Je ne suis pas très étonnée qu'ensuite ils pètent un câble pour avoir livré la pizza de trop et qu'ils prennent le large. Je ne suis pas très étonnée qu'ils plaquent l'université au bout de deux cours. Moi aussi j'aurais envie de tout plaquer si j'avais l'impression que ma vie ne rimait à rien. Est-ce que dans la série, personne ne va leur expliquer qu'il y a un travail qui pourrait leur plaire ? Une alternative aux dead-end jobs, et un but derrière les heures passées le cul vissé sur les bancs de la fac ? Ils ne résoudront pas forcément d'enquête complexe, ne feront pas nécessairement un triple pontage coronarien dans le couloir des urgences avec un stylo-bille, et ne remettront pas forcément la Constitution en question devant une haute Cour. Mais il y a quand même quelque chose d'autre entre ça et faire des petits boulots sans intérêt, non ?

C'est la réac en moi qui dit ça, et je le sais bien. Mais je me dis que s'il existait une, juste une série comme ça, qui donne envie de mener sa vie professionnelle au mieux, de comprendre ce qu'on peut tirer d'un boulot au niveau personnel et humain, et pas juste financier pour subventionner les cafés au Central Perk... je sais pas, on pourrait peut-être aussi en sauver quelques uns de l'autre côté de l'écran. Vous savez ? Côté canapé.

Posté par ladyteruki à 21:42 - Série de valeurs - Permalien [#]

03-06-11

Time machine

Comme en ce moment je suis le nez jusque là dans les cartons (hélas pour l'instant je ne sais pas où ils iront, mais bon, au moins ils seront prêts pour quand je pourrai enfin décamper), j'avais besoin de pouvoir regarder quelque chose qui puisse se suivre sans sous-titres. En attendant que mes coffrets de Gilmore Girls m'arrivent, exit donc Mesudarim, et évidemment hors de question s'envoyer du dorama derrière la cravate, j'ai donc opté pour une série qui réponde à ce critère de langue, mais aussi qui me fournisse de nombreuses heures de divertissement, puisque mes 800 VHS et mes Dieu-seul-sait-combien DVD ne se mettront pas en boîte en une heure, et qu'il y a aussi tout le reste à trier. Mais pourquoi garde-t-on toutes ces fiches de paie, bordel ?!

Bref tout ça pour dire que je me suis lancée dans une intégrale de Roseanne, ou disons intégrale de ce que j'ai vu que j'ai jamais que les 4 premières saisons, youpi chouette j'ai plus qu'à acheter la suite en import et d'ailleurs je vais ptet m'y mettre, rapport aux posts précédents, bref.
Intégrale de Roseanne, donc.

RoseanneFamily
Jusque là, Roseanne, c'était au coup par coup. Un épisode ici, un épisode là... histoire de rire un peu mais pas franchement avec l'idée de se faire une intégrale, juste d'apprécier les nombreuses perles qui émaillent cette série si finement drôle et toujours d'actualité (on a déjà eu l'occasion d'en parler plusieurs fois, donc vraiment, suivez les tags, c'est pour votre bien, ya même un pilote qui s'y balade).
Vraiment, le concept d'intégrale, ça change tout. Regarder (ou, je le confesse, écouter) les épisodes à la suite, et découvrir les auto-références que je n'avais jamais captées avant, pas forcément appuyées mais non moins appréciables... On a beau savoir que ce sont deux démarches totalement différentes, là je me prends de plein fouet les effets de l'intégrale, où l'ont sent certains sujets comme étant plus sensibles que quand on a vu les épisodes à plusieurs jours, voire semaines, d'intervalle.

Et du coup, au lieu de simplement profiter gentillement de l'épisode, je me plonge dans le charme anachronique de la série et je n'avais pas vraiment réalisé jusque là à quel point ça pouvait être quelque chose de si efficace pour retourner dans les années 80.
Alors attention, à partir de là, ceux qui sont nés dans les années 90 vont être un peu désorientés, mais je vais vous parler d'un temps que les moins de 20 ans, tout ça tout ça.

Il se dégage de Roseanne une atmosphère qui me ramène en enfance. Et pourtant ma famille n'avait rien à voir avec les Conner, mais on sent que c'est, déjà, le témoignage d'une autre époque. L'état d'esprit est foncièrement différent. On retrouve l'atmosphère moins parano, moins hygiéniste aussi. On réalise qu'il y a eu depuis des évènements qui ont changé notre société.
De toute évidence, il y a les vêtements, les coiffures, les accessoires, les jouets, tout ce qui semble totalement s'inscrire dans cette époque révolue. Bien-sûr. Mais c'est tellement bien plus. Je respire totalement l'air des années 80. Et c'est d'autant plus troublant qu'elles n'ont pas du tout ressemblé aux soirées ciné et aux dîners bruyants de la série. C'est vraiment l'empreinte d'une époque plus que le portrait factuel des "moeurs" de cette décennie.

