ladytelephagy

Purple is the new black. Un blog qui parle de séries, c'est devenu assez habituel. La question, c'est : de quelles séries ? Séries méconnues, séries anciennes, séries japonaises... mais aussi séries récentes ! Venez, la téléphagie, c'est contagieux !

27-04-13

We are family

SeriesMania-Saison4-Logo

Il est trop rare de pouvoir découvrir les séries que je vois apparaître à la télévision israélienne ; Ima & Abaz sera l'une des exceptions, grâce à la bienveillance de Series Mania qui l'a projetée hier soir sous le titre Mom & Dads. J'aurais préféré l'incroyable Oforia, mais ce sera peut-être pour une autre fois ?
Le pitch d'Ima & Abaz est assez simple : un couple gay a un bébé avec une femme célibataire. Contrairement à The New Normal (dont les deux premiers épisodes étaient également projetés lors de la même soirée), il ne s'agit pas ici pour le couple de trouver une mère porteuse ; Ima & Abaz est plutôt une histoire de polyparentalité.

La série commence alors que Talia, qui est donc la future maman, et enceinte jusqu'aux yeux, perd les eaux. C'est une idée vraiment intéressante que de prendre trois personnages aux relations déjà bien formées : tout ce petit monde se connaît sur le bout des doigts, l'immersion est donc totale dans les interactions entre ces trois parents.
Si Talia a perdu les eaux, il est un peu tôt cependant (elle ne doit pas accoucher avant un mois), aussi se rend-elle à l'hôpital un peu inquiète, prévenant les deux futurs papas. Les réactions de ceux-ci ne pourraient pas être plus différentes l'une de l'autre : alors que Sammy s'empresse, avec de deux ses amis (des folles très caricaturales), de donner un coup de main pour rassembler des affaires et les amener à la future maman, Erez décide de tout de même entrer dans le cabinet de son psy et de faire ses 45 minutes d'analyse (apparemment quotidiennes). On apprend par la suite que les rôles sont un peu inversés en l'occurrence, puisque c'est Erez le papa biologique du bébé !

C'est justement Erez qui va faire tout l'intérêt de cet épisode ; c'est une sacrée performance d'ailleurs quand on voit combien le personnage est irritant et insupportable, empêchant de surcroît les spectateurs d'avoir toute forme d'affection pour lui (et l'identification ayant très peu de chances de jouer de quelque façon que ce soit). A absolument chaque stade de l'évolution de l'accouchement, puisque c'est bien ce qui va se produire dans le pilote, Erez va être totalement désengagé de la situation. Emotionnellement, il n'est pas du tout impliqué, et du coup, il ne joue aucun rôle aux côtés de Talia, se faisant plusieurs fois rabrouer par Sammy. Et le pire c'est qu'il a l'air de n'en avoir cure ! A se demander comment il a fini par être le père biologique, ou même s'il a jamais eu le moindre désir d'enfant. Ajoutez à cela que, obsédé par la psychanalyse, il n'a de cesse d'expliquer aux autres leur propre comportement (difficile de ne pas être agacé !), et vous avez vraiment le portrait de l'antithèse du futur papa idéal. De son côté, Sammy tente d'agir dans un premier temps comme un pillier du trio, et même de toutes les pièces rapportées : il soutient Talia du mieux qu'il peut, recadre Erez, appelle la famille et les amis pour les prévenir, temporise avec le personnel médical quand quelqu'un pète un câble (notamment quand la réceptionniste refuse de donner des bracelets pour entrer à la nurserie à plus de 2 parents), ainsi de suite. Talia, quant à elle, est évidemment mise à rude épreuve physiquement, et éprouve des doutes sur l'avenir qui est le sien ; dans une conversation douce-amère avec une infirmière attentive, elle confiera qu'elle aurait sûrement voulu avoir une famille plus traditionnelle, mais enfin, les choses ne se sont simplement pas passées comme ça pour elle.
Le plus intéressant est que ces trois personnages n'ont aucun filtre (et surtout pas Erez). Ils sonbt soudés à un tel point, par les circonstances et par les mois déjà passés ensemble, qu'ils sont très clairs les uns avec les autres ; les mini-clashs qui jalonnent leur folle journée sont donc précieux, mais cela rend surtout les moments de tendresse encore plus touchants. Eux-mêmes n'avaient d'ailleurs peut-être pas réalisé à quel point ils étaient déjà soudais : Ima & Abaz commence en fait ici par un épisode qui nous montre une famille qui s'est déjà construite, mais qui ne va le réaliser qu'à ce moment charnière de leur vie familiale.

Family

Mais surtout, un peu dans le pilote, et surtout dans l'épisode suivant, ce qui fait la force d'Ima & Abaz, c'est qu'on y trouve d'entrée de jeu, derrière les situations drôles (et il y en a) ou attendrissantes (et elles ne manquent pas), une incroyable faculté à se demander ce que c'est que d'être parent, comme, je l'avoue, je n'ai jamais vu aucune série le faire.
Là où Talia se demande sur qui exactement elle peut compter (il faut dire qu'à part sa soeur, sa famille n'est pas certaine encore d'avoir bien avalé la pilule), craignant un peu d'être abandonnée avec la responsabilité du bébé, Erez quant à lui, cache qu'il souffre en fait énormément de ne rien ressentir vis-à-vis de la naissance puis de l'enfant ; Sammy, qui a toutes les apparences du papa parfait, va être de son côté renvoyé dans les cordes lorsqu'Erez lui fait brutalement remarquer qu'il compense sûrement pour n'être pas biologiquement relié à l'enfant. Par-dessus le marché, Sammy rêve secrètement de garder le bébé chez eux, et souffre que Talia rentre chez elle avec le bébé après l'accouchement.
C'est Erez qui va nous offrir les plus intéressantes questions : il ne reconnaît pas le bébé à la nurserie (on l'accuse d'avoir voulu voler un autre bébé), il décide au dernier moment de ne pas renconnaître l'enfant administrativement, et ainsi de suite. Son comportement imbuvable masque en fait la souffrance de savoir qu'il devrait ressentir quelque chose, du bonheur peut-être ? et que ce n'est pas le cas. Pire encore, quant il essaye de compenser, il est totalement indélicat et se met Talia (incapable d'allaiter) à dos en embauchant une nourrice, et la mettant devant le fait accompli ! Car dans le fond, qu'est-ce qu'être père, se demandent les deux papas : est-ce être lié par le sang ? Est-ce prendre les "bonnes" décisions en se basant sur des faits "objectifs" ?

Fort heureusement, dans Ima & Abaz, Talia, Erez et Sammy ont autant de tendresse dans leur drôle de petite famille que n'en avaient Alice, Richie et Mitch dans Threesome. C'est ce qui rend Ima & Abaz, en dépit de ses interrogations angoissées, terriblement attachante. Nul doute que tous les trois, à leur façon, vont progressivement s'améliorer. Quelque chose dans la franchise de leurs échanges nous le dit, dans l'absence d'hystérie de ces deux premiers épisodes, aussi, qui évitent les caricatures (y compris, dans le pilote, sur le sujet pourtant éculé de l'épisode d'accouchement).
Encore faudrait-il le vérifier en voyant les 10 épisodes qui n'ont pas été projetés à Séries Mania (sachant qu'en plus une 2e saison est en préparation), mais j'ai peu d'espoir à ce sujet. Dommage, Ima & Abaz est bien plus touchante et intelligente sur son sujet que peut l'être The New Normal, mais l'invasion des séries israéliennes sur les écrans français n'est pas encore pour aujourd'hui.

Posté par ladyteruki à 22:38 - Review vers le futur - Permalien [#]

06-02-13

Jour sans fin et voie sans issue

En tant que téléphages, nous sommes habitués à considérer qu'il est impératif qu'il arrive quelque chose aux personnages des séries que nous regardons ; assez peu de place est faite, à bien y réfléchir, à de simples chroniques, et moins encore à des oeuvres purement contemplatives. Les séries où il "ne se passe rien", ou si peu, sont pourtant, sur un plan dramatique et/ou esthétiques, très réussies, encore faut-il avoir la patience de les suivre. C'est presque, d'ailleurs, un défi, que de trouver cette patience, tant nous sommes conditionnés à attendre du rythme, des retournements de situation, du grand spectacle narratif ; et pourtant, la récompense est immense si on prend le temps de simplement observer des personnages dans leur milieu naturel.
Une fois de temps en temps, ces séries-là font un bien fou ; c'est la raison pour laquelle j'avais, d'ailleurs, adoré The Café, son goût pour l'observation des gens et des choses simples, son rythme très lent et sa photographie apaisante. Je ne m'en remets pas que la sortie du DVD passe son temps à être reculée, d'ailleurs, elle était quand même supposée sortir initialement en même temps que celui de Threesome, et je n'en peux plus d'attendre la saison 2 ; ça sent mauvais ou c'est une impression ?

Demain, la chaîne Eurochannel diffusera le premier épisode de la mini-série anthologique Prosperity, un ovni en quatre parties diffusé en 2007, largement salué dans son pays natal, l'Irlande, et nommé dans la catégorie mini-série à l'occasion du Festival de Monte-Carlo en 2008 (elle a perdu au profit de la mini-série américaine John Adams, forcément qui peut lutter contre une série de HBO qui a déjà reçu des Emmy Awards et des Golden Globes...?).
Mais fort heureusement, il est d'ores et déjà possible de découvrir le premier épisode sur Dailymotion, et puisque la série est proprement introuvable sans cela, inutile de dire que je ne me suis pas fait prier pour faire une entorse à ma règle d'éviter le streaming comme la peste, et je me suis donc mise devant le pilote de Prosperity.

Prosperity

Et comme je vous le disais en préambule, Prosperity est dans une démarche purement descriptive. Son principe ? Suivre quatre personnages, chacun n'ayant a priori rien en commun, pendant une seule journée, à raison d'un personnage par épisode (sachant qu'évidemment, ils vont plus ou moins se croiser pendant cette journée).

Le premier épisode est consacré à Stacey, une adolescente de 17 ans qui a un bébé de quelques mois, Lorna, et qui va passer l'épisode à... tuer le temps. Elle vit dans un bed and breakfast un peu miteux où logent de nombreuses mères célibataires, dont elle est obligée de sortir en journée, et n'a rien d'autre à faire que de trainer au centre commercial du coin en attendant de pouvoir réintégrer sa chambre. En-dehors de ça, c'est tout. Ah, si, de temps en temps, elle va collecter ses allocations, ou bien elle retrouve une copine... La vie de Stacey n'a rien d'enviable, donc.
A expliquer, ce n'est évidemment pas glamour ; à regarder non plus à vrai dire. Le concept de Prosperity laisse assez peu de place à une intrigue fascinante, et son intention n'était de toute façon pas là. Nous allons suivre la laborieuse journée de Stacey, au contraire, et non pas attendre qu'il lui arrive quelque chose mais plutôt attendre qu'elle ressente quelque chose, qu'elle exprime quelque chose. N'importe quoi.

Il faut dire qu'on a affaire ici à une adolescente à la fois blasée et meurtrie, qui a eu un enfant très jeune avec son petit ami (Dean ; nous aurons la chance de faire sa charmante connaissance pendant l'épisode), qui a quitté le domicile de sa mère, n'entretient pas non plus de relations avec sa soeur aînée, bref, qui a toutes les raisons de s'être endurcie, d'avoir pris de la distance avec tout et tous, et qui trimbale sa poussette pendant toute la journée absolument sans but, sans attache... sans avenir.
Le ton froid, hâché de ce premier épisode est percutant ; il nous emmène dans un monde où il n'y a pas d'espoir, pas de lendemain. Pour Stacey, chaque journée ressemblera, à peu de choses près, à celle-ci. Il n'y a rien à espérer de l'avenir, il n'y a qu'à attendre l'heure de rentrer dans la chambre, le jour où on pourra toucher les allocs, le moment où on pourra aller boire une bière, peut-être. Stacey s'exprime par monosyllabes, désabusée, cassée, et pourtant pas vraiment triste ; il faudra attendre la fin de l'épisode pour lui extirper une confession. Mais ça n'empêche pas ce premier épisode de Prosperity d'être poignant, bien au contraire ; cette journée sans fin est terriblement émouvante, parce qu'on prend conscience de quelque chose dont Stacey est parfaitement au courant : rien ne peut vraiment lui arriver. Elle vit, fantômatique, dans une zone où elle existe sans exister, où elle fait des rencontres et où en même temps tout glisse sur elle. C'est un peu moins d'une heure à expérimenter en sa compagnie et, dans le fond, c'est important de prendre le temps de mesurer cela.

Car dans le fond, c'est de cela que veut parler Prosperity. De tous ces anonymes sans avenir qui se croisent dans un quartier populaire, qui ont perdu une guerre qu'ils n'ont même jamais menée. Eurochannel explique que Prosperity, filmée avant la crise, est une sorte de signe avant-coureur de la fin du miracle économique irlandais, mais les protagonistes de Prosperity, on les croise dans plein de villes d'Europe, dans plein de banlieues ou de quartiers populaires, ils n'ont rien et n'auront jamais rien, crise ou pas crise. Et ils le savent.

Les prochains épisodes de Prosperity ne raconteront pas nécessairement la même apathie, mais, on peut le sentir à travers les pistes données par cet épisode, ils raconteront d'autres formes de désillusion. Ce n'est pas forcément très drôle, mais c'est aussi ça, la fonction d'une série dramatique.
Si ça m'est techniquement possible, e serai sans faute devant les trois autres épisodes, je ne manquerai l'immersion pour rien au monde.

Posté par ladyteruki à 23:58 - Telephage-o-thèque - Permalien [#]

23-12-12

Passé imparfait

whisperintherain a un peu du mal, en ce moment, avec notre défi. Combien je le comprends. Quand on voit certaines des séries qu'il faut s'enfiler cette saison, ça a de quoi démoraliser... Allez, on est partis pour une nouvelle séance de masochisme...
*soupir*

Labyrinth

"Ok, ça ne peut pas être très difficile...
Tout ce que j'ai à faire, c'est reprendre l'histoire d'un bouquin qui exploite un sujet à la fois historique et mystique se déroulant entre deux époques. C'est comme avoir une chance d'adapter le Da Vinci Code ! ...Sauf que c'est pas le Da Vinci Code, et c'est pour la télé, bon. Mais quand même, tous les éléments y sont, la conspiration, les mystères archéologiques, tout ! Ah nan mais je vois ça d'ici ! Je vais aussi rajouter quelques scènes de sexe parce que, eh bien, Game of Thrones est passé par là... l'enfance de l'art, vraiment ! Je vais même avoir du mal à n'écrire qu'une mini-série en deux parties, tellement ça s'annonce captivant !
...
Bon, eh bien, puisqu'écrire Labyrinth s'annonce tellement simple, je vais me faire un ptit café d'abord, moi..."

