ladytelephagy

Purple is the new black. Un blog qui parle de séries, c'est devenu assez habituel. La question, c'est : de quelles séries ? Séries méconnues, séries anciennes, séries japonaises... mais aussi séries récentes ! Venez, la téléphagie, c'est contagieux !

22-09-08

[DL] The Unit

J'ai testé The Unit, il y a des lunes de ça. Les deux premiers épisodes. Ce n'était pas une série pour moi. Pas assez engagé, quelque part. Mais j'ai été contente d'y retrouver Scott Foley. J'avais déjà repéré le générique, je me l'étais gardé dans un coin, je n'y avais plus repensé.
Et me voilà à farfouiller dans mon dossier de génériques, puisque comme vous le savez je fais du rangement dans mon chez moi informatique depuis plusieurs semaines, et je me retrouve à me dire "put*in, c'est absolument génial !". Je peux l'écouter en boucle, sans déconner. Je le fais en ce moment-même. Depuis près d'une demi-heure.

TheUnit
Note : lien valable 30 jours minimum. Je reuploaderai si le lien est mort, mais seulement si vous postez un commentaire pour me prévenir !

C'est pas tant d'ordre visuel que musical, en fait. Ce genre de chansons m'éclate complètement. C'est viril, addictif... ya des uniformes kakis pour les yeux, quand même (ça marche complètement sur moi, l'uniforme kaki), bref tout ce que j'aime. Ah non, trop court, j'aime pas ce qui est court. Mais le reste y est.
Ya pas une version longue, un CD avec la B.O. de la série, quelque chose ?

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche The Unit de SeriesLive.

Posté par ladyteruki à 23:17 - Médicament générique - Permalien [#]

08-06-07

Judging Army

Les pilotes de l'année prochaine commencent à être parachutés çà et là et c'est une bonne occasion pour faire un raid dans ce qui nous tombe sous la main, et ainsi se faire un avis. Histoire de se préparer un planning de rentrée en rang serré...

Army Wives est mon sitcom coup de coeur du jour. Les gars qui en ont eu l'idée n'ont rien inventé mais ont su repêcher les meilleurs concepts des séries drôles du moment ; on y retrouve une idée que je pensais voir se développer avec The Unit mais que l'abus de testostérone n'a jamais vraiment permis de voir se développer : la vie de ces femmes qui restent à la maison pendant que leurs maris se battent au loin. Ici on n'a pas l'air d'accorder de réelle attention à ce qui se passe dans ce fameux "au loin", en tous cas seulement par propos rapportés : pas de bravache, pas d'actions d'éclat. Nous vivons donc à temps complet sur la base avec toutes ces épouses (et un époux) de fringuants militaires.

Chaque femme de soldat apporte son lot de grosses rigolades, avec évidemment en star Roxy, la nana tirée du caniveau par son militaire de jeune mari, et qui débarque sur la base comme un chien dans un jeu de quilles. Elle n'était pas bien partie pour se faire des amies ; il faut dire que se ballader en string dans les toilettes d'une réception cossue dés son premier soir, ou travailler comme barmaid, ça donnait bien le ton et ce n'était pas exactement faire couleur locale. Mais Roxy ne s'embarrasse pas tellement de convenances. Ca vaut mieux pour elle.

On trouve aussi Denise, femme d'un officier extrêmement sévère et qui présente de curieuses marques de violence... Mais évidemment ce n'est pas son mari qui la bat, ç'eut été trop facile. Au lieu de ça on aborde un autre tabou : celui des ados qui battent leur mère. Si on ne riait pas aux éclats devant les ventouses usées de Catherine Bell, on pourrait éventuellement prendre au sérieux ce sujet mais il n'en est rien, car son jeu d'actrice confine au pathétique ce qui devrait être poignant et douloureux. Cela dit elle est vite reléguée au second rôle par son amie Claudia Joy.