C'est le genre d'expérience, entre la trouble nostalgie et le plaisir téléphagique pur, qui me rappelle pourquoi j'ai tant de mal avec les séries historiques. Comment une série tournée aujourd'hui pourrait-elle saisir tout cela ? Ce serait forcément avec une profusion exagérée d'accessoires et de couleurs et de jeans troués et de gros blousons, non en fait j'en sais rien mais ça ressemblerait forcément à de la caricature, comme le font les séries supposées se dérouler dans les années 70 et qui en fait sont "trop" dans les années 70, il fallait juste se calmer sur la reconstitution et essayer de saisir l'air du temps.
C'est le genre d'expérience qui, par association d'idées, me rappelle pourquoi j'ai du mal à me mettre devant Life on Mars, par exemple.

Parce que Roseanne est bien plus qu'un sitcom, c'est une série dans laquelle tout de suite on sent une grande authenticité et où on n'a pas l'impression d'être là juste pour quelques gags ou répliques bien senties. C'est peut-être la raréfaction des séries dont les personnages travaillent en milieu ouvrier (Une Maman Formidable en était une autre, et j'aimerais bien que les DVD finissent par sortir d'ailleurs) ; aujourd'hui quand on veut montrer des travailleurs pauvres, on ne montre plus que des vendeurs, comme l'a tenté Working Class (que je regretterai un peu mais qui est loin de toucher la même corde sensible, reconnaissons-le). Peut-être que la société a trop changé pour qu'on ait des personnages qui travaillent de leurs mains (pour autant que je réfléchisse, seuls les Chance de Raising Hope sont dans ce cas aujourd'hui)

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Roseanne de SeriesLive.

Posté par ladyteruki à 12:46 - Telephage-o-thèque - Permalien [#]

16-05-10

J'ai ri, tu ris, elle rira

Contrairement à certains posts de ces dernières semaines (pour ne pas dire tous), aujourd'hui, je vais parler de choses drôles.
Non, je voulais vous faire une fausse joie, aujourd'hui je vais en fait parler d'humour.

Car ce que j'ai vu ces derniers jours (y compris en matière de cinéma) était plus léger que précédemment, mais aussi... plus vieux. Et lorsqu'on en arrive au stade où on s'enfile une moitié de saison des Craquantes (eh oui, encore elles) en trois-quatre jours, je crois qu'on peut tenir pour acquis que je trouve drôles des choses plutôt datées. Et c'est un euphémisme quand on sait que je me suis aussi enfilé ce weekend un vieil épisode de SNL, et par vieux cette fois je veux dire : des années 70, ainsi que le DVD best of de Gilda Radner (oui, j'ai même commencé à regarder les best of, c'est dire si vous avez peu de chances d'être tranquilles même maintenant que la saison de SNL s'est finie hier soir). Entre deux vieux SNL, et deux vieux épisodes de sitcoms, je me suis aussi enfilé l'autobriographie de Brett Butler (pour ceux qui aiment tripoter mes tags, c'est l'actrice principale d'Une Maman Formidable).

Rien de récent. Tout de drôle.

Cet après-midi j'ai passé un peu de temps avec l'une de vous (qui, peut-être, un jour, se sentira le courage de ne plus faire partie de la majorité silencieuse, et commentera un post...), et outre Soldier's Girl, nous avons regardé de nombreux extraits de SNL que j'avais sur moi (comme par hasard). La plupart de ces sketches n'ont pas plus de 10 ans (ce qui n'est déjà pas si mal, à bien y songer), mais il y en a aussi quelques uns qui sont tirés de best of divers, d'émissions spéciales, et qui sont situés dans la première ère de l'émission, avec la première équipe, soit entre 1975 et 1980 (j'ai par contre un mal de chien à me procurer des émissions entre 80 et 2000, à l'exception de deux ou trois dans les années 90... l'appel est lancé).
Chaque fois que je la voyais cliquer sur un extrait ancien, je surveillais sa réaction, me demandant si elle allait rire. Parfois, la présentation que je lui en faisais avant même qu'elle lance la video éliminait toute possibilité de tester sa réaction avec l'innocence de la découverte ("tu vas voir, c'est incroyable, drôle et touchant à la fois, et sans une ligne de dialogue, incroyable, magique !"... laisse peu de place à une réponse pessimiste), mais parfois je me taisais, signalant simplement la date, et guettais.

Parce que dans le fond, je crois que le fait que ce soit "vieux" me semblait un obstacle. Et je me suis demandé pourquoi.
Pourtant ce ne me semble nullement être un obstacle, quand moi je m'enfile plusieurs saisons des Craquantes, ou, comme c'est arrivé par le passé, de Three's company (je vous ai bien cassé les pieds avec cette série, quand je me la suis enfilée, hein ? Je vois ça aux tags). Des séries ayant environ mon âge (j'avais presque trois ans quand Les Craquantes ont vu le jour) ou plus vieilles que moi. Et là ça ne semble pas être un inconvénient.
Mais quand j'essaye de faire découvrir des choses aux autres (ce qui, admettons-le, est certainement la chose que j'aime plus faire au monde juste après découvrir moi-même ces choses), j'ai l'impression que c'est la chose la plus rébarbative au monde.

Il me semble acquis qu'une série dramatique sera intemporelle, mais qu'une comédie, quelle que soit sa forme, se défraichit avec le temps. Mais ce n'est peut-être que moi.