C'est ainsi que, je présume, a commencé la plus grande séance de procrastination de l'histoire de la procrastination (vous ne le saviez pas jusque là parce que le livre sur l'histoire de la procrastination n'a pas encore été publié, naturellement).

L'idée semblait simple, trop simple. Les éléments s'emboitaient parfaitement, entre le matériau d'origine, la richesse des légendes cathares et la dramatique persécution dont ses représentants ont été les victimes, les fantasmes divers autour des mouvements religieux secrets capables de s'infiltrer dans les institutions d'un pays... c'était trop beau, vous comprenez. Trop facile.
Le problème c'est qu'écrire sans douleur, c'est loin d'être motivant. Ecrire sans effort, ce n'est pas vraiment écrire. Et je ne dis pas ça parce que le post que vous avez sous les yeux est ma troisième version de la review de Labyrinth.

Résultat ? Eh bien résultat, le premier des deux volets de Labyrinth est... rha, comment le décrire ? Comment vous expliquer que... En fait, là, tout de suite, je ne vois qu'un mot.
Snoozefest.

Car avec tous les éléments en présence, comment est-il concevable d'écrire une exposition aussi bavarde, poussive et molle ? Ca défie l'entendement ! Je ne sais pas si ça vient du bouquin (mais si c'est le cas, ce n'est pas une excuse) ou d'autre chose, mais très sincèrement, je ne comprends pas comment expliquer qu'une femme vivant dans le présent, et une autre vivant en 1200 et des brouettes, reliées par quelque breloque retrouvée dans des fouilles archéologiques, et mettant à jour à la fois le sort tragique des Carthares et l'existence d'une communauté cathare encore active, bien que secrètement, de nos jours, puisse conduire à un enchaînement de scènes du plus profond ennui.
Que ce soit téléphoné, passe encore : l'une des héroïnes est une jeune femme qui n'a rien à faire là, qui n'a même aucune notion du contexte historique des fouilles sur lesquelles elle passe quelques jours, va mettre le doigt dans l'engrenage (et accessoirement dans une bague) d'une terrible machination. C'est cliché, mais admettons. Pour avoir regardé mon lot de fictions produites par Robert Halmi dans ma prime jeunesse, je ne vais certainement pas m'élever contre ce procédé simpliste consistant à plonger une héroïne candide (c'est le terme poli pour "ignorante") dans un thriller mystique. Mais s'il ne peut pas toujours exiger l'originalité, le spectateur a au moins le droit de réclamer quelque frisson.
Or l'exposition de Labyrinth est d'une paresse incroyable, les deux héroïnes passant leur temps à papoter avec Pierre, Paul et Jacques pendant, allez, une bonne moitié de l'épisode... Sauf que l'épisode dure 91 minutes ! Donc c'est à celle qui va réussir à mieux endormir le spectateur, lequel croyait naïvement qu'il allait se passer quelque chose. Grave erreur. Il faudra attendre la toute fin de ce premier épisode pour assister à la moindre scène d'action (spoiler alert : les Cathares se font massacrer), alors que dans l'intervalle, l'héroïne dans le présent lance des regards affolés toutes les dix secondes, et celle dans le passé... euh, aussi, mais pour d'autres raisons.

Le problème de Labyrinth, c'est aussi... son sujet. En bouquin, ça se trouve, ça passe très bien (j'en sais rien, je ne lis quasiment plus de fiction, c'est pas pour me cogner ce livre-là). Mais en série, ou en film d'ailleurs, aborder le sujet d'un mouvement secret, c'est hyper glissant. Je vous dis pourquoi ? PARCE QU'IL EST SECRET !
Bah oui, si tu en dis trop, ya plus de secret ! Et si tu n'en dis pas assez... eh bien en fait, c'est souvent l'option choisie. Résultat des courses, Labyrinth nous montre des gens au visage fermé qui font des mystères, qui se passent des coups de fil secrets où on se parle à demi-mots, et se réunissent secrètement pour des cérémonies... évidemment secrètes. Mais forcément mauvaises aussi, hein. Dans ce secret de polichinelle (l'épisode est truffé de références inquiétantes à l'organisation secrète dirigée par une femme... que tout le monde connaît vraisemblablement sauf l'héroïne), il faut donc essayer de maintenir une ambiance intrigante, mais sans en dire trop parce qu'on attend vraisemblablement le deuxième volet pour expliquer ce que tous ces Cathares veulent en réalité.
C'est un peu comme regarder les plus épuisants épisodes de X-Files, vous savez, les mauvais, sur la grande conspiration dont les scénaristes ne semblent pas eux-mêmes avoir une idée très précise, sauf que c'est encore plus condamnable que X-Files parce que là, c'est juste de la paresse. Se forcer à entretenir le suspense pour une série qui espère être renouvelée, c'est une chose, le faire bêtement et de façon creuse sur une mini-série en deux parties, c'en est quand même une autre.

Là-dessus, encore faut-il ajouter que le cast est à chier. Vous pouvez me lancer vos cailloux, je n'en retirerai pas un mot. Jessica Brown Findlay est toujours aussi scolaire (sérieusement quand je la vois jouer la comédie, j'ai l'impression de regarder une série française !), Vanessa Kirby est... blonde au-delà de tout doute, Emun Eliott et Tom Felton n'expriment leurs personnages respectifs que grâce à la graisse de leurs cheveux, et Tony Curran joue les vilains méchants à la perfection (être roux lui permettant de faire l'économie de son jeu), bref, c'est un savant mélange entre incompétents et compétents atteints de flemmingite aigue. Je me fiche complètement de savoir qui a joué dans quelle franchise ciné immense, qui est au générique de l'une des plus grosses séries britanniques du moment, qui a été Vincent Van Gogh, et qui est mon chouchou dans Threesome, même tarif pour tout le monde. Personne pour remonter le niveau.
A cela encore faut-il ajouter les horribles aléas qui accompagnent invariablement toute fiction se déroulant en France (un parfait exemple en est les deux hommes de main qui n'écoute que Ca plane pour moi à fond dans leur Peugeot...) et il y a de quoi saturer très vite...

Donc, 91 minutes à ce tarif-là, c'est inhumain. Pourtant les histoires en pays cathare, ça pourrait être intéressant, mais pas dans le cas de Labyrinth. D'ailleurs, à part le motif sur la bague, j'ai pas tout-à-fait compris pourquoi la série s'appelle Labyrinth, parce que de labyrinthe, point (mais comme je vous le disais plus haut, snoozefest oblige, j'ai parfois un peu piqué du nez.
91 minutes de ma vie, hein... Combien d'heures j'ai perdues à jamais devant des merdes cette année, ça vaut la peine de poser la question, quand même.

Challenge20122013

Posté par ladyteruki à 22:49 - Review vers le futur - Permalien [#]

25-11-12

Citizen Jamais

Comme chacun sait, la téléphagie a horreur du vide. Grande est la tentation, lorsqu'on finit une série d'un certain genre, de vouloir la remplacer dans notre programme par une série ayant des points communs. Et comme je lis peu de littérature sur mes séries anglophones avant de les commencer, ce point commun peut parfois être extrêmement ténu.
Maintenant que la saison 2 de Threesome est terminée, je voulais donc me lancer dans une nouvelle comédie britannique. Je m'étais tournée vers Citizen Khan. whisperintherain, dans le cadre de notre défi, devra s'y coller aussi... et j'espère qu'il n'est pas trop tard pour tenter de l'en décourager, avant que l'irréparable ne se produise.

CitizenKhan

La principale raison pour laquelle je regarde des séries, à plus forte raison dans le cadre de ce défi qui consiste à ne pas en laisser de côté, c'est parce que j'aime imaginer ce que c'est que de vivre une vie totalement différente de la mienne. Essayer de marcher, pendant quelques pas, dans les chaussures de quelqu'un d'autre, puis réintégrer les miennes au bout de 25mn à 1 heure, parce qu'elles sont à ma taille ; mais avec une compréhension du monde un tout petit peu, je l'espère, élargie.
Alors faisons ça, voulez-vous ? Glissons-nous dans les chaussures de quelqu'un d'autre.

J'aimerais savoir ce que ça fait d'incarner le rôle principal de Citizen Khan. De l'avoir, également, créé et co-développé.
Ce que ça fait de créer un personnage dont on sait qu'il n'est pas bien épais, parce qu'on connait bien le temps qu'on a passé à s'imaginer son background comparé au nombre d'heures passées à imaginer son accent et ses mimiques devant le miroir de la salle de bains.
Ce que ça fait d'écrire un texte dont on connaît et on assume (du moins l'imagine-t-on) chaque gag, chaque plaisanterie.
Ce que ça fait de répéter le texte avec ses partenaires et de commencer à avoir une idée assez précise de la façon dont tout cela va sonner.
Ce que ça fait de se lever un matin pour aller au studio, de prendre sa voiture en, peut-être, essayant de réciter quelques lignes de dialogues qu'on craint d'avoir mal mémorisées, et d'aller enregistrer un pilote ; de refaire la check-list dans sa tête : le costume, c'est bon, les décors, normalement c'est bon.. Est-ce quand dans sa voiture, que je présume être tout-à-fait "normale" et pas nécessairement un modèle comparable à celui du personnage, Adil Ray a essayé de repenser à la façon dont il en était arrivé là ? Ou s'est-il dit qu'il pouvait peut-être prendre le temps de s'arrêter faire le plein, même si ça ferait un peu juste en cas de bouchons ?

Est-ce que c'est un projet auquel Adil croyait vraiment ? Ou bien voulait-il juste vendre un projet à une chaîne, et advienne que pourra ?
Ressent-il Citizen Khan comme un défi créatif ? Y a-t-il des moments où, pendant l'écriture, il se relit et pense sincèrement qu'il doit faire mieux ? D'ailleurs combien de drafts jetés dans la corbeille de son Mac, jugés par lui insuffisants ou pas assez drôles ?
Quand il dîne avec ses amis, Adil leur tape-t-il dans le dos d'un air ravi en leur disant "eh bah, mate, on dirait bien que ça y est, j'ai réussi à avoir ma propre série !" ou bien leur reverse-t-il un verre en ricanant "t'avais parié que personne m'achèterait mon script, allez je suis beau joueur, le vin est pour moi ce soir !".
Quand il essaye de tomber une fille, et qu'il dit qu'il travaille à la télévision (où effectivement, sous la barbe factice, il est méconnaissable), Adil raconte-t-il avec quelle série il a réussi à se rendre célèbre ? Et si c'est le cas, dit-il cela avec un ton fier, ou préfère-t-il opter pour l'auto-dérision histoire de ne pas rentrer tout seul ce soir ?

Et plus tard, bien plus tard, lorsqu'il a vu le résultat final, puis lorsque son pilote a été montré pendant un showcase apparemment consacré aux sitcoms, Adil s'est senti fier de Citizen Khan ? Quand la polémique a fait rage, a-t-il trouvé que les gens exagéraient, réagissaient totalement à côté de la plaque, passant à côté de ce qui le rendait satisfait d'avoir travaillé sur ce projet, ou a-t-il secrètement convenu qu'il n'avait pas franchement fait un boulot épatant ?
Quand une deuxième saison a été commandée, a-t-il simplement décidé d'appeler un entrepreneur pour refaire la cuisine, ou s'est-il dit qu'il avait réellement réussi quelque chose d'un point de vue artistique ?

Je peux croire, et je peux même admettre, qu'on travaille dans un milieu artistique (ou à peu près) de façon alimentaire. Par exemple, je doute qu'Alan Cumming compte The High Life parmi ses plus grandes fiertés à ce jour. Mais à quel point est-ce fait de façon consciente ? A quel point les premiers concernés sont-ils dans la confidence que leur série est absolument ridicule ?

Autant de questions, je suppose, auxquelles je n'aurai jamais la réponse. C'est la limite de l'art de marcher dans les chaussures de quelqu'un d'autre, j'imagine... on peut le faire pour les personnages, pas pour ceux qui les créent. Aucune interview, aucune autobiographie, même, ne répondra jamais à ces interrogations, que les créateurs, j'en suis convaincue, gardent jusque sur leur lit de mort.
Mais dans le cas de Citizen Khan, j'ai quand même de fortes présomptions d'avoir sauté à pieds joints dans de la merde.


Challenge20122013

Posté par ladyteruki à 23:38 - Review vers le futur - Permalien [#]

23-11-12

Let's work it out

Il s'en est fallu de peu. On est passés à ça de la catastrophe. Pour être sincère avec vous, j'ai bien cru que j'allais écrire une critique négative de la deuxième saison de Threesome. Heureusement, il n'en est rien, mais hélas la review de la nouvelle saison de la petite comédie britannique sera bien moins extatique que celle de la première, autant vous prévenir...
Ah, et évidemment, je ne devrais pas avoir à vous le dire, mais quand on lit un bilan, à plus forte raison sur la deuxième saison d'une série... il faut s'attendre à quelques spoilers.

Threesome-Baby

Mitch, Alice et Richie revenaient donc pour un second round, après un absolu sans faute l'an dernier, ou en tous cas, quelque chose qui y ressemblait fortement. C'était d'ailleurs pour cette raison que Threesome comptait parmi mes coups de coeur de l'automne dernier, et accessoirement, l'un de mes deux coups de coeur britanniques de toute l'année 2011 (avec The Café, qui d'ailleurs ne reviendra pas avant février environ ; pire encore, la sortie des DVD a été repoussée).
La saison 1 s'était achevée assez logiquement avec l'accouchement d'Alice, dans un épisode absolument parfait, au rythme impeccable, et capable de jongler avec une agilité folle entre comédie et tendresse. Mon Dieu que j'avais aimé ce final ! Il augurait du meilleur pour la suite. En quelques épisodes, l'univers de la série, ses personnages, son humour et ses mécanismes avaient parfaitement été établis. S'amuser dans ce cadre de jeu comme des enfants dans un parc en plastique serait à n'en pas douter une corne d'abondance téléphagique.

