ladytelephagy

Purple is the new black. Un blog qui parle de séries, c'est devenu assez habituel. La question, c'est : de quelles séries ? Séries méconnues, séries anciennes, séries japonaises... mais aussi séries récentes ! Venez, la téléphagie, c'est contagieux !

07-01-10

Why not regarder Alice

 

ReasonsWhyNot_Alice

Voici les 10 raisons de ne pas regarder Alice :
1 -
Parce que c'est plein d'accents imbitables
2 - Parce que le rapport avec l'histoire originale est réduit quasiment à néant
3 - Parce que Caterina Scorsone
4 - Parce que vous avez vu la gueule du Lapin Blanc ?
5 - Parce que le Pays des Merveilles est censé être rempli, faut-il le rappeler, de merveilles
6 - Parce que la morale à deux balles, ça va bien, même pour Noël
7 - Parce que d'abord Tin Man, maintenant Alice... où la folie du remake littéraire de basse fosse s'arrêtera-t-elle !
8 - Parce que personne ne s'est donné la peine de bien jouer
9 - Parce qu'on a passé l'âge de faire semblant de ne pas voir que Hallmark, c'est pourri
10 - Parce que le suicide n'est pas une solution
Libre à vous d'en ajouter, étant bien entendu qu'il n'y en a aucune à retirer.

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Alice de SeriesLive. Faut tout faire soi-même dans ce bled :P

Posté par ladyteruki à 20:28 - lady's reasons why not - Permalien [#]

07-12-08

Avez-vous votre serviette éponge ?

Je suis d'une inculture crasse en ce qui concerne la littérature fantastique. Mais j'ai une excuse. Deux, en fait. La première c'est que, dans ma famille, la littérature de science-fiction comme de fantasy n'étaient pas considérées comme de la littérature, et leur lecture était condamnée sans appel ; comme celle de la bande-dessinée, par exemple. La seconde, c'est que quand j'ai commencé à fréquenter des légions de nerds et de geeks, ils ont tous commencé par m'infliger les œuvres de Tolkien, à la notable exception d'un qui a préféré débuter avec Orson Scott Card, et que l'effet a été de me braquer instantanément au lieu de m'ouvrir à l'un, l'autre ou les deux de ces genres (en réalité les deux sont très proches sur le principe, comme j'ai pu m'en assurer par la suite par écrans interposés : ce sont des genres métaphoriques par excellence, qui donc ne pouvaient que me ravir, mais encore fallait-il ne pas y aller avec de grosses tatanes). Dramatique, mais c'est comme ça. Le seul qui fasse exception dans ce carnage, c'est Terry Pratchett, dont on conviendra à la lecture de ce post que, hm, pas étonnant, tiens.
Voilà, c'était mon préambule pour vous expliquer pourquoi je ne découvre que maintenant l'univers du film dont je vais parler aujourd'hui.

Car oui, allez, soyons fous, seconde tentative cinématographique ! Qu'est-ce qu'on vit dangereusement ici, dites-donc... Je compte sur vous pour qu'il ait plus de succès que le précédent, sinon je vais me fâcher toute rouge. D'ailleurs, la lecture de ces quelques lignes vous oblige, oui, vous oblige, à regarder le film, non, ne faites pas genre "moi, j'ai rien vu, chuis pas au courant", je vous ai pris sur le fait, j'ai trace votre IP sur cette note, donc vous êtes obligés. Allez, quoi, c'est pour votre bien. Est-ce que je vous ai déjà recommandé un film que vous ayez regretté d'avoir vu ? Bon, d'un autre côté ce n'est que le second que je recommande, mais quand bien même.

C'est quoi le nom du film ? H2G2 : Le guide du voyageur galactique
C'est plutôt quel genre ? Science-fiction absurde
Qui on connaît là-dedans ? Zooey Deschanel (soeur d'Emily "ne l'appelez pas Bones" Deschanel), vue dans Tin Man, mais aussi brièvement John Malkovich, vu à peu près partout
Ça date de quand ? Le film est sorti en 2005... mais les livres sont largement plus anciens.
En résumé, de quoi ça parle ? D'un mec dont la planète est détruite, et qui donc, doit voyager dans l'univers galactique.

H2G2___1 H2G2___2 H2G2___3 H2G2___4 H2G2___5

En moins résumé, de quoi ça parle ? Arthur est un pauvre type anglais un peu à la ramasse, dont la maison va être détruite vu qu'elle se situe sur le tracé d'une déviation qui va prochainement être construite. Cela va bientôt devenir le cadet de ses soucis, puisque sa planète va également être détruite, étant située sur le tracé d'une déviation galactique. De justesse, son meilleur pote Ford va lui sauver la mise, en lui apprenant comment faire du stop dans l'espace, notamment à l'aide d'un livre ultimement utile, Le guide du voyageur intergalactique. S'en suivent tout un tas d'aventures toutes plus improbables les unes que les autres, dont le fil conducteur pourrait être (mais difficile d'en être sûre) de trouver la question ultime à la réponse à la vie, à l'univers, et à tout le reste. Pris en stop par le Président de l'Univers, un crétin, et une bien jolie jeune femme elle aussi originaire de la Terre, ils embarquent donc pour diverses contrées de l'univers.
Et ça finit comment ? Je... suis pas sûre.