Pourtant, toutes ces émissions et séries drôles... elles me semblent l'être encore aujourd'hui, finalement et contre toute attente. Après tout, je ris, mon amie rit, c'est que ça doit encore fonctionner. Ou alors nous sommes bon public ?

Peut-on rire de choses qui faisaient rire la génération précédente ? Un même humour peut-il fonctionner de la même façon quelle que soit l'époque ? J'ai envie de penser que oui après cet après-midi, cette journée, ce weekend, ces derniers jours passés sous le signe de la comédie datée. Mais quelque chose me dit que ce n'est pas si facile.
Peut-on rire de tout... même si c'est vieux ? Est-ce accessible pour tout le monde ou cela dénote-t-il déjà d'une certaine ouverture d'esprit, d'une curiosité qui ne se laisse pas refroidir juste parce que c'est vieux, et que ça se voit ?

Pour répondre à cette question, je vais procéder à une expérience scientifique et pour ce faire, je vais avoir besoin de votre aide et donc de votre active coopération : voici un extrait de Saturday Night Live issu du best of de Gilda Radner, où l'on peut aussi voir John Belushi, et donc situé dans un épisode tourné entre 1975 et 1980. Visiblement, ça a fait rire les spectateurs en son temps, donc on va voir si ça marche encore de nos jours...
Si vous riez, levez simplement la main.

Lavomatic

PS : le gag ultime de ce post sur l'humour, c'est que je l'avais laissé en brouillon, convaincu qu'il était posté avant minuit, et en fait non. Pour me punir je l'ai donc antidaté à 23h59, que ça me serve de leçon. Pfffiu, bien failli ne rien poster aujourd'hui moi avec mes conneries.

Posté par ladyteruki à 23:59 - 3615 My (So-Called) Life - Permalien [#]

24-02-10

Ma came

"Je suis un alcoolique. Je ne prends pas qu'un seul verre. D'ailleurs, je ne comprends pas qu'on puisse prendre qu'un seul verre, je ne comprends pas qu'on puisse laisser un demi-verre de vin sur la table, je ne comprends pas qu'on puisse dire "merci, ça suffit"... Comment peut-on se lasser d'une telle sensation ? Comment ne pas avoir envie de la ressentir plus longtemps ? Moi mon esprit ne fonctionne pas comme ça."
(Leo McGarry, A la Maison Blanche - 3x10 : Bartlet pour l'Amérique)

Bon, je vais être franche avec vous, je viens tout juste de découvrir l'existence des PRISM Awards, via la news du site Le plus en séries. Et encore, même là c'est un hasard, puisque je ne lis jamais ce site d'ordinaire (vu que je ne pratique pas les sites qui ne proposent que des news). Pourtant, le sujet me captive, mais enfin force est de constater que ce n'est pas l'award le plus discuté sur les sites et blogs consacrés aux séries. En tous cas, c'est comme ça que j'ai appris qu'il y avait d'autres personnes que moi qui trouvaient qu'on ne parlait jamais assez de personnages au comportement addictif. Vous voulez qu'on recompte le nombre de fois où je vous ai parlé de Rude Awakening ? Voilà, CQFD.

RudeAwakening

Pour ceux qui, comme moi pour le coup, manquent cruellement de culture, voilà un bref topo : les PRISM Awards sont remis aux œuvres traitant de la consommation abusive de substances comme l'alcool, les drogues, le tabac, les médicaments... Ce qui, en gros, constitue le cast de ma série idéale, si vous voulez. Il n'y a pas que les séries qui peuvent être récompensées, mais comme je suis téléphage avant tout (bien que je fasse des expériences), je vais faire comme si.

Donc comme toujours dans ces cas-là, j'ai fait un peu de lecture, histoire de rattraper mon retard, et je dois reconnaître que bien des séries récompensées font déjà depuis longtemps partie de mon tableau de chasse. Alors je vous ai préparé un petit florilège de mes vainqueurs préférés...

1997 - Winner
Une Maman Formidable - 4x12 : Un Noël mouvementé
Je ne pense pas avoir vu cet épisode mais il faut quand même dire que la série n'a jamais reculé devant les thématiques sur la boisson. Rappelons qu'à la base, l'héroïne Grace est une ancienne alcoolique, qui a cessé de boire quand elle s'est séparée de son ex-mari, qui la battait sous l'effet de la boisson. Oui, c'est un sitcom, pourquoi cette question ?

2001 - PRISM Commandation
Rude Awakening - 3x02 : Putain de soirée
L'absence de cette série dans le palmarès des PRISM Awards aurait été un scandale. Et pour avoir vu cet épisode, plusieurs fois qui plus est, je peux vous garantir que ça méritait franchement de gagner un trophée. Voir Billie s'engueuler avec son miroir dans la salle de bains, alors qu'un type l'attend dans la chambre pour s'envoyer en l'air afin de pouvoir gagner sa dope, franchement, tout le monde n'aurait pas osé. Faudrait que je me le revoie, cet épisode, puisqu'on en parle.
Titus - 2x19 : L'intruse
C'est pas forcément le meilleur épisode de la série. Et je pense qu'il y en a d'autres qui valent au moins autant sur cette thématique que ce petit épisode avec une ado mal embouchée. Je pense notamment à l'épisode d'intervention, au cours duquel la famille Titus tente d'aider le patriarche... à se remettre à boire. L'effet de cynisme fonctionnait bien mieux.