Mon tort a contraire été de revoir la 1e saison à l'occasion du début de la diffusion de la 2e, en fait. Car c'est avec le season premiere de toute l'histoire des season premieres que Threesome fait son retour. Je ne m'explique tout simplement pas comment on en est arrivés là : pas de Lilly, un Mitch qui tout d'un coup (pour une raison qui ne nous sera jamais expliquée et qui n'a certainement d'origine cohérente nulle part) veut devenir prof et doit donc retourner au lycée pour avoir une bonne note au bac en maths, et des séquences interminables en milieu adolescent, avec notamment un élève dont on ne comprend pas un seul instant pourquoi la série lui consacre autant de temps (il s'avère qu'il débarque ensuite dans Cuckoo, ceci expliquant peut-être cela ?). Si encore Threesome avait décidé de faire ce genre de choses en cours de saison, j'aurais grincé des dents, mais j'aurais compris. Mais dés le début de la saison, c'est ridicule, on ne retrouve ni les personnages ni la dynamique qu'on aime, le contexte a changé, on dirait en gros que quelqu'un a fait tout son possible pour tuer la poule aux oeufs d'or. On ne saura jamais ce qui s'est passé dans la tête de l'équipe de production, je suppose, mais c'est le genre de cas qui se règle sur un divan de psychiatre ou même dans une chambre capitonnée, parce que des tendances suicidaires à ce point, c'est inquiétant.
Le deuxième épisode nous tirera de ce guêpier... pour nous fourrer dans un autre. Cette fois, c'est la vie professionnelle de Richie qui nous intéresse ; on a affaire pour changer à une espèce de comédie de bureau où l'assistant impossible de Richie accumule les pitreries et les étrangetés, la colère de Richie progressant à peu près au même rythme que celle du spectateur. Le seul avantage de cet épisode par rapport au précédent, c'est que quelques séquences à la maison jalonnent l'épisode : il s'agit de celles montrant Mitch et Alice qui, devenu passant plus de temps à la maison, font une petite crise de nerfs commune (de type "comment ça, je ne travaille pas vraiment ?" qui fonctionne plutôt bien). Mais ça reste quand même assez dur à avaler que de devoir courrir après ce genre de petits moments.

Les choses vont progressivement s'arranger, à mesure que la saison avancera. Ainsi, certains épisodes seront un peu plus sympathiques que d'autres ; avec quelques bonnes idées, il est arrivé que de bonnes idées soient mises sur le tapis, sources de quelques rires véritables, mais rares.
Cependant, sur une saison qui compte 7 épisodes, il faudra véritablement attendre, accrochez-vous... le 5e épisode, pour que la série retrouve son rythme ! C'est incompréhensible ! Comment au passage a-t-on échoué au lycée, au bureau de Richie et, oh horreur, au centre commercial, je ne me l'expliquerai jamais, surtout alors que la première saison avait su trouver ses marques presqu'instantannément ! Ca dépasse l'entendement.

Les trois derniers épisodes de la saison seront, fort heureusement, fidèles au délire des débuts. L'esprit de répartie, de rythmpe, de métaphore, et de cohésion des personnages redevient tangible ; on sort moins de la maison, on cherche plus à s'intéresser à la façon dont le trio s'organise et vit en bonne harmonie, et c'est exactement ce qu'il fallait, retrouver ces séquences où les trois acteurs principaux peuvent faire ce qu'ils savent faire, plutôt que de tenter à tout crin d'élargir leur univers de façon surréaliste et/ou téléphonée.

Bien qu'ayant adoré l'épisode concluant cette nouvelle saison, je dois dire qu'il est symptômatique de tout ce qui a cloché dans cette nouvelle fournée. Souvenez-vous : dans le pilote, Mitch avait demandé Alice en mariage en apprenant qu'elle était enceinte du bébé de Richie... mais depuis, de mariage, il n'avait plus du tout été question ! Au contraire, la saison commence comme si ça n'avait jamais été à l'ordre du jour. Le simple fait que cet oubli ne soit pas réparé avant le season finale démontre qu'il y a vraiment eu un couac : ce qui manquait à cette saison, c'était un fil rouge, comme la grossesse d'Alice l'avait fait l'an passé ; à travers un objectif clair, les trois amis auraient pu affronter des challenges autrement plus divers que devoir prendre des photos dans un centre commercial, mettant réellement en perspective leurs personnalité et le fonctionnement de leur ménage à trois. C'était la formule gagnante ! Au lieu de ça, errant sans but, les intrigues se succèdent et conduisent soudainement à un mariage qui, évidemment, n'est pas aussi simple que prévu. Le revirement de situation est un peu énorme, mais il permet tant de petites répliques croustillantes et tant de tendresse, que ça fonctionne ; cependant, si le problème avait été soulevé plus tôt dans la saison, on aurait moins l'impression que ce revirement a été pêché au dernier moment dans un chapeau contenant des prétextes ridicules pour empêcher un mariage. Que ce mariage revienne sur le tapis rapidement, même si au final l'épisode est plutôt bon, est la preuve des carences de cette saison.

La deuxième saison de Threesome aura donc été très inégale, et encore, c'est un euphémisme. Mais au meilleur de sa forme (comme pendant le huis clos dans le boxe, un grand moment d'anthologie, fidèle à l'identité de la série), la série prouve qu'elle a encore bien des choses à dire et à faire, et que la naissance de Lilly ne sonnait pas la fin du concept.
Seulement, il fallait accepter l'identité de la série, plutôt que de vouloir absolument changer d'horizon ou de formule pour une raison qui m'est encore, à l'heure actuelle, totalement inconnue. Si l'épisode 5 fonctionne si bien, c'est parce qu'il met le trio face à : son petit délire encore un peu enfantin, ses choix d'adultes (qui d'ailleurs ouvrent la porte à une troisième saison, même si les épisodes 6 et 7 n'y feront plus allusion), et l'un de ses démons, en la personne de la mère d'Alice (qui d'ailleurs dans le season finale, où elle revient pour mon plus grand bonheur, elle aura encore de petites surprises à nous montrer, comme elle avait su le faire dans le final de la saison 1). Sans compter que comme par hasard, la réalisation revient au top en fin de saison en même temps que les scénarios, et ceux-ci se truffent à nouveau d'auto-références riches qui faisaient de la première saison une gourmandise. Comme un déclic...

Quand on connait son boulot, ses personnages, son cast, et toute la mécanique formidablement bien huilée qui fait que ça marche, pourquoi se perdre de cette façon en saison 2 ? Ca reste un grand mystère. Ce n'est même pas comme si la série avait voulu ajouter une dimension avec cette nouvelle salve d'épisodes ; c'est plutôt comme si on avait voulu en ajouter plein mais qu'on ne savait pas quoi choisir au final, et qu'on s'était autorisé à aller dans toutes les directions, un épisode à la fois, avant de se raviser et revenir à ce qui fait l'âme de la série.

Pour une comédie qui a des saisons si courtes, ce genre de bévues peut être très dommageable. Mais grâce à son rattrappage dans la dernière ligne droite, Threesome tient toujours une grande place dans mon coeur, et si la série est renouvelée pour une troisième aventure, je la suivrai avec plaisir. Parce que dans ses meilleures heures, je sais ce dont elle est capable. Mais j'avoue être tout de même un peu triste de ne pas quitter Mitch, Alice, Richie et Lilly avec le même enthousiasme qu'il y a un an de ça...

Posté par ladyteruki à 22:41 - Review vers le futur - Permalien [#]

14-11-12

Un accident est si vite arrivé

Depuis que je jongle entre deux boulots et que je me suis fait la promesse solennelle de continuer à tenir ce blog, regarder des séries est devenu... une nouvelle aventure, paradoxalement.

Permettez que je raconte ma vie téléphagique deux minutes (mais eh, c'est un peu à ça que sert cette rubrique !) : en gros, outre les heures toujours aussi longues à effectuer dans l'ancien job, parfois même plus (une joie de chaque instant chroniquée du côté de ladymnistration), j'ai une "revue téléphagique" hebdomadaire à tenir pour mon nouveau boulot qui consiste à regarder plein de séries, et notamment de pilotes, pour dresser un panorama télévisuel à peu près réaliste des télévisions de la planète, plus quelques missions ponctuelles plus thématiques que je vous épargne (et qui pour le moment ne constituent qu'une part minime du boulot). Bon. Là-dessus il faut ajouter le suivi de l'actualité télé du monde que je faisais déjà, quelques autres petits projets, et ce truc, là, le... mais si, vous savez ? Vie privée, voilà. Notamment parce qu'en ce moment j'ai quelqu'un qui squatte mon canapé. Et je vous épargne mon bouquin hebdomadaire (généralement sur la télévision), la lecture de la presse, etc... J'ai l'impression de me résumer à mon cerveau en ce moment (mais un cerveau qui boit de la Suze pink à 2h du mat avec mon colocataire du moment en matant Ted).

Avec tout ça, il a fallu que je m'impose une certaine rigueur en matière de visionnages. Et on va être clairs, la rigueur téléphagique n'a jamais été mon genre.
Mon genre, c'est regarder tout ce qui me passe par la tête quand j'en ai envie. Si j'ai tout d'un coup envie de m'enfiler 7 saisons de Gilmore Girls comme cet été, je le fais, par exemple. Que j'aie déjà 712 séries en cours n'entre pas une seconde en ligne de compte, même si je les adore. Une fois mon marathon fini, je reprends certaines de ces séries, d'autres attendent encore, et/ou un nouveau coup de coeur intervient parce que je continue de mater des pilotes. Si tout d'un coup je décide que je n'ai vu la première saison de House of Lies que trois fois cette année, et que ça me semble peu, eh bah vogue la galère, on est repartis pour un tour. Deux jours plus tard, à un épisode du final de la saison de House of Lies si ça se trouve, je vais me rappeler que Homeland reprend bientôt et me piquer d'en faire un post To be continued... qui va me pousser, en faisant les captures, à en fait revoir la première saison de la série. Mais patatras, en plein milieu de l'intégrale de Homeland, je me redécouvre une frigale de pilotes et ne vais jamais au bout de mon revisionnage de la saison 1, enchaînant les pilotes de la rentrée US. Là-dessus, la rentrée nippone débarque et ça continue niveau pilotes ; j'en viens même à mettre en pause le suivi de séries comme The Good Wife par exemple. Mais quelques semaines plus tard, en un aprem, c'est rattrapé, alors c'est pas grave. Et ainsi de suite. C'est mon fonctionnement habituel. Ca, c'est bien mon genre.
Et, qu'on soit, mais alors, absolument limpides sur le sujet : je suis tout-à-fait décomplexée vis-à-vis de ça. Même pas honte. Me laisser porter par mes envies, mes humeurs et le sens du vent, ça fait même partie de mon plaisir. Chaque fois que j'ai essayé de me forcer à regarder un truc parce que "bah j'ai commencé c'est trop con" ou "j'ai du retard sur la diffusion US" voire même "c'est pas la quatrième fois que je me fais une intégrale cette année ? j'ai pas mieux à faire de mon temps ?!", je dis bien à chaque fois, ça tourne mal. Soit parce que je finis par en vomir la série, soit tout simplement parce que je la regarde du coin de l'oeil alors que mon cerveau chante en boucle : "99 séries plus intéressantes à regarder, j'en regarderais une à la place de ça, ça ferait 98 séries plus intéressantes à regarder !", un peu comme Patrick Swayze dans Ghost.

Le problème c'est que quand on a quelqu'un qui vous paye pour regarder des pilotes/séries et vous faire un compte-rendu, vous ne pouvez pas prendre votre plus beau clavier et écrire un mail au boss : "cette semaine... rien. J'ai eu envie de revoir le pilote de Threesome et je suis tombée dans une intégrale de la série. L'accident con. Du coup, j'ai rien vu de neuf. Rendez-vous la semaine prochaine pour une revue des pilotes turkmènes du moment. (Peut-être). PJ : mon RIB pour le salaire de la semaine".
J'ai donc fait preuve de sérieux, d'organisation, et de persistance. Je me bloque tel jour de la semaine pour voir x pilotes. Tel autre pour m'enfiler toute une saison d'une série dont je sais que la thématique entre dans les attentes de mon patron en ce moment. Le lendemain c'est une lecture soutenue des dernières news (très contente pour le renouvellement de Redfern Now par exemple, d'ailleurs on parle du pilote très vite). Certains jours je vais jusqu'à manger et dormir. Et ainsi de suite.

Là-dedans, j'ajoute la rédaction des posts pour ce blog. Parce que j'y tiens.
Parce que d'une part, si je ne le fais pas, ça me manque ; déjà. C'est trivial mais c'est comme ça. Ensuite parce que j'aime bien avoir un retour sur les séries que je vois, et croiser les points de vue et les ressentis (oui alors en ce moment les commentaires ne se bousculent pas, certes, mais bon, on va faire comme si, pour les besoins de la démonstration).
J'avais envisagé de réduire la cadence et ne plus poster en quotidienne. Je l'avais envisagé environ pendant dix secondes : la vérité c'est que si j'écris au quotidien, c'est aussi parce que si je ne le fais pas, il y a plein de choses que je n'ai pas le temps d'aborder (en fait, déjà en écrivant tous les jours, je n'ai pas le temps de tout aborder, alors imaginez un peu ; tiens, il faudrait que je vous parle de In Deriva à un moment, la version roumaine de BeTipul et In Treatment, j'ai maté le pilote, c'était une expérience intéressante, d'ailleurs assez destabilisante dés la première séquence). Et ce que je n'ai pas le temps d'aborder eh bien, ce n'est pas documenté dans ces colonnes, ce qui veut dire que c'est assez rarement documenté ailleurs mais si un autre blogueur veut parler du pilote de Suburbia, faut pas qu'il se prive, au contraire ce serait dommage de passer à côté. Et puis, d'une façon générale, ce blog est parfois, aussi littéralement que possible, un blog, au sens où je le traite aussi comme un journal de visionnages, et que dans six mois, un an, je ne pourrai pas lire mes impressions sur un pilote si je ne les écris pas sur le moment. Or ça peut être intéressant de comparer par la suite ; c'est le cas pour The Good Wife, par exemple. Aujourd'hui je ne vois plus ce pilote du tout de la même façon, et j'ai envie de dire que c'est normal, mais me relire est intéressant quand j'aborde un épisode ou un arc de la série dans un post ultérieur.