Pourquoi c'est bien ? Les British, moi, vous savez, je n'en raffole pas. Je ne pige rien à leur diction, pour commencer. Et la plupart de leurs séries, j'avoue, je ne suis pas fan. Là tout de suite, il n'y en a aucune qui me vienne à l'esprit, d'ailleurs. Mais je suis bien obligée de reconnaître qu'ici, l'humour absurde du film fait merveille. C'est absurde, ça n'a parfois ni queue ni tête (et pas simplement, je pense, parce que je ne connais pas encore les livres), mais en même temps, on y trouve des tas de petits propos très intelligents qui, et c'est la grande surprise quand on s'attend juste à un film à vocation humoristique, font réfléchir ou émeuvent réellement.
Pourquoi c'est pas bien ? Comme d'habitude quand je suis aussi enthousiaste, je vais me contenter d'imaginer ce qui pourrait ne pas coller pour d'autres que moi. Ainsi, ceux qui ont du mal avec l'humour absurde, évidemment, vont rester sceptiques. Mais je suppose aussi que ceux qui sont habitués à du très grand spectacle en matière de science-fiction vont trouver que par moments, ça fait un peu cheap. J'avoue que quand j'ai vu les premiers effets speciaux, j'ai moi-même été surprise car le film n'est pas dans la démonstration et met un certain temps avant de montrer qu'il en a dans le pantalon aussi de ce côté-là. Je ne venais pas spécialement pour ça mais je pensais au départ que c'était un film à petit budget et que je m'étais fait une raison, et en fait il y a des passages très honnêtes. Mais pas tout le temps.

Ah, les joies du cinéma ! Je me dis que Martin Freeman a quand même passé tout le film en pyjama et peignoir. Avec des films comme ça, ça vaut pas vraiment le coup de demander à garder ses costumes après le tournage...
La réplique qui tue : Arthur vient d'apprendre une vérité incroyable sur la Terre, après quoi il a le dialogue suivant avec son interlocuteur : "Vous savez, enfait, ça explique des tas de choses. Toute ma vie j'ai eu l'étrange sentiment que quelque chose d'énorme et de sinistre était à l'oeuvre dans le monde...
- Ah non, non-non, non ça c'est de la paranoïa parfaitement normale... Tout le monde dans l'univers ressent cela."
La scène qui tue : Je ne suis pas du genre à spoiler, donc je ne vous dirai pas pourquoi ni comment, mais en plein ciel, à un moment, un cachalot et un pot de pétunia apparaissent. On assiste alors à une scène qui a été un pur délice pour moi ! Ce qui est génial c'est qu'en plus, en vous montrant cette scène, je ne vous dis rien sur l'intrigue du film, et tout sur sa philosophie...

H2G2___Extrait

Une note ? CagoulesCagoulesCagoulesCagoules
Limite 4,5 mais n'abusons pas, j'ai beaucoup aimé le film mais le regarderais-je, mettons, aussi souvent que The Fall dans un même intervalle temporel ? Peut-être pas quand même.
Bilan : Vu que le film est tiré d'une suite de bouquins, la première chose que j'ai faite (puisque ma liste de Noël est partie depuis des semaines) a été de commander la trilogie en cinq tomes (si-si), que je vais donc lire avec plaisir, je le sens, maintenant que j'ai découvert son existence. Dons-je donc préciser que j'ai donc BEAUCOUP aimé ? Je me suis amusée, j'ai été émue (plutôt sur la fin mais pas forcément par le final), j'ai trouvé des choses très pertinentes, bref, j'étais à un spectacle complet (avec une ouverture sous forme de ballet musical, ce qui ne gâche rien). Donc comment vous dire ? Oui, je suis hyper positive ! Et j'attends de voir si les ouvrages suivants seront adaptés aussi parce que je suis toute acquise à la cause, croyez-moi...

Maintenant, il ne vous reste plus qu'à vous y mettre aussi, c'est la règle : si vous voulez un post prochain dans cette rubrique, il faut commenter ce post-ci ! Et franchement, j'ai choisi un peu moins obscur que la dernière fois, non ? Au moins, ce film-là est sorti en salle en France et est dispo en DVD !
Allez, salut, et merci pour le poisson.

Posté par ladyteruki à 18:39 - Comme au cinéma - Permalien [#]
  1