2002 - Winner
The Division - 1x22 : Dérive
Je n'ai pas encore abordé cette série ici (il faut dire que sa réputation discrète et ses diffusions rares n'aident pas), mais il y a bien des choses que j'avais aimée dans The Division, et notamment le personnage de Jinny, alcoolique notoire qui mettait régulièrement sa carrière voire sa vie en péril à cause de son addiction. Le personnage était un peu une Billie Frank sans l'humour, très touchante mais en même temps beaucoup moins facile à prendre en affection, ce qui est quand même vrai de la plupart des alcooliques, disons-le.

2005 - Meilleur arc - Winner
Jack & Bobby - La rentrée / Le discours de minuit / Frères ennemis
Ah bah, en voilà une autre de série méconnue et hélas trop peu traitée y compris dans ces colonnes. En plus, ça irait vite de se la refaire, cette série, je vais y repenser sérieusement, tiens. Il faut dire que tout un axe tournait autour du fait que la mère de Jack et Bobby avait du mal à se passer de son herbe, chose que même son fils adolescent ne vivait pas aussi bien qu'on le croit. Ce n'était pas tant la qualité d'écriture de cet axe que la prestation de Christine Lahti qui impressionnait beaucoup. Non mais vraiment, plus j'y pense plus je me dis que je vais ptet me refaire une cure de Jack & Bobby.
Le Protecteur - Hallucinations / Amende honorable
Avant The Mentalist, il y avait Le Protecteur. L'acteur principal était tout aussi bon à baffer, mais au moins ça s'expliquait par le scénario, puisque Nick Fallin était pris la main dans le sac de dope dés le pilote, et ce petit avocat riche se trouvait à prendre en charge des affaires pro bono pour le service de l'enfance de la ville. Je me souviens avoir dévoré cette série sur TF1, et avoir eu plusieurs fois des envies de meurtre à cause de ce crétin de Nick, complètement apathique. Mais le fait est que du coup, son addiction était un acte fondateur de la série et de nombreuses intrigues personnelles.

2006 - Meilleur arc - Winner
Reba - Help Wanted / Hello, my name is Cheyenne / Where there's smoke / Best lil'l haunted house in Texas
Outre plusieurs mentions, la série a remporté en 2006 une victoire méritée. L'axe de l'alcoolisme est d'autant plus impressionnant que Reba est un sitcom familial qui très souvent (même si pas toujours) se cantonne au politiquement correct, avec des intrigues classiques et un dénouement où tout est bien qui finit bien. Et là, Cheyenne qui devient alcoolique, vlan. C'est du lourd. Et si au début, la série a réagi par l'humour, au final le traitement a bien mérité cette récompense.

2008 - Meilleur arc - Nomination
Rescue Me - Coups de blues / Les héros du 11 Septembre / Amende honorable / Dieux et fantômes / Un match, une vie
Il est difficile de parler d'alcoolisme sans mentionner Rescue Me ! Je n'ai pas encore vu ces épisodes (mais maintenant que j'ai le DVD ça ne devrait plus tarder) mais je ne doute pas, s'ils sont dans la même veine que ce que j'ai déjà vu, qu'ils retranscrivent des problématiques sur l'alcoolisme de façon très honnête.

2009 - Meilleure performance dans un drama - Winner
The Cleaner - Benjamin Bratt
Sincèrement, je suis déçue. The Cleaner, bien qu'ayant parfois reculé devant l'obstacle, a quand même le mérite d'avoir fondé une série toute entière sur le principe de l'addiction et de la façon dont on peut s'en libérer. Ou tout du moins essayer. L'effort est colossal, même si légèrement opportuniste venant d'une chaîne qui diffuse en parallèle de la real tv sur le même sujet. En tous cas ça méritait plus qu'un simple coup de chapeau à Bratt. Pour 2010, The Cleaner n'est nommé que pour un épisode (cf. Le plus en séries). C'est pas normal non plus...

TheCleaner

Vous aurez noté que pour une ou deux récompenses attribuées ("winner"), les PRISM Awards soulignent aussi d'autres efforts ("PRISM commandation"), moindres mais notables tout de même, et régulièrement on trouve des séries comme Les Anges du Bonheur ou Promised Land dans ces citations, ce qui n'étonnera que ceux qui n'ont pas encore lu mon plaidoyer pour réhabiliter ces deux séries, dont pour une fois on va se rappeler l'existence. Urgences a également été de nombreuses fois cité par les PRISM Awards, à raison puisqu'entre les patients et les intrigues de Carter ou Abby, on peut dire que la série a su explorer cette thématique plusieurs fois, avec le talent qui était le sien.
Récemment, j'ai eu envie de redonner sa chance à Saving Grace qui m'avait déçue, mais bon, le temps passe et parfois on change d'avis, ou simplement on est plus réceptif. Vais ptet m'occuper de revoir ce pilote quand j'aurai fini ma rétrospective Jack & Bobby...?

Mais globalement, les séries qui abordent plus spécifiquement ces problèmes d'addiction sont souvent en bonne place parmi mes préférences. En fait, je crois que si je suis sensible à ce sujet, c'est essentiellement parce que je m'y retrouve ; d'une addict des séries aux addicts de séries, il n'y a pas loin, après tout...