Alors avec tout ça, le problème c'est que même quand on veut jouer à la professionnelle sérieuse, sous les lunettes et le tailleur violets, il y a encore un coeur de téléphage qui bat.

Scrubs

La semaine dernière, je ne sais plus pourquoi, j'ai soudain repensé à Scrubs. J'ai eu envie de voir le pilote : je me suis dit que ça me détendrait et que j'en avais bien besoin.
Donc j'ai regardé toute la première saison, fidèle à moi-même.
Du coup, j'ai dû batailler encore plus avec mon emploi du temps pour quand même faire mon travail n°1, mon travail n°2, et suivre les séries qui me tiennent à coeur dans la mesure du possible (je suis un peu en retard sur Tu m'aimes-tu?, par exemple), tout en adressant au moins une fois par jour la parole à la personne qui est à la maison en ce moment.
Et du coup j'avais encore plus besoin de me détendre. Et du coup j'ai entamé la saison 2 hier.

C'est un truc qu'on ne vous dit pas forcément, quand vous commencez à être payé à faire ce que vous aimez : les limites entre l'agréable et le désagréable se brouillent un peu. Juste un peu. Pas au point que ce qui est agréable devienne désagréable (au contraire, les jours où on est motivé pour rien, ça aide drôlement à se trouver un truc sympa à regarder malgré tout), pas du tout, je vous rassure.
Il y a un équilibre à trouver, c'est clair, et ce n'est pas en deux semaines qu'il va m'apparaitre comme par magie. Mais je voulais partager ça avec vous quand même. Déjà parce que je pense que ça fait partie de l'expérience : on en a tous rêvé, de réussir à recevoir un (petit) chèque pour regarder des séries, eh bien voilà à quoi ça ressemble aussi, même si d'un autre côté je m'éclate, et je n'arrêterrais de mener cette vie en ce moment pour rien au monde. Et puis aussi parce que j'aime bien partager avec vous, tout simplement. Et ça non plus, je n'arrêterais pour rien au monde, quand bien même en ce moment j'ai très peu de temps pour Twitter où je sais pouvoir retrouver la plupart d'entre vous...

Posté par ladyteruki à 22:50 - 3615 My (So-Called) Life - Permalien [#]

28-09-12

To be continued... Threesome

Devinez qui revient lundi soir ? Ouiiiiiiii ! Eux !!!
J'ai énormément de mal à dissimuler ma joie de retrouver l'un de mes coups de coeur britanniques de l'an dernier. Threesome revient donc lundi, et le problème, c'est que ça fait plusieurs mois qu'on n'a pas vu la série. Enfin, théoriquement parce que de mon côté je l'ai rematée trois fois.
Evidemment, ce post To be continued... aurait pu porter sur Homeland, qui revient dimanche, mais avec la victoire aux Emmys, tout le monde va vous parler de Homeland, il est impossible d'oublier Homeland. En revanche, je parie qu'on sera tous bien contents d'avoir une petite séance de rattrapage sur Threesome.

Pour ceux qui n'ont pas le temps de se refaire une intégrale (quoique, la série reprend dimanche soir, techniquement c'est faisable, mais bon), voici donc un post To be continued.... Pour rappel, il s'agit d'une sorte de récapitulatif épisode par épisode, garanti sans spoiler, reposant sur le concept suivant : 1 épisode = 1 capture = 1 phrase. Pas plus.
Mais si vous manquez cruellement de lecture et que vous l'avez loupé à l'époque de sa publication, vous pouvez aussi lire mon bilan de la première saison.

Threesome - 1x01
1x01 - Les trois meilleurs amis du monde, sur le point de passer une nuit qu'ils n'oublieront jamais...

Threesome - 1x02
1x02 - L'alcool et la drogue, c'est juré, ils arrêtent !

Threesome - 1x03
1x03 -
Les cours de préparation à la vie de parent ne sont pas accueillis avec enthousiasme par tout le monde.

Threesome - 1x04
1x04 -
Mitch va-t-il enfin prendre ses finances en main ?

Threesome - 1x05
1x05 - Au tour de Richie de rejoindre le club des trentenaires !

Threesome - 1x06
1x06 - A l'aide, Alice se transforme... EN FILLE !

Threesome - 1x07
1x07 - ...Et de quatre.

Bon, pour être sincère avec vous, j'ai très envie de me refaire une intégrale d'ici lundi quand même ! Ah, Threesome est de retour, chic chic chic !!!

Posté par ladyteruki à 20:56 - To be continued... - Permalien [#]

16-09-12

lady's world tour - Escale n°15

-- World Tour --

Le rythme des world tours a toujours été variable. C'est que, ça demande du temps tout ça. Le problème c'est qu'il suffit de tourner le dos quelques jours et pouf ! Il y a 25 news de plus. Et donc ça demande plus de temps. Et le temps de les écrire... eh bien certaines dates que j'avais évoquées sont passées, ou d'autres évènements sont survenus, et il faut réécrire. Vous saisissez le cercle vicieux. Evidemment si j'avais une interface à travers laquelle je pouvais poster les brèves au jour le jour, ce serait plus simple, mais bon, ce n'est pas le cas.
Ce que j'essaye de vous dire, c'est que le world tour du jour va être un long parce que, eh bien, il s'est passé plein de trucs depuis le world tour précédent, et aussi parce que c'est la rentrée et que par définition il y a forcément pas mal d'activité aux quatre coins de la planète. Considérez-vous prévenus, vous allez avoir de la lecture !

Mais avant... vous vous rendez compte ?
C'est déjà notre 15e escale depuis que les world tours sont apparus, en février dernier ! Le temps passe vite quand on s'amuse. Je me souviens encore quand... non bon, ok, on commence sans plus attendre parce que je n'aime pas vous torturer.

Isidingo

- AFRIQUE DU SUD :

* Coup dur pour le soapie Isidingo. Un peu plus tôt cet été, les studios Henley Studios, appartenant à la chaîne SABC3, ont pris feu, lequel a dévoré entre autres une bonne partie des décors de la série. Difficile de tourner un soap à flux tendu dans ces conditions. La chaîne et la société de production Endemol ont donc décidé de transformer l'une des séries les plus anciennes d'Afrique du Sud encore à l'antenne(et à vrai dire, du monde) en "mini-série". Alors, bon, une précision : ce qu'on qualifie de mini-série en Afrique du Sud, ça couvre tout ce qui n'est pas un soap. C'est-à-dire que cela peut aussi bien vouloir dire que désormais Isidingo pourrait avoir des saisons d'une vingtaine d'épisodes diffusés de façon hebdomadaire, et renouvelables ! SABC se refuse pour l'instant à donner des chiffres précis quant à l'ampleur des dégâts (il se murmure qu'on pourrait avoisiner les 100 millions de rands, soit environ 9,5 millions d'euros), et on attend encore des précisions sur le changement de format. Pour autant, c'est quand même un coup dur pour cette institution, même si ce n'est pas la première fois qu'elle change de durée ou de rythme. Sauf que les deux dernières fois, c'était fait exprès (pendant les fêtes de fin d'année, deux années de suite, SABC avait diffusé des épisodes complémentaires de façon hebdomadaire), et que cette fois, il n'y a pas vraiment le choix. A l'heure actuelle, rien n'est encore définitif, si ce n'est que le changement de format s'accompagnera d'une autre nouveauté : SABC et Endemol cherchent actuellement un décor où ils pourraient tourner on location les prochains épisodes. La série doit fêter ses 14 années d'existence à la fin de l'année, mais au vu des circonstances, l'enthousiasme est un peu entamé...
* De son côté, la chaîne satellite kykNET (branche du groupe M-NET), dont les programmes sont uniquement en Afrikaans, a décidé de lancer la production d'une nouvelle série, Thomas@. Peu de détails sont connus à ce jour sur son histoire, mais on sait déjà qu'il s'agira d'une série d'une demi-heure destinée à la jeunesse (comme l'@ aurait pu nous le laisser présager...). Ce sont 26 épisodes qui ont été commandés, et qui devraient être visibles sur la chaîne au début de l'année 2013. Le tournage commence en septembre.
* Pour ce qui est de la rentrée (même si, dans l'hémisphère sud, c'est la rentrée du printemps, pas de l'automne...), SABC3 fera débuter le 27 septembre prochain une nouvelle série, Those who can't. Située dans une salle de profs, cette comédie suit la vie secrète des enseignants d'une école privée, sauf que ces adultes auraient tendance à se comporter exactement comme les élèves auxquels ils sont supposés enseigner. Seulement 6 épisodes sont prévus pour cette première saison, créée par l'éditorialiste Tom Eaton et le comique Alan Committie, et tournée intégralement dans un véritable établissement scolaire. Jeudi, c'est une mini-série du nom de Forced Love qui a débuté sur SABC1. Il s'agit en réalité de l'adaptation de la pièce de Shakespeare La mégère apprivoisée, mais transposée dans le présent et à Cape Town.

AddaFriend

- ALLEMAGNE :

* La série Add a Friend, première fiction originale de la chaîne à péage TNT Serie (et accessoirement première fiction originale d'une chaîne à péage en Allemagne), débute mercredi 19 septembre. Elle a pourtant déjà été renouvelée pour une seconde saison ! Alors que les 10 premiers épisodes seront diffusés cet automne, la production va donc reprendre le chemin des studios de façon à ce que la seconde saison puisse être diffusée dés le printemps 2013. Dixit le producteur de la série, Quirin Berg : "Add a Friend n'est pas seulement un grand pas en avant pour nous, mais pour tout le marché de la télévision payante, et c'est ce qui nous a donné envie de travailler avec TNT Serie. C'est l'opportunité d'essayer quelque chose de nouveau, d'établir les lois de la fiction de la télévision payante. Ici on a beaucoup plus de liberté en termes de character development et d'histoires que sur la télévision non-payante". Un nouveau secteur est donc sur le point de se développer en Allemagne, alors que Sky Deutschland prépare également sa première fiction originale pour l'horizon 2014.
* The New Adventures of Old Christine va poser ses valises sur RTL. La chaîne allemande a en effet commandé un remake de la comédie avec Julia Louis-Dreyfus (mais sans Julia Louis-Dreyfus, du coup). Les 8 premiers épisodes devraient être diffusés en 2013, et plus si affinités.

TiemposCompulsivos

- ARGENTINE :

* C'est le 29 août dernier qu'a commencé sur El Trece la nouvelle série Tiempos Compulsivos, une dramédie qui se déroule dans un établissement accueillant des patients atteints par divers comportement addictifs, et placés sous la responsabilité d'un psychiatre : un workaholic hyperactif, une syllogomaniaque également atteinte de TOC et de troubles alimentaires, une femme qui, parce qu'elle s'automutilait, est devenue accro aux anti-douleurs, un mythomane, ou encore une schizophrène dont les différentes personnalités se détestent. La série suit leurs sessions quotidiennes, avec l'aide de deux autres médecins, dont l'un cache également une phobie. Tiempos Compulsivos est ce qu'on appelle un unitario, c'est-à-dire une mini-série qui n'est pas appelée à être reconduite.
* Cette semaine c'était l'adaptation d'une dramédie péruvienne, Mi Problema Con Las Mujeres ("mon problème avec les femmes"), qui démarrait sur Telefe. Cet unitario (une mini-série, par opposition aux telenovelas, donc) raconte comment Jose, un célibataire attirant mais incapable d'avoir des relations sur le long terme avec les femmes, décide de commencer une thérapie avec un psy du nom de Sylvio qui l'aide à comprendre ce qui cloche chez lui. C'est d'autant plus pressé qu'il commence à développer une relation avec l'une de ses collègues, Veronica... Le premier épisode, diffusé lundi soir à 22h30, a été leader sur la tranche horaire avec 21,1% de parts de marché, battant ainsi l'émission de télé réalité Bailando sur El Trece.
* Pour finir, je vais vous donner le chiffre du jour : 3. C'est le nombre d'heures que, selon une étude récente du Latin American Multichannel Advertising Council (LAMAC), les Argentins ayant entre 4 et 12 ans passent devant une chaîne du câble. PAR. JOUR. Qui dit mieux ?