Claudia Joy qui se révèle être une grande dame du monde, habituée à recevoir, sauf qu'elle a un gros défaut : elle est terriblement ambitieuse et arrogante. Ce qui pour l'instant, ne lui amène pas trop de soucis, mais ça ne saurait tarder puisqu'elle s'en prend frontalement à une femme très importante qui ne le lui envoie pas dire. Gags à venir dans cette direction également.

N'oublions pas le double quota de service : Roland, qui n'est pas militaire mais époux de militaire, sa femme venant juste de rentrer de mission. Il est psy ? Ca va servir ! Sa femme a justement du mal à vivre le retour au pays, et pire encore, à assumer ses actes en terre étrangère. C'est également une bonne pâte toujours gentil avec tout le monde et serviable. Bah oui, quand t'es black et que c'est ta femme qui porte la culotte, tu la ramènes pas quoi...

Et enfin, last but not least puisqu'interprétée par la plus ravissante des comédiennes méconnues (ou disons, dans mon Top10), la jeune Pamela remporte la palme du personnage inventé en salle de rédaction un jour de beuverie. Tenez-vous bien : une ex-flic qui a arrêté de travailler pour suivre son mari sur la base, et qui pour ramener de l'argent à la maison, devient mère porteuse ! Jackpot !

Ce qui manque à Army Wives ? Une cure de désintox. Car beaucoup d'idées dans ce drama sont très culottées et tiennent, en environ 40mn, de la surenchère la plus basurde, se concluant, désolée de vous spoiler, sur un accouchement exécuté en toute hâte sur un billard -le jeu, pas la table médicale. C'est sur cette scène proprement surréaliste (avec quelques détails dont, tout de même, je vous laisse découvrir tout le croustillant) que se clôt ce pilote tiré par les cheveux.

Ah, au moins, Army Wives n'est pas de ces séries aseptisées prêtes à redorer plus que nécessaire le blason proprement lustré de l'armée américaine. Mais c'en devient presque dommage, car les rares histoires dramatiques sont complètement survolées (la femme battue par son fils, la militaire qui a du mal avec la teneur de son job...) pour s'apesantir sur le côté complètement loufoque des intrigues à la mords-moi le noeud qui vous font vous tordre de rire.

A l'heure actuelle, je ne suis pas certaine qu'Army Wives fasse exprès de faire rire à ce point : on dirait plutôt qu'il y a eu volonté de sortir d'un certain nombre de poncifs, mais sans réussir à tous les éviter, et de proposer des personnages un peu nouveaux, dans des intrigues un peu nouvelles. Le résultat tient, je le répète, de la surenchère, et confine au ridicule par moments. Reste à voir si Army Wives, et c'est finalement un joli défi, parviendra à mieux concilier expérimentations scénaristiques et réelle dramaturgie, comme certaines séries dont elle pourrait se réclamer l'héritière, Desperate Housewives par exemple.

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Army Wives de SeriesLive.

Posté par ladyteruki à 09:38 - Review vers le futur - Permalien [#]

28-03-07

Suprême félicité

Parfois on tombe sur un pilote par le plus grand des hasards. Il y a moins de 24h, je ne savais même pas que j'aurais sous la main le pilote de Felicity, que j'avais loupé à l'époque de la diffusion sur TF1, prennant le train en cours de marche la semaine suivante.

Pour moi, jusqu'à il y a donc quelques heures encore, Felicity représentait avant tout la découverte du très consommable Scott Foley (je suis toujours contente de le retrouver depuis, ailleurs... même dans le daubesque The Unit, si-si, il a le droit de se nourrir ce petit !), celle dans une moindre mesure de Jennifer Garner (dont je me rappelle, lors de l'épisode où elle est apparue pour la première fois, celui de Thanksgiving pour autant que je me souvienne, avoir pensé "eh c'est pas la petite inconnue qui était fan de billard dans Le Caméléon ?!"... le temps a passé !), et enfin un générique que j'affectionne toujours, de par sa simplicité et son élégance. C'était aussi, bien-sûr, cette série estropiée par TF1 qui un beau soir, nous a brutalement balancé, à la fin d'un épisode, sans prévenir : "la semaine prochaine, découvrez Dawson, la série qui a réveillé l'Amérique" (pour l'Amérique, je sais pas trop, mais sur moi cette série a plutôt eu l'effet inverse ; 'comprendrai jamais)... et sur TF1, plus jamais on n'a revu notre petite frisée. Vous voyez, il m'en restait un petit quelque chose. Mais pas l'essentiel.