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture (comme moi avant de me pencher sur le sujet) : la liste des gagnants des PRISM Awards.

Posté par ladyteruki à 00:07 - 3615 My (So-Called) Life - Permalien [#]


11-01-10

Hit the wall, Jack

Imaginez une série qui soit précédée de sa réputation, en des termes peu flatteurs. Genre :
- il y a un lapin en peluche qui parle dedans
- c'est un mauvais remake de Mariés, Deux Enfants
- elle a été classée par TV Guide comme la 30e plus mauvaise série de tous les temps
Après ça, étonnez-vous que ma curiosité ait été piquée...

Unhappily

Pourtant le pilote d'Unhappily Ever After n'est pas si mauvais. Au point que c'est quasiment une déception. Bon, si, effectivement, les deux premiers points ont tendance à se vérifier. D'ailleurs pour commencer, le décor est exactement le même. On pourrait se dire que c'est parce que ça a été tourné dans le même décor, mais non, non pas du tout, parce que Mariés, Deux Enfants était toujours en cours de diffusion à l'époque où Unhappily Ever After a été lancée ! C'est donc un acte délibéré !
Outre le décor, il y a la famille : le fils sans succès auprès des nanas, la fille totalement superficielle... et évidemment les vannes entre époux.

Non, entre ex-époux. Et c'est là ce qu'on trouvera de plus original, d'ailleurs. A contrario de ce bon vieux Al qui a signé pour l'éternité avec Peg, Jack et Jennie ont divorcé. Ou plutôt, Jennie a viré Jack de la maison familiale. L'ambiance dans la famille étant ce qu'elle est, les enfants ne sont pas spécialement traumatisés.
"Hey papa, où tu étais ?
- Ta mère m'a foutu dehors il y a deux semaines.
- Sans déc' ? Eh bah... à plus.
- Salut papa !
- Salut mon bébé... euh, tu savais que j'étais parti, n'est-ce pas ?
- Papa, je suis tellement égocentrique que je ne m'étais même pas rendue compte que tu es là maintenant."
Vous voyez le tableau.

Comme vous le voyez, la dynamique familiale ne fait que confirmer les soupçons de paternité avec la série de la FOX. Et les quelques références à connotation sexuelle (en général assez négatives, genre : "si je t'avais pris quelque chose, je te l'aurais rendu !"/"comme ma virginité ?"/"vois ça avec un autre ma belle") ainsi qu'aux moyens financiers limités du paternel sont de taille à effectivement laisser persister l'impression.

Mais c'est la lecture de Wikipédia qui m'a convaincue pour l'histoire de la 30e série la plus mauvaise de l'histoire de la télévision... Je résume, accrochez-vous...
Le principe, c'est que la mère, Jennie, était sur le point de commencer une nouvelle vie suite à son divorce, mais au bout de quelques épisodes la série a été réécrite pour que le père, Jack, désormais quasiment à la rue (dans un appartement qui ressemble plus à un taudis qu'à la garçonnière de Gary Unmarried), commence à développer une schizophrénie qui lui fait imaginer que Mr Floppy, le lapin en peluche que son fils lui a donné, parle. C'est pas fini. La mère de Jennie, qui apparait dés le pilote ainsi qu'au générique, finit la première saison en mourant et en étant brûlée au fond du jardin (je crois que ça veut dire que l'actrice n'avait pas l'intention de revenir. Encore que, ça veut rien dire, attendez). Il en reste. Au bout de trois saisons, réorientation de la série pour mettre en valeur Nikki Cox, qui interprète la fille et qui commençait à avoir la côte. De plus en plus d'épisodes se déroulent au lycée puis à la fac, et les scénaristes tuent Jennie devenue inintéressante, mais les audiences chutent et Jennie est ressuscitée quasiment par décret ! Après son retour, elle devient lesbienne et s'enfuit avec une femme, et là comme l'actrice avait vraiment claqué la porte, on n'en a plus reparlé. On est presque arrivés. Du coup, Nikki Cox reprend la vedette avant de signer pour une autre série (Nikki), ce qui provoque l'arrêt de la série. Dans un final qu'on ne peut qu'imaginer époustouflant, Jack se débarrasse de Mr Floppy qui meurt, avant de se raviser et ressusciter le lapin en peluche (décidément, c'est une manie).
Sans déconneeeeeeeeeeer ?!

Quand on sait tout ça sur Unhappily Ever After, on comprend difficilement que la série ait survécu pour 100 épisodes. De nos jours, la plupart des chaînes arrêteraient les frais bien avant que l'humiliation ne soit aussi complète et totale. On se demande comment il est possible de faire pire.

J'ajoute qu'on trouve pas mal de têtes connues au générique de la série : Geoff Pierson (que je connais depuis Une Maman Formidable et dont je suis incapable de dire du mal), Nikki Cox donc (faisant ce qu'elle sait faire de mieux : être rousse et aguicher), mais aussi Justin Berfield (pré-Malcolm, dans un rôle quasiment à la Dewey d'ailleurs). Et puis, je soupçonne aussi que Debra Messing ait été figurante dans le pilote, cachée sous cette perruque blonde.