Howzat-War

- AUSTRALIE :

* Revenons sur les deux volets de la mini-série Howzat!, diffusés pendant la seconde quinzaine d'août. Ils ont fait un carton ! En tout, ce sont 2,09 millions de spectateurs qui étaient rassemblés devant le second épisode le 26. A quelques milliers près, ce sont les mêmes chiffres que le premier épisode diffusé le dimanche précédent, soit le 19 août, sur Nine. Inutile de dire que l'objectif est largement atteint pour le network, qui espérait réitérer le succès de la mini-série Paper Giants: The Birth of Cleo, diffusée au printemps 2011 sur la chaîne publique ABC, et qui avait capitalisé d'excellentes audiences. Rappelons que Howzat! - Kerry Packer's War était un spin-off officieux, avec une production et une distribution totalement différente. De son côté, ABC n'a pas dit son dernier mot, et comme elle l'avait annoncé en 2011, elle a lancé fin août le tournage de Paper Giants: Magazine Wars, un "vrai" spin-off de la fameuse mini-série de l'an dernier, avec Rachel Griffiths dans l'un des deux rôles principaux. This means war !
* En janvier dernier, ABC avait évoqué la commande d'un spin-off pour la série légale Crownies. Non que Crownies soit un succès, voyez-vous, mais ce n'était pas non plus un tonitruant échec, et de nombreux arrangements avaient visiblement besoin d'être faits. Plutôt que de transformer la série originale au point de la rendre méconnaissable, la chaîne publique avait donc décidé d'opter pour un spin-off. Les choses avancent plutôt lentement de ce côté, mais la chaîne a au moins confirmé quelques éléments. D'abord, ce spin-off (qui n'a pour le moment pas encore de titre) devrait être diffusé courant 2013, il faudra donc s'activer à un moment. Et puis, l'actrice Marta Dusseldorp devrait être de retour dans le rôle de la procureur Janet King ; le personnage sera même central dans cette nouvelle série, puisque, de retour d'un congès maternité, elle aura affaire à de nombreux dilemmes dans le cadre d'une affaire compliquée. Exit, donc, a priori, les jeunes loups et leurs intrigues sexy, le spin-off de Crownies a de fortes chances d'être plus sombre que la série originale ; il sera également plus court, car seuls 8 épisodes ont été commandés. Cependant, on n'y est pas encore, puisque Dusseldorp sera d'abord au générique de la série A Place to Call Home, supposée apparaitre dans les grilles du network Seven avant la fin de l'année, et dont on murmure qu'elle pourrait bien prendre la relève du succès Packed to the Rafters, dans le cas où la 6e saison de la série serait la dernière.
* On continue toujours avec ABC, décidément résolue à offrir le fleuron de la fiction australienne ces derniers temps. La chaîne a en effet décidé de co-produire une nouvelle série avec HBO Asia (no less) du nom de Serangoon Road. Dans cette série historique, le héros sera Sam Callaghan, un Australien qui a grandi pendant la Seconde Guerre mondiale dans un camps d'internement japonais (et incarné par Don Hany, East West 101 et prochainement Jack Irish aux côtés de Guy Pearce). La série sera un detective drama suivant cet homme brisé qui, devenu adulte dans les années 60, vit à Singapour, se voit un jour demander par sa voisine (la belle Joan Chen, inoubliable beauté de Twin Peaks) de reprendre l'agence de détective de son défunt mari. A noter qu'il s'agit de la première fiction originale (co)produite par HBO Asia, et en l'occurrence, de la filiale de Singapour. Le tournage a commencé début septembre.
* Dernière news tournage en Australie et après je ne vous embête plus : la comédie d'ABC intitulée Upper Middle Bogan (écrite par Robyn Butler et Wayne Hope, à qui l'on doit par exemple The Librarians) a donné ses premiers tours de manivelle au début du mois. Dans cette série en 8 épisodes, le Dr Bess Denyar, dont la vie est parfaite (elle a de l'argent, un beau mari architecte, de beaux enfants...), découvre que ses parents l'ont en réalité adoptée, et que sa vraie famille, les Wheelers, est... eh bien, écoutez, une espèce de famille Groseille (d'où le terme "bogan"). Tournage marathon pour Upper Middle Bogan, d'ailleurs, puisque seulement 7 semaines de tournage sont prévues, et que la série devrait être diffusée courant 2013. A ce rythme, je veux bien croire qu'elle sera même diffusée début 2013 !
* Bon et alors vraiment, il faudra que quelqu'un m'explique le succès de Housos. Non seulement il y a apparemment des gens pour aller voir le film, sorti ce mois-ci, mais en plus, une seconde saison a été commandée par SBS ! Ne prenez pas cela pour une incitation à aller tester la série, cependant, ou alors je décline toute responsabilité.
* Pour finir, Rake, revenue ce mois-ci sur ABC1, ne devrait pas dépasser les trois saisons. La dramédie légale n'a pourtant pas encore reçu de commande officielle d'une troisième saison mais vu le succès de la série, cela ne semble pas faire beaucoup de doute. Richard Roxburgh, qui incarne le héros de la série, a simplement précisé qu'il n'irait pas au-delà de trois saisons.

Clan

- BELGIQUE :

* La chaîne vtm Belgium a lancé le 3 septembre une nouvelle série, Clan, l'histoire de cinq soeurs très soudées. Peut-être même un peu trop. Car, depuis que la cinquième s'est mariée à un homme insupportable, elles ne la voient plus. Elles décident donc... bah, qu'est-ce que vous feriez à leur place ? De comploter pour tuer le mari en question, bien-sûr. Logique. La bande-annonce est à la disposition de ceux qui cliqueront, parce que j'ai pas réussi à l'intégrer (ça arrive, désolée). Au programme de Clan : 10 épisodes de 70 minutes de rebondissements, car il y a des conséquences qu'elles n'avaient pas prévues !
* Toujours sur vtm, une autre série se prépare à entamer son tournage à la fin du mois. Zuidflank, c'est son nom, se déroulera autour d'un vignoble produisant un vin d'excellente qualité, et autour duquel deux familles se déchirent depuis près d'un siècle afin d'en déterminer la propriété. Mais les héritiers des deux familles, Rob et Mark, décident de mettre un point final à cette dispute et, contre l'avis de leur entourage respectif, tentent de trouver le moyen de faire une trève. C'est la même société de production que Deadline 14/10 (qui vient de commencer sur vtm également) qui se charge de produire les 13 épisodes de la série.

Suburbia-1stLook

- BRESIL :

* Ah, au temps pour moi, voilà une news qui m'avait échappé plus tôt cet été... La branche sud-américaine de HBO a annoncé la mise en chantier d'une nouvelle série (encore une !), intitulée O Negócio, et créée par Luca Paiva Mello et Rodrigo Castillo. Il s'agira d'une série sur la prostitution haut de gamme à Sao Paulo (où selon la production, 60% des millionnaires brésiliens résident), et le budget devrait être à l'avenant avec, d'après les estimations, environ 15 millions de reals dans cette fiction (5 millions d'euros) pour 13 épisodes. Avec ce projet, le Brésil continue donc d'être le pays qui offre le plus de séries à la chaîne internationale ; au total, ce sont 73 millions de reals que la chaîne a injecté depuis 2002 rien que dans les productions brésiliennes, pour ensuite les diffuser sur tout le continent dans une version hispanophone. Outre FDP qui a commencé voilà quelques semaines, une autre série brésilienne est également en préparation, intitulée Destino SP, qui suivra des immigrants latinos, chinois, nigérians, israélites, coréens et boliviens débarquant à Sao Paulo, avec leurs rêves et leurs espoirs de vie meilleure. Je sais pas pour vous mais j'adore le concept...
* De son côté, Globo prépare une nouvelle série hebdomadaire, qu'elle a confiée à Aguinaldo Silva. Le scénariste, qui a une longue histoire avec la chaîne depuis les années 80 (il a plusieurs telenovelas mais aussi des mini-séries à son actif), planche actuellement sur le scénario de ce projet intitulé Doctor Pri, s'intéressant à la vie privée et professionnelle de ce praticien, et qui devrait être diffusé courant 2013. La chaîne affirme que Doctor Pri sera inspirée par les séries américaines (mais pas policières) ; 16 épisodes ont été commandés.
* Mais la meilleure nouvelle du moment, c'est à Luiz Fernando Carvalho qu'on la doit ! Le réalisateur des bijoux A Pedra do Reino, Capitu et plus récemment Afinal, o Que Querem as Mulheres?, tourne actuellement une nouvelle mini-série pour pour Rede Globo, intitulée Suburbia. C'est Paulo Lins, auteur de La cité de Dieu (le film qui a donné La cité des Hommes) qui en signe le scénario, celui d'une jeune femme noire venue au monde très pauvre, mais également très belle, ce qui lui apporte autant de bonheur que de malheur ; l'histoire de cette femme est inspirée par une proche du réalisateur, décédée récemment. Carvalho a fait appel à de nombreux artistes méconnus afin d'essayer de faire une série ancrée dans la culture contemporaine, et son intention est apparemment de renier son propre style afin de saisir l'air du temps et des classes défavorisées. Huit épisodes au total sont prévus pour cette série qui sera diffusée par Globo en novembre, et, oui, l'image ci-dessus est l'une des premières de la série.

Continuum-Promo

- CANADA anglophone :

* Vous n'ignorez sans doute que Showcase a renouvelé la série de science-fiction Continuum pour une deuxième saison de 13 épisodes ; dans le doute, souffrez que je le répète, parce que les séries de science-fiction qui trouvent le moyen d'avoir un peu de longévité, ça court quand même pas les rues. Ce que vous ignorez peut-être, c'est que Blackstone a officiellement été renouvelée par APTN pour une troisième saison, confirmant officiellement ce qui couvait depuis plusieurs mois déjà.
* Jeudi, pour le final de sa première saison, Saving Hope a ressemblé 1,54 million de spectateurs devant CTV. Le final de The Listener, diffusé le même soir, n'en a attiré que 1,07 million.

Yamaska

- CANADA francophone :

* Phénomène connu aux USA, le crossover est rarissime au Canada, et notamment au Québec. Pourtant, les héros du téléroman Yamaska vont s'inviter prochainement dans une autre série, Toute la vérité, une série judiciaire, à l'occasion de leur procès. Une idée sypathique qui s'est tout de même déjà produite par le passé : le couple central d'Un gars, Une fille était apparu dans le téléroman L'ombre de l'épervier, mais sous un angle plutôt comique. En tous cas, l'apparition des personnages de Yamaska devrait tirer pleinement partie du contexte de Toute la vérité, faisant de ce rare crossover une véritable expérience de télé, et non un simple prétexte. Cette initiative se double d'une autre puisque Yamaska a également depuis cette semaine un spin-off sur le net : YAM, une websérie s'adressant au public adolescent.
* La série Mauvais Karma, qui met en scène des amies d'enfance qui se retrouvent après 18 ans de séparation, s'arrêtera au terme de sa troisième saison, qui a commencé le 11 septembre. C'est la scénariste de la série elle-même, Isabelle Langlois, qui en a pris la décision, précisant qu'elle apporterait une conclusion convenable à toutes les intrigues entamées. Pour cette troisième saison sentant légèrement le sapin, il faut préciser que des modifications ont été apportées au format puisque les épisodes durent à présent une heure, et non plus une demi-heure. L'ultime épisode de la série sera diffusé pendant le mois de novembre.
* Lancé cette semaine, le teleroman Unité 9 a rassemblé pour son premier épisode pas moins de 1,2 million de spectateurs vers Radio-Canada. Les critiques ont l'air bonnes, mais je réserve mon jugement, puisque je vous parlerai de ce premier épisode dans un prochain post.
* Et puis alors je vous avoue que je suis un peu surprise de découvrir que le Québec aussi a son adaptation de BeTipul à présent, et je n'en savais rien du tout ! La série s'appelle (assez naturellement) En thérapie, et suit le thérapeute Philippe Jacob (incarné par François Papineau) du lundi au vendredi à 22h sur TV5 (pas TV5 monde, hein, j'ai bien dit TV5). La première séance de thérapie a eu lieu lundi, et les épisodes, qui suivent la même structure que l'original (4 séances auprès de patients, 1 séance du Dr Jacob avec sa propre thérapeute), durent une demi-heure.

Lynch_Saison2

- COLOMBIE :

* C'est confirmé, la série de MovieCity, produite par Fox Telecolombia, Lynch, reviendra pour une seconde saison ! Cette fois ce seront 17 épisodes (contre 13 pour la première saison) qui seront produits pour suivre les étranges aventures d'un directeur de pompes funèbres qui aide les gens à se faire passer pour morts. Plusieurs fois évoquée dans ces colonnes, la série a rassemblé 2 millions de spectateurs sur la chaîne premium Moviecity, et a pu être vue plus encore sur le service de VOD de la chaîne qui a pour ainsi dire explosé les records. Alors, ce n'est pas vraiment une surprise, non, mais il faut quand même préciser qu'à la base, Lynch n'était supposée durer qu'une saison. Le showrunner Fernando Altschul a donc repris le chemin de la production au mois d'août.
* De son côté, RCN a décidé de commander une deuxième saison pour Corazones Blindados, une série policière dont la première saison compte déjà 80 épisodes, qui n'a pourtant débuté que le 3 septembre dernier. Mais la série s'octroie déjà la part du lion dans les grilles : elle est dans le top5 des fictions les plus regardées du pays, et rassemble déjà 46% de parts de marché chaque jour. Diffusée à la façon d'une telenovela, mais lorgnant plutôt vers la série d'action et d'intervention, Corazones Blindados rejoint donc la famille des séries du genre qui sont nées ces dernières années au Mexique, El Equipo et plus récemment Paramedicos. De là à dire qu'une tendance est en train d'émerger, c'est peut-être un peu tôt, mais il est certain que ces séries ne sont pas des telenovelas au sens traditionnel du terme...

ArvenEfterVeronika-Tournage

- DANEMARK

* TV2 Zulu a lancé une nouvelle comédie intitulée Sjit happens (...oho, I see what you did there !), dont le premier épisode a été diffusé le dimanche 9 septembre en deuxième partie de soirée. Il s'agit des tribulations de 5 célibataires dans la vingtaine, partageant un appartement à Copenhague. Jusque là rien de très excitant, on pourrait pour un peu croire à un remake de Friends, mais Sjit happens a deux particularités : d'une part elle est beaucoup plus explicite en matière de sexe et de consommation d'alcool, mais surtout, parce que le concept de la comédie est d'être "interactive". En effet, chaque soir de diffusion, les spectateurs sont invités à soumettre leurs propres anecdotes sur leurs déboires passés, et ils peuvent être adaptés dans l'épisode suivants. Je n'arrive pas trop à trouver les détails mais ce serait intéressant de savoir comment la prod se débrouille pour tenir le délai...
* Au printemps, DR avait annoncé la mise en chantier d'une nouvelle série dont à ce moment-là je ne trouvais que le titre international, The Heritage after Veronika. Les choses ont depuis progressé puisque le tournage d'Arven Efter Veronika se prépare à débuter à la mi-septembre (ci-dessus, la photo du cast de la série). L'histoire sera celle des 4 enfants de Veronika Grønnegårds, une artiste renommée qui les a élevés dans une maison située dans une communauté hippie, dans les années 70. A la mort de leur mère, les 4 enfants, aujourd'hui adultes et plus vraiment liés les uns aux autres, se retrouvent dans la maison et vont devoir se répartir ses possessions terrestres, mais aussi être confrontés à ce qu'elle leur a laissé de façon plus spirituelle... L'occasion aussi de ressortir certaines vérités qui n'ont pas été exprimées ces dernières années... C'est un sacré pitch que nous promet donc Arven Efter Veronika, réellement différent. On ne s'excite pas, toutefois : la diffusion n'est pas prévue avant 2014. Désolée.