Car oui, Felicity, c'est bien-sûr aussi des intrigues amoureuses : Ben ou Noel ?
Eh oui mais Ben n'est pas vraiment open. Et Noel est bien gentil, mais il est pris.

Mais fort heureusement et surtout, c'est l'histoire d'une jeune fille qui devient une jeune femme, parce que sans le savoir elle a fait le choix d'avancer dans la vie, en partant ainsi à l'autre bout du pays pour suivre un garçon auquel elle n'a parlé qu'une fois pendant tout le lycée. La décision la plus dingue qu'elle ait pris de toute sa vie (la seule, d'ailleurs, selon elle) est certainement la meilleure qu'elle pouvait prendre. Sauf que, oui, la route est dure, la route est longue, mais vu là où elle mène, c'est sans conteste le meilleur choix.

Là où nombre de saisons ou séries finissent sur une cérémonie de remise de diplômes, Felicity, au contraire, s'ouvre sur cet évènement. Là où dans chaque série passée par ce moment de la vie des ados (c'est dire si elles sont nombreuses) nous promet que ce n'est le début alors qu'on sait pertinemment qu'on sera séparés des personnages pendant minimum trois mois (ou carrément définitivement), Felicity tient cette promesse : les choses ne font réellement que commencer. Non seulement la série commence, mais l'éveil de Felicity est là, au bout de cette cérémonie qui la laisse de marbre, il est dans quelques mots que Ben, l'obsession amoureuse de sa vie d'adolescente, va écrire dans son livre-souvenir,  et il la conduira jusqu'à New York pour qu'elle se révèle à elle-même.

Oscillant entre teenageries (rappelez-vous, c'était ça qui alimentait le budget des chaînes à l'époque !) et moments de grâce, Felicity est un peu comme nous tous lorsque nous avons commencé à grandir : une quête un peu malgré nous, un peu à cause de nous, un peu parce que nous y aspirions.

Notre Felicity a fait quelques milliers de kilomètres mais elle est déjà très loin de celle qu'elle était quelques mois plus tôt : la fin du pilote montre le dîner avec ses parents, sûrs que ce n'était qu'une phase et que leur fille va comprendre qu'ils avaient raison. Leur condescendance (tu as fait une bêtise, nous allons tout régler et ça rentrera dans l'ordre) n'est pas armée de mauvaises intentions, mais elle met la jeune fille face à elle-même : c'est risqué de prendre une telle décision, elle a sans doute été prise sur le vif et sans trop réfléchir, mais c'est la bonne, et surtout, c'est la sienne et tout ce qu'elle fera à présent sera bien à elle.

Notre héroïne au beau regard limpide est encore réservée, mais quelque chose dans son regard s'allume au moment où elle comprend que sa vie ne peut lui appartenir que si elle fait ce choix un peu étrange, un peu risqué, et un peu inquiétant, de changer du tout au tout et de se faire à sa nouvelle vie d'étudiante à New York.

On a beau ne plus être ado, et ne plus en passer par là, on ne peut tout de même qu'être touché par les possibilités d'un tel parcours. Et touché par la douceur, la gentillesse, la pureté de Felicity. Et on ne peut qu'avoir envie de suivre un peu de son chemin.

C'est quand même vachement ironique que je tombe sur le pilote de Felicity et en apprécie ces qualités précises, après avoir vu le si négligeable October Road pas plus tard qu'hier. Ou bien il y a un Dieu des séries télé qui veille sur nous, quelque part ?

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Felicity de SeriesLive.

Posté par ladyteruki à 17:06 - Telephage-o-thèque - Permalien [#]


  1