DebraUnhappily_1 DebraUnhappily_2

Mais on n'en aura probablement jamais la confirmation...

Reste que d'une certaine façon, j'ai reçu une grande leçon de télévision avec cet épisode, confirmant le dicton célèbre qui dit, notamment quand on regarde un sitcom navrant : "tu crois que ça pourrait être pire, dis-toi qu'il y a forcément une série où ça l'a déjà été". Hm ? Vous dites ? Cet adage n'existe pas ? Maintenant, sa nécessité est prouvée.

Et pour ceux qui manquent de culture... SeriesLive n'a pas osé en faire de fiche, dites donc.

Posté par ladyteruki à 17:31 - Telephage-o-thèque - Permalien [#]

27-09-09

Sois vieille et tais-toi ?

The New Adventures of Old Christine, In the Motherhood,  Weeds... qu'est-ce que ces séries nous ont appris ? Rien, visiblement, puisqu'avec Cougar Town nous allons à nouveau tenter de compatir à la vie décidément tragique dans une gigantesque maison cossue de banlieue friquée. Et dire qu'à une époque je trouvais le contexte de Desperate Housewives original.

Cougar
Cougar Town - parce que rien ne fait autant pitié qu'une femme encore fraîche dans une maison avec piscine

Dans le rôle de la pauvre femme à plaindre : Crouteney Cox et son sourire qui fait peur aux enfants. Et tout-à-fait entre nous, si la toute première scène du pilote était sympathique sur le papier, quand on voit l'actrice, on se dit que ce ne sont ni ses bras, ni son ventre, ni ses cuisses, qui devraient l'inquiéter sur l'âge de son corps. En même temps elle ne peut pas être aussi repoussante que Christa Miller (dommage d'avoir commencé à tourner l'épisode alors que son visage était encore en chantier), mais quand même.

Bon, après avoir dit toutes les horreurs que j'avais en tête sur les actrices (et encore, je suis magnanime, j'épargne Busy Philipps et sa bouche de suceuse), venons-en aux faits. Et ils sont à peine plus glorieux : Cougar Town est un vrai crève-cœur. Pensez donc : une femme encore belle, avec un métier qui semble marcher, une superbe maison, des amies qui se battent pour elle, une très sympathique relation avec son fils, bref vraiment très à plaindre dans la vie, se retrouve dans la situation où... euh... rien. Il ne lui arrive rien à cette pauvre femme. Ça doit être pour ça qu'on a droit à tout un épisode sur... euh... bah rien non plus. On sent bien qu'on essaye de nous dire qu'elle a vraiment trop pas de chance mais on ne parvient pas à comprendre pourquoi. Si la moitié des femmes de son âge se trouvaient dans sa situation, elle remercieraient le ciel. J'ai le sentiment de me répéter mais, franchement, je trouverais beaucoup plus drôle une femme de cet âge qui se retrouverait divorcée, pas trop d'argent et/ou pas trop le look, et qui chercherait à quand même être épanouie dans sa vie de femme, plutôt qu'une nana qui n'a rien trouvé de mieux que de se plaindre alors qu'elle a tout ce qu'il lui faut, il lui suffit d'arrêter de râler.
Ah, je sais pourquoi j'ai l'impression de me répéter : j'ai déjà évoqué Une Maman Formidable comme parfait contre-exemple, et ça tient toujours.

Non, vraiment, ça me fatigue. La réalisation et les dialogues ont beau être relativement honnêtes, on n'y croit pas un seul instant, on n'a pas du tout envie de s'apitoyer sur le sort de l'héroïne, ça fatigue d'entendre ces complaintes débiles qui ne reposent sur rien. Moi ça me met les nerfs en pelote plutôt qu'autre chose.
Franchement, faut changer de disque, là, je sature.

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Cougar Town de SeriesLive.

Posté par ladyteruki à 15:55 - Review vers le futur - Permalien [#]

17-07-09

Madonne moderne

Ah, des posts La preuve par trois, vous n'avez pas fini d'en voir ! Et heureusement, j'ai envie de dire, parce que je sens que certains d'entre vous ont grand besoin de cours de rattrapage, et que je fais partie de ceux bien disposés à en dispenser. Combien de fois ai-je lu des "cette série ne me dit rien"/"ah, je ne connaissais pas" en commentaire ? Je me rappelle l'avoir lu à propos d'Une Maman Formidable, aussi je me permets de vous offrir une leçon avec le pilote. Voilà, comme ça, vous n'avez plus d'excuse.
Le plus dur, ça va être de ne choisir que trois extraits à commenter. Mais qui est l'imbécile qui a pondu le concept de "trois captures, pas plus" ?! Hm ? Ah. Bon. Bref. Ahem. Passons.
Ah et, je tiens d'avance à m'excuser pour les quelques secondes qui manquent au tout début dont je vous avais parlé dans un post antérieur (qui parviendra à dire ce qu'il y avait sur la cassette 253, juste avant ce pilote ?), c'est mon magnéto de l'époque qui était un peu lent au démarrage... Pour le reste, c'est vraiment la VHS telle quelle.