GranHotel-DowntonHotel

- ESPAGNE :

* La société de production à l'origine du western Tierra de Lobos (dont la 3e saison ne devrait d'ailleurs plus trop tarder) a acheté les droits du livre Ahogada en llamas, écrit par le journaliste et écrivain Jesús Ruiz Mantilla. Ce roman retrace l'histoire d'une famille pendant plus de 50 ans, utilisant deux évènements dramatiques comme points de départ et d'arrivée : la catastrophe du port de Santander, en 1893, et l'incendie de cette même ville en 1941. La mini-série qui en résultera, dont le titre de projet est pour l'instant également Ahogada en llamas ("noyé dans les flammes"), comportera 6 épisodes.
* Bonne nouvelle pour la série historique Isabel ! Après l'avoir abandonnée dans un fond de tiroir pendant près de 8 mois, la chaîne publique TVE a finalement décidé de diffuser la première saison de la série. Comme depuis le temps, on ne se souvient plus trop de quoi il s'agit, rappelons qu'Isabel est un biopic sur Isabelle de Castille, après son mariage avec Ferdinand d'Aragon. Malheureusement, si cette saison plait aux spectateurs espagnols, il n'y en aura pas d'autre, puisque comme on le disait précédemment, les décors ont été détruits cet été. Mais au moins, les 13 épisodes d'Isabel seront diffusés, et c'est déjà ça. En attendant de fixer une date de lancement, la chaîne a diffusé cette semaine le premier épisode de sa comédie Stamos Okupa2, et ce fut un retentissant échec. La chaîne publique a en tous cas annoncé qu'elle diffuserait progressivement ses commandes de séries, dont son succès Aguila Roja, mais aussi Gran Reserva ou Los misterios de Laura.
* Après son succès retentissant sur Antena3, Gran Hotel devait revenir pour une deuxième saison, et on dirait bien que celle-ci se rapproche. Le tournage s'est achevé le 15 août dernier, et les videos de promo commencent à tourner sur la chaîne espagnole. Il faut dire qu'avec 3,39 millions de spectateurs en moyenne pour les 9 premiers épisodes, on n'a pas envie de les laisser perdre ; une date de diffusion devrait être annoncée prochainement pour cette saison, qui comptera cette fois 16 épisodes ; un épisode de Noël spécial est également prévu. On murmure déjà que le créateur de la série, Ramón Campos, travaille déjà sur une saison 3. Pour patienter, plusieurs photos de la saison 2 sont consultables du côté de FormulaTV, mais il y a forcément du spoiler dedans...
* En cette rentrée, Telecinco fait revenir le sitcom Aida, qui avait brutalement été interrompu en mai afin de faire de la place aux retransmissions de l'Euro 2012. En l'absence de match, Telecinco avait aussi rediffusé d'anciens épisodes de la comédie, histoire de ne pas totalement faire oublier la série. Bref, le grand boxon... La série a repris ce dimanche 2 septembre comme si de rien n'était.
* Et puis, l'un des évènements de cette rentrée, c'est aussi l'arrivée d'Imperium, le spin-off de la série historique Hispania. Imperium, vous pouvez le voir dans la bande-annonce ci-dessous (qui au passage est plutôt réussie), se déroule à Rome, où revient un général romain après sa campagne espagnole... En dépit de la video de promo ci-dessous, plutôt alléchante, la série s'est pourtant lamentablement vautrée lors de son lancement, le 5 septembre : 1,8 million de spectateurs, soit 10,9% de parts de marché. Une belle déculottée qui s'est confirmée cette semaine avec le second épisode, qui n'a attiré que 1,5 million de spectateurs (et totalisé 10,2% de parts de marché). La série Hispania n'avait jamais fait d'aussi mauvaises audiences que ça, même lorsque ses audiences se cassaient la figure ! Allez Antena3, sois bonne joueuse, il est temps de l'enterrer, ta franchise...

 

- IRLANDE :

* Ah, vous allez être contents ! Ceux d'entre vous qui sont intéressés par les news irlandaises vont se régaler, car pour une fois, nous n'allons pas parler de Mrs. Brown's Boys mais du programme de TV3, une chaîne qui a décidé en cette rentrée de commander ses deux premières séries originales : un drama, et une comédie. On the Couch (c'est la comédie) est créée mais aussi interprétée par Barbara Bergin et Gary Crooke, et suit trois couples qui entament une thérapie ensemble au cours de 6 épisodes. Quant à Deception (c'est donc le drama), il s'agira d'une série se déroulant dans le contexte de l'après-Celtic Tiger. Tournée cet été à Galway, la série comptera 6 épisodes, chacun écrit par un scénariste différent. On y retrouvera entre autres Jim Norton (Father Ted), Leigh Arnold (The Clinic), Nora-Jane Noone (The Day of the Triffids). Pas de date annoncée pour le lancement de l'une ou de l'autre, mais la diffusion devrait avoir lieu en tous cas dans le courant de l'automne.

SquadraAntimafia

- ITALIE :

* Fin août, Sky Italia a commandé une mini-série répondant au nom d'I delitti del Barlume, produite par la même société qu'Il Commissario Montalbano. Les enquêtes de cette série policière seront adaptées des romans de Marco Malvaldi, et devrait être diffusée au cours de l'année 2013.
* Plusieurs séries ont fait leur retour sur les écrans italiens en cette rentrée, dont L'onore e il rispetto, une série se déroulant à la fin des années 50, ici dans sa 3e saison, et surtout Squadra Antimafia (photo ci-dessus), une série policière qui a démarré ainsi sa 4e saison. Le season premiere de cette dernière a en effet été vu par la bagatelle de 5 millions de spectateurs.
* La chaîne publique Rai Uno a un grand projet de mini-série historique en développement. La chaîne diffusera également à compter de ce soir la mini-série en deux parties Cesare Mori: Il prefetto di ferro, avec Vincent Perez dans le rôle-titre. Ce biopic s'intéresse à l'une des figures les plus emblématiques de la lutte contre la mafia au début du 20e siècle ; en voici la bande-annonce :

InyanShelZman

- ISRAEL :

* Annoncé en 2010, le retour de la série Inyan Shel Zman s'est enfin concrétisé cet été. Cette série pour adolescents, diffusée par Reshet entre 1992 et 1996, était un drama racontant les problèmes d'un groupe de lycéens, au ton très réaliste. Le petit plus, c'est que ce retour sur les écrans israéliens ne consiste pas en un reboot : les personnages sont de retour, même s'ils ont aujourd'hui la quarantaine. Ils doivent à présent gérer leurs propres enfants, mais, surtout, ils sont mis face au temps qui passe : leur est-il encore possible de retrouver un peu de leur innocence d'adolescent ? Je ne m'en suis aperçue que fin août, mais la diffusion a repris sur Reshet en juillet.

ErikaToda

- JAPON :

* Après avoir occupé la case du mardi soir pendant la saison estivale, la version 2012 de GTO s'est achevée cette semaine sur des scores plutôt positifs (14,3% de parts de marché). Cela lui vaudra de revenir pour un SP dans la soirée du 2 octobre. Le même destin avait attendu la série GTO originale en 1998, à la différence que les audiences relevaient à l'époque du double.
* Tokyo Zenryoku Girl est l'une des nombreuses séries qui débarqueront cet automne sur les écrans nippons. On y retrouvera Emi Takei (W no Higeki, et cet été dans Iki mo Dekinai Natsu...), une jeune femme qui découvre que contrairement à ce qu'on lui a toujours dit, son père n'est pas du tout décédé ! Elle décide donc de prendre le premier bus nocturne pour Tokyo et de se mettre sur sa trace. Tokyo Zenryoku Girl est aussi une comédie romantique puisque, sans vouloir vous spoiler, quand elle l'aura trouvé, elle tentera de dénicher pour son père une petite amie... Cette série difficile à prendre au sérieux pour le moment devrait démarrer le mercredi 10 octobre à 22h sur NTV. Cela étant, ne doutez pas un seul instant que le traditionnel récapitulatif des nouveautés de la saison apparaitra très prochainement dans ces colonnes...
* De son côté, la chaîne publique NHK a enrôlé Erika Toda (ci-dessus en photo) pour incarner le rôle principal de la nouvelle série Shotenin Michiru no Minoue Banashi, une série prévue pour la saison hivernale qui débutera en janvier 2013. Il s'afit de l'adaptation d'un roman de 2009 dans lequel une jeune libraire sans histoire gagne au loto une somme totalement indécente, alors qu'elle ne voulait même jouer : elle avait acheté le ticket pour quelqu'un, mais réalisant qu'il est gagnant, elle décide de garder la somme pour elle. Sa vie devient progressivement un cauchemar alors que cet argent la plonge dans une spirale de mensonges, de trahisons et même de meurtres... La série débutera le 8 janvier, et sera dédiée à la case nocturne du mardi à 22h55.

AmoresVerdaderos

- MEXIQUE :

* TV Azteca a décidé de lancer le remake d'une telenovela brésilienne datant de 1985, intitulée Un Angel Caido. Les choses devraient aller assez vite une fois que l'héroïne aura été choisie, puisque pour le moment 5 actrices sont en lice pour le rôle principal ; le protagonistes masculin, lui, a déjà été casté en la personne d'Eduardo Capetillo, un acteur à la carrière longue comme le bras mais promis à une carrière internationale depuis son rôle dans la telenovela Soy tu dueña, diffusée par la chaîne américaine Univision.
* En attendant, c'est la telenovela Amores Verdaderos, lancée le 3 septembre dernier, qui cartonne sur Canal de las Estrellas. Soufflant tout sur son passage, la série s'arroge 57% de parts de marché, là où la telenovela concurrente, Los Rey, sur TV Azteca, ne parvient à en décrocher péniblement que 10%.

TheAlmightJohnsons-promo

- NOUVELLE-ZELANDE :

* Une mini-série intitulée Hope & Wire vient d'obtenir un financement ; ce drame en 6 épisodes, commandé par TV3, se penchera sur le tremblement de terre de Christchurch en 2011. Créée par Dave Armstrong et Gaylene Preston (laquelle sera également productrice et réalisatrice de la série), Hope & Wire devrait être plus qu'une série-catastrophe puisque, réalisée avec le concours de nombreuses instances locales, elle s'attachera à montrer comment Christchurch a été brisée par les évènements, à travers les yeux de plusieurs de ses habitants.
* Mauvaise nouvelle pour The Almighty Johnsons (dont vous pouvez voir l'excellente photo de promo ci-dessus), qui ont peu de chance de décrocher une troisième saison. Les acteurs et la production se montrent très pessismistes, à l'instar de l'acteur Emmett Skilton qui, sur Twitter, confiait que l'aventure de son personnage Odin touchait à sa fin. Quant au créateur de la série, il aurait tenté de soumettre l'idée d'un téléfilm à TV3, permettant ainsi de boucler le cliffhanger de fin de saison 2, mais la chaîne aurait refusé l'idée. Cependant, la chaîne se refuse pour le moment à évoquer une annulation officielle.

GoldenGirls-NL

- PAYS-BAS :

* Après Iedereen Is Gek Op Jack (adaptation de Tout le monde aime Raymond), après Golden Girls (souvenez-vous, je vous ai éblouis avec le générique de ce remake des Craquantes il y a peu), RTL4 se lance dans un nouveau projet de remake du sitcom américain Roseanne. On n'arrête pas le, euh, progrès. Il faut dire que la chaîne se dit plutôt satisfaites des résultats obtenus par Golden Girls, d'où la magnifique photo ci-dessus, petits veinards. RTL4 prévoit déjà de diffuser la série le samedi courant 2013 ; mais la chaîne fait aussi face à pas mal de critiques qui lui reprochent de ne pas donner leur chance aux auteurs de comédies néerlandais. C'est la comédienne Annet Malherbe, déjà vue dans Gooische Vrouwen, qui devrait incarner le rôle principal de ce sitcom.

RTP2

- PORTUGAL :

* Bienvenue au Portugal dans notre world tour, puisqu'il n'y était encore jamais apparu. Il va en effet être question de plusieurs projets aujourd'hui. D'abord du côté de TVI, où la telenovela à succès Doce Tentação va avoir un spin-off... sous la forme d'un sitcom ! Les choses devraient d'ailleurs allez assez vite puisque la chaîne a déjà annoncé le nom de plusieurs des acteurs prêts à être au générique de la série, et que celle-ci devrait apparaitre sur les écrans portugais avant la fin de l'année. Plus officieux, un projet de série similaire à Glee serait dans les tuyaux ; l'information n'a pas été confirmée par TV1 mais les choses seraient déjà bien avancées : on murmure même que la case du dimanche soir a déjà été réservée à ce nouveau projet.
* De son côté, RTP1 prépare la comédie Hotel Cinco Estrelas. Comme son nom l'indique, la série se déroulera dans un hôtel de grand standing gérée par un dénommé Julio. Mais quand l'hôtel perd deux de ses précieuses étoiles, la femme de Julia le quitte, et il se retrouve seul pour remettre l'hôtel à flot et, l'espère-t-il, convaincre son épouse de lui revenur. En tout ce sont 20 épisodes qui sont prévus, et dont le tournage a commencé en août.
* Enfin, le Gouvernement portugais semble décidé à fermer la chaîne publique RTP2 ; ce ne serait que le premier pas vers une démarche plus globale consistant à progressivement rivatiser l'ensemble des chaînes publiques dans les 15 à 25 prochaines années. Il faut dire que l'audiovisuel public portugais nécessite chaque année 240 millions d'euros en investissements, ce qui par les temps qui courent ne représente pas une économie négligeable...