UneMamanFormidable___1
Après une introduction dont je vous ai déjà parlé (voilà qui m'économise déjà un dilemme sur les captures), on met en place les principaux protagonistes et l'ambiance de la série. C'est bien simple : arrivée à son générique (dont vous aurez remarqué que France3 n'a pas hésité pour de sombres questions de droits musicaux à placer dés le pilote le générique d'une saison plus avancée... surtout que dans le pilote, c'est un autre petit garçon qui joue Quentin, ça la fout mal), la série ne s'encombrera plus de présentations pour ses personnages, et on va entrer dans la partie "histoire" de la chose. Alors suivez bien ! Cette scène en voiture est donc très claire sur la personnalité de Grace, et surtout elle est hilarante. John Goodman y apparait en flic complètement dépassé par le charisme de notre blonde... Un départ sur les chapeaux de roues, et ça va être tout le long comme ça. En fait, on va vite s'apercevoir que Grace a tendance à souvent user voire abuser de son cynisme dans les situations critiques. C'est ce qui fait son charme, mais comme tous les hommes qu'elle croise n'ont pas nécessairement son intelligence aigue, on se dit qu'elle est aussi un tantinet manipulatrice... et très franchement, je trouve que ça lui donne encore plus de substance. Il y a quelque chose de très féministe dans cette série, de toutes façons.

UneMamanFormidable___2
Et puis il y a aussi d'autres choses que j'aime. Comme toujours dans une comédie, je recherche le petit détail qui va aussi me briser le cœur, afin de compatir avec le personnage. Il n'y a pas à chercher longtemps dans ce pilote, Grace annonce la couleur à plusieurs reprises. Mais la scène la plus touchante est celle qui correspond à cette capture. Quentin #1 s'est battu à l'école et Grace doit quitter son job à la raffinerie (où pourtant elle n'a même pas encore commencé à travailler) pour venir le chercher. Alors qu'elle le sermone, il lui explique que quand il est en colère, il ne se contrôle pas.
"Le jour où t'es en colère contre moi, tu vas me taper dessus ?
- Non, j'suis pas comme mon père."
Ouh putain. Je regarde ce pilote pour, allez, la dizième fois, au moins. Et chaque fois je me prends cette réplique dans la tête. Le dialogue qui suit est tuant de franchise. Les répliques drôles fusent dans cet épisode, mais Une Maman Formidable parvient aussi à instaurer un cadre très dur, celui de Grace, l'ex-alcoolique, ex-femme battue, mère célibataire... il n'y a aucune concession sur ces angles-là. On discute très franchement du divorce, du passé, des blessures, des déceptions. On se dit souvent en regardant la série (et donc ce pilote aussi) que s'il n'y avait pas les enfants, Grace s'obligerait peut-être un peu moins à rire des choses pas drôles, et là ce serait sinistre. Mais l'équilibre est là : c'est drôle alors que souvent ça ne l'est pas. Pour moi ça tient du miracle.

UneMamanFormidable___3
Allez, on finit avec le sourire : la rencontre de Grace et Russell. Elle intervient plus tôt dans l'épisode et est déjà très drôle, mais j'ai droit qu'à trois captures. Cela dit, le premier dîner en amoureux (puisque Nadine, amie et voisine de Grace, a joué les entremetteuses) est savoureux au-delà de toute description. Au lieu de se courtiser l'un l'autre, ils finissent par ressortir leurs vieux dossiers respectifs et se plaignent de leurs ex-conjoints respectifs. On sent que de part et d'autre, on tient deux excellents comédiens, et le dialogue est en plus écrit avec la plus grande intelligence. C'est donc un festival, et les deux amis (puisqu'il est évident qu'ils resteront amis et que ça n'ira pas plus loin) finissent par faire un concours pour savoir lequel a l'ex le plus pénible. Je vous laisse découvrir qui gagne...

Ah, il y aurait encore tant de choses à dire ! Tous les dialogues de cet épisode sont bons ! Les dialogues entre Nadine et Grace, Quentin et sa mitraillette, et puis la Suffragette à la raffinerie, enfin bon, pour bien faire, il faudrait que vous regardiez l'épisode et que vous me donniez à votre tour trois passages qui vous semblent particulièrement marquants.
Mais je sais pas comment on pourrait faire ça, rha, zut de zut...

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Une Maman Formidable de SeriesLive.
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Posté par ladyteruki à 08:33 - La preuve par trois - Permalien [#]

08-07-09

Naked again

C'était une drôle d'expérience que de passer tous ces génériques sur ordinateur. Comme je suis pour le moment en train de rôder ma technique, et d'en tester les limites (plusieurs cassettes m'ont fait le sale coup de ne pas du tout être décemment encodables), je ne cherche pas à ripper un épisode complet, mais plus à jouer avec les options, comprendre les possibilités qui me sont offertes, et puis, me faire plaisir. Vu la taille de ma telephage-o-theque, il vaut mieux commencer avec légèreté de toutes façons. Je ne sais que trop bien que des heures de rip m'attendent, fastidieuses.
Donc, disais-je : encodage de videos. De génériques, pour être précise ; et ce n'est pas anodin.

J'ai commencé tout naturellement avec Une Maman Formidable, il y a quelques temps. Je savais que ce générique faisait partie de mes priorités, et je suis donc allée droit au but. J'ai alors fait ce que j'aime le plus faire au monde pour me détendre : je me suis assise, et j'ai sorti les VHS de la telephage-o-theque une par une, pour en faire des petites piles, puis des grandes piles, puis des piles qui tombent. D'abord les zéros, ensuite les cent, et croissant selon le chiffre des centaines. Un peu de musique dans l'appartement. Le bruit des bobines qui ruent dans leur boîtier noir. Les chats assis sur la petite table blanche, qui me regardent perplexes. Mon rituel.
Une fois que j'ai eu trouvé pluseus cassettes comportant un épisode d'Une Maman Formidable, je suis retournée à mon ordinateur. J'ai pris le magnétoscope su mes genoux. J'ai calé la cassette au bon endroit. J'ai lancé le rip. J'ai sauvegardé la video.
J'ai pleuré. C'était mon premier générique encodé à la main, et surtout, c'était celui-là.

J'ai laissé le goût de l'expérience s'impreigner en moi, pendant quelques jours. J'ai regardé le générique plusieurs fois. Il était à moi. Pas dans le sens où j'avais envie de le garder pour moi, ou que c'était une exclusivité ladytelephagy (bien que ce soit le cas aussi, mais du moment qu'on crédite le blog, on peut la poster partout), non, c'était le mien parce que ça me ramenait à un espoir téléphagique intime, qui étrangement, s'était réalisé après des années.
Puis, je me suis décidée à m'occuper d'autres génériques. Ou plutôt : j'ai réalisé que je n'étais pas obligée de m'arrêter à cette première satisfaction. J'ai donc repris le chemin de la telephage-o-theque, frénétique. Avec une autre technique : je saisissais les cassettes par poignées. Je lisais avidement les titres. Je cherchais des séries bien précises. Celles que je devais encoder absolument. Euphorie !
Et puis, entre deux séris sympathiques mais pas nécessairement vitales, je suis tombée sur LA série. Oh mon Dieu. C'est elle. Oh mon dieu, on y est. Enfin. C'est le moment.

Le magnétoscope est bouillant sur mes genoux. Il râle un peu. Je clique de la main droite pour lancer le processus, tandis que sans vraiment y penser, je tapote de la main gauche l'appareil qui grogne dans mon giron. Allez mon grand, encore une. Juste une. Ne va pas me découper la bande, hein. Juste encore cette fois, après je te laisse tranquille pour la soirée. Je lance la video. Puis l'encodage. Je vérifie le résultat. Oh mon Dieu, c'est bien lui. Mon générique. I gotta relearn the basics that I never learned anyway... c'est ça, c'est exactement ça. Je regarde le générique une fois. Deux fois. Trois fois. Je ris et je pleure.

Après toutes ces années à écumer internet, à surveiller les hauts lieux de cagoulage et les autres, à manifester ma déception, à espérer qu'un autre aura la bonne idée de le faire.
Finalement il m'aura suffit de 75€, d'un magnétoscope grabataire, et de quelques manipulations. C'était finalement si simple.

J'ai considéré le fichier sur mon ordinateur. Son nom. Son poids. Sa durée. J'en ai relancé la lecture. C'est bien lui. Pas de doute. Maintenant, je peux le regarder à volonté, et ça semble si simple. Je l'ai regardé à nouveau. Si je veux, je peux même le regarder en boucle. Et encore. Et encore. Ce tout petit fichier de quelques mégas à peine. Et encore. Pourquoi ça a pris tant de temps ?
Et encore.
Et encore...

Posté par ladyteruki à 06:31 - Opération COLLECTION - Permalien [#]

21-06-09

[DL] Une Maman Formidable

Au moment où je rédige ce post, je suis pour ainsi dire en larmes. Je fais actuellement mes premiers pas avec mon engin providentiel (pour l'instant il fait plutôt ange déchu qu'autre chose en ce qui concerne mes projets pour Cop Rock, mais je persisterai). L'un de mes tests m'a permis, enfin, de rayer l'une des videos de ma liste non-exhaustive de génériques de rêve, et ce n'est pas rien. C'est à mes yeux un véritable miracle, en fait.

UneMamanFormidable
Note : lien valable 30 jours minimum. Je reuploaderai si le lien est mort, mais seulement si vous postez un commentaire pour me prévenir !

Comme par hasard, l'été commence aujourd'hui, alors que je vous promettais justement un été plein de cadeaux totalement inédits ; eh bien, le voilà officiellement lancé avec ce qui sera, je l'espère, le premier générique d'une longue liste d'introuvables sur le net. Vous savez en tous cas que s'il traine quelque part, c'est de chez moi qu'il vient ! J'aimerais bien réussir à affiner sa qualité video, mais ce n'est que le début, j'ai le temps de m'améliorer...

Ce qui m'émeut en cet instant précis, c'est un tout. C'est la série, d'abord, mais c'est aussi cette musique. Cette ambiance. Ces couleurs. Brett Butler. Oh mon Dieu, j'ai le générique d'Une Maman Formidable ! Et maintenant, je peux vraiment entrevoir un monde parfait...

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Une Maman Formidable de SeriesLive.

Posté par ladyteruki à 00:01 - Médicament générique - Permalien [#]


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