Veda

- TURQUIE :

* C'est la rentrée aussi en Turquie, et Kanal D en profite pour lancer une nouvelle série historique, Veda ("l'adieu"). Il s'agit de l'adaptation du roman éponyme écrit en 2007 par Ayse Kulin, qui raconte la fin de l'Empire ottoman du point de vue du dernier ministre des Finances, Mehmet Reşat, et de sa famille, qui vivent dans une maison d'Istambul cette période de transition. Pour l'instant, les bande-annonces de Kanal D annoncent simplement la série pour septembre, sans date plus précise quant au début de sa diffusion, mais bon, il ne reste plus que quinze jours !
* Et puis, cette semaine déjà, les festivités reprenaient pour les téléphages turcs, alors que 3 nouvelles séries étaient lancées : sur Star TV, c'était Dila Hanım, l'adaptation d'un film éponyme de 1977 ; Kanal D lançait quant à elle Kayıp Şehir, un drama très sombre se déroulant dans un quartier pauvre et suivant une famille d'immigrés ; enfin, TRT1 diffusait Şubat, une romance entre un mystérieux SDF et une femme de la haute société d'Istambul (mais la série a apparemment aussi des éléments fantastiques). Les trois séries se sont affrontées vendredi soir, que la meilleure gagne !
* Le drama Uçurum revient pour une deuxième saison le 22 septembre sur ATV... mais apparemment avec un cast presque entièrement différent, comportant pas moins de 9 nouveaux personnages. La chaîne a également plusieurs nouveautés dans sa manche, comme Karadayi, une mystérieuse série dramatique dont les teasers tombent au compte-goutte depuis quelques semaines ; Son Yaz Balkanlar, une série historique démarrant juste avant le début de la guerre des Balkans ; Alev Alev, l'adaptation d'un film des années 80 dans lequel une jeune fille tombe amoureuse d'un capitaine de marine et, une fois celui-ci au large, s'aperçoit qu'elle en est tombée enceinte, et est donc forcée d'épouser le premier bon parti venu ; Huzur Sokağı, une romance impossible ; et Benim İçin Üzülme, une chronique de la vie amoureuse de jeunes adultes.

TNTRussia

- RUSSIE :

* Satisfaite par le pilote tourné cet été, TNT a commandé Tchernobyl, une série d'un total de 17 épisodes, réalisée par le Suédois Anders Banke. Si pour l'instant le pitch de cette série reste assez mystérieux, on sait déjà qu'il s'agira d'une comédie d'humour noir un peu horrifique. Vu le nom de la série et les photos du répérage des lieux du tournage, on s'en serait un peu doutés...
* Ah et une petite note intéressante sur laquelle je suis tombée totalement par hasard : désormais, les audiences des programmes russes prendront en compte... le visionnage sur les portables ! Cela requiert l'installation d'une application spécifique, proposée à un échantillon de 300 moscovites. Jusque là, TNS Gallup, leader en mesure d'audiences en Russie, se contentait comme un peu tout le monde de suivre un échantillon de télespectateurs "classiques", en regroupant les informations collectées par 3600 foyers disposés dans 72 villes différentes du pays.

Réttur-logo

- USA qui lit le world tour...

* Parmi les séries dont un projet de remake US a été annoncé, comptons entre autres l'islandaise Réttur, la néerlandaise Overspel, et la britannique Blake's 7.

SeoulInternationalDramaAwards

- MONDE :

Un petit coup d'oeil du côté des récompenses internationales, voulez-vous ?
D'abord, comme j'ai pas été très réactive fin août, les Seoul International Drama Awards, dont voici le palmarès puisque les résultats ont été donnés à l'occasion de la cérémonie qui s'est tenue le 30 août :
- Grand prix : Ppurigipeun Namu (Corée du Sud)
- Prix d'excellence pour une série coréenne : Oktabbang Wangseja (Corée du Sud)
- Meilleure mini-série :  Great Expectations (Royaume-Uni)
- Prix d'excellence pour une mini-série : Sherlock saison 2 (Royaume-Uni)
- "Golden Bird" pour une série : Gongjooeui Namja (Corée du Sud)
- "Silver Bird" pour une série : The Firm (USA/Canada)
- Meilleur acteur : Jonas Nay pour Homevideo (téléfilm - Allemagne)
- Meilleure actrice : Christine Neubauer pour Hanna’s Decision (téléfilm - Allemagne)
- Meilleur scénariste : Sarah Phelps pour Great Expectations (Royaume-Uni)
- Meilleur réalisateur : Brian Kirk pour Great Expectations (Royaume-Uni)
- Prix spécial pour un épisode : Maalaala Mo Kaya (Philippines), Ballada o Bombere (Ukraine), Ezel (Turquie)

FestivalFictionTVLaRochelle

Et puis hier étaient également remis les prix du Festival de la Fiction TV de La Rochelle, dont voici le palmarès :
- Prix de la meilleure Série : Tiger Lily
- Prix du meilleur Programme court : Les Lascars
- Prix de la meilleure Fiction européenne et internationale : Hit & Miss (Royaume-Uni)
- Coup de coeur du jury européen : Lykke (Danemark)
Dommage pour Overspel, entre autres, mais n'ayez crainte, on va très, très vite reparler de cette série dans ces colonnes, puisque j'ai reçu mon DVD hier !

Parmi nos prochaines échéances en matière de récompenses, on trouvera le prix Gémeaux, dont la cérémonie finale se tiendra ce soir au Québec. L'autre grand rendez-vous sera le Prix Europa ; plusieurs séries annoncent progressivement avoir été nommées (The Spiral, en dépit de ses audiences tièdes en Suède et aux Pays-Bas, en fait partie), mais la liste complète des nominations sera officiellement dévoilée le 15 octobre. La suite dans un prochain épisode, donc !

Capadocia

Un petit point encore sur quelques séries qui font leur retour en cet automne de par le monde : la troisième saison de Capadocia et la troisième saison de Forbrydelsen débarquent toutes deux le 23 septembre dans leurs pays respectifs. Ce devrait être pour elles la dernière saison. Et puis, un grand merci à LL qui nous a tous appris que la deuxième saison de Threesome débarquerait sur les écrans britanniques le 1er octobre, soit plus tôt qu'initialement prévu ! Par un curieux hasard, la série est diffusée en Espagne depuis vendredi soir, et vous pouvez d'ailleurs trouver une interview d'Emun Elliott chez FormulaTV. Oui, bon, en espagnol, qu'est-ce que vous croyez ?
Attendez-vous aussi à prochainement connaître la date de lancement de la série norvégienne Hellfjord (celle qui se compare à Twin Peaks, rien de moins), puisqu'elle devrait débuter courant novembre.

Et puis je vais finir ce world tour par une news "carnet rose", afin de vous annoncer la naissance de DAR TV, une chaîne en espagnol diffusée en Argentine, Bolivie, Canada, Chili, Colombie, Costa Rica, Equateur, Guatemala, Honduras, Mexique, Nicaragua, Panama, Perou, Salvador, Uruguay, USA et Venezuela (ouf !), et qui diffuse depuis ce début de mois de septembre plusieurs séries d'origine espagnole, à commencer par la série historique Aguila Roja, la série policière Desaparecida, et la comédie Los Serranos. Quand elle sera plus grande, elle veut aussi diffuser des telenovelas espagnoles. DAR TV a trois maisons : Madrid (où l'on gère la programmation), Miami (où est gérée la diffusion) et Guatemala (où se trouve l'exécutif de la chaîne), et démarre dans la vie avec un capital de 10 millions de dollars américains. Félicitations aux heureux parents...

Voilà, cette fois j'ai terminé... je crois. Enfin en tous cas c'est déjà pas mal, niveau lecture !
Alors dites-moi, qu'est-ce qui vous a intéressé aujourd'hui ?

Posté par ladyteruki à 20:06 - Love Actuality - Permalien [#]

07-06-12

Un peu d'Éire frais

"The riskier the road, the greater the profit". Ce n'est pas moi qui le dis mais la sagesse populaire ferengi, qui ne me sort jamais totalement de l'esprit lorsque je fais mes emplettes en matière de séries. Et en l'occurrence, ça s'est toujours avéré vrai : prendre des risques, en téléphagie, est en général la meilleure façon de faire de formidables découvertes.
C'est ainsi que je n'ai pas vraiment hésité à m'acheter l'intégrale de The Clinic sans en avoir jamais vu une seule image. Plusieurs saisons d'un coup, ça pourrait faire réfléchir, mais vous allez le voir, le rendez-vous avec la série avait été trop souvent manqué pour que je laisse échapper cette opportunité.
Là, je viens de regarder le pilote et je confirme : le risque valait le coup.

TheClinic-Logo

Née à l'automne 2003 (cette date aura de l'importance ultérieurement, notez-la bien), The Clinic est une série dramatique et médicale irlandaise qui a duré sept saisons sur rté. En toute sincérité, la première fois que j'ai découvert son existence, j'étais en train de lutter pour trouver des séries irlandaises sur la toile, et je ne l'avais pas du tout dans ma ligne de mire, dont la cible était plutôt Raw. Comme souvent, j'ai relevé son nom et son matricule, puis suis revenue à l'objet de ma quête ; de ce côté-là j'avoue faire chou blanc depuis de nombreux mois maintenant, et les DVD de Raw sont devenus introuvables y compris via la boutique de la chaîne publique irlandaise. Bon.
Quelques mois plus tard, j'étais dans une période de fichage sur SeriesLive j'imagine, et je tombe sur le nom de cette série dans mes listings, notamment de par sa plutôt bonne réputation dans son pays natal. Comme souvent dans ces cas-là, je me suis mise en quête d'un pilote, sauf que ça a mis du temps à se réaliser, et quand ça s'est fait, j'étais passée à autre chose et j'ai décidé de le regarder "plus tard". Plus tard, chez moi, ça peut être dans une heure ou au prochain semestre, soyons clairs. Bon.
Plusieurs semaines passent et, alors que j'étais devant Threesome, je suis tombée sous le charme d'Amy Huberman (mais sincèrement, comment ne pas ?). Et là paf, ça me revient : elle était au générique de The Clinic ! Je ressort donc mes archives et extirpe le pilote de The Clinic de sa torpeur... avant de découvrir qu'il était corrompu et qu'en fait ce fichu fichier n'a jamais été lisible. Bon.
C'est donc vers la fin de l'année 2011 que finalement, je me suis prise par la main et que j'ai été voir où les choses se situaient côté DVD. Tout a un prix psychologique, n'est-ce pas ? Et vous connaissez l'attachement que j'ai pour les pilotes. Alors, si le prix n'est pas déraisonnable, pourquoi ne pas tenter de faire l'acquisition de la première saison d'une série qu'on ne parvient pas à découvrir autrement, hein ? J'ai joué avec l'idée pendant quelques temps, surveillant plusieurs sites dont celui de rté.
Puis est venu Noël. Et à ma grande surprise, les saisons 1 et 2 de The Clinic, si elles apparaissaient dans certains catalogues en ligne, restaient assez chères... en comparaison avec l'intégrale, mise en promotion par rté pour les fêtes de fin d'année. Alors j'ai dit banco. Si acheter 7 saisons d'une série coûte moins cher que d'en acheter uniquement 1 saison, pourquoi se priver ? Combien de fois dans ma vie je vais avoir une opportunité pareille ? Bon alors avec mes histoires de carte bancaire, ça a pris plus de temps que je ne le pensais, j'ai bien cru que rté allait remonter le prix de ses coffrets... mais non. Donc nous y voilà, j'ai chez moi l'intégrale de The Clinic depuis la semaine dernière.

TheClinic-Entree

Du point de vue pitch, parce qu'on est quand même aussi un peu là pour ça, The Clinic n'est pas vraiment révolutionnaire. La série se déroule dans une petite clinique privée de Dublin, dirigée par les docteurs Ed et Cathy Costello, un couple marié qui vit dans la demeure qui abrite également la clinique. La Clarence Street Clinic a été cédée au couple par un ancien médecin, le Dr Fleming, aujourd'hui décédé ; la veuve du Dr Fleming vit d'ailleurs toujours dans un petit appartement à l'entresol de la clinique. Outre ces habitations, la clinique abrite également le cabinet de gynécologie d'Ed Costello, la consultation de médecine générale de Cathy Costello, mais également le cabinet du thérapeute Patrick Murray, celui de Susie Cassidy l'homéopathe, celui de la kiné Keelin Geraghty, plus la réception qui concernent deux postes à plein temps (la froide Fiona, qui fait partie des murs, et Áine, qu'il faut prononcer Onia, sur le point de partir en congés maternité), ainsi que le bureau du comptable Brendan Davenport et celui de l'infirmier Alex Walsh. Ouf ! Non attendez, à cela encore faut-il ajouter une femme de ménage et normalement, si je n'ai oublié personne, on a là un aperçu assez complet du personnel de la clinique.

Mais contrairement aux apparences, la Clarence Street Clinic n'est pas un lieu haut de gamme et spacieux ; c'est au contraire un pavillon assez grand s'il n'était qu'une habitation, mais qui, dans sa configuration professionnelle, n'est pas vraiment adapté à autant d'allées et venues. Tout le monde semble entassé en permanence sur plusieurs niveaux et dans des conditions pas franchement high tech ; il n'y a par exemple qu'une salle de chirurgie pour tout ce petit monde. Qui plus est, l'affaire n'est en réalité pas vraiment rentable, et la série s'ouvre alors que les comptes sont vraiment au plus juste.

C'est la raison pour laquelle Cathy Costello, qui est visiblement plus investie dans la gestion de la clinique que son mari, tient à faire entrer un nouveau spécialiste dans la clinique, un chirurgien plastique britannique, Dan Woodhouse, dont les honoraires devraient renflouer les caisses. Elle a également recruté sa lointaine cousine Daisy pour effectuer le remplacement d'Áine à la réception. Inutile de dire que ce n'est pas aujourd'hui que l'escalier exigu de la clinique va désemplir.

TheClinic-Ed

De toute évidence, ce sont ici les docteurs Costello qui sont les personnages centraux du pilote de The Clinic, et notamment Ed Costello qui est respecté et aimé de tous ; d'ailleurs, c'est ici son anniversaire. Mais l'épisode fonctionne réellement sur le principe de la chorale et il est tout-à-fait possible que la suite de la série s'écarte de lui à l'occasion pour prendre un autre focus, ponctuellement ou durablement ; en l'état actuel des choses ça n'est pas du tout impossible.
En tous cas très vite tout ce petit monde, dans cette ruche un peu datée qu'est la clinique, devient très sympathique.

Dés le pilote j'avoue avoir un faible pour Ed Costello. Il n'est pas seulement roux et irlandais, n'allez pas croire que ce soit simplement ça (mais c'est sûr que ça ne gâche rien), il est aussi un personnage facile à prendre en affection. Dans cet épisode inaugural, il va notamment avoir deux patients : l'un qui est un jeune accro aux médicaments qui a cambriolé la clinique, et qu'il va tenter de persuader d'entrer en cure de désintoxication, et l'autre est un couple venu le consulter en raison d'un problème d'infertilité. Dans cette seconde affaire, il sera mis face à un dilemme qu'il va gérer sans en faire des tonnes, mais avec sérieux et dévouement.
Au privé, c'est aussi un homme qui semble toujours d'humeur égale, qui a facilement un mot gentil pour ses employés, et qui est plutôt facile à vivre, surtout en comparaison avec son épouse Cathy qui est un tout petit peu plus coincée que lui (mais on l'a vu, c'est aussi parce qu'elle a pris en charge un nombre non négligeable de missions administratives).
Au bout du compte, Ed Costello n'est pas seulement un chouette gars : c'est aussi le genre de médecin dont vous apprécieriez la discrétion, la patience et l'attention aiguë pour le versant humain de sa profession. Et la rousseur. Non ? Que moi ? Pas grave.

L'introduction des autres personnages se fait de façon variable : longue pour certains, brève voire même déjà ancrée dans des intrigues pour d'autres. C'est ainsi le cas de Susie, dont nous faisons la connaissance alors qu'elle vient de passer la nuit avec un inconnu, un britannique qui vient d'arriver en ville... Les fidèles de Grey's Anatomy auront par la suite l'occasion de vite connecter les points entre eux et comprendre quelle intrigue attend notre homéopathe, cependant l'épisode a l'intelligence d'en jouer au lieu de jouer l'effet de surprise ridicule : Susie ne croisera pas le nouveau chirurgien esthétique de tout l'épisode, chacun menant sa petite vie sans se douter de rien, et surtout pas qu'ils vont bientôt travailler côte à côte ; il est cependant bon de noter que The Clinic est née avant Grey's Anatomy, et que cette ressemblance n'est en rien un emprunt à la fameuse série médicale américaine. Mais force est de constater que le fonctionnement de The Clinic rappellera aussi un peu, de façon éloignée, celui de Private Practice. Sans en avoir l'arrière-goût soapesque ni l'ambition de faire du grand spectacle (les intrigues médicales de la Clarence Street Clinic n'ont rien d'aussi exaltant, à première vue, que celles de l'imposant Seattle Grace, par exemple), The Clinic a donc tout ce qu'il faut pour plaire à un public qui apprécierait ces séries mais serait à la recherche d'un ton bien personnel et non d'un ersatz.

TheClinic-Fiona

Pourtant, très vite The Clinic parvient à trouver une identité propre, entre autres grâce à une intrigue très intéressante. On l'a dit, Ed Costello est apprécié par toute l'équipe de la clinique... et c'est bien ça le problème. Car la réceptionniste Fiona a développé à son encontre une obsession assez malsaine. Elle s'est mise dans la tête qu'elle vivait une liaison avec son patron...

Le pilote sera ainsi l'occasion pour elle de s'entretenir longuement avec le thérapeute de la clinique, auquel elle a été recommandée, et d'assister à un entretien où elle semble se confier sur sa relation avec Ed, le rapport de celui-ci avec son épouse dont à l'entendre il serait sur le point de divorcer, mais aussi de sa solitude. Le portrait est finalement assez terrifiant tant il est en décalage avec ce que l'on peut voir de sa place au sein du cabinet. Bien-sûr, avoir une psychopathe au cabinet est une intrigue qu'on voit aussi bien dans un thriller que dans un soap, mais son traitement est tel que pour le moment, on le prend avec sérieux, voire même avec un petit frisson dans le dos...

L'un des autres points forts des bases que pose The Clinic, c'est aussi ce personnage de vieille dame légèrement encombrante, la veuve Fleming, dont il est entendu qu'elle est là pour rester, même si c'est en dépit du bon sens, au nom du bon vieux temps et du respect dû à feu le docteur Fleming. Ses relations avec les deux docteurs Costello ne sont clairement pas les mêmes ; Ed partage avec elle une certaine tendresse, quand Cathy semble réaliser à quel point elle prend de la place (et fait occasionnellement des boulettes), devenant presque une charge pour le personnel de la clinique. Si cet aspect est développé, cela peut donner une intrigue sur la vieillesse, mais aussi une relation très touchante sur le long terme, et je confesse que c'est l'un des axes qui, derrière ses ressorts parfois tragi-comiques (sans jamais virer au bouffonesque, car l'humour occasionnel de la série reste subtil), peut ouvrir des perspectives vraiment efficaces d'un point de vue dramatique.

Plus généralement, ce premier épisode pose les bases d'un lieu confiné et foisonnant de personnalités variées, avec un don véritable pour les scènes de groupe qui respirent l'énergie et la sincérité. Le poste d'accueil de la Clarence Street Clinic s'impose d'ailleurs vite comme un point névralgique de la série, où se croisent à la fois les praticiens et les patients, dans une sorte de chaos banalisé dont seule Daisy, nouvelle arrivée, semble saisir le ballet frénétique.

On en arrive donc au moment où je vous parle du DVD de The Clinic. Sur le site de rté, on peut actuellement le trouver à 14,99€ ; avec les frais de port, cela nous donne 23,99€. Pour 7 saisons, c'est éminemment raisonnable, je vous le disais. Le coffret a été commandé par mes soins le 23 mai ; le 24 il était mis dans l'avion (c'est pas juste le mail de suivi de rté qui le dit mais le cachet de la poste irlandaise) et le 31, il m'attendait dans ma boîte aux lettres. Je sais pas si c'est parce que je suis habituée à la commande de coffrets australiens, mais ça m'a semblé un plutôt bon délai !!!
Cependant, deux choses sont à noter. D'abord, que le coffret DVD n'est franchement pas sexy. Pour tout vous dire, les DVD sont disposés dans une sorte de livre constitué de pochettes en cartons reliées sur lesquelles les profils des différents personnages de la série sont affichés ; le package est minimaliste, donc, pour ne pas dire un peu cheap. Mais d'un autre côté, impossible pour les CD de se balader dans la boîte comme ça m'est parfois arrivé, et aucun risque de péter le plastique ! (oui j'ai décidé de voir le verre à moitié plein)
Qui plus est, la série ne dispose d'absolument aucun sous-titre, pas même anglais ; il faut se dire que ça aide à se forger une oreille pour les accents ? Ah, et pas de bonus non plus, mais personnellement je les regarde rarement. Après tout j'ai envie de dire qu'il y a une question de rapport qualité-prix, mais je vous laisse seuls juges, comme d'habitude, je ne fais que vous apporter les éléments.

J'espère en tous cas avoir pu vous faire partager un peu de ma découverte. Si certains parmi vous sont intéressés, j'ai, hm, conservé le premier épisode, et je peux donc, hm, entre autres, vous proposer le générique. Entre autres. Si vous me suivez...
En tous cas je me dis que j'ai fait une plutôt bonne affaire, et à raison d'un épisode par-ci par-là (The Clinic en compte 66 au total), ça peut faire une fin de journée plutôt agréable, dans un univers à la fois confortable de par son pitch assez classique, et son univers un peu plus intimiste que beaucoup de séries médicales américaines que j'ai pu voir à ce jour. Expérience concluante. La sagesse ferengi l'emportera décidément toujours.

Posté par ladyteruki à 22:46 - Telephage-o-thèque - Permalien [#]

10-04-12

Wait for it

La patience n'est pas mon trait de caractère le plus proéminent. Disons-le comme ça. En revanche, j'ai une nette propension à la monomaniaquerie.
De ce fait, actuellement (et ça empire depuis depuis une semaine) il y a une chose à laquelle je pense absolument chaque jour que le Dieu de la Téléphagie fait : acheter le coffret DVD de House of Lies. C'est vraiment le coffret DVD que je veux absolument acheter en ce moment. Pour me faire une intégrale, d'une part. Et pour le posséder, aussi, soyons clairs.
Non parce qu'on peut dire plein de choses des DVD : qu'on les achète pour prouver qu'on soutient la série, qu'on n'est pas que des téléchargeurs, parce qu'on a très envie de regarder une vieillerie qu'on ne voudrait pas oublier, ou parce qu'on veut se préparer à l'arrivée de la saison suivante, mais il existe un motif bien moins avouable. Les téléphages sont très matérialistes.

Oh, eh, non, hein, pas de ça avec moi, comme si j'étais la seule à avoir quelques DVD pas déballés dans ma collection, achetés par pur appât de la possession matérielle.
Enfin, non, je n'ai plus de DVD sous blister... je les ai tous ouverts au moment de mon déménagement, parce que je savais que les amis qui m'aidaient à bouger et/ou qui venaient à ma crémaillère allaient regarder ma collection et poser des questions. Mais vous voyez très bien ce que je veux dire. On les veut, on les achète, et puis...? Et puis il y a toujours autre chose à regarder.
Soyons clairs : je parle de téléphages, de passionnés, de gens qui ont toujours envie de plus. Pas du type qui a adoré Twin Peaks, qui va acheter le coffret et se faire une joie de le déballer, le regarder rapidement et le ranger ensuite, puis retourner vaquer à ses occupations. Je vous parle de ceux qui ont une pile "à regarder" à côté de leur écran, une véritable corne d'abondance en réalité.
Et ceux-là achètent, même si ce n'est pas pour regarder dans l'immédiat, parce qu'ils veulent posséder le DVD. Ca n'arrive pas systématiquement, mais ça arrive.

C'est pour moi le cas de House of Lies actuellement. Je pourrais me faire l'intégrale par un autre moyen, c'est clair. Mais en réalité je veux le DVD pour aucune autre raison que le fait que je veux l'avoir entre mes mains.

Waitforit

Problème. Pour le moment, Showtime n'a pas annoncé de coffret DVD pour House of Lies. Ca peut se produire bientôt. Ca peut ne pas avoir lieu avant des semaines, des mois. Peut-être même que quand l'annonce va enfin paraitre, elle portera sur une sortie dans près d'un an. Après tout c'est bien ce qui s'est produit pour le DVD de Game of Thrones qui est sorti juste avant la saison 2. Et ne me lancez pas sur les cas Threesome et The Café.
J'avoue que je ne comprends pas encore très bien les différentes stratégies en matière de sorties de DVD. Probablement parce que j'avais plutôt l'impression qu'il n'y avait pas de règle en la matière tant les choses semblent erratiques.

De mon point de vue, il est infiniment plus logique de sortir le coffret le plus vite possible après la diffusion de la saison incriminée. Genre à J+7, en attendant que la VOD ait porté ses fruits, mettons. Ou éventuellement le mois suivant, imaginons, si jamais la production du DVD requiert je ne sais trop quel travail complémentaire... comme les bonus, éventuellement ? C'est vrai que je ne regarde jamais les bonus mais peut-être que pour enregistrer les commentaires, tout ça, il faut le temps de se retourner ; bon, accordons-leur jusqu'à un mois pour peaufiner le tout, même s'il n'est pas interdit d'imaginer que cela s'est fait, en prévision, avant la diffusion du final de la saison.
Mais pourquoi certaines séries ont cet honneur et pas d'autres ? Qu'est-ce qui semble si handicapant ?

Ce serait quand même infiniment plus logique, parce qu'au moins, le spectateur est dans le feu de l'action ; la saison vient de s'achever, on imagine qu'il l'a aimée (sinon il n'achètera pas le DVD, de toute façon), son enthousiasme est gonflé à bloc, il en a parlé autour de lui et veut peut-être même montrer les épisodes à son entourage... Au nom du ciel pourquoi le faire attendre ? C'est le moment où le fan de la série est le plus irrationnel ! Quel genre de business font tourner ces gens qui ne prennent pas avantage d'un fan irrationnel, au juste ?!

Cannell_TheComeback

Je me doute bien ; il n'y a pas des masses d'autres explications. Mais c'est tellement absurde.
Encore, pour une série dont on n'est pas certains de la ramener, quand on en est encore à négocier ou même à se tâter en relisant les courbes d'audience, bon, la prudence est compréhensible. Mais pour une série déjà renouvelée, il n'y a pas de raison d'hésiter : la sortie devrait être automatique à l'issue de la diffusion, histoire de traire la vache à lait autant que possible. Ce devrait être AU-TO-MA-TI-QUEUH. Après tout, si quelqu'un veut acheter le DVD dans 6 mois, libre à lui ! Alors que dans le cas inverse, il n'y a pas d'option.
Mais ça se trouve il y a une véritable bonne raison derrière tout ça. Autre que : "je profiterai de la promotion de la prochaine saison pour marketer le coffret DVD parce que je suis cheap". Dans le fond, je ne suis pas experte en marketing, je vois les choses uniquement du point de vue de l'acheteur (et un acheteur un peu particulier, comme je le précisais plus haut) ; on peut estimer que c'est le point de vue qui compte, que le client a toujours raison, qu'on nourrit tout ce petit monde quand même nan mais ho, que la loi de l'offre devrait suivre la demande, etc... mais je comprends que ce point de vue ne soit pas universel.
Et puis ça a marché pour Game of Thrones après tout ; ou comment une série qu'on a tous eu envie de cagouler dix fois pendant son absence fait des ventes du tonnerre de Dieu juste quand commence sa deuxième saison...

Alors en attendant, bah je vais dépenser mon argent ailleurs, bien-sûr, la Terre ne cesse pas de tourner et mon portefeuille de se vider. Mais c'est tellement absurde de devoir attendre. Qui peut dire si dans 6 mois, j'aurai envie d'acheter le DVD de House of Lies avec le même empressement ? Dans 6 mois, il peut s'être passé tant de choses. Tant d'autres DVD peuvent pointer leur nez. Tant d'autres coups de coeur...
Il y a plein de séries comme ça : sur le coup je me promets de les acheter, elles me manquent déjà, je me repasse des épisodes et/ou des extraits, ou bien j'ai envie de les montrer ; et puis quand sort le DVD j'ai dormi depuis et j'oublie d'aller l'acheter. Si je fais un effort de concentration, je peux par exemple avoir le coffret d'Outsourced qui me revient en mémoire. Tout un été d'attente, c'est très long en téléphagie, surtout quand la rentrée arrive et qu'une série en remplace une autre...
Pourquoi tous ces gens de l'industrie de l'entertainment pensent toujours qu'on n'a qu'eux à l'esprit ?

Mais non, il faudra que je surveille les annonces, que je retienne la date de sortie, que... Rha j'vous jure, hein, faut vraiment être persistant pour faire les choses légalement.

Posté par ladyteruki à 07:16 - Opération COLLECTION - Permalien